Juin 9 2010

Le Struthof

Publié par ouvrardameline dans 2nde guerre mondiale, Struthof, Voyage Strasbourg      

Le Struthof

Le Struthof est un ancien camp d’extermination et de concentration situé dans le département du Bas-Rhin. Le Struthof est le seul camp d’extermination et de concentration nazi installé durant la seconde guerre mondiale qui se trouve encore de nos jours sur le territoire français. Celui-ci fut aussi le premier camp nazi découvert par les alliés.

Il était constitué de 17 Baraquements en bois, qui étaient entourés de barbelés et de huit miradors.

Entrée du Sthrutof Le Struthof.

Himmler (un des hommes les plus puissants du Troisième Reich, créateur et dirigeant du Struthof) est à l’ origine de la création de ce camp, il voulait le créer près d’une carrière de granit afin d’avoir toutes les pierres nécessaires à la reconstruction de toutes les villes allemandes endommagées par la guerre. Le camp a été ouvert le 21 Avril 1941, celui-ci est sous la responsabilité d’à peu près 80 SS et 70 Kommandos. Il à été construit pour recevoir 2000 prisonniers mais très vite ce nombre initial est dépassé, comme à l’automne 1944 déjà 8000 prisonniers y sont.

Les prisonniers arrivaient en train à la gare de Rothau puis étaient pris en charge par les SS et devaient parcourir 8km à pied pour rejoindre le camp, c’est lors de ce trajet qu’ils recevaient les premiers coups des SS.

Arrivée au camp, les prisonniers recevaient une étoile selon leurs nationalités (juives, polonaises, françaises, hongroise, …). Les plus vieux et les plus jeunes qui n’étaient pas aptes à travailler étaient tués.

Puis les journées défilaient, celles-ci étaient rythmées par le travail interminable et très dur. Il y avait aussi de très nombreux appels qui duraient des heures : les prisonniers restaient debout sans pouvoir manger, boire ni même s’asseoir rien que 5 minutes. Lors de ces interminables appels le moindre prisonnier qui avait le malheur de ne pas répondre parce qu’il n’avait pas entendu son prénom était tué sur le champ devant tout le monde.

Pendant qu’ils travaillaient des SS ne cessaient de les épier et la moindre personne qui était affaiblie, qui ne travaillait pas assez vite à leur goût était fusillé. Il y a eu aussi des prisonniers qui ont été pendus. Cette mort était réservée à ceux qui manquaient de respect à l’un des Ss ou à l’un des Kommandos.  Mais contrairement aux personnes affaiblies ils n’étaient pas tués sur le champ mais lors des appels, de manière à faire comprendre a tout le monde que c’était les Ss qui faisaient la loi et que si les prisonniers se permettaient de faire la même chose voilà ce qu’ils les attendaient.

Après leur journée de travail, ils recevaient trois fois par jour un repas qui était toujours le même : c’est à a dire de la soupe (qui n’était presque que de l’eau) et un petit bout de pain. Ceci était bien trop peu pour leur survie et c’est ainsi qu’au fil des jours ils étaient de plus en plus affamés et donc affaiblis.

Après avoir été tués, les déportés sont amenés au four crématoire afin que leur corps y soient brûlés et ensuite que leurs cendres soient jetées dans la fosse de décantation.

Four crématoire Four crématoire.

Dans le camp, a été installée une salle d’opération d’expérimentation et d’autopsie. Celle-ci est consacrée :

–          aux recherches du professeur Hirt de l’institut Anatomique de Strasbourg et à son adjoint le professeur Wiener afin qu’ils puissent valider leur théories racistes. Ils y pratiquent donc des expériences par piqûres, injections, scarifications et opérations.

–          aux expériences de vaccination (notamment de typhus) du docteur Haagen, épidémiologiste. Celui-ci exerce ces expériences sur les « Häftlinge » (déportés).

–          aux recherches de traitement des gazés du docteur Bickenbach. Celui-ci en contrôle l’évolution et en observe les résultats.

Ces expériences entraînent la mutilation et la mort de nombreux déportés.

salle d'operation

Salle d’opération d’expérimentation et d’autopsie.

Dans l’enceinte du camp, il ya une salle des urnes funéraires, destinées à recueillir les cendres des détenues allemands. Les familles doivent payer entre 60 et 100 Reichmarks pour recevoir l’urne, sans certitude qu’il s’agisse bien des cendres de leur défunt.

Dans cette salle on peut aussi y trouver une urne contenant des cheveux et des poils prélevés sur des déportés, qui étaient envoyés en Allemagne dans une fabrique de feutres.

salles des urnes funéraires

Salle des urnes funéraires.

