Corps, écriture et mouvement.

31 03 2008

LA CLASSE AUTREMENT, une nouvelle catégorie sur BLOG BLEU PRIMAIRE.

Pour rendre compte des initiatives individuelles.

Pour partager des expériences.

Pour diffuser les talents.

Des mots forts. Des mots « pleins »

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écriture   imaginaire   silence   équilibre   sens   construction   exigence   espace   phrase   corps   émotion   déséquilibre   révélation   invisible   poésie   exprimer   parole  travail

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Si vous avez 5 minutes…prenez-les.

Si vous avez 5 minutes…utilisez-les.

Si vous avez 5 minutes…offrez-vous ces instants. (Maintenant.)

DECOUVREZ « LA CLASSE AUTREMENT »




Education nationale

29 03 2008

Un peu d’auto-dérision ne fait de mal à personne…L’humour au service des choses sérieuses. Allez, il pleut dehors, on chasse la déprime comme on peut! Bonne fin de semaine à tous!

Et maintenant, de vous à moi, en passant par l'école...

N'y a-t-il pas ici comme un fond de vérité qui se profile?

N'y a-t-il pas, au delà de la provocation décalée, comme un petit air de lucidité?

Dites-moi collègues d'ici et d'ailleurs, nous qui aimons notre métier comme peu de professionnels aiment le leur, nous qui nous battons car estimons que ce métier contient en lui des enjeux humains et philosophiques, nous qui chaque jour prenons en charge "l'éducation des hommes", nous qui ne comptons ni notre temps, ni notre argent, nous qui ...

Dites-moi donc, chers collègues, ne pensez-vous pas qu'il est grand temps d'avancer, de dépoussiérer un système largement sclérosé? Un système qui nous bouffe et nous étouffe de l'intérieur? Un système auto alimenté par des "forces obscures" qui usent de leur toute puissance pour bâillonner la masse silencieuse et laborieuse?

Je crois en l'extrême dévouement des enseignants. J'en suis. Je crois en leur sens unique du travail bien fait. Je l'éprouve quotidiennement.

Mais je connais aussi leur désarroi et leur souffrance quand les conversations de salon, manipulées par la presse, les politiques et les syndicats réunis, pointent d'un doigt accusateur la lourde machine "pachydermique" qu'est l'éducation nationale.

Mais la machine, c’est pas nous! La machine c’est le système! Ne confondons pas la structure et les hommes! Ne nous trompons pas de combat...

Moi, je remplacerai bien quelques rouages de cette macro-structure.

Moi, je casserai bien le mécanisme de certains machinistes.

Moi, je ferai bien sauter quelques portes blindées.

Moi, j'irai bien, caméra cachée au poing, filmer de l'intérieur les acteurs et les co-réalisateurs de cette tragi-comédie qui nous fige dans un scénario sans fin. 

Et vous?

Exprimez-vous...ici, maintenant. Les commentaires sont ouverts!

Ostiane, ni journaliste, ni politique, ni experte, ni de gauche, ni de droite, juste instit.




Charlemagne

28 03 2008

Voici pour les élèves et leurs parents quelques liens à visiter 

Au passage, je remercie Monsieur Raingeard chez qui j’ai trouvé ces précieuses ressources.

  • Un bonus en chanson. Pour réviser en rythme!




Les nouveaux programmes. Réactions à chaud.

27 03 2008

RAPPEL en PDF:  nouveaux programmes

1/ EN RESUME sur le site France 5 Education:

 Plus d’heures de français, de mathématiques, de sport et d’instruction civique mais aussi de la morale, tout cela en vingt-quatre heures de cours sur quatre jours… La réforme de l’école primaire présentée par le ministre de l’Education nationale se veut recentrée « sur les fondamentaux », via les acquis traditionnels : opérations, orthographe, grammaire et conjugaison. Dernière étape d’une réforme engagée en septembre 2007 avec la suppression des cours le samedi matin, Xavier Darcos a précisé, mercredi 20 janvier 2008, devant la presse, le contenu des programmes de l’école primaire. La philosophie du projet, qui fleure bon la tradition, avait été dessiné par Nicolas Sarkozy quelques jours auparavant, lors d’un déplacement à Périgueux.

« Plus courts, plus clairs et plus ambitieux », comme l’affirme leur préambule, ces programmes, qui tiendraient dans leur état actuel sur environ 36 pages du Bulletin officiel de l’Education nationale, contre 104 actuellement, sont marqués par le retour au bon vieux appris par cœur et sont resserrés sur « les fondamentaux » que sont la lecture, l’écriture et le calcul.

A l’origine de cette réforme, un rapport du Haut Conseil à l’éducation, en septembre 2007, faisait état de 15 % d’élèves en fin de CM2 avec de grandes lacunes dans ces disciplines. Au motif que « tout se joue à l’école primaire », il est décidé de faire porter l’effort sur cette partie de la scolarité et de « diviser par 3 en cinq ans le nombre d’élèves sortant du primaire avec de graves difficultés » et « par 2 le nombre de redoublants ».

Pour se faire, la semaine scolaire passera de vingt-six à vingt-quatre heures en moyenne – le samedi étant « rendu aux familles ». Les deux heures gagnées seront, elles, réinvesties sous forme d’aide personnalisée aux élèves en difficulté ou de travail en petits groupes.

En français, les grands classiques de l’apprentissage – récitation et rédaction – sont réhabilités. L’accent est mis sur la grammaire et la connaissance de l’ensemble des temps de l’indicatif, y compris le futur antérieur ou le plus-que-parfait.

De même, en mathématiques, la pratique du calcul mental fait son grand retour et on insiste sur la maîtrise parfaite des quatre opérations ou bien encore sur la connaissance de la règle de trois avant l’entrée au collège.

Enfin en matière d’histoire, l’enseignement devrait être fondé sur la connaissance des grandes dates et des grands personnages qui jalonnent l’histoire de France, grâce à « des repères chronologiques ».

Dans les nouveautés, l’éducation civique est remplacée par des cours d’instruction civique et de morale fondés sur des grands principes ou maximes juridiques, comme « La liberté de l’un s’arrête où commence celle d’autrui ». Un retour des leçons de moral et de politesse qui devra se matérialiser à la fin du CE1 pour l’élève, par la reconnaissance des symboles de la République française, se lever au son de la Marseillaise ou bien encore l’usage du « vouvoiement avec leur enseignant ».

Libres de choisir leurs méthodes dans l’application de ces nouveaux programmes, les enseignants seront en revanche désormais évalués tous les deux ans, par un nombre d’inspecteurs augmenté à la rentrée 2009, et la priorité sera donnée aux résultats. Les performances de chaque école seront ensuite communiquées aux familles, selon des modalités qui seront définies « au cours des prochaines semaines », selon le ministre de l’Education nationale.

Présentée comme une « révolution culturelle de l’essentiel » par Xavier Darcos, la réforme de l’école primaire est jugée comme « un retour aux vieilles recettes », par Ségolène Royal, favorable à une « école qui innove ». Un terme également utilisé par les syndicats enseignants qui ironisent sur le retour de l’école « bonnet d’âne » des années 50 et demandent, pour certains, à l’ancien professeur de français de revoir sa copie.

