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Conférence virtuelle N°1

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Un billet sera rédigé sur cette séance (analyse a posteriori) mais en attendant une vidéo de cet instant pédagogique. Étaient présents environ 25 étudiants et profs (certains avatars représentaient plusieurs étudiants). Le thème de la séance : DSAAT quelle formation ? Savoirs et compétences à acquérir.

Premier constat, le statut de professeur orchestre (concepteur du processus, trouveur de conférencier, meneur des débats, technicien pour la capture des ressources …) est parfois lourd à assumer. Le stress ne m’a pas laissé le temps de vérifier les calages de quick time player et j’ai oublié d’activer le module son :-(

Une séance qui s’est déroulée de 20 heures 30 à 22 heures 30

Un grand merci aux étudiants de DSAAT et aux étudiants de BTS pour leur brillante participation.

Un autre monde virtuel – Application pédagogique

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Un autre exemple de pédagogie qui utilise un monde virtuel. Un professeur de mathématiques au collège de l’Estaque à Marseille. On retrouve certains invariants pédagogiques que j’évoquais dans un autre billet :

La lecture de ce document montre que malgré les différences de niveau de formation (collège / Lycée post-bac), les disciplines (math / éco-gestion), les intentions initiales (apprendre dans les murs de la classe / tutorer à distance) on dégage des invariants pédagogiques. De quoi, sinon valider, donner du corps au futur scénario que je vais bientôt publier.

Analysons ces invariants :

DSAAT

  • Une réalité mixte ;
  • Un travail qui exploite les possibilités et fonctionnalités mutimodales du numérique (texte, image, son et vidéo) ;
  • Un travail expérimental, on est encore loin de la généralisation. Nous sommes en présence d’un enseignant bricoleur, au sens ou Claude Levi Strauss l’entend ;
  • Utilisation d’un espace restreint (”espace plus confiné”) ;
  • Choix de ne pas sélectionner SL parce que trop complexe et trop vaste ;
  • Un projet transversal (math, histoire, technologie, EPS, SVT) ;
  • Choix d’un cadre spatial et temporel (dans la classe, pendant les heures de cours) ;
  • Possibilité de travail collaboratif (que recouvre la travail collaboratif dans ce cas ? pas de définition) ;
  • Prise en compte des contraintes technologiques (puissance des ordinateurs)
  • Opensim Et Education

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Scénario monde virtuel

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Ci-dessous une proposition de scénario pour l’utilisation d’un monde virtuiel dans un dispositif d’apprentissage. Ce scénario n’est en rien prescriptif, il est est le résultat d’une analyse et d’une pratique avec des étudiants. Ce scénario est susceptible d’évoluer avec l’expérience accumulée.

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Classe virtuelle analyse d’usage #2

Hors la classe, Mise en place SPE, Pédagogie embarquée, Récit de pratique, Vidéo 0 commentaire »

La prise en main du monde par les élèves.

La semaine du 08 février au 12 février 2010 s’est caractérisée par une fréquentation accrue de la classe et ce par divers acteurs :

* “Mes” étudiants viennent découvrir l’espace pour se familiariser ;
* Un étudiant de Marseille en DSAA est venu visiter le lieu intrigué par l’expérience. C’est un étudiant féru de nouvelles technologies et utilisateur de twitter (c’est par ce biais qu’il a connu cet espace). dans sa classe les étudiants ont tous un compte facebook mais peu utilisent twitter comme instrument de veille informationnelle ;
* Un enseignant de l’université qui travaille sur les mêmes thématiques de l’enseignement virtuel.
* Les observateurs tiers – Je sais par témoignage de mes étudiants qu’un avatar est souvent une entité multiple. Les familles, les amis observent la pratique. J’ai souvent eu des commentaires dans les chats de type “mes parents regardent en même temps que moi” “ma grand mère regarde et vous salue” “mes amis ont regardé l’espace”.

Au stade de la découverte et des prises en main la classe est parfois un lieu de rencontres pédagogiques imprévues. Une séance en ligne a mis en contact deux étudiants de lycées différents et de formation différente (un DSAA de Marseille et une IMS de lyon). L’usage me fait songer à des possibilités non ensisagées (rencontre interlycée ?)

Les premiers constats – La prise en mais ne semble pas poser de problèmes aux divers utilisateurs dont les profils sont divers (du geek au béotien).

A ce stade je reste prudent et je pense que les utilisateurs sont encore dans la situation de la découverte, de l’émerveillement de la chose nouvelle.

