1,2,3,4 ou 5 étoiles, à vous de choisir!

29 02 2008

Un deuxième article pour aujourd’hui, une fois n’est pas coutume pour vous informer de l’installation toute récente sous chaque article d’un système de notation…et oui, comme à l’école…Indécrottables ces instits!

1 Cela vous permet de vous exprimer simplement et rapidement sur l’intérêt ou la qualité de la chronique du jour.

2 De mon côté, cela me donne une visibilité immédiate de vos réactions.

3 Que cela ne vous empêche pas d’utiliser l’icône commentaire pour réagir « de vive voix »!

A vos étoiles! Pas de pistes rouges ni de slaloms géants…juste un petit clic! C’est totalement anonyme et indolore!




Dialogue de sourds

29 02 2008

Hier matin, (profitant du temps libéré par les vacances)….correction d’Expression Ecrite. (Niveau CM1)

Dur labeur, mais quel bonheur!

Petit cadeau, pour vous, badauds du net, visiteurs fidèles et lecteurs assidus…Si vous souhaitez en savoir plus sur le jargon utilisé, cliquez…Une petite piqûre de rappel, de temps en temps, ça ne fait pas de mal…

Consigne: Ecrire un dialogue de sourds entre 2 personnages, contenant environ 10 répliques et 2 ou 3 passages de narration.

Conj: Utiliser le présent de l’indicatif et de l’impératif. (Attention aux pièges!)

Gramm: Intégrer des propositions incises) (Fiche-Leçon de la semaine dernière.)

                Respecter la forme du dialogue. (Textes lus et vus en classe)

                Varier les (types de phrases ) en utilisant la ponctuation correspondante.

Voca: Utiliser des (verbes d’énonciation ) précis étudiés dans les séances précédentes.

Orth: Vérifier l’orthographe lexicale à l’aide du dictionnaire.

C’est parti! Place aux apprentis scénaristes…

              Eric et Amélie sont sur la terrasse pour bronzer.

 » Va me chercher la crème solaire, ordonne Eric à Amélie.

-Vas-y toi-même! proteste Amélie.

-Amélie, va chercher la crème solaire, répète Eric.

-Non! refuse Amélie. »

               Eric regarde longuement Amélie pour la faire céder.

« Bon, alors va chercher la limonade, conclue Eric.

-D’accord, accepte Amélie l’eau à la bouche.

-Où sont mes sandales, Amélie? demande Eric.

-A côté de toi, répond Amélie.

-Et mes lunettes de soleil? interroge Eric.

-Tu n’as qu’à les chercher toi-même! s’exclame Amélie. »

                Sous le regard réprimant de son frère, Amélie cède.

« Bon, d’accord, elles sont dans le tiroir à chaussettes! soupire Amélie.

-Merci! dit Eric, tu vois, quand tu veux…. »

                                                                         C.A

Incroyable non?

Qui dit que 10/10 en expression écrite, c’est impossible!

Tout y est, et l’humour en prime!

Bien évidemment, sur 33 copies, toutes ne rentrent pas dans la même catégorie, mais toutes contiennent leur lot de mots à dire! Leurs mots bleus, comme j’aime à les appeler.




L’école et la Shoah (Ter)

28 02 2008

La Shoah, oui, les enseignants ont à coeur, et depuis bien longtemps, d’en transmettre la mémoire. Certains n’ont pas dû s’en apercevoir, alors hip hup barbatruc, ils nous pondent une nouvelle circulaire. Eh oui, c’est ainsi, les enseignants s’évertuent dans le silence de leur classe, et les classes politiques, elles, reprennent et transforment à leur manière l’action éducative en textes officiels. C’est sûr, cela fait joli dans un press-book ministériel ! « Vous voyez, là, la circulaire n° 3 554 799 876 930 087 665, c’est Môa »

L’exemple en est ici flagrant: (mes petites incursions)

Extrait d’un article du Monde du 27 février:

Le ministre de l’éducation, Xavier Darcos (Mr Môa ci-dessus cité), a souligné pour sa part que les membres de la mission (y a-t-on invité des instits’?) s’étaient efforcés d’harmoniser leurs analyses et d’appréhender l’ensemble des difficultés pour prévenir tout « refus de ce travail nécessaire » (pardon?) par les professeurs. Il a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’appliquer « un formatage unique » (oh la bonne idée) à toutes les classes mais de proposer « des démarches diverses adaptées aux circonstances » (quel pédagogue inspiré!) et de « respecter la liberté pédagogique » (démagogie bonjour!) des enseignants. Pour le ministre, ces travaux permettront de faire en sorte que « la bonne idée du président de la République soit transformée en démarche pédagogique ». (Non mais je rêve!)

Mais laissons la polémique aux polémiqueux et revenons à notre propos. Et surtout, revenons en classe…Vous savez, là où il y a tout plein de petits élèves teigneux et d’enseignants grincheux…(Mais non, je blogue, enfin je blague quoi…)

Voici donc, plus sérieusement, quelques pistes et quelques liens (où cliquer) qui peuvent donner des idées aux enseignants nouvellement nommés en CM2. (La fiche de voeux…c’est en ce moment!)

1/La littérature offre de merveilleux témoignages :

a/ (Primo Lévy) bien sûr.

b/ (Le journal d’Anne Franck) évidemment.

2/La culture cinématographique, avec deux coups de coeur, pour ce qui me concerne:

a/ Le film majestueux de Roberto Bénigni (« La vie est belle »)

b/ Et encore « la colline aux 1000 enfants » de Jean-Louis Lorenzi.

