Mai 28 2010

La tranchée des Baïonnettes

Publié par renardalexia dans 1ère guerre mondiale, Articles, Verdun, Voyage Strasbourg      

     Lors de la première guerre mondiale le territoire de Verdun fut bombardé par plus de 6 obus au mètre carré.

     Le 11 juin 1916 au nord de Verdun,  57 soldats du 137 ème régiment d’infanterie se sont retrouvés ensevelis sous terre suite à l’explosion d’un obus.

     La légende raconte que les soldats furent enterrés vivants et debouts le fusil sur l’épaule. Cependant en 1920 des fouilles ont exhumé 47 corps, dont 14 qui purent être identifiés. La construction du mémorial est due à la générosité d’un mecène américain (don de 500 000 francs).

     En raison des fusils émergeant du sol, la tranchée fut surnommée « La tranchée des baïonnettes ».

 


Mai 28 2010

Mes ressentis du voyage à Strasbourg

Publié par lanceleurm dans 2nde guerre mondiale, Articles, Struthof, Voyage Strasbourg      

Lorsque nous sommes arrivés, le Jeudi 1er Avril, au petit matin au camp du Struhtof, il faisait déjà très froid : ce qui nous laissait imaginer l’horreur des prisonniers, attendant leur appel, dans la cour vêtus de leur frêle pyjama.

Même sans neige, l’atmosphère du camp demeure glaçiale : les barbelés, les sentiers que les prisonniers n’avaient pas le droit de déborder au péril de leur vie, et la potence. La potence qui semble nous toiser, qui culmine au milieu du camp, dans un  espace vide. On devine l’horreur que les prisonniers en passant devant.

Lorsque nous avons pénétré dans les « salles d’expérience », l’émotion nous étreint et l’on n’ose plus rien dire, jusqu’à ce que nous puissions sortir et échanger nos pensées avec nos amis, en imaginant l’horreur qu’on vécue les détenus et le supplie que des bourreaux infâmes leur ont infligés.

Le musée, quand à lui, est très « vivant ». Nous pouvons y observer des objets de torture, les pyjamas, des photos, des gravures..  Et tout ceci est vraiment émouvant, car c’est un retour dans le passé éprouvant, chargé d’émotions, qui montre à quel point l’homme a pu être horrible et cruel. Les salles d’expériences, la chambre à gaz, le four crématoire, les salles de torture et les prisons.. Comment une telle horreur à-t-elle pu exister durant 3 longues années ?

Ce fut donc une expérience très enrichissante, nous dévoilant à la fois l’horreur qu’on vécue les prisonniers et la cruauté de leurs bourreaux.

Pour que plus jamais une telle chose ne puisse se passer .

 » N’oublions jamais. »


Mai 28 2010

L’Ossuaire de Douaumont

Publié par kuhnmanon dans 1ère guerre mondiale, Articles, Douaumont, Voyage Strasbourg      

 A l’approche de l’Ossuaire de Douaumont, c’est l’architecture de celui-ci qui me marqua en premier. C’est un bâtiment relativement imposant, tout d’abord par la taille de son cloître long de 137 mètres mais aussi par la hauteur de sa tour haute de 46 mètres. L’Ossuaire n’est pas impressionnant que par sa taille, il l’est aussi par sa forme. Le bâtiment représente entre autre une épée qu’on aurait enfoncée dans la terre jusqu’à la garde. La forme de la tour a elle aussi une symbolique importante. En y prêtant plus attention, on remarque que la tour a la forme singulière d’un obus. Si la tour à cette forme ci, c’est surement pour que personne n’oublie le nombre d’obus bombardés lors de la bataille de Verdun : 26.000.000 obus tirés soit 6 obus au m². Ce nombre fait froid dans le dos, tout comme le nombre de restes de soldats reposant dans les tombeaux du cloître : 130.000 soldats inconnus, Français et Allemands.