*
Les premières réactions des étudiantes

* Elise (mais elle vous a déjà expliqué son problème) : “Ne trouvant pas le lien sur votre blog, je suis allé directement sur le site assembl’ive. Je me suis retrouvée avec Julie C, j’ai pu découvrir mais au bout de 20 minutes, après 2 bugs, je suis partie.”

* Problème similaire pour Sandrine.

* Céline : “Moyen à la fois plaisant et pédagogique ; simple d’utilisation et pratique.”

* Aurore : “J’ai acheté un micro !”

* Julie C. : “Intéressant mais donnez-nous le lien pour s’y retrouver …”

* Jessica : “J’ai beaucoup aimé ! Assemb’live mélange le travail et le divertissement. Cependant il y a beaucoup de bugs.”

* Laureen : “J’ai trouvé ça très divertissant. Pour moi tout a bien marché . Une nouvelle vision du travail, virtuelle et simple. Une méthode qui peut permettre de parler a des personnes d’autres pays en quelques clic. L’espace est très design et actuel, il donne envie de le découvrir ; A quand la prochaine réunion ?”

* Fanny : “Oui, ce “sims en ligne ” est un media original et en phase avec les nouvelles technologie…Elles sont utilisées ici à bon escient ! Ces conférences pédagogiques sont vraiment les bienvenues dans notre formation. Elles nous permettent d’avoir un lien et un vrai dialogue avec les professionnels, par l’intermédiaire d’un professeur, tout ça sans se déplacer. & s’y connectent ceux qui sont vraiment motivés. De plus l’espace, les personnages et les attitudes sont bien adaptés et à la fois drôles…
En revanche je trouve ça dommage qu’il n’y ai pas possibilité de créer un compte définitif, car si l’on rejoint régulièrement l’espace Assemb’live, il faut systématiquement re-ecrire un nom & re-customiser son personnage…surtout quand il y a des bugs, c’est long !
J’ai hâte de voir comment l’interface arrive a gérer une vraie conférence.”

NDLR : Les étudiants parlent de bugs mais à titre personnel je n’ai pas ressenti de problèmes et j’ai perçu ce travail comme extrêmement fluide. J’ai l’impression que les problèmes évoqués viennent des tests du vidéo chat privé qui ont momentanément interrompu la conversation collective. Il me faudra déterminer ce que recouvre la notion de bug dans le discours des étudiants.

- une vidéo de travail in situ

Classe virtuelle analyse d’usage #1

Formalisation, Mise en place SPE, Pédagogie embarquée, Récit de pratique, Traces, Vidéo 0 commentaire »

Février 2010 – Premier test en grandeur réelle de la classe virtuelle avec mes étudiants.

- L’élaboration du scénario que je souhaite intituler “module d’apprentissage par classe virtuelle” commence à prendre forme, il est le résultat d’une phase assez longue de préparation. Décrivons les premières étapes :

* Les acteurs

â—Š Informer les étudiants. Une phase préparatoire d’explication des enjeux a été nécessaire. Il a fallu contextualiser ce travail en établissant les liens de causalité entre l’existence d’un espace numérique et les enjeux de formation de l’économie et gestion Vs design. L’objectif affiché est de favoriser le rencontrer entre des professionnels du secteur mode, textile et environnement et les étudiants en cours de formation. Je souhaite que s’instaure un espace de réflexion , d’analyse sur les enjeux croisés du design et du monde de l’entreprise. Dans le monde réel je bute depuis des années sur l’obstacle temps et espace, le monde virtuel est une réponse partielle à mes questionnements pédagogiques. Chaque classe (Design de mode, créateur concepteur textile, matériaux souples) ont été informés des enjeux de cette construction.

â—Š Contacter les intervenants. Il m’a fallu contacter les potentiels intervenants et leur expliquer le sens de ma démarche, tant sur le point théorique que technique. C’est donc un temps de travail masqué relativement long. Pour l’instant il est organisé sur la base de mon réseau personnel et du volontariat des intervenants. Il pose à terme la question de la rémunération, quelle est la position réglementaire sur la rémunération du temps de travail numérique dans un système qui est fondé essentiellement sur un présentiel synchrone ?

* Les outils. J’ai opté pour la plateforme nommée Assemblive développée par aworldforus. Ce choix est le fruit d’une analyse comparée avec le monde virtuel second life.

