Louis Eugène Bérillon

21 11 2013

 

 

Louis Eugène BÉRILLON

(1827- ?)

 Louis Eugène Bérillon, né le 10 juin 1827, à Maligny (89), d’une famille bien implantée dans ce terroir. Son frère, Bernard Germain sera maire de Maligny ; destitué à cause du gouvernement d’ordre moral instauré par Mac Mahon en 1873, il est soutenu par les habitants qui impriment une pétition titrée : « Comme quoi les habitants de Maligny ne sont pas du tout contents que l’ordre moral ait révoqué leur maire et comme quoi ils établissent par des faits, bons à conserver pour l’histoire locale, qu’on n’a pu le révoquer que pour ses opinions libérales ».

Louis Eugène est un temps instituteur à Saint-Fargeau (annuaire de l’Yonne 1854) ; en 1869, il est dit ex-instituteur de Saint-Fargeau, selon les pages d’introduction de la 10e édition de son ouvrage. Il fait publier avant 1862 « La Bonne Ménagère Agricole – Simple notion d’économie domestique – A l’usage des Écoles de Jeunes Filles ».

Cet ouvrage fut abondamment utilisé dans les écoles de province et connut une dizaine de rééditions -la dixième édition est datée de 1889-.

 L’écrivaine, Colette, le cite plusieurs fois dans ses œuvres : Pléiade T. I, p. 193, 263-265, 1285-1286. Elle brocarde allégrement l’introduction de l’ouvrage dans Claudine à l’école :

 « Ô Bérillon, que tu as amusé les sales petites filles dont j’étais. Ta préface, nous la mimions en la déclamant. Marie Belhomme €[…] tendait au ciel ses mains de sage femme et apostrophait […] la jeune fille des champs, […] ‘repoussez comme détestable la pensée de vous éloigner de vos parents et de la maisonnette où vous êtes née ! Si vous saviez à quel prix celles dont vous enviez le luxe ont acheté la soie et les bijoux dont elles se parent’ ! […]

_ dix francs la nuit, interrompait Anaïs, je crois que c’est le prix à Paris ! »

  Bérillon_01_b  Bérillon_02c

Bibliographie : La Bonne ménagère, Louis-Eugène Bérillon, ed. Albert Gallot, Auxerre, 1889

Quelques Côtés de la vie publique à Guerchy à la fin du XVIIIe siècle, par Louis-Eugène Bérillon (1887)

 

C’est sans doute la notoriété que lui a donnée Colette qui lui a valu un reprint récent par la librairie Hachette :

« La Bonne Ménagère agricole, ou Simples Notions d’économie rurale et d’économie domestique : Parution : 01/05/2013, Collection : Savoirs et Traditions : Agronomie et Agriculture ; EAN : 9782012861350 ; Prix : 15.40 € ttc ; nombre de pages : 334

Date de l’édition originale : 1888

Ce livre est la reproduction fidèle d’une œuvre publiée avant 1920 et fait partie d’une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d’un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l’opportunité d’accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.  »

 

On notera que Louis Eugène Bérillon est le père du médecin Edgar Bérillon, auquel Paul Camille Dugenne consacre l’article ci-dessous, sans citer qu’il fut un patriote très excessif pendant la Grande Guerre. En effet, il publie ses théories sur la « Bromidrose fétide » ou encore « la Polychésie » de la « race allemande » (auxquelles Guy Betchel consacre un chapitre de son ouvrage: « Délires racistes et savants fous », Plon, 2002).

 

BÉRILLON Justin, Edgar, Eugène

° Saint-Fargeau, 23 V 1859 ; † Paris, 6 III 1948.

