Juin 7 2010

Mon capitaine!

Publié par filouvincent dans 1ère guerre mondiale, Articles, Verdun      

Mon ancêtre est né le 22 Janvier 1888 à Briis-sous-Forges, commune française située à trente kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l’Essonne et la région Île-de-France.

Il a combattu dans le 75ème régiments et il mourrut dans la Bataille de Verdun.


Mai 28 2010

La tranchée des Baïonnettes

Publié par renardalexia dans 1ère guerre mondiale, Articles, Verdun, Voyage Strasbourg      

     Lors de la première guerre mondiale le territoire de Verdun fut bombardé par plus de 6 obus au mètre carré.

     Le 11 juin 1916 au nord de Verdun,  57 soldats du 137 ème régiment d’infanterie se sont retrouvés ensevelis sous terre suite à l’explosion d’un obus.

     La légende raconte que les soldats furent enterrés vivants et debouts le fusil sur l’épaule. Cependant en 1920 des fouilles ont exhumé 47 corps, dont 14 qui purent être identifiés. La construction du mémorial est due à la générosité d’un mecène américain (don de 500 000 francs).

     En raison des fusils émergeant du sol, la tranchée fut surnommée « La tranchée des baïonnettes ».

 


Mai 25 2010

La bataille de Verdun : 21 Février au 19 Décembre 1916

Publié par milletgregoire dans 1ère guerre mondiale, Articles, Verdun, Voyage Strasbourg      

Célèbre car terrible, la bataille de Verdun se déroula du 21 février au 19 Décembre 1916. Faisant plus de 300 000 morts deux camps confondus, son utilité fut quasi nulle, tant la situation d’après fut identique à celle l’a précédent, mise à part des effectifs réduits de 163 000 soldats pour l’armée française, et de 143 000 soldats pour l’armée allemande.

Cette bataille fera également la réputation du général Pétain, avec son système de rotation des troupes à hauteur d’environ 70%, ce qui diminiuera substantiellement la pénibilité du travail du soldat français. A contrario et à titre d’exemple, dans le camp opposé la rotation des troupes Allemandes fut presque inéxistante.

Etudier par certains théoriciens Allemands, le masacre de la bataille de Verdun s’expliquera par l’immobilité. Et, en effet, sous le feu des Panzers en 1940 ( chars militaires Allemands ), Verdun tombera en 24h


Mai 20 2010

Ossuaire de Douaumont

Publié par mistouflet dans 1ère guerre mondiale, Articles, Douaumont, Verdun, Voyage Strasbourg      

La création de la nécropole nationale, dans la Meuse, de Douaumont est liée à celle de l’Ossuaire: il n’exista en effet jamais ici de cimetière du front au cours de la Première Guerre mondiale. Elle fut inaugurée le 23 juin 1929, en présence de Gaston Doumergue, président de la République. Après la Seconde Guerre mondiale, en 1949, on y déposa des corps relevés dans l’ancien cimetière de la Batterie de l’Hôpital. Un monument aux musulmans « morts pour la France » est érigé en 1959. Sur les 1781 sépultures musulmanes réparties dans seize des nécropoles où elles sont disposées en carrés ou en rangées, les plus grands carrés sont celui de Douaumont avec 592 tombes. Chaque sépulture est garnie d’une stèle dite musulmane où est gravée en arabe l’inscription « ci-gît », suivie du nom du défunt.

L’Ossuaire quant à lui fut érigé car il s’avéra impossible d’attribuer une identité, voire une nationalité, à des centaines de milliers d’ossements retrouvés épars dans le secteur de Verdun.
C’est pourquoi, sur la commune de Fleury, fut construit ce gigantesque monument qui recueillit les restes mortels d’environ 130 000 combattants français et allemands inconnus.
La première pierre de l’édifice est posée le 20 août 1920 par le maréchal Pétain, président d’honneur du Comité de l’Ossuaire. Le transfert des ossements de l’Ossuaire provisoire à l’Ossuaire définitif a lieu en septembre 1927. Il est inauguré le 7 août 1932.