Parmi tous ces déportés, certains ont subis un régime particulièrement cruel. Ces déportés étaient appelés les NN : «  Nacht und Nebel » (Nuit et Brouillard).

Ce camp a commencé a être évacué vers la fin de la guerre (30 août 1944), puis totalement libéré le 23 novembre 1944 par l’armée française.

Durant son occupation, le Struthof a interné environ 52000 déportés notamment des juifs. Prés de la moitié de ces hommes, femmes et enfants sont morts à cause des conditions de travail et de détention inhumaines, de malnutrition, de pendaisons…

Après que la guerre soit finie, il devient un centre provisoire de détention pour des prisonniers de guerre et des collaborateurs condamnés par la justice française.

Aujourd’hui, le Struthof est un lieu de mémoire et de recueillement afin que ce massacre reste a jamais gravé dans l’histoire et qu’il soit transmis de génération en génération.


Juin 9 2010

Visite au camp du Struthof (sentiments et résumé)

Publié par delumea dans 2nde guerre mondiale, Articles, Struthof, Voyage Strasbourg      

Quand nous sommes arrivés, je découvris qu’il faisait très froid (endroit situé sur les hauteurs), et la première réflexion était de me dire que les déportés n’ont pas dû connaître des jours très chaud, alors ce devait à mon avis être très dur dans ces conditions là. Puis, en entrant dans le camp, je me suis rendu compte qu’il était impossible de rentrer ou de sortir de ce camp du fait du nombre de fils barbelés et grillages à pics, on s’est donc vite senti emprisonné, enfermé.

Au commencement de cette visite, nous entrâmes dans ce qui était la baraque d’extermination et d’expérimentation. L’endroit était très glauque et froid. On y découvre ainsi à l’intérieur un four qui servait à bruler les déportés, et également une salle où les expérimentations s’effectuaient.

Table de dissection installée dans la salle des expérimentations médicales

Ainsi, il y séjournait aussi une chambre à gaz, servit pour gazer des milliers de déportés juifs et autres.

Chambre à gaz expérimentale du KL-Natweiler

Après, nous sommes allés dans a baraque qui se situait juste à côté. Celle-ci contenait des pièces fermés qui ne contenaient rien, et servaient d’endroits où des déportés logeaient, des-fois durant plusieurs jours avec une ration de nourriture minime: du pain et de l’eau seulement.

Certains, avaient seulement une planche de bois pour dormir et d’autres rien.

Il y avait également dans ce bâtiment des tout petits endroits fermés où ces hommes ne pouvaient ni se tenir debout, ni s’allongerdu fait de l’étroiteté, et ceux-ci devaient y loger pendant plusieurs jours.

Nous sommes ensuite ressorti pour nous diriger vers une sorte de symbole dans l’herbe qui représentait une pensée à tous les déportés morts dans ce camp de concentration.

Honneur et Patrie

Après ça, nous avons tous monté les grandes marches qui menaient au musée principal du camp, et j’ai remarqué que ces marches étaient affreusement dures et longues à monter, fatiguantes; et pour un homme, un déporté faible, malade et mal nourrit ce devait être encore plus dur, que certains devaient manquer de force pour réussir à les grimper.

Arrivés au musée, nous avons pris des notes et avons découvert énormément de choses sur les camps, notamment sur les personnages, les SS qui ont participé à toutes ces horreurs, le quotidien des déportés, les massacres et tout ce qu’il se passait dans ce camp de concentration et encore beaucoup d’autres choses horribles et impitoyables.


Juin 1 2010

La Seconde Guerre Mondiale et la Ligne Maginot.

Publié par baudouin dans 2nde guerre mondiale, Articles, Ligne Maginot, Voyage Strasbourg      

La Seconde Guerre Mondiale

Au début du XXème Siècle, la Première Guerre Mondiale, cette « Der des Der », qui avait réussi à traumatiser le monde entier par sa violence sans pareil, s’acheva le 11 novembre 1918.

La paix revenue, dans une Europe brisée en profondeur, bousculée par de violentes crises économiques et sociales, un homme, Adolf Hitler, débute une irrésistible ascension qui aboutit en septembre 1939, après de nombreux coups d’éclats, à l’invasion puis au partage de la Pologne par la « Grande Allemagne » et son nouvel allié, l’Union soviétique.

Ainsi débute la Seconde Guerre Mondiale, vingt ans après la « Der des Der », et ce, malgré des traités et des accords qui semblaient avoir résolu la majorité des difficultés et des points de frictions.