â—Š SL -Depuis deux ans je visite ce monde mais sans y trouver des réponses adaptées à mes besoins de professeur exerçant dans les sections post bac du secondaire (BTS, DMA, DSAA). Second Life est, en l’état de mes besoins, trop vaste, trop compliqué et je n’ai pas les connaissances et/ou les infrastructures de programmation suffisantes pour construire un espace ad hoc. J’ai le sentiment que le temps de formation de mes étudiants serait trop long et que la lourdeur du soft à télécharger serait un obstacle technique potentiel.

â—Š Assemblive – Le choix de cette solution est motivé par les intentions suivantes.

♦ Un environnement dans lequel on navigue simplement sans recours à un “soft” lourd. Les acteurs du processus arrivent directement sur le lieu de travail, il n’est nul besoin de “chercher son lieu de réunion”. Cet environnement est chargé de signifiant pour des étudiants de la génération y ou digitals natives. Il évoque les ©sims avec lesquels ils ont joué plus jeunes. Les compétences basses (Jean-François Cerisier – Université de Poitiers) manipulatoires ont été acquises de façon informelle pendant leur adolescence.

♦ Des avatars qui permettent d’exprimer un gestuelle et des sentiments dans des espaces bien identifiés. C’est un avantage notoire par rapport à la visio conférence ou l’on ne travaille qu’avec un homme ou une femme tronc sans avoir la possibilité de percevoir les évènements au-delà du cadrage caméra. Il me semble que les étudiants sont véritablement immergés dans cet espace, ils peuvent percevoir les interactions dans une conception 3D, exprimer des sentiments, des attitudes via leur avatar (se saluer, applaudir, lever la main etc)

♦ Des espaces identifiés (amphithéâtre, salle de réunion, espace de détente) dans lesquels il est possible d’exercer des travaux spécifiques différenciés. Ces espaces simulent le réel, pour autant on ne se situe pas dans une posture d’effet diligence.

♦ Des moyens d’interaction multiples – La voix, le texte, la vidéo, présentation de supports numériques. La communication est orientée vers la réticularité. Les possibilités d’interactions ne sont pas seulement descendantes et unilatérales mais bien réticulaires (Prof / étudiants – étudiants/étudiants – dialogue public, dialogue privé, dialogue public et privé)

◊ Invariants pédagogiques entre SL et Assemblive

Dans les deux mondes on peut isoler des invariants.

♦ Le design des environnements, je parle sous couvert des jugements de mes étudiants et collègues du secteur design, “laid, moche, à améliorer, horreur …” Cette variable est à améliorer.Deux explications me paraissent plausibles pour expliquer cette absence de prise en compte de la variable design :

♦♦ Le coût de conception des espaces, il faudrait facturer le temps de travail de designers formés à ce type de travail (ce qui augmenterait d’autant le coût des services) ;

♦♦ La difficulté à mener des projets qui intègrent la diversité des compétences (les geeks savent programmer mais ne sont pas des designers, les designers ne sont pas nécessairement des programmeurs).

♦ L’occupation de l’espace de travail. Ces espaces sont en général ouverts, ce qui suppose que toute personne peut y entrer. On peut imaginer que des personnes investissent des lieux qui ne sont pas les leurs. Que se passerait-il si je venais faire cours dans l’amphithéâtre second life de la fac de droit virtuelle de Lyon ? Que se passerait-il si un tiers venait perturber une conférence, comment réagir en présence d’un mufle numérique ?

â—Š L’équipement des étudiants – C’est une variable fondamentale du dispositif, sans équipement personnel l’expérience est sans objet. J’ai la chance d’opérer dans un milieu où le taux d’équipement des étudiants est très important, le travail distant s’en trouve facilité. Par contre le réseau du lycée est un obstacle certain par la présence d’un pare feu très efficace (trop efficace)

* Les ressources

â—Š Pour l’instant les ressources sont des traces d’analyse d’usage réalisées lors des premiers tests grandeur nature. En témoigne la vidéo ci-dessous (préférez le mode HD)


Les traces iconographiques sur Flickers

A terme les conférences seront en partie saisies en motion capture et les diaporamas des intervenants seront mis en ligne.

