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> FICHE DE COURS

> Site intéressant sur la musique du Moyen-âge

> Ressource pédagogique : Powerpoint

> Clycle d’émissions radio sur la musique au Moyen-Age sur France musique

INTRODUCTION : Le Moyen-âge (V°- XV°siècle)

Le Moyen-âge s’étend de la chute de l’Empire romain (476), aux expéditions de Christophe Colomb (1492). Au Moyen-âge, on distingue deux types de répertoire correspondants aux trois ordres médiévaux :

- La musique religieuse : Le chant grégorien (Le Clergé)

- La musique profane :  La musique des troubadours et trouvères (la Noblesse) et la musique populaire (le Tiers-état)

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 1. LA NOTATION MUSICALE (du IX° au XII°)

> Pendant de nombreux siècles, la musique chrétienne s’est transmise uniquement par tradition orale mais la difficulté de mémorisation de ces chants va favoriser l’emergence de codage du langage musical.

> Puis  les neumes (du grec neuma : signe, geste) apparurent vers le 9ème sièclece sont des signes placés au-dessus ou à côté des paroles qui donnent des indications sur la mélodie.

 

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Alors que jusque là on utilisait les lettres de l’alphabet pour désigner les notes,  au XI°siècle, le moine italien Guido d’Arezzo eut l’idée d’utiliser les syllabes d’un chant latin « L’hymne à Saint Jean-Baptiste » pour nommer les notes :

> La note SI, dont le nom est composé avec les deux initiales du dernier vers de l’hymne a été ajoutée à la fin du XVIe siècle

> Bien plus tard, la note UT deviendra DO car plus facile à prononcer.

> Cette codification est toujours utilisée dans les pays latins. En revanche, les pays anglo-saxons ont conservé la notation par des lettres, la correspondance s’établit comme suit :  A (la)    B (si)    C (ut)    D (ré)   E (mi)  F (fa)    G (sol)

> Dans les pays de langue allemande, H désigne le si et B le si bémol

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2. LA MUSIQUE RELIGIEUSE : LE CHANT GREGORIEN (du VI° au XII°)

Au VI° siècle, la diversité des églises chrétiennes nécessita une réforme des chants liturgiques. On la doit au Pape Grégoire le Grand (ou Pape Grégoire Ier) qui :

- fixa une liste de chants destinés aux fêtes religieuses, rassemblés dans un document appelé « L’Antiphonaire »

- fonda un école de musique : La schola Cantorum (pour former les ecclésiastiques et propager dans toute l’Europe cette nouvelle forme musicale. )

Ces chants sont appelés « chants grégoriens » (du nom de ce pape) ou bien « plain-chant » (musique plane) car ses mélodies sont calmes, peu étendues, au rythmes souples du langage parlé, sans vistuosité.

ECOUTE : Chant grégorien extrait d’une messe.

Formation vocale : Dans cet extrait, on entend une voix d’homme soliste puis un choeur d’hommes qui chantent tous en même temps, les même paroles, et à la même hauteur. Il s chantent donc à l’unission. Cette pièce est une monodie. 

Formation instrumentale : Aucun instrument n’accompagne les chanteurs. il s’agit donc d’un chant a cappella.

Langue : Cette pièce est écrite en latin. Il s’agit d’une musique religieuse, dédiée à la liturgie catholique.

Structure : Le choeur d’hommes répond au soliste. C’est donc un chant responsorial.

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 3. HISTOIRE DES ARTS :  « Le Nom de la Rose »

Il s’agit d’un film de Jean-Jacques Annaud réalisé en 1986  adapté du livre de Umberto Eco écrit en 1980 qui est un thriller médiéval. Le compositeur de la musique de film est James Horner (celui de Titanic).

L’action de ce film se déroule dans une abbaye du XIIeme siècle. Des moines sont retrouvés morts dans des circonstances suspectes. Un des moines les plus importants est Guillaume de Baskerville (Sean Connery), accompagné du jeune novice Adso de Melk (Christian Slater), confié par son père au clergé. Ce sont ces deux personnages qui mèneront l’enquête sur les morts mystérieuses. L’enquête s’annonce difficile…

LE CHANT : La prière des matines

Voici un extrait du film montrant les moines célébrant la prière des « matines » (première prière de la journée liturgique). Dans cette séquence, nous retrouvons toutes les caractéristiques du chant grégorien (voir paragraphe précédent).

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L’ECRITURE : Dans le scriptorium

Le scriptorium était une salle du monastère réservée aux moines copistes et enlumineurs qui copiaient, écrivaient, décoraient et reliaient les livres. Cette salle était meublée d’écritoires placés près des fenêtres afin d’être éclairé correctement. C’était un lieu chauffé, proche de la bibliothèque pour que les livres soient accessibles.