2/ Ci-après, une réaction recueillie sur le site de  l’ICEM  

(Institut Coopératifde l’Ecole Moderne)

Un point de vue. Celui de Catherine Chabrun.

24 heures chrono !

Dans notre système éducatif à modèle descendant où Polytechnique détermine le lycée qui lui-même détermine le collège le tout en cascade jusqu’en maternelle, il était logique de faire peser sur les épaules du primaire la responsabilité de l’échec scolaire.

Dans sa « révolution culturelle »de 36 pages, Xavier Darcos présente des programmes « recentrés sur l’essentiel », du socle commun on ne garde que les piliers chers à l’Europe, on rejette la complexité, la transversalité qui les articulaient pour privilégier l’empilement de couches simples de fondamentaux.

Que ce soit en français ou en mathématiques on augmente ainsi le nombre de savoirs opératoires, mécaniques et on retire tout ce qui était ambitieux dans les programmes de 2002.   

Surtout pas de temps à perdre, car tout doit tenir en 24 heures !

Entre les dix heures de français, les cinq heures de mathématiques, les quatre heures de sport et l’heure et demie de langue vivante, que restera-t-il  à la « culture humaniste » ?  Aux sciences ? A l’éducation artistique ?

Avec des horaires spécifiques et cloisonnés, une programmation annuelle qui dénie les cycles, ce seront 24 heures compartimentées, morcelées en disciplines et sous disciplines, le tout en conformité avec des manuels dont « l’appui »  est fortement conseillé. Un manuel de vocabulaire, un autre de grammaire …un manuel de calcul un autre de géométrie. Plein de petites leçons illustrées qu’il faudra bien apprendre à la maison ou avec les associations d’aide aux devoirs  !

Une triste certitude : le fossé culturel se creusera davantage pour tous les enfants qui n’ont que l’école pour y accéder. L’accompagnement éducatif sera-t-il chargé de compenser le déficit ? Quant aux enfants qui resteront deux heures de plus à l’école, feront-ils le plein de « fondamentaux » pendant que les autres profiteront de l’offre familiale ou associative d’activités culturelles ?   

Questionner, rechercher, tâtonner, comprendre, réinvestir, confronter ce n’est plus l’air du temps !

Ce sont des pratiques dangereuses, des restes de l’Héritage de 68 qu’il faut définitivement enterrer  ! Comme nous le confirme notre Ministre « L’école primaire doit rester garante de l’idéal républicain : permettre à chaque enfant de devenir, par l’instruction, un citoyen libre et éclairé » 

L’instruction voilà le mot qu’il fallait dire !Si l’éducation rimait avec construction, compréhension, émancipation,  l’instruction elle, rime avec mémorisation, récitation, rédaction. Ce choix de  terminologie à l’ancienne est cohérent avec la teneur rétro des programmes  en relevant particulièrement ceux d’histoire et de géographie qui se cantonnent au territoire national. 

Et naturellement  l’éducation civique se métamorphose en instruction civique et morale.

Dès le CP, on vise en premier l’obéissance, les réflexes du bon écolier : se lever quand un adulte entre dans la classe ou quand il entend la Marseillaise, les formules de politesse, le vouvoiement et les « maximes illustrées » de morale. « Coopérer à la vie de la classe », se réduit à effectuer les services de distribution et de rangement, on est loin de la coopération et de la vie de classe !

Au Cycle 3, sur le registre de la transmission, de l’injonction parfois seront étudiés aussi bien la règle de droit, que les différentes règles de politesse, de sécurité, les préventions des risques, les dangers,  les refus de discrimination, que l’étude des institutions françaises et européennes. Quelques bons manuels devraient suffire !

On ne construit pas, on ne pratique pas, on ne participe pas, on décrit, on apprend, on récite pour avoir de bonnes notes.

C’est ça la réussite scolaire  ?

Catherine Chabrun

22 février 2008

Retrouvez sur ( le site ) aux côtés de celui-ci, d’autres textes d’analyse.

 

3/ Et maintenant…ma petite touche « bleu primaire » à découvrir sur le site  (d’Infobourg France).

Sans oublier de (re)lire l’article du 15 mars sur le sujet: (« hier un niveau scolaire plus élevé? »).

 

ET VOUS?

VOS COMMENTAIRES?

VOS POINTS DE VUE?

VOS REACTIONS?




Lire et écrire

26 03 2008

Hier, une bonne journée pour mes statistiques…vous êtes venus nombreux, très nombreux!

Aujourd’hui, une nouvelle étape pour vous: L’exercice du « commentaire appliqué ».

EXPLICATION:

1 Vous choisissez un article parmi les catégories qui vous plaisent à droite, dans la « Toute l’actu du blog »

2 Vous vous asseyez confortablement pour lire consciencieusement l’article ( et, le cas échéant, les commentaires qui y sont associés.)

3 Vous réagissez à chaud en faisant part de votre point de vue, de vos questions, de vos sources.

4 Tous les types de commentaires sont les bienvenus (longue tirade, petite phrase sloggan, lien hypertexte, réaction à d’autres commentaires…)

5 La grande différence entre un site et un blog réside dans le caractère conversationnel. Conversation de salon, de trottoir, de salle des profs. Conversation philosophique ou pragmatique. Mais conversation toujours.

6 Une autre manière d’interagir. Le vote, les petites étoiles. « un peu, beaucoup, passionément, à la folie… pas du tout ». Là, juste ci-dessous. Rapide, efficace quand on n’a pas le temps d’écrire. Anonyme et sans contrepartie financière!

MERCI!




Expression écrite et histoire vraie

25 03 2008

                   MON PERE                                

Mon père est voyageur intersidéral

Mon père est astronaute

Mon père est savant international

Mon père est espion secret

Mon père est navigateur 

Ma mère a peur

Je la connais La vérité

Mon père est mort   

                            Sylvain ( 9ans )

 

Avant l’écrit, il a fallu gérer l’expression orale.

Avant l’oral, il a fallu gérer le silence.

 

Une année particulière, comme toutes les années.

Un enfant particulier, comme bien des enfants.

 

Un élève comme aucun autre. 

Mais chaque élève a son histoire. Et chaque histoire est unique.

 




Un autre regard sur l’école

22 03 2008

Une idée intéressante…à explorer, à développer sur le thème de l’EDUCATION.

Et si nous échangions nos regards sur l’école, juste pour voir?

Et si nous unissions nos meilleurs « Déjà vu » en classe pour les partager?

Et si nous publiions nos « Plus jamais ça » à l’école pour ne pas oublier?

Et si nos cours de récré s’ouvraient sur le monde pour laisser la culture voyager ?

Et si nous regardions comment d’autres vivent le mot « Apprendre », juste pour mieux comprendre?

L’enfant, où qu’il soit, d’où qu’il viennent ne mérite-t-il pas aussi un regard neuf?

