Les CM1 ont fait leur cinéma!

30 05 2008

Dans le cadre de notre forum des métiers, nous avons reçu cette semaine le papa de Cléo, qui travaille pour une chaîne de  télévision, au service des achats de scénarios.

Il revenait de Cannes, alors, bien sûr, nous étions tous très impatients!

Des stars, des potins, des rumeurs, des paillettes?

Pas du tout, les enfants ne sont pas comme les adultes. Ils n’ont pas besoin de cela pour rêver.

Nous avons appris tellement de choses.

Pour que le film arrive en salle, il a fallu qu’il traverse toute une longue chaîne  d’étapes.

Que de métiers différents, que d’hommes et de femmes invisibles et méconnus du grand public.

Scénariste, réalisateur, distributeur, acteur, décorateur, costumier, éclairagiste, preneur de son, cameraman, monteur, maquilleur, cascadeur…

Une grande foire aux mots: générique, doublure, court métrage, image rush…

Et puis surtout, la prise de conscience que fiction n’est pas réalité.

– Mais le Titanic, c’est une histoire vraie!

– Quand la balle traverse son coeur, on voit le sang, comment ça marche?

– Et Quand le monstre se transforme?

– Les flammes dans l’incendie, elles sont réelles! On voit la tour qui s’effondre!

Il était très intéressant de voir ces jeunes spectateurs prendre conscience qu’un film, ça se fabrique, qu’il faut souvent plusieurs années entre le projet initial et la sortie du film.

Nous avons décidé d’élaborer dans le cadre de nos productions d’écrit, 6 scénarios et de les soumettre à un comité de lecture.

6 ateliers de 5 élèves.

Il nous reste peu de temps…mais grâce à leur motivation, je suis certaine qu’ils y parviendront.

Souhaitons-leur BONNE CHANCE!

Et surtout MERCI au papa de Cléo d’avoir donné un peu de son temps et beaucoup de son expérience!




Concertation, organisation, planification.

29 05 2008

Mercredis libérés ou concertés…

Quand une équipe d’enseignants se réunit, savez-vous de quoi il est question?

Les tables de la classe disposées en U ou en T , ça commence toujours par un bon petit café.

Mercredi de concertation, hum, le bonheur, aujourd’hui je peux arriver en retard, pourvu que je fasse un crochet chez Dupré le boulanger, histoire de remplir ma sacoche de chouquettes. Vous savez ces petits choux tout creux et saupoudrés de gros sucre…

A chacun selon son humeur, on s’installe. Brouhaha général. Pas plus indisciplinés que des instits en pleine réunion!

Bon, allez, que la fête commence…

« – Koi d’9 en Petite Section?

– Qui a vu le dernier film de Clint Eastwood?

– Hier, j’ai terminé mon roman policier, je vous le conseille, l’assassin finit par…

– Chut! Tu vas nous gâcher le plaisir.

– Bon, et en Moyenne Section, rien à signaler?

– Non, comme d’hab 7 élèves surdoués, et le double d’hyperactifs.

– Tu oublies les jumeaux Léo et Léa, ils savent déjà lire et Mr et Mme Béats souhaitent qu’ils passent directement en CE1 mais alors, pas en CE1B, plutôt en CE1A. Un A, ça fait mieux sur un dossier scolaire.

– OK, on passe à la Grande Section. Ah, non, notre collègue est absente. Elle rencontre ce matin les responsables du CMPP pour discuter du cas de Basile, et de Véra et de Juline, et de Mohéia, et de Stéphanel, et de Bernadote. je crois que c’est tout.

– Bon, en CP, vous êtes-vous mis d’accord sur le prochain livre de lecture? Faudrait pas tarder, les éditeurs s’impatientent et les caisses sont bientôt vides. D’ailleurs, elles sont vides!

– Pour les deux classes de CE1, pour vos prochains emplois du temps, il serait souhaitable de ne pas utiliser « la salle des boums » le même jour. Nos voisins collégiens se plaignent des répercussions sur leurs élèves: syndromes de gesticulation et manque de concentration à l’écrit. 

– Une proposition intéressante de votre collègue de CE2: nous pourrions nommer, l’année prochaine, un préposé au papier toilette pour éviter chaque matin l’éternel problème…Un tableau des responsabilités circule, à vous de remplir la « case semaine » qui vous convient. Je demanderai à la secrétaire d’en faire un tableau Excel et de le photocopier de manière à ce que chaque classe de l’établissement sache qui fait quoi, où et quand.