Automne 1941, quelques mois avant la rafle du Veldhiv, les juifs sont en danger en France. Au même moment, dans un petit village, Clara vient demander asile au Pasteur. Le dimanche, il lance un appel à la charité, entendu par tous. Des dizaines d’enfants débarquent alors au village…

3/Également, au service le l’accompagnement des enseignants, il existe des centres de ressources très instructifs.

Un lieu aujourd’hui incontournable, le Mémorial de la Shoah.

Je vous propose de (visionner )cette vidéo, enregistrée par le Web pédagogique, auprès d’un de leurs formateurs, au salon de l’éducation en novembre 2006. (Et oui, avant la dite circulaire!)

Un autre site  (France 5 )aujourd’hui rebaptisé Curiospère TV, contribue lui aussi, à l’information par la connaissance et à la formation pédagogique par l’accompagement.

Le Mémorial de la Shoah offre de nombreuses et précieuses documentations, et notamment pour ce qui concerne le primaire, une initiation à l’enseignement de la Shoah, grâce au ( grenier de Sarah.)

Autre centre de ressources, ( la fondation) on trouve également une mine d’informations, de témoignages, de textes de références.

Et puis n’oublions pas les mairies et les registres. Une manière de travailler avec sa classe en chercheur, en abordant ce travail comme un historien guidé par la démarche scientifique.

Alors voilà, ces enfants de la Shoah, on ne les a pas oubliés. On ne les oubliera pas. Ils sont inscrits dans notre mémoire collective. La transmission de cette mémoire me semble effectivement un devoir d’homme, un devoir de citoyen, un devoir d’humaniste. Il est certain que le lien générationnel qui nous reliait à cette période sombre de notre Histoire s’estompe du simple fait du temps qui passe. Les témoins disparaissent. Les victimes et enfants de victimes vont disparaître. Nous avons donc à rester vigilants afin que les générations futures ne se retrouvent jamais dans la position de dire « Mais nous ne savions pas! ».

Pour autant, prenons garde aux mots, aux images, aux traces. Il ne peut être non plus question de  sortir ces enfants de leur tombeau, de leur voler leur histoire au nom de l’Histoire. Ils ont droit au repos. Certains désirent même peut-être restés anonymes? Qui sait?

Voilà, une petite contribution personnelle.

Et vous?

Quelles sont vos sources et vos ressources?




La vérité sort de la bouche des enfants…

27 02 2008

Irrésistible………..!

Je vous laisse savourer et méditer.

Des mots bleus pour une vie en rose!

Pas d’image, ni de visage, juste un filet de voix.

A toi, Nicolas!

           cliquez, chut, écoutez         ( Le petit Nicolas amoureux )

Quand Maternelle rime avec « fou d’elles »

Et cour de récré, avec sincérité!




De l’acte violent à l’acte d’écriture.

26 02 2008

Écrire…Oui, mais pour quoi dire? Pour quoi faire?

Écrire pour désamorcer.

Écrire pour se distancer.

Écrire pour se recentrer.

Écrire pour exister.

Écrire.

De l’acte violent à l’acte d’écriture, la voie est possible, le chemin initiatique et le résultat accessible.

Un monde sans violence est une illusion de monde.

La violence a toujours existé, elle existera toujours. Vouloir l’éteindre n’aboutirait qu’à en rallumer plus ardemment la flamme.

La (les) question(s), il me semble, se trouve(nt) ailleurs…

Que faire de cette violence?

Comment vivre avec cette violence?

Comment la rendre acceptable?

Peut-on partager cette violence?

Avec qui? Où et comment?

Un possible élément de réponse proposé par ce mini film proposé par le site Curiosphère

La violence réincarnée dans ( l’écriture. )

Ce qui me paraît essentiel dans cette approche, c’est qu’elle permet un processus de réconciliation de l’individu avec ses propres émotions.

« Oui, je ressens cela, j’en ai le droit, je l’exprime avec mes mots pour que l’autre l’entende, pour que l’autre le sache et pour que l’autre me reconnaisse. Oui, j’ai écrit et mon nom est inscrit. Alors maintenant que je suis reconnu comme une personne à part entière qui pense et qui s’exprime dans la cité, dans le quartier, dans l’école, je n’ai plus le droit de faire « le con ».« 

Il n’existe pas de solutions miraculeuses, mais des centaines d’attitudes éducatives, de postures pédagogiques, de compétences individuelles prêtes à accompagner ces jeunes, ces moins jeunes, ces familles, ces quartiers dits trop facilement « à la dérive ». Les regarder s’éloigner, sans rien faire nous rend coupables de « non assistance à personne en danger ».

Ne plus considérer la violence comme un acte fondamentalement illégitime mais tenter de trouver en elle le langage qui lui permettra de lutter contre contre  sa propre explosion.

Cela vaut la peine d’essayer, non?

Des commentaires?

N’hésitez pas, faites-vous violence!

Un peu de courage…

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Concert exceptionnel pour cause humanitaire…

25 02 2008

Hier, dans ma « boîte à textes », le message d’un contributeur engagé pour la cause de l’enfance, au sein d’une association que je lui laisse le soin de présenter lui-même.

Écoutons donc Louis Amigues, administrateur et référent pour l’action dans le monde:

« Depuis 60 ans le CENTRE FRANCAIS DE  PROTECTION DE L’ENFANCE est engagé aux côtés des enfants en difficulté et de leur famille en France et dans le Monde .

L’éducation et l’aide à la parentalité ( relation parents-enfants) sont notamment au coeur de son projet .

