Codrita et l’empereur Paillasson – Conte populaire roumain

by mozanne - Anne Schoetter
Publié le : 5 avril 2013
Catégories: Contes, Cultures du monde
Mots-clefs :, ,
Commentaires: Pas de commentaire

Vous trouverez des activités en ligne à la fin du conte

CODRITA ET L’EMPEREUR PAILLASSON

CONTE POPULAIRE ROUMAIN

 

  l était une fois un empereur très beau et très courageux.

         Un jour, il part à la chasse et arrive dans une grande forêt. Il aperçoit une belle biche et court derrière elle. La bête, apeurée, s’enfuit et se cache dans la maison du garde forestier.

         L’empereur arrive devant la maison du garde et voit devant la porte une jeune fille. Émerveillé, il dit :

-      Depuis que je suis empereur, je n’ai vu de plus grande beauté ! Comment t’appelles-tu ?

-      Je suis la fille du garde forestier. Je m’appelle Codrita. Qu’est-ce qu’un empereur ?

-      Veux-tu devenir mon épouse ?

-      Que le ciel m’en préserve ! Je ne veux pas épouser un garçon sans métier.

Alors l’empereur rentre au château et rassemble ses maçons, ses forgerons, ses charpentiers et plein d’autres artisans :

-      Quel métier pouvez-vous m’apprendre en trois mois ?

Le nattier s’avance et dit :

-      Mon empereur, en un seul mois je t’apprendrai le métier de nattier. Tu fabriqueras des paillassons.

Sitôt dit, sitôt fait. L’empereur se met au travail. Un mois plus tard, il retourne voir Codrita :

-      J’ai appris à tresser des paillassons. Veux-tu m’épouser ?

-      Très bien. Nous ferons des paillassons, les vendrons et gagnerons ainsi notre pain.

-      C’est inutile puisque je suis empereur. J’ai tant de richesses que nous n’avons pas besoin de travailler pour vivre.

Ils font ainsi un grand mariage. Codrita s’installe sur le trône du royaume, la couronne sur le front.

Quelques mois plus tard, l’empereur part à nouveau à la chasse. Dans la forêt, il se perd et arrive à une auberge. Il frappe à la porte et demande à être logé. Le malheureux ne sait pas que cette auberge est tenue par des brigands. Ils le capturent et l’enferment avec d’autres voyageurs dans la cave avec l’intention de demander une rançon. Le chef des brigands demande alors :

-      Avez-vous une famille qui puisse vous racheter ?

-      Je ne suis qu’un pauvre voyageur sans le sou, répond l’empereur.

-      Alors tu vas mourir !

-      Si vous me laissez la vie je vous apprendrai le métier de nattier. Je tresse de très beaux paillassons que l’empereur achète.

-      Bien. De quoi as-tu besoin ?

-      Il me faut du jonc, de la peinture et des fleurs de tilleul.

L’empereur se met au travail. Il tresse un très grand paillasson sur lequel il écrit où il est et comment Codrita peut le libérer. Aucun des brigands ne sait lire.

Le bandit part livrer le paillasson au château et se présente dans la salle du trône.

-      Que Dieu préserve votre règne et votre santé, grande impératrice. J’ai entendu que vous achetez de beaux paillassons à fleurs.

-      Oui, montre-le-moi !

On étend le paillasson et Codrita découvre le message. Elle appelle ses guerriers et part avec eux sauver son époux.

         On dit que l’empereur Paillasson vit encore de nos jours, si, par malheur, il n’est pas mort.