Imaginons, dans cet esprit, "Le grand Rendez-vous vidéo" sur le thème de l'école...des milliers d'images rassemblées pour construire un nouveau regard sur l'école.C'est possible.

Qu'en pensez-vous?

Qui est prêt à se lancer dans l'aventure?

Qui commence?

Toi? Vous? Eux?

NOUS?

Envoyez-moi vos idées, vos archives, vos documents et vos projets dans ma "Boîte à textes", sur le côté droit de ma barre d'accueil transversale ou en me laissant juste un commentaire ci-dessous. La première marche n'est pas si haute à gravir...Pensez-y et franchissons ensemble les frontières de nos écoles.

Parce que nos (vos) enfants le valent bien...




Paris, en sortant de l’école…

21 03 2008

          PARIS LE SOIR

La Tour Eiffel s’envole vers le ciel

Et quand Notre-Dame salue le Soleil 

L’arc de Triomphe enjambe les étoiles

Et danse par-dessus les toits 

Le soir, dans l’ombre, Paris respire l’air frais

Et ses rues s’abreuvent à l’eau de la Seine 

Les boulangeries ferment leurs portes

Et Paris,  la nuit engloutit le Monde           

                              Création collective spontanée  CM1




Lexique scolaire pour parents désorientés. Lettre A.

20 03 2008

Une « chronique spéciale bleu primaire »  pour parents désorientés… La première d’une longue série

Je parle, tu parles…nous parlons, vous…tout le monde connaît! Mais parlons-nous vraiment le même langage? Il faut le reconnaître, la terminologie utilisée par les enseignants peut parfois ressembler davantage à un jargon taillé de toute pièce. C’est pourquoi, il me paraît essentiel et naturel de mettre à la disposition des parents ce lexique un peu particulier.

Car, vous l’imaginez bien, il ne s’agit pas pour nous de brouiller les pistes avec des mots d’usage barbare mais bien d’utiliser un ensemble spécifique de concepts relatifs à l’école car en relation étroite avec les A-pprentissages qui s’y déroulent. Tiens, et si on commençait par la lettre A?

Acomme Alors là brAvo! C’est très bien! Excellent!

A comme Activités différenciés ou pédagogie différenciée) : méthode pédagogique qui part du constat que dans une classe, un professeur doit enseigner à des élèves ayant des capacités et des modes d’apprentissages très différents. Elle tente de donner une réponse à cette hétérogénéité ) des classes par des pratiques adaptant à chaque élève les programmes d’études, l’enseignement et le milieu scolaire. Bien souvent, l’enseignant ne va plus être le centre de la classe mais va mettre l’enfant ou l’activité comme intérêt central. De plus, ces pédagogies ont souvent pour but le développement personnel de l’enfant.

A comme Apprentissage: mise en place de nouveaux savoirs ) ou  savoir-faire  structurée par un processus d’acquisition de connaissances), ( compétences) , attitudes ) ou ( valeurs) , grâce à l’étude, l’( expérience ) et l’( enseignement). Pour parvenir à l’acquisition des savoirs de ses élèves, l’enseignant, tel un technicien des apprentissages, utilise un large éventail de méthodes pédagogiques. Enseigner ne se résume pas à transmettre. Pour que l’enseignement se révèle un geste éducatif, il faut qu’il ouvre l’esprit de l’élève, qu’il forge son intelligence, pour que peu à peu, l’enfant construise ses savoirs, en fonction de ce qu’il apprend à l’école et de ce qu’il découvre de l’individu qu’il est lui-même. Ici, plus qu’ailleurs, l’institution et les familles sont liées par un véritable pacte d’éducation.

A comme Attention: ensemble des processus psychologiques permettant à l’élève de se préparer à effectuer une action à entreprendre, sélectionner des informations particulières et de les traiter de manière approfondie. Les liens entre l’attention et la mémoire sont nombreux et complexes. Ainsi, un objet sur lequel on porte notre attention sera mieux mémorisé. On estime généralement que les processus attentionnels interviennent entre la mémoire sensorielle et la mémoire à court terme.

Acomme A revoir…ou A Apprendre: expression typiquement scolaire visant l’élève et le famille pour notifier un manque de travail ou une méthodologie défaillante quant à l’apprentissage des leçons à la maison.

Et voilà, la lettre B c’est pour Bientôt!

En attendant, n’hésitez pas à consulter mon « Dico d’Educ » sur la barre transversale. Mieux comprendre permet de mieux accompagner vos enfants, nos élèves. École et parents partenaires. Complémentaires.




Ce que d’autres ont dit…(suite)

19 03 2008

3° sur la réalité du métier : 

« De même que la pédagogie nouvelle est fondée sur cette pensée qu’il importe bien plus de faire trouver à l’enfant le principe ou la règle que de les lui donner tout faits, de même, Messieurs, l’administration de l’instruction publique, telle que je la comprends, doit s’occuper essentiellement de susciter l’énergie des maîtres et mettre partout en jeu leur initiative et leur responsabilité. » Jules Ferry, Réunion annuelle des sociétés savantes, Pâques 1880. 

« Quoique vous fassiez, vous ferez mal. » Sigmund Freud (1856-1939

« Qui ne continue pas à apprendre est indigne d’enseigner » Gaston Bachelard (1884-1962) 

«  L’esprit original n’est pas celui qui découvre une chose nouvelle ; mais celui qui aperçoit et fait voir sous un aspect nouveau une chose vue et connue de tous. » Nietzsche (1844-1900) 

« La fièvre, la toux, les vomissements sont pour le médecin ce que le sourire, la larme, les joues rouges sont pour l’éducateur. Il n’y a pas de symptômes sans signification. Il faut tout noter et tout soumettre à la réflexion, rejeter ce qui est dû au hasard, lier ce qui est similaire, chercher des lois fondamentales…chercher ce qui manque à l’enfant, ce qu’il a en trop, ce qu’il exige, ce qu’il peut donner…l’école est un terrain d’analyse, une clinique d’éducation. »  Janusz Korczak (1878-1942) « Les moments  pédagogiques»  

«S’il est librement choisi, tout métier devient source de joies particulières, en tant qu’il permet de tirer profit de penchants affectifs et d’énergies instinctives.» Sigmund Freud (1856-1939) 

« La pédagogie traditionnelle suppose un auditoire homogène…heureusement cette classe homogène n’existe que dans l’imaginaire des pédagogue et des politiciens…Chacun connaît la réalité : égaux en droit, les enfants comme les hommes sont différents et, dans chaque classe les forts sont dits bons et satisfaisants, les faibles sont des mauvais, insatisfaisants, insatisfaits, débiles, caractériels : inadaptés scolaires »  Fernand Oury (1920-1998)             

« Il faut se garder de chercher dans les différentes doctrines pédagogiques des solutions toutes faites qui pourraient, telle quelles, s’appliquer aujourd’hui…Le pédagogue est un inquiet, non par faiblesse ou par manque de repères, mais parce qu’il s’obstine à regarder en face des réalités souvent difficiles. Parce qu’il ne veut pas renoncer à sa passion de transmettre, mais qu’il ne veut pas non plus enseigner au forceps. » Philippe Meirieu

« La pédagogie est l’ensemble des principes, des démarches, des méthodes, des techniques et des procédés visant à faciliter l’acquisition et l’intégration d’une connaissance (déclarative, procédurale, expérientielle) ou d’un domaine de connaissance. » Georges Adamczewski, 2006 

4° sur le devoir et l’urgence d’éduquer: 

«Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun respect pour l’âge. À notre époque, les enfants sont des tyrans.» Socrate (470-399 Av JC) 

«L’homme naquit pour travailler, comme l’oiseau pour voler.» 

