La culture en « questions »

30 04 2008

Il est beaucoup question de CULTURE dans les orientations scolaires depuis une vingtaine d’années. Enjeux éducatifs et sociaux, postures idéologiques ou discours démagogiques? Les réponses sont complexes. Je ne me risquerais ce matin qu’à un petit exercice de style. Comme ça, entre nous, sur le mode petite conversation de salon BLEU PRIMAIRE.

A/ L’élève n’est plus seulementconsidéré comme un parfait répétiteur que l’on récompense d’un bon-point lorsqu’il déclame sur commande la conjugaison du verbe naître au futur antérieur.

B/ L’école n’est plus cette « institution catalogue » dont la fonction première est d’imprimer chapitre après chapitre dans le cerveau de nos enfants des leçons prêtes à poser, prêtes à réciter.

C/ Les enseignants ne se retrouvent plus dans une image de gardiens du temple, seuls détenteurs d’un unique et noble savoir.

– L’élève est devenu un apprenant.

– L’école, un lieu d’apprentissages.

– Le maître, un générateur de progrès.

Oui, bon, tout cela est bien joli…mais et La Culture dans tout ça? Où est passée Notre Culture? Où Nos Savoirs sont-ils rangés et répertoriés? Qui donc se chargera de les transmettre aux générations futures?

Voilà donc mon sujet bleu primaire et votre problématique du jour.

Qu’appelle-t-on CULTURE A L’ECOLE à l’aube du troisième millénaire?

1/ L’ensemble des connaissances scolaires générales d’un élève façon « Questions pour un champion »?

2/La somme, dans un domaine précis, d’un grand nombre de savoirs permettant de répondre à n’importe quel quiz façon « Grand Oral d’Histoire » de Tautavel à Robespierre?

3/ La capacité à mobiliser, au sein de ses propres connaissances, le savoir en question, afin de le mettre au service de la réflexion et/ou de l’action? Ma lampe de poche est H.S, tous les magasins sont fermés, mes parents sont absents et demain je pars camper…

4/La seule chose qui reste quand on a tout perdu et tout oublié. Je m’appelle Sofia, j’ai dix ans, et si ma vie commence aujourd’hui, elle ne s’arrête pas là…

Hé, hé…Amusez-vous bien…De mon côté j’ai soumis mon petit article à mes ados en perdition…la discussion fut vive, fructueuse et pas toujours convenue!

De votre côté, si aucune de mes 4 propositions ne vous satisfait, n’hésitez pas à me faire part de votre définition, ou, préféré-je dire « conception » de la CULTURE. 

A vous!




A la recherche du temps retrouvé…

29 04 2008

« On vous parle beaucoup de votre éducation; or un souvenir conservé depuis l’enfance est peut-être la meilleure des éducations; si on fait provision de tels souvenirs pour la vie, on est sauvé définitivement. »

Dostoïevski, Les frères Karamazov, 1880

En ces heures politiquement et « médiatiquement » agitées, prenons ensemble sur BLOG BLEU PRIMAIRE un peu de recul, un peu de hauteur…

Revenez avec moi vous asseoir quelques instants sur vos bons vieux bancs d’école. Fermez les yeux…respirez…souvenez-vous…

Le tableau noir et l’odeur âcre de la craie, les boulettes de papier  volant et rasant les oreilles de Mr Guillaume, le goût pistache amande de la colle en petits pots, les parties d’osselets et les parcours de billes dans la cour de récré, les nattes de Mademoiselle Riquet, la cloche qui sonne et la joyeuse débandade dans les couloirs malicieusement éteints, les rampes d’escalier transformées en toboggans interdits, le sifflet persifleur de Monsieur le Directeur, les cartables écrasés aux portes du réfectoire, les salsifis…

Oui, n’était-ce pas, n’est-ce pas encore aussi et surtout tout cela l’école?

Ne sont-ils pas les meilleurs, pour ne pas dire les uniques souvenirs que nous en gardons?

Sommes-nous pour autant des vauriens et des incapables?

Allez, je vous propose une trêve, loin du brouhaha médiatique et de l’actualité scolaire, embarquons ici, maintenant, ensemble, le temps d’un voyage nostalgique, non pas sur la Galère de l’Age d’Or révolu, mais sur les traces de nos souvenirs, à la recherche du temps retrouvé…

Soufflez-nous, dans la bulle « commentaire » vos pépites, vos best-off, vos trésors scolaires. Nous ne les avons jamais appris par coeur, mais ils sont bien là, au fond de chacun d’entre nous…parce que vécus, parce que éprouvés.

Offrons-nous ce luxe de secouer l’arbre aux fruits défendus. Osons avouer qu’à l’école il y avait, il y a et il y aura toujours ces perles de vie dont Dostoïevski nous invite à faire provision…

A vous


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La classe des Parents Blogueurs « Saison 1 »

21 04 2008

EPISODE DU JOUR « A VOS CRAYONS! »

Bloguer, telle est ma devise!

Telle sera bientôt votre devise…

Une toute nouvelle série consacrée aux Parents Blogueurs!

Ça vient de sortir sur le Net…

Pour vous, en avant-première sur BLOG BLEU PRIMAIRE

« LA CLASSE DES P.B. » Saison 1

Chers parents, avant de vous posez la question fatale du « Comment faire? », soyez aujourd’hui les acteurs en direct de l’épisode 2 de la Saison 1…

Nous reviendrons ultérieurement dans un Flash Back aux détails techniques, grâce à l’aide précieuse des experts de mon studio de production (secret pro pour l’instant)

Dites-vous plutôt:

 » Je saurai bien le faire.

Elle l’a fait, le fils de ma copine Julie l’a fait, mon neveu d’Amérique l’a fait, la grand-mère d’Anatole l’a fait, la voisine de Salomé l’a fait, le père de José l’a fait, l’instit de ma fille l’a fait…Alors, moi aussi je peux le faire! »

Bravo, vous adoptez donc la BLOG ATTITUDE!

C’est un bon début. Parole de blogueuse!

Oui, bon d’accord pour un BLOG… mais pour quoi faire?

(Tout plein d’idées sur le site d’Astrid)

Bloguer pour dialoguer?

Merci à Delfine pour son illustration!

Bloguer pour s’informer?

Bloguer pour témoigner?

Bloguer pour rester branché?

Bloguer entre parents?

Bloguer avec les enseignants?

Bloguer sur l’école d’un bout à l’autre de la planète?

Bloguer l’éducation via le net?

Bloguer sur la vie scolaire.

Bloguer les uns avec les autres.

