Maxime Joyal

28 07 2015

Maxime JOYAL

 (1905-1982)

Joyal_chimieIssu d’une famille de vignerons installée à Saint-Bris-le-Vineux (89) depuis des générations, Maxime Charles JOYAL est né à Saint-Bris-le-Vineux le 30 décembre 1905, il s’y est marié le 8 août 1934 avec Madeleine Suzanne BOIVIN, née le 12 juillet 1914 à Ligny-le-Châtel ; il décède le 11 septembre 1982, à Saint-Bris-le-Vineux, âgé de 76 ans. Professeur de physique et chimie au Lycée Charlemagne, Paris (en 1941), il est l’auteur, le plus souvent en collaboration avec Jean Baptise Lamirand, de manuels de physique et de manuels de chimie pour les classes de lycées et pour les classes préparatoires aux grandes écoles. Ces ouvrages connaîtront un large succès et de nombreuses rééditions des années 1940 aux années 1960.

 Rétrospectivement, Lamirand et Joyal restent prudent concernant les idées récemment introduites en physique et en chimie : « Toutefois certains ouvrages, par exemple le manuel de Chimie de Lamirand et Joyal à destination des élèves de Terminale, publié en 1951 (soit 6 ans après Hiroshima), et dans lequel un chapitre complet est consacré à présenter une structure assez détaillée de l’atome, emploient encore le mot hypothèse (p. 13) :

« La théorie atomique repose sur trois hypothèses fondamentales :

1. l’hypothèse moléculaire ;

2. l’hypothèse d’Avogadro ;

2. l’hypothèse atomique. »

Dans ce cas, il ne semble pas y avoir tellement de différences avec le cours de chimie de Métrai de 1907. A moins qu’il s’agisse d’une confusion récurrente de formulation, volontaire ou non, avec le concept de modèle.

Pourtant au niveau de la recherche, L. Poincaré, indiquait dès 1908 : « […] divers physiciens, M. Langevin par exemple, demandent que l’on fasse passer les atomes du rang des hypothèses à celui des principes », au niveau de l’enseignement. Le même Langevin, cité par Hulin (1996), insiste déjà dès 1904 sur l’intérêt pédagogique de ces idées (p. 114) :

« Il suffit, d’ailleurs, de voir avec quelle avidité de bon aloi les élèves assimilent les quelques indications bien vagues que l’on peut se permettre à ce sujet [les idées atomistiques], où ils trouvent avec joie le support qui leur manque, pour être convaincus qu’on se prive volontairement dans l’enseignement secondaire d’un levier bien puissant, par un scrupule de rigueur tout à fait exagéré, et par suite du discrédit injuste dans lequel ces hypothèses sont tombées ».

Aussi, est-ce vraiment un scrupule de rigueur qui explique que cette introduction de concepts de la physique moderne, notamment l’électron, s’est faite si lentement dans l’enseignement secondaire ?

Nous écartons l’hypothèse d’un savoir non vraiment légitimé (tout au moins à partir de 1913) par la communauté scientifique. » [http://trema.revues.org/1811]Joyal_physique_1

Bibliographie :

Joyal (M.)   Cours de physique pour les classes de mathématiques spéciales… chaleur, éd. Masson, 1960, sous la direction de J. Faivre-Dupaigre

Joyal (M.)   Cours de physique pour les classes de mathématiques spéciales… électricité, éd. Masson, 1943 ; 1959

Joyal (M.)    Chimie. Classes de seconde C, M, M’.  1964

Lamirand (J.) / Joyal (M.)  Chimie. Classe de 2e A et B.  1948

Lamirand (J.) / Joyal (M.)   Chimie. Classes de 2e C et moderne.  1953

Lamirand (J.) / Joyal (M.)   Chimie. Classes de 2e. Séries C, M et M’. 1961

Lamirand (J.) / Joyal (M.)   Chimie. Classes de 1ère C, moderne, C’ et M’.  1959

Lamirand (J.) / Joyal (M.)   Chimie. Classes de 1ère. Séries A, A’ et B.   1959 …

Lamirand (J.)/Joyal (M.)  Chimie. Classes de 1re C & moderne. 1943 ;1946 ; 1950 ; 1954 …

Lamirand (J.) / Joyal (M.) Chimie. Classes de Mathématiques et Sc exp.    1951 ; 1959

Lamirand (J.) / Joyal (M.)  Physique. Classes de Mathématiques et de Sc. exp.    1952

Lamirand (J.) / Joyal (M.)   Sciences physiques. Classe de Philosophie.   1952

 


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