L’école, pour vivre ensemble

16 04 2008

Pour les lecteurs qui ne lisent pas la presse quotidienne, et pour ceux qui n’ont pas encore exploré le site d’Eveline Charmeux….

Voici, dans son intégralité, mon « coup de colère » publié hier par le quotidien « La Croix »

LA VIOLENCE A L’ECOLE

L’école pour apprendre à vivre ensemble…

Belle ambition !

A son service ? L’éducation civique et ses leçons de vie.
A son service encore ? Les groupes de paroles entre enfants.
A son service toujours ? Les enseignants-éducateurs. (Voir aussi l’article du 4 février « complément d’enquête sur le métier d’enseignants »)
Bref, vivre ensemble, à l’école, c’est vital, c’est inévitable.
Mais alors, et les autres, que font-ils ?

Et vous ?

Vous, les parents ? Les grands parents ?
Vous, les marchands de vidéo ?
Vous, les promoteurs  de gadgets belliqueux ?
Vous, dans le métro ? Dans la rue ?
Vous, le voisin du dessous ? L’automobiliste pressé ?

Vous, intouchables puissants? Juges corrompus ou politiques décadents?

Que croyez-vous donc ? Qu’il suffit de prononcer les mots respect ou morale deux fois dans la journée pour participer à leur diffusion ?

Le respect,un mot tant à la mode qu’il s’est vidé de son propre sens. Trop utilisé, trop galvanisé, trop médiatisé sans doute. Un mot qu’on proclame aux autres, rarement à soi-même. Il erre sur les bancs de la cour de récré, il traîne sur les chaînes de télé. Le Respect s’il vous plaît, je réclame le respect ! Combien de fois par jour entends-je ce même refrain ?

Mais le respect, ça ne se décrète pas ! Ça se vit, ça se transmet. Le respect, c’est un remaniement permanent, une exigence de chaque instant ; si l’on n’y prend garde, les mots, les gestes, les regards, les silences, les rires, les attitudes prennent si naturellement le pas sur la réflexion et le jugement. Apprendre à gérer les paroles et les actes, comprendre pourquoi et comment y parvenir, c’est tout cela que nos enfants apprennent à l’école, dans la cour, dans les couloirs, dans la classe.

Qui peut proclamer que la chose est simple ? Qui peut imaginer que l’école seule relèvera le défi ? Quel parent honnête peut se soustraire à ce devoir d’éducation ? Quel individu majeur peut se dire dégagé de toute responsabilité ? Car enfin, posons-nous (vous étant inclus dans le nous), posons-nous donc aujourd’hui, sans biais ni faux-semblant, la question du rôle de l’exemplarité des adultes pour la construction des jeunes enfants ; ce qu’on leur donne à voir ou à entendre, dans la rue, dans le bus ou le métro, chez le voisin ou à la maison. Les images, les mots, les attitudes dont nous sommes seuls responsables puisque soit nous les véhiculons nous-mêmes, soit nous les laissons à leur portée, soit nous les ignorons.

Nous vivons dans une société formidablement agressive pour les jeunes esprits. Il faut le rappeler, votre enfant ne perçoit pas les images comme vous. Son cerveau ne reçoit pas la même information de la même manière. L’adulte traite toutes les données visibles et sonores via des filtres que la maturité et l’expérience lui ont fournis. L’enfant n’est pas encore capable de cette distanciation, de ce tri entre le réel et le factice. Face à un film d’horreur, il est dans le film, dans l’image, dans la peau du tueur ou de la proie. Quand vous êtes spectateurs, il est lui, auteur ou acteur. Quand vous êtes témoins, il est, lui victime. Et quand enfin vous regardez Catch-Attack le week-end avec lui, il apprend lui que la violence est un jeu, un spectacle qu’on regarde en famille.