– Les CM1, c’est à vous…

– Alors moi, j’ai une question: si l’on considère les évaluations nationales depuis 5 ans, on peut facilement mettre en évidence que l’organisation des rythmes scolaires demande l’adaptation aux nouveaux programmes des modalités de remédiation pédagogiques.

– ??

– Ce que veut dire ma collègue,  c’est qu’elle reste fondamentalement persuadée que la conjoncture actuelle a pour conséquence obligatoire l’urgente nécessité d’un plan correspondant véritablement aux exigences légitimes de chacun.

– Dites, là, la sonnerie alarme, c’est un « essai pompier » ou c’est encore la photocopieuse qui a pris feu?!

– L’escalier de secours d’urgence est bloqué et j’ai laissé les clés de l’accès à la porte de l’escalier D dans le bureau du CPE.

– On fait quoi, là? »

Le métier d’instit…un métier multiple.

La pédagogie? A chacun selon ses mots.

Les concertations, de grands moments de vie!




9+1=10

28 05 2008

Pour EVA et pour SEBASTIEN




La fête des voisins

27 05 2008

Et si l’école s’y mettait…

Dans les quartiers,

Dans les couloirs,

Dans la classe,

Si nous fêtions les voisins…

Voisins de table, voisins d’étage, voisins de rue…

On est tous le voisin de quelqu’un, non?

Et si justement, histoire de voisiner un peu,

vous envoyiez cet article à un voisin ou deux…

Un parent d’élève, un collègue, un professeur?

A vos clics, partez!




Les enfants de Gepetto!

26 05 2008

Moi, j'aime bien!

Et vous?

Alors, aujourd'hui...cap ou pas cap?

On se pose la question à 5 ans, à 12 ans, à 20 ans, tout naturellement...Mais et quand on est "grand"?

Cap ou pas cap, la première formule contre le vieillissement de l'âme, garantie à vie...sans prescription nécessaire! 




Parents enseignants…un contact délicat

23 05 2008

Parents – enseignants : améliorer le contact

Un entretien à lire sur le site du Café Pédagogique

Ma petite contribution sur leur forum…

Cette thématique de la relation Ecole Famille me paraît, plus encore aujourd’hui qu’hier, fondamentale et incontournable. Merci à vous d’ouvrir ici un espace de réflexion sur ce sujet. Pourtant, je suis surprise de constater le peu, pour ne pas dire l’absence totale de réaction à votre entretien. 

Est-ce là le reflet du malaise que cette problématique génère? Et pourquoi cette timidité? J’ose proposer quelques axes de réflexion. 

1 / De très nombreux discours négatifs sur l’école et le rôle des enseignants circulent depuis quelques années dans TOUS les médias et diffusent au quotidien, auprès des parents et des élèves, un message pessimiste et destructeur. A force de lire et d’entendre: TOUT VA MAL A L’ECOLE…on finit par y croire…puisque tout le monde le dit! Premier paradoxe: on croit ce que l’on entend plus facilement que ce que l’on vit réellement.  Les enseignants, par instinct de survie, se raidissent donc et n’ont plus qu’à bien se tenir: moins ils font de bruits, mieux tout le monde se porte…La politique de l’autruche…

 2/ Les enseignants, peu habitués à la relation à l’adulte, reçoivent mal cet appel au dialogue avec les familles. Notre formation ne nous a pas ouverts à cette dimension relationnelle HORS CLASSE. On nous a appris à gérer le groupe classe, on nous a informé sur la relation pédagogique maître- élève. On nous a appris à réfléchir sur les pratiques et les théories des auteurs et des penseurs. On nous a enseigné les grands courants pédagogiques. Bref, on nous a appris à rester EN classe, au sein de l’institution. SURTOUT ne pas en sortir, ni ne laisser ENTRER personne. Alors, du jour au lendemain, vous imaginez, « affronter » les parents d’élèves…c’est un peu s’affronter soi-même…Et cela est loin d’être facile. Je dirais même plus, cela s’apprend.  

3/ Les seuls contacts existants à l’heure actuelle, entre l’école et les familles, sont essentiellement d’ordre administratif ou « répressif ». Règlements scolaires, conseils d’établissement, rendez-vous de mauvais augures, mots à l’encre rouge sur les cahiers de correspondance, etc… Comment, dans un contexte pareil de suspicion d’une part et de formalisation à l’extrême de l’autre, comment donc est-il imaginable de construire les prémices d’un début d’un envisageable vrai PARTENARIAT? 

