Rendez-vous à « Kidexpo »

31 10 2008

Pour des parents curieux, pour des enfants heureux, pour des enseignants audacieux, pour les vacanciers parisiens et les touristes en panne d’idées…Rendez-vous Porte de Versailles!

Pour le programme, tout est expliqué ici!

Ludique et pédagogique, j’y étais avec ma classe l’année dernière, j’y serai demain aux côtés de toute l’équipe de Web pédagogique…

Alors…et si on s’y retrouvait autour d’un petit déjeuner blogueur, ça vous tente?




Des vacances…pour quoi faire?

25 10 2008

Bonnes vacances, à chacun selon son style!

En noir et blanc,       ou en couleurs!   En solo…   En famille…    entre amis  grands ou petits. A l’intérieur  à l’extérieur      Entre ciel…    …et terre     Bucoliques ou artistiques…  Culturelles    ou bien sportives… 

             BONNES VACANCES A TOUS!




Le tour du monde en 4 minutes 29 secondes!

23 10 2008

Il y a de belles idées qu’il faut savoir partager, diffuser…pour ne jamais cesser d’y croire.

A vous de faire circuler.

merci PMB!

Image de prévisualisation YouTube



Soeur Emmanuelle

22 10 2008

                     Yalla à toi, Madeleine, ma soeur.

                                               « Depuis plus de 25 ans Asmae aide les enfants défavorisés à construire leur propre voie vers l’autonomie. Aidons les enfants à devenir des hommes libres ! »  Sœur Emmanuelle

                                     Yalla à toi! Soeur Emmanuelle, yalla à toi!

                                   

 




Les femmes dans l’Histoire

20 10 2008

                                         

Que font, pour la première fois, les femmes françaises, le 21 octobre

                            

           Réponse demain en classe, 72 ans plus tard!

                 Non, non, c’est pas du shopping!!!

                     

 




Des mères et des pères

18 10 2008

Un texte fort et sensible à la fois, brut sans être brutal.

Une langue merveilleusement travaillée avec des mots percutants.

Ce n’est ni la fête des mères ni celle des pères…et alors?

Image de prévisualisation YouTube



Quelle école pour mes enfants?

16 10 2008

DARCOS et la Maternelle. Zéro de conduite !

1/ Des propos mensongers

2/Des préannonces déguisées

3/ Un mépris scandaleux

1/ Notre Ministre n’est pas un ignorant.

Il connaît le métier.

Il sait parfaitement qu’on accepte les très jeunes enfants, à l’école maternelle, uniquement sous réserve d’être propres.

Point de couche donc, en toute petite section, contrairement à la crèche.

Alors pourquoi cette provocation?

Juste pour provoquer ? Pas seulement…

Nous somme ici face à une forme de discours très stratégique en politique: couvrir un mensonge par une réalité…et hop ! L’opinion, docile et non avertie, finira par se laisser bercer et berner :

C’est vrai, finalement, payer des changeurs de couches à surveiller la sieste, vraiment pas besoin d’être diplômé pour cela !

Car oui, les petits se reposent après le déjeuner. Oui, l’école respecte encore ses rythmes biologiques essentiels.

« Pipi, caca, dodo » ça fait partie de la vie Monsieur le Ministre ! Un peu d’honnêteté, s’il vous plaît…

Entre nous, vous ne vous sentez pas plus disposé au travail après un petit instant de récupération, porte du bureau fermée et paupières abaissées ?

Un petit tour aux « wawas » avant de prononcer un discours, cela ne vous soulage-t-il pas?

Le repos, c’est essentiel, c’est même un droit légitime, tout comme l’envie d’uriner et le passage aux toilettes, avec ou sans « petit train » !

Ces deux droits sont tout aussi fondamentaux que ceux d’apprendre que « b et a font ba »  ou « 1+1=2 » !

Nos enfants se lèvent tôt, sont accueillis dans un cadre différent de celui de la maison. Leurs repères familiers sont brouillés. Ils apprennent d’autres codes.