Pour le jeune enfant, fiction et réalité sont deux espaces superposables. C’est pour cela qu’il aime tant qu’on lui raconte des histoires, voire toujours la même histoire. Pour lui, au moment où vous lui lisez les mots, où vous lui livrez l’intrigue, il quitte quelques instants le monde, retarde à l’infini l’heure de se coucher et plonge avec délice dans un univers construit rien que pour lui. Mais dès le lendemain matin, lorsqu’il se réveille, lorsqu’il est planté devant son poste de télévision, ou quand la radio lui déverse un flot ininterrompu de paroles en tout genre, lorsqu’il se glisse dans une rame bondée d’adultes gesticulant où maugréant, lorsqu’il traverse les avenues et autres artères survoltées, voilà notre chérubin livré en pâture aux affres du monde moderne. Le parcours du combattant reprend sa course effrénée.

Petit arrêt sur image. Zoom sur la réalité. Extraits choisis. Morceaux vécus.
Attention, esprits sensibles, s’abstenir.

Dressons un échantillon des clichés hauts en couleur qu’un enfant reçoit, sans pouvoir s’en prémunir, en une seule journée: les photos sans équivoque dans les kiosques, juste à hauteur d’yeux, les formules choc en bandeau des journaux, les publicités libidineuses entre deux soit disant programmes télévisuels pour enfants, les clips musicaux qui prônent souvent la violence et le sexe, les téléfilms scandaleux enrobés façon comédies, les faits-divers sordides livrés aux heures de grande écoute, les images sanglantes du « JT » juste avant d’aller dormir. Allez, fais de beaux rêves mon chéri…

Quelle vision de l’homme offrons-nous à ce petit enfant de deux ans, six ans, huit ans, ou à cette toute jeune fille de douze ou quinze ans ? Lui livre-t-on les clés pour décrypter telle affiche, lui donne-t-on les mots pour interpréter tel slogan, lui octroie-t-on du temps pour parler de tout cela ? A défaut de refaire le monde, ayons l’exigence d’exprimer ce que nous ressentons. « Je suis une adulte, mais vois-tu cette image d’adulte me dérange. Je suis un homme mais vois-tu les mots de cet homme me blessent, je suis une grande personne et vois-tu l’attitude de cette grande personne me révolte. Et toi, qu’en penses-tu ? »

Prenez-vous, prenons-nous ce temps là ?

Oui, la violence existe, existait et existera toujours. C’est un fait universel, une donnée intemporelle. La question est ailleurs, inéluctable pour l’éducateur, vitale pour l’enfant, essentielle pour la société. Une question qui engendre mille questions. Mille questions générant la réflexion et non le délit d’opinion, non plus la soumission.

« Que fais-je de cette violence ? Comment travailles-tu avec cette violence ? Que pense-t-elle de cette violence ? Qui jugeons-nous au travers de cette violence ?  De quelle manière transformez-vous cette violence? Comment vivent-ils dans cette violence ? »

A défaut de refaire le monde, ayons l’honnêteté d’affronter ses faiblesses, de s’en insurger, de se positionner. Si nous, responsables majeurs et soi-disant éducateurs, si nous parents ou tout autre tuteur, nous autorisons le silence ou l’indifférence s’installer, alors nous ouvrons délibérément la porte à la banalisation de la violence ou de la médiocrité.  Bien évidemment, face à cette leçon de morale un peu provocatrice, j’en conviens, un tantinet réactionnaire, je l’avoue, et très culpabilisante, il est vrai, la rhétorique du laisser-faire impuissant reprend le dessus. Ainsi va le monde diront certains, nous n’y pouvons rien, se dédouaneront les autres, les enfants s’adaptent à tout rétorqueront les uns, l’école leur apprendra bien les bonnes manières espéreront les derniers. Une ou deux maximes livrées en bon uniforme à la manière du bon vieux temps et nous autres adultes serons absous de toutes nos dérives.

L’école, encore l’école, toujours l’école …L’école fera ce que les adultes souvent ne savent plus faire.