 

Lettrines

by mozanne - Anne Schoetter
Publié le : 3 avril 2013
Catégories: Contes, Pour la classe
Commentaires: Pas de commentaire

Élèves du groupe I et du groupe II :

Les deux petits diaporamas vus en classe sont ici (ils vous aideront à trouver quelques idées pour l’illustration de la lettrine de vos contes) :

Sur les pas d’ivana et de François Rabelais

by mozanne - Anne Schoetter
Publié le : 3 avril 2013
Catégories: Pour la classe
Mots-clefs :,
Commentaires: Pas de commentaire

À l’issue des travaux menés dans les groupes I et II de l’UPE2A (“Enquête capitale” et “Gargantua et Pantagruel” en lecture facile), nous sommes partis à la découverte de quelques quartiers et monuments de Paris. Voici notre parcours jalonné de questions :

PARCOURS SORTIE PARIS CLA 2013 DOCUMENT ELEVES

Et les réponses : PARCOURS SORTIE PARIS CLA 2013

DIS-MOI DIX MOTS : “Une équipe unie et solide”

by mozanne - Anne Schoetter
Publié le : 3 avril 2013
Catégories: ARTS, Textes
Commentaires: Pas de commentaire

Dans le cadre de la semaine de la langue française, le groupe III de l’UPE2A à travaillé autour des dix mots proposés cette année : http://www.dismoidixmots.culture.fr/

Le mot choisi pour la participation au concours est le mot “équipe”. Nous avons recherché les mots appartenant à la même famille :

  • Équiper
  • Équipage
  • Équipement
  • Équipée
  • Équipier/équipière/coéquipier/coéquipière
  • Équipement
  • Ré-équiper/suréquiper/sous-équiper…

Puis, suivant une contrainte de l’OULIPO, nous avons recherché tous les mots qu’il était possible d’écrire avec les lettres du mot “équipe”. Nous les avons intégrés à de courts récits que nous avons illustrés en vidéo et en photo : http://www.youtube.com/watch?v=o7m9oA6WT68

Enquête capitale… une dictée

by mozanne - Anne Schoetter
Publié le : 4 décembre 2012
Catégories: Pour la classe
Mots-clefs :,
Commentaires: Pas de commentaire

Pour bien préparer la dictée de lundi prochain :

- Le texte de la dictée.

 

LES QUATRE TOURS

 

Les quatre tours de la Grande Bibliothèque se dressent aux quatre coins d’un immense parvis. Le ciel est dégagé et sans nuage. Rachel monte les marches du parvis. Il y a plein de touristes et de Parisiens. Le temps est idéal pour une promenade. Mais Rachel est là, sur le parvis, sans savoir où aller… Trop contente d’avoir trouvé le lieu de la prochaine énigme, Rachel n’a pas pensé à la suite du message.

- La règle de grammaire pour l’emploi de EST/ET.

 

ET est une conjonction de coordination : il permet de mettre sur le même plan deux mots. Ex. “La Belle et La Bête”.

ESTest le verbe être, conjugué au présent de l’indicatif. Le plus souvent, il sert d’auxiliaire pour former le passé composé. Ex. “Il est arrivé”. On peut remplacer “est” par “était”.

- Quelques liens pour s’entraîner en ligne.

http://www.weblettres.net/framanet/cours/homophones/et/et.htm

http://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-9469.php

http://www.ortholud.com/grammaire/et/2.php

 

 

L’infinitif des verbes – QUAND FAUT-IL UTILISER L’INFINITIF ?

by mozanne - Anne Schoetter
Publié le : 9 octobre 2012
Catégories: Pour la classe
Mots-clefs :, ,
Commentaires: Pas de commentaire

Qu’est-ce que l’infinitif ?

L’infinitif est le nom d’une forme du verbe dite « non-conjuguée ». Comme elle ne change pas selon les circonstances, elle exprime l’idée d’une action en général. La personne responsable de l’action à l’infinitif est « tout le monde », ou bien la personne désignée dans la phrase.

  • Ex. : Souffler n’est pas jouer.
    Il est important de faire ses devoirs.
    Mes parents ont envie de déménager.
    Je n’ai pas envie de faire la cuisine ce soir.

On dirait par exemple que l’infinitif de « je suis » est la forme ÊTRE.