Là est l’enjeu majeur de l’Ecole maternelle. L’enfant entre à la petite Ecole mais comprend vite qu’il intègre ainsi, peu à peu sa longue aventure sociale, culturelle, intellectuelle.

Dans la cour, il voit les grands. Sur le trottoir le matin et le soir, il voit les « encore » plus grands. Oui, ça y est, il fait partie de la grande ronde des humains. C’est important, non ?

Et c’est en maternelle, durant cette  Ecole Premièresi justement renommée par Philippe Meirieu, que le jeune enfant revêt tranquillement son costume d’écolier. Il a deux ou trois  ans pour habiter ce rôle que la société a choisi pour lui. Et ce n’est pas n’importe quel rôle, le bâcler ferait de lui un « non-conforme »,  tout prêt à errer de stage de remise à niveau en heure de soutien…

2/ Alors pourquoi lancer cette polémique, quelles préannonces déguisées sous ces propos ?

Petit exercice d’anticipation, mais si réaliste qu’il en devient quasi réel…

– 1ère étape: rendre l’école obligatoire à partir de 5 ans.

Voyez, nous effectuons un grand pas pour pallier les inégalités, nous donnons un an de formation de plus aux enfants de notre pays! Mais un an de qualité !

– 2ème palier: supprimer peu à peu les petites et moyennes sections.

L’Education nationale ne peut garantir de budgets pour ce qui ne relève pas de sa mission…et la petite enfance ne nous regarde plus!

– Suite logique et prévisible: renvoyer aux parents, aux collectivités locales, aux financements privés, la prise en charge des enfants jusqu’à l’entrée en Grande section.

Cela se fait dans d’autres pays, alors pourquoi pas chez nous ?

– Dernière marche: entériner l’inadaptation de la formation des enseignants.

L’école n’est plus ce qu’elle était, il faut supprimer la formation telle qu’elle existe pour la rendre plus performante et réaliste. Nos élèves méritent mieux!

3/ Voilà l’habile manipulation, à laquelle il faut malheureusement ajouter une dernière dimension, la plus inacceptable de la part d’un Ministre de l’Education nationale : le mépris.

Mépris pour le travail incommensurable et méconnu des enseignants de Maternelle.

D’un point de vue pédagogique et humain, il n’y a pas de plus grande responsabilité que celle d’enseigner en Maternelle. Et c’est bien ce qui la différencie des autres structures collectives. C’est une Ecole.

Les enfants y apprennent car les maîtres sont formés pour cela. L’enseignant construit tout au long de l’année des projets spécifiques qui permettent à l’enfant de grandir physiquement, psychiquement, intellectuellement, personnellement, collectivement. Il met en place des ateliers, des progressions, des évaluations qu’il régule en fonction des apprentissages attendus et des enfants qui lui sont confiés.

Alors, lorsque ces compétences professionnelles sont réduites à l’image mentale d’une couche qui déborde, on comprend mieux pourquoi ces mêmes enseignants, poussés jusqu‘aux limites de l’inacceptable, sortent dans la rue, crient et réclament le minimum vital, la reconnaissance de leur METIER et de leur professionnalisme.

Mépris vis-à-vis des efforts consentis et des acquisitions effectuées par les élèves les deux premières années de scolarisation.

Regarde papa le beau tableau que j’ai peindu, t’as vu mon cravail comme il est dur, écoute maman la poésie que ze te chante, venez tous les deux au  pestacle de Noël.

Bien sûr, le langage se construit, évidemment les apprentissages n’en sont qu’à leurs débuts.

Mais à ces âges, TOUT est apprentissage, du tout petit geste quotidien à la moindre situation nouvelle. Imaginons, adultes que nous sommes devenus, repartir de là…Nous aurions TOUT à réapprendre…Alors, décréter que ces années d’Ecole ne comptent pas…C’est un peu dire à nos enfants « Pauvres de vous, depuis trois ans, vous n’avez rien fait, rien appris, vous êtes restés des bébés, reprenez vos tétines et vos doudous et rentrez chez vous ! »

Mépris enfin vis-à-vis des familles qui pour certaines d’entre elles n’ont aujourd’hui pas d’autres moyens d’insertion que cette Ecole. Que vont-ils devenir tous ces enfants, coupés du lien social et culturel que représente l’Ecole maternelle ? Des oubliés, des retranchés, des marginaux, des laisser pour compte, des parasites. Mais bon sang, ce sont des enfants. Ce sont nos enfants ! Quel parent, quel éducateur honnête peut se détourner de ce devoir d’accompagnement éducatif et humain que notre Ecole Maternelle française doit préserver à tout prix !