Et bien oui, le matin, quand vous quittez votre enfant et que j’accueille mon élève, je sais qu’il me faudra souvent remonter le cours du temps, effacer certains cauchemars, adoucir des paroles trop brutales, gommer des images affolantes. Dès les premières minutes, dans la cour de récré, il est aisé de capter  l’atmosphère qui déterminera les apprentissages du jour. Agités, bagarreurs, électriques, certains matins ressemblent trop au tapage urbain, certains matins, il ne fait pas bon rester trop longtemps dehors. Vite, il nous faut rentrer la troupe avant la débandade. Ouf, la cloche sonne et tout ce petit monde se met en rang, par deux et dans le calme, s’il vous plait. Pardon ? Dans le quoi ? Lui donner la main, à elle ? Et pourquoi je dois tenir la porte ? T’as vu le dernier combat de Catch-Attack hier, c’était top ! Trop cool quand on lui arrache les yeux ! Pousse-toi gros tas ! M’dam ! y m’a traité ! Même pas vrai, c’est elle qu’a commencé ! Dans tes rêves …

Il est 8 h… l’école s’éveille …
« Bonjour Léa, bonjour Sam ! Tiens, tu t’es coupé les cheveux Sofia ? Attention, tes lacets sont défaits Nicolas. Bonne fête Maxime ! »

La porte de la classe s’ouvre et la leçon de vie reprend son cours.

A commencer par quoi ?

Par se dire bonjour, tout simplement.

Oui, chaque matin, j’apprends à mes élèves à se saluer en se serrant la main, à se sourire en se regardant dans les yeux. Le matin, j’adresse à chaque élève, un mot, un regard. Le matin, je leur lis une histoire, pour leur plaisir et pour le mien. Le matin, on chante une chanson qui nous rassemble. Le matin, j’accroche aux murs les dessins de la veille. Le matin on prend le temps de raconter un petit bonheur vécu. J’appelle ce temps « Les cinq minutes d’intro. » Sans ce temps là, rien n’est possible, sans ce temps là, rien ne se fera. S’installer, s’arrimer, s’ancrer, prendre place, toute sa place. Une place pour chacun. Voilà qui est fait. Je suis là. Ils sont là. Nous sommes là. Tous là ?

« Y manque Sara M’dam, ch’peux prendre ses d’voirs ?
– Oui, merci Victor.
»

Oui, chaque matin, à l’école, on essaie de replanter un décor humain. Chaque matin on essaie de recréer du lien. Pour que la journée soit belle, pour que les heures d’école soient plus douces que la veille, pour que la vie ait un goût d’enfance, pour que l’enfant ait le goût de la vie. Les enseignants s’y attellent à chaque instant car « apprendre à vivre ensemble », c’est le cœur de notre projet éducatif. Alors, c’est vrai, lorsque je quitte cette école le soir, et que j’entends le monde et ses cris, lorsque je vois les hommes et leur violence, je pense à mes élèves, à ma journée et à celle du lendemain. Et j’imagine aisément le malaise qu’ils ressentent ; d’un côté, soumis à des règlements scolaires écrits par l’institution et contresignés par les parents et de l’autre spectateur d’un monde schizophrène qui manie aussi bien la décadence que la repentance, qui instille aussi bien l’éducation civique, que l’incivilité publique.

Et je l’admets, il m’arrive d’être en colère, contre moi et contre vous, car il me semble qu’aucun adulte ne devrait ignorer ce qui est susceptible de corrompre l’innocence d’un enfant.

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11 réponses à “L’école, pour vivre ensemble”

16 04 2008
ostiane mathon (06:38:32) :

Hier un article sur une vision positive de l’école…
Aujourd’hui un coup de gueule moralisateur…Non, je ne suis pas saturnienne…

La réalité de l’école est complexe, comme la réalité tout court.

Mes chroniques au jour le jour sont le reflet de cette réalité, puiqu’elles puisent leur inspiration à la source, à l’école, dans la cour, sur le trottoir, dans le métro…

Je tente par le biais de BLOG BLEU PRIMAIRE de dépeindre cette complexité, de rendre apparentes les contradictions qui ne devarient pas éloigner les parents des enseignants…Bien au contraire!