– Docteur en médecine, élève de Bouley, Retterer, Perrier, Milne-Edwards, Dupont-Pallier, Paul Bert, Brown-Sequard et Roux. Il apporte dans le domaine de l’hypnotisme une méthode scientifique intéressante. Fonde (1846) l’Institut psychophysiologique qui devient l’École de Psychologie; il est nommé secrétaire général du premier congrès international de l’hypnotisme (1889) et du second (1900) ; il est directeur de l’École et de la Revue de psychologie appliquée. Il poursuit ses travaux jusqu’en 1939. Il est encore président de nombreux congrès de psychologie, fondateur de la Société de psychothérapie et de celle de psychologie comparée. Il pose comme doctrine de base : objectivité, plus scrupuleuse expérimentation. Il publie en 1884 sa thèse : La dualité cérébrale et l’indépendance fonctionnelle des deux hémisphères cérébraux d’où découle une science la Cryptognose qui a pour but d’évaluer la valeur psychologique d’un individu. Il met en valeur les maladies du jugement, négligées par la plupart des psychologues et dégage l’idée fondamentale que le cerveau est doué de sa fonction mimétique, contrôlant toutes les fonctions de notre organisme et dont l’abolition débouche sur l’hystérie.

– Étudiant la « malléabilité mentale », il dote la psychothérapie de deux moyens efficaces : le réflexe verbo-auriculo-ducteur, qui assure la maîtrise de soi et de la psychothérapie graphique : deux voies qui ne sont ni développées ni perfectionnées ; ne considérant l’hypnotisme que sous son aspect individuel, on n’a pas étudié les « formes d’hypnotisme social et politique, si bien utilisées par l’Allemagne hitlérienne et plus récemment par l’islam et par la publicité ».

= Le Concours de l’agrégation en médecine et son remplacement par l’institution des privatdocents (1895) –L’Hypnotisme et orthopédie mentale Hypnotisme et suggestion, théorie et application pratique (1891) –Hypnotisme expérimental. La Dualité cérébrale et l’indépendance fonctionnelle des deux hémisphères cérébraux […] (1884) – L’Œuvre  scientifique de Paul Bert (1887) – Premier congrès international de l’hypnotisme […] en 1889 (1889).

[La, DBF / Lacroix, BN]




Michel Laurent

17 09 2013

Michel LAURENT

(1936 – …)

    Michel Laurent est né le 2 février 1936 à Paris (6e), instituteur, directeur d’école, puis psychologue scolaire, il fit carrière dans le département de l’Yonne. Il est l’auteur d’une brochure de 64 pages destinée à la préparation des employés communaux à l’épreuve de français du concours de commis et à l’examen d’aptitude à l’emploi de secrétaire de mairie des communes de moins de 2 000 habitants, éditée en 1981 par le CFPC (Centre de Formation des Personnels Communaux, devenu après 1987 le CNFPT – Centre National de la Fonction Publique Territoriale).

    La brochure connut plusieurs éditions : d’abord, avec Jeanne SIMON (éditée en 1980), puis avec Michel Laurent seul (édition de 1981, bleu, 64 pages).Une annexe de 48 pages d’exemples d’épreuves d’examens fut réalisée avec Jacques DUMONT l’année suivante (1982).

    Un second ouvrage sortira en 1989 à destination des candidats au concours de commis territorial, en adaptation à la nouvelle formule de concours (80 pages), sous l’égide du CNFPT (successeur du CFPC).

     Ces ouvrages sont des exemples de brochures éditées dans un cadre particulier pour des formations professionnelles spécifiques par un organisme de tutelle dont l’édition n’est pas le souci premier. N’entrant pas dans le cadre des grandes collections, elles ont une vie brève et sont rarement conservées en bibliothèques.

     « La brochure était destinée à la préparation au concours de secrétaire de mairie et de commis ; elle connut deux éditions, l’une avec plusieurs co-auteurs, puis une seconde où je fus seul auteur après le retrait des collaborateurs de la première édition.