« Ignorance est mère de tous les vices » François Rabelais (1495-1553)                          

« Hé, mon ami, tire-moi de danger Tu feras après ta harangue. » Jean de La Fontaine (1621-1695) « L’enfant et le maître d’école.»            

« Si l’on se relâche tantôt en une chose, tantôt en une autre, pour petite que  soi  la chose, à la fin, tout est corrompu. »  Vauvenargues (17151747)                             

« Il nous faut tous les jours entendre un peu de musique, lire quelques bonnes poésies, regarder un excellent tableau, et, si l’occasion s’en présente, dire aussi quelques paroles réfléchies ; sinon nous tombons bien vite  dans la vulgarité à laquelle nous sommes si aisément enclins. Notre faculté de comprendre le beau et d’y être sensible s’émousse si facilement qu’il nous faut la défendre et la conserver par tous les moyens » Goethe (1749-1832)  

« Les vrais hommes de progrès sont ceux qui ont comme point de départ un respect profond du passé. Tout ce que nous faisons, tout ce que nous sommes est l’aboutissement d’un travail séculaire. » Ernest Renan (1823-1892

« Ma prétention est de vous montrer que l’égalité d’éducation n’est pas une utopie ; que c’est un principe, qu’en droit elle est incontournable et qu’en pratique cette utopie apparente est dans l’ordre des choses possibles »  

«  Je me suis fait un serment : entre toutes les nécessités du temps présent, entre tous les problèmes, j’en choisirai un auquel je consacrerai tout ce que j’ai d’intelligence, tout ce que j’ai d’âme, de cœur, de puissance physique et morale, c’est le problème de l’éducation du peuple ». Jules Ferry (1832-1893)  

« Ne tardez pas à vous occuper des jeunes, sinon ils ne vont pas tarder à s’occuper de vous ! » Don Bosco (1815-1888) discours de 1883 

«Les stimulant les plus fort pour l’édification de l’âme humaine émanent de la toute première enfance.» Alfred Adler (1870-1937)                                                                                                                                                       

« Tout ce que vous avez pu recevoir de plus que les autres : santé, talent, enfance heureuse, condition de vie familiale harmonieuse, relations, vous ne devez rien prendre pour vous comme un bien qui va de soi ; c’est une chance dont vous devez faire profiter les autres » Albert Schweitzer (1875-1965)                                                                                                                                 

«Un enfant n’a jamais les parents dont il rêve. Seuls les enfants sans parents ont des parents de rêve.»                     

«Le paradoxe de la condition humaine, c’est qu’on ne peut devenir soi-même que sous l’influence des autres.» Boris Cyrulnik « Les nourritures affectives »            

« En aidant vos enfant, exigez qu’ils s’aident eux-mêmes. La mère oiselle donne la becquée à ses enfants, mais elle leur apprend à voler de leurs propres ailes » Anonyme 

« Apprends-moi à grandir ! » Le petit prince Saint-Exupéry (1900-1944) 

«Les enfants sont les symptômes des parents.» Françoise Dolto (1908-1988)  

Ces paroles d’hier et d’aujourd’hui sont les témoins du temps qui passe. Les jours, les siècles et les millénaires défilent, mais l’homme demeure avec ses doutes, ses interrogations, ses exigences intellectuelles, philosophiques, religieuses, politiques.

Penser ou agir, faut-il choisir ?

A vous de me dire!

Laissez-nous ici-bas vos pensées, celles qui guident vos actes, celles qui inspirent vos actions.

Merci d’enrichir cette petite anthologie perso de vos propres citations, là, en cliquant sur la bulle commentaire


 




Ce que d’autres ont dit…

18 03 2008

1° Sur le respect:

« La première instruction que je donnais à mes professeurs fut qu’ils ne devaient jamais et sous aucun prétexte battre les enfants, ni les menacer par la moindre parole ni le moindre geste, ni employer un langage injurieux ; mais qu’ils devaient au contraire leur parler avec une expression agréable et sur un ton aimable. » Robert Owen (1771-1858)

« Il faut démolir cette fatale barrière de méfiance et lui substituer une confiance cordiale. Que l’obéissance guide l’élève comme la mère guide son petit enfant. » Don Bosco (1815-1888)

« Les enfants ne sont pas des personnes de demain, mais des personnes d’aujourd’hui ». 

 « Il faut se mettre sur la pointe des pieds pour se hisser à leur hauteur. » Janusz Korczak (1878-1942) 

 « La quasi-totalité de la soi-disant action éducative se fonde sur l’idée qu’il faut obtenir l’adaptation directe -et donc violente- de l’enfant au monde adulte : une adaptation fondée sur une soumission incontestable et sur l’obéissance absolue qui conduit à la négation de la personnalité de l’enfant. Une négation qui fait de l’enfant l’objet de jugements injustes, d’insultes et de punitions que l’adulte ne se permettrait jamais vis-à-vis d’un autre adulte. Cette attitude est si profondément ancrée qu’elle prévaut en famille, même vis-à-vis de l’enfant le plus aimé, pour ensuite s’intensifier à l’école qui le plus souvent, reste, elle, le lieu où l’on met en œuvre de manière méthodique l’adaptation directe et précoce de l’enfant aux exigences du monde des adultes. » Maria Montessori (1870-1952)            

«Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l’entraide et la solidarité visant à un but commun : l’épanouissement de chacun dans le respect des différences.» Françoise Dolto (1908-1988) 

2° Sur les apprentissages : 

«Les gens qu’on interroge, pourvu qu’on les interroge bien, trouvent d’eux-mêmes les bonnes réponses.» Socrate (470 -379 Av JC) 

« Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va » 

« Etudie, non pour savoir plus, mais pour savoir mieux » Sénèque (4-65) 

«C’est une belle harmonie quand le dire et le faire vont ensemble.»