* Bilan du premier test

â—Š Constat de l’enseignant

♦ Techniquement l’opération s’est déroulée sans encombre technique, pas de bug pour un public de huit participants. Les étudiants étaient à l’heure au rendez-vous (contrairement à ce que dit un tweet). L’opération était commentée en direct sur twitter, des échanges ont eu lieu avec @Hugobiwan et @hme

Il est a noté que les intervenants doivent opérer dans un environnement calme parce que les bruits des environnements domestiques peuvent parasiter le travail (pendant la réunion nous avons entendu une sonnette, un chien aboyer, le son de la wii de mes fils qui jouaient à Super Mario et parfaitement identifié par les étudiants)

♦ Il semble nécessaire que les participants se munissent d’un casque pour éviter des effets d’écho très désagréables.

♦ Socialement – l’usage invite à établir des règles sociales de fonctionnement. Il a été acté que les professeurs, étudiants et intervenants n’auront pas de pseudo mais s’identifieront par leur état civil. Le cours étant un mix de présentiel réel et de distant virtuel, les acteurs se connaissent (ce n’est pas le cas dans des dispositifs intégralement distants même avec période de regroupement en présentiel). Les acteurs doivent apprendre à gérer une forme de diffraction sociale. Par diffraction sociale, je fais référence à Wiener et à la possible perte d’information. Il faut gérer à la fois la voix mais aussi le chat, de la sorte on peut communiquer sans brouiller les messages. Le monde d’assemblive n’est pas équipé d’un système qui permette de garder les traces des chats, c’est un inconvénient notoire parce que ces écrits sont des ressources riches pour les enseignants et les étudiants.

◊ Constat des étudiants

Premières analyses – Quelques “loupés” sont à constater

Des étudiantes sont venues au rendez vous virtuel mais ne se sont pas rendues dans la bonne salle. Elles ont attendu mais en vain et pour cause. C’est une pierre qui est lancée dans mon jardin. Je suppose que j’ai mal expliqué les modalités de connexion (le syndrome du prof qui trempe dans un bain numérique et qui pense que c’est toujours simple). Je pense à l’avenir envoyer le lien par mail ou par twitter aux personnes concernées.

Une étudiante est venue trop tard au rendez vous, elle est arrivée dans la bonne salle mais vidée des ses occupants :-(

La suite de cette expérience fera l’objet de nouveaux billets

A titre d’illustration, un environnement ludique qui a du sens pour les étudiants de la génération Y. Le jeu participe à la formation informelle des étudiants dans les mondes virtuels – Une vidéo des ©Sims


Le twitter de la séance

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Classe virtuelle – monde virtuel

Pédagogie embarquée, Récit de pratique, Vidéo, collaboration, juridique, mode d'emploi 0 commentaire »

L’enseignement (apprentissage) en sections design de mode et particulièrement en gestion pose en permanence la question des connexions entre les enjeux de la formation initiale et les enjeux du monde professionnel. II est utile sinon indispensable de confronter les savoirs académiques transmis en classe et les savoirs professionnels (l’un ne primant pas sur l’autre). Jusqu’à ces dernières années il m’était très difficile de faire dialoguer ces deux mondes en raison d’incompatibilités temporelles et spatiales. La question récurrente était la suivante: “Comment convier des ex étudiants dans mes cours, acteurs en capacité de faire la synthèse entre les acquis de l’école et les compétences du monde du travail.

Dans un cadre non numérique, il est difficile, voire impossible (lorsque le référentiel ne le prévoit pas explicitement) d’organiser ces rencontres pendant le temps de cours. Non pas que les designers refusent de participer au débat mais parce qu’ils sont distants, parce qu’ils ont une forte activité, parce que les temps de liberté professionnelles ne sont jamais les temps d’apprentissage. Le temps et l’espace sont un frein certain à la communication et aux rencontres dans une conception classique. Depuis des années je me demandais comment concilier ces contraintes :

* Confronter le savoir disciplinaire à une pratique professionnelle ;
* Opérer dans un rapport temps et espace qui ne soit pas seulement un face à face pédagogique ;
* Abolir le temps et les distances pour construire un apprentissage

Ce sont les entretiens d’Autrans 2010 qui m’ont permis de tester le monde virtuel créé par assemblive et d’en percevoir les potentialités à travers des fonctionnalités intéressantes. Au delà des considérations purement techniques j’ai choisi de scénariser ce travail, c’est un acte complexe, un équilibre toujours instable entre l’environnement, les acteurs, le temps alloué, le programme à respecter, les ressources à produire, les interactions à organiser. L’intention pédagogique va conditionner les enjeux de cette construction.
- Les enjeux pédagogiques de cette construction

En premier lieu ce travail n’est pas destiné à promouvoir un énième outil de communication , il serait possible de mener la même expérience sur Second life, les exemples ne manquent pas – Voir expérience. Je trouve, pour l’instant, Second Life relativement complexe, réservé au monde des “geeks” et demande des temps de formation plus long.