Pour ma part, je ne veux éduquer mes enfants ni faire classe à mes élèves dans une société ou une école qui relèguerait à l’arrière plan cette dimension primaire, existentielle et fondamentale qu’est l’humanité.

Parents que nous sommes, ne nous endormons pas !

L’Ecole, leurs maîtres et leurs professeurs ont besoin de notre soutien ferme et proactif !

Une maman d’élèves inquiète.

Une maîtresse d’école concernée.

Article paru dans la magazine parental Côté Mômes

C’est pourquoi dimanche 19 octobre j’irai Place d’Italie. J’irai parce que je suis une maman concernée. Oui, j’irai défendre une école digne. J’irai exprimer ma solidarité à ces enseignants qui jour après jour, année après année partagent le quotidien de mes enfants. J’irai marcher à leurs côtés. Dimanche, c’est un beau jour pour manifester.

L’itinéraire et les infos ici




Le jardinier pédagogue (Chap.4.1)

15 10 2008

                                LE MONDE DES SCIENCES

                  La connaissance s’acquiert par l’expérience,                                tout le reste n’est que de l’information.               

                                                         Albert Einstein

Il ne suffit pas de posséder une exquise culture littéraire pour affronter la complexité du monde moderne. Il faut aussi maîtriser au mieux les mathématiques, les sciences de la vie et de la terre, la physique, l’économie. La maîtrise du domaine scientifique ne s’acquiert pas au moyen d’un empilement de notions apprises par cœur, de théorèmes appliqués machinalement.  Là aussi des compétences de base doivent être mises en place pour que les sciences puissent être appréhendées dans leur dynamique continuelle, puisque ses axiomes ne sont que des vérités provisoires, remises en question d’année en année.

Ne voulant ni ne pouvant traiter le sujet de manière complète, je me contenterai de donner quelques exemples qui indiquent ce que j’entends par compétences scientifiques de base, puis je proposerai quelques pistes pouvant susciter l’intérêt pour ce monde réputé abstrait qui rebute de plus en plus les jeunes.

Prenons d’abord la reine des disciplines, celle qui fournit son langage à la science : les mathématiques. Considérons deux de ses piliers : les nombres et le raisonnement. Le dégoût des maths s’établit parfois très tôt parce que les maîtres n’ont pas conscience de la difficulté que l’on peut éprouver – qu’ils ont certainement éprouvée eux-mêmes étant enfant, mais qu’ils ont oubliée – à comprendre certains concepts qui paraissent simples. Stella Baruk (15) a accompli un travail admirable pour combattre l’échec en mathématique. : je lui emprunte un exemple ancien, mais frappant.

On demande à un enfant de CP ou de CE1 d’écrire 33. Facile ! Il connaît 30 et 3 et il écrit ces deux chiffres côte à côte : 303. L’adulte s’exclame :

Mais non ! tu as écrit trois cent trois ! Fais attention !

Comment ça ! se dit l’enfant in petto, j’ai bien écrit 30 et 3 ! Et je me fais disputer ! C’est du chinois, ce calcul ! Je renonce à y comprendre quelque chose.

Le système décimal n’est pas une chose simple et il a fallu des siècles aux hommes pour inventer le zéro ! Voilà un enfant qui risque d’être perdu pour les maths s’il rencontre d’autres difficultés de ce genre sans recevoir d’explications ! Les compétences requises en ce moment pédagogique sont doubles. Que le maître apprenne à utiliser l’évaluation formative, à déceler l’origine de la confusion et qu’il explique à l’enfant l’origine de son erreur de façon à ce qu’il puisse la corriger. Que l’enfant, de son côté, apprenne à poser des questions quand il n’a pas compris et cela sans lâcher le morceau, jusqu’à satisfaction. Pour développer cette capacité, il existe un moyen traditionnel (parmi d’autres) que nous retrouverons plus loin : les devinettes.