    L’ouvrage été diffusé dans la France entière, mais je n’ai jamais su à combien il avait été tiré. Ma rémunération fut de l’ordre d’un mois de salaire d’instituteur. J’ai été très libre tant pour le contenu que pour la forme. J’ai pu imposer ma mise en page, si l’on m’avait imposé une forme, je crois que j’aurais renoncé. J’ai dû me rendre plusieurs fois à Paris pour mettre l’ouvrage au point avec l’imprimeur. » [Michel Laurent]

 

 




Roger Crouzet

30 08 2013

Roger CROUZET (1941-…)

Un temps instituteur à Mélisey (89), Roger Crouzet né en 1941, est un adepte de la pédagogie coopérative inspirée de Célestin Freinet. A ce titre il est auteur de nombreux articles, de brochures éditées par l’I.C.E.M. ou la C.E.L. Au cours des années quatre-vingt, il devient conseiller en Arts plastiques pour le département de l’Yonne jusqu’à sa retraite en 1996. Dans le droit fil de ses activités professionnelles en Arts plastiques, il réalise des poteries.

 On lui doit :

Il coule le cidre doux, C.E.L. Cannes, collection Bibliothèque de travail Junior

L’Hôpital de Tonnerre de 1293 à nos jours, 1977, C.E.L. Cannes, collection Bibliothèque de travail, 40 p.

Il participe largement au numéro 74 de la revue Art enfantin dont nous donnons ci-dessous le sommaire puisque : « Ce numéro pourrait porter le n° 89 car il a été réalisé par le département de l’Yonne, mais il ne porte que le n°74 » ainsi qu’il est mentionné en sous-titre.

Art enfantin, n°74 CEL, nov. déc. 1974

Sommaire :

LE MUSÉE DOMAINE DES ENFANTS, par Roger CROUZET et les classes de Suzanne GUILLOT, André AUGER et Jean-Paul LEAU. Illustration : – Album de la classe maternelle de S. Guillot à Auxerre ; – Statuettes de la classe maternelle de A. Auger ; – Album de Renaud « Mon tableau », classe de J.P Leau à Jonches

13. LE THÉÂTRE DE JOUY par la classe de Simone et André HEURTAUX. Illustration – Dessin de Renaud : école de Jonches ; – Collage de l’école des Prés-Haut à Tonnerre

22. VIENS, TU SERAS BIEN, un album de Brigitte, école de Mélizey, classe de Jacqueline CAUX

24. LOIS ET SECRETS, texte et dessin de Martine, école de Ouanne, classe de Daniel CARRE

26. TECHNIQUE Les collages par R.CROUZET. Illustration de l’école maternelle des Prés-hauts à Tonnerre, classe de Mme Desblaches et de l’école de Saint-Fargeau, classe de Maryse Bertalot.

30. LES CHEVAUX, Un disque ICEM n° 11 présenté par J.P. LIGNON

31.ACTUALITÉ MEB

EN COUVERTURE, Dessin à la craie – sur bois – de Brigitte, école de Mélisey, classe de R.Crouzet

EN SUPPLÉMENT – une Gerbe « textes libres » n°2 ; – une Gerbe Adolescents : « École ? » ; – un disque ICEM n°11 « Les chevaux »




Marguerite Lavaut

22 06 2013

Marguerite LAVAUT

(… – 1932)

Elle cosigne avec Charles Ab Der Halden Fauvette et ses frères et la Chaumine.

     On a déposé, un jour de 2013, au Musée du livre scolaire d’Auxerre, une photo, provenant d’un cadre récupéré pour un autre usage, avec cette précision : « cette personne a écrit des manuels scolaires, elle est de l’Yonne. » Au dos de la photo : « Mlle Lavault, directrice école communale de jeunes filles rue des Halles* 18 » Sur la doublure en carton, à demi effacée, cette mention : « Marguerite Lavaut + 1932 [ou 1933] ».