La démarche engagée s’appuie sur une intention pédagogique organisée autour de plusieurs axes :

* Permettre à des étudiants de rencontrer des designers professionnels (aspect factuel) ;
* Donner la parole à des professionnels dans le cadre d’un apprentissage. Construire des savoirs structurés sur une interaction avec de nouveaux acteurs sans pour autant déposséder l’enseignant de son rôle d’acteur principal, d’expert d’une pratique pédagogique, d’un savoir disciplinaire ;
* Donner sa place aux constructions de savoirs informels ;
* Intégrer dans le processus d’apprentissage un espace virtuel comme outil de formation capable de donner plus de sens à des problématiques du réel ;
* Modifier les rapports de temps et d’espace dans les constructions pédagogiques ;
* Initier les étudiants aux possibles futurs modèles de formation de l’entreprise 2.0.
* Réfléchir aux conséquence statutaires et juridiques de l’introduction des mondes virtuels dans le secondaire ;
* Conserver des traces des expériences (audio, vidéo, écrit) et produire des ressources ;
* Mutualiser l’expérience par production d’un scénario.

- Réel et virtuel

*
Questions techniques

Le choix de la plateforme Assemblive est un choix personnel qui se justifie par un ensemble de fonctionnalités pédagogiques : ergonomie de la plateforme, manipulation relativement aisée, une phase d’apprentissage assez rapide parce qu’intuitive.

Cela n’exclue pas (impose !) une phase de prise en main préalable aux phases de cours (ce n’est pas parce que le professeur trouve simple un système que les étudiants vont le manipuler avec aisance). Il me paraît inepte de vouloir transformer un enthousiasme technologique en processus d’apprentissage. Il est nécessaire de construire cet enthousiasme via une scénarisation, la conclusion de la phase réflexive pouvant être la capacité à renoncer.

Les fonctionnalités de ce monde virtuel le rendent attractif. Il est possible d’identifier les acteurs présents (sous forme d’avatars), de communiquer de façon protéiforme (chat, audio, vidéo, attitudes). Les acteurs intervenants peuvent insérer leur diaporama en complément de leurs interventions orales. On est assez proche d’une réunion dans le réel parce que l’interaction est symbolisée par l’avatar, l’acteur est dans une attitude active. A ce stade de mon travail je redoute quand même les obstacles techniques (configuration des ordinateurs, calibrage audio, fluidité de la bande passante, plantage technique en pleine réunion …). Je suis dans la dynamique du travail collaboratif c’est-à-dire travailler avec une communauté qui partage un intérêt commun, traiter d’une thématique commune au groupe mais sans savoir à l’avance quel sera le résultat final. Je prends donc par avance acte, d’un éventuel échec.

*
Complémentarité ?

La question sous-jacente à ce travail est : “quelle est la place du virtuel dans un processus réel ?”Faut-il opposer le réel et le virtuel ou faut-il les appréhender comme des espaces complémentaires ?Je suis tenté de dire a priori que ces espaces sont complémentaires mais je reste à ce stade au niveau de la déclaration d’intention. Je ne pourrai donner une réponse étayée qu’après avoir réalisé quelques conférences et questionné les étudiants et des intervenants. Il est à noter que ce résultat n’aura de valeur que factuelle puisque je ne suis pas en mesure d’analyser un champ plus large. En matière d’architecture scolaire on se pose la question suivante, faut-il créer des salles dédiées ou faut-il que le numérique soit un élément à part entière du processus de formation , c’est-à-dire dans la salle de classe. Le réel et le virtuel interroge de la même façon, y a t-il un temps pour le virtuel et un temps pour le réel ? Ces temps sont-ils confondus ? Concrètement en 2010 la réalité de la pratique me pousse à constater qu’il sont séparés. Mon travail d’analyse, de prospective me pousse à penser que l’on pourrait les mixer.

- Temps numérique et temps statutaire

Les rendez-vous dans le monde virtuel que je vais organiser (notez que je n’ai pas parlé de RDV virtuels) le seront en dehors des temps de classe (aux alentours de 20 heures 30). Dans le réel les anciens étudiants ne pourraient pas venir avant 18 heures ou pas du tout lorsqu’ils résident hors le rayon géographique du lycée. La construction de cet objet d’apprentissage éclate les repères habituels des processus d’apprentissage et pose de nombreuses questions auxquelles je n’ai pas de réponses mais qui sont des objets d’études forts intéressants.