Mai 18 2010

Compte-rendu de Strasbourg

Publié par bastardmelanie dans 1ère guerre mondiale, Articles, Verdun, Voyage Strasbourg      

Lors de notre voyage à Strasbourg, nous avons visité l’Ossuaire de Douaumont.

Il s’agit d’un grand bâtiment dans lequel sont stockés les corps de tous les soldats ayant participés à la bataille de Verdun et dont l’identité n’a pu être retrouvé : des milliers de corps déchiquetés, environ 300.000 soldats français et allemands portés disparus.  A l’intérieur de l’ossuaire, on peut apercevoir sur toute la hauteur et largeur des murs des noms de soldats morts pour la France, ainsi que quelques portraits.

En face de cette ossuaire se trouve un immense cimetière où sont enterrés Français et Musulmans ayant combattu pour la liberté de la France. Un monument en l’honneur de ces soldats étrangers a été construit à côté des cimetières.

Un peu plus loin, on peut voir les champs de bataille de Verdun et les immenses trous d’obus. En effet, la superficie du champ de bataille est de 15 000 hectares, ravagés par 26.000.000 d’obus (ce qui représente 6 obus par m²)

La bataille de Verdun a duré du 21 février 1916 au 18 décembre de cette même année, ce qui équivaut à 300 jours de combats.

Pourquoi le choix de Verdun ?  le but est d’avancer sur le territoire français : Verdun ouvre la voie sur Paris.


Mai 18 2010

Compte rendu du voyage de strasbourg 31/03 au 02/03

Publié par lochetbaptiste dans 1ère guerre mondiale, 2nde guerre mondiale, Articles, Douaumont, Verdun, Voyage Strasbourg      

Tout au long de ce compte rendu j’essairai de vous résumer du mieux possible l’ensemble des sites qui m’ont le plus interpelé et que nous avons eu la chance de visiter .

                                                                                          1er jour à verdun

Les tous premiers sites que nous avons visités,avant d’arriver à l’auberge furent pour commencer l’ossuaire de Douamont, une magnifique architecture dans laquelle étaient entassés les os d’environ 130 000 soldats inconnus Français et Allemands ,ce qui était trés impressionant de par déjà le terme <<soldat inconnu >> qui donc était non identifiable ,ce qui nous laisses imaginer l’état dans lequel il se trouvait ,de plus les os étaient visibles à l’oeil des visiteurs c’était troublant .A  l’intérieur de l’ossuaire en plus des os ,nous avons constatés qu’il était affiché de nombreuses photographies de soldats de la 1ere guerre mondiale et leurs voyages à leurs vieux jours ,ainsi que quelques gueules cassées. A quelques  pas de ce site le célébre cimetiére de Verdun , avec un coté français et un coté arabe  ,les croix  blanches étaient toutes parfaitement alignéés ,ce qui donnait une impression d’infini ,il était facile de se rendre compte pour n’importe qui ,du massacre que cela à du etre.

Suite à cette deuxiéme visite ,nous sommes partis marcher sur un champ de bataille surement l’un des plus tristements célébres de cette guerre ,le champ de Verdun ,la ou des milliers d’hommes se battérent pour leur patrie ,cette bataille eu lieu du 21 février au 19 décémbre  1916 ,opposant les armées françaises et ALlemandes ,c ‘est également sur ce champ que 300 000 hommes ont malheureusement (163000 francais 143000 allemands )nous avons par la suite éfféectué notre derniére visite de la journée avant de partir pour notre 1″ auberge  » , qui se trouvait à Metz  ,cette premiére journée ,fut surement en ce qui me concerne ,la plus interresante et la plus surprenante de ce séjour .


