Nouvelle policière… en cours de publication

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Published on: 23 mai 2012

À partir d’incipits de romans policiers, nous avons imaginé des nouvelles policières et des premières de couvertures…

À lire ci-dessous :

L’escalier rouge

Alain Bellet

 

La minuterie de l’escalier du vieil immeuble du faubourg Saint-Antoine ne cessait de se contredire et une triste lumière blafarde clignotait étrangement….

 

Des gens avaient disparu et n’étaient jamais revenus ! Les habitants de l’immeuble avaient des discussions sur ces disparitions. Mme Dupont dit à Mr Lacan :

–         Ce n’est pas normal, tout ce monde qui a disparu ! Il faut trouver une idée pour sortir les gens de ce bâtiment !

–         Oui, mais ce n’est pas facile. Viens, on va appeler la police!

Au commissariat, les policiers écoutaient sérieusement l’histoire de l’escalier rouge.

Ils dirent :

–         Allons-y ! On va voir ce qu’il se passe dans ce bâtiment-là !

Le camion de police se gara devant l’immeuble, cinq policiers montèrent l’escalier, cinq autres restèrent dehors avec Mme Dupont et Mr Lacan.

Soudain, ceux de l’immeuble téléphonèrent à ceux du dehors pour leur dire qu’ils entendaient des bruits étranges.

Deux policiers entrèrent dans l’immeuble pour aider les autres.

La lumière en forme d’œil de l’escalier clignota, devint très rouge, comme le sang.

Soudain, la lumière se transforma en fantômes. Les policiers eurent peur, coururent dans l’escalier et tombèrent morts en bas!

Mme Dupont et Mr Lacan arrivèrent et virent les corps des policiers avec du sang!

–         Oh là là, c’est horrible !

La voisine leva les yeux et vit un fantôme blanc qui ressemblait à son mari, mort il y a longtemps.

–         Joseph, c’est toi ?

Le fantôme répondit :

–         – Oui, Catherine. Je reviens hanter l’escalier avec d’autres fantômes pour me venger.

–         De qui, pour quoi faire ?

–         De Mr Lacan.

Mr Lacan, qui a entendu, eut peur et descendit en courant l’escalier rouge.

Il glissa et se cassa la jambe. Il essaya de sortir du bâtiment et soudain la porte se ferma et le fantôme rit.

Après, il voulut sortir par la fenêtre mais toutes les portes et toutes les fenêtres se fermaient en même temps !

Joseph lui dit :

–         Tu m’as tué parce que tu voulais ma femme et mon argent, mais tu ne croyais pas aux fantômes…

La lumière de l’escalier rouge s’éteignit.

 

Sulaksan

Terminus Odéon

Pierre Coran – 1992.

 

Alexis a disparu. Tout a commencé un samedi de juin, en fin d’après-midi, je jouais du Scarlatti. Le téléphone a sonné.

  • Je suis la mère d’Alexis. Mon fils n’est pas rentré. Mais peut-être avez-vous prolongé la leçon de violon ?

Un silence. Mon étonnement.

La voix qui répète :

  • Allô ? Allô, professeur ? Vous m’entendez ?

Ma voix qui répond :

  • Alexis n’est pas venu, madame.

Pas venu ?

 

 

–         Oui, il n’est pas venu. J’ai même essayé de l’appeler, mais son portable était éteint.

–         Il faut qu’on appelle la police, a dit la mère d’Alexis.

–         Je suis d’accord, j’ai dit, je vous rejoins au commissariat dans un instant.

–         D’accord, dit madame Garcia.

Nous nous sommes rencontrés. On a dit tout ce qu’on savait. La déclaration a été présentée. Il ne nous restait plus qu’à attendre.

La nuit est tombée et nous sommes rentrés chez nous. Deux jours sont passés, et toujours pas de nouvelles d’Alexis.

Au troisième jour, la police a appelé. La mère d’Alexis a répondu :

–         Oui, allô ?

–         Oui, c’est madame Garcia ?

–         Oui, oui ! C’est bien moi. Qui est-ce ? Est-ce que c’est la police ? Est-ce que vous avez des nouvelles de mon fils ? dit-elle avec un peu d’espoir.

–         Oui, c’est bien la police et oui, on a des nouvelles. Nos agents on fait des recherches et ils ont conclu qu’Alexis était à Philean, à l’arrêt du terminus du train. En ce moment, il est encore là-bas avec les agents. Il vous attend. Il se trouve qu’il a pris le train pour aller à son cours de violon, mais il était fatigué et s’est endormi. Quand il s’est réveillé, il était trop tard, il était déjà au terminus du train, au terminus Odéon. Il était perdu et en retard. Il est resté là-bas, affamé. Et puis on l’a retrouvé.