        Nous pensons donc détenir maintenant un portrait de la collaboratrice de Charles Ab Der Halden. Voici ce que nous a communiqué au sujet de mademoiselle Lavaut, une arrière-petite-fille d’Ab Der Halden, Valérie Masse :

       Mon grand-père a écrit : « Après avoir été reçu 1er au concours de l’inspection, il [Charles Ab Der Halden] fut d’abord nommé inspecteur de l’enseignement primaire à Saint-Amand-Montrond (Cher), où il resta deux ans. Il y fit la connaissance d’une excellente institutrice, Melle Lavaut, avec laquelle notre famille entretint des relations amicales et qui collabora avec lui, en 1932/1934 pour écrire et publier chez Bourrelier deux livres de lecture : « Fauvette et ses frères » et « La Chaumine » que papa complètera tout seul par « Hors du nid », écrit en trois semaines à Evreux chez ma sœur Jeanne. »

*La rue des Halles est une rue du 1er arrondissement de Paris qui débute 104 rue de Rivoli pour s’achever 7 rue Saint-Denis. Crée le 21 juin 1854 elle est longue de 235 mètres.

Deux vues  actuelles (2013) de l’immeuble du 18 rue des Halles :




Marguerite Bodin

14 02 2013

Marguerite BODIN

(1869-1940)

       Marguerite Bodin est née à Appoigny (89) en 1869, elle fait partie du premier contingent d’institutrices laïques normaliennes. L’annuaire de l’Yonne nous apprend qu’elle fut institutrice à Appoigny, où sa famille était installée, de 1897 à 1900, puis à Bazarnes (89) en 1902. Militante des droits de la femme elle est la cheville ouvrière de la constitution de la fédération des GFU (Groupes féministes universitaires) qui se met en place réellement en 1905 au Congrès de Lille. A cette époque, Marguerite Bodin quitte vraisemblablement l’Yonne puisqu’elle se marie à Versailles en 1906 où elle habite un temps. Vers 1920 après son veuvage (son mari est sans doute mort au champ d’honneur puisqu’elle réclame le statut de veuve de guerre), elle garde le domicile de ses parents, 7 rue des Solitaires, puis, en 1926, elle quitte Paris pour résider à Savigny-sur-Orge, tout en faisant de longs séjours à Appoigny.

Elle meurt au Cannet (06) le 21 janvier 1940, selon la mention porté sur une lettre revenue à la Société des gens de lettres.

 

——— Revue de l’enseignement primaire et supérieur – n°21, 22e année, 18 février 1912 :

Marguerite Bodin, La lecture intelligente, Nouvelle méthode de lecture.

Le livre-jouet, le livre qui permet d’apprendre à lire en s’amusant : voilà le tour de force qu’a réalisé Marguerite Bodin.

Voyons les mots maintenant2 magnifiques livrets en deux couleurs et illustrés de près de 1 000 gravures, Prix de chaque livret cartonné : 0,50 Fr en spécimen ; 0,15 Fr

 Ce qui frappe tout d’abord en ouvrant les deux livrets qu’elle nous offre, c’est la multiplicité des gravures qui les ornent. Le premier n’est presque gravures, gravures  très nettes, très bien exécutées, permettant aux tout jeunes bébés de reconnaître, du premier coup d’œil, les objets représentés.

Et, en y regardant d’un peu plus près, on voit  que les pages couvertes de gravures ne sont pas autre chose que les cartons d’un véritable jeu de loto.

Il m’est arrivé de me composer, pour mon usage personnel, une méthode de lecture. Je m’étais fait une loi de n’y introduire que des mots d’usage extrêmement courant

Marguerite Bodin est allée beaucoup plus loin. Non seulement elle s’est interdit tout mot n’appartenant pas au langage populaire, mais encore elle a mis à contribution le vocabulaire spécial au premier âge et aux mamans.

« Toto a du bobo » lit-on dès les premières pages. Et à cela, on reconnaît le louable effort qu’à fait l’auteur pour se mettre, si je puis m’exprimer ainsi, dans la peau des ses petits lecteurs.

Avec un pareil livre, on ne court pas le risque de commettre le crime de faire répéter aux écoliers des mots n’ayant aucun sens pour eux.

La graduation choisie est telle qu’au bout d’un petit nombre de leçons, les élèves arrivent à lire de petites historiettes, comme celles du Rat Lunin et de la Souris Rinotte, qui les mettent dans la jubilation.