ET VOUS PARENTS, SI VOUS EN ETIEZ…

Vous blogueriez comment, pour quoi et avec qui?

Bloguez-moi vos idées, vos questions, vos témoignages, vos doutes, vos envies. Je vous laisse 10 jours…

Et à mon retour, grâce à votre collaboration, je pourrai mettre en ligne l’épisode suivant. Noms d’acteurs à l’appui vous serez les premiers figurants, que dis-je les futurs stars de la série « La classe des Parents Blogueurs »!

1/Un forum questions/réponses en ligne…cliquez sur la bulle « commentaires » et laissez vos petits doigts bloguer sur le clavier, vous serez surpris du résultat en chaîne! Un commentaire en entraînera un suivant et ainsi de suite…

2/Pour créer le buzz, « envoyez cet article »à une dizaine d’amis parents d’élève(s), qui eux-même contribueront et alimenteront le buzz. Effet blog-buzz, ça s’appelle!

3/Et peut-être, à l’issue des épisodes et des saisons à venir, un concours du meilleur Parent Blogueur, du meilleur commentaire, de la meilleure idée blogueuse. Un concours pour le fun, comme à l’école des fans.

A vous!

Quel Parent Blogueur serez-vous?

Ou plutôt devrais-je écrire quel P.B êtes-vous?




Devoirs de vacances…

19 04 2008

A vous, heureux enseignants et collègues du primaire qui partez en vacances…

N’oubliez pas dans l’ordre ou le désordre:

1/ Les 35 copies du dernier contrôle de Géométrie (avec tous les outils de mesure indispensables.)

2/ Les 35 cahiers d’expression écrite accompagnés de votre dictionnaire (sans oublier celui des synonymes!)

3/ Les 10 ouvrages qui font l’actualité pédagogique du moment.

4/ Les 5 livres du maître pour préparer les progressions à venir (Histoire/Géo/Educ.civique;  Mathématiques; Français; Sciences; Arts plastiques)

5/ Vos affaires de sports histoire de préparer la prochaine série d’activités de plein air. (course d’orientation ou escalade)

6/Le roman sur le Moyen Âge que vous allez proposer à vos élèves, dès la rentrée.

7/ Votre tube de vitamines pour ne pas tomber malade pendant vos vacances.

8/Les derniers textes officiels parus…( et la plaquette d’anti-dépresseurs qui n’est malheureusement ni livrée avec, ni remboursée…)

9/ Vos cahiers de notes pour vérifier moyennes et médianes. (+ calculette pour éviter les erreurs et les lettres des parents très fâchés qui suivront)

10/Le coffret intégral de DVD de Mozart, celui d’Amélie Les Crayons sans oublier Les Espoirs de Coronthie ( de façon à respecter les quotas multi-culturo-ethniques)

11/ L’ordinateur familial pour rester branchés sur le monde et la planète.

12/ Vos enfants et leur père et/ou mère…si vous en avez.

13/ Le cartable de vos enfants, leurs recherches, leurs contrôles, leurs bulletins, leurs mauvaises humeurs….)

BONNES VACANCES CHERS COLLEGUES!

J’ai certainement oublié quelque chose, alors soyez sympas cliquez sur commentaires pour m’éviter un Aller/retour en pleine zone rouge!




B comme b et a ba

18 04 2008

Une petite clarification sur un sujet très largement polémique. Des explications et des analyses de spécialistes et de linguistes ( dont je n’ai pas  gardé la trace, erreur de jeunesse) glanées au cours de ma formation continuée et dont je restitue ici quelques extraits. J’y ai rajouté, en bleu mes propres réflexions en la matière.

Méthode d’apprentissage de la lecture :selon le critère du modèle d’approche, on peut résumer comme ci-après les quatre grandes méthodes de lecture actuelles qui sont la méthode globale, la méthode semi-globale à laquelle est généralement préféré le terme « méthode mixte », la méthode syllabique et la méthode phonétique.

La méthode globale : elle a pour principale caractéristique de commencer l’apprentissage de la lecture par des textes et des phrases  comme si, entre autres raisons, il y avait une relation « naturelle » entre le code écrit et la construction du sens qui est son objectif prioritaire. L’inconvénient majeur inhérent à la méthode globale, lequel est en même temps le principal reproche qui lui a été adressé de manière unanime, est (en l’absence du concept de règle) de conduire à la devinette du code écrit en matière de lecture, ce qui se révèle inévitable puisque les apprenants restent dans l’ignorance du principe de fonctionnement du mot et a fortiori de la phrase.

Constats immédiats:

1/ Cette méthode peut se révéler gratifiante pour le tout jeune élève (de Grande section de maternelle notammant) qui, ne connaissant pas encore le code écrit, fait COMME SI il savait lire en restituant par voie de mémorisation quelques courtes phrases ou textes. De ce premier contact positif avec l’outil social par excellence, on a imaginé faciliter l’entrée en lecture des futurs élèves de C.P. en les « décomplexant » par rapport à l’écrit. (Mais sont-ils si jeunes a priori complexés?)

2/ Quelques phrases répétées et apprises ont, il est vrai,  permis d’offrir au jeune lecteur des textes un peu plus élaborés que le sempiternel « léo et léa vont à l’école. » La tentative était certes alléchante car lire doit ouvrir au sens du texte et non au simple déchiffrage. L’accès à la culture a prévalu sur la contrainte de la règle. ( Curieux contre sens, là où les deux approches me paraissent tout à la fois nécessaires, distinctes et complémentaires! )

Effets secondaires:

1/ Oublier de passer par le filtre de la règle a conduit de jeunes élèves vers la double impasse orthographique et sémantique. Si lire est juste considérer comme une simple devinette, pourquoi l’ensemble de la langue ne fonctionnerait-elle pas ainsi? Ainsi si l’enfant comprend le sens global de la phrase, du texte tout va bien. La communication fonctionne. Globalement certes.

2/ Mais à y regarder de plus près, qu’y a-t-il de glorifiant dans la construction d’une pensée globale? N’est-ce pas un leurre? Aucune pensée n’est globale. Aucun message n’est simple. Toute communication est complexe. Le choix de chaque mot a son importance. Lire, c’est avant tout respecter la parole livrée, inscrite, écrite. Dans un deuxième temps, et seulement dans un deuxième temps, le lecteur pourra  y injecter sa propre distance, son interprétation personnelle.

La Méthode globale a voulu sortir, tout à fait légitimement, d’une approche purement mécanique et mécaniste de la lecture en partant du principe que lire c’est avant tout interpréter, construire du sens. C’est là, me semble-t-il une erreur majeure.