Pourtant… 

1 / Partout où les écoles et les familles élaborent de VRAIS PROJETS éducatifs avec au centre, l’enfant-élève, on voit les tensions disparaître, et les premiers bénéficiaires en sont forcément les élèves, les enfants donc. Puis, par effet de dominos, les parents et les enseignants. La chaîne est bouclée et chacun est entré dans la danse. La communication passe par la coopération. PARLER pour FAIRE. DIRE pour AGIR. Ces expériences restent pourtant limitées pour tout un tas de raisons, dont la plus simple à évoquer ici, reste celle des horaires. Pendant que les élèves sont à l’école, bien souvent, les parents travaillent. 

2/ Un deuxième axe peut alors être exploité, celui des TICE. L’Internet au service de la relation école-famille. Par le biais de Site Web d’école ou par celui de blog d’enseignant ou de parent, nous voyons là émerger un nouveau mode de communication sur lequel il me semble très intéressant de réfléchir. Pas de contraintes d’horaire, pas de délocalisation, pas d’angoisse du face à face direct. Un moyen rapide et efficace donc mais qui ne doit pas se substituer à la relation « physique » entre l’école et les familles. C’est un outil de plus à la communication. Il ne doit pas devenir un ECRAN de plus entre les uns et les autres. Et cela s’apprend également… 

Pour terminer je dirais que l’école ne peut plus faire l’impasse d’une réflexion en profondeur sur cette dimension relationnelle et contractuelle.  A l’heure où de nombreuses familles se trouvent légitimement en attente d’éducation et d’enseignement, où les discours démagogiques et « catastrophistes » débordent de tous médias, où la société peine à trouver des valeurs communes, où les individualismes prônent sur les projets coopératifs; il me paraît incontournable d’envisager autour de l’enfant, de l’élève un véritable PARTENARIAT d’EDUCATION. Un partenariat positif, concret, citoyen, réaliste et porteur de vraies promesses pour les élèves. A chacun de le définir en fonction des attentes et des besoins qu’il rencontre dans son quartier et son école. A nous, enseignants de saisir à bras le corps ce formidable défi. Je pense que tous, nous y gagnerions, en reconnaissance et en confiance réciproque. 

Ostiane Mathon

Et si nous continuions ce petit débat ici…avec vous…entre partenaires bleu primaire!




Allô maman bobo!

22 05 2008

Quand récréation

rime avec hospitalisation…

Qui n’a pas connu ce coup de fil en pleine réunion…allô, bonjour Madame, alors ne vous affolez pas, ici l’école de votre fils, avez-vous une bonne mutuelle?

Non, je blogue, enfin je blague, enfin pas vraiment!

Cette année…et c’est la maman qui parle…mâchoire supérieure, petit doigt de pied, clavicule…ça commence toujours de la même manière…Ostiane, c’est pour toi, téléphone! Tu prends sur la ligne 0? Oui, merci, tu peux m’appeler un taxi en urgence? Aujourd’hui, 1 bus sur 3….Et je crois que je vais en avoir besoin…

L’école: la cour de récré, les couloirs, les portes, les escaliers, les jeux de cache-cache, la course poursuite…etc

Accidents de la vie, petits et gros bobos.

Comment vivre ces moments avec l’enfant, avec l’école, avec le camarade responsable ou non. Tiens, le voilà le mot: RES-PON-SA-BI-LI-TE

Dans un monde où la faute n’est plus acceptable, où l’erreur est mal vécue, où l’imprévu est rayé du vocabulaire, où la responsabilité est légalement engagée à tous les échelons de la vie, où la législation régie toutes les situations  quotidiennes, etc…comment faire accepter chez les jeunes et les moins jeunes, cette notion de risque pourtant tellement nécessaire, tellement formatrice, tellement vitale.

C’est la faute à…

Qui est le coupable?

Qui est le responsable?

A l’école, et là c’est l’instit’ qui reprend la parole, nous vivons directement et de plein fouet cette généralisation du législatif dans la vie scolaire.

Organiser une sortie devient parcours du combattant, proposer un voyage scolaire relève de mission impossible, proposer l’intervention d’un professionnel non labellisé éducation nationale est un acte illégal, laisser aller les enfants aux toilettes, sans surveillance est passible de pénalité, partager un goûter peut dégénérer en psychose allergisante….etc

Alors pour en revenir à mon sujet de départ… »Qui surveillait la cour? A quel endroit précis a eu lieu l’impact entre les deux enfants? Où se trouvait très exactement le référent adulte? A quelle heure a-t-il pris son service? Combien d’enfants jouaient dans le même espace au moment du sinistre…. »

L’école, lieu de vie, de collectivité, d’énergies contradictoires avec ce que cela engendre comme risques encourus?