Mai 17 2010

Verdun

Publié par filouvincent dans 1ère guerre mondiale, 2nde guerre mondiale, Articles, Verdun, Voyage Strasbourg      

Compte-rendu d’un site du séjour culturel à Strasbourg

 

Monument en l'honneur des combatants musulmans morts à Verdun

 Introduction: -Le lycée d’Estournelles de Constant a organisé un voyage culturel en Alsace afin de se rendre dans des lieux historiques tels que Verdun, le camps d’extermination Struthof et la Ligne Maginot. Ce voyage a eu lieux du mercredi 31 mars au vendredi 2 avril 1010. Ce séjour ayant pour but de nous faire découvrir des lieux historiques que habituellement nous évoquons ou que nous étudions qu’en classe. Deux classes ont participé à ce voyage: les 1ère L et les 1ère L/ES dont je fais parti. Nous étions accompagné par notre professeur d’histoire commun aux deux classes M. Bois, notre professeur de français Mme. Weil, le documentaliste du CDI d’Estournelle de Constant M. Cardona et un surveillant. Nous sommes partis le mercredi matin de très bonne heure pour se rendre à notre première visite du séjour: Verdun J’ai choisi de décrire cette première visite entre autre parce qu’elle m’a beaucoup touché et que Verdun a été l’une des plus grandes « boucheries » de la Première Guerre Mondiale. De plus, c’est un grand chapitre que nous étudions généralement en classe de 3ème et de 1ère. Le fait d’aller à Verdun m’a permis de voir les choses autrement et de contempler l’ampleur des dégâts. En première partie, j’évoquerai l’histoire de ce lieux et ce qui s’y est passé, puis je montrerai ce qui en reste et ce qui a été mis en œuvre pour ne pas « oublier » cette bataille et, pour finir, j’expliquerai mes sentiments et ce que j’ai ressenti lors de cette visite.

Erich Von Falkenhayn

 

 –En premier temps, Verdun est une bataille légendaire car elle a concentré toute la violence des hommes et de l’artillerie de l’époque. Cette bataille a débuté à la suite d’une attaque allemande. Il y avait plusieurs raisons à cela: d’après le Général d’Infanterie allemand responsable de la bataille de Verdun, Erich von Falkenhayn, il y avait un choix stratégique car Verdun permettait d’ouvrir la route vers Paris. il y avait aussi un choix psychologique: les allemands pensaient que Verdun était la zone vulnérable du front français, qu’il serrait simple de prendre Verdun et qu’ils auraient pu faire « saigner à blanc les français » (propos d’Erich von Falkenhayn).

-Mais ça n’a pas été le cas car la bataille a commencé le 21 février 1916 mais ne s’est terminée que le 16 Décembre 1916 soit presque dix mois de combat. Pendant ces dix mois, 5 millions d’obus ont été tiré (d’après le site wikipédia: 22 millions d’obus tirés mais aucun chiffre n’a été officialisé) sur 15 000 hectares. Il y a eu, environ, 6 impactes d’obus par mètre carré. -La tactique de l’époque était simple: il fallait envoyer énormément d’obus sur ennemis afin d’en tuer le plus possible. Après ça, on lançait l’assaut pour tuer les ennemis qu’il restait afin de conquérir le camps ennemi. Ceci explique pourquoi il y a eu tant d’obus de tiré dans un si petit espace (5 millions d’obus de tiré sur 15 000 hectares). C’était donc une pluie d’obus sans fin. Il y a eu plus de 306 000 soldats français et allemands de morts à Verdun et plus de 400 000 blessés. On mourait de blessures, de faim, de soif, de maladies, de suicide, on était tué par l’ennemi, gazé ou encore on mourait souvent enseveli vivant par la retombée de terre soulevée par l’éclat d’un obus qui explosait près des soldats. Ce dernier explique pourquoi on dénombre autant de disparus à la bataille de Verdun.

Maréchal Pétain

-Le Maréchal Pétain a été l’homme de Verdun. Il a commandé la première partie de la bataille. Conscient de l’enfer que vivaient ses hommes, il réorganise la gestion des soldats et de la logistique. Il mis en place « le tourniquet », c’était la rotation des soldats qui étaient trop longtemps sur le front et étaient remplacés par de nouveaux hommes. Il mis aussi en place « la voie sacrée », cette voie était l’artère de la défense française: il y ait passé plus de 3 000 camions (un toutes les quinze secondes). Ces camions apportaient 90 000 hommes et 50 000 tonnes de munitions. C’est en partie pour cela que trois-quart de l’armée française a combattu à Verdun. Cette ronde de camions était incessante, tous les camions roulaient nuit et jour. Tout véhicule en panne était poussé au fossé. Cette voie a clairement permis la victoire de la France. Les allemands n’ont pas su gérer le front arrière de la bataille et ont subi un enrayement définitif de son offensive. Les français en ont profité pour reprendre du terrain et gagner des victoires militaires, sous le commandement de Robert Georges Nivelle. La France remporta la bataille le 16 décembre 1916.