Enfin l’ouvrage est précédé d’un véritable cours de méthodologie à l’usage des maîtres, pour l’enseignement de la lecture. On y trouve l’indication d’une foule de procédés permettant de donner un enseignement intelligent, vivant, varié et attrayant.

Le livre de Marguerite Bodin facilitera la tâche des maîtres et, par-dessus tout, il fera aimer l’école : c’est pourquoi je me fais un plaisir de le signaler aux Camarades.

G. Clémendot

———

Bibliographie :

Une Lecture intelligente, parution en livrets à partir de 1911 à la Bibliothèque de l’éducation

Jacques et Zette, 1929, Armand Colin, 9 éditions, la dernière en 1952.

Les Surprises de l’école mixte Librairie universelle Paris 1905

Psaumes d’amour, 1920,éd. E. Figuière [qui lui valent d’être parrainée pour accéder à la Société des gens de lettres]

l’Institutrice, 1922, éd.Doin, est réédité en 2012 avec un avant-propos de madame Denise Karnaouch, éd. Harmattan, Histoire Du 20ème Siècle à Nos Jours, 352 pages, 21.5 X 13 cm, 480 grammes

Contes bleus et roses, 1923, Bibliothèque d’Education. In-8 Carré. Relié. 128 pages. Illustré de nombreux dessins en noir et blanc dans le texte. Illustrations d’Albert Muhlemann. 

 

 

 

 

 

 

 




Jacques Mignot

4 01 2013

Jacques MIGNOT (1936- 2006),

et les CPC, CPD de l’Yonne

 Jacques Mignot, né le 1er octobre 1936, époux de Michèle Bourdon, instituteur à Saint-Martin-sur-Oreuse en 1962, est, dès 1972, un des premiers conseillers pédagogiques de l’Yonne pour l’école élémentaire en Éducation Physique et Sportive (E.P.S.). Il constitue plusieurs recueils de fiches destinés à promouvoir l’éducation physique et sportive dont l’élaboration est le fruit d’un travail collectif. Jacques Mignot est décédé en 2006.

Les fiches sont d’abord dupliquées de façon artisanale, par l’USEP de l’Yonne, pour être expérimentées dans les classes et sont éditées en 1979 par le Centre Départemental de Documentation de l’Yonne sous forme de 180 feuillets mobiles (ASIN: B0000E9AD3) sous le titre de « Gymnastique sportive à l’école élémentaire ».

Cette édition ne fut qu’une étape du développement du produit qui continua à être testé selon la même méthode. D’autres brochures, pour la plupart sans mention d’auteurs sont publiées.

– USEP 89, Voile, 1/un enfant un optimist, 2/un élève un moniteur, un 420, juin 1978

 

 

 

 

 

 

– Bulletin USEP, spécial sports collectifs, 1979

Gymnastique sportive, cahier technique n°1 destiné aux maîtres CE2, CM1, CM2

Gymnastique sportive, cahier technique n°1, acrobatie au sol, barres –fixes, asymétriques-, planches parcours

Gymnastique sportive, cahier technique n°2, mini-trampoline, poutre, saut de cheval

Gymnastique sportive, document provisoire, avril 1983

Jeux de règles du CP au CM (USEP Yonne, septembre 1989)

 

 

 

 

 

 

Trousse de première urgence, éducation physique à l’école élémentaire et maternelle, 1989

 

 

 

 

 

 

Les activités d’orientation, salle, gymnase, école, square, stade, quartier, forêt, de l’enfant perdu à l’enfant trappeur, novembre 1998

– Gymnastique sportive à l’école élémentaire, de Jacques Mignot, Direction départementale de la jeunesse et des sports Yonne et Centre départemental de documentation pédagogique.

Au fur et à mesure de la création de postes, les conseillers pédagogiques (CPC – Conseillers de Circonscription et CPD – Conseillers Départementaux) sont associés à l’équipe de rédaction et de diffusion, de même que les enseignants volontaires. Des stages, organisés le plus souvent pendant les vacances des enseignants dans les locaux de la FOCEPY, au Bourdon, regroupent les militants qui critiquent, proposent, améliorent….