Celui-ci s’articule autour de deux grands axes :

 1  la création et l’animation ( Paris et région parisienne ) de lieux d’accueil pour les enfants – des touts-petits aux adolescents –  et , même, dans certains cas, de leurs parents ;

  

 2 le développement de formules de parrainage; cette forme d’action étant , depuis son origine, la marque distinctive de l’association.

     – En France, le parrainage de proximité concerne environ 300 enfants en Ile de France, Picardie, région Nord, et bientôt Bretagne;

     – A l’étranger, dans une vingtaine de pays, plus de 13 000 enfants sont aidés dont 7 OOO sont parrainés individuellement .

A l’occasion de ses soixante ans, rejoignez le ( CFPE ! )

Pour fêter cette date anniversaire, je vous invite,en l’Eglise Notre-Dame Des Champs, à Paris 75006, le 9 avril 2008, à 20H30, pour une soirée exceptionnelle, où cuivres et orgues joueront pour le plaisir des mélomanes et le bonheur d’enfants trop souvent oubliés. Un beau concert pour un plus bel avenir.

                                      (  AFFICHE CONCERT  )

Un petit clic pour grande cause! Et Merci à tous ceux qui contribuent ici ou ailleurs à la solidarité éducative.« 

Et surtout, Merci à Louis, et longue vie à son association!

              




Ecole et innovation, qui, comment, pour quoi?

24 02 2008

Un homme sans sectarisme.

Passionné de l’enseignement.

Chercheur et professeur. 

Formateur hors catégorie.

Auteur de référence.

Acteur de la pédagogie.

Collègue acharné.

Éditeur spécialisé.

Penseur de l’action.

Transmetteur d’innovations.

Ami de l’école, des élèves, des enfants.

Partenaire des familles et des enseignants.

Un Monsieur très respectable…

(Oui, j’ai beaucoup regardé Michel Drücker quand j’étais petite, et j’adorais sa manière de présenter les gens!)

J’ai nommé, vous l’aviez reconnu, Môssieur ( Philippe Meirieu. ) Il est mon hôte aujourd’hui pour nous livrer quelques pistes de réflexion en partageant avec nous sa conception de l’innovation.

Cliquez, écoutez, c’est riche, c’est dense, mais c’est tellement clair!

Et vous? qu’en pensez-vous?

Parents innovants, enseignants novateurs, audacieux silencieux ou grands orateurs, qu’évoque pour vous l’idée d’innovation éducative?

Un grand Forum sur ce sujet se prépare pour la fin du mois de mars 2008.

Mais finalement, pourquoi attendre?

Ici, là, maintenant, osez prendre place!




Pour « mamans » débordées..

23 02 2008

Un petit clin d'oeil pour les mamans dépassées, subookées, robotisées, survoltées, bref pour les mamans quoi!

- Allez, pas de panique, M'man c'est les vacances...

- Les quoi??? Et ton English Test ce matin, ça s'est passé comment? Au fait, ta chambre, tu peux pas tenter d'essayer d'imaginer de... je ne sais pas moi....la rendre, disons... terrienne, accessible? Tes grands parents viennent déjeuner. Fais un effort quoi!

- Cool, M'man ,c'est les vacances, promis demain je ...sorry, ya mon portable ki sonne! C'est Seb, faut que j'y aille. Salut M'man, à plus! Je t'aiiiiiiiiime! T'es la meilleure! Embrasse daddy et "Momie " pour moi! You're the best! I Love you!

- ........

           Yes indeed...

             We are the best

                we are the champions

                    We are the only one

                         We are the MOMS!

Allez les filles, courage, c'est bientôt la fin des vacances!




Edito spécial cancres! Bons élèves, s’abstenir…

22 02 2008

Cancres d’un jour, ou cancres de toujours, cancres à la Prévert ) ou cancres à la ( Pennac )Alain Sotto, psychopédagogue et Varinia Oberto, écrivain, ont concocté un espace spécial cancres, où il fait bon vivre. Si, si, ça existe! Et je souhaitais le partager avec vous!

Oui, partager la connaissance, mettre en commun les bonnes volontés, élaborer une chaîne de complémentarité, faire émerger un nouvel esprit de convivialité, rassembler les compétences de chacun pour les mettre au service de la question éducative. Tels sont les objectifs de ce site. Telle est l’ambition de BLOG BLEU PRIMAIRE

Si vous désirez plus d’infos, aujourd’hui ou demain, vous pourrez toujours avoir recours à ma « blogoliste ». Vous y retrouverez entre autres, Cancres.com, un site, truffé de réponses pratiques et de renseignements fort utiles!

En voilà un petit aperçu…

articles




L’orthographe à la Une…

21 02 2008

L’orthographe, une patate chaude…titre ( le Monde ) dans un récent article.

Danièle Manesse, professeure de sciences du langage, y analyse avec lucidité et concision le problème de l’orthographe, notamment à l’école primaire. La mise en pratique de L’O.R.L* (Observation Réfléchie de la Langue) a d’une certaine manière pénalisé les enseignants (et leurs élèves). Ils ont dû mettre en oeuvre de nouveaux modes d’apprentissages, fort intéressants car émanant du principe que la littérature participe à ce travail sur la langue. Traiter la grammaire et l’orthographe en liaison avec les textes et la réalité de l’écriture. L’idée est plus que noble, mais elle n’a pas eu l’effet escompté. Manque de formation? Complexité de notre langue? Mauvaise interprétation d’une théorie mal intégrée? Ou bien théorie difficilement adaptable à la pratique de classe? Un peu de tout cela, sans doute. Et de nombreux autres facteurs, qu’il est mal aisé de traiter en quelques lignes.