Extrait du livre d’Umberto Eco :

« L’abondance des fenêtres faisait en sorte que la grande salle était égayée par une lumière continue et diffuse. (…) Antiquarii, librarii, rubricaires et chercheurs étaient assis, chacun à sa propre table, une table sous chacune des verrières. (…) Les places les plus lumineuses étaient réservées aux antiquarii, les enlumineurs les plus experts, aux rubricaires et aux copistes. Chaque table avait tout ce qui pouvait servir à enluminer et à copier : cornes à encre, plumes fines que certains moines affilaient à l’aide d’une lamelle de canif, pierre ponce pour rendre lisse le parchemin, règles pour tracer les lignes où coucher l’écriture. A côté de chaque scribe, ou au sommet du plan incliné de chaque table, se trouvait un lutrin, où était posé le livre à copier, la page recouverte de caches qui encadraient la ligne qu’on était en train de transcrire. Et certains avaient des encres d’or et d’autres couleurs… »

Extrait du film correspondant au livre :

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Extrait du film : La bibliothèque

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HDA : De l’art roman à l’art gothique

La période romane (Xe – XIIe s.) :

- correspond à la monodie (une seule ligne mélodique)
- l’architecture des églises adopte des formes rondes et peu élevées (voûtes en arc en plein cintre  – colonnes rondes)

La période gothique (XIIe  – XVe s.) :

- correspond à la naissance de la polyphonie (empilement des voix, plusieurs mélodies superposées)
- les édifices architecturaux s’élèvent grâce à la maîtrise des jeux de force (empilement des niveaux grâce à la voute en croisée d’ogive)

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 4. LA MUSIQUE PROFANE : TROUBADOURS ET TROUVERES

> Site internet sur les instruments médiévaux

Du latin « tropare » (trouver, composer, inventer) les trouvères, comme les troubadours, sont des poètes-compositeurs issus de la noblesse qui inventent leurs mélodies et les accompagnent de ritournelles instrumentales.

Quels thèmes? Quelle langue ?

Ils pratiquent leur art de façon savante et écrivent sur des thèmes épiques (comme la vie des chevaliers) ou bien lyriques (comme l’amour courtois qui désigne la façon de se tenir en présence d’une femme) ou bien satiriques et comiques, moraux ou religieux, et même juridiques ou politiques. Leur langue est soit d’Oc (Sud de la France) ou Oil (Nord de la france) :« oc » et « oïl » viennent du latin « hoc » et signifient « oui ».

Quels interprètes ?

Ils ne pouvaient pas s’interpréter eux-mêmes, mais laissaient leurs œuvres être interprétées dans les cours seigneuriales du royaume de France par une catégorie spéciale de jongleurs : les ménestriers et ménestrels (formés dans les écoles de ménestrandie, ancêtres de nos académies et conservatoires).

                       

Découvrons deux nobles-musiciens :

> Un troubadour (Sud – Langue d’Oc) du XI°siècle : Guillaume IX, duc d’Aquitaine, comte de Poitiers >>>« Farai un vers de dreyt nien » 

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> Un trouvère (Nord – Langue d’Oil)  du XIII° siècle : Adam de la Halle >>> « Qui a droit veut amours servir »

Le jeu de Robin et Marion, oeuvre d’Adam de La Halle :

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5. PROJETS MUSICAUX

Ameno (1997) de ERA

> Article intéressant sur le projet « ERA »

> Qui est ERA ?

ERA est un projet musical fondé en 1997 par le musicien français Éric Lévi, ancien membre du groupe rock Shakin’ Street (dont un partie des membres a rejoint le groupe Téléphone).

Après le succès de sa musique pour le film « Les Visiteurs » (1993), Eric Levi décide de créer un projet musical autour d’un univers médiéval et spirituel.

> Quelles sont les caractéristiques de la musique de ERA ?

La musique, du projet musical ERA, consiste à se rapprocher des ambiances médiévales, des sonorités New Age  avec guitare électrique, cordes et synthétiseurs. Les chants sont souvent interprétés dans une langue imaginaire, proche du latin et chanté par un choeur. Tout ceci rappelle le chant grégorien (= chant religieux du Moyen-Age).

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La tribu de Dana (1998) de MANAU

> Partition La Tribu de Dana

Les trois membres du groupe Manau (nom gaélique de l’île de Man) ont en commun leur origine bretonne.

Dans la chanson « La tribu de Dana » exraite de l’album Panique celtique (1998), le groupe Manau a imaginé un mélange inédit : celui du rap et de la musique celtique. On n’avait jamais vu un groupe rap avec cornemuse, harpe, violoncelle et bombarde…

La chanson relate les exploits d’un guerrier celte de la tribu de Dana.

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> Pour s’entraîner (accompagnement instrumental uniquement) : ICI

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La musique de « La tribu de Dana » a été composée d’après la chanson traditionnelle bretonne Tri Martolod (« Trois matelots ») qui a été rendue populaire en 1972 par l’arrangement d’Alan Stivell, musicien breton. Les paroles décrivent l’histoire de trois jeunes marins.

> Article intéressant sur Tri Martolod

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HDA : POUR ALLER PLUS LOIN : Le Moyen-âge au cinéma

> Article et Bande annonce de film sur le Moyen-âge : cinetraffic

> Voici quelques films dont l’action se déroule au Moyen-âge :

1986 : Le Nom de la rose de Jean-Jacques Annaud avec Sean Connery (musique de James Horner)  

1995 : Braveheart de Mel Gibson avec Sophie Marceau (musique de James Horner) – Film aux 5 oscars.

1999 : Jeanne d’Arc de Luc Besson avec Milla Jovovich (musique Éric Serra)

2000 : Gladiator de Ridley Scott avec Russell Crowe (musique de Hans Zimmer) – Film aux 5 oscars.

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