 

Ossement contenus dans la base de l'Ossuaire

 –Pour continuer, l’État français a mis en œuvre de nombreux travaux pour se souvenir de cette guerre et de son horreur. L’un des monuments mémoriaux majeurs de la guerre de Verdun est sans nul doute l’ossuaire de Douaumont. Sa première pierre a été posée par le Maréchal Pétain le 22 août 1920. Ce monument est constitué d’un cloître de 137m de long et d’une tour, comportant une croix latine sur chacun de ses côté, de 46m de hauteur. Cette tour offre une vue panoramique sur les anciens champs de batailles. Il contient les ossements de plus de 130 000 soldats inconnus, sans noms et sans nationalité. Il contient donc des ossements allemands, français ou Nord-africains. Ces ossements sont contenus dans la base de l’édifice. Il a été construit dans le but de pouvoir entreposer les ossements des soldats inconnus, de permettre aux familles des soldats d’aller se recueillir et de servir d’un monument commémoratif afin de souvenir de cette terrible bataille.

Tranchée des Baïonnettes

-Dans le cloître, il y a une chapelle mais aussi des noms de soldats inscrits sur les pierres murales du cloître. Il y a aussi des images de poilus accrochés sur les murs. Chaque poilu montre une photo d’eux-même, souvent en uniforme, à l’âge où ils sont parti à la guerre. Ils se tiennent dans la même position que leur photo d’eux étant jeune. -Devant l’ossuaire, se trouve le cimetière militaire où reposent 15 000 soldats identifié de nationalité française. Les soldats musulmans mort à Verdun ont leur propre cimetière, dont les stèles sont orienté vers La Mecque, et leur propre monument aux morts.

-Avant de visiter l’Ossuaire de Douaumont, nous avons visité « La Tranchée des baïonnettes ». La légende disait que plusieurs soldats auraient été ensevelis debout et vivants par le bombardement, avec leur baïonnette à la main dont la lame sortait de terre. Il s’est avéré que cette légende était fausse et que les baïonnettes qui étaient plantées dans le sol voulaient juste indiquer qu’il y avait des morts enfouis par l’ennemi. Il y avait 21 soldats d’enterrés, 14 ont identifiés et les 7 autres restants, inconnus, ont été ré-inhumé dans « La Tranchée des baïonnettes ». Aujourd’hui, cette tranchée légendaire est protégée par un monument en béton, conçu par l’architecte A. Ventre, comme pour protéger cette tranchée légendaire et ces soldats qui ne la quitterons jamais plus.

-Pour continuer dans les bâtiments de mémoire, il y a un le Mémorial de Verdun que nous avons visité. Il a été inauguré le 17 septembre 1967 par André Duvillard. C’est dans un contexte de rapprochement franco-allemand que l’idée de construire un Mémorial dédié aux Anciens Combattants de 1914-1918 a été réfléchi. Sa création fut décidée à l’emplacement de l’ancienne gare de Fleury, village complètement détruit, vingt fois pris et repris. En 1963, l’État a autorisé les communes de France à participer au financement du Mémorial de Verdun. Ceci montre l’importance de ce mémorial pour les français. Le Mémorial de Verdun apparaît comme un comme un «temple du souvenir». La collecte de nombreux documents, objets et matériels authentiques ou contemporains de la bataille de Verdun fut grâce à des organisations d’État (Service Historique de l’Armée de Terre …) mais aussi grâce à d’anciens combattants ou descendants d’anciens combattants. Aujourd’hui, le Mémorial montre une volonté culturelle et pédagogique qui vise à former la vie citoyenne des jeunes générations et pas seulement au tourisme historique.