Ont ainsi participé à la réalisation de ces fiches, entre autres, Pierre Laguillaumie (voir ci-après), Joël Floreau (22/06/1939- novembre 2004 – voir ci-après), Moïse Gouraud (24/05/1938-…), Guy Tournaire (18/06/1932-…), Jean-Paul Euffroy (10/04/1941-…), Gérard Vergnaud (10/01/1952-…), Francis Humbrecht (31/03/1949-…), Daniel Lardry (28/02/1942-…), Jean Guidi (28/01/1938-…), André Chalmeau (06/07/1938-…), Josette Worobel (Poulain) (1947-…), pour ce qui est des conseillers pédagogiques. S’il n’est pas possible d’établir une liste des enseignants, militants des structures du sport scolaire (USEP) ou non, il convient cependant de les mentionner. Après ces parutions il n’y a plus eu d’autres publications de ce type (collectif et militant en lien avec  l’U.S.E.P.- 89). La conception de l’EPS de Jacques Mignot différait sans doute de celles de ses successeurs et d’autre part il y a eu une grande mobilité chez les CPC, puis chez les CPD, chacun suivant son propre plan de carrière.

Pierre Laguillaumie

Pierre Laguillaumie, « Pour une critique fondamentale du sport ». Partisan N° 43. Sport, culture et répressions. Maspéro. 1968.

 « Nous sommes arrivés à rattacher directement le sport, comme ensemble de représentations collectives, de préjugés, de mythes à l’existence de rapports de production déterminés, à l’existence de la domination de classe de la bourgeoisie, tant il est vrai que les pensées dominantes ne sont jamais que les pensées de la classe dominante ».

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Joël Floreau, maître d’école

« Les amis de l’école devraient être nombreux cet après-midi au crématorium des Conches à Auxerre pour rendre un dernier hommage à Joël Floreau, disparu brutalement à l’âge de 65 ans. Militant discret mais efficace, il avait consacré toute sa vie d’enseignant à l’éducation des enfants tant à l’école qu’à l’extérieur, dans le cadre des activités post et péri-scolaires.

C’est à Joigny, au groupe scolaire du Clos Muscadet, qu’il occupa son premier poste d’instituteur. C’est à Joigny aussi qu’il mit en place les premières classes de neige. A Joigny, où il fut un des éléments moteur du groupe des Eclaireurs dont les activités, sur le site de Bois-aux-Coeures, ont été suivies par bon nombre de Joviniens.

Attiré par les activités sportives, Joël Floreau devint, en 1971, conseiller pédagogique en EPS et il s’investit beaucoup dans les mercredis de l’USEP. C’est d’ailleurs comme conseiller pédagogique qu’il termina sa carrière professionnelle, après avoir réalisé un travail important sur l’écrit en utilisant la presse comme support.

C’est ainsi qu’il fut à l’origine, avec Murielle Karotsch, de la première « Page des écoliers » publiée le 24 novembre 1987. Si depuis 17 ans une dizaine de classes produisent cette page chaque année, elles le doivent en grande partie au travail réalisé par Joël Floreau dans les écoles. Serviable et dévoué, il était aussi un ardent défenseur de « l’Yonne-Républicaine », dont il connaissait parfaitement les rouages au point d’accompagner, parfois, les visites du journal.

Son engagement fut aussi dans la vie publique, comme conseiller municipal de Joigny. Il milita enfin dans une association de dons d’organes. Un sujet qui lui tenait particulièrement à cœur pour avoir bénéficier lui-même de deux greffes de reins.