Ou bien espace aseptisé, lisse, hyper formaté, du type école sur papier glacé…

Qu’en pensez-vous?

Quelle place dans nos vies pour la prise de risque et l’acceptation de la non maîtrise des événements?  Quel équilibre entre nécessaire sécurité et absolu contrôle? Et surtout quelle incidence sur nos comportements, nos réactions et nos mentalités?

Bon, ce sera tout pour aujourd’hui…Je vous laisse la parole…Qui se risquera à s’exprimer en premier?




16h30…sortie de classe

20 05 2008

PARENTS, CHERS PARENTS…C’est quoi, pour vous l’heure de la sortie?

Le compte rendu, heure par heure, de la journée d’école?

Le décompte anxiogène des bonnes et mauvaises notes?

Un instant convivial où vous retrouvez d’autres parents?

L’occasion de glisser un message à l’enseignant?

Un rendez-vous avec votre enfant, petit goûter et sourire en coin?

La possibilité de voir la tête de ses camarades?

Une grand moment de solitude car vous ne pouvez pas y être?

Un passage obligé mais franchement, vivement qu’il rentre seul à la maison!

POUR MOI CE SOIR, UN MOMENT DE GRANDS DOUTES ET DE REMISE EN QUESTION.




Retard scolaire

19 05 2008
Retard scolaire :Respectons le développement de l’enfant  
Pour un tiers des élèves, l’école commence trop tôt et progresse trop vite. Les enseignements doivent s’adapter à leur divers niveaux de maturité, sous peine de les faire courir à l’échec. C’est ce qu’explique le pédiatre Guy Vermeil qui travaille, depuis longtemps, avec des enfants en maternelle et en primaire, dans son ouvrage Le retard scolaire. Retard vrai ou maturité décalée (Ed. Ellipses).

Pour tous, un entretien à (re)lire.

Pour les enseignants, un sujet à approfondir.

Pour les écoles, un projet concret à imaginer.

Pour les parents, des pistes à suivre.

Pour les élèves, un espoir de mieux grandir!

De la théorie, à la pratique, il n’y a qu’un pas.

La fin d’année approche…conseil de classe, concertation, passage, maintient…et si on se posait la question autrement?

Éclairez-nous de vos expériences, de ce que vous et/ou votre enfant avez vécu entre le moment de l’annonce, la concrétisation du redoublement, et le résultat in fine un an plus tard.

Pour vous, une année de plus dans le même niveau, ce fut une bonne ou une mauvaise décision?




Ouverture du forum des parents

17 05 2008

Hier, une très très belle journée d’école…

L’ouverture par les parents du « Forum des métiers ».

Une ouverture en « LA MAJEUR »

Le papa de Paul, « Chef d’orchestre » nous a fait cadeau de sa visite, de son témoignage, de sa passion.

La passion à l’école…vous imaginez?

Un chef, comme on les imagine, le cheveu qui vole, la baguette en main, un petit accent au bord des lèvres, le cœur en bandoulière, mais le geste précis, le mot exact, le regard concentré.

« Bonjour les enfants, je vais vous parler de mon métier, un métier de groupe, un métier social. »

Une heure et demie de bonheur…32 petits élèves transformés en apprentis musiciens.

Nous avons battu la mesure, nous avons donné l’attaque, nous avons écouté de grands compositeurs, nous avons observé le grand livre des partitions, nous avons chanté en rythme et en cadence, nous avons découvert les instruments de l’orchestre

Et puis nous avons écrit tout plein de mots nouveaux au tableau:

« mezzo », « pianissimo », « octave », « queue de pie », « jaquette »

Et un et deux, et trois et quatre….C’était bien, hein les enfants?

Alors le soir, après une retour bien obligé par le groupe nominal et le passé simple, nous avons créé sur de grandes feuilles à dessin, nos partitions imaginaires. Un folklore incroyable de notes dansant sur des portées improbables. Si vous voulez voir de quoi sont capables les enfants…rendez-vous à « l’expo » en fin d’article

Tu as un papa formidable Paul!

Merci Monsieur Pehlivanian!

Vous avez donné à l’école, les couleurs de l’orchestre! (un site à découvrir au passage..)