Pour s’entraîner :

http://www.weblettres.net/framanet/cours/consignes/seance1/bilan/p4_inf.htm

http://www.ortholud.com/conjugaison/infinitif/un.php

http://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-53071.php

http://french.chass.utoronto.ca/fre180/Infinitif.html

http://www.bertrandboutin.ca/Folder_151_Grammaire/L_b_prep_a_et_de.htm

http://www.lepointdufle.net/infinitif.htm

LES MOTS INVARIABLES

by mozanne - Anne Schoetter
Publié le : 9 octobre 2012
Catégories: Pour la classe
Commentaires: Pas de commentaire

Un mot invariable est un mot dont l’orthographe ne change jamais (il n’y a pas de pluriel ni de féminin).

Ils appartiennent à plusieurs classes :

- Les adverbes : L’adverbe est un mot qui modifie un verbe ou un adjectif, ou un autre adverbe.

Ils expriment souvent :

       – le temps :                Il pleut souvent dans cette région.

            – le lieu :                    Tu attends ici mon retour.

            – la manière :            Il conduit très bien son scooter.

            – la quantité :            Il y a assez de nourriture pour tout le monde.

            – la négation :           Il ne faut pas traverser la route.

http://www.lepointdufle.net/adverbes.htm

http://grammaire-fle.wikispaces.com/Les+adverbes+en+ment

http://fr.wikiversity.org/wiki/Fran%C3%A7ais/Adverbes/Annexe/Enrichir_son_vocabulaire_avec_des_adverbes

- Les prépositions : La préposition est un mot qui sert à exprimer le rapport que les mots ont entre eux.

Par exemple :

à – avant – après – avec – chez – contre – dans – de – depuis – derrière – devant- durant – en-  jusque – par – parmi – pendant – pour – sans – sur 

http://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-48626.php

http://www.lepointdufle.net/prepositions.htm

 

http://tcdsbstaff.ednet.ns.ca/asaulnier/Core%20French%2011/S11_Tableau_preposition.pdf

- Les conjonctions : La conjonction est un mot qui sert à lier les différents membres d’une phrase.

Par exemple :

Conjonctions de coordination : mais, ou,et, donc, or, ni, car.

Conjonctions de subordination : que, comme, quand.

http://www.lepointdufle.net/relationslogiques.htm

http://activitesfle.over-blog.com/article-31608948.html

- Les interjections : L’interjection est un mot qui sert à exprimer des sentiments vifs et subits.

Par exemple : ah ! aïe !

http://do.nw.schule.de/MPG/mpg/_data/2-Les_interjections_en_fran_ais.pdf

Au CDI, tu trouveras un dossier complet sur les interjections dans la revue “Virgule” n°1 :

Un lien pour t’entraîner :

http://histgeodaudet.free.fr/banque/didapages/dictee1/

LISTE DE MOTS INVARIABLES À IMPRIMER

Nouvelle policière… en cours de publication

by mozanne - Anne Schoetter
Publié le : 23 mai 2012
Catégories: Textes
Commentaires: Pas de commentaire

À partir d’incipits de romans policiers, nous avons imaginé des nouvelles policières et des premières de couvertures…

À lire ci-dessous :

L’escalier rouge

Alain Bellet

 

La minuterie de l’escalier du vieil immeuble du faubourg Saint-Antoine ne cessait de se contredire et une triste lumière blafarde clignotait étrangement….

 

Des gens avaient disparu et n’étaient jamais revenus ! Les habitants de l’immeuble avaient des discussions sur ces disparitions. Mme Dupont dit à Mr Lacan :

-         Ce n’est pas normal, tout ce monde qui a disparu ! Il faut trouver une idée pour sortir les gens de ce bâtiment !

-         Oui, mais ce n’est pas facile. Viens, on va appeler la police!

Au commissariat, les policiers écoutaient sérieusement l’histoire de l’escalier rouge.

Ils dirent :

-         Allons-y ! On va voir ce qu’il se passe dans ce bâtiment-là !

Le camion de police se gara devant l’immeuble, cinq policiers montèrent l’escalier, cinq autres restèrent dehors avec Mme Dupont et Mr Lacan.

Soudain, ceux de l’immeuble téléphonèrent à ceux du dehors pour leur dire qu’ils entendaient des bruits étranges.