–         Oh ! merci, merci beaucoup ! Je vous dois tout ! a dit madame Garcia très ravie.

Après cette merveilleuse nouvelle, madame Garcia m’a appelé.

–         Oui ? j’ai répondu.

–         Professeur, ils ont retrouvé Alexis.

–         C’est vrai ? Je suis vraiment content ! je lui ai dit avec un grand sourire.

Alexis est un garçon très intelligent et joue vraiment bien du violon. Il aurait été dommage de le perdre.

Madame Garcia prit vite sa voiture et roula rapidement vers Philean. Ils se rencontrèrent tous les deux, mère et fils.

Très content, enfin, de retrouver sa mère, Alexis a dit :

–         Maman, je te promets de ne plus jamais prendre le train sans toi !

 

Inès

 

– Non, je ne l’ai pas vu aujourd’hui. Mais c’est curieux qu’Alexis ne soit pas venu à son cours car il adore jouer du violon.

– Et il ne vous a pas dit quelque chose la dernière fois que vous l’avez vu ?

– Voyons voir… Ah ! Il me paraissait bizarre, pas comme d’habitude. Il était triste et étrange.

– Et vous n’avez rien remarqué à part ça ?

– Euh, non rien. Mais si je peux faire quelque chose pour vous, n’hésitez pas madame, car Alexis était un de mes meilleur élèves, différent des autres. Un autre conseil, vous n’avez pas besoin d’appeler la police car je suis commissaire.

– Je ne sais pas comment vous remercier, monsieur.

– Pas de quoi madame

– Au revoir.

– Au revoir.

Deux heures plus tard, le téléphone sonne.

– Allô ?

– Allô, c’est moi Carla, la mère d’Alexis. Il n’est pas rentré et je suis très t’inquiète. C’est bizarre car il a laissé son portable dans sa chambre et dans sa chambre il y a plein de trucs bizarres, des écritures rouges sur le mur. Je ne comprends pas. Alexis est un garçon propre. Il ne laisse jamais sa chambre dans un tel état. Venez, je vous en prie et puis il y a une lettre posée sur son bureau.

– Allô……. Allô ……….      madame…………….

Elle  avait raccroché.

 

CHAPITRE 2

La chambre

–         Entrez. Moi c’est Carla.

Elle est pas mal comme fille, belle, sexy, blonde, yeux verts.

– Moi c’est Édouard.

– Enchantée je vais vous conduire dans la chambre d’Alexis.

– Vous pouvez me tutoyer.

– Toi aussi.

Elle m’a souris.

–         On y va.

Quand on est arrivé, il y avait un bazar. Les murs de la chambre étaient pires que ce que je croyais. En examinant, j’ai pris quelques notes pour mieux m’éclairer.

Notes

– Mur : peinture en rouge.

– La lettre : is ut en sneiv sap rus el tnop ej vareut at erem.

– At erem etait le plus foncé.

– J’ai regardé, j’ai pris quelques notes. Mais pour l’instant ne touche à rien. Demain, j’appelle mes gens pour m’aider un peu. Pour l’instant, je ne prends que la lettre et le portable. Merci.

Et quand on a fini, j’ai descendu l’escalier. Quand on est arrivé à la porte, j’ai dit au revoir. Elle m’a répondu :

– Déjà merci pour ton aide, veux-tu bien dîner ce soir avec moi car il y a trop à manger.

– Si tu veux.

Pendant que nous mangions, elle m’a regardé et dit:

– Tu aimes ?

– Quoi ?

– La nourriture.

– C’est la première fois que je goûte un repas aussi délicieux. C’est très bon à manger. Félicitations.

Je voyais bien qu’au fond d’elle-même, elle était triste. Aie, mon téléphone sonne.

– Allô ?

– Allô chef, c’est moi Dylan. Pendant que je me promenais au bord de la mer, j’ai trouvé un corps.

– Un corps? dis-je en bégayant.

Subitement, Carla s’est levée d la table et m’a fixé dans les yeux.

– Une fille ou un garçon, dis-je.

– Un garçon. Mais je crois que je l’ai déjà vu quelque part avec toi chef.

