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avr 09

Il s’agit d’un article et non d’une séquence de cours. Pour connaître les sources, voir le nom sur les liens ou les fiches.

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L’affiche rouge (février 1944) – Affiche de propagande des allemands

Site internet : L’Affiche rouge et son contexte historique (hist-geobox) / Contexte historique (histoire-image.org)

Ressource pédagogique : Dossier Mairie de Paris Affiche rouge

Les forces d’occupation allemandes placardent l’affiche, de grand format (120 x 80 cm), sur les murs de très nombreuses villes. Éditée à près de 15 000 exemplaires, elle coûte très cher à réaliser compte tenu de l’insertion des photos.

 

 

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Témoignage d’un des derniers résistants du groupe Manouchian :

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Strophes pour se souvenir (1955) - Poème de Louis Aragon

> Fiche de cours d’un collègue : Strophes pour se souvenir 

Strophes pour se souvenir est un poème de Louis Aragon (poète, romancier français né en 1897 et mort 1982), écrit en 1955 (publié dans « Le Roman inachevé ») en hommage aux 23 résistants du groupe Manouchian exécutés dans l’affaire de l’Affiche rouge.

Ce poème fut écrit à l’occasion de l’inauguration de la rue « du Groupe Manouchian », située dans le 20e arrondissement de Paris. Pour écrire ce poème, Louis Aragon s’est inspiré de la dernière lettre écrite par Missak Manouchian à sa femme avant d’être fusillé.

Ce poème est construit en 7 strophes de 5 vers (= quintils) écrits en alexandrin.

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L’affiche rouge (1959) – Chanson de Léo Ferré

 Mise en musique d’un poème d’Aragon 

Partition

En 1959, Léo Ferré (auteur, compositeur, interprète français, né en 1916, mort en 1993) met en musique le poème « Strophes pour se souvenir » d’Aragon sous le titre de : L’Affiche rouge. La chanson fut enregistrée sur l’album Léo Ferré chante Aragon.

Léo Ferré s’inscrit avec cette interprétation dans la même démarche que Louis Aragon. Ces deux artistes engagés nous invitent à travers leurs œuvres au devoir de mémoire.

Analyse musicale :

Nous pouvons noter une mise en musique très particulière du texte. L’arrangement proposé vise à mettre en valeur le texte d’Aragon et à le dramatiser.

- Léo Ferré n’est quasiment accompagné que d’un chœur mixte qui chante A Capella sur des onomatopées. Il a donc fait le choix de ne mettre aucun instrument, le texte est mis à nu.

- Léo Ferré déclame le texte plus qui ne le chante et souligne certains mots (hirsute, menaçant, sang…).

- Sa voix est chargée d’émotion (soulignée par le vibrato dans la voix).

- Un roulement de tambour va rompre brutalement la continuité de ce chant, il évoque la condamnation à mort des 23 membres du groupe Manouchian.

 

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L’armée du Crime (2009) – Film de Robert Guédiguian

> Dossier pédagogique sur le film

> Biographie des résistants (photos des acteurs) / > Lexique et sources du film

> Film : Ressources complémentaires 1 /> Film : Ressources complémentaires 2

Robert Guédiguian réalise l’Armée du crime, (50 ans après la chanson de Léo Ferré). C’est un film qui retrace le parcours des FTP-MOI, résistants communistes immigrés menés par Missak Manouchian.

Le titre, qui retourne le sens de celui de l’affiche rouge dont l’intitulé complet est « Des Libérateurs ? La Libération par l’armée du crime », rappelle L’Armée des ombres, de Jean-Pierre Melville (1969), qui a pour point commun la chronique d’un réseau de résistants et la torture.

Synopsis :

Dans Paris occupé par les allemands, l’ouvrier poète Missak Manouchian prend la tête d’un groupe de très jeunes juifs, Hongrois, Polonais, Roumains, Espagnols, Italiens, Arméniens, déterminés à combattre pour libérer la France qu’ils aiment, celle des Droits de l’Homme.

Dans la clandestinité, au péril de leur vie, ils deviennent des héros. Les attentats de ces partisans étrangers vont harceler les nazis et les collaborateurs. Alors, la police française va se déchaîner, multiplier ses effectifs, utiliser filatures, dénonciations, chantages, tortures…

Vingt-deux hommes et une femme seront condamnés à mort en février 1944.

Dans une ultime opération de propagande, ils seront présentés comme une Armée du crime, leurs visages en médaillon sur un fond rouge placardés sur les murs de toutes les villes du pays. Ces immigrés, morts pour la France, entrent dans la légende.

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