Joël Floreau mit la « Page des écoliers » sur les rails. Parce qu’il voulait donner un sens à l’écriture. »

(Yonne Républicaine – nécrologie 23/11/2004)

 




Dorlhac de Borne

20 12 2012

Jean Marie Alphonse Sylvain

DORLHAC DE BORNE

(1821 – 1905)

   Originaire du Puy (Haute-Loire) où son père était substitut du procureur du roi, Jean Marie Alphonse Sylvain Dorlhac de Borne entre dans l’enseignement le 10 octobre 1844 ; il est nommé secrétaire de l’Académie de l’Yonne le 7 février 1852 ; agent-comptable de la faculté des lettres et des sciences de Dijon le 24 août 1854, puis directeur de l’Ecole normale primaire d’Auxerre le 2 novembre 1854.

   Il se marie à Auxerre en 1853 avec Laurence Prisette Elise LESCUYER. La famille s’installe à Auxerre où naissent deux enfants : Julie (1855) et Jean Alexandre Eugène (1862). Il publie en 1869, chez Charles Gallot, imprimeur-libraire à Auxerre, une Géographie physique, agricole, industrielle, commerciale, administrative et historique du département de l’Yonne, épais recensement de 404 pages des ressources du département de l’Yonne. Il publie encore en 1874, en collaboration avec  A., LEFEBVRE Petite géographie du département de l’Yonne, collection Levasseur A.. Après 1875 il quitte le département de l’Yonne puisqu’on le retrouve en 1881, lors du décès de son épouse, directeur de l’École normale d’Aix-en-Provence. Il décède le 23 janvier à 1905 à Tarascon (13).

   Jean Marie Alphonse Sylvain Dorlhac de Borne est chevalier de la Légion d’honneur le 4 mars 1875 (Base Leonore : L0792085).

 

Géographie physique, agricole, industrielle, commerciale, administrative et historique du département de l’Yonne:




Jean Onimus

5 12 2012

Jean ONIMUS

(… – avril 2004)

De P. Barré et Jean Omimus, nous ne savons que peu de choses. (On ne confondra Jean Onimus, professeur de mathématiques, avec Jean Onimus, son contemporain homonyme, professeur de lettres)

Jean Omimus, agrégé de mathématiques, professeur de mathématiques, enseignait au Lycée Jacques Amyot d’Auxerre, en 1962. Il a « tenu » longtemps un des deux classes de Maths-élem du lycée. Excellent géomètre, d’une intégrité exemplaire, son autorité morale était reconnue et respectée de tous y compris des chefs d’établissement. S’il faisait des mathématiques pour son plaisir, il n’était pas connu pour avoir publié ; les deux ouvrages ci-dessous sont peut-être les seuls qu’il ait signés.

Il a co-signé avec P. Barré : Mathématiques et dessin géométrique, classe de 4e, fascicule de 132 pages, édité par l’imprimerie moderne à Auxerre.

Dans la même collection, on trouve des mêmes auteurs : Mathématiques et dessin géométrique, classes de 3e, brevet ; 2e A-B, édité par l’imprimerie moderne à Auxerre.




Pierre Barré

5 12 2012

Pierre BARRÉ

Pierre Barré, licencié ès sciences mathématiques et physiques, professeur de mathématiques, est nommé professeur de mathématiques au lycée Jacques-Amyot à Auxerre, en 1945. Pierre Barré anime les ‘cours Jacques-Amyot’ qui aident les élèves pendant les vacances scolaires ; ces cours mis en place à Auxerre d’abord essaimeront dans plusieurs lycées. L’impression du texte imprimé des cours est alors assurée par le fils de Pierre Barré sur machine offset, ce qui est la pointe du modernisme à l’époque.

Pierre Barré rédige et fait imprimer à l’Imprimerie moderne à Auxerre une série de manuels destinés aux élèves du collège.

Nommé en 1949 au lycée de Sens (Yonne), Pierre Barré utilisera ses manuels jusqu’à son départ à la retraite en 1965.

Bibliographie :

Il a co-signé avec Jean Onimus qu’il côtoie entre 1945 et 1949 au Lycée Jacques-Amyot d’Auxerre :

Mathématiques et dessin géométrique, classe de 4e, fascicule de 132 pages, édité par l’imprimerie moderne à Auxerre.