La Ligne Maginot, Fort du Hackenberg

A son achèvement en 1935, le fort du Hackenberg était considéré comme indestructible. Cela s’est effectivement vérifié en juin 1940 quand un déluge de feu de 3 000 bombes et obus s’abattit sur le site. Verrouillant énergiquement l’Alsace du nord, le fort du Hackenberg est celui de la Ligne Maginot qui a le plus combattu durant la Seconde Guerre Mondiale. Malgré les tirs de mortiers et le pilonnage de l’aviation allemande, l’ouvrage tiendra bon et permettre aux soldats de tenir jusqu’à l’armistice. L’équipage ne se rendit que le 1er juillet 1940, uniquement sur ordre du haut commandement français.

La visite de galeries, longues de plus de 3 kilomètres à 30 mètres sous terre, permet de mieux comprendre le fonctionnement du fort. Les équipements sont typiques de la Ligne Maginot avec des cuisines, une usine éléctrique, une infirmerie, les casernements… Les blocs de combat, les tourelles et le poste de commandement sont distants de 1 kilomètre des entrées. Au total le fort pouvait accueillir jusqu’à 650 hommes.


Mai 28 2010

La tranchée des Baïonnettes

Publié par renardalexia dans 1ère guerre mondiale, Articles, Verdun, Voyage Strasbourg      

     Lors de la première guerre mondiale le territoire de Verdun fut bombardé par plus de 6 obus au mètre carré.

     Le 11 juin 1916 au nord de Verdun,  57 soldats du 137 ème régiment d’infanterie se sont retrouvés ensevelis sous terre suite à l’explosion d’un obus.

     La légende raconte que les soldats furent enterrés vivants et debouts le fusil sur l’épaule. Cependant en 1920 des fouilles ont exhumé 47 corps, dont 14 qui purent être identifiés. La construction du mémorial est due à la générosité d’un mecène américain (don de 500 000 francs).

     En raison des fusils émergeant du sol, la tranchée fut surnommée « La tranchée des baïonnettes ».

 


Mai 28 2010

Mes ressentis du voyage à Strasbourg

Publié par lanceleurm dans 2nde guerre mondiale, Articles, Struthof, Voyage Strasbourg      

Lorsque nous sommes arrivés, le Jeudi 1er Avril, au petit matin au camp du Struhtof, il faisait déjà très froid : ce qui nous laissait imaginer l’horreur des prisonniers, attendant leur appel, dans la cour vêtus de leur frêle pyjama.

Même sans neige, l’atmosphère du camp demeure glaçiale : les barbelés, les sentiers que les prisonniers n’avaient pas le droit de déborder au péril de leur vie, et la potence. La potence qui semble nous toiser, qui culmine au milieu du camp, dans un  espace vide. On devine l’horreur que les prisonniers en passant devant.

Lorsque nous avons pénétré dans les « salles d’expérience », l’émotion nous étreint et l’on n’ose plus rien dire, jusqu’à ce que nous puissions sortir et échanger nos pensées avec nos amis, en imaginant l’horreur qu’on vécue les détenus et le supplie que des bourreaux infâmes leur ont infligés.

Le musée, quand à lui, est très « vivant ». Nous pouvons y observer des objets de torture, les pyjamas, des photos, des gravures..  Et tout ceci est vraiment émouvant, car c’est un retour dans le passé éprouvant, chargé d’émotions, qui montre à quel point l’homme a pu être horrible et cruel. Les salles d’expériences, la chambre à gaz, le four crématoire, les salles de torture et les prisons.. Comment une telle horreur à-t-elle pu exister durant 3 longues années ?

Ce fut donc une expérience très enrichissante, nous dévoilant à la fois l’horreur qu’on vécue les prisonniers et la cruauté de leurs bourreaux.

Pour que plus jamais une telle chose ne puisse se passer .

 » N’oublions jamais. »


Mai 28 2010

L’Ossuaire de Douaumont

Publié par kuhnmanon dans 1ère guerre mondiale, Articles, Douaumont, Voyage Strasbourg      

 A l’approche de l’Ossuaire de Douaumont, c’est l’architecture de celui-ci qui me marqua en premier. C’est un bâtiment relativement imposant, tout d’abord par la taille de son cloître long de 137 mètres mais aussi par la hauteur de sa tour haute de 46 mètres. L’Ossuaire n’est pas impressionnant que par sa taille, il l’est aussi par sa forme. Le bâtiment représente entre autre une épée qu’on aurait enfoncée dans la terre jusqu’à la garde. La forme de la tour a elle aussi une symbolique importante. En y prêtant plus attention, on remarque que la tour a la forme singulière d’un obus. Si la tour à cette forme ci, c’est surement pour que personne n’oublie le nombre d’obus bombardés lors de la bataille de Verdun : 26.000.000 obus tirés soit 6 obus au m². Ce nombre fait froid dans le dos, tout comme le nombre de restes de soldats reposant dans les tombeaux du cloître : 130.000 soldats inconnus, Français et Allemands.