« …plutôt la tête bien faite que bien pleine. » Michel de Montaigne (1533-1592    )

«Nos premiers maîtres de philosophie sont nos pieds, nos mains, nos yeux. Substituer des livres à tout cela, ce n’est pas nous apprendre à raisonner, c’est nous apprendre à nous servir de la raison d’autrui.» Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) « Emile ou de l’éducation » 

« Il faut surtout se garder de rien apprendre aux enfants qu’ils ne seraient plus tard forcés de désapprendre, la chose la plus difficile au monde. » Robert Owen (1771-1858) 

« Tel livre où l’on n’ avait rien trouvé d’utile, lu avec les yeux d’une expérience plus avancée, portera leçon. » Eugène Delacroix (1798-1863) 

 « Oui, il est possible qu’au bout d’un an ou deux nos petits enfants soient un peu moins familiers avec certaines difficultés de la lecture ; seulement, entre eux et les autres, il y a cette différence : c’est que ceux qui sont forts sur le mécanisme ne comprennent rien à ce qu’ils disent, tandis que les nôtres comprennent. Jules Ferry (1832-1893)

« Il est parfois plus important de poser les problèmes que de les résoudre » Bergson (1859-1941

« Que l’importance soit dans ton regard et non dans la chose regardée » André Gide (1869-1951) 

« Le génie, ne vous y trompez pas, c’est 10% d’inspiration et 90% de transpiration » Einstein (1879-1955) 

« Mettre de l’ordre dans ses représentations mentales est une activité si indispensable au développement de l’esprit qu’aucune éducation digne de ce nom n’en devrait frustrer les enfants. »  Roger Cousinet (1881-1973

« Le langage est aux postes de commande de l’imagination » 

« Plus l’esprit est délié, moins l’irrationnel est compact » 

« La connaissance s’élabore contre une connaissance antérieure » 

« Rien ne va de soi. Tout est donné. Tout est construit. » Gaston Bachelard (1884-1962)

« L’acquisition d’une information se traduit par une « perturbation » qui va entraîner chez l’individu un « déséquilibre » du champ cognitif et exiger un travail de synthèse pour assimiler, intégrer, critiquer, admettre, ajouter cette nouvelle dans un champ cognitif alors enrichi. » (1940)

 « On ne connaît un objet qu’en agissant sur lui et en transformant. »Jean Piaget (1896-1980)

 « Ce que l’enfant est en mesure de faire aujourd’hui à l’aide des adultes, il pourra l’accomplir seul demain ». Vigotsky (1896-1934) 

 « Dans la conception bancaire…l’éducation est l’acte de déposer, de transférer, de transmettre des valeurs et des connaissances…Si l’éducateur est celui qui sait, si les élèves sont ceux qui ne savent rien, il revient au premier de donner, de livrer, d’apporter son savoir aux seconds. Et ce savoir n’est plus celui de l’expérience vécue, mais celui de l’expérience racontée. » Paolo Freire (1921-1997) 

« Il y a des cas où l’intelligence tourne à vide sans embrayer sur le réel » André Maurois (1885-1967)  

« Pour apprendre, il faut garder l’esprit libre. Voir. Si l’on veut apprendre, il faut rétablir la liaison entre les cinq sens et l’intelligence. Lire. L’art d’apprendre, c’est, partant de n’importe quoi, de se faire une idée personnelle sur ce qu’on a appris. Avoir de la culture, cela consiste à garder, classées dans sa tête, des données assez générales pour concevoir (pour situer) de façon suffisamment claire une chose nouvelle qu’on vous dit ou qu’on lit. » Pierre Mille (1864-1941)  

….A SUIVRE…DEMAIN… Deux autres paragraphes…

Mais et vous, quelle est votre maxime préférée, votre citation fétiche, votre petite ritournelle?




Cours de Blog Appliqué

17 03 2008

Lundi matin,

L’Empereur, la Reine et le P’tit Prince,

Sont venus chez moi, pour me serrer la pince,

Mais comme j’étais pas là, le Petit Prince a dit:

« Puisque c’est ainsi, allons tous trois bloguer! »

Le même matin,

L’Empereur, la Reine et le P’tit prince,

Sont restés chez moi lala laa lalalalère

Si vous les y chercher, vous les y trouverez

Ici donc ( cliquez ) vous les y rejoindrez!

A/ Pour les anciens, une lecture rapide et RV directement au point 7

B/ Pour les nouveaux, une lecture active et RV au point 7

C/ Pour les inexpérimentés, une lecture concentrée et RV au point 7

3 niveaux de lecture,

3 consignes différentes

1 seul objectif « LIRE ET ECRIRE »

Pédagogie différenciée?




Kafka au Théo Théâtre

16 03 2008

Une idée de sortie originale pour les classes de collège et lycée.

Un enseignant sur scène, dans un petit théâtre intime et intimiste.

Un auteur à découvrir pour certains, à redécouvrir pour les anciens.

Un texte initiatique…

L’affiche en un clic!

( LA METAMORPHOSE )

BON SPECTACLE!

Sur le même sujet lire ci-après l’article ) paru le 17 février.

Et puisque nous sommes dimanche, et que vous avez le temps, allez donc 3 secondes participer au « QUIZ DU MOIS », juste au-dessus, dans mes crayons de couleurs.

L’école, l’affaire de tous…Alors, prononcez-vous!




Hier, un niveau scolaire plus élevé?

15 03 2008

            Certes. Certains seraient tentés, en toute honnêteté, de l’affirmer. Mais de quel HIER parlons-nous?

Dressons donc ensemble le portrait de cet élève modèle « d’hier », celui qui nous fait tant rêver, qui traverse les âges, dont on ne cesse de vanter les mérites, génération après génération…L’élève d’HIER…

Ah….de mon temps…Je crois entendre parler l’ancêtre Charlemagne, et tous les autres derrière lui, dans un long cortège de litanies psalmodiantes.

En ce temps, là, donc, vivait un jeune enfant…. « élève obéissant, incollable en histoire et géographie (les leçons se limitant à l’étude de la Gaule, au mieux, de la France métropolitaine et d’outre mer) ; irréprochable en calligraphie (de nombreuses heures étant réservées à la seule copie) ; excellent en calculs mathématiques (les quatre opérations étant l’unique champ d’investigation) ; éloquent à l’oral comme à l’écrit (une seule langue, une seule littérature, comme référents linguistiques et humanistes) quant à la culture générale, elle se bornait à la culture commune, c’est-à-dire à une culture franco-française. Il ne s’agit pas de faire un inventaire simplificateur et réducteur des connaissances délivrées par le passé. Il s’agit juste de procéder à un constat objectif. Car si nous voulons comparer le niveau scolaire « d’hier » à celui d’aujourd’hui, n’omettons pas, dans notre analyse, d’y insérer la vision particulière du monde, à un moment particulier de notre histoire, et de définir le fameux « HIER » dont on parle. (Unité de lieu, de temps, de personnage, cela vous rappelle quelque chose?)

Depuis Ferry, en passant parla quatrième et cinquième République, le temps s’est écoulé, l’eau est passée sous les ponts, et les repères ont évolué. Le niveau n’est plus le même car le lit de la rivière non seulement s’est élargi, mais il s’est déplacé. Métaphore, j’en conviens, mais qui traduit bien l’essentiel de ce propos.  Il faut le rappeler, l’exigence d’HIER ne connaissait ni la mondialisation, ni la massification, ni la pluri culturalité. Elle pouvait donc se prévaloir d’une orthographe irréprochable et d’une grammaire compréhensible. Chaque élève parlait français puisque tous les élèves étaient français. Il n’est pas ici question de reporter la faute sur quiconque, mais juste de prendre conscience d’une réalité que certains semblent oublier ou ignorer.  Le niveau pouvait être plus élevé puisqu’il ne prenait en compte ni les élèves étrangers (il y en avait très peu), ni les enfants « différents » qu’on laissait naturellement en marge, silencieux, résignés, inexistants au regard de la société ; tous ces élèves peuvent au XXIème, dans notre, votre et leur école, exprimer leur existence et leur droit à l’éducation, quelles que soient leurs handicaps.  

