Le jardiner pédagogue (Chap.3.1)

25 09 2008

LE TEMPS, L’ESPACE

« Je passe tout mon temps  

à comprendre le temps. »

Alain Bosquet (extrait de : Avoir empêche d’être)

Ce qui différencie l’être humain de l’animal c’est qu’il maîtrise le temps : grâce à sa mémoire qui garde le passé, sa pensée/parole qui organise le présent et son imagination qui permet d’imaginer le futur. Un être qui subit le temps n’a pas d’essence humaine, mais seulement une existence. Une cause importante du retard ou de l’échec scolaire provient de l’incapacité de certains enfants à sortir du chaos existentiel vécu dans un présent racorni au vécu de l’ici et maintenant. Ils n’ont aucun sens de la chronologie, tiennent Jules César et Napoléon pour contemporains.

Le problème du temps se présente sous deux aspects :

– analyser les éléments qui compromettent la construction du temps chez l’enfant dans la société moderne ;

– trouver des stratégies et des pédagogies qui vont permettre à l’enfant d’organiser le temps.

Pour le premier point, je vois quelques pistes possibles :

– le manque d’obscurité dans les villes, en raison de l’éclairage urbain et des habitudes d’éclairement des chambres d’enfant,

– l’effacement des saisons par manque de contact sensoriel avec des milieux naturels,

– la fragmentation du temps vécu, aggravée par l’irruption des écrans divers qui induisent un va-et-vient constant entre télé, ordinateur, téléphone portable, consoles et… la vie réelle, elle-même éclatée entre parents, école, copains, déplacements ;

– le brouillage des seuils entre les âges de la vie : on voudrait devenir adulte toujours plus tôt, garder l’innocence de l’enfance tout en jouissant de la plénitude de l’âge adulte, garder une éternelle jeunesse dans un refus pitoyable de vieillir ;

– le floutage des frontières entre réel et fiction, réel et virtuel, vu à la télévision et vécu concrètement ;

– l’explosion du temps en raison de la possibilité d’être constamment dans toutes les parties du monde, dans tous les moments de l’histoire ;

– le discrédit de la narration, qui nous apprend à apprivoiser le temps, dans certaines approches linguistiques (nouveau roman, distanciation théâtrale, nouvelle histoire, normalisation en schéma unique des structures narratives sur le modèle proppien… ), alors que, pour l’être humain, il n’est de temps que raconté ;

– le peu d’attention apporté à la mémoire (remplacée par la commémoration qui est un déplacement du passé dans le présent et non un voyage dans le passé) et à la visée téléonomique (se projeter dans le futur pour décider le présent), pourtant essentielles dans tout projet ou acte pédagogique ;

– l’insuffisance de l’exploration spatiale des milieux proches, espace et temps étant intimement liés ;

– le système de consommation du « prêt à jeter » instantané, quel que soit le secteur envisagé.

Ce dérèglement du temps est aggravé par le peu de considération accordée aux rythmes scolaires et parascolaires. Les conséquences en sont lourdes pour nombre d’enfants. Beaucoup sont signalées mais on peut insister sur l’une d’entre elles : la confusion dans la perception du déroulement temporel rend difficile la maîtrise de l’analyse, de la synthèse, de l’appréhension des rapports de cause et de conséquence, ce qui entraîne des difficultés majeures dans le domaine des apprentissages scientifiques.