Cela étant dit, cette méthode a très rapidement été laissée de côté par les enseignants, qui faut-il vous le rappeler ne sont pas des machines automates au service des réformes…Bien heureusement.

La méthode mixte :la méthode globale introduit dans l’apprentissage de la lecture par la phrase entière et, la méthode semi-globale ou mixte, par le mot entier ; l’une et l’autre partagent ainsi le qualificatif de « global » ou « entier ». 
Au demeurant, la méthode mixte procède de l’oral vers l’écrit et expose aux mêmes risques de devinettes que celle-ci. Ce grave défaut a obligé certains auteurs à proposer  l’incorporation, dans la pratique, des éléments qui sont de l’ordre de la méthode syllabique, à savoir la lettre et la syllabe. Toutefois, cette perspective n’a guère changé la nature du problème soulevé ni apporté de solution nouvelle ; elle a donné l’occasion seulement de substituer l’expression « méthode mixte » à l’expression « méthode semi-globale » trop proche du terme fortement décrié désormais « méthode globale ». 

L’intérêt d’une telle approche réside, à mon avis, dans la complémentarité de l’oral et de l’écrit, du global et de l’analytique. Une tentative de consensus, de complémentarité entre la construction du sens et le recours immédiat et systématique à la règle, au code. Mais tous les enfants, de 6/7 ans sont-il capables de cette distinction, de cette alternance? Certains oui, d’autres…

La méthode syllabique : sa particularité consiste à engager justement l’apprentissage de la lecture en partant de l’écrit, ou de la manière dont la langue française s’écrit aujourd’hui, et en allant des lettres à la phrase. 
Elle n’échappe pas néanmoins aux faiblesses qui sont, entre autres, la tendance à présenter des lettres isolées et des syllabes artificielles, auxquelles l’on peut ajouter les mots entiers et qui sont sources de difficultés pour les apprenants.

La seule maîtrise du b et a ba ne fait pas de l’élève un lecteur. Un décodeur, certes. Mais une fois les lettres assemblées et prononcées correctement, le mot trouve-t-il un écho chez l’enfant? Car si le mot n’entre pas en résonance chez l’apprenant avec un référent, s’il n’allume pas le voyant d’un vocable reconnu, l’expérience reste infructueuse et source d’angoisse chez le jeune lecteur. La seule méthode syllabique risque d’installer une rupture entre le jeune lecteur et l’outil de communication. C’est là où le niveau de lecture rejoint le niveau de vocabulaire. Certains lecteurs impriment et s’approprient immédiatement le texte car la grande majorité des mots exprimés sont antérieurement connus. Le mécanisme du déchiffrage profite donc très bien à certains enfants. A d’autres…

La méthode phonétique :elle a pour spécificité d’entreprendre l’apprentissage de la lecture à partir de l’oral et, plus exactement, des sons auxquels sont associés les graphèmes auxquels correspondent les lettres et les séquences de lettres de l’alphabet actuel. Tout se passe alors comme si les apprenants avaient notamment une connaissance discriminatoire des éléments du système phonétique de la langue et comme si celle-ci avait été transcrite phonétiquement ou phonologiquement, ce qui n’est évidemment pas le cas et n’aurait d’ailleurs rien changé à la problématique dans l’hypothèse contraire puisqu’une langue est un système de signes conventionnels et qu’il n’y a pas de correspondance objective entre l’oral et l’écrit.

On comprend ici très aisément les limites d’une pareille approche. Il n’existe pas en français, d’adéquation systématique entre phonème et graphème!

Rien n’est simple en matière de lecture. Pour l’apprenant j’entends. Pour l’adulte qui détricote, cela paraît pourtant à portée de main de n’importe quel esprit bien formé. Oui, c’est pourtant simple voyons, il y a le texte, la phrase, le mot la lettre. Pris dans un sens ou dans un autre on arrive toujours à ces quatres catégories d’unités linguitiques. Parole d’experts!

4 unités= 4 méthodes.

C’est mathématiquement prouvé et chiffré. Choisissez votre camp! Choisissez votre « méthode » et on vous dira à quelle idéologie vous appartenez…Quand cessera donc cette imposture intellectuelle, ce mépris mensonger, cette supercherie qui permet de faire couler tant d’encre et tant de larmes. Comme c’est fatigant!

La Pédagogie justement est là pour nous aider à sortir de cette impasse. S’adapter à son élève, à son groupe. Connaître bien évidemment ces différentes approches afin, non de les imposer, mais de les soumettre en fonction de l’individu, du lieu, du moment. Et si on se montrait moins rigide, moins politiquement correct. Et si on acceptait le fait qu’à ces 4 données, s’interposent une multiplicité d’apprenants et avec eux, une multiplicité de référents culturels et sociaux.

Lire c’est prendre des repères, et il y a autant de stratégies de repérage qu’il y a d’intelligences…Plutôt qu’une méthode, travaillons à mettre en lumière, grâce à l’interactivité des enfants d’une classe, les différents processus d’appropriation des uns et des autres. Ne jamais figer la lecture à une seule activité de décodage. L’insérer dans une démarche d’écriture, elle même inscrite dans le contexte social du groupe classe. Plutôt que de brandir une méthode qui réussira pour certains et se révélera vaine pour d’autres, je préfère opter pour l’organisation par le maître, des échanges entre pairs.

Allez, assez de théories pour aujourd’hui, place au jeu!

En commentaires, essayez donc de transcrire le son [è]…Autrement dit les mots où vous entendez [è]




Aimé Césaire (26 juin 1913- 17 avril 2008)

17 04 2008

Aimé Césaire nous  quitte  » mais l’oeuvre de l’homme vient seulement de commencer. »

Saurons-nous nous en montrer dignes?

Adieu Césaire, à bientôt.




Grammaire et poésie

17 04 2008

 GRAMMAIRE ET ECRITURE : «Qui, que, quoi, dont, où » au service de la poésie:

Consigne : Ecrire un poème en utilisant les pronoms relatifs et les structures répétitives des textes poétiques étudiés précédemment :

Un voyage extraordinaire !!!                       

J’ai vu à Venise un palais qui volait

J’ai vu à Paris deux oiseaux qui s’aimaient

J’ai vu deux groseilles qui partaient pour Marseille

J’ai vu un château qui s’appelait Pozzo

J’ai vu le moulin dont on parlait depuis un siècle

J’ai vu le domaine dont tout le monde rêvait 

Mais je ne connais pas les pays où je les ai vus…                                 K.S

Merci Khélil pour ce voyage extraordinaire.