J’ose le proclamer, nos élèves d’aujourd’hui sont plus ouverts au monde que ceux d’hier. Les connaissances* globales offertes par des moyens de communications puissants, divers et variés, ainsi que la démocratisation de l’école l’ont emporté sur le savoir unique et bilatéral du livre et du cahier d’école, auparavant, seuls référents. L’instituteur d’alors, dans une relation verticale et unilatérale avec l’élève, lui apprenait à lire, à compter et livrait sa bonne parole au travers de la «leçon de choses». Les compétences* du jeune enfant n’intervenaient que très peu, et ne lui permettaient en rien de s’autonomiser, c’est à dire de prendre son intelligence en main ; bon exécuteur et parfait répétiteur, voilà le contrat que le maître passait avec son élève. D’une part, le champ d’investigation ne concernait qu’un ensemble de connaissances nettement plus limitées, d’autre part, les aptitudes n’intervenaient en rien dans les évaluations finales ; par voie de conséquences, ces dernières obtenaient fatalement de meilleurs résultats. Et si nous faisions passer le brevet des collèges ou baccalauréat aux générations passées, certes l’orthographe obtiendrait de bien meilleurs résultats, mais et le reste ? ? La culture d’une nation se borne-t-elle à l’orthographe, si incontournable soit-elle ?

L’école de ma rue, de mon quartier, de ma ville, ressemble désormais à un vaste champ culturel, à une peinture du monde, colorée et vivante, à une fenêtre ouverte sur un horizon aux multiples couchers de soleil. Envolée lyrique s’écrieront certains, nouvel enjeu philosophique penseront d’autres. Pour ma part, pour celle de nombreux enseignants, il est question ici de notre réalité quotidienne. Une  multiplicité de visages qui fait notre bonheur et notre malheur tout à la fois. Joies partagées autour de la diversité, difficultés véhiculées par cette même diversité. En ce qui me concerne, je ne vois pas ici un problème majeur insoluble, mais bien l’émergence d’une problématique nouvelle à laquelle il faudra nécessairement réfléchir, sans tabou, sans idéologie, sans nostalgie mais avec prudence, exigence et bienveillance. L’école ne doit ni se résigner à un insupportable nivellement par le bas, ni succomber au réflexes réactionnaires qui conduisent à l’exclusion et au communautarisme.

 C’est pourquoi il faut inévitablement analyseret réévaluer conjointement multiplicité et qualité des enseignements dispensés pour que l’école reste, non seulement un lieu d’ouverture sociale et humaine, mais également un lieu d’apprentissages des connaissances et des savoirs disciplinaires. Un lieu qui dispense, avec une vision pluri dimensionnelle, les éléments précis et définis préalablement. Un lieu qui évalue pour chacun selon une grille commune, les différents acquis. Un lieu de vie, de partage et de progrès. Un lieu où familles et enseignants avancent conjointement. 

Un niveau scolaire plus élevé hier qu’aujourd’hui ? Une meilleure réussite, ici que là-bas ? Un avenir plus ceci ? Des professeurs moins cela ? Le  voilà, notre mal, le mal de la hantise de l’assiette du voisin. La seule réussite, si tenté qu’on puisse la définir, ne suffit déjà plus à dissiper nos peurs phobiques du « moins bien qu’hier », et du « mieux que demain ». Savoir que peut-être le pré d’à est plus vert que le nôtre, que peut-être la fille de telle amie a obtenu un dixième de plus que la nôtre a sa moyenne générale du mois de mars, que peut-être la maîtresse de CP1 donne 15 minutes de plus de travail à la maison que celle du CP2, que peut-être l’avenir  de notre nation se joue dans une cour de récréation, que peut-être, oui, peut être…

Alors, pour affronter l’insupportable incertitude, on dramatise.Pour exorciser l’insurmontable lendemain, on s’agite en tous sens, on dresse, chaque printemps le palmarès des vraies meilleures écoles et des fausses vraies bonnes méthodes. Pourcentages, rubrique par rubrique, tableaux à multiples entrées, courbes de gausse factorisées par années, par siècles, par quartiers, par pays, par continents. Oui le voilà notre mal. L’orgueil, l’envie, l’insatisfaction, le doute permanent. En un mot, l’ego. Un ego sur-dimensionné sans cesse à revaloriser, sans cesse à réévaluer. Alors, on se perd en calculs appliqués, en taux, en algorithmes. Et bien évidemment, à ce petit jeu, on s’aperçoit avec jalousie qu’il y a toujours mieux et on s’indigne avec frénésie, qu’il y a encore pire.

Et si nous apprenions à vivre, ici, là, maintenant. Ici, dans ma classe, là avec mon enfant, maintenant avec mes élèves. Et si nous apprenions à vivre au présent de l’indicatif. Car à ce petit jeu du « mieux hier qu’aujourd’hui », le passé antérieur et le conditionnel présent finiront par engloutir le présent d’incarnation, temps de notre présence, temps de notre respiration, temps de leur existence, temps à vivre avec eux, nos élèves, avec eux, nos enfants. Temps de la connivence et du partage. Le premier temps simple, le présent de l’indicatif .

Ostiane, ni journaliste, ni experte, ni politique, ni de droite, ni de gauche, juste instit’




Le QUIZ de mars…

14 03 2008

BLOG BLEU PRIMAIRE, c’était mon idée.

BLOG BLEU PRIMAIRE, c’est aujourd’hui votre affaire!

Vous y venez, vous y lisez, vous y écrivez: MERCI

Vous y riez, vous y discutaillez, vous y parlementez: MERCI

Vous l’avez découvert par hasard, on vous en a parlé, à votre tour vous « faites passer »: MERCI

Je suis arrivée sur le webpédagogique, un beau matin, il y a un mois et demi.

Jamais vu un blog de ma vie. Jamais appris la chose internet…Inconnu. Danger. Méfiance.

Et puis voilà, tout est allé très vite, grâce au net, grâce à vous.

Hier, BLOG BLEU PRIMAIRE, un blog à construire.

Aujourd’hui BLOG BLEU PRIMAIRE, une communauté à élargir. 

5 milliers de petits hommes bleus…

Allez, la barre des 5000 vaut bien un quiz…

Juste au-dessus, là, sur la barre transversale…

Quatre Petites Questions Cornéliennes…

A vos clics, à vos plumes…

MERCI




La semaine de la presse à l’école

13 03 2008

Un sujet lancé sur le forum du webpédagogique:

« En 2007, la 18e édition de la semaine de la presse a réuni 4 334 488 élèves de la maternelle à l’université et 392 579 enseignants issus de 13 040 établissements.Le thème proposé cette année aux enseignants et aux élèves est « Une info, des médias ». C’est l’occasion pour aider les élèves à comprendre le système des médias, à former leur jugement critique, à développer leur goût pour l’actualité et à forger leur identité de citoyen.