Dans un premier temps (…)

Christian MONTELLE
Ornans, Août 2008
Diffusion libre
…Ne m’en veux pas de te couper ainsi la parole, Christian. Un abus d’autorité de ma part, juste pour permettre à chacun de bien lire et relire ces premiers éléments, avant de poursuivre ensemble ta réflexion. Ce début de chapitre laisse entrevoir que la chose est complexe…prenons donc le temps nécessaire pour entrer dans le débat!
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18 réponses à “Le jardiner pédagogue (Chap.3.1)”

25 09 2008
Catherine (15:38:12) :

J’ai lu quelques textes et je voulais apporter ma petite pierre à l’édifice du blog d’Ostiane.
J’ai suivi une conférence sur les neurosciences lundi et j’ai appris que nous avions 1 ou 2 tempéraments favoris et nos enfants aussi …
En tout 8 tempéraments, dont 4 « favorisés » à/par l’école dont l’ordre (voir l’histoire du cartable …).
Donc, si nous avons oh joie (ce qui n’est pas mon cas) un tempérament d' »ordre » tout ira bien, et sinon tout ira bien aussi … si la règle est souple et les oublis acceptés…
Parce que au dessus/à côté de ce tempérament, nous nous forgeons un caractère qui lui, nous demande un peu plus d’effort, mais qui donne de bons résultats aussi …
Résumé d’une science assez nouvelle qui m’intrigue …
Cette conf est liée à un projet intéressant d’école pilote et des formations (augmentation des compétences dans ce domaine) des 2 côtés du trottoir: parents/maîtres (nus ou pas, pour le roi) ici le projet belge ? : http://www.fondation-m.org/asp/l1.asp?doc_id=188

+ ici super site canadien
http://www.enfant-encyclopedie.com/fr-ca/accueil.html

N’y a-t-il pas aussi des différences culturelles qui se retrouvent d’ailleurs dans les entreprises ensuites … Alors quel choix la France fait-elle ? Rester accrochée à des méthodes anciennes alors que le monde/l’homme/la famille/les entreprises bouge/nt ou ?
A bientôt.

25 09 2008
Julos (15:48:24) :

« Ce dérèglement du temps est aggravé par le peu de considération accordée aux rythmes scolaires et parascolaires. Les conséquences en sont lourdes pour nombre d’enfants…  »

****************

Enquête réalisée auprès de 700 élèves de 6 à 15 ans (du cp à la 3e):

– 20% des élèves disent se coucher après 22 h.
– plus de la moitié déclarent avoir une télé dans leur chambre.

« Or, il y a une corrélation entre le fait d’être insuffisamment reposé et la réussite scolaire. Les chronobiologistes l’ont amplement montré. Ces heures de coucher tardives handicapent les enfants dans lur réussite scolaire et entravent aussi l’efficacité du travail des enseignants qui ont peu de prise sur cet aspect de la vie des enfants. » (in baromètre annuel du rapport à l’école des enfants de quartiers populaires- année 2008-Pascal BAVOUX pour TrajectoiresGroupeReflex)

25 09 2008
Ostiane (16:26:55) :

Des sujets que je n’hésiterai pas à aborder à ma prochaine réunion de parents.

première prise de contactS
premières infos
premières impressions de rentrée
premiers échanges

En vue de construire quelque chose…mais quoi? J’attends de sentir les besoins, les attentes…

De mon côté,quelques idées d’instit mais, et leurs idées, à eux?

Cette fois-ci je vais m’y prendre différemment. Une semaine pour construire les bases de cet échange…

@ Cathy, toujours branchée…hein? Et la Belgique…quoi de neuf à l’école?

26 09 2008
Ostiane (10:25:36) :

Une piste pour essayer de prendre en compte la nécessité du temps dans les apprentissages mais dans la vie tout court.

Le reportage photo saisonnier: le moment t est capturé
Une semaine,un mois plus tard…revenir au même endroit, à la même heure, photographier le même objet.