Deux policiers entrèrent dans l’immeuble pour aider les autres.

La lumière en forme d’œil de l’escalier clignota, devint très rouge, comme le sang.

Soudain, la lumière se transforma en fantômes. Les policiers eurent peur, coururent dans l’escalier et tombèrent morts en bas!

Mme Dupont et Mr Lacan arrivèrent et virent les corps des policiers avec du sang!

–         Oh là là, c’est horrible !

La voisine leva les yeux et vit un fantôme blanc qui ressemblait à son mari, mort il y a longtemps.

–         Joseph, c’est toi ?

Le fantôme répondit :

–         – Oui, Catherine. Je reviens hanter l’escalier avec d’autres fantômes pour me venger.

–         De qui, pour quoi faire ?

–         De Mr Lacan.

Mr Lacan, qui a entendu, eut peur et descendit en courant l’escalier rouge.

Il glissa et se cassa la jambe. Il essaya de sortir du bâtiment et soudain la porte se ferma et le fantôme rit.

Après, il voulut sortir par la fenêtre mais toutes les portes et toutes les fenêtres se fermaient en même temps !

Joseph lui dit :

–         Tu m’as tué parce que tu voulais ma femme et mon argent, mais tu ne croyais pas aux fantômes…

La lumière de l’escalier rouge s’éteignit.

 

Sulaksan

Terminus Odéon

Pierre Coran – 1992.

 

Alexis a disparu. Tout a commencé un samedi de juin, en fin d’après-midi, je jouais du Scarlatti. Le téléphone a sonné.

  • Je suis la mère d’Alexis. Mon fils n’est pas rentré. Mais peut-être avez-vous prolongé la leçon de violon ?

Un silence. Mon étonnement.

La voix qui répète :

  • Allô ? Allô, professeur ? Vous m’entendez ?

Ma voix qui répond :

  • Alexis n’est pas venu, madame.

Pas venu ?

 

 

–         Oui, il n’est pas venu. J’ai même essayé de l’appeler, mais son portable était éteint.

–         Il faut qu’on appelle la police, a dit la mère d’Alexis.

–         Je suis d’accord, j’ai dit, je vous rejoins au commissariat dans un instant.

–         D’accord, dit madame Garcia.

Nous nous sommes rencontrés. On a dit tout ce qu’on savait. La déclaration a été présentée. Il ne nous restait plus qu’à attendre.

La nuit est tombée et nous sommes rentrés chez nous. Deux jours sont passés, et toujours pas de nouvelles d’Alexis.

Au troisième jour, la police a appelé. La mère d’Alexis a répondu :

–         Oui, allô ?

–         Oui, c’est madame Garcia ?

–         Oui, oui ! C’est bien moi. Qui est-ce ? Est-ce que c’est la police ? Est-ce que vous avez des nouvelles de mon fils ? dit-elle avec un peu d’espoir.

–         Oui, c’est bien la police et oui, on a des nouvelles. Nos agents on fait des recherches et ils ont conclu qu’Alexis était à Philean, à l’arrêt du terminus du train. En ce moment, il est encore là-bas avec les agents. Il vous attend. Il se trouve qu’il a pris le train pour aller à son cours de violon, mais il était fatigué et s’est endormi. Quand il s’est réveillé, il était trop tard, il était déjà au terminus du train, au terminus Odéon. Il était perdu et en retard. Il est resté là-bas, affamé. Et puis on l’a retrouvé.

–         Oh ! merci, merci beaucoup ! Je vous dois tout ! a dit madame Garcia très ravie.

Après cette merveilleuse nouvelle, madame Garcia m’a appelé.

–         Oui ? j’ai répondu.

–         Professeur, ils ont retrouvé Alexis.

–         C’est vrai ? Je suis vraiment content ! je lui ai dit avec un grand sourire.

Alexis est un garçon très intelligent et joue vraiment bien du violon. Il aurait été dommage de le perdre.

Madame Garcia prit vite sa voiture et roula rapidement vers Philean. Ils se rencontrèrent tous les deux, mère et fils.