En revanche, il semble évident que l’application de l’O.R.L, conjointement à un programme surchargé par ailleurs, ne permettent pas de prendre suffisamment de temps pour la systématisation, la mémorisation et l’entraînement, autant d’étapes incontournables pour la bonne mise en place des structures grammaticales. Cela a immanquablement abouti à une déliquescence de l’orthographe ces dernières décennies.

 L’art de la pédagogie*, s’il en est, consiste justement à intégrer les récentes études réalisées dans le domaine de la langue et de la didactique* tout en les réajustant sans cesse dans la pratique de la classe.

Je rejoins également Danièle Manesse sur un autre point. Celui de la formation des enseignants en ce qui concerne l’étude de la langue. Même si le maître d’école ne se résume pas, loin de là, à un correcteur orthographique ou à un Bescherelles, il me paraît absolument nécessaire qu’il ait une maîtrise, sinon parfaite, du moins précise et ciblée du fonctionnement interne de la langue française. Davantage de linguistique*, dans les IUFM* est à mon sens, une donnée incontournable.

L’orthographe, la grammaire, le vocabulaire et la conjugaison, sont les premiers outils du « bien parler » au sens, du « bien s’exprimer », au sens de » je dis, et j’écris précisément ce que je pense, et mon camarade, ma maîtresse, mes parents comprennent exactement ce que je dis, ou ce que j’écris ». C’est important non? Ne jamais laisser une idée avorter faute de mots, de syntaxe, de temporalité. Car si les mots viennent à manquer, le doute, la méfiance, et pour finir, la violence prennent le pas. Un autre mode d’expression en quelque sorte. 
Pour ma part, je reste impitoyable quant à l’orthographe de mes élèves, quant à la manière dont ils formulent leurs prises de parole. Et ils me le rendent bien. Ils savent bien pourquoi je le leur demande. Je le leur explique chaque jour.  

« Si je laisse ta pensée s’exprimer avec approximation, je t’abandonne à une espèce de verbiage qui n’est pas digne de ce que tu es capable de dire. Et tu as beaucoup à dire et à écrire. Alors, prends le temps. Choisis le mot exact. Cherche la bonne tournure. »

En matière d’expression écrite ou orale, il n’y a pas de fautes, il n’y a que des erreurs, des omissions, des maladresses. C’est important qu’ils le sachent. C’est important que les parents sachent également que même s’ils l’ont oublié, l’apprentissage de la lecture et la maîtrise de la langue requièrent beaucoup de temps, de patience, de douceur, de vigilance.

Pour ce qui me concerne, je crois fermement en la valeur de la correction. L’hôpital des mots, comme je dis à mes élèves. Oui, tout est corrigé, (y compris mes propres oublis d’ailleurs…cela les amuse beaucoup et je les engage à me faire part des erreurs commises).Tout est donc systématiquement annoté et consigné dans leur répertoire personnel et individuel. Ce répertoire, qui grossit de septembre à février, est censé diminuer jusqu’à dépérir totalement en fin d’année. Un carnet magique avec lequel les élèves ne cessent de me demander de “jouer”.

 M’dam’, M’dam’ ch’peu faire mon carnet zéro faute avec ma voisine, j’ai fini mon travail!

L’orthographe, une patate chaude, mais qui peut se transformer en sujet d’exploration ludique et pédagogique. Si, si!

Pour faciliter la lecture et la juste compréhension de certains termes employés, vous retrouverez, classés par ordre alphabétique, dans mon dico d’éduc ( barre transversale, à droite) les mots repérables par les astérisques.

De l’orthographe, au vocabulaire… il n’y a qu’un clic!

Un autre clic qui vaut le détour, pour la saveur des ( motordus )! L’orthographe…fait salle comble!




L’école et la Shoah (bis)

20 02 2008

Cette semaine, dans ma « boîte à textes », la contribution d’un visiteur avisé, clair et éclairant.

Je laisse donc la parole à Greg, qui fait suite à mon article (L’école et la Shoah I ) et à l’intervention d’Emmanuelle Mignon, chef de Cabinet du Président, dimanche 17 dans le JDD )

« Ce que je pense, c’est qu’EM fait un amalgame désastreux entre racisme au sens large et antisémitisme. Utiliser la Shoah comme rempart psychologique contre le racisme (c’est l’objectif qu’elle affiche) entraîne deux conséquences paradoxales : elle dévalorise la cause de la Shoah et elle affranchit les actes de racisme qui ne relèvent pas de l’antisémitisme.

La Shoah est trop inconcevable pour être résolue par une mise en scène à l’école (c’est ce que tu dénonces dans ton article l’école et la Shoa, comme la procuration donnée au primaire). Elle est trop dure à porter par les enfants, non pas parce que ceux-ci seraient trop faibles ou mal équipés, mais simplement parce que la cause est insupportable. Je soupçonne que c’est ce qui provoque l’indignation de S. Veil. Elle s’attendrit sur les enfants, mais en fait elle revendique que l’on ne banalise pas l’affaire en la « traitant » ou en la « résolvant » en classe.

Madame Veil sait bien que les élèves de ta classe, le vendredi matin, même si tu fonds en larmes, ne seront pas immédiatement foudroyés sur leur chaise. Ils mettront en place les mécanismes leur permettant de survivre. Or c’est précisément cela qui a été impossible pour 6 millions de gens il y a 65 ans : ils ont été anéantis sans aucune raison théoriquement concevable et sans échappatoire possible !