François Mittérand et Helmut Kohl

-De tous les présidents qui ce sont rendu à Verdun, la visite de François Mitterrand et d’Helmut Kohl à l’Ossuaire de Douaumont est restée dans l’histoire. Il y a 26 ans, le présidant français, François Mitterrand et le Chancelier allemand, Helmut Kohl, se sont rencontré pour marquer une réconciliation franco-allemande acquise déjà depuis de nombreuses années. Mais une image de cette visite restera dans la mémoire des français et des allemands: celle de François Mitterand et d’Helmut Kohl la main dans la main. La cérémonie se finira par la pause de la plaque commémorative.

Traces des obus de la Grande Guerre

-Lors de notre voyage, nous avons pu observer les traces encore visibles des cratères d’obus de cette guerre de tranchées. Ces trous sont maintenant recouverts d’herbe ou de broussailles mais juste après la guerre, tout n’était que boue et cratères. Verdun n’était qu’un paysage lunaire et sans vie. C’était un paysage de mort. Ceci a posé d’énormes problèmes pour l’agriculture et pour la sécurité: il est impossible d’extraire tous les obus et toutes les mines ce qui rend l’exploitation des terres impossible. les bombardements ont rendu la terre infertile a toute exploitation ce qui a anéanti les petits paysans porche de Verdun il y a encore des accidents avec des mines ou des restes d’obus qui explosent, qui tuent ou blessent des visiteurs, malgré les précautions mis en œuvre et de les interdictions d’aller sur les anciens champs de bataille. aujourd’hui, pour couper un arbre, il faut sonder l’arbre et voir si il y a des balles afin de les éviter et de risquer d’abîmer les tronçonneuses.

 

Pour finir, je raconterai mes sentiments et mes impressions lors de la visite de l’Ossuaire de Douaumont. C’était la première fois que je me rendais à Verdun. Pendant que nous roulions en direction de Douaumont, nous avons pu apercevoir les cratères des obus. Je n’arrivais pas à imaginer que ce que nous allions voir, beaucoup de personnes ne le voit que dans des livres ou dans des documentaires vidéos. La forêt des alentours de Verdun était parsemée d’anciens impacts des 5 millions d’obus tirés lors de cette grande bataille.

Tranchée des baïonnettes

-Nous nous sommes arrêter en premier à « La Tranchée des baïonnettes ». Il y a monument en béton qui recouvre cette tranchée légendaire. Notre professeur d’histoire, M. Bois, nous a raconté l’histoire de cette tranchée. Après l’avoir écouté, nous nous sommes rapprochés et nous avons pu observer de près ce restant de tranchée. J’avais beaucoup de mal à imaginer le front ici, là où je me trouvais, là où il y avait eu la bataille la plus meurtrière de la Première Guerre mondial du fait qu’il n’y est plus qu’un petit bout de tranchée et que tout avais été rebouché et nettoyé.

L'Ossuaire de Douaumont

-Après avoir fait un deux tour et scruté chaque centimètre carré rempli d’histoire de cette tranchée, nous nous sommes dirigés vers l’Ossuaire de Douaumont. Après être descendu du car, j’ai contemplé l’Ossuaire. J’ai tout de suite remarqué les croix latines sur chaque côté de la tour et j’ai donc deviné que ce monument reflétait la mort. Au début, je ne savais pas que c’était un ossuaire. Je l’ai su après que notre professeur nous le dise et nous révèle qu’il contenait des ossements humains. Nous nous sommes tous rapprocher des petites fenêtres dans la base de l’édifice. Nous avons pu voir des os, des squelettes, des crânes d’anciens combattants. A ce moment là, j’ai eu un frisson qui m’a parcouru tout le dos. C’était la première fois que je voyais autant de squelettes humains. Je les contemplais avec peur et stupéfaction. Je me suis dit: « Je ne suis pas dans un film. Ces personnes là ont réellement existé, des gens qui avaient une vie, qui avaient une famille, des amis, un métier, qui ont été tué et qui sont morts pour la France ».