Continue de rêver et faire rêver.

Cherche encore et toujours ce pays…

Souvent la quête enrichit  bien davantage que le point d’arrivée.

 

Les nouvelles du jour                             

J’ai vu un château qui était très beau.

J’ai vu un moulin dont tout le monde parlait.

J’ai vu le palais que tu aimais.

J’ai vu un bateau qui coulait.

J’ai vu une  voiture qui roulait trop vite.

J’ai vu l’autographe que Zizou avait signé.

 Mais je ne connais pas le pays où tu habitais.                                        P.B. 

Ah, si nos nouvelles du soir nous étaient contées avec tes mots, Pierre…




L’école, pour vivre ensemble

16 04 2008

Pour les lecteurs qui ne lisent pas la presse quotidienne, et pour ceux qui n’ont pas encore exploré le site d’Eveline Charmeux….

Voici, dans son intégralité, mon « coup de colère » publié hier par le quotidien « La Croix »

LA VIOLENCE A L’ECOLE

L’école pour apprendre à vivre ensemble…

Belle ambition !

A son service ? L’éducation civique et ses leçons de vie.
A son service encore ? Les groupes de paroles entre enfants.
A son service toujours ? Les enseignants-éducateurs. (Voir aussi l’article du 4 février « complément d’enquête sur le métier d’enseignants »)
Bref, vivre ensemble, à l’école, c’est vital, c’est inévitable.
Mais alors, et les autres, que font-ils ?

Et vous ?

Vous, les parents ? Les grands parents ?
Vous, les marchands de vidéo ?
Vous, les promoteurs  de gadgets belliqueux ?
Vous, dans le métro ? Dans la rue ?
Vous, le voisin du dessous ? L’automobiliste pressé ?

Vous, intouchables puissants? Juges corrompus ou politiques décadents?

Que croyez-vous donc ? Qu’il suffit de prononcer les mots respect ou morale deux fois dans la journée pour participer à leur diffusion ?

Le respect,un mot tant à la mode qu’il s’est vidé de son propre sens. Trop utilisé, trop galvanisé, trop médiatisé sans doute. Un mot qu’on proclame aux autres, rarement à soi-même. Il erre sur les bancs de la cour de récré, il traîne sur les chaînes de télé. Le Respect s’il vous plaît, je réclame le respect ! Combien de fois par jour entends-je ce même refrain ?

Mais le respect, ça ne se décrète pas ! Ça se vit, ça se transmet. Le respect, c’est un remaniement permanent, une exigence de chaque instant ; si l’on n’y prend garde, les mots, les gestes, les regards, les silences, les rires, les attitudes prennent si naturellement le pas sur la réflexion et le jugement. Apprendre à gérer les paroles et les actes, comprendre pourquoi et comment y parvenir, c’est tout cela que nos enfants apprennent à l’école, dans la cour, dans les couloirs, dans la classe.

Qui peut proclamer que la chose est simple ? Qui peut imaginer que l’école seule relèvera le défi ? Quel parent honnête peut se soustraire à ce devoir d’éducation ? Quel individu majeur peut se dire dégagé de toute responsabilité ? Car enfin, posons-nous (vous étant inclus dans le nous), posons-nous donc aujourd’hui, sans biais ni faux-semblant, la question du rôle de l’exemplarité des adultes pour la construction des jeunes enfants ; ce qu’on leur donne à voir ou à entendre, dans la rue, dans le bus ou le métro, chez le voisin ou à la maison. Les images, les mots, les attitudes dont nous sommes seuls responsables puisque soit nous les véhiculons nous-mêmes, soit nous les laissons à leur portée, soit nous les ignorons.

Nous vivons dans une société formidablement agressive pour les jeunes esprits. Il faut le rappeler, votre enfant ne perçoit pas les images comme vous. Son cerveau ne reçoit pas la même information de la même manière. L’adulte traite toutes les données visibles et sonores via des filtres que la maturité et l’expérience lui ont fournis. L’enfant n’est pas encore capable de cette distanciation, de ce tri entre le réel et le factice. Face à un film d’horreur, il est dans le film, dans l’image, dans la peau du tueur ou de la proie. Quand vous êtes spectateurs, il est lui, auteur ou acteur. Quand vous êtes témoins, il est, lui victime. Et quand enfin vous regardez Catch-Attack le week-end avec lui, il apprend lui que la violence est un jeu, un spectacle qu’on regarde en famille.

Pour le jeune enfant, fiction et réalité sont deux espaces superposables. C’est pour cela qu’il aime tant qu’on lui raconte des histoires, voire toujours la même histoire. Pour lui, au moment où vous lui lisez les mots, où vous lui livrez l’intrigue, il quitte quelques instants le monde, retarde à l’infini l’heure de se coucher et plonge avec délice dans un univers construit rien que pour lui. Mais dès le lendemain matin, lorsqu’il se réveille, lorsqu’il est planté devant son poste de télévision, ou quand la radio lui déverse un flot ininterrompu de paroles en tout genre, lorsqu’il se glisse dans une rame bondée d’adultes gesticulant où maugréant, lorsqu’il traverse les avenues et autres artères survoltées, voilà notre chérubin livré en pâture aux affres du monde moderne. Le parcours du combattant reprend sa course effrénée.

Petit arrêt sur image. Zoom sur la réalité. Extraits choisis. Morceaux vécus.
Attention, esprits sensibles, s’abstenir.

Dressons un échantillon des clichés hauts en couleur qu’un enfant reçoit, sans pouvoir s’en prémunir, en une seule journée: les photos sans équivoque dans les kiosques, juste à hauteur d’yeux, les formules choc en bandeau des journaux, les publicités libidineuses entre deux soit disant programmes télévisuels pour enfants, les clips musicaux qui prônent souvent la violence et le sexe, les téléfilms scandaleux enrobés façon comédies, les faits-divers sordides livrés aux heures de grande écoute, les images sanglantes du « JT » juste avant d’aller dormir. Allez, fais de beaux rêves mon chéri…

Quelle vision de l’homme offrons-nous à ce petit enfant de deux ans, six ans, huit ans, ou à cette toute jeune fille de douze ou quinze ans ? Lui livre-t-on les clés pour décrypter telle affiche, lui donne-t-on les mots pour interpréter tel slogan, lui octroie-t-on du temps pour parler de tout cela ? A défaut de refaire le monde, ayons l’exigence d’exprimer ce que nous ressentons. « Je suis une adulte, mais vois-tu cette image d’adulte me dérange. Je suis un homme mais vois-tu les mots de cet homme me blessent, je suis une grande personne et vois-tu l’attitude de cette grande personne me révolte. Et toi, qu’en penses-tu ? »

Prenez-vous, prenons-nous ce temps là ?