*
Le monde virtuel un objet pédagogique non identifié (OPNI) ? Identifiable ?

La construction d’une structure d’apprentissage via les mondes virtuels perturbe les repère habituels de l’enseignement dans le secondaire. La référence aux questions technologiques et pédagogiques est indispensable mais n’est pas suffisante, il faut y adjoindre une analyse du champ du statutaire du métier d’enseignant. Cette construction modifie certains équilibres en faisant émerger un nouvel objet pédagogique dont les contours ne semblent pas encore dressés.

*
Définition du temps de travail

Ce monde virtuel permet de réunir divers acteurs (professeurs, étudiants, professionnels …) pour débattre d’un sujet fixé à l’avance. Le temps scolaire n’est pas toujours compatible avec le temps professionnel, le numérique permet d’organiser des réunions à une heure qui convient à l’ensemble des acteurs (donc un temps hors le lycée). Efficacité (?) technique au service d’un projet pédagogique mais avec un temps de travail aux contours flous. Essayons de décortiquer une séance de travail dans les espaces numériques. Imaginons une séance programmée un soir à 20 heures 30, le professeur, les élèves et le professionnel se rencontrent dans l’ espace numérique et débattent. Comment définir cet acte de formation ? Quel est le statut des acteurs ? Quelle est la définition juridique du temps ? l’avatar à t-il un statut juridique à part ? Il me semble que nous assistons à la naissance d’ un nouvel objet qui n’a pas encore de définition statutaire. En tout dans le secondaire je n’ai pas encore identifié.

Comment, par conséquent définir, une conférence virtuelle intégrée dans un processus d’apprentissage. Tentons d’analyser le cadre de construction de la réunion virtuelle au regard de la construction :
- La conférence virtuelle ce n’est pas …

… une préparation de cours (au moment de la réunion le travail de préparation a été effectué) ;

… un cours au sens statutaire puisqu’il n’est pas référencé en tant que tel dans le VS (vérification de service). Comment par conséquent qualifier ce temps ?

… une obligation pour les étudiant. En présentiel il est normal de pointer les présences et les absences. Qu’en est-il pour un travail en soirée ? Si un étudiant décide de ne pas assister à la réunion je n’ai pas autorité pour lui en faire la remarque. Une absence peut être motivée par un refus mais aussi par un problème technologique ou une absence d’équipement.
- La conférence virtuelle c’est par contre …

Un réel acte de formation, une zone virtuelle qui augmente la réel, une possibilité de conserver des traces des travaux. Nous sommes probablement au début d’une nouvelle façon de construire les apprentissages. Il sera nécessaire de suivre avec attention les évolutions, d’y participer. Il faudra aussi penser à scénariser ces processus parce que ces nouvelles structures ne trouvent pas encore complètement leurs places dans une analyse globale.

La mise en Å“uvre de cette construction se trouve au centre d’une tension contradictoire, des fonctionnalités d’espaces numériques qui augmentent la réalité pédagogique mais dans un environnement juridique encore difficilement perceptible.
Billet similaire
Vous pouvez visualiser ci-dessous un module de formation :

Une vidéo de présentation de cet espace

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Espace numérique: espace, temps

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<p style=”text-align: justify;”>Un travail de synthèse sur mon travail de ce trimestre. Un document en forme de synthèse partielle post départ de l’INRP, à qui je dois beaucoup (merci Hélène, Luc, Valérie, Gilles, Eric, Catherine,Sylvain, Sophie, Jana, Jean-Philippe) et actuel retour à la vie de professeur lambda déboussolé.</p>

Le travail de synthèse en .pdf

Twitter – Tri des flux

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L’efficacité de twitter dans l’enseignement fait l’objet d’une longue littérature. De ma posture de simple enseignant je n’ai pas la possibilité de mener des investigations scientifiques qui pourraient me permettre de donner un avis général. Par contre je peux témoigner de mon expérience. Les flux twitter à but collaboratif engagent les acteurs à suivre régulièrement l’actualité, il est difficile de trier les flux. Les nouvelles fonctionnalités de twitter permettent d’insérer les flux dans un site, blog …

J’ai choisi d’opérer un tri sur mon blog d’apprentissage en créant des pages dédiées et c’est ici :

twitter et apprentissage

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Depuis cette année j’ai inséré les fonctionnalités de  twitter dans mes constructions d’apprentissage.