 

CHAPITRE 4

Les indices

Carla et moi étions là où Alexis était mort, sur le port TUE, et on voyait la mer. Pendant que je regardais, il y avait des traces de sang à côté d’une barre de fer, sur le pont. Et soudain, comme d’habitude, mon portable sonna.

– Allô ?

– Allô, c’est moi James. J’ai remarqué quelque chose d’important. J’ai ouvert le corps du garçon et j’ai remarqué  qu’à l’intérieur tout a été déplacé.

– Merci James. Maintenant, je comprends un peu.

– Pas de quoi, c’est mon travail.

Carla écoutait tout ce qu’on disait et elle a ajouté :

– Essayons de comprendre.

– Il est mort ici donc…

– La scène s’est passée ici…

– Il a fini avec lui…

– Pour se débarrasser du corps.

– Il a décidé de le jeter dans la mer. Oh, mon Dieu! Mon fils.

J’ai passé mes bras autour de son cou pour la réconforter et puis à nous deux on finirait bien par retrouver le coupable, non!

– Mais il y a quelque chose qui me tracasse.  Pourquoi Alexis n’a pas été écrasé ou emporté par la mer ?

– Non, dit Carla, notre théorie est bonne. La personne qui l’a jeté sous le pont l’a envoyé dans l’eau pour que le corps soit transporté loin, loin.

Anne-Catherine

 

Jour de tuile

Mouloud Akkouche

 

Été 75, Haut-Montreuil

Dans un garage souterrain, un homme aux cheveux grisonnants démarra une mobylette.

  • Bouge-pas, mec !…

 

Ombres noires pour Noël rouge

Cohen-Scali S. – 1994.

 

Sandra attendait à la sortie du métro. Elle arpentait le trottoir de long en large, essayant de lutter contre le froid. Malgré les gants, elle ne sentait plus le bout de ses doigts. Elle frotta vivement ses mains l’une contre l’autre, sautilla sur ses pieds… Frank n’arrivait toujours pas. Avait-il bien eu son message ? La veille au soir, elle avait glissé sous sa porte un papier : « Rendez-vous le 23 décembre à 21 heures, station Rambuteau. Surprise de Noël. Je t’… . Sandra. » Elle haussa les épaules : pourquoi s’inquiétait-elle ? Depuis trois mois qu’elle le connaissait, Frank n’avait jamais été à l’heure à un seul rendez-vous. Elle fit quelques pas et s’arrêta devant une vitrine de jouets.

 

Pépé Grognon

JeanLoup Craipeau – 1998.

 

Crevette me prend la tête

 

Dès l’intrusion du bonhomme dans l’autobus, j’ai su que les ennuis allaient commencer. Je l’ai tout de suite su : il brandissait un couteau sous mon nez. Il m’a demandé :

  • Eh bien ! Si tu me dénonces ou s’ils me retrouvent, je te découpe en lardons !

Je me suis demandé qui étaient ces « ils » dont parlait ce vieux croûton en costume de velours côtelé, qui déboulait dans mon autobus-refuge, traînant avec lui un lot supplémentaire d’embêtements. …

 

Cadavres au petit matin

Michel Quint – 1996.

 

Les chats « s’étiraient », les nuages gris s’allongeaient à l’horizon, les parents de Roger ronflaient, bouche ouverte, recroquevillés dos-à-dos en chien de fusil. Ils furent réveillés par la pluie drue sur les ardoises du toit, et les minous venus piétiner leurs joues. Tous deux ils étaient instituteurs ; grasse matinée le mercredi. Or, Roger n’avait pas fait l’effort de se lever à temps pour garnir les gamelles des chats de croquettes craquantes ! Papa dut se résigner à enfiler ses chaussons, passer sa robe de chambre bordeaux sur son pyjama bleu-des-mers-du-sud. Il était pourtant entendu que Roger s’occuperait seul de son cadeau d’anniversaire. Il avait préféré deux chatons à une encyclopédie. Parfait. Mais maintenant, il lui restait à tenir sa promesse ! À dix ans, on est un grand garçon ! Papa tituba, traîna les pieds, perdit un chausson et se cogna contre le bois du lit de Roger qu’il se mit à secouer d’abord doucement puis plus violemment, puis furieusement.

Son cri dressa Maman, droite dans le lit, le drap imprimé de palmiers roses remonté jusqu’au menton.

  • Roger a disparu !

Au diable les chats, tant pis pour la pluie, finie la grasse matinée. Papa et Maman regardèrent sous les couvertures de Roger, au salon, dans la salle de jeux, dans la cuisine, au garage.

 

 

 


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