Ce qui m’a le plus impressionné, c’est le cloître justement. Lorsque l’on entre à l’intérieur… cette émotion qui nous envahie… je ne sais comment la décrire. On se tient là, debout, au milieu de tous ces tombeaux, de tous ces morts… Le cloître est avant tout un endroit pour se recueillir. Les familles des morts peuvent y venir s’y recueillir et prier. Mais le cloître sert aussi à rendre hommage aux victimes de la bataille que ce soit du côté Français comme du côté Allemand. L’atmosphère y est pesante et le silence régnant dans l’enceinte du bâtiment y rajoute un certain poids. L’ensemble des pierres du bâtiment sont gravées : au dos des tombeaux sont gravés le nom des lieux où les soldats sont morts au combat, et sur la voûte, chaque pierre porte le nom d’un soldat disparu ou d’une association d’anciens combattants (quelques pierres portent aussi le nom de combattants de la 2nd guerre mondiale et d’autre de la guerre d’Indochine ou encore de la guerre d’Algérie). Un sentiment d’injustice m’oppressait le cœur. Ce n’est pas normal de devoir compter autant de morts, autant de blessés qui défendaient une même cause. C’est en se tenant debout, à l’intérieur du cloître que l’on prend conscience de l’importance de ce qu’il s’est passé, que l’on prend conscience de l’horreur qu’a été la guerre. C’est grâce à tous ce qui ce sont battus en ce temps là, que la France et l’Allemagne sont ce qu’elles sont aujourd’hui. Et pour cela, ils méritent que l’on se souvienne d’eux et qu’on se remémore à jamais ce qu’il s’est passé. L’émotion me gagnât.

On trouve également dans l’Ossuaire de Douaumont, une chapelle qui permet aux familles des morts ou aux victimes de venir s’y recueillir et un musée qui se situe au premier étage du bâtiment. Ce musée est un musée de guerre dans lequel on peut y voir des reliques des villages détruits ou encore des armes qui ont servis lors de la bataille. Au sous-sol se trouve une salle audiovisuelle dans laquelle est projeté un film s’intitulant « l’Héroïsme du Combattant de Verdun » qui relate la vie d’un poilu pendant la bataille de Verdun. En haut de la tour de l’Ossuaire se trouve un phare rayonnant sur le champ de bataille et une cloche que l’on appel « le Bourdon de la Victoire » qui résonne les jours d’importantes cérémonies.

Devant le bâtiment de l’Ossuaire de Douaumont se trouve la nécropole nationale de Verdun. Sur une dalle surplombant la nécropole, on peut lire sur une plaque : « Sur ce cimetière militaire français, se sont rencontrés le 22 septembre 1984, pour la première fois dans l’histoire des deux peuples, le Président de la République française et le Chancelier allemand, avec une pensée commune pour les morts des deux guerres mondiales. Ils ont déposé des couronnes et déclaré : « Nous nous sommes réconciliés, nous nous sommes compris, nous sommes devenus amis. » (François Mitterrand, Helmut Kohl) ». Cette plaque symbolise la réconciliation de la France et de l’Allemagne, 70 ans après le début de la guerre. Elle se situe à l’endroit même ou les deux hommes s’étaient serrés la main pour sceller la réconciliation. Face à moi sont érigées 15.000 tombes. Comment ne pas se sentir tout petit au milieu de toutes ces sépultures? … En descendant dans les allées, quelque chose me frappa : certaines des tombes étaient blanches et d’autres noires! La raison de cette différence, c’est qu’elle permet de différencier, les Français (tombes blanches) qui sont les vainqueurs, des Allemands (tombes noires) qui sont les vaincus. La nécropole paraît interminable… Il y a tellement de sépultures, tellement d’allées. Le cimetière est immense… C’est un lieu d’où se dégage une très forte émotion. Le nombre de tombes dressées ici est si impressionnant mais ce n’est malheureusement qu’une infime partie des personnes qui ont disparus lors de cette bataille. A côté des tombes françaises et allemandes, je distingue un carré de tombes un peu à l’écart. Il s’agit du carré musulman. A cet endroit se tiennent 592 sépultures érigées en mémoire aux soldats musulmans « morts pour la France ». Toutes ces sépultures sont tournées vers la Mecque. La forme de ces tombes n’est pas la même que celle des tombes françaises ou allemandes. Chaque sépulture est faite avec une stèle dite « musulmane » sur laquelle on peut lire en arabe le nom du défunt ainsi que l’inscription « ci-gît ». Un monument en l’honneur des soldats musulmans fut aussi érigé à côté de la nécropole.