Très content, enfin, de retrouver sa mère, Alexis a dit :

–         Maman, je te promets de ne plus jamais prendre le train sans toi !

 

Inès

 

- Non, je ne l’ai pas vu aujourd’hui. Mais c’est curieux qu’Alexis ne soit pas venu à son cours car il adore jouer du violon.

- Et il ne vous a pas dit quelque chose la dernière fois que vous l’avez vu ?

- Voyons voir… Ah ! Il me paraissait bizarre, pas comme d’habitude. Il était triste et étrange.

- Et vous n’avez rien remarqué à part ça ?

- Euh, non rien. Mais si je peux faire quelque chose pour vous, n’hésitez pas madame, car Alexis était un de mes meilleur élèves, différent des autres. Un autre conseil, vous n’avez pas besoin d’appeler la police car je suis commissaire.

- Je ne sais pas comment vous remercier, monsieur.

- Pas de quoi madame

- Au revoir.

- Au revoir.

Deux heures plus tard, le téléphone sonne.

- Allô ?

- Allô, c’est moi Carla, la mère d’Alexis. Il n’est pas rentré et je suis très t’inquiète. C’est bizarre car il a laissé son portable dans sa chambre et dans sa chambre il y a plein de trucs bizarres, des écritures rouges sur le mur. Je ne comprends pas. Alexis est un garçon propre. Il ne laisse jamais sa chambre dans un tel état. Venez, je vous en prie et puis il y a une lettre posée sur son bureau.

- Allô……. Allô ……….      madame…………….

Elle  avait raccroché.

 

CHAPITRE 2

La chambre

-         Entrez. Moi c’est Carla.

Elle est pas mal comme fille, belle, sexy, blonde, yeux verts.

- Moi c’est Édouard.

- Enchantée je vais vous conduire dans la chambre d’Alexis.

- Vous pouvez me tutoyer.

- Toi aussi.

Elle m’a souris.

-         On y va.

Quand on est arrivé, il y avait un bazar. Les murs de la chambre étaient pires que ce que je croyais. En examinant, j’ai pris quelques notes pour mieux m’éclairer.

Notes

- Mur : peinture en rouge.

- La lettre : is ut en sneiv sap rus el tnop ej vareut at erem.

- At erem etait le plus foncé.

- J’ai regardé, j’ai pris quelques notes. Mais pour l’instant ne touche à rien. Demain, j’appelle mes gens pour m’aider un peu. Pour l’instant, je ne prends que la lettre et le portable. Merci.

Et quand on a fini, j’ai descendu l’escalier. Quand on est arrivé à la porte, j’ai dit au revoir. Elle m’a répondu :

- Déjà merci pour ton aide, veux-tu bien dîner ce soir avec moi car il y a trop à manger.

- Si tu veux.

Pendant que nous mangions, elle m’a regardé et dit:

- Tu aimes ?

- Quoi ?

- La nourriture.

- C’est la première fois que je goûte un repas aussi délicieux. C’est très bon à manger. Félicitations.

Je voyais bien qu’au fond d’elle-même, elle était triste. Aie, mon téléphone sonne.

- Allô ?

- Allô chef, c’est moi Dylan. Pendant que je me promenais au bord de la mer, j’ai trouvé un corps.

- Un corps? dis-je en bégayant.

Subitement, Carla s’est levée d la table et m’a fixé dans les yeux.

- Une fille ou un garçon, dis-je.

- Un garçon. Mais je crois que je l’ai déjà vu quelque part avec toi chef.

 

CHAPITRE 4

Les indices

Carla et moi étions là où Alexis était mort, sur le port TUE, et on voyait la mer. Pendant que je regardais, il y avait des traces de sang à côté d’une barre de fer, sur le pont. Et soudain, comme d’habitude, mon portable sonna.

- Allô ?

- Allô, c’est moi James. J’ai remarqué quelque chose d’important. J’ai ouvert le corps du garçon et j’ai remarqué  qu’à l’intérieur tout a été déplacé.

- Merci James. Maintenant, je comprends un peu.