Et par ici, l’expo des enfants…Cliquez sur une note et entrez dans la danse!

http://lewebpedagogique.com/ostiane/files/2009/02/notes-de-musique-11.gif





20 000 MerciS!

16 05 2008

       J’ai ouvert BLOG BLEU PRIMAIRE il y a 3 mois et demi…

     BILAN des comptes: 20 000 MERCIS!

 Et l’occasion de faire la FÊTE 

 Aux bavards, aux silencieux, aux audacieux, aux timides, aux grincheux, aux nouveaux…comme dans le refrain, je dis:

« …puisque c’est ainsi, je reviendrai demain! »




Grève ou pas grève?

15 05 2008

L’actualité me donne mon sujet du jour.

Un sujet qui concerne bien des enseignants et de nombreux parents.

Un sujet qui relance de nombreuses polémiques.

Et bien justement, je vous laisse la parole…

Vous êtes profs et vous faites ou non la grève, expliquez-nous pourquoi?

Voue êtes parents et vous soutenez ou non le mouvement des enseignants, dites nous comment vous vivez cette journée?

Vous n’êtes ni « de la maison » ni parent, mais vous avez un point de vue sur la question?

Vous n’habitez pas en France, donnez-nous un regard extérieur!

AUJOURD’HUI des commentaires en forme de Forum.

Faites comme Cécile hier, « lâchez vos comment’s »

Juste un petit détour par la Charte initiale, histoire d’éviter la censure…Un vrai beau débat, voilà ce que j’attends de vous aujourd’hui! Je suis certaine de trouver parmi vos réactions de nouveaux sujets à traiter sous forme d’articles à venir. Alors soyez sincères et inventifs!

A Vous!




Une brève histoire du temps…

14 05 2008

       » Si tu as un projet à un an, plante une graine ;

Si tu as un projet à dix ans, plante un arbre ;


Si tu as un projet à cent ans, éduque tes enfants. »

                                                              Tradition orale africain

                 Mon @nnée au Collège   

Qu’on soit des villes, qu’on soit des champs

Un site très beau  pour grands et moins grands!

Un univers à découvrir, l’univers du Vivant

Pour mes élèves, des vidéos fumantes de volcans

Des insectes en 3D et autres bébêtes coassant

Qu’on soit des villes, qu’on soit des champs! 

A VOIR ABSOLUMENT!

mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm


 
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Einstein à l’honneur

13 05 2008

BLOG BLEU PRIMAIRE

Un esprit plutôt littéraire

Certains me l’ont doucement fait remarquer

D’autres me l’ont gentiment reprocher

Alors, ce matin, pour me faire pardonner…

C’est grâce à Christian Montelle que je vous propose ce petit prélude…

La partie animée est un petit clin d’oeil de ma part, mon côté très PRIMAIRE!

Évidemment, nous sommes bien tous d’accord, la citation ne fait pas l’esprit, tout comme l’habit ne fait pas le moine…

Mais voilà une manière d’entrée en matière.

Pour tous les petits curieux, les vieux, les grincheux, les matheux, les heureux, ouvrons donc un colloque bleu primaire sur l’esprit scientifique.

Le mode d’emploi est simplissime, vous lisez, vous aimez…ou pas, vous rebondissez… de mots en mots, comme à saute-moutons!

Einstein à l’honneur donc, mais n’hésitez pas pour compléter le débat à m’envoyer vos suggestions, vos textes et vos envies en utilisant la « Boîte à textes » située sur la barre transversale ou sur le menu latéral du blog.
 

1/ L’imagination  est plus importante que le savoir .

 

2/ C’est le rôle essentiel du professeur d’éveiller  la joie de travailler et de connaître .

 

3/ Rare est le nombre de ceux qui regardent avec leurs propres yeux et qui éprouvent avec leur propre sensibilité.

 

4/ Le plus beau sentiment du monde, c’est le sens du mystère. Celui qui n’a jamais connu cette émotion, ses yeux sont fermés.

 

5/ La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre.

 

6/ Les machines un jour pourront résoudre tous les problèmes, mais jamais aucune d’entre elles ne pourra en poser un ! 

 

7/ La connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de  l’information.

 

8/ La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne… et personne ne sait pourquoi !

 

9/ Pour être un membre irréprochable parmi une communauté de moutons, il faut avant toute chose être soi-même un mouton.

 

10/ Un problème sans solution est un problème mal posé.

 

11/ C’est le devoir de chaque homme  de rendre au monde au moins autant qu’il en a reçu.

 

12/ La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent.

