L’alphabétisation et l’éducation non formelle en Afrique
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Voici un extrait de l’ouvrage :
Préface
Afin d’étayer le plaidoyer pour l’alphabétisation et l’éducation non formelle, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a mis en place un groupe de travail, composé de onze experts, venant de cinq pays de l’Afrique francophone (d’Afrique de l’Ouest, d’Afrique centrale et de l’océan Indien). Ce groupe a élaboré un document collectif de présentation et d’analyse de pratiques d’alphabétisation et d’éducation non formelle (AENF) ayant fait la preuve de leur pertinence dans leur pays respectif.
L’élaboration de ce document constitue un appui apporté par l’Organisation internationale de la Francophonie au développement de l’éducation. Cet appui s’inscrit dans le cadre d’une série d’actions coordonnées, intégrant le soutien au Conseil régional pour l’éducation et l’alphabétisation en Afrique (CREAA). C’est ainsi que l’OIF a réalisé et publié en 2006 une étude intitulée : État, pratiques et besoins en éducation non formelle dans neuf pays d’Afrique de l’Ouest francophone, complétée en 2007 par une enquête dans les pays francophones d’Afrique centrale. De plus, l’OIF a pris part à des programmes de terrain, comme celui de Madagascar, participé à des forums sur l’éducation non formelle en Afrique dans le cadre de l’Unesco et de l’ADEA, et récemment, à l’appui à la participation francophone à la 6e édition de la Conférence internationale sur l’éducation des adultes (Confintea VI) qui doit se tenir en décembre 2009 à Belém, au Brésil.
Ce document constitue une capitalisation de bonnes pratiques d’AENF, observées au Burkina Faso, en République démocratique du Congo (RDC), à Madagascar, au Mali et au Sénégal. Les pratiques décrites dans ce document ont été choisies pour leurs spécificités, et surtout pour leur efficacité face à des problématiques observées un peu partout en Afrique francophone. Ces bonnes pratiques peuvent donc contribuer à relever le défi de l’analphabétisme. Ce document se veut être un outil de diffusion et d’information sur ce qui existe, une source d’inspiration pour améliorer les pratiques en cours ou en « gestation » et pour aider à l’atteinte des objectifs de l’éducation pour tous.
L’atelier de lancement pour l’élaboration du document s’est tenu dans les locaux de l’OIF en septembre 2008 à Paris. Les experts y ont présenté des exemples de bonnes pratiques identifiées dans leurs pays. Une analyse commune transversale des cas présentés a permis de dégager quelques caractéristiques communes de l’AENF. Le groupe a retenu quatre thématiques principales à approfondir, à savoir :
- la mise en place de politiques nationales d’AENF ;
- la problématique du financement ;
- les stratégies de mise en œuvre ;
- les approches et offres éducatives.
L’étude de ces thématiques s’est faite à partir de cas illustratifs dont le développement a été confié à chacun des experts du groupe, le tout coordonné par Jean Rakotosafy Harrison, enseignant chercheur à l’université de Fianarantsoa, à Madagascar, spécialiste en formation de formateurs des adultes.
Le processus d’élaboration du document se présente comme suit :
- rédaction des études de cas par pays ;
- élaboration de la synthèse par le coordonateur sur la base des études de cas ;
- échanges pour validation de la synthèse ;
- atelier de validation du document.
L’atelier de validation et de finalisation du document a eu lieu sous l’égide de l’OIF au mois d’avril 2009.
Cette étude comprend :
- une synthèse transversale autour des quatre thématiques principales, qui s’efforce d’apporter une lecture cohérente de la situation de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle en Afrique francophone ;
- plusieurs annexes qui présentent les expériences d’alphabétisation et d’éducation non formelle par pays : Burkina Faso, Congo (RDC), Madagascar, Mali et Sénégal.
Publié le 28 octobre 2009 par Marie dans Le monde subsaharien