N’ayons pas peur de nos contradictions, elles révèlent un immense champ d’actions et de possibles.

Pour peu qu’on en parle avec passion mais sans haine!

16 04 2008
montelle (06:41:02) :

Merci, Ostiane, pour ce coup de gueule, pour cette saine colère qui étouffe l »immense majorité des enseignants.
Il faudrait dire aussi que cette violence spectaculaire qui régente notre monde est le reflet d’une violence sociale de plus en plus impitoyable. Comment les enfants pourraient-ils croire à la justice, à la solidarité dans un monde de plus en plus injuste et de plus en plus égotiste ? Ce matin, par exemple : les prix montent follement, que faire ? Le gouvernement réagit très vite : on va reconsidérer le SMIC à la baisse ! Les ententes illicites, la spéculation ? On ne s’en occupera pas, sauf à les masquer d’un discours sans effet.
Toute cette violence que tu dénonces est issue de cette option néo-libérale qui ne peut tenir qu’à la condition de déshumaniser les êtres humains. L’Autre doit être l’ennemi, le prédateur, le responsable des malheurs. Sinon, la révolte serait immédiate tant le cynisme est intolérable.
Cela peut sembler un peu loin de la pédagogie, mais, quand la salle de bains est inondée, le plus indispensable n’est-il pas de fermer le robinet avant d’agiter la wassingue, pardon, la serpillière ?

16 04 2008
Pierre-Henri Leclercq (08:14:20) :

Pendant quarante ans j’ai « travaillé » la pâte humaine qui m’était confiée dans les établissements scolaires où l’on m’a donné un poste. Evidemment j’ai vécu dans une ambiance plus « porteuse » que celle où vous luttez actuellement. Les jeunes d’alors recevaient l’influence de leur milieu familial, de leurs enseignants qui allaient dans le même sens et donnaient des références qu’acceptaient les jeunes. Aujourd’hui, un enseignant devant sa classe ne fait pas le poids, comparé à la fascination exercée par tous les moyens de communication déversant et le positif et le négatif en vrac, dans lesquels les fragiles esprits ne savent pas trier. Vous avez choisi, dans votre modeste secteur, d’apporter des petites touches d’humanité. Bravo! Gardez cette conviction, semez, la récolte sera faite par d’autres, certainement!
Péhachel

16 04 2008
ostiane mathon (20:18:02) :

Merci pour ces encouragements Péhachel.
Vous dites: « Aujourd’hui, un enseignant devant sa classe ne fait pas le poids, comparé à la fascination exercée par tous les moyens de communication déversant et le positif et le négatif en vrac, dans lesquels les fragiles esprits ne savent pas trier. »

C’est pourquoi il me semble, qu’aujourd’hui encore plus qu’hier, la pédagogie doit être à l’honneur à l’école.

Elle ne résout certes pas tous les problèmes d’apprentissages mais elle permet au moins de garder un contact précieux car fragile avec ses élèves; un lien cuturel, une passerelle humaine, et sans doute également, du moins j’en fais régulièrement l’expérience, un « artifice » éducatif au service de la construction intellectuelle, courroie de transmission des savoirs.

Oui! Construction et transmission ne sont pas frères ennemis…

A bientôt Péhachel, revenez bloguer avec nous!

17 04 2008
ostiane mathon (05:43:05) :

Cher Christian,

Tu écris: »Toute cette violence que tu dénonces est issue de cette option néo-libérale »

Je pense comme toi que le climat social agissant sur les familles, retombe d’une manière détournée sur les épaules des enfants, et par voie de conséquence, sur l’école qui est censée panser les blessures du monde et remédier aux maux de la société.

Cela étant dit, à force de rendre les autres responsables, on se déhumanise soi-même.