Donc, on le sait bien, on ne peut partager, mesurer, mémoriser une telle horreur sans la vivre soi-même. Il n’y a pas d’explication, pas plus que d’expiation possible, et c’est bien cet état instable qu’il faut maintenir. Surtout vu des juifs.

Et puis, bien sûr, il y a le petit Rwandais. A cela E. Mignon répond qu’il faut distinguer entre conflits politiques et conflits racistes. Comme s’il n’y avait de conflits racistes que la Shoah. Or c’est totalement faux à deux égards : primo, la Shoah n’était pas un conflit guerrier, mais une répression civile ; et secundo les conflits comportent presque tous une composante raciste, même si elle n’est pas tout à fait explicite (Rwanda, Soudan, Serbie, etc. – et même, dans une certaine mesure le terrorisme islamiste anti-occidental).

Donc tout cela est assez confus et très déroutant, je suis bien d’accord avec toi, même si je ne le prends pas par le même bout de la lorgnette. »

Merci Greg. C’est justement ces différences de point de vue qui importent, car elles obligent à la distanciation, et permettent de se décentrer, de quitter l’émotionnel pour appréhender la réflexion par le jugement, c’est à dire la capacité de raisonner à partir du savoir et de la connaissance. Je n’ai rien à rajouter, aujourd’hui, j’écoute, je lis, j’essaye de mieux comprendre. Il y aura certainement un article « ter » sur le sujet. Un sujet qu’il ne faut évidemment pas taire, loin de là, mais qui mérite tellement mieux que la polémique politicienne.

Avis aux amateurs, dans ma « boîte à textes », vous pouvez, vous aussi contribuer aux débats en m’envoyant vos propres textes! Voir la barre transversale située dans la partie haute du blog.




De l’école obligatoire à la réussite obligatoire…

19 02 2008

L’évaluation des enseignants sera donc désormais calculée en fonction de la réussite des élèves…

C’est nouveau, ça vient de sortir! Ce qu’il y a de commode, en ce moment, c’est qu’il ne se passe pas une heure sans que l’actualité ne me fasse cadeau de sujets à traiter! Monsieur le Président, encore vous, je vous suis grée de cette manne que vous m’offrez.

Bien alors donc, peu importe les méthodes pédagogiques, l’essentiel, c’est le résultat. La fin justifie les moyens en quelque sorte. Ca me rapelle quelque chose, pas vous?

Et bien voyez-vous, avec tout le respect que je vous dois, pour ce qui concerne l’éducation, l’instruction, l’enseignement, c’est bien tout le contraire. Et oui, messieurs les experts. La vérité est parfois, souvent, ailleurs…Mais il faut l’avoir pratiqué pour en prendre pleinement conscience…

Le chemin emprunté est tellement plus formateur pour l’enfant apprenant que le résultat obtenu.

(Un peu comme dans une promenade, vous savez, les paysages, les chants des oiseaux, les odeurs, les rencontres, les difficultés, les raccourcis, les surprises…ne sont-ils pas en définitive le coeur de la démarche? Le chemin nous mènera peut-être à Rome, peut-être pas, mais qu’il est beau ce chemin! Selon qu’il fasse soleil, ou bien qu’il pleuve, il n’est jamais pareil. Chaque heure, une lumière différente, chaque minute, un regard particulier).

 Mais je m’égare.

Oui, la relation pédagogique entre l’enseignant et son élève est autrement plus libératrice que le seul verdict du livret scolaire. Et cette relation est le fruit d’un long travail, quotidien et sans relâche. Une relation fragile, toujours sous tension. Une relation fondée sur l’exigence et la bienveillance. Une relation qui puise son fondement dans la nécessité absolue de faire grandir l’élève par le savoir mais qui trouve aussi ses propres limites dans l’acceptation par l’enseignant de la liberté de l’élève d’accepter ou non cette relation. Vous me suivez?

Les détours pédagogiques se révèlent autant de conditions d’autonomisation qui permettront, dans la durée, ( et oui…le temps…) à l’élève, à l’enfant, au petit d’homme de se construire en fonction des aptitudes et des compétences qui sont en lui et que l’école doit révéler. Oui, cela, c’est mon devoir. J’ai l’obbligation d’aider mon élève à se connaître et à connaître le monde. Je n’ai ni le droit, ni le pouvoir de lui imposer le monde. Quel monde? Le mien? Le vôtre? Celui qu’on a décidé pour lui ou celui qu’il va tenter de dessiner, avec sa palette, avec ses crayons, ses couleurs. A cela, je l’y aiderai. Farouchement. Obstinément. Avec exigence et bienveillance. (Toujours et encore). Oui, je l’aiderai à touver sa place, ou mieux, à la fabriquer. Je ne sais pas à quoi ressemblera sa vie, son destin. Je ne sais pas quel sera son avenir, ni le niveau de salaire qu’il touchera. je ne sais pas s’il sera heureux ou malheureux. Et vous, le savez-vous? Si oui, surtout, ne me dites rien. Je ne veux pas savoir.

La réussite obligatoire.

Je ne suis pas d’accord.

Et puis quelle réussite? (Cliquez ici pour lire mon article « Attali, le nouvel Attila »)

Et l’imbécile heureux, alors, n’a-t-il pas sa place à l’école?

Et Juliette la simplette, faut-il la radier de la classe?

Et Edouard le « cossard », est-il inapte à la société?

A 8 ans, l’école, c’est important. Mais la vie, la confiance, le droit à l’erreur, c’est tellement plus nécessaire. Tellement plus vital.

Alors donc, si je veux être bien notée par mesdames et messieurs les inspecteurs, oui, j’ai intéret à faire le ménage! Allez, oust! Les moins de 8/10, allez voir chez le voisin, ou plus loin, ou nul part si j’y suis. Demain, il y a inspection!