Matériel et dispositif
Un appareil jetable ou un téléphone portable!
la cour ou le square

Et entre deux prises…improviser le jeu des différences

Et puis peu à peu élaborer…une expo, une rétrospective, un montage…

Observation, comparaison, attente, durée, transformation…le tout intégrer dans une démarche de PROJET qui inscrit d’elle-même les enfants dans la durée avec au final la possibilité de communiquer aux autres classes, aux parents, sur ce qu’ils ont fait, comment, pourquoi…

Au passage, les emmener au musée déguster les tableaux de Monet … »Les meules », « les nymphéas », « la cathédrale de Rouen »

Et puis Giverny…une petite promenade dans un jardin pas comme les autres. Ah les jardin, les potagers…

Voilà une petite suggestion…

26 09 2008
Christian Montelle (12:08:32) :

Tiens ! La Wifi marche bien dans cet hôtel du Vivarais.
Pour préciser ma pensée sur le temps : deux phrases tirées de la conférence que je donnerai demain :
« La mémoire caractérise l’homme et la mémoire fonctionne en reconvoquant le passé dans des récits, à l’aide de symboles qui sont une interprétation du perçu. Cela permet de maîtriser le temps. Pas de symbole, pas de temps, pas de récit, pas d’humain. »( Ceci termine une étude des fonctions symboliques du langage, à la lumière de Raymond Ruyer : L’animal l’homme la fonction symbolique, Paris, Flammarion, 1964)
« La pensée permet un autre voyage, dans le futur celui-là. On se projette dans l’avenir pour décider le présent. C’est la visée téléonomique, compétence essentielle que développe la pratique des récits. »

Dans son avidité de consommation immédiate, notre société nie de plus en plus le temps pour jouir de tout au présent. Or, du présent, on est absent si on ne sait plus raconter le passé et imaginer le futur, car le présent n’existe pas.
Ostiane, ta démarche sur les saisons est excellente. Observer, se souvenir, distinguer la pertinence des traits qui ont changé, en déduire des résultats et des axiomes. Que de compétences profondes mises en œuvre et développées !
Pour une approche littéraire :
http://www.fabula.org/actualites/article16161.php
4e de couverture du livre :
The book offers an account of ‘prolepsis’ or ‘flashforward’ in the contemporary novel which retrieves it from the realm of experimentation and places it at the heart of a contemporary mode of being, both personal and collective, which experiences the present as the object of a future memory. With reference to some of the most important recent developments in the philosophy of time, it aims to define a set of questions about tense and temporal reference in narrative which make it possible to reconsider the function of stories in contemporary culture. It also reopens traditional questions about the difference between literature and philosophy in relation to knowledge of time. In the context of these questions, the book offers analyses of a range of contemporary fiction by writers such as Ali Smith, Ian McEwan, Martin Amis and Graham Swift.

26 09 2008
joce (17:56:37) :

Et moi, je prends le temps de te féliciter pour le magazine La Classe !
Bon week-end.

26 09 2008
Ostiane (18:18:58) :

Merci joce! (et je te retourne le compliment!)

Pour les curieux, ça se passe en bas de la page d’accueil du site en ligne de « La Classe » dans leur rubrique « le web des classes »

http://www.laclasse.fr/

26 09 2008
Julos (19:05:06) :

Ay ! Estamos sobre un blog* internacional ?

Muy bien ! Muy bien !

Felicitaciones señora Ostiane !!

* quien sabe como se traduce « blog » en español ?

28 09 2008
Gwenaël (11:07:40) :

J’ai trouvé un article fort intéressant :

« Lire des livres prolonge l’existence

L’espérance de vie d’une personne entourée de livres est supérieure d’environ douze années à celle d’un non-lecteur. Le chiffre est pour le moins impressionnant. Ce fait bien connu n’avait jusqu’ici pas été observé en détails ni expliqué de manière satisfaisante par la science, mais une étude extrèmement complète émanant de l’université de Luverne dans le Minnesota vient clarifier les choses et désigne comme responsable… un simple champignon.