Pas ma faute, pas fait exprès, c’est lui ka commencé…Ritournelle quotidienne, et pas uniquement à l’école.

Fermer soi-même le robinet et ne pas attendre que quelqu’un le fasse à notre place, voilà une décision honnête et efficace.

Et cela, aucun pouvoir ne me l’interdit…

17 04 2008
montelle (06:42:05) :

Bien sûr qu’il n’est pas question de démissionner mais de lutter sur deux fronts : celui de l’école, dans la pratique quotidienne, et celui du civisme.

« Fermer le robinet », oui, et, à l’école, ne pas donner écho par démagogie, aux sirènes des marchands d’illusions. Tu définis très joliment un espace de liberté, cet « artifice » éducatif. Sa vertu essentielle est de donner aux enfants de l’espoir, de la curiosité, le goût de vivre. Je pense que cela demande une distance et que cette distance se trouve dans la fiction, dans l’u-topie, domaine qui échappe au temps, à l’espace, à l’écume des jours, espace qui permet à chacun de s’imaginer un destin. Actuellement, la réalité, ou pire la reality, imposées brutalement aussi bien dans les médias qu’à l’école, bloquent les enfants et les adultes dans le présent, sans que l’on puisse prendre justement la distance nécessaire. Le robinet à nouvelles coule en permanence, l’histoire devient célébration permanente, les récits sont des tranches de vie qui ne font appel qu’aux émotions et pulsions primales. Les enfants se réfugient dans un merveilleux commercial de pacotille.
C’est dans cette perpective que je place cette passerelle que tu proposes de lancer entre les enfants et la vie. En leur ouvrant aussi le domaine du rêve au lieu de leur maintenir exclusivement le nez dans les aléas du présent.

17 04 2008
ostiane mathon (07:29:17) :

Oui Christian « En leur ouvrant aussi le domaine du rêve au lieu de leur maintenir exclusivement le nez dans les aléas du présent. »

Et les deux textes d’élèves de ce matin montrent à quel point la réalité et le rêve peuvent s’affronter pour ouvrir une troisième dimension, celle de la création.

Autre passerelle entre l’ici et l’ailleurs, autre distance qui permet de se hisser vers l’avenir sans rien renier du passé ni du présent.

Observe les temps qu’ils utilisent…le passé composé, temps révolu; l’imparfait, temps de la permanence; le présent, temps du palpable, de l’ici et du maintenant.

Rien dans ma consigne de départ à ce propos…juste une incroyable intuition de leur part et l’exploitation de séances précédentes sur les récits fondateurs…

17 04 2008
montelle (12:02:43) :

Pour l’écriture poétique, j’ai suivi la même voie que toi. Non l’expression hors de la contrainte, mais l’écriture dans une contrainte forte. Ce qui est le plus difficile à trouver, c’est la structure d’un poème qui assure sa cohérence. Au début, les élèves « déshabillent » un poème de ses éléments lexicaux, puis le « rhabillent ».
La puissance de création poétique des enfants est considérable. Un jour, Sarah a commencé un poème ainsi :
« C’est comme un rêve qui m’emporte… ». Retour au rêve !

22 06 2008
Proald (12:52:25) :

Un coup de gueule mérité …

27 08 2010
BLOG BLEU PRIMAIRE » Blog Archive » La violence et le bonheur (13:45:58) :

[…] L’école pour vivre ensemble […]

1 09 2011
Ostiane (07:17:38) :

Puisqu’on nous ressort les bonnes vieilles leçons de morale, moi je ressors un de mes tout premiers articles. En le relisant ce matin, je me suis dis qu’en replaçant ici où là le terme de morale, jusqu’à côté du terme de respect, qu’en ajoutant ici ou là une ou deux anecdotes médiatiques récentes, le billet ferait bien l’affaire en ces jours de rentrée.

3 ans plus tard, il ne me reste qu’à trouver un nouveau titre: Leçon de morale n°1: « Faites ce que les adultes vous disent, ne faites pas ce qu’ils font »…

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