Oui, la violence existe, existait et existera toujours. C’est un fait universel, une donnée intemporelle. La question est ailleurs, inéluctable pour l’éducateur, vitale pour l’enfant, essentielle pour la société. Une question qui engendre mille questions. Mille questions générant la réflexion et non le délit d’opinion, non plus la soumission.

« Que fais-je de cette violence ? Comment travailles-tu avec cette violence ? Que pense-t-elle de cette violence ? Qui jugeons-nous au travers de cette violence ?  De quelle manière transformez-vous cette violence? Comment vivent-ils dans cette violence ? »

A défaut de refaire le monde, ayons l’honnêteté d’affronter ses faiblesses, de s’en insurger, de se positionner. Si nous, responsables majeurs et soi-disant éducateurs, si nous parents ou tout autre tuteur, nous autorisons le silence ou l’indifférence s’installer, alors nous ouvrons délibérément la porte à la banalisation de la violence ou de la médiocrité.  Bien évidemment, face à cette leçon de morale un peu provocatrice, j’en conviens, un tantinet réactionnaire, je l’avoue, et très culpabilisante, il est vrai, la rhétorique du laisser-faire impuissant reprend le dessus. Ainsi va le monde diront certains, nous n’y pouvons rien, se dédouaneront les autres, les enfants s’adaptent à tout rétorqueront les uns, l’école leur apprendra bien les bonnes manières espéreront les derniers. Une ou deux maximes livrées en bon uniforme à la manière du bon vieux temps et nous autres adultes serons absous de toutes nos dérives.

L’école, encore l’école, toujours l’école …L’école fera ce que les adultes souvent ne savent plus faire.

Et bien oui, le matin, quand vous quittez votre enfant et que j’accueille mon élève, je sais qu’il me faudra souvent remonter le cours du temps, effacer certains cauchemars, adoucir des paroles trop brutales, gommer des images affolantes. Dès les premières minutes, dans la cour de récré, il est aisé de capter  l’atmosphère qui déterminera les apprentissages du jour. Agités, bagarreurs, électriques, certains matins ressemblent trop au tapage urbain, certains matins, il ne fait pas bon rester trop longtemps dehors. Vite, il nous faut rentrer la troupe avant la débandade. Ouf, la cloche sonne et tout ce petit monde se met en rang, par deux et dans le calme, s’il vous plait. Pardon ? Dans le quoi ? Lui donner la main, à elle ? Et pourquoi je dois tenir la porte ? T’as vu le dernier combat de Catch-Attack hier, c’était top ! Trop cool quand on lui arrache les yeux ! Pousse-toi gros tas ! M’dam ! y m’a traité ! Même pas vrai, c’est elle qu’a commencé ! Dans tes rêves …

Il est 8 h… l’école s’éveille …
« Bonjour Léa, bonjour Sam ! Tiens, tu t’es coupé les cheveux Sofia ? Attention, tes lacets sont défaits Nicolas. Bonne fête Maxime ! »

La porte de la classe s’ouvre et la leçon de vie reprend son cours.

A commencer par quoi ?

Par se dire bonjour, tout simplement.

Oui, chaque matin, j’apprends à mes élèves à se saluer en se serrant la main, à se sourire en se regardant dans les yeux. Le matin, j’adresse à chaque élève, un mot, un regard. Le matin, je leur lis une histoire, pour leur plaisir et pour le mien. Le matin, on chante une chanson qui nous rassemble. Le matin, j’accroche aux murs les dessins de la veille. Le matin on prend le temps de raconter un petit bonheur vécu. J’appelle ce temps « Les cinq minutes d’intro. » Sans ce temps là, rien n’est possible, sans ce temps là, rien ne se fera. S’installer, s’arrimer, s’ancrer, prendre place, toute sa place. Une place pour chacun. Voilà qui est fait. Je suis là. Ils sont là. Nous sommes là. Tous là ?

« Y manque Sara M’dam, ch’peux prendre ses d’voirs ?
– Oui, merci Victor.
»

Oui, chaque matin, à l’école, on essaie de replanter un décor humain. Chaque matin on essaie de recréer du lien. Pour que la journée soit belle, pour que les heures d’école soient plus douces que la veille, pour que la vie ait un goût d’enfance, pour que l’enfant ait le goût de la vie. Les enseignants s’y attellent à chaque instant car « apprendre à vivre ensemble », c’est le cœur de notre projet éducatif. Alors, c’est vrai, lorsque je quitte cette école le soir, et que j’entends le monde et ses cris, lorsque je vois les hommes et leur violence, je pense à mes élèves, à ma journée et à celle du lendemain. Et j’imagine aisément le malaise qu’ils ressentent ; d’un côté, soumis à des règlements scolaires écrits par l’institution et contresignés par les parents et de l’autre spectateur d’un monde schizophrène qui manie aussi bien la décadence que la repentance, qui instille aussi bien l’éducation civique, que l’incivilité publique.

Et je l’admets, il m’arrive d’être en colère, contre moi et contre vous, car il me semble qu’aucun adulte ne devrait ignorer ce qui est susceptible de corrompre l’innocence d’un enfant.

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Portrait de prof

15 04 2008

L’école à l’hôpital,

Les maths en chambre stérile,

La classe tout en souplesse…

Une rencontre sur net, sur le site de CURIOSPHERE

« Maintenir le lien »

« On n’est jamais uniquement enseignant »

« On est enseignant et on est soi-même en même temps »

Cliquez, écoutez, regardez (JOËL)

Un prof pas comme les autres?

C’est sûr…

Mais des enseignants « multiples », pour reprendre la dénomination de Joël, il y en a …

Je suis certaine que vous en connaissez.

Parlez d’eux!

Partagez vos rencontres insolites avec la connaissance.

Faites circuler vos belles histoires vraies.

L’école est belle pour qui veut y croire et pour qui cherche à la voir.

Sur BLOG BLEU PRIMAIRE, avec vous, je fais le pari d’une vision positive de l’école.

Objectivement positive!

Une école pragmatique et utopique!

Parole d’instit’…




Le camion des mots

14 04 2008

Autoroute, est-ce masculin ou féminin?