Cloître de l'Ossuaire

-Tout en lançant des regards aux fenêtres mortuaires, nous nous sommes dirigés à l’intérieur du cloître de l’Ossuaire. Le long des murs extérieurs, il y a gravé le blason de toutes les villes qui ont donné des hommes pour la guerre. En face de cette entrée, il y une chapelle où les familles des soldats peuvent se recueillir. Le long des murs, des dizaines de photos de poilus posant avec des photos d’eux à l’âge où ils ont combattu. Sur les pierres du mur intérieur, il y a des noms de soldats, des noms de villes aussi. Sur des panneaux, aux extrémités du cloître, il y a des croquis de l’Ossuaire en construction, des photos d’armes et de tranchées, des photos de cadavres et d’ossements transportés jusqu’à l’Ossuaire, des photos de Pétain, de De Gaulle, de Valéry Giscard d’Estaing, de François Mitterrand avec Helmut Kohl et de Jacques Chirac présents sur les marches de l’Ossuaire… Des photos qui ont marqué cette nécropole. C’était impressionnant d’être là où il s’est passé autant de choses, autant d’histoire, autant d’horreur.

Cimetière de Douaumont

-Au dehors, après avoir descendu les marches de l’Ossuaire, il y a une plaque commémorative, ou plutôt La plaque commémorative de Verdun, posée par un certain François Mitterrand et d’un certain Helmut Kohl. Cette plaque de bronze est placée devant le drapeau tricolore qui flotte et qui nous montre ses couleurs. Ceci est la victoire d’un combat à mort. Je repense à cet instant que des milliers de français se sont battus dans d’horribles conditions pour que ce drapeau puisse encore flotter en ces lieux. Je descends, seul, pendant que les autres sont encore dans l’Ossuaire, et me perds parmi les 15 000 croix, blanches, avec le nom et le régiment de son propriétaire. 15 000 croix qui sont au garde à vous, parfaitement alignées, telle une armée qui attend un ordre, une armée morte, une armée de morts. Je regarde le nom des personnes qui dorment sous mes pieds et je suis triste. Je suis triste que de tels hommes soit morts en de telles conditions. Je continue mon chemin et passe devant le cimetière musulman. Je ressens cette même tristesse pour ces gens qui sont morts loin de chez, envoyés à la guerre pour y trouver une mort certaine.

-Le groupe et moi descendons vers les anciens champs de batailles. Nous pouvons voir que le sol est marqué d’impacts d’obus. Au loin, à l’horizon, c’était les tranchées où de milliers d’hommes sont morts. Nous descendons une pente assez raide et nous trouvons un trou, une caverne, un lieu où se réfugiaient les hommes des bombardements.

-Nous remontons vers l’Ossuaire pour rejoindre le car. Nous passons au pied du drapeau français qui flotte toujours dans les airs. Nous remontons et lâchons un dernier regard vers le monument qui nous rappelle, pour une dernière fois, la plus grande bataille du XXème siècle.

Conclusion: -Ce voyage nous a permis de voir et de ressentir les choses autrement que lorsque l’on voit des lieux historiques en classe (Verdun, le Struthof et la ligne Maginot). Nous avons pu observer les vestiges de la guerre et ces traces encore visibles. Pour moi, ce voyage a permis de développer ma culture, ma façon de voir la guerre et de voir tout ce qu’on a mis en ouvre pour se souvenir et pour ne plus qu’il est de guerre. J’en ai aussi retenu que malgré les souffrances physiques et morales, l’horreur, la mort et la tristesse, les familles brisées, les veuves et les orphelins, les soldats français se sont battus pour défendre la nation française et ses valeurs. Ils sont rentrés dans une guerre dont ils ne sont pas responsables mais qui en payent le prix. Mais le paradoxe fait que cet énorme gâchis n’a, quelque part, pas été totalement vain. Ces soldats sont morts en combattant, ces soldats qui morts pour la France.


Mai 10 2010

Tranchée des baïonnettes

Publié par semensatis dans 1ère guerre mondiale, Articles, Verdun      

Le 11 juin 1916, une soixantaine d’hommes du 137e régiment d’infanterie qui se préparaient à un assaut sont enterrés vivants par l’explosion d’un obus. Leurs fusils dépassant on a surnommé cette tranchée « La tranchée des fusils » qui plus tard fut rebaptisé « La tranchée des baïonnettes ».