Vous pouvez voir le site
http://www.clemi.org ) pour avoir plus d’informations.

Certains de nos quelques blogueurs ont déjà traité cet événement dans leurs blogs !
Découvrez ce qu’est une bonne couverture de magazine avec Florence Travers ici :
(
http://lewebpedagogique.com/cdiardilliers/2008/03/05/quest-ce-quune-bonne-couverture-de-magazine/)


ou bien ce qu’a prévu de faire le CDI de Saint Michel des Batignolles à cette adresse :
(
http://lewebpedagogique.com/cdismdb/2008/01/14/semaine-de-la-presse/)

Et vous, qu’allez-vous faire dans votre établissement ?« 

avatar Ma petite bafouille

Bon, je vais être un peu directe et très provocatrice…la semaine de la presse, la semaine de la poste, la semaine du goût, la semaine du recyclage, la semaine des métiers, la semaine du poil à gratter et des coccinelles. Tout cela est bien joli, mais dans la vie, je veux dire la vraie vie…les choses fonctionnent-elles ainsi? Imagine-t-on la semaine de la douche, la semaine du bonjour/merci, la semaine du sport et bientôt la semaine de l’école! Y’en a qui vont être contents!


Non, plus sérieusement, l’école a évidemment besoin de ces ouvertures sur le monde et sur toutes ces réalités externes à l’institution scolaire. Mais pour que ces ouvertures aboutissent à un semblant de réels apprentissages, elles nécessitent bien davantage qu’un simple slogan hebdomadaire. Seul un véritable travail de cycle et de projet peut accompagner l’enfant-élève à la prise en compte de toutes ces données sociétales. Et le temps… N’oublions pas l’incontournable inscription dans la durée, l’expérimentation, la latence, la maturation que réclame tout apprentissage.

Empiler des semaines thématiques comme on enfile des perles à un collier, le visuel peut s’avérer agréable certes, mais l’essentiel ne réside-t-il pas à savoir assortir la parure au reste du vêtement et plus encore, le vêtement à la situation concrète?

Néanmoins, pour être juste, il faut savoir accueillir sans le fustiger, ce qu’il y a de positif dans ces démarches: l’information diffusée auprès des professionnels de l’école, le partage des connaissances et les pistes pédagogiques qui s’y rattachent sont autant d’outils fort appréciables pour des enseignants qui ne peuvent tout savoir sur tout mais à qui on demande de tout enseigner….

Il faut donc le reconnaître, ces semaines thématiques offrent, à l’adulte avant tout, une visibilité sur certains domaines ou secteurs particuliers dont il ignore tout ou presque. A lui, à nous, adultes-enseignants, par la suite, en fonction de notre classe, de nos projets et de nos priorités, de les mettre à portée de nos élèves; ce qui passe nécessairement par un véritable travail d’exploitation de ces données avec l’objectif in fine, non pas d’évaluer en la matière, le niveau de connaissances des élèves, mais bien de permettre à ces élèves-citoyens de mieux discerner, mieux se distancer, mieux appréhender un monde dans lequel ils doivent apprendre à évoluer en toute autonomie, en toute liberté…et cela demande bien plus qu’une semaine, c’est à dire 4 jours!

Si l’enseignant se contente, si je me contente d’un affichage-bricolage sur le sujet à traiter en imaginant une seule seconde que le sujet est traité…c’est ici que j’émets des réserves quant au bien-fondé de ces apprentissages « clés en main. »

Apprendre à l’élève à comprendre, assimiler, réutiliser, transférer ces enseignements en dehors de la classe de manière à ce qu’il s’en empare à juste titre et dans un cadre adéquate, tel est l’enjeu…telle est la mission éducative de l’école hors de l’enceinte sanctuarisée de ses murs. Le savoir se partage. Sans ce partage il est voué à l’idéologie. Mais je sors du sujet…déformation passionnelle et professionnelle!

Pour synthétiser, je dirai:

Oui à la complémentarité des acteurs entre l’école et la société dans son ensemble.

Oui pour un partage des savoirs et savoirs-faire au niveau des adultes.

Oui à l’introduction à l’école de ces données sociétales.

Oui pour un travail de projet par cycle* dans l’enceinte des établissements.

Non à la compilation névrotique de ces semaines thématiques.

Non au QCM systématique « vu, pas vu » ou bien « acquis, non acquis » pour ce qui relève de ces apprentissages.

Enfin, pour terminer cette analyse, une suggestion toute personnelle:

Pourquoi ne pas introduire, au sein même de la formation initiale des maîtres, un cursus particulier relatif à ces thématiques et qui, de fait, introduirait inévitablement le concept de PEDAGOGIE DE PROJET et la mise en route effective de la réforme des cycles, laquelle, il faut l’avouer ne reste encore, à ce jour, qu’une belle idée sur une nième circulaire.

Un peu de pratique, alliée à beaucoup de théorie, elle-même fondée sur l’acte pédagogique, soulagerait et éclairerait bien des enseignants au sortir de l’IUFM.

Et vous, qu’en pensez-vous?




Nouveaux programmes…

12 03 2008
PETITE REVUE DE PRESSE PERSO LUE DANS INFOBOURG FRANCE6 mars 2008
Consultation du grand public sur les nouveaux programmes de l’école primaire
Communiqué de presse du ministère de l’Éducation nationale
À compter du mercredi 5 mars 2008, sur le site www.education.gouv.fr, le ministère de l’Éducation nationale invite le grand public à s’exprimer jusqu’à la fin du mois de mars sur le projet de nouveaux programmes de l’école primaire.
Plus courts et rédigés de façon à être compris par tous, ces nouveaux programmes, qui respectent la liberté pédagogique de l’enseignant, indiquent les connaissances et compétences que doit acquérir chaque élève à chacune des étapes de sa scolarité. La réorganisation du temps scolaire et la réécriture des programmes sont les grands axes de la réforme de l’école primaire présentée par Xavier Darcos le 20 février dernier.Source : communiqué de presse du ministère de l’Éducation nationale
 
PETITE REPONSE PERSO
9 mars 2008
ostiane mathon, PARIS

De nouveaux programmes…
S’il s’agit de resserrer les mots pour élargir l’esprit. OUI.
S’il s’agit de recentrer les connaissances pour libérer les apprentissages. OUI.
S’il s’agit de concentrer les efforts pour partager le savoir. OUI.
S’il s’agit de flatter l’opinion. NON.