Un voyage insolite dans un engin atypique

Un itinéraire tout en détours pédagogiques

Une autre manière de vivre le mot APPRENDRE

Merci à l’équipe du camion des mots

Oui, ou plutôt non, il n’y a pas qu’à l’école qu’on apprend. Et c’est tant mieux!

Des collectivités locales, des citoyens de tous bords, des familles d’ici ou d’ailleurs, des enseignants volontaires en quête d’innovations, des enfants curieux du monde, des lecteurs de BLOG BLEU PRIMAIRE…tant de bonnes volontés ici et là, tant de talents à découvrir et à faire partager!

Il n’y a pas qu’à l’école qu’on apprend, mais l’école reste une des passerelles prioritaires par laquelle la culture est diffusée.

Pour nos élèves, pour leurs parents, pour leurs enseignants, ouvrons l’école à ces projets, laissons entrer dans nos écoles les initiatives qui fonctionnent, n’ayons pas peur des détours pédagogiques qui nous le voyons bien ici, sont de formidables vecteurs d’énergies positives!

Et vous, chers lecteurs, de quelles expériences pédagogiques voulez-vous nous faire part?

Un souvenir, une histoire, une rencontre, un projet, une vidéo?

RACONTEZ-NOUS!




A vous de jouer!

12 04 2008

AVANT TOUTE CHOSE…

« Bonne fête Jules et joyeux anniversaire Sabrina! »

Pour ce jour festif, un petit cadeau:

Ma sélection du jour sur le web

Un coup de coeur!

L’univers de Tess

Quand math rime avec féerie…

Vous découvrirez
des tours de magie interactifs,
de la télépathie…
des énigmes, cours et exercices animés,
des jeux, des puzzles magiques,
des illusions géométriques animées,
des paradoxes, de la géométrie
et des pavages dynamiques,
des opérations anciennes interactives,
des trucs malins,
des anecdotes historiques,
et de très nombreuses animations flash,
dans
 
 son grenier  à malices
mathématiques.




Classe unique, un modèle en voie d’extinction

11 04 2008

Une réaction personnelle aux deux articles du 7 avril et du 31 mars derniers de Bernard Collot, ancien enseignant, essayiste, père d’élève. ( 3 dénominations qui invitent au respect!)

ABSORPTION CONTRE DISSOLUTION
Oui Bernard, ainsi va la France. Une France schizophrène, une société disloquée. Une éducation nationale prise à partie qui ne sait plus où donner de la tête.

D’un côté, des classes surchargées dans des univers scolaires surexploités où il faut absorber chaque année un peu plus d’élèves, un peu plus de violence, un peu moins d’apprentissage, un peu moins d’humanisme.
Ecole/parking
Ecole/ghetto
Ecole/entreprise…espèce en voie de prolifération

De l’autre, des classes rurales dans des écoles à taille d’enfant, qui chaque année sont menacées d’être dissoutes et avec elles, des élèves privés de liens sociaux, des familles abandonnées, des villages désertés, des enseignants mutés.
Ecole/accueil
Ecole/convivialité
Ecole/apprentissages…espèce en voie de disparition.

Explosion contre dissolution. Est-ce donc la seule issue possible? N’y a-t-il pas d’autres voies envisageables? Se pose-t-on seulement ces questions dans les anti-chambres du pouvoir?

A quand des cours d’urbanisme pédagogique dans nos grandes écoles d’Archi?

A quand des concours ouverts sur le thème de la ville/structure scolaire à Sciences Po et à l’ENA?

A quand nos grands cerveaux au service de l’Homme? Sans jamais oublier qu’à la racine de cet homme, il y a l’enfant, il y a l’élève.

Avant d’être adulte, l’homme est un enfant. Et oui, c’est bête à dire comme ça, mais il me semble que cette donnée n’entre pas souvent en ligne de compte dans nos sociétés « urbanisantes ». Bien sûr il y a les textes officiels sur les droits de l’enfant…les chartes, les lois qui sauvent la face, mais cachent, trop souvent, une réalité bien différente.

Pourtant ces écoles innovantes mais méconnues (ou ignorées) de la presse et des politiciens, oui, ces ECOLES existent. (encore…) Ne nous privons pas de leurs formidables expériences, mais sachons les considérer comme autant d’exemples à observer. Qui sait, nous pourrions  peut-être en apprendre beaucoup…sur la convivialité, la pédagogie, l’art de vivre, la motivation à apprendre, l’implication personnelle, le service rendu à la collectivité…Pas de solution miracle, mais bien, au service des élèves, des solutions multiples dans ces classes uniques.

Moi j’irais bien en stage, là-bas, loin du brouhaha de la ville et de son agitation permanente…

Sauvegardons la planète…oui, mais sauvegardons avec elle son humanité! ASSOréveil, un autre site à visiter.

Pour contribuer activement à la démarche de Bernard Collot, je vous invite donc à signer, diffuser, et publier sa pétition

Signature en ligne : http://marelle.org/petitions/index.php




La complainte du parent d’élève

10 04 2008

Après la complainte de l’instituteur, celle du parent d’élève.

La voici, en musique toujours,…cela adoucit les moeurs, paraît-il…

Un clin d’oeil au récent commentaire de Frédéric.

Un petit clic, juste sur le lien.

La complainte du parent d’élève version MP3

L’homme, un éternel insatisfait…

Bien évidemment, des améliorations doivent être apportées.

Vous avez raison de rester vigilants. Vos enfants ont besoin de votre accompagnement.

Mais… et si nous partions de ce qui fonctionne plutôt bien pour le développer davantage et mieux le diffuser?

Selon vous, si vous n’aviez qu’un seul mot POSITIF concernant l’école, lequel choisiriez-vous de mettre en avant?

Un MOT à écrire dans l’espace commentaire ci-dessous!

MERCI de contribuer, sur BLOG BLEU PRIMAIRE à une vision constructive de l’école.

UN SEUL MOT… 

Allez, je commence, et c’est la mère d’élève qui parle:

ECOLE maternelle=premiers amis!

A QUI LE TOUR?




Blog Bleu Primaire a le Blues

9 04 2008

Nom du titre : Le Blues De L’Instituteur
Interprété par : Grand Corps Malade
Année : 2008

Grand Corps Malade - Enfant De La Ville Ce titre est extrait de l’album Enfant De La Ville

Paroles de Le Blues De L’Instituteur

Allez entrez les enfants et arrêtez de vous chamailler,
Avancez dans le calme je sais que vous en êtes capables,
Asseyez-vous tranquillement, chacun sa place, ça y est,
Ecoutez-moi, mais ce matin, n’ouvrez pas vos cartables.
On va pas faire de grammaire, de géométrie et de conjugaison.
On parlera pas de complément d’objet et encore moins de Pythagore.
Ce matin pas de contrôle et personne n’aura raison.
Aujourd’hui aucune note et personne n’aura tort.