On sait depuis longtemps que la longévité moyenne d’un professeur d’université à Paris est bien supérieure à celle d’un chercheur d’or en Amazonie ou à celle de l’employé d’une mine en Chine populaire. Le fait avait jusqu’ici été imputé au niveau comparé des risques statistiques impliqués par chaque profession. En effet, dans le cadre de son activité professionnelle, un chercheur d’or en Amazonie rencontre toutes sortes d’animaux dangereux à commencer par le plus cruel et le plus pervers qui soit : l’être humain avide. Un mineur en Chine populaire, quand à lui, exerce une profession exténuantes dans des conditions de sécurité notoirement terrifiantes. À l’opposé, le chercheur universitaire mène une existence pacifique constituée de séances de cours en amphithéâtre, de consultation en bibliothèque, de rédaction d’ouvrages, de réunions diverses et de colloques. Un tel mode de vie ne prémunit pas complètement contre une mort prématurée : on se souvient que Roland Barthes, qui vécut toute sa vie à l’école (d’abord étudiant puis professeur), s’est fait renverser à Paris par une camionnette alors qu’il traversait la rue des Écoles pour rejoindre le Collège de France. Par ailleurs, l’absence de danger qui caractérise généralement les professions intellectuelles induit presque toujours un manque d’exercice physique, qui est à son tour la cause mécanique d’un état de santé fragile, aggravé par les traumatismes osseux et articulaires dus à l’inconfort d’une posture de travail peu naturelle et avachie. En bref, les métiers intellectuels ne vont pas sans risques pour la santé et la question de l’espérance de vie n’est donc pas si simple à expliquer que l’on pourrait le croire de prime abord.

…Génération télévision…La pénétration mondiale du poste de télévision dans tous les foyers a fourni à la recherche un élément de réponse inattendu. Le téléspectateur, qui comme le lecteur ne court pas de risques vitaux dans le cadre de son activité — contrairement au chercheur d’or — vit pourtant bien moins longtemps que l’universitaire lambda.
On a cherché des explications à ce fait dans un peu toutes les directions : le lecteur, stimulé intellectuellement, verrait l’arrivée de la sénilité nettement repoussée (Qincke P., Harvard 1987) ; l’universitaire, profitant du contact sans cesse renouvelé avec la jeunesse, vieillirait moins rapidement (Fuast C., Penrose 1988); la télévision émettrait des « ondes » malsaines (Maakinusjerii H., Helsinki 1994) ; les programmes télévisuels abêtiraient (Moll A. et Caudi R., Philadelphie 1997), etc. Là encore, derrière l’apparente évidence de cette énumération, rien ne tient face à une vérification épistémologiquement viable.
Plus étonnant, des personnes qui vivent à proximité de livres sans être pour autant lecteurs voient eux aussi leur existence prolongée dans des proportions qui n’ont rien d’ambigu. Cet allongement de la vie concerne en effet aussi les collectionneurs en bibliophilie, les employés de librairies, les bouquinistes et même les employés du tristement célèbre « pilon » (ce lieu confidentiel où l’on recycle les livre invendus, sorte de cimetière des éléphants de la littérature). Les personnes qui ont chez elles de beaux livres pour des raisons de « représentation » mais qui ne lisent pas (cardiologues, avocats d’affaires, psychanalystes…) ont eux aussi une espérance de vie très élevée. Et cela reste vrai des personnes qui en plus d’être entourées de livres sont équipées d’un poste de télévision.

C’est un Mycologue qui a trouvé la solution à cette cascade d’énigmes et qui l’a publiée dans The Mycologist Bulletin, la plus ancienne revue consacrée au champignons. Dans son étude, Charles D. Duran a étudié les populations microscopiques qui logent dans les livres : acariens et micro-arachnides, bactéries diverses mais aussi et surtout les micro-champignons, les lichens et plus précisément, certaines moisissures que l’on rencontre typiquement dans les livres.
Parmi ces champignons, il en est plusieurs variétés apparentées à la famille des Penicillium chrysogenum, Penicillium notatum qui sont connus pour agir comme de puissants antibiotiques. Les champignons penicillium, dont les propriétés ont été découvertes complètement par hasard par sir Alexander Flemming en 1928, et auxquels nous devons par ailleurs les fromages à pâte persillée (Stilton, Roquefort, etc.) ne cesseront donc de défier la science !
Les livres antérieurs à 1850 (papier non-cellulosique) ne contiennent pas exactement la même flore champignonneuse que ceux qui sont constitués de papiers cellulosiques acides et ces derniers se distinguent nettement des livres postérieurs au début des années 1980 qui contiennent du papier cellulosique non-acide.
Ces moisissures généralement invisibles à l’œil nu agissent comme d’authentiques traitements médicaux, éloignant les sujets en contact avec des livres de nombreuses affections . Les antibiotiques ne prémunissent que contre les infections bactériennes, mais c’est déjà beaucoup quand on sait que celles-ci sont bien souvent la cause de lésions cellulaires provoquant à terme l’apparition de cancers.