13/ Si vous ne pouvez expliquer un concept à un enfant de six ans, c’est que vous ne le comprenez pas complètement.

 

14/ L’école  devrait toujours avoir pour but de donner à ses élèves une personnalité harmonieuse , et non de les former en spécialiste.

 

15/ Le problème aujourdhui n’est pas l’énergie atomique, mais le coeur des hommes.

16/ Rien n’est plus proche du vrai que le faux.

 

17/ Je sais pourquoi tant de gens aiment couper du bois. C’est une activité où l’on voit tout de suite le résultat.

18/ Le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don.

19/ Quiconque prétend s’ériger en juge  de la vérité et du savoir s’expose à périr sous les éclats de rire des dieux puisque nous ignorons comment sont réellement les choses et que nous n’en connaissons que la représentation que nous en faisons.

 

20/ Ce n’est pas que je suis si intelligent, c’est que je reste plus longtemps avec les problèmes.

 

21/ Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal , mais par ceux qui les regardent sans rien faire.

                                                                                   

                                                                                         [Albert Einstein] 

Les commentaires sont ouverts!

Comme aux courses, choisissez votre TIERCE gagnant!

A vous!

                                                                                              




La Pentecôte

12 05 2008

La Fête de la Pentecôte  C’est quoi au juste?

Un pont de mai pour certains.

2 jours fériés pour beaucoup.

Une fête religieuse pour les chrétiens.

En effet, pour les croyants, le jour de la Pentecôte célèbre la venue de l’Esprit Saint sur les apôtres 50 jours après la résurrection du Christ. (Fête de Pâques)

Le Livre des Actes des apôtres (2,1-13) donne le récit de la Pentecôte: « Quand le jour de la Pentecôte fut arrivé, ils (les apôtres) se trouvèrent tous ensemble. Tout à coup survint du ciel un bruit comme celui d’un violent coup de vent. La maison où ils se tenaient en fut toute remplie ; alors leur apparurent comme des langues de feu qui se partageaient et il s’en posa sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler en d’autres langues ».

Le jour de la Pentecôte inaugure alors la fondation de l’Eglise.

                      

Pour découvrir d’autres icônes de la Pentôte.

Pour essayer d’en savoir plus.




Pédagogie et pratique de classe

9 05 2008

Ce matin, un article en forme de réponse au commentaire de JMD.

Constructivisme CONTRE behaviorisme

Cognitivisme CONTRE comportementalisme…

2 conceptions différentes de l’apprentissage ?

Découverte des principes CONTRE élaboration de l’association stimuli-réponse ?

Compréhension du concept CONTRE application du mécanisme ?

Construction de la représentation par paliers CONTRE pédagogie de la maîtrise ?

Approche abstraite de l’idée par la conceptualisation CONTRE entraînements systématiques à une règle donnée ?

Je ne vais pas ressortir ici tous mes cours de pédagogie et de sciences du comportement…Pavlof, Skinner, Piaget, Bachelard et d’autres compagnons d’infortune…

Aujourd’hui, je suis « Prof Dézécolle » et je réponds non à un grand oral de mathématiques supérieures, ni à des théoriciens en didactique des sciences. Je suis institi’ et je tente d’amener un maximum de mes élèves vers quelque chose qui ressemble à la compréhension du monde. Et dans le cadre de ma classe, je suis très opportuniste !               

Je n’ai jamais eu à choisir entre l’une ou l’autre de ces conceptions, je ne m’impose pas de choix pédagogiques qui excluraient l’une ou l’autre démarche. La question sur le terrain, au quotidien, ne se pose pas ainsi, me semble-t-il. Ni pour moi, ni pour les nombreux collègues -pédagogues, profs, instits’ ou enseignants- (à chacun de choisir sa dénomination), aux côtés de qui je travaille depuis 17 ans.

Je suis en classe, je tente comprendre comment fonctionnent le cerveau de mes petits élèves. 32 cerveaux…Vous imaginez…Et bien je suis heureuse d’avoir été, en amont, un minimum initiée à la psychologie comportementale…32 cerveaux, 32 démarches intellectuelles, 32 stratégies d’apprentissage…

Mon principe à moi : Il n’y a pas de ligne droite en matière de compréhension. Un principe donc, un autre me direz-vous, oui, mais qui ouvre, in fine, à de multiples voies et d’innombrables recours.