Mathématiques 3, brevet,  imprimerie moderne à Auxerre.

Mathématiques et dessin géométrique, classes de 3e; 2e A-B

Outre ces deux ouvrages, Pierre Barré a signé sous son seul nom, dans la même collection :  Arithmétique & géométrie, Classe de 5e.





Bruno Hennoque

28 10 2012

Bruno HENNOQUE

Bruno Hennoque est né en 1969 à Auxerre. Après un baccalauréat scientifique, obtenu en 1987 au lycée des Chaumes à Avallon, et une maîtrise de biologie, en 1991, à la Faculté des Sciences de Dijon, il devient professeur des écoles en 1993 en étant tout d’abord affecté au secrétariat pédagogique du centre d’Auxerre l’IUFM de Bourgogne, avant de devenir Personne ressources en sciences à l’Inspection académique de l’Yonne en 1999, puis, dans la mouvance du Plan de Rénovation de l’Enseignement des Sciences et de la Technologie à l’Ecole (PRESTE), il est devenu Conseiller pédagogique en Sciences à la Direction des Services Départementaux de l’Yonne (DSDEN) depuis 2007.

Parallèlement, il est Délégué régional pour l’opération « A l’école de la forêt » et a participé comme formateur, pendant 3 ans à Tunis, pour des enseignants tunisiens, au cours d’écoles d’été à l’opération « La Main à la pâte ».

Il a publié au Centre Régional de Documentation Pédagogique de Bourgogne, de 2004 à 2006, trois ouvrages destinés aux élèves de cycle III, consacrés à des thèmes scientifiques.

Bruno Hennoque cosigne, pour les éditions Hatier., avec Francette Edet, deux ouvrages de sciences pour le cycle 3 (CE2-CM) dans la collection Les petits Archimède. Il a plus particulièrement dirigé la conception de La Matière, pendant que madame Edet concevait Le Vivant. Ces ouvrages, destinés au cycle III de l’école élémentaire se déclinent en une version papier et une version numérique (premier exemple par un auteur icaunais d’une tentative de publication adaptée aux nouvelles technologies). Extrait de la présentation de l’éditeur :

« La licence élève est proposée à – 50%, soit 1.50 €, pour tout achat de 15 manuels papier minimum. Un manuel interactif assorti : – d’outils de navigation (sommaire, liens hypertextes, recherche…) – d’un mode d’affichage en plein écran des doubles pages et un outil « zoom » pour agrandir une zone de la page – d’une palette graphique (cache, surlignage, annotations…) .

Les bénéfices pour l’enseignant et l’élève :♦ Toute la richesse pédagogique Hatier en version vidéoprojetable Une attention plus facilement captée, en phase avec l’appétence numérique de leur génération

Disponible :  – en ligne avec téléchargement et version tablette inclus »

 1/ La Matière, Hatier, parution mars 2014, manuel, 64 pages, 22 cm x 28 cm, ISBN : 978-2-218-97961-3

manuel numérique, ISBN : 978-2-218-98237-8edet_matiere

 

2/ Le Vivant, Hatier, parution juin 1964, manuel, 64 pages, 22 cm x 28 cm, ISBN : 978-2-218-97962-0

manuel numérique, ISBN : 978-2-218-98240-8edet_vivant

 

Il est encore à la recherche d’un éditeur pour une bande dessinée présentant le programme de sciences du cycle 3 (dessins de Francis Keller, Strasbourg).

  

Électricité, cycle 3, sciences au quotidien, Hennoque, Bruno, SCEREN-CRDP Bourgogne 2006, Au quotidien (Dijon), livre, 80 pages.

L’air : cycle 3, Hennoque, Bruno, SCEREN-CRDP Bourgogne 2004, Au quotidien. Sciences au quotidien.

Mélanges et solutions, cycle 3, Hennoque, Bruno ; SCEREN-CRDP Bourgogne 2004, ISBN : 978-2-86621-346-6 ; Au quotidien. Sciences au quotidien ; livre.