Des résultats, je veux des résultats!

Mais non, Mdam! Nous, on veut rester là, avec vous! Alors, demain, yaka dire qu’on a tous 10/10!

Ah, le petit malin….

Lui, pas de souci, avec ou sans diplôme, il ira loin dans la vie!

Un de sauvé!




Sociologie du cartable…

18 02 2008

Montre-moi ton cartable…je te dirai qui tu es.

Dans mon cartable, il y a…

Des cahiers bien couverts, des livres assortis

Une odeur de parfum, un agenda et trois grigris.

Dans ton cartable il y a…

Des billes multicolores, des osselets, des timbres écornés

Deux trois feuilles griffonnées et un dessin tout chiffonné.

Dans son cartable, il y a…

Un vieux reste de goûter,un tube de colle plein de larmes séchées.

Des cris, des pleurs, et des miettes de photos éparpillées.

Dans leurs cartables, il y a…

Des notes à effacer, des leçons par dizaines

Un cahier de texte raturé et des devoirs plein la semaine.

Et dans votre cartable?

Avez-vous regardé?

Qu’avez-vous à y cacher?

Votre vie dans votre cartable.

Leur vie dans leur cartable.

Du cartable aux devoirs à la maison, il n’y a qu’un clic. Pour un éclairage d’un autre genre, je vous invite très volontiers, sur le site de Philippe Meirieu, à lire l’article de Sylvain Grandserre, maître d’école en Seine-Maritime. ( Lire l’article.)

Voilà donc ma chronique du jour, pour tous bien entendu, mais en particulier pour Clématite Montana, qui m’interrogeait la semaine dernière sur le sujet.

Des réponses toutes faites, je n’en ai pas, des pistes de réflexion, je peux en proposer. C’est ce à quoi Sylvain Grandserre, en charge, en milieu rural, d’une classe de CM1/CM2 nous invite à réfléchir. Un sujet qui touche chacun. Un sujet difficile. Un sujet qui demande beaucoup d’empathie et d’humilité. Un sujet qui m’interpelle chaque jour.




L’école et la Shoah I

16 02 2008

« Les enfants de CM2 devront connaître le nom et l’existence d’un enfant mort dans la Shoah. Rien n’est plus intime que le nom et le prénom d’une personne. Rien n’est plus émouvant pour un enfant que l’histoire d’un enfant de son âge, qui avait les mêmes jeux, les mêmes joies et les mêmes espérances que lui ».

Il faut donc émouvoir.

Il faut donc que nos enfants soient les confidents intimes des douleurs de ce monde.

Il faut donc enseigner l’Histoire par le sentiment.

Mais Monsieur le Président, mes élèves me verront donc pleurer tous les vendredis matin?

Oui, certainement, car sentimentale, je le suis.

Ces enfants de la Shoah, ils sont inscrits dans nos âmes, à tout jamais. La souffrance d’un enfant, qu’il soit d’ici ou de là-bas, est une chose qui est insupportable, qui m’est insupportable et que je ne veux en aucun cas rendre supportable. Alors je continuerai de pleurer. Je le faisais dans l’intimité de ma conscience, je devrai donc l’assumer face à mes élèves. Curieuse situation. Vraiment. Vendredi matin, psychodrame en CM2, c’est inscrit dans les programmes!

Confier le drame d’un génocide à un enfant, lui en faire porter la souffrance ou la culpabilité. L’idée est surprenante, déroutante. Mais une autre question me vient alors, immédiatement. « Et le petit Rwandais, il n’y pas si longtemps…Vous vous souvenez? Qu’a-t-on fait de lui, de sa mémoire? Qui connaît son prénom? Celui de sa petite soeur? Du bébé à peine sevré? A quoi jouait-il lorsque les machettes lui ont tranché la tête? Et vous tous, les politiciens donneurs de leçons d’Histoire, à quoi étiez-vous occupés lorsque la maman de Bamgy se faisait violée sous ses yeux? »

Pourquoi avoir choisi un peuple plutôt qu’un autre? Ne sommes-nous pas tout autant responsables du drame de David comme de celui de Djumbé?

La loi du silence, sans doute, entretenue par des lois invisibles, par d’indicibles secrets.

Et les enfants serbes? Et tous les autres? Oui, tous les autres…

Enfin, Monsieur le Président, je terminerai par cette dernière question « Est-ce donc à l’école primaire, encore elle, de prendre en charge l’irresponsabilité des hommes politiques et de gérer la mauvaise conscience collective? »
 

Vraiment, je m’étonne. Enfin, non, à vrai dire, je ne suis plus étonnée.

Une fois encore, l’école va faire ce que les adultes ne savent plus faire, ou ne veulent plus. C’est tellement plus simple comme ça. On a coché la sale case. On a classé l’innommable dossier. On a donné procuration à l’école pour nous débarrasser d’un malaise insurmontable, d’un monstre monstrueusement laid. Mais l’école, Monsieur le Président, elle en crève de la douleur du monde!

Confier à nos enfants ce que l’humanité a produit de plus nauséabond, je ne trouve pas cela très honnête ni pour nos enfants, ni pour nos élèves, ni pour Samuel ni pour Zawan.

Voilà, ce n’est que la parole d’une instit’. Et vous êtes le Président.

Mais si les mots d’une enseignante ne pèsent pas lourd, écoutez ceux d’une ancienne déportée, d’une femme qui n’était alors qu’une toute jeune fille au doux prénom de Simone.