Donc, pas de gourou ni de grand maître prophétique. Juste de nombreux scientifiques, pédagogues, didacticiens, théoriciens à qui je rends hommage car ils me permettent au jour le jour de m’adapter à mes élèves et non de me conformer à un courant de pensée unique et par là même totalitaire.

Je remercie Skinner et j’applaudis Piaget, je ne fais pas de ma pratique de classe une exploitation idéologique et  sectaire. Je me sers de Montessori, mais je ne suis pas Maria, j’utilise Decroly, mais je ne m’appelle pas Ovide, j’écoute Meirieu, mais mon prénom n’est pas Philippe, je lis Bentolila sans faire de l’Alanisme, etc.

Et je crois pouvoir conclure en reprenant les premières lignes de cet article et en transformant le CONTRE par le ET/OU

Et pour en revenir à nos moutons… résoudre un problème en mathématique (ici, en situation d’évaluation):

1/ Il faut savoir lire, c’est à dire comprendre de quoi il est question. (travail sur l’énoncé et les consignes)

2/ Il faut anticiper la réponse attendue. (émissions d’hypothèses en référence à des contenus déjà vus en classe)

3/ Il faut trouver le concept duquel elle dépend. (réinvestissement d’un savoir précis)

4/ Il faut appliquer la règle ou le théorème dans le bon sens et au bon endroit. (transfert du mécanisme)

5/ Il faut maîtriser l’outil et le mécanisme. ( automatisation et entraînements préliminaires)

6/ Il faut vérifier le résultat en fonction du petit 2/

7/ Bien souvent, il faut tout recommencer!

COURAGE les enfants, on finira par y arriver!




Le 8 Mai 1945

8 05 2008

Pour une date historique, rien ne vaut une belle fiche chronologique

Pour un fait historique, rien ne vaut le blog d’un prof spécialisé en la matière! J’ai nommé, Jérôme Pick!

Un autre site riche, très riche…celui de Bruno Sentier.

Bonne journée!




Le gai muguet de mai!

7 05 2008

D’où vient

cette bien jolie tradition

d’offrir                  

un brin de muguet

le premier Mai?

Il flottait un parfum léger hier en classe!

Navrée d’avoir dû vous quitter un peu rapidement…

Bon mercredi!

Bon we prolongé…

On se retrouve mardi prochain, et si vous y pensez, n’oubliez pas ma question du jour:

« Pourquoi le muguet?

Pourquoi le 1er Mai? »

Si quelqu’un peut les guider…laissez-leur une piste, un petit caillou blanc…

Merci pour eux!




Lectures de vacances

6 05 2008

Trois livres. Trois auteurs. Trois rencontres.

Trois lectures complémentaires car l’école est un espace pluriel qui se trouve à la croisée de bien des chemins!

Trois angles de vues différents. Un maître de conférence. Une psychologue clinicienne et psychothérapeute. Un sociologue et docteur en économie.

1/ Gérard  De vecchi: École: sens commun…ou bon sens? Éditions Delagrave. Lire le sommaire.

J’ai aimé:

p60:  » Qu’est-ce qui a baissé et qu’est-ce qui n’a pas baissé? Est-ce le niveau des élèves qui a changé…ou plutôt le rapport qu’entretient l’École avec la société?

Aujourd’hui l’augmentation des peurs et des frustrations débouche sur une forte demande d’exigences. Cela se comprend aisément mais n’autorise personne à affirmer n’importe quoi. N’oublions pas que ce ne sont pas les individus ou les associations criant le plus fort qui possèdent la vérité! »

p 281: « L’École est-elle faite pour l’administration et les enseignants…ou pour les élèves? Et comment se fait-il qu’elle ait pu ignorer à ce point les bases élémentaires de la psychologie? »

2/ Anne Charley-DebrayLa Psychologie de l’enfant Éditions Le Cavalier Bleu

J’ai aimé:

p10: Les journaux nous disent qu’il faut respecter nos chers bambins afin de préserver leur bonté naturelle, mais dans le même temps, certains affirment que si l’on ne sévit pas, nous allons en faire des pervers.