- Pas de quoi, c’est mon travail.

Carla écoutait tout ce qu’on disait et elle a ajouté :

- Essayons de comprendre.

- Il est mort ici donc…

- La scène s’est passée ici…

- Il a fini avec lui…

- Pour se débarrasser du corps.

- Il a décidé de le jeter dans la mer. Oh, mon Dieu! Mon fils.

J’ai passé mes bras autour de son cou pour la réconforter et puis à nous deux on finirait bien par retrouver le coupable, non!

- Mais il y a quelque chose qui me tracasse.  Pourquoi Alexis n’a pas été écrasé ou emporté par la mer ?

- Non, dit Carla, notre théorie est bonne. La personne qui l’a jeté sous le pont l’a envoyé dans l’eau pour que le corps soit transporté loin, loin.

Anne-Catherine

 

Jour de tuile

Mouloud Akkouche

 

Été 75, Haut-Montreuil

Dans un garage souterrain, un homme aux cheveux grisonnants démarra une mobylette.

  • Bouge-pas, mec !…

 

Ombres noires pour Noël rouge

Cohen-Scali S. – 1994.

 

Sandra attendait à la sortie du métro. Elle arpentait le trottoir de long en large, essayant de lutter contre le froid. Malgré les gants, elle ne sentait plus le bout de ses doigts. Elle frotta vivement ses mains l’une contre l’autre, sautilla sur ses pieds… Frank n’arrivait toujours pas. Avait-il bien eu son message ? La veille au soir, elle avait glissé sous sa porte un papier : « Rendez-vous le 23 décembre à 21 heures, station Rambuteau. Surprise de Noël. Je t’… . Sandra. » Elle haussa les épaules : pourquoi s’inquiétait-elle ? Depuis trois mois qu’elle le connaissait, Frank n’avait jamais été à l’heure à un seul rendez-vous. Elle fit quelques pas et s’arrêta devant une vitrine de jouets.

 

Pépé Grognon

Jean-Loup Craipeau – 1998.

 

Crevette me prend la tête

 

Dès l’intrusion du bonhomme dans l’autobus, j’ai su que les ennuis allaient commencer. Je l’ai tout de suite su : il brandissait un couteau sous mon nez. Il m’a demandé :

  • Eh bien ! Si tu me dénonces ou s’ils me retrouvent, je te découpe en lardons !

Je me suis demandé qui étaient ces « ils » dont parlait ce vieux croûton en costume de velours côtelé, qui déboulait dans mon autobus-refuge, traînant avec lui un lot supplémentaire d’embêtements. …

 

Cadavres au petit matin

Michel Quint – 1996.

 

Les chats « s’étiraient », les nuages gris s’allongeaient à l’horizon, les parents de Roger ronflaient, bouche ouverte, recroquevillés dos-à-dos en chien de fusil. Ils furent réveillés par la pluie drue sur les ardoises du toit, et les minous venus piétiner leurs joues. Tous deux ils étaient instituteurs ; grasse matinée le mercredi. Or, Roger n’avait pas fait l’effort de se lever à temps pour garnir les gamelles des chats de croquettes craquantes ! Papa dut se résigner à enfiler ses chaussons, passer sa robe de chambre bordeaux sur son pyjama bleu-des-mers-du-sud. Il était pourtant entendu que Roger s’occuperait seul de son cadeau d’anniversaire. Il avait préféré deux chatons à une encyclopédie. Parfait. Mais maintenant, il lui restait à tenir sa promesse ! À dix ans, on est un grand garçon ! Papa tituba, traîna les pieds, perdit un chausson et se cogna contre le bois du lit de Roger qu’il se mit à secouer d’abord doucement puis plus violemment, puis furieusement.

Son cri dressa Maman, droite dans le lit, le drap imprimé de palmiers roses remonté jusqu’au menton.

  • Roger a disparu !

Au diable les chats, tant pis pour la pluie, finie la grasse matinée. Papa et Maman regardèrent sous les couvertures de Roger, au salon, dans la salle de jeux, dans la cuisine, au garage.