« C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste, tranche l’ancien ministre, déportée à 16 ans et demi à Auschwitz. On ne peut pas infliger cela à des petits de dix ans! On ne peut pas demander à un enfant de s’identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter. Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés, après la guerre, à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches. Et, aujourd’hui encore, nous essayons d’épargner nos enfants et nos petits-enfants. Par ailleurs, beaucoup d’enseignants parlent -très bien- de ces sujets à l’école. » Simone Veil

Merci Madame, merci Simone.

Je vous invite également à partager, sur cette question, les réflexions et analyses d’Hugo Billard, professeur d’Histoire Géographie à Meaux. ( Voir son site. ) « Le jardin des retours »




Bon élève, mauvais élève.

15 02 2008

Une sale note en maths pour Sara?

Une leçon d’orthographe mal digérée par Félix?

Un cours d’histoire à rattraper avec Jules?

Un bug en techno pour Élisabeth?

Un rhume en Gym pour Violette?

Tout cela n’est vraiment pas grave, non, vraiment pas.

Inutile de vous rendre malade ou de les asseoir sur le banc des accusés.

Un arrêt sur image, un retour en arrière, une petite mise au point et le train redémarre. Juste un petit arrêt en gare, sans trop de retard.

Sara, Félix, Jules, Élisabeth, Violette et d’autres comme eux, sont de sages petits apprenants. Ils s’entraînent à l’endurance. Une petite pause de temps à autre, pour reprendre leur souffle, regarder à droite et à gauche, observer le copain d’à côté, ou le paysage par la fenêtre…Tiens, l’avion là-bas, où s’envole-t-il?

Rien que de plus normal, vraiment.

Tout va bien, assurément.

Mais parfois, les difficultés s’enchaînent, les erreurs se répètent, et Léa ne peut plus avancer. Elle ne le peut plus car elle ne sait ni où elle est, ni où elle va. Revenir, en arrière? Impossible, les petits cailloux blancs ont disparu!

Perdue! Elle est juste perdue. Et le train est en panne, ou il a déraillé. Il faut descendre et marcher à pied. Courir ne sert à rien. Rester sur place est dangereux. Ne pas s’endormir, surtout. Ne pas rester seule. Trouver quelqu’un, vite!

Une boussole, voilà ce qu’il lui faut! Une carte balisée et un gros sac de bonbons colorés histoire de lui donner du baume au cœur, le temps de retrouver son chemin. Un peu de temps, ou quelque temps, cela dépend de l’équipement et de la dose de confiance qu’on a glissé dans son sac. Léa n’est pas bien loin, un peu de patience, elle arrive!

Des Léa, des Samuel, des Pauline, des Billy, si vous y prêtez attention, vous les apercevrez au détour d’un carrefour ou à la lisière d’un sentier. Donnez-leur la main, aidez-les à traverser. S’il vous plaît.

Et puis il y a Paolo. Ah! Paolo et ses petits yeux cernés. Paolo et ses poings serrés. Paolo qui a oublié comment on sourit. Paolo qui voudrait dire oui mais qui dit non. Paolo qui voudrait pleurer mais qui se met à hurler. Paolo n’est pas heureux. L’école, c’est moche. La maîtresse, elle est moche, les zautzenfants, y sont moches.

Paolo, les notes, il s’en fiche pas mal! En fait, non, les notes il les détestent. Elles lui disent chaque jour « t’es bête, t’es bête, t’es bête ». Alors, il tente une chose incroyable Paolo, il va les attaquer ces notes, leur casser la tête, les anéantir, les faire disparaître, les faire taire, une bonne fois pour toute.

Calcul 3,5

Dictée 2,75

Géographie 0

Voilà, zéro!  Il a gagné par KO

Je les ai eues!

Et Malika, je pourrais aussi vous parler de Malika et de ses cahiers chiffonnés; et de Victor qui n’a plus de bouton à son manteau, et de Filipa et de Marie, et de Phyléas, et de Volga et de Sébastien, et de Bertrand, et de Juliette, et de Sabine, et de Mélanie, et de Cristofo, et de Marie-jeanne, et de ………….Oui, mes chers élèves, vos chers enfants.Oui, les malins, les paumés, les désaxés, les bienheureux, les rapides, les curieux, les batailleurs, les innombrables, les seuls au monde, les meilleurs de la classe, les plus forts de tous, les t’vas voir ta g….e à la récrée, les silencieux, les transparents, les pitres, les absents…

Les bons et les mauvais élèves, il y en aura toujours.

Des bons et des mauvais enfants, je n’en ai jamais croisé.

Et vous?

Je vous laisse découvrir un pays pas comme les autres, un pays réservé aux rêveurs, aux rebelles, aux cosmonautes, ( voir le site. )

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Quand les enfants refont le monde…

14 02 2008

Raconter des histoires à la maison,

Lire des contes à l’école,

Écouter des récits en classe,

Le matin, à midi ou le soir,

Mais raconter encore et encore,

Lire et relire avec démesure

Écouter toujours davantage

Et déguster sans modération

SEANCE DE VOCABULAIRE ET ECRITURE : Le conte premier jet  (avec correcteur orthographique) :

Consigne : Ecrire le début d’un conte étiologique (sur les origines) en utilisant les champs lexicaux et « formules de départ » étudiés dans les séances précédentes.

Écriture chronométrée : 15 minutes

                                  (   La Naissance du monde )

PIQÛRE DE RAPPEL:

LE BUREAU DE VOTE EST ENCORE OUVERT…COUREZ-Y VITE SI VOUS N’ETIEZ PAS AU COURANT!