Les enfants écoutez-moi, je crois que je ne vais pas bien.
J’ai mal quand je vois le monde et les Hommes me font peur.
Les enfants expliquez-moi, moi je ne comprends plus rien.
Pourquoi tant d’injustices, de souffrances et de malheurs.
Hier soir une fois de trop j’ai allumé la télévision,
Sur les coups de 20H, c’était les informations.
Et tout à coup dans la pièce s’est produit comme une invasion,
De pleurs et de douleurs, c’était pire qu’une agression.
Hier soir l’actualité comptait beaucoup plus de morts,
Que de cheveux sur le crâne de Patrick Poivre d’Arvor.
C’est comme ça tous les jours un peu partout sur Terre.
Je crois qu’il fait pas bon vivre au Troisième millénaire.

Comme aux pires heures de l’Histoire, les hommes se font la guerre,
Des soldats s’entretuent sans même savoir pourquoi.
S’ils s’étaient mieux connus, ils pourraient être frères.
Mais leur président se sentait le plus fort c’est comme ça.
Et puis il y a toutes ces religions qui prônent chacune l’amour,
Mais qui fabriquent de la haine, des assassins, des terroristes.
Pour telle ou telle croyance, des innocents meurent chaque jour,
Tout ça au nom de Dieu, on sait même pas s’il existe.

Les enfants, désolé, on vous laisse l’Humain en sale état,
Il faut que vous le sachiez alors aujourd’hui j’essaie.
Les certitudes des grandes personnes provoquent parfois des dégâts.
En fait l’adulte est un grand enfant qui croit qu’il sait.
J’ai mal au ventre les enfants quand je vois l’argent mis dans les armes.
Dans les fusées, les sous-marins et dans les porte-avions.
Pendant que des peuples entiers manquent d’eau, comme nos yeux
manquent de larmes.
Et voient leur fils et leur filles mourir de malnutrition.

Apparemment la nature elle-même a du mal à se nourrir,
Les homme ont pollué l’air et même pourri la pluie.
Quand tu auras plus d’eau nulle part, faudra garder le sourire.
Et même l’odeur des forêts sera tombée dans l’oubli.
Les enfants vous savez ce que c’est des ressources naturelles,
Si vous savez pas c’est pas grave de toute façon y’en a presque plus.
Les mots « humain et gaspillage » sont des synonymes éternels.
L’écologie à l’école serait pas une matière superflue.

Les enfants, désolé on vous laisse la Terre en sale état,
Et bientôt sur notre planète on va se sentir à l’étroit.
Gardez vos doutes, vous seuls pourrez nous sortir de là,
L’enfant est un petit adulte qui sait qu’il croit.

Bah alors les enfants vous êtes bien sages tout à coup,
J’ai un peu cassé l’ambiance mais je voulais pas vous faire peur.
Ce que je veux vous faire comprendre c’est que je compte sur vous,
Ne suivez pas notre exemple et promettez-moi un monde meilleur.

Allez les enfants c’est déjà l’heure de la récréation,
Allez courir dans la cour, défoulez-vous, profitez-en.
Criez même si vous le voulez vous avez ma permission.
Surtout couvrez-vous bien, dehors il y a du vent.




Vive les fleurs!

7 04 2008

Mon p’tit côté fleur bleue

« FLEUR BLEU PRIMAIRE »…

 FRUITS, FLEURS, FEUILLAGES

S’il pleut, s’il neige dehors

Si le printemps tarde à éclore

Si la grisaille vous déprime encore…

 Cliquez, c’est magique!  

Zoomez, c’est féerique!

Fruits, fleurs, feuillages

A quand Pascale, un atelier « bouquet » en classe?

De la terre à l’art…De la nature à l’homme…

Pour travailler formes, rythmes, matières, odeurs, harmonies des couleurs…

Pour donner à l’école, durant quelques instants les tonalités du bonheur…




Bloguer en famille

7 04 2008

« Mais non, je blogue ! » D’Astrid de Roquemaurel

Et moi je ne blague pas. C’est en bloguant que je suis tombée sur cet article. J’ai consulté le livre d’Astrid. Après d’inépuisables discussions avec mes enfants au sujet d’internet, après avoir écouté les 1000 questions et réponses de mes élèves sur le même thème, je vous invite tout naturellement et bien volontiers à lire l’article et à visiter le site. Parents non initiés,, éducateurs suspects, enseignants inquiets…ce livre est à mettre entre toutes les mains. Parole d’instit’!

 SOMMAIRE
 

« … Grâce à ce petit livre ludique et pédagogique, les jeunes internautes pourront créer facilement leur blog, tout en respectant les règles de publication, d’échange et de sécurité sur Internet. Abondamment illustré, il fourmille de trucs et astuces pour bloguer comme un vrai pro. Cet ouvrage s’adresse également à tous ceux qui souhaitent en savoir davantage sur ce nouveau moyen de communiquer : parents, enseignants, éducateurs… En fin d’ouvrage, retrouvez toutes les bonnes adresses pour créer votre blog ou consulter ceux qui s’adressent plus particulièrement aux enfants. Et pour échanger sur ce thème, connectez-vous sur le blog officiel du livre : www.maisnonjeblogue.com Pour consulter le sommaire, cliquez ici (document PDF) Mais non, je blogue !par Astrid de Roquemaurel, illustré par Delphine Vaufrey. Milan jeunesse Prix : 7,50 euros. »

3 questions à Astrid de Roquemaurel, auteur de Mais non, je blogue ! L’interview sur le site de l’UNAPEL

Consultez le livre animé!




Sondage d’avril

6 04 2008

DIMANCHE, jour de repos pour moi.

SURPRISE pour vous…

VOTRE PROFIL à découvrir…en un clic!

ICI)

Ou en direct, juste là, dans le menu latéral droit.

Tout beau, tout neuf, tout frais, le sondage d’avril est en ligne!

MERCI




Spectacle en famille

5 04 2008

SAMEDI, jour de culture, de connivence, de loisir et de vie de famille.

Aujourd’hui, je laisse ma souris à un grand-père heureux et partenaire d’une vision intergénérationnelle de l’éducation et de la transmission, dans l’action partagée. BRAVO!