L’école est certes l’affaire de tous, mais tout le monde n’est pas professionnel de l’enseignement.
Qu’on demande l’avis au grand public, soit. Une meilleure coopération des familles et des enseignants semble aujourd’hui nécessaire et incontournable. Mais, après la commission des grands experts et le débat grand public, pourrait-on aussi, un jour, demander l’opinion du maître de terrain? Je ne parle pas des représentants syndicaux, non, des enseignants tout court!
Ostiane Mathon
ET VOUS? Qu’en pensez-vous? La question posée de manière si ouverte ne vous paraît-elle pas suspecte? Les fondamentaux…tout le monde est d’accord…Mais comment les acquérir et avec quels objectifs?Tous les parents souhaitent la réussite de leurs enfants. Tous les enseignants souhaitent la réussite de leurs élèves. Mais soyons honnêtes, que recherchons-nous avant tout? L’accomplissement de nos propres réussites éducatives et pédagogiques, ou bien la pleine réalisation de nos élèves-enfants? A cette dernière question, la réponse n’est pas évidente. Je suis mère, je suis enseignante, et entre mes convictions profondes et mes attitudes sociales, je l’avoue, il m’arrive souvent d’affronter mes propres contradictions. La chose n’est pas aussi simple qu’on voudrait nous ou vous le faire croire…(Rien n’est simple en Éducation)L’avenir de l’école ne tient pas dans la seule question des fondamentaux. (Sujet à aborder, il est vrai)  Le devenir de nos enfants ne se jouent pas dans l’arène d’un forum. Ils méritent mieux qu’un vrai faux débat (Car pré-entériné.) Les parents méritent plus qu’un miroir aux alouettes.(Demain, tout ira bien!)

Les enseignants méritent davantage que le mépris, ou peur être plus modérée, disons, la toute puissance des gouvernants (gauche/droite confondues…)

ALORS, QU’EN PENSEZ-VOUS?




Les majuscules, une histoire personnelle.

11 03 2008

mathis a dix ans. une écriture rythmée par les pulsations de ses poings. ses mots guillotinés n’adhèrent pas à la page. le regard bas pour cacher des yeux trop vifs. assis dans un coin. élève récalcitrant, enfant désemparé.

Contrôle de copie. lettres électriques entrecoupées de tâches d’encre. mathis n’aime pas les majuscules. les belles anglaises ne sont pas pour lui et les bâtons lui font peur.

le texte est illisible pas de ponctuation aucun sens même sans produire  mathis est incapable de reproduire

Et puis un soir, merci monsieur Pennac, je lis votre chagrin d’école. Je pleure et je ris. Merci pennachionni!

Le lendemain: « Mathis au tableau ».

Sa voisine lui dicte une phrase (vous savez une suite de mots ayant un sens, qui commence par une majuscule et qui finit par un point.)

Sur l’estrade, le rythme mal cadencé de Mathis égratigne le joli tableau blanc.

« Maîtresse, y la oublié la majuscule!

Et le poing final aussi!

C’est vrai Mathis, regarde. Mais tu sais, je vais te dire quelque chose. Hier soir je lisais un beau livre. Un livre qui parlait de toi. »

Rire dans la classe. Haussements d’épaules. Regards incrédules.

« Tu vois, il existe un Monsieur très connu aujourd’hui. Il écrit des romans, des livres pour adultes et pour enfants. Tu te souviens L’oeil du loup?

Et bien vois-tu, ce Monsieur, il s’appelle Pennac, avec un P majuscule. Mais quand il était petit, il était comme toi. Jamais de majuscule. Il n’était qu’un pennachionni minuscule. Tout en minuscules.

Alors, Mathis, tu peux bien avoir zéro en contrôle de dictée ou de copie, dis-toi que cela ne t’empêche pas d’être Mathis, d’être quelqu’un avec un nom aussi propre que le meilleur des élèves. Et puis, qui sait, toi aussi tu écriras peut-être tes chagrins d’école! »

Que vous le croyiez ou non, depuis ce jour Mathis n’a plus jamais oublié d’habiller son prénom et son nom d’une jolie majuscule. A l’anglaise s’il vous plaît!

La notation ne prend en compte que l’adéquation immédiate d’une réponse à une question relative à une norme fixée par la règle. Cette notation ne doit pas exclure l’évaluation qui, elle, intègre dans son statut, le processus d’apprentissage, voire de résistance à l’apprentissage. Une toute autre affaire!

Des « garçons manqués » qui ne connaissent pas le féminin, des jumeaux séparés qui n’intègrent pas le pluriel, des enfants uniques qui mettent des « s » partout….oui oui, ça existe!

L’ORTHOGRAPHE, plus qu’un ensemble de règles, l’orthographe, l’expression de soi, du plus profond de soi.




Les enfants du Mékong

10 03 2008

Une association qui trouve toute sa place au sein de BLOG BLEU PRIMAIRE

Une bannière sous laquelle de nombreux enfants peuvent trouver refuge, éducation et scolarité.

LES ENFANTS DU MEKONG

Prenez le temps de découvrir cette « entreprise humaine » à vocation humanitaire.

Un don, un parrainage, ou juste un regard, ces enfants sont les enfants du monde, nos enfants. Autant que les nôtres, ils réclament leur droit à la formation, à l’éducation, à la culture, à l’école.

Aidons-les. C’est si simple pour nous, si vital pour eux.

MERCI!





Conférence du Café

9 03 2008

BLOG BLEU PRIMAIRE, la nouvelle plate-forme interactive de la communauté éducative. Enseignants, parents, penseurs de la pédagogie et de l’éducation, pour vous ce matin, dans ma « boîte à textes » une jolie proposition de conférence du CAFE DES PARENTS. Trois mots clés pour une problématique qui touche tout adulte responsable d’enfant ou d’élève. Relation/Confiance/Contrainte. Je vous laisse en découvrir la teneur.

« Bonjour,

           « Être parent en 2008 : entre relation de confiance et contrainte » Le contexte, internet, portable… qui entoure nos enfants rend encore plus complexe le rôle des parents. Entre plaisir et contrainte, pas si facile de trouver la posture qui permette à nos enfants de s’épanouir et aux parents de continuer leur vie d’adultes. Lors de ce groupe, les parents pourront échanger leur expérience et réfléchir ensemble pour essayer de trouver l’attitude qui leur permettrait de continuer à assumer leur rôle tout en partageant de bons moments avec leurs enfants. De 19h à 21h les mardis 11 mars, 8 avril, 6 mai, 3 juin et 24 juin 2008

– L’inscription à l’ensemble du cycle est nécessaire.

Si vous souhaitez obtenir de plus amples informations sur ce cycle de rencontres (dates, modalités, tarifs), vous pouvez contacter :

Le CAFÉ de l’École des Parents : 01 43 67 54 00

ou (<mailto:cafedesparents@epeidf.com>)

A bientôt »

N’hésitez pas à cliquer dans ma blogoliste sur « le café de l’école des parents », vous y trouverez de nombreux et précieux renseignements.

Les parents, premiers partenaires de l’école, premiers concernés par l’éducation, mais pas toujours les premiers informés!

Grâce au « Café », une bonne manière d’y remédier!

Merci pour leur travail d’équipe, leur sens de l’entraide, et leur priorité à l’échange et à la prise de parole.

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