CA SE PASSE 4 ETAGES EN-DESSOUS…

Toquez, cliquez sur le lien, puis retour, cochez, et votez!!

Merci!

  




Situation problème à la Prévert

13 02 2008

                                 L’addition

Le client -Garçon, l’addition!

Le garçon – Voilà. (Il sort son crayon et note)Vous avez…deux oeufs durs, un veau, un petit pois, une asperge, un fromage avec beurre, une amande verte, un café filtre, un téléphone.

Le client – Et puis des cigarettes!

Le garçon (Il commence à compter)

– C’est ça même…des cigarettes…

…Alors ça fait…

Le client – N’insistez pas, mon ami, c’est inutile, vous ne réussirez jamais.

Le garçon – !!!

Le client– On ne vous a donc pas appris à l’école que c’est ma-thé-ma-ti-que-ment impossible d’additionner des choses d’espèces différentes!

Le garçon – !!!

Le client (élevant la voix)– Enfin, tout de même, de qui se moque-t-on?…Il faut réellement être insensé pour oser essayer de tenter d’additionner un veau avec des cigarettes, des cigarettes avec un café filtre, un café filtre avec une amende verte et des oeufs durs avec des petits pois, des petits pois avec un téléphone…Pourquoi pas un petit pois avec un grand officier de la Légion d’honneur, pendant que vous y êtes! (Il se lève)

Non, mon ami, n’insistez pas, ne vous fatiguez pas, ça ne donnerait rien, vous entendez, absolument rien…pas même le pourboire!

(Et il sort en emportant le rond de serviette à titre gracieux.)

                                     Jacques Prévert, Histoires, Ed. Gallimard, 1963.

Et dire, qu’aujourd’hui, en plus d’être ma-thé-ma-ti-que-ment impossible, un pareil texte ne serait ni po-li-que-ment, ni mo-ra-le-ment acceptable…CENSURE pour cause de consommation illicite de produits douteux!

Voilà donc un texte d’anthologie à garder pré-ci-eu-se-ment, en souvenir d’un temps révolu…

Au risque de me répéter…vous avez voté? Oui, vous savez, mon petit sondage du 10 février…dans « L’Heure de Vérité 1 »Juste un clic, retour et votez, et en plus, c’est anonyme, promis!




Parents…pas si facile…

12 02 2008

Whimper a bien raison, lorsqu’en réponse à l’article du 5 février (« Petit complément d’enquête sur le métier d’enseignant »,) il réagit en invoquant le fait que bien des métiers sont difficiles. Éduquer, accompagner, former, instruire n’est pas le seul fait de l’école et des enseignants.

Oui, Whimper, et sans doute le plus ardu des métiers reste celui de parent. Pourtant, aucune formation pour cela…juste le temps qui passe, les expériences, les errances et les grands bonheurs. Parents, vous l’êtes et je le suis: 4 enfants, et donc, 4 élèves, 4 cartables, les devoirs, la grogne, le « ralbol »…

Chers parents, bravo pour tout ce que vous faites, car même si vous le faites parfois avec désespérance, vous le faites, et c’est déjà beaucoup!

Alors voilà, des parents, j’en ai croisé un certain nombre, suffisamment pour me permettre de vous proposer une petite galerie de portraits. Chacun s’y reconnaîtra, j’en suis certaine, du moins en partie, car vous êtes chacun unique et non remplaçable.

Ce texte, il est pour vous, rien que pour vous.

                                        (  GALERIE DE PORTRAITS )

 L’école et la famille, différentes, certes, mais pas indifférentes.

Je vous laisse la parole……cliquez dans la bulle commentaire si le coeur vous en dit!

Ah oui, encore une petite chose, allez donc, si ce n’est déjà fait, dans l’article du 10 février, L’Heure de Vérité 1, et prononcez-vous! Cliquez, votez! Allez, un peu de courage!




Paroles d’enfants, texte d’auteurs

11 02 2008

Lundi matin:  Expression écrite

Petit cadeau pour vous, chers parents, des mots d’enfants, les vôtres ou les leurs, mais jolis mots d’auteurs.

VOCABULAIRE ET ECRITURE : le sens propre et le sens figuré au service de la poésie :

Consigne : Ecrire un texte humoristique et poétique en utilisant des combinaisons de sujets non animés et de verbes d’actions ; introduire des effets sonores et respecter la forme de poème par strophe : 

Qui dit que nos élèves ne savent plus écrire?

Qui dit qu’à l’école, on ne fait plus de Français?

Pas moi, pas eux, et bientôt, plus vous!

Alors, cliquez!

                                    (    Dans Notre Ecole…  )

Et surtout, après, n’oubliez pas d’aller voter dans l’article d’hier l’Heure de Vérité 1

Ce sondage est essentiel pour faire avancer notre blog de discussions!

De vous, vos commentaires et vos réflexions, dépend beaucoup le caractère conversationnel de BLOG BLEU PRIMAIRE

Merci!




L’Heure de Vérité 1

10 02 2008

Evaluation des profs, audit des grandes entreprises, livrets solaires, à mon tour de me livrer aux affres de la note et de la cote des sondages. Mon Heure de Vérité a sonné!

 A vous de cliquer retour, sélectionner, cocher, lire et/ou écrire vos suggestions, les poster, voter, valider, et tout cela en cliquant sur le lien ci-dessous.

Pour les petits malins, attention, on ne peut voter qu’une fois! L’oeil numérique veille sur vous! 

( http://www.123votez.com/sondages/sondage-gratuit-8203_15135.php )

Bon, ben en attendant, je vais corriger des copies, histoire, moi aussi, de me défouler!