Dopé par une sorte de panacée naturelle, le lecteur tombe en tout cas moins souvent malade que la moyenne et ne souffre que de maladies bénignes. Il est en revanche souvent atteint de légers rhumes allergiques et parfois d’eczéma et de démangeaisons (c’est le cas notamment des lecteurs d’ouvrages constitués de papiers cellulosiques acides, c’est à dire les livres produits entre le milieu de XIXe siècle et la fin du XXe), dus eux aussi aux populations microscopiques du papier des vieux livres. Comme disait Albert Einstein : « on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs ! ».

…un espoir pour le futur…Cette découverte permet d’espérer, à terme, la synthèse de médicaments susceptibles de provoquer les mêmes effets anti-pathogènes que ceux qui procèdent de la proximité des livres. De nombreux laboratoires de biologie se sont engagés dans la course à l’extraction et à la maîtrise des molécules anti-bactériennes secrétées par les champignons miracles, ce qui permettra enfin de se passer de livres. En attendant, on ne peut recommander à ceux qui veulent rester en bonne santé qu’un seul traitement : un peu de marche à pied et beaucoup de lecture. »

28 09 2008
Ostiane (11:41:50) :

« Un peu de marche à pied et beaucoup de lecture » voilà un précept qui plaira à Christian Montelle!

Auriez-vous par hasard la source, la date et l’auteur de cet article?

28 09 2008
Julos (13:29:00) :

Alors là Gwenaël vous ne pouvez pas savoir le grand plaisir que vous me procurez : l’extrême jouissance d’être certain, pour une fois, d’avoir eu raison !
Je m’explique. Figurez-vous que très récemment, un ami m’a tiltillé pendant des heures parce que j’avais osé qualifier de « particulièrement sain » le fait de faire usage de l’écrit, en lisant et/ou en écrivant.

Il va se prendre votre texte en pleine poire le gars !

Encore 1000 fois merci !!!

Julos aux anges.

28 09 2008
ReJulos (13:32:37) :

Le « tiltillé », prenez-le comme un lapsus calami, n’est-ce pas !

C’est vous qui avez fait tilt, en fait !

Ostiane, une fonction Edit pour au moins prévisualiser avant de valider, c’est vraiment pas envisageable ?

28 09 2008
Gwenaël (18:17:07) :

@ ReJulos

Je vois que vous êtes (aussi) amateur de flipper !

28 09 2008
Ostiane (18:23:35) :

Je vais voir ce que je peux faire pour la fonction prévisualiser…

28 09 2008
Christian Montelle (18:24:21) :

« “Un peu de marche à pied et beaucoup de lecture” voilà un précepte qui plaira à Christian Montelle! »
Exact : totalement d’accord ! ma mère (103 ans depuis un mois), totalement autonome, qui effectue une heure de marche chaque jour, lit couramment en quatre langues et regarde de même la télé, explique sa longévité dynamique par ces pratiques, ajoutées à … une consommation massive d’aïl !!! Ses quatre sœurs ont dépassé 95 ans avec ce régime, plutôt agréable.

29 09 2008
Gwenaël (18:13:54) :

Y’a de l’espoir … cela nous laisse encore 35 ans de textes de Ch. Montelle ! Quel bonheur…

1 10 2008
7 10 2008
Christian Montelle (09:42:33) :

Merci pour la référence.

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