On apprend soudainement que tous les enfants seraient devenus hyperactifs-ce qui est statistiquement impossible! de même, les classes déborderaient de surdoués… »

p123:Les mutations de la société nous laissent à penser que l’enfant aussi a changé. Si on l’observe dans une perspective neuropsychologique, il n’en est rien. Certes il doit s’adapter aux mutations nouvelles de la famille et à un rythme de vie qui ne cesse de s’accélérer. Mais n’en a-t-il pas toujours été ainsi? »

3/ Éric Maurin: Le ghetto français, Enquête sur le séparatisme social Éditions Le Seuil

J’ai aimé:

p 25: « Plus encore que la ségrégation, c’est extraordinaire sélectivité de la mobilité résidentielle qui révèle le mieux l’anxiété des familles et l’importance quasi existentielle du lieu d’habitation.(…)La lenteur des évolutions du paysage urbain s’explique paradoxalement par l’implacable propension avec laquelle chacun, à chacune de ses mobilités, fuit ceux qui se situent immédiatement au-dessous de lui dans l’échelle supposée des réalisations, et cherchent la proximité rassurante de ceux immédiatement au-dessus. »

p 87: « Il n’y a là aucune fatalité.(…) Il est tout à fait possible d’évoluer vers une société où les trajectoires se définissent de façon moins irréversible à chaque étape de la scolarité et de la vie, une société où les échecs de chacun ne soient pas autant d’atteintes destructrices à l’estime de soi. Il est tout à fait possible d’évoluer vers une société plus fluide. Cela suppose des passerelles plus nombreuses et bien plus étroites, des allers et retours plus fréquents et naturels (…) Alors seulement, les familles pourront entretenir un rapport un peu moins anxieux à l’avenir, à la scolarité de leurs enfants et au territoire qui cristallise et révèle l’étendue des blocages. »

Bon, c’est vrai, la Normandie sous la pluie…ça incite à la lecture!

Voilà demain, après 2 semaines, je retrouve ma classe et mes élèves pour la dernière ligne droite. Dernière ligne toujours émouvante. Le dernier chapitre d’une histoire vécue à plusieurs, dans le rire et les larmes…

A vous!

Bloguez-nous vos dernières aventures livresques!




ETRE un enfant. AVOIR 12 ans.

5 05 2008

  Lettre d’un enfant de 12 ans à ses parents

« Chers parents,

Ne m’éduquez pas comme vos parents vous ont éduqués, car je suis différent de ce que vous étiez à l’époque.

Vous pouvez m’aider en réalisant que vous devez devenir mes parents. Qui ne m’ont pas seulement conçu, mais qui m’incluent dans leur vie en tant que partenaire… C’est cela mon désir, le même que j’éprouvais à vous rejoindre, bien longtemps avant que je sois né. J’étais alors guidé par la confiance ; maintenant, j’ai besoin de votre loyaute !

J’aimerais apprendre comment un homme peut aider un autre et ce que l’un signifie pour l’autre. Car je pressens maintenant quelle peut être la solitude de l’homme. J’aimerais apprendre comment les hommes peuvent vivre ensemble malgré leurs différences.

Je devine le côté visible de mon corps ; celui qu’on peut toucher et décrire cache une autre face de moi-même que j’aimerais percevoir.

J’espère que vous apprendrez à me parler de là où l’homme invisible a son origine et où brille son étoile.

J’exprime mes questions de manière bien imparfaite. J’éprouve de l’incertitude en essayant d’expliquer ce que je sens au fond de moi-même.

J’aimerais apprendre à vivre avec ce que vous appelez conflits, à les connaître sans éprouver de peur, je ne suis pas toujours à la recherche de réponses à mes questions, mais plutôt de l’intérêt que vous leur portez. Bien souvent vous répondez n’importe comment pour avoir la paix.

Écoutez-moi attentivement car ma question en cache une seconde. Il vous faut beaucoup de temps pour moi.

Les principes ne m’intéressent pas. Je pense qu’ils proviennent de l’inertie de l’habitude. Mais j’aimerais savoir comment l’on peut faire la même chose demain autrement qu’aujourd’hui, tout en gardant son identité. Vos vérités sont mes possibilités. Tout pourrait être différent et parfois je me pose la question de savoir si ce monde est mon monde et si vous êtes mes vrais parents. Donnez-moi la possibilité de me trouver en apprenant à pardonner et ne cessez pas de participer à ma recherche de ce qui est vraiment juste.

La tolérance dépourvue d’intérêt est une lâcheté. Ne vous faites pas une image de moi, mais ayez confiance en moi, comme j’ai eu confiance en vous. »

Quand je lis cela, j’ai 12 ans moi aussi…

Quand je lis cela, je mesure la formidable liberté de la jeunesse et je réalise pleinement sa nécessaire insolence.

ETRE un enfant et AVOIR 12 ans, ou 2, ou 6, ou 16, ce n’est pas juste être le fils et la fille de ses parents, ou le bon et mauvaise élève de son prof…