Au début j’ai cédé à une mode, pourquoi ne pas faire comme les autres ? Un outil de plus dans mon arsenal enseignant, mais quid des fonctionnalités  ? Je suis parti comme à l’habitude en procédant par bricolage (aurais je un univers instrumental clos ?)

Quelques mois plus tard je suis en capacité de tirer quelques enseignements liés à l’usage (ce billet n’a aucune prétention de généralisation)

Le cadre technique :

  • J’utilise deux comptes twitter l’un pour mes étudiants, l’autre pour une communauté plus élargie d’enseignants et de chercheurs
  • J’agrège mes flux à l’aide de Tweetdeck
  • Je diffuse mes flux twitter sur mon blog d’apprentissage grâce à un plugin wordpress nommé twitter for wordpress

Le cadre pédagogique :

Je travaille dans un cadre bien identifié et professionnellement homogène., le design de mode et textile et la pédagogie et les réseaux numériques. Les communautés dans lesquelles j’interviens sont “humainement” préexistantes aux réseaux numériques. Dans chacune de ces deux communautés il y a une communauté d’intérêts, des intentions communes, des objectifs à atteindre partagés.

Le travail avec les étudiants est un travail à la fois en présentiel synchrone et en distant asynchrone, le travail avec les autres enseignants est un travail distant asynchrone.

Les premiers pas sur twitter :

Comme je l’ai dit en introduction, ce travail a été initié plus par tâtonnement que par protocole scientifique bien identifié (l’enseignement dans le secondaire se prête peu à ce genre d’exercice :-( )

les axes de travail avec twitter

  • Constitution d’une veille collaborative avec les étudiants. Ce travail commence à donner ses fruits mais il faut composer avec des conceptions du travail plutôt orienté vers l’individualisme. Les étudiants ont souvent exprimé ce manque de réflexe du partage de l’information. Je n’ai aucune indication sur la logique de recherche de mes étudiants.
  • Premier billet rédigé en collaboration grâce à un billet diffusé sur twitter. Par collaboration j’entends un travail dont on ne connaît pas à l’avance le résultat, un travail où on prend un risque évident (notamment celui de se fourvoyer). Twitter a permis à des professionnels d’intervenir dans une problématique de cours. Dans le monde réel, je n’aurai jamais pu (ou alors en développant une énergie considérable) convoquer autant de professionnel pour s’exprimer sur une question à la frontière de la gestion et du design.
  • Diffusion d’offre d’emploi spécialisée. Twitter a permis de mettre très rapidement en relation des designers. Cette expérience n’est pas en marge de la réflexion disciplinaire puisqu’elle met en évidence la présence d’un travail réticulaire dans le secteur du design.
  • Mise en relation avec des enseignants d’autres établissements – Mon travail de veille a débouché assez rapidement sur des contacts fructueux avec d’autres enseignants, d’autres établissements. Twitter semble permettre de briser un tabou, oui les autres établissements peuvent être perçus autrement que comme des concurrents potentiels :-) . Les enseignants bloggueurs – “twitteriste” existent et s’inscrivent dans une logique de mutualisation. Il faut avouer que  (dans une configuration d’enseignement secondaire) c’est encore embryonnaire (peut être pionnier ?) Les premiers pas sont cependant encourageants.  Je ne suis pas en capacité de dire quels seront les résultats de ce travail  réticulaire. Faut-il y voir les prémisses d’une nouvelle façon d’apprendre, je ne suis pas loin de le penser. A ce jour je suis en relation avec un professeur de philosophie (option design), un professeur / designer d’une grande école parisienne, une chercheuse d’infocom (j’espère ne pas me tromper de spécialité). Cette mise en réseau ne peut être que fructueuse pour nos étudiants.
  • Rencontre avec un groupe de designers- Les flux de twitter m’ont permis de rencontrer des professionnels du design lyonnais dans le cadre du groupe designer interactif. Ce groupe très récemment constitué réfléchi sur le métier de designer. Les discussions riches m’ont permis de découvrir des concepts (Pécha Kucha), de rencontrer des enseignants, des designers professionnels. C’est grâce à cette réunion que j’ai cherché ce que recouvrait la notion de Pecha kucha et que j’ai découvert le travail de Jean-Louis Fréchin et son travail sur no design

Je vais continuer avec enthousiasme cette expérience et son observation et ne manquerais pas de rédiger de nouveaux billets.