 » Ce spectacle du LUCERNAIRE est un régal pour ceux qui aiment les textes qui jouent avec les mots, comme Jean Tardieule fait si bien. Comme le font aussi les six comédiens embarqués dans cette aventure langagière avec un entrain et une joie de jouer communicatifs. Une excellente leçon de français et de théâtre. Une soirée  tout à la fois divertissante  et fort pédagogique.

Cliquez sur  » je t’avais dit, tu m’avais dit «   ( c’est le titre du spectacle ) vous en saurez plus .

Au fait, je l’ai vu  l’autre jour avec deux de mes petits fils (15 et 14 ans ) : ils étaient ravis. »

Merci pour nous Louis, et merci pour eux!




L’orthographe d’hier: Analyse d’erreurs

4 04 2008

Le 6 otobre 1915

je vai vou donné un peu de mais nouvél que je me porte toujou trèbien pour le momen je vou di que jais resu votre letre a vec un manda de 10 fran et pui je vou di que vou a vé mal qompri maletre qar je ne sui pas blésé les autre on eu du mal mais mais moi jais pas eu du mal cher feme je vais vou dire que mon camarade Bilien Sébastien ai more il ai tué par un cou de canon il ai tisi toupré de moi a 4 metre vous pou vé dir a sais paran sai trite sais son tour au joudui et a d’autre demin nou some tou les jour au feu de pui 10 jour san dormire je vou di au si que le Pape Frasiboi porte bien toujour doné nouvél a sa feme au cher feme la gaire est trite jai fini an vou an brasan de loin a vec mais deupeti anfan ne vou fait pa tro de bil a vec moi toujour plin de courage

Jacque

cité dans « Paroles dePoilus » page 122 Librio

Et maintenant analysons ensemble:

1/ SYNTAXE

  • grammaire textuelle (paragraphe, connecteurs, ponctuation, cohérence)
  • grammaire phrastique (sujets, verbes compléments, phrases simples et complexes)

2/ VOCABULAIRE

  • répétitions ( travail sur les anaphores)
  • registre de langue ( lexique et expression)

4/ CONJUGAISON

  • présent ( valeur temporelle et situation d’énonciation)
  • passé composé (concordance des temps)

5/ ORTHOGRAPHE

  • lexicale (correspondances phonème/graphème, doubles consonnes, lettres muettes, mots invariables)
  • grammaticale (accords en genre et en nombre dans le groupe nominal, terminaisons des verbes sous leurs formes conjuguées ou infinitives)

Alors…comment « noter »?

Que « vaut » donc cette production d’écrit?

Pour ma part, et en dépit d’une absence visuelle d’indices orthographiques et syntaxiques, j’accepte volontiers ce texte comme appartenant à notre littérature. Oui, le mot sacré est prononcé. LITTÉRATURE. J’irai même plus loin. Un morceau d’anthologie de notre littérature.

Cette dernière ne doit-elle pas, en effet, avant toute chose, refléter la pensée de l’homme et sa culture ?

Cette lettre bien que totalement dysorthographiée  ne demeure-t-elle pas un poignant témoignage du passé, de la guerre, de l’illettrisme, de la condition éphémère de l’homme dans le temps et dans l’espace?

Peu importe, j’imagine, les accords et les concordances de temps, lorsque vous êtes dans une tranchée.

A MÉDITER… suite à la polémique à propos d’hier… un niveau scolaire plus élevé qu’aujourd’hui…

Je ne veux rien prouver. J’essaie juste de sortir de l’impasse du « toujours mieux hier qu’aujourd’hui. »

Parfois oui, souvent non.

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Idendité, profil et bla bla bla…

3 04 2008

Ni experte, ni journaliste, ni politique, ni de droite, ni de gauche, juste instit’

Telle est ma devise, vous l’aurez remarqué. Certains m’interrogent déjà. J’entends les murmures.

« Oui, bon, d’accord…mais tout de même…on ne peut dire tout et son contraire…entre nous soit dit…allez, ça restera notre secret…

Quelle est votre ligne éditoriale?

Dans quel camp vous situez-vous?

Êtes-vous plutôt moderne ou plutôt tradi?

Portez-vous le chignon bas ou la jupe frangée?

De quel syndicat, de quel parti?

Citadine ou rurale?

Libertine ou morale?

Laxiste ou maître à bord?

Côté Rive Gauche ou côté rive Droite?

Plutôt mérieusienne ou bentolilesque?

Ex-cancre ou 1ère de classe?

Votre livre de chevet: la Bible ou les Fleurs du Mal?

Comprenez-vous, on appartient tous à quelque chose! Dans la vie, il faut faire des choix, savoir se situer, se positionner, se donner une ligne de conduite, une colonne vertébrale sociale, une existence institutionnelle! Vraiment, vous n’y pensez pas, ce n’est pas viable comme posture, ni…..ni……ni…..ni……trop mou, trop flou. Non, les gens ne vous comprendront pas. Ils ont besoin de savoir. »

Aïe, ça commence mal…..Mais alors…

Et vous, chers petits hommes bleus, chers collègues « primaire », chers lecteurs de BLOG BLEU PRIMAIRE, comprenez-vous au moins ce que j’écris?Car en définitive, c’est bien cela qui m’importe; que vous ne me compreniez pas, moi, la belle affaire! Mais mes propos, eux, sont-ils intelligibles? Mes témoignages sont-ils, en partie, le reflet de votre quotidien? Mes coups de gueule, vous font-ils réagir? Mes blagues blogueuses vous font-elles sourire? Mes liens utiles vous éclairent-ils?

Et enfin, bien évidemment, l’unique question qui ne me lâche jamais: mes élèves, eux, ont-ils conscience de ce qu’ils font quotidiennement, à mes côtés, de la raison de leur présence au tableau, du comment j’évalue leurs travaux? Ont-ils besoin pour cela de savoir qui je suis et d’où je viens? S’ils savent pour quoi (en 2 mots) nous sommes ensemble à l’école, alors je peux estimer que 99% de mon job est efficace. (Et c’est loin d’être gagné! C’est pourquoi je m’y attelle, jour après jour…) Car avant tout, le métier que j’exerce est celui de pédagogue, enseignant, maîtresse quoi!  S’ils le savent eux , si mes parents d’élèves le savent…

Pour le reste, c’est entre ma conscience et moi-même…Cela n’a d’intérêt pour personne.

Ce que je sais, c’est bien que je ne suis ni politique, ni experte, ni journaliste, ni de droite, ni de gauche, juste instit’

Prenez-le dans l’ordre que vous voudrez mais gardez juste le meilleur pour la fin « instit' »