Un peu plus bas, à quelques mètres de la nécropole, on peut apercevoir une partie du champ de bataille qui est resté intacte depuis la bataille. Certes à l’époque, le terrain n’était fait que de terre et de boue et aujourd’hui seule l’herbe a repoussé mais le terrain est resté le même. Cela fait un sacré choc de voir ce terrain complètement déformé. Il y a des trous partout, des plus gros comme des moins gros, des « bosses », comme des petites collines… Enfin, en gros, c’est un terrain complètement détruit devant lequel je me tenais debout. Le terrain que je regardais était en fait le résultat des bombardements d’obus, ce sont les trous d’obus qui ont transformé le terrain en ce qu’il est aujourd’hui. C’est en voyant la proximité des creux que l’on se rend compte a quel point les bombardements d’obus étaient importants en nombre comme en dégâts. Ca m’a fichu une sacrée claque, une importante prise de conscience.

La visite de l’Ossuaire de Douaumont ainsi que de la nécropole nationale de Verdun, permet de voir concrètement ce que la guerre à engendré. Ce que l’on lit dans les livres d’histoire ou les récits que l’on peut nous en faire n’a rien à voir avec ce que l’on peut voir sur place. On dit qu’il y a eu énormément de morts …etc. mais cela prend toute sa dimension lorsque l’on marche au milieu de toutes les sépultures ou encore que l’on lève les yeux dans le cloître de l’Ossuaire et que l’on voit tous ces noms de disparus, tous ces lieux où ils sont tombés et où la guerre a fait des dégâts… Cela n’a rien à voir l’Histoire qu’on apprend dans les livres et l’Histoire que l’on a en face de nos yeux et que l’on se prend en pleine tête !


Mai 28 2010

Compte rendu du voyage à Strasbourg

Publié par siegmund dans 2nde guerre mondiale, Articles, Struthof      

J’ai décidé de faire ce compte rendu sur la visite du camp du Struthof à Natzweiler -qui fut le premier camp découvert par les Alliés- car c’est le lieu qui m’a le plus touché durant ces trois jours. Ce fut une dure prise de conscience. Avant d’y entrer, on se dit  que ce n’est pas possible , que tout ce que l’on nous a raconté durant les cours, tout ce que l’on a pu voir et entendre à la télé, ou lire dans les journaux et magazines n’a pas pu arriver…

Malheureusement, à l’entrée du camp, le premier choc eu lieu. Nous avons vu des potences destinées aux exécutions. Ce qui nous montre de suite l’horreur du lieu. Petit à petit, nous sommes descendus dans le camp. C’est en entrant dans chacune des « baraques » et en découvrant chacune des actions des nazis que nous avons réalisé l’atrocité de ce qui s’y était passé. Nous avons vu les cellules (ou « chambres ») des détenus ainsi que les minuscules cachots dans lesquels ils étaient parfois enfermés. Ils n’avaient pas d’autres choix que de s’y tenir assis, voire accroupis pendant plusieurs heures voire journées. Ce fut révoltant de voir une telle chose. Nous avons de suite réalisé la difficulté des conditions de vie qui étaient pour ainsi dire exécrable. Nous avons, en quelques sortes « visiter leur quotidien ». Entre autres, nous avons découvert que ce camp de concentration était aussi un camp d’expérimentation humaine qui abritait des médecins qui pratiquaient des expériences scientifiques des plus ignobles sur les prisonniers. Par exemple des vivisections (expériences douloureuses sans anesthésie), tel que des essais sur le gaz moutarde liquide qui a provoqué des brûlures très douloureuses et des morts. Il faut aussi créer un vaccin contre le typhus qui était expérimenté sur des tziganes provenant d’Auschwitz, ce qui eu pour conséquence de provoquer une épidémie de typhus dans le camp, en 1944. Par ailleurs, il y eut aussi des greffes de tissus cancéreux et des injections de peste ou de lèpre pour essayer des vaccins et des opérations de stérilisation volontaire ou forcée. Egalement, on nous a révélé que ce camp servait aussi de camp d’extermination. C’est pourquoi il contenait un four crématoire. Notre professeur d’histoire nous a expliqué que ce four servait aussi à faire chauffer l’eau : plus leurs bourreaux brûlaient de corps, plus eux -les prisonniers- avaient d’eau chaude.