Les pistes de travail pour les mois à venir sont de continuer à faire adhérer les étudiants à la démarche de veille / mutualisation, d’expliquer aux autres enseignants les enjeux de ce travail, d’essayer de comprendre la logique de veille des étudiants.

web, apprentissage et architecture

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“L’enjeu ne se résume plus “mettre plus de numérique dans les politiques publiques”, mais bien “concevoir autrement, des politiques publiques différentes” – la 27ème région

Dans un précédent billet je me posais la question suivante, en forme de provocation – “les salles d’informatiques sont-elles mortes ? ” . Je vais poursuivre cette réflexion. Quoiqu’en dise la recherche l’outil est incontournable (je suis par ailleurs convaincu qu’il faut analyser la fonctionnalité de l’artefact)

Mon travail d’enseignant de terrain intègre  la dimension numérique mais j’ai le sentiment que je suis encore largement dans le concept et pas suffisamment dans l’usage. Aveu d’échec à peine dissimulé ? Certainement pas mais une interrogation forte sur l’aspect global des apprentissages à connotation numérique et une interpellation sur la question de l’architecture scolaire.

Je pense être à un stade de ma carrière ou je suis en capacité de formaliser, de conceptualiser mes pratiques. J’ai produit des scénarios, j’essaye de les expliquer, de les mutualiser auprès de communautés de pratique (j’ai même participé à l’acte de recherche)  mais …

Paradoxalement j’ai le sentiment de revenir à des préoccupations de début de carrière, gérer des problèmes techniques. Alors que les formalisations didactique et pédagogique se précisent, je lutte au quotidien  pour orchestrer mes outils. Je me retrouve vingt ans en arrière au moment ou la question de la gestion du tableau pendant une heure de cours me donnait des sueurs.

Suis je entrain de régresser, ou le paradigme d’apprentissage s’est-il modifié ?

Concevoir une séance de cours nécessite de prévoir une infrastructure technique lourde et je dois l’avouer parfois je baisse les bras et je renonce à mettre en Å“uvre des scénarios longuement construits parce que la pesanteur technique m’y pousse. Et pourtant … mon établissement est largement doté de vidéoprojecteurs et salle d’informatique.

Alors caprice d’enfant gâté ? Je ne le pense pas, s’il m’arrive de renoncer c’est qu’en construisant d’autres alternatives pédagogiques j’ai complexifié le processus. L’environnement structurel ne me propose qu’une solution centrée sur l’aspect technologique, fournir des vidéoprojecteurs, des salles infos, des TBI). L’outil n’est pas pensé dans son environnement.

J’ai le sentiment, à l’aune de ma pratique, que l’achat d’équipement ne peut se concevoir, pour être efficace, qu’en les pensant dans leur configuration architecturale. Quel est le sens de la salle informatique dans un univers d’informatique nomade ? L’informatique ne se conçoit plus uniquement comme un exercice indépendant demandant le transport sur site dédié.  Ne faut-il pas repenser la classe, une classe 2.0 ?

Une question large, qui me fait comprendre au quotidien que mon établissement a été conçu dans un temps pré numérique, organisé sur des schémas d’une informatique pédagogique balbutiante. Aujourd’hui il est résolument inscrit dans un temps du web 2.0, de l’informatique nomade, de l’ordinateur portable, de l’Iphone … La pédagogie qui veut se marier avec l’informatique et les réseaux numériques c’est mettre dans le panier de la future épouse une réflexion sur la conception des locaux, qu’est ce qu’un mur en 2009 ?

En attendant cette réflexion (mais certainement existe t-elle), pour construire un cours, je conçois à la maison, je réserve préalablement un vidéo projecteur, j’arrive 40 minutes avant le début du cours, je monte trois étages arnaché de mon cartable, de mon portable, de la housse du vidéo, j’installe, je sors mon cable RJ 45, ma rallonge, je préviens les élèves de ne pas se prendre les pieds dans les câbles pour ne rien casser et enfin j’enseigne, à ce moment je suis heureux, je n’ai pas renoncé :-)

Lorsque l’on jette une bouteille à la mer, c’est que l’on a la certitude que quelqu’un va lire le message, y répondre.

Bien le bonjour de mon île 2.o

Robinson 2.0