En l’occurrence, une variété particulière connue sous le nom de portrait :

– un enfant, le meneur de jeu, choisit dans sa tête un objet sans le dire aux autres ;

– les autres enfants lui posent à tour de rôle des questions permettant de définir l’objet, et il n’a le droit de répondre que par oui ou par non

– quand un enfant pense avoir trouvé il émet une hypothèse. On n’a pas le droit d’émettre une hypothèse avant que le groupe n’ait posé au moins deux questions.

Il est intéressant de demander aux enfants de justifier leurs hypothèses dans tous les jeux de devinettes. Cela leur apprend à manier les outils linguistiques de la causalité et aussi à prouver ce qu’ils avancent, ce qui barre la route au n’importe quoi comme réponse.

En sus du maniement intellectuel et linguistique de la causalité, les énigmes, charades, devinettes permettent d’entrer dans le monde de la logique hypothético-déductive.

Soit une devinette traditionnelle :

Tant plus frais, tant plus chaud.

L’auditeur doit explorer des champs conceptuels dans lesquels il y a des objets chauds et aussi garder à l’esprit l’idée de fraîcheur. Il travaille sur le modèle des tables de vérité : Si p… alors q… mais ici cela ne fonctionne pas, donc (et on est dans la conséquence) je ne peux accepter cette solution.

Il va explorer ainsi le champ du frais car le champ du chaud est trop vaste et ne donne rien. Œuf frais : peut-être, mais un œuf peut être très chaud sans être frais. Le pain : bien ! à la boulangerie, il est bien chaud quand il sort du four et on dit : c’est du pain frais ! Et plus il est chaud, plus il est frais. On voit que l’enfant accomplit un intense travail hypothético-déductif dont la maîtrise sera déterminante quand il affrontera des problèmes scientifiques d’un autre ordre. Les devinettes ont toujours servi à rendre les enfants malins ! Elles sont infiniment supérieures aux jeux éducatifs qui sont vendus au prix du caviar aux écoles, car elles fonctionnent dans la convivialité de la vie réelle. Bien plus intéressant et formateur que de classer des petits morceaux de plastique selon leur forme ou leur couleur, ce qui a plutôt comme résultat de former de bons réassortisseurs de gondoles de grands magasins au lieu de fins observateurs des mondes physique, mathématique, végétal ou animal. Bien sûr, on peut imaginer différents stades hypothético-déducteurs et le tri permet une première approche, un point de départ parmi d’autres chez les tout-petits. Mais ce type d’exercice est loin d’être suffisant !

Ces capacités de raisonnement seront utiles dans toutes les sciences expérimentales qui demandent une autre compétence : le sens taxinomique, mot savant pour désigner le classement. Il existe beaucoup de jeux qui visent à développer cette compétence : Jacques a dit, le portrait chinois ou pas, dont je parlais plus haut. Mais je veux continuer sur les devinettes qui permettent des approches plus subtiles. Quand les auditeurs ne trouvent pas la devinette, le poseur doit donner des traits nouveaux pour les aider. Ces traits doivent être parfaitement pertinents, mais aussi ambigus, sinon la solution est trouvée immédiatement. C’est une excellente école pour comprendre que les systèmes de classement ne sont pas absolus, mais arbitraires, et demandent, pour être efficaces, une très grande précision. Traits discriminants sans ambiguïté, pertinence des critères, exploration allant du général au spécifique, on est en bonne voie pour acquérir d’excellentes compétences taxinomiques !

Une autre compétence indispensable, dans la vie comme dans les sciences, est la capacité d’observation…

…à suivre dans une prochaine diffusion!