Nous avons terminé la visite en allant dans un petit musée regorgeant d’informations. Nous avons donc pu approfondir ce que nous avions vu et entendu durant la visite du camp et apprendre d’autres choses encore. Comme par exemple que le taux de mortalité était de 40% et que le moindre « faux pas » était puni par une mort certaine. Nous pouvons donc en conclure que la mort était omniprésente dans le camp. Les Allemands avaient anticipé l’arrivée des Alliés en évacuant quelques prisonniers vers le camp de Dachau mais le camp du Struthof fut entièrement évacué le 23 novembre 1945.

Cette visite  fut particulièrement éprouvante émotionnellement parlant. Il régnait un silence morbide durant toute la visite. A chaque pas que je faisais, je me disais que des détenus avaient traversé les couloirs que je traversais au moment même, que je « marchais sur leurs pas ». A chaque pièce que je regardais, je me dis qu’ici et là, des hommes avaient été torturés. J’imaginais chaque scène, par rapport aux descriptions inscrites à l’entrée de chaque salle. Ce fut bouleversant. C’est d’ailleurs avec une boule au ventre, les larmes aux yeux et des frissons sur tout le corps que j’ai effectué cette visite.


Mai 28 2010

Visite du camp du Struthof

Publié par bouillem dans 2nde guerre mondiale, Articles, Struthof, Voyage Strasbourg      

Le jeudi 1er avril 2010, je sortais avec mes camarades des classes de premières L/ES et L du bus qui venait de nous conduire au village de Natzwiller, en Alsace. D’après les fascicules de l’époque, c’était un lieu « rêvé », un « site charmant et tranquille » « situé au milieu de superbes forêts et de vastes prairies » à seulement 8 kilomètres de la gare de Rothau. Il était donc facile pour les allemands d’amener leurs victimes à l’intérieur du camp du Struthof qui tenait lieu dans cette commune française. A bord de camions ou bien à pieds, les juifs, les déportés politiques, de droits communs, les « asociaux » et les autres étaient conduits dans ce camp de travail qui servait aussi de camp d’extermination. Comme ces anciens condamnés, nous nous sommes dirigés vers son entrée. Le froid accentuait l’atmosphère dérangeante (austère) qui régnait dans ces lieux –ou l’inverse. Aucun doute possible. Si la belle vue qui s’offrait sous nos yeux avait pu nous faire croire un temps à un cadre agréable, l’immense porte barbelée sur lequel était accroché la pancarte « KONZENTRATIONSLAGER NATZWEILER-STRUTHOF » (camp de concentration Natzweiler-Struthof) nous ramenait tout de suite à la dure réalité.

La première chose que j’ai vu à l’intérieur de ce camp fût la potence qui servait à la pendaison. Elle m’a sauté aux yeux à vrai dire, là en plein milieu du camp. Évidemment, elle servait pour les exécutions à titre punitif et donc publiques. Quelques mètres devant elle, il y avait une plaque disant « A la mémoire de tous les déportés étrangers morts ici pour la liberté ». De quoi être encore plus refroidi. Nous avons tout de même poursuivi notre marche le long des hauts murs dressés de barbelés et des miradors pour descendre vers le fond du camp (vers la mort ?). Au milieu, il ne restait plus grand chose. J’imagine que c’était là qu’étaient les baraques du camp et qu’avait lieu l’interminable appel. Je me suis ensuite arrêté devant une sorte de parterre en forme de croix que surplombait une vraie croix blanche près d’un petit muret. On pouvait lire les mots « Honneur et Patrie », « Ossa  humilita » (les ossements humiliés) et « A la mémoire de… » sur les 19 plaques commémoratives pour les résistants français martyrs, les républicains espagnols, les citoyens soviétiques et pour les autres. Sur une plaque était même inscrit : « Ici reposent les cendres de martyrs inconnus victimes de nazis – 1944 ». Les cendres servaient autrefois d’engrais pour le potager de la villa du chef du camp.

A droite de ce monument au morts, se trouvait le bâtiment crématoire. A son entrée, le four crématoire qui se situait au dessus de la morgue. J’ai entendu dire que brûler les corps leur fournissait de l’eau chaude, ils s’arrangeaient donc pour en brûler un maximum, aussi horrible fusse ce geste.

Derrière ce four, on trouvait des petits crochets accrochés au plafond qui étaient destinés aux pendaisons rapides, hors de la vue des autres déportés. C’est avec une grimace que je me suis engagée dans le couloir avant de me stopper devant une pièce à ma gauche : La chambre d’exécutions. La fiche accrochée au mur m’a appris que les déportés étaient ici tués d’une balle dans la nuque -dans le dos, quelle belle preuve de courage !- et que, comme je m’en doutais, la grille au sol permettait l’écoulement du sang pour un lavage plus rapide. En face, la chambre des urnes. Cette chambre contenait les urnes destinées à recueillir les cendres des incinérés au four crématoire. Pour récupérer ces urnes, les familles des défunts devaient verser une somme d’argent sans avoir la certitude qu’ils recevraient bien les cendres de l’un des leurs. En effet, certains témoignages affirmaient qu’elles étaient remplies avec n’importe quelles cendres. Il m’est impensable de me dire que les allemands se faisaient de l’argent sur le dos de ces pauvres familles. Au bout de se couloir se trouvait la chambre des cobayes qui constituait la partie « médicale » du bâtiment. Certains déportés, principalement Juifs et Tziganes, étaient enfermés dans cette chambre et soumis aux expériences que leur affligeaient les médecins et professeurs nazis. Ils pouvaient ainsi subir la stérilisation, l’application d’ypérite liquide, la scarification au bras avec des germes virulents de typhus ou encore des expériences au gaz de phosphore. Quelles qu’elles soient, ces expériences entraînaient la mort des cobayes dans d’atroces souffrances. Qui n’a pas eu envie de vomir en lisant ces mots ? Je suis retournée sur mes pas pour me diriger vers la sortie et j’ai aperçu les plaques commémoratives à l’entrée du bâtiment dont l’une était destinée à quatre femmes britanniques et françaises, membres du Special Operations Exucutive, parachutées en France puis exécutées dans ce camp.
Je me rappelle avoir apprécié le vent frais à la sortie de ce bâtiment, comme s’il m’avait permis de « digérer » ces horreurs, du moins un temps. Nous avons continué en nous dirigeant vers un autre bâtiment voisin, le Bunker, où les allemands avaient aménagé des cellules. Les cellules étaient différentes selon le degrés de peine : le premier degré consistait à enfermer un -voire plusieurs- déporté dans une cellule avec couchette en bois et pain et eau pendant trois jours, le second degré consistait à la même peine allant jusqu’à quarante-deux jours cette fois-ci, et le troisième degré consistait à enfermer un détenu dans une cellule où il ne pouvait ni s’assoir ni s’allonger, nourri au pain et à l’eau durant les trois jours précédant son exécution. Il y avait également, dans la première pièce à droite en entrant, un chevalet à bastonnade ou Prügelbock. Les déportés y étaient attachés contre les lattes, les pieds pris à l’intérieur d’une planche afin de recevoir entre dix et cinquante coups de triques sur les reins. Pour accentuer un peu plus ce supplice, ils devaient compter les coups eux-même. Bien souvent, les déportés s’évanouissaient ou mouraient avant la fin de cette torture. Quand à ceux qui avaient la chance d’y survivre, ils en gardaient les cicatrices à vie.
Nouveau besoin d’air, c’était trop dérangeant d’être à l’intérieur de ces bâtiments. Je m’apprêtais à faire le chemin inverse pour remonter vers l’entrée du camp mais je me suis arrêté devant une sorte de monument. Du fond du camp, on avait une meilleure vue sur celui-ci. Il se composait d’une croix et d’une plaque avec en arrière plan un grand bloc de pierre me semblait-il.

Comme je l’avais fait plusieurs minutes plus tôt en sens inverse, j’ai remonté le chemin vers la partie supérieure du camp avant d’entrer dans le musée.
C’est là que pendant environ une heure nous avons tenté de remplir le questionnaire donné. Ce travail nous a permis d’en apprendre plus sur la vie difficile que menaient les déportés et sur la déportation en général. J’ai pu lire ou voir de nombreuses fiches et dessins sur l’histoire des camps, les conditions de vie des camps, les violences, le travail des déportés, la faim, la « déshumanisation ». J’ai également vu un film qui retraçait l’évolution du site du Struthof, autrefois cadre agréable de ski, en camp de l’horreur. Il y avait des vitrines contenant des objets du quotidien, des uniformes… des reconstitutions, de chambres par exemple.

Je pense qu’il est important pour les nouvelles générations comme la notre de connaître l’histoire de ces hommes. Il est du devoir de l’humanité de faire un travail de mémoire en hommage à toutes ces victimes innocentes, à tous ces hommes qui se sont battus au prix de leur vie pour les défendre et pour la liberté. Même s’il est difficile de marcher sur les pas de ces défunts, que l’idée que ces fantômes nous on précédé sur ce site est plus qu’inquiétante, ce fut une expérience intéressante et bénéfique. Malgré le cadre paisible autour du camp, il règne à l’intérieur de celui-ci un climat angoissant. La vue magnifique qui baigne le Struthof n’accentue qu’un peu plus le côté dramatique du site et je trouve cela bien dommage d’avoir transformé un si bel endroit en lieu de souffrances et d’inhumanité.
Tout ce que nous pouvons faire aujourd’hui, c’est continuer de visiter ces camps, de parler de ces horreurs afin de briser l’affirmation d’Elie Wiesel : « le bourreau tue toujours deux fois, la seconde fois par l’oubli ».


Mai 25 2010

« Un combattant muté au Stalag VI J »

Publié par plardpamela dans 2nde guerre mondiale, Articles, Lettre      

Ich bin in das Stalag VI J

Postsendungen ohne Angabe der Kriegsgefandenen-Nr. gehen als unzustellbar zurück.                                                            Les envois postaux sans indication du matricule du P.G, seront retournés comme inadmissibles.

 

Kriegsgefanfenenlager                                                                                                                                                                                  Camp des prisonniers

Datum:    dimanche 7. 2.43

 

Ma petite femme temp aimée.

Je vient te donner de mes nouvelles qui sont bonnes.  J’éspère que ma carte te trouverra de même ainssi que mes chers petits.  Aussi ma chérie je n’est pas encore de tes nouvelles que je  trouve le temp long. Enfin il faut patienter et enduré tout sela. Enfin ma chérie soit courageuse. Bientôt je serait dans tes bras est pour toujours. Donc ma petite Georgette en attendant se grand jour recoie de cherie qui ne toublie pas ses plus tendres caresses.

Ton Jean qui t’aime.

 

 

 

Kriegsgefangenenlager                                                                                                                                                                                  camp des prisonnier

Datum: dimanche 24.4.43

Ma petite femme temp aimée.

Je t’envoie de mes nouvelles qui sont toujour bonnes et j’éspère que ma carte te trouverra de même. Je n’est pas encore recue de tes nouvelles ni colio. Je trouve le temp bien long.  Enfin sa commence a arriver. J’espère en avoir cette semaine, car je n’est plus rien. Enfin ma cherie soit toujour bien courageuse bientôt je serais dans tes bras. Donc je termine en t’embrassant bien . . . ( la suite n’est pas lisible )


Mai 25 2010

La bataille de Verdun : 21 Février au 19 Décembre 1916

Publié par milletgregoire dans 1ère guerre mondiale, Articles, Verdun, Voyage Strasbourg      

Célèbre car terrible, la bataille de Verdun se déroula du 21 février au 19 Décembre 1916. Faisant plus de 300 000 morts deux camps confondus, son utilité fut quasi nulle, tant la situation d’après fut identique à celle l’a précédent, mise à part des effectifs réduits de 163 000 soldats pour l’armée française, et de 143 000 soldats pour l’armée allemande.

Cette bataille fera également la réputation du général Pétain, avec son système de rotation des troupes à hauteur d’environ 70%, ce qui diminiuera substantiellement la pénibilité du travail du soldat français. A contrario et à titre d’exemple, dans le camp opposé la rotation des troupes Allemandes fut presque inéxistante.

Etudier par certains théoriciens Allemands, le masacre de la bataille de Verdun s’expliquera par l’immobilité. Et, en effet, sous le feu des Panzers en 1940 ( chars militaires Allemands ), Verdun tombera en 24h


Mai 25 2010

Monsieur Maginot et Son projet

Publié par Guillaume dans 2nde guerre mondiale, Articles, Ligne Maginot      

André Maginot est né le 17 février 1877                                     Andre_maginot 1

André Maginot est élu député en 1910. puis il fut nommé plusieurs fois secrétaire d’Etat et ministre, il fut egalement officier durant La Grande Guerre

En tant que ministre de la Guerre de 1922 à 1924 et de 1929 à 1932, il active la réalisation du programme de fortifications. Le 28 décembre 1929,il propose donc aux députés son projet de défense, le 14 janvier 1930 ils  accordent sur cinq ans 2 900 millions de francs pour la défense terrestre des frontières. Par des additifs, le total des crédits s’élève à 3 442 millions à la fin de 1930 avec cette répartition en coûts de travaux : 55 % pour la Lorraine, 26 % pour l’Alsace, 10 % pour les Alpes.

Le système défensif est terminé en 1936, et est baptisé par la suite  » la  ligne Maginot  » ,cette installation aura donc couté plus de 5 milliards de francs alors que selon  les specialistes cette ligne de defence fut inutile aux Francais elle  servit même aux  Allemands durant l’occupation.

Majinot 1

Il meurt en 1932 de la typhoide.


Mai 25 2010

Les pupilles de l’état

Publié par bellangerchloe dans 1ère guerre mondiale, 2nde guerre mondiale, Articles      

Les pupilles de la Nation sont des enfants , des victimes de guerre adoptés par la Nation depuis la loi du 27 juillet 1917. Ce sont des enfants mineurs placés sous la tutelle de l’état souvent orphelins de guerre. Ce sont des enfants dont le père, la mère ou le soutien de famille est décédé au cours de la guerre, ou encore des enfants de victimes civiles tuées par l’ennemi sans être soldat. Ce sont aussi des mineurs dont le père, la mère ou le soutien de la famille est dans l’incapacité de travailler à cause de blessures ou de maladies contractées au cours de la guerre. Ils bénéficient du soutien et de la  protection de l’état jusqu’à leur majorité.

Près d’un million d’enfants sont concernés suite à la guerre de 1914-1918, 300 000 pour la guerre de 1939-1945 ,         30 000 pour l’Indochine et 18 000 pour la guerre en Algérie.


Mai 25 2010

Ordre de mobilisation générale.

Publié par lanciauxjuliette dans 1ère guerre mondiale, Articles      

Sur les murs des communes de France, on peut lire : « Par décret du président de la République, la mobilisation des armées de terre et de mer est ordonnée, ainsi que la réquisition des animaux, voitures et harnais nécessaires au complément de ces armées. Le premier jour de la mobilisation est fixé au 2 août 1914. Tout Français soumis aux obligations militaires doit, sous peine d’être puni avec toute la rigueur des lois, obéir aux prescriptions du fascicule de mobilisation (pages colorées placées dans son livret). »

 

L’appel aux armes. Ces affiches ont été distribuées et placardées dans tout Paris la première semaine de mobilisation.
Source : L’Illustration – l’album de la guerre 1914-1919