Ce qui m’a le plus impressionné, c’est le cloître justement. Lorsque l’on entre à l’intérieur… cette émotion qui nous envahie… je ne sais comment la décrire. On se tient là, debout, au milieu de tous ces tombeaux, de tous ces morts… Le cloître est avant tout un endroit pour se recueillir. Les familles des morts peuvent y venir s’y recueillir et prier. Mais le cloître sert aussi à rendre hommage aux victimes de la bataille que ce soit du côté Français comme du côté Allemand. L’atmosphère y est pesante et le silence régnant dans l’enceinte du bâtiment y rajoute un certain poids. L’ensemble des pierres du bâtiment sont gravées : au dos des tombeaux sont gravés le nom des lieux où les soldats sont morts au combat, et sur la voûte, chaque pierre porte le nom d’un soldat disparu ou d’une association d’anciens combattants (quelques pierres portent aussi le nom de combattants de la 2nd guerre mondiale et d’autre de la guerre d’Indochine ou encore de la guerre d’Algérie). Un sentiment d’injustice m’oppressait le cœur. Ce n’est pas normal de devoir compter autant de morts, autant de blessés qui défendaient une même cause. C’est en se tenant debout, à l’intérieur du cloître que l’on prend conscience de l’importance de ce qu’il s’est passé, que l’on prend conscience de l’horreur qu’a été la guerre. C’est grâce à tous ce qui ce sont battus en ce temps là, que la France et l’Allemagne sont ce qu’elles sont aujourd’hui. Et pour cela, ils méritent que l’on se souvienne d’eux et qu’on se remémore à jamais ce qu’il s’est passé. L’émotion me gagnât.

On trouve également dans l’Ossuaire de Douaumont, une chapelle qui permet aux familles des morts ou aux victimes de venir s’y recueillir et un musée qui se situe au premier étage du bâtiment. Ce musée est un musée de guerre dans lequel on peut y voir des reliques des villages détruits ou encore des armes qui ont servis lors de la bataille. Au sous-sol se trouve une salle audiovisuelle dans laquelle est projeté un film s’intitulant « l’Héroïsme du Combattant de Verdun » qui relate la vie d’un poilu pendant la bataille de Verdun. En haut de la tour de l’Ossuaire se trouve un phare rayonnant sur le champ de bataille et une cloche que l’on appel « le Bourdon de la Victoire » qui résonne les jours d’importantes cérémonies.

Devant le bâtiment de l’Ossuaire de Douaumont se trouve la nécropole nationale de Verdun. Sur une dalle surplombant la nécropole, on peut lire sur une plaque : « Sur ce cimetière militaire français, se sont rencontrés le 22 septembre 1984, pour la première fois dans l’histoire des deux peuples, le Président de la République française et le Chancelier allemand, avec une pensée commune pour les morts des deux guerres mondiales. Ils ont déposé des couronnes et déclaré : « Nous nous sommes réconciliés, nous nous sommes compris, nous sommes devenus amis. » (François Mitterrand, Helmut Kohl) ». Cette plaque symbolise la réconciliation de la France et de l’Allemagne, 70 ans après le début de la guerre. Elle se situe à l’endroit même ou les deux hommes s’étaient serrés la main pour sceller la réconciliation. Face à moi sont érigées 15.000 tombes. Comment ne pas se sentir tout petit au milieu de toutes ces sépultures? … En descendant dans les allées, quelque chose me frappa : certaines des tombes étaient blanches et d’autres noires! La raison de cette différence, c’est qu’elle permet de différencier, les Français (tombes blanches) qui sont les vainqueurs, des Allemands (tombes noires) qui sont les vaincus. La nécropole paraît interminable… Il y a tellement de sépultures, tellement d’allées. Le cimetière est immense… C’est un lieu d’où se dégage une très forte émotion. Le nombre de tombes dressées ici est si impressionnant mais ce n’est malheureusement qu’une infime partie des personnes qui ont disparus lors de cette bataille. A côté des tombes françaises et allemandes, je distingue un carré de tombes un peu à l’écart. Il s’agit du carré musulman. A cet endroit se tiennent 592 sépultures érigées en mémoire aux soldats musulmans « morts pour la France ». Toutes ces sépultures sont tournées vers la Mecque. La forme de ces tombes n’est pas la même que celle des tombes françaises ou allemandes. Chaque sépulture est faite avec une stèle dite « musulmane » sur laquelle on peut lire en arabe le nom du défunt ainsi que l’inscription « ci-gît ». Un monument en l’honneur des soldats musulmans fut aussi érigé à côté de la nécropole.

Un peu plus bas, à quelques mètres de la nécropole, on peut apercevoir une partie du champ de bataille qui est resté intacte depuis la bataille. Certes à l’époque, le terrain n’était fait que de terre et de boue et aujourd’hui seule l’herbe a repoussé mais le terrain est resté le même. Cela fait un sacré choc de voir ce terrain complètement déformé. Il y a des trous partout, des plus gros comme des moins gros, des « bosses », comme des petites collines… Enfin, en gros, c’est un terrain complètement détruit devant lequel je me tenais debout. Le terrain que je regardais était en fait le résultat des bombardements d’obus, ce sont les trous d’obus qui ont transformé le terrain en ce qu’il est aujourd’hui. C’est en voyant la proximité des creux que l’on se rend compte a quel point les bombardements d’obus étaient importants en nombre comme en dégâts. Ca m’a fichu une sacrée claque, une importante prise de conscience.

La visite de l’Ossuaire de Douaumont ainsi que de la nécropole nationale de Verdun, permet de voir concrètement ce que la guerre à engendré. Ce que l’on lit dans les livres d’histoire ou les récits que l’on peut nous en faire n’a rien à voir avec ce que l’on peut voir sur place. On dit qu’il y a eu énormément de morts …etc. mais cela prend toute sa dimension lorsque l’on marche au milieu de toutes les sépultures ou encore que l’on lève les yeux dans le cloître de l’Ossuaire et que l’on voit tous ces noms de disparus, tous ces lieux où ils sont tombés et où la guerre a fait des dégâts… Cela n’a rien à voir l’Histoire qu’on apprend dans les livres et l’Histoire que l’on a en face de nos yeux et que l’on se prend en pleine tête !


Mai 28 2010

Visite du camp du Struthof

Publié par bouillem dans 2nde guerre mondiale, Articles, Struthof, Voyage Strasbourg      

Le jeudi 1er avril 2010, je sortais avec mes camarades des classes de premières L/ES et L du bus qui venait de nous conduire au village de Natzwiller, en Alsace. D’après les fascicules de l’époque, c’était un lieu « rêvé », un « site charmant et tranquille » « situé au milieu de superbes forêts et de vastes prairies » à seulement 8 kilomètres de la gare de Rothau. Il était donc facile pour les allemands d’amener leurs victimes à l’intérieur du camp du Struthof qui tenait lieu dans cette commune française. A bord de camions ou bien à pieds, les juifs, les déportés politiques, de droits communs, les « asociaux » et les autres étaient conduits dans ce camp de travail qui servait aussi de camp d’extermination. Comme ces anciens condamnés, nous nous sommes dirigés vers son entrée. Le froid accentuait l’atmosphère dérangeante (austère) qui régnait dans ces lieux –ou l’inverse. Aucun doute possible. Si la belle vue qui s’offrait sous nos yeux avait pu nous faire croire un temps à un cadre agréable, l’immense porte barbelée sur lequel était accroché la pancarte « KONZENTRATIONSLAGER NATZWEILER-STRUTHOF » (camp de concentration Natzweiler-Struthof) nous ramenait tout de suite à la dure réalité.

La première chose que j’ai vu à l’intérieur de ce camp fût la potence qui servait à la pendaison. Elle m’a sauté aux yeux à vrai dire, là en plein milieu du camp. Évidemment, elle servait pour les exécutions à titre punitif et donc publiques. Quelques mètres devant elle, il y avait une plaque disant « A la mémoire de tous les déportés étrangers morts ici pour la liberté ». De quoi être encore plus refroidi. Nous avons tout de même poursuivi notre marche le long des hauts murs dressés de barbelés et des miradors pour descendre vers le fond du camp (vers la mort ?). Au milieu, il ne restait plus grand chose. J’imagine que c’était là qu’étaient les baraques du camp et qu’avait lieu l’interminable appel. Je me suis ensuite arrêté devant une sorte de parterre en forme de croix que surplombait une vraie croix blanche près d’un petit muret. On pouvait lire les mots « Honneur et Patrie », « Ossa  humilita » (les ossements humiliés) et « A la mémoire de… » sur les 19 plaques commémoratives pour les résistants français martyrs, les républicains espagnols, les citoyens soviétiques et pour les autres. Sur une plaque était même inscrit : « Ici reposent les cendres de martyrs inconnus victimes de nazis – 1944 ». Les cendres servaient autrefois d’engrais pour le potager de la villa du chef du camp.

A droite de ce monument au morts, se trouvait le bâtiment crématoire. A son entrée, le four crématoire qui se situait au dessus de la morgue. J’ai entendu dire que brûler les corps leur fournissait de l’eau chaude, ils s’arrangeaient donc pour en brûler un maximum, aussi horrible fusse ce geste.

Derrière ce four, on trouvait des petits crochets accrochés au plafond qui étaient destinés aux pendaisons rapides, hors de la vue des autres déportés. C’est avec une grimace que je me suis engagée dans le couloir avant de me stopper devant une pièce à ma gauche : La chambre d’exécutions. La fiche accrochée au mur m’a appris que les déportés étaient ici tués d’une balle dans la nuque -dans le dos, quelle belle preuve de courage !- et que, comme je m’en doutais, la grille au sol permettait l’écoulement du sang pour un lavage plus rapide. En face, la chambre des urnes. Cette chambre contenait les urnes destinées à recueillir les cendres des incinérés au four crématoire. Pour récupérer ces urnes, les familles des défunts devaient verser une somme d’argent sans avoir la certitude qu’ils recevraient bien les cendres de l’un des leurs. En effet, certains témoignages affirmaient qu’elles étaient remplies avec n’importe quelles cendres. Il m’est impensable de me dire que les allemands se faisaient de l’argent sur le dos de ces pauvres familles. Au bout de se couloir se trouvait la chambre des cobayes qui constituait la partie « médicale » du bâtiment. Certains déportés, principalement Juifs et Tziganes, étaient enfermés dans cette chambre et soumis aux expériences que leur affligeaient les médecins et professeurs nazis. Ils pouvaient ainsi subir la stérilisation, l’application d’ypérite liquide, la scarification au bras avec des germes virulents de typhus ou encore des expériences au gaz de phosphore. Quelles qu’elles soient, ces expériences entraînaient la mort des cobayes dans d’atroces souffrances. Qui n’a pas eu envie de vomir en lisant ces mots ? Je suis retournée sur mes pas pour me diriger vers la sortie et j’ai aperçu les plaques commémoratives à l’entrée du bâtiment dont l’une était destinée à quatre femmes britanniques et françaises, membres du Special Operations Exucutive, parachutées en France puis exécutées dans ce camp.
Je me rappelle avoir apprécié le vent frais à la sortie de ce bâtiment, comme s’il m’avait permis de « digérer » ces horreurs, du moins un temps. Nous avons continué en nous dirigeant vers un autre bâtiment voisin, le Bunker, où les allemands avaient aménagé des cellules. Les cellules étaient différentes selon le degrés de peine : le premier degré consistait à enfermer un -voire plusieurs- déporté dans une cellule avec couchette en bois et pain et eau pendant trois jours, le second degré consistait à la même peine allant jusqu’à quarante-deux jours cette fois-ci, et le troisième degré consistait à enfermer un détenu dans une cellule où il ne pouvait ni s’assoir ni s’allonger, nourri au pain et à l’eau durant les trois jours précédant son exécution. Il y avait également, dans la première pièce à droite en entrant, un chevalet à bastonnade ou Prügelbock. Les déportés y étaient attachés contre les lattes, les pieds pris à l’intérieur d’une planche afin de recevoir entre dix et cinquante coups de triques sur les reins. Pour accentuer un peu plus ce supplice, ils devaient compter les coups eux-même. Bien souvent, les déportés s’évanouissaient ou mouraient avant la fin de cette torture. Quand à ceux qui avaient la chance d’y survivre, ils en gardaient les cicatrices à vie.
Nouveau besoin d’air, c’était trop dérangeant d’être à l’intérieur de ces bâtiments. Je m’apprêtais à faire le chemin inverse pour remonter vers l’entrée du camp mais je me suis arrêté devant une sorte de monument. Du fond du camp, on avait une meilleure vue sur celui-ci. Il se composait d’une croix et d’une plaque avec en arrière plan un grand bloc de pierre me semblait-il.

Comme je l’avais fait plusieurs minutes plus tôt en sens inverse, j’ai remonté le chemin vers la partie supérieure du camp avant d’entrer dans le musée.
C’est là que pendant environ une heure nous avons tenté de remplir le questionnaire donné. Ce travail nous a permis d’en apprendre plus sur la vie difficile que menaient les déportés et sur la déportation en général. J’ai pu lire ou voir de nombreuses fiches et dessins sur l’histoire des camps, les conditions de vie des camps, les violences, le travail des déportés, la faim, la « déshumanisation ». J’ai également vu un film qui retraçait l’évolution du site du Struthof, autrefois cadre agréable de ski, en camp de l’horreur. Il y avait des vitrines contenant des objets du quotidien, des uniformes… des reconstitutions, de chambres par exemple.

Je pense qu’il est important pour les nouvelles générations comme la notre de connaître l’histoire de ces hommes. Il est du devoir de l’humanité de faire un travail de mémoire en hommage à toutes ces victimes innocentes, à tous ces hommes qui se sont battus au prix de leur vie pour les défendre et pour la liberté. Même s’il est difficile de marcher sur les pas de ces défunts, que l’idée que ces fantômes nous on précédé sur ce site est plus qu’inquiétante, ce fut une expérience intéressante et bénéfique. Malgré le cadre paisible autour du camp, il règne à l’intérieur de celui-ci un climat angoissant. La vue magnifique qui baigne le Struthof n’accentue qu’un peu plus le côté dramatique du site et je trouve cela bien dommage d’avoir transformé un si bel endroit en lieu de souffrances et d’inhumanité.
Tout ce que nous pouvons faire aujourd’hui, c’est continuer de visiter ces camps, de parler de ces horreurs afin de briser l’affirmation d’Elie Wiesel : « le bourreau tue toujours deux fois, la seconde fois par l’oubli ».


Mai 25 2010

La bataille de Verdun : 21 Février au 19 Décembre 1916

Publié par milletgregoire dans 1ère guerre mondiale, Articles, Verdun, Voyage Strasbourg      

Célèbre car terrible, la bataille de Verdun se déroula du 21 février au 19 Décembre 1916. Faisant plus de 300 000 morts deux camps confondus, son utilité fut quasi nulle, tant la situation d’après fut identique à celle l’a précédent, mise à part des effectifs réduits de 163 000 soldats pour l’armée française, et de 143 000 soldats pour l’armée allemande.

Cette bataille fera également la réputation du général Pétain, avec son système de rotation des troupes à hauteur d’environ 70%, ce qui diminiuera substantiellement la pénibilité du travail du soldat français. A contrario et à titre d’exemple, dans le camp opposé la rotation des troupes Allemandes fut presque inéxistante.

Etudier par certains théoriciens Allemands, le masacre de la bataille de Verdun s’expliquera par l’immobilité. Et, en effet, sous le feu des Panzers en 1940 ( chars militaires Allemands ), Verdun tombera en 24h


Mai 21 2010

Synthèse d’histoire sur le voyage à Strasbourg

Publié par mahdinadia dans Voyage Strasbourg      

Synthèse d’histoire sur le voyage à Strasbourg 1/Verdun et la tranchées des baïonnettesSynthèse d’histoire sur le voyage à Strasbourg 1/Verdun et la tranchées des baïonnettes Les champs de bataille de Verdun comportent encore la trace manifeste des combats. Nous voyons encore les trous qu’ont fait les obus qui ont causé des milliers de morts. La tranchée des baïonnettes est aussi une trace de ce qui s’est passé à Verdun, bien que l’histoire est racontée un peu différemment de ce qui est réellement arrivé. Il y a bien treize soldats qui ont été tués mais pas exactement à l’endroit où ils ont été enterrés et pas forcément debout la baïonnettes à la main, mais cette tranchée relate tout de même des événements arrivés à Verdun. Nous pouvons donc dire que le cimetière et les monuments des champ de bataille de Verdun entretient notre devoir de mémoire. Ces lieux maintenant calme donne sentiment de paix totalement contradictoire avec ce qui si y est déroulé. cimetière de Verdun tranchée des baïonnettes traces d’obus 2/Le mémorial de Verdun Le mémorial de Verdun est un monument destiné à rendre hommage aux soldats morts à Verdun. Il est fait pour qu’on oublie pas ces soldats qui sont morts pour la France. 3/Le fort du Hackenberg Le fort du Hackenberg est un des forts de la ligne Maginot qui devait protéger la France d’une invasion allemande. Cette ligne Maginot encadrait toute les frontières, sauf la forêt des Ardennes car les français pensaient qu’il était impossible de passer par là et la Belgique car c’était un pays neutre. C’est d’ailleurs par là que les allemands sont passés car la ligne Maginot a été efficace aux endroits où elle a été posté. Le fort du Hackenberg était un atout majeur de cette ligne. Ce fort témoigne donc de la volonté de protéger la France. Le camp du Shruttof Ce camp est un ancien camps de concentration qui à été laissé en l’état pour qu’on garde mémoire l’ignoble cruauté qu’ont subi les déportés. Nous avons vu les tortures que la gestapo faisait subir aux déportés. Ce camp montre la souffrance et les conditions atroces dans lesquelles ils vivaient. En voyant ce camp nous pouvons vraiment nous demander: comment tant d’inhumanité est elle possible ? Les champs de bataille de Verdun comportent encore la trace manifeste des combats. Nous voyons encore les trous qu’ont fait les obus qui ont causé des milliers de morts. La tranchée des baïonnettes est aussi une trace de ce qui s’est passé à Verdun, bien que l’histoire est racontée un peu différemment de ce qui est réellement arrivé. Il y a bien treize soldats qui ont été tués mais pas exactement à l’endroit où ils ont été enterrés et pas forcément debout la baïonnettes à la main, mais cette tranchée relate tout de même des événements arrivés à Verdun. Nous pouvons donc dire que le cimetière et les monuments des champ de bataille de Verdun entretient notre devoir de mémoire. Ces lieux maintenant calme donne sentiment de paix totalement contradictoire avec ce qui si y est déroulé. cimetière de Verdun tranchée des baïonnettes traces d’obus 2/Le mémorial de Verdun Le mémorial de Verdun est un monument destiné à rendre hommage aux soldats morts à Verdun. Il est fait pour qu’on oublie pas ces soldats qui sont morts pour la France. 3/Le fort du Hackenberg Le fort du Hackenberg est un des forts de la ligne Maginot qui devait protéger la France d’une invasion allemande. Cette ligne Maginot encadrait toute les frontières, sauf la forêt des Ardennes car les français pensaient qu’il était impossible de passer par là et la Belgique car c’était un pays neutre. C’est d’ailleurs par là que les allemands sont passés car la ligne Maginot a été efficace aux endroits où elle a été posté. Le fort du Hackenberg était un atout majeur de cette ligne. Ce fort témoigne donc de la volonté de protéger la France. Le camp du Shruttof Ce camp est un ancien camps de concentration qui à été laissé en l’état pour qu’on garde mémoire l’ignoble cruauté qu’ont subi les déportés. Nous avons vu les tortures que la gestapo faisait subir aux déportés. Ce camp montre la souffrance et les conditions atroces dans lesquelles ils vivaient. En voyant ce camp nous pouvons vraiment nous demander: comment tant d’inhumanité est elle possible ?


Mai 20 2010

Ossuaire de Douaumont

Publié par mistouflet dans 1ère guerre mondiale, Articles, Douaumont, Verdun, Voyage Strasbourg      

La création de la nécropole nationale, dans la Meuse, de Douaumont est liée à celle de l’Ossuaire: il n’exista en effet jamais ici de cimetière du front au cours de la Première Guerre mondiale. Elle fut inaugurée le 23 juin 1929, en présence de Gaston Doumergue, président de la République. Après la Seconde Guerre mondiale, en 1949, on y déposa des corps relevés dans l’ancien cimetière de la Batterie de l’Hôpital. Un monument aux musulmans « morts pour la France » est érigé en 1959. Sur les 1781 sépultures musulmanes réparties dans seize des nécropoles où elles sont disposées en carrés ou en rangées, les plus grands carrés sont celui de Douaumont avec 592 tombes. Chaque sépulture est garnie d’une stèle dite musulmane où est gravée en arabe l’inscription « ci-gît », suivie du nom du défunt.

L’Ossuaire quant à lui fut érigé car il s’avéra impossible d’attribuer une identité, voire une nationalité, à des centaines de milliers d’ossements retrouvés épars dans le secteur de Verdun.
C’est pourquoi, sur la commune de Fleury, fut construit ce gigantesque monument qui recueillit les restes mortels d’environ 130 000 combattants français et allemands inconnus.
La première pierre de l’édifice est posée le 20 août 1920 par le maréchal Pétain, président d’honneur du Comité de l’Ossuaire. Le transfert des ossements de l’Ossuaire provisoire à l’Ossuaire définitif a lieu en septembre 1927. Il est inauguré le 7 août 1932.