 

 

 

LES JOUEURS DE CARTES

by mozanne - Anne Schoetter
Publié le : 14 avril 2012
Catégories: ARTS, Textes
Commentaires: Pas de commentaire

Dans l’album Le tour de gaule d’Astérix, Uderzo et Goscinny font référence à la scène de la partie de cartes dans la pièce de théâtre Marius (de Marcel Pagnol).

Nous avons regardé l’extrait tiré du film : http://www.youtube.com/watch?v=w8rXPeB8-DY

Puis nous avons décrit le tableau de Paul Cézanne, Les joueurs de cartes. Voici nos textes :

LES JOUEURS DE CARTES

de Paul Cézanne par Martha

Je vois des cartes. Des messieurs jouent aux cartes. Un monsieur est debout. Il y a un monsieur qui fume la pipe. Deux messieurs sont face à face. Il y a deux messieurs qui portent une veste et un chapeau. Il y a un monsieur qui porte une blouse et un chapeau. Ils sont calmes. Il y a une table blanche avec un tiroir.

Les joueurs de cartes

de Paul Cézanne

par Mary


Il y a une table et un homme fume la pipe.

Il y a quatre messieurs.

Je vois un monsieur debout.

Il y a trois messieurs assis.

Ils jouent aux cartes.

Je vois des messieurs face à face.

Il y a trois joueurs des cartes.

Ils portent des chapeaux.

Les joueurs de cartes

de Paul Cézanne

par Derar

 Je vois trois hommes qui jouent aux cartes sur une table. Un homme regarde si quelqu’un triche. Tous les hommes mettent le même style de chapeau et je vois un rideau à côté. Il y a quatre pipes sur le mur.

Les joueurs de cartes

de Paul Cézanne

par Issiaka

 

Je vois des messieurs qui jouent aux cartes. Il y a trois joueurs de cartes. Il y a un homme qui ne joue pas mais qui fume la pipe. Il y a une grande table et un rideau marron. Les trois joueurs sont assis et ils ne trichent pas. Ils réfléchissent.

LES JOUEURS DE CARTES

de

Paul Cézanne par Tamanna

Je vois qu’il y a trois messieurs qui jouent aux cartes et un monsieur qui est debout et regarde les messieurs qui sont assis. Ils sont face à face, il y a deux messieurs qui portent une chemise et des chapeaux et un monsieur qui porte une blouse et un chapeau. Ils sont calmes. Il y a une table blanche. Je vois un rideau marron. Il y a un monsieur qui ne joue pas. Il fume la pipe. Les joueurs ne trichent pas. Ils réfléchissent bien.

Les joueurs de cartes de Paul Cézanne par Tariqul

Je peux voir un tableau. Je vois quatre hommes. Trois d’entre eux jouent aux cartes en silence. Ils portent une veste. Je vois qu’ils ont des chapeaux. Je vois un mur, la couleur du mur est blanche. À côte du mur, il y a un rideau, la couleur du rideau est jaune. Je peux voir une chaise. Sur le mur, il y a quatre pipes. L’homme derrière a une moustache. C’est l’homme derrière qui fume la pipe. Ils sont calmes.

LE TOUR DE GAULE D’ASTÉRIX

by mozanne - Anne Schoetter
Publié le : 26 mars 2012
Catégories: Pour la classe, Textes
Commentaires: Pas de commentaire

Ci-dessous, la séquence de nos activités après la lecture de l’album de Uderzo et de Goscinny, Le tour de Gaule d’Astérix : une véritable mine ; histoire, culture française et gastronomie, références littéraires (Marius de Marcel Pagnol), géographie, jeu de mots, … et ce n’est pas fini !

le fichier PDF à télécharger : SEQUENCE_IV_LE_TOUR_DE_GAULE_D__ASTERIX_GROUPE_I.pdf
BON VOYAGE …

page 1 of 10


Compteur Compteur


137315 visiteurs

 
mai 2013
L Ma Me J V S D
« avr    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Bienvenue , today is Mardi 21 mai 2013