                      Christian MONTELLE

                      Ornans, Août 2008
                      Diffusion libre


15 Stella Baruk, L’âge du capitaine, Seuil, 1998, et Dico de mathématiques, Seuil, 2008




Question de maman

13 10 2008

Je dînais l’autre soir avec une jeune maman dont le fils aîné est en maternelle, dans une école que je ne connais pas.

Une maman super active avec des horaires très compliqués.

Une maman véritablement concernée par la scolarité de son fils.

Une maman soucieuse de trouver un juste équilibre entre boulot et maison.

Une maman d’élève débutante, hésitante, ne sachant pas très bien quels sont ses droits et ne connaissant que très peu les us et coutumes d’usage à l’école.

Bref, une maman comme des milliers d’autres qui, même « invisible » aux yeux de l’école, existe bel et bien.

Mais une maman à qui on n’a même pas pris la peine de dire que oui, elle peut à tout moment demander à être reçue par la maîtresse. Le b et a ba du premier pas totalement éclipsé!

Cela nous paraît évident, à nous autres enseignants, que les parents peuvent solliciter un rendez-vous s’ils le souhaitent. Mais cette évidence est loin d’être évidente pour certains parents qui, au quotidien, n’ont pas la possibilité d’être là à 8h20 ou à 16h30, leur emploi du temps imposant un rythme décalé par rapport au rythme scolaire.

Pour ces parents, comment établir le contact si l’enseignant lui-même ne vient pas au devant?

Comment s’y prendre? Vers qui se tourner? A qui s’adresser? Quel jour et à quelle heure?

Sans cahier de liaison, c’est sûr, il n’est pas évident de correspondre! Sans explication claire sur ce sujet lors de la réunion de début d’année, c’est certain, on peut même en déduire que le sujet n’est pas d’actualité…

VRAIMENT, l’école, vis à vis des parents a encore de vraies questions à se poser et de sérieuses réponses à trouver. ( Une belle occasion d’échanges entre les deux parties sur les besoins des uns et des autres, les insuffisances existantes, les améliorations à suggérer…)

Comment accueillons-nous nos familles?

Qu’attendons-nous d’elles?

Quel type de relation cherchons-nous à établir?

Comment les intègrons-nous au projet d’école?

Quelle place leur accordons-nous dans la vie de classe?

Je suggère une piste pour les prochaines formations des enseignants…mettre en place un module spécial « dialogue et communication entre l’école et les familles pour repenser la relation enseignants-parents »




L’ami Jacques BREL

11 10 2008

                UN ENFANT

 

Un enfant

Ça vous décroche un rêve

Ça le porte à ses lèvres

Et ça part en chantant

 

Un enfant

Avec un peu de chance

Ça entend le silence

Et ça pleure des diamants

Et ça rit à n’en savoir que faire

Et ça pleure en nous voyant pleurer

Ça s’endort de l’or sous les paupières

Et ça dort pour mieux nous faire rêver

 

Un enfant

Ça écoute le merle

Qui dépose ses perles

Sur la portée du vent

 

Un enfant

C’est le dernier poète

D’un monde qui s’entête

A vouloir devenir grand

Et ça demande si les nuages ont des ailes

Et ça s’inquiète d’une neige tombée

Et ça croit que nous sommes fidèles

Et ça se doute qu’il n’y a plus de fées

 

Mais un enfant

Et nous fuyons l’enfance

 

Un enfant

Et nous voilà passants

 

Un enfant

Et nous voilà patience

 

Un enfant

Et nous voilà passés.

JACQUES BREL                 
            
 Image de prévisualisation YouTube   




Lire en fête

9 10 2008

   « J’ai accompli de délicieux voyages,

                          embarqué sur un mot »   HONORE  DE BALZAC

Edition 2008…C’est parti!

Les 10, 11 et 12 octobre avec  un moment fort la nuit de venredi!

Concerts-auteurs, lectures publiques, bals littéraires. Des événements un peu partout en France. Tout est expliqué sur le site, juste ici avec en prime une carte interactive pour vous renseigner sur les manifestations organisées près de chez vous

Dans ce cadre particulier, l’association Des Lettres et du Net ouvre les portes de son salon « Blogs et Livres ». Ce sera à Paris, dans le 11è arrondissement.

Et vous savez quoi? J’en serai dimanche après midi, aux côté d’Astrid qui dédicacera son petit livre « mais non je blogue » dont je vous ai parlé il y a quelques mois et qui semble faire l’unanimité auprès des jeunes lecteurs. Je l’ai lu et je le recommande sans réserve, et sans commissions!

D’ailleurs, pour notre projet de classe BIBLIO-Blog, nous comptons bien sur les éclairages d’une auteure-experte en la matière! Nous l’inviterons à l’école lorsque nous serons suffisamment avancés dans la construction de notre « blog littéraire »!

Voilà, encore une occasion de rencontres, de dialogues, d’échanges, d’expériences partagées autour des mots, des livres, des blogs…parce ce que la connaissance…ça se partage!




Du nouveau en CM1

8 10 2008

Pas de classe verte, ni de classe de neige, ni de classe poneys…mais une « classe internet! »

Oui, cette année mes élèves seront de joyeux blogueurs. Ils blogueront leurs découvertes livresques, leurs aventures littéraires, leurs rencontres fictionnelles, leurs personnages fétiches, leurs décors irréels.

Des mots pour blogger les livres, les textes, les histoires.

Un espace entre forum et bibliothèque.

Un blog pour blogger la classe à leurs parents, avec leurs parents.

Un blog pour rapprocher les uns des autres,  comme une porte d’entrée dans la classe…

Un blog pour partager les goûts et les dégoûts: pour dire j’ai aimé et je n’ai pas aimé.

Un blog comme un projet à construire et à faire vivre. Le projet d’une année scolaire.

Du livre à la lecture.

De l’histoire lue chez soi à l’histoire racontée en classe. De l’oral à l’écrit. Du papier au numérique…

Venez visiter leur BIBLIO-Blog! Et surtout, n’hésitez pas à les encourager…la tâche est rude et s’ils ne manquent ni d’ardeur, ni d’ingéniosité ils auront certainement besoin du soutien bienveillant de lecteurs exigeants!

Le site est en construction…les livres tournent de cartable en cartable, on attend l’accès à la salle des machines…ce devrait être le vendredi, une semaine sur deux…c’est déjà un grand privilège généreusement consenti par nos amis collégiens!

 




Le jardinier pédagogue (Chap.3.2)

6 10 2008
…suite du Chapitre 3 Christian MONTELLE
Ornans, Août 2008
Diffusion libre
Tu disais donc….
Dans un premier temps, analysons très brièvement les éléments qui ont changé l’appréciation du temps chez l’être humain moderne, isolé du milieu qui lui était familier, celui de la nature.
Un premier élément est la « peur du noir ». La fée électricité, apparue à la fin du XIXe siècle, a inondé de clarté nos nuits, en tentant de les rendre semblables aux jours. Non seulement des milliards de lampes brillent du crépuscule à l’aube, mais les enfants exigent très souvent qu’une lampe soit allumée en permanence dans leur chambre, ou à proximité. Les citadins sont pour la plupart incapables de se déplacer dans un milieu dépourvu de lumière. Ils sont pris de panique à l’idée de marcher la nuit dans une forêt. Le « passage au noir » est cependant une suspension du temps indispensable pour les rythmes biologiques et les reconstructions psychologiques ; il doit s’accompagner d’un passage au silence profond. La mise en veille complète des interfaces sensorielles du corps permet un repos total au cours duquel le soma se régénère et la psyché se reconstruit. L’encre de la nuit laisse la liberté au cerveau de rappeler dans le rêve ce qui est advenu et d’écrire ce qui doit être retenu par la mémoire, avec les ratures et les interprétations nécessaires. Même un disque dur a besoin de défragmentation et de mise en ordre ! A fortiori un cerveau humain. Trop de clarté nuit : beaucoup de processus biologiques et psychologiques ont besoin de l’obscurité et du silence pour s’accomplir.

Un second bouleversement subi par l’homme urbain est l’effacement des saisons qui sont moins perçues par les sens. L’enfant est tenu au chaud, transporté au chaud, constamment plongé dans un bain de lumière. Les changements de teinte et d’aspect de la végétation, les variations d’éclairement et de températures sont beaucoup moins perceptibles en ville et même à la campagne où l’on ne voit plus un gamin dehors, attaché qu’il est à ses écrans. Or les changements saisonniers déterminent des cycles hormonaux, des évolutions corporelles et aussi une perception du caractère cyclique du temps (10).

Un troisième facteur qui nous fait percevoir le temps de façon différente est la fragmentation du temps vécu. Finies les longues périodes de labeur, de loisirs et de repos. Notre existence est un patchwork de mini-événements qui se chevauchent sans interruption. À l’école, puisque ce sont les enfants qui nous intéressent ici, les cours ne sont plus de longues séquences silencieuses, mais un zapping continuel d’interventions magistrales, de prises de paroles d’élèves, d’activités constamment renouvelées. À la maison, les télévisions, les MP3, les téléphones, les ordinateurs, les consoles de jeux, les activités de loisirs, les copains alternent avec les parents, souvent divisés en parent de la semaine et parent du week-end. Certains enfants sont agendés comme des ministres pour des activités extrascolaires excessivement nombreuses. Il ne faut pas oublier les déplacements en transports scolaires ou pour des week-ends parfois exténuants. La notion de durée s’efface peu à peu, celle de projet devient insaisissable. L’enfant est ballotté sur les vagues d’un chaos existentiel qui lui laisse peu de répit pour entreprendre des synthèses, des mises au point, pour vivre tranquillement la saveur du monde, pour rêver des ailleurs personnels et non imaginés par des adultes.

  • – Maman, ch’ais pas quoi faire …
  • – Tant mieux, mon enfant! Rêve aux nuages, aux merveilleux nuages!

Une quatrième approche du temps est celle de l’ubiquité spatiale et temporelle. L’enfant moderne n’est plus cantonné dans un espace-temps limité, celui de son village ou de son quartier. Le téléphone, la télévision lui permettent de voir et d’entendre d’autres lieux et d’autres temps. Naguère les récits oraux ou écrits permettaient à chacun de voyager autour de sa chambre, dans le passé ou l’avenir. Désormais, c’est une présence beaucoup plus prégnante de l’ailleurs, du passé du futur ou de la fiction. Il faut de solides repères pour s’orienter dans ce nouveau monde qui est si passionnant, mais dont les amers de navigation ne sont pas toujours mis en place.

Cinquième point très lié au précédent : la dégradation du statut du récit dans l’enseignement et dans l’éducation. Les récits peuvent servir à influencer les opinions des publics ou lecteurs et ce pouvoir est largement utilisé de façon négative, aujourd’hui, par les publicistes et les politiques grâce aux techniques du storytelling(11). Des fables antiques aux exempla (12) médiévaux en passant par les paraboles des religions, cette utilisation a été constante dans l’histoire, qu’elle ait eu pour but la transmission de valeurs ou l’aliénation des individus. Une réaction contre ce pouvoir des récits s’est développée – nécessaire distanciation de Brecht – et a abouti à un désir de libérer les romans des parures de la narration. Constat, rapport du strict réel, ont éclos dans la littérature, puis au cinéma. Hélas, on a abouti, au final, à la téléréalité ou au documentaire en lieu et place du récit fictionnel, qui est pollué à son tour et perd ses frontières avec le réel. Or, la narration imaginée est utile pour structurer le temps, car le récit fictionnel échappe au chaos du temps vécu, tout en organisant un temps du récit. Depuis les Grecs, on sait que seul le logos permet d’organiser le chaos. Cette évasion permet à chacun de se réfugier dans un espace-temps imaginaire qui nous donne une perspective, un recul nous permettant de nous libérer de l’imprévisibilité du présent et d’imaginer l’à venir. Paul Ricœur, dans les trois tomes de Temps et récit (Seuil), montre ce rôle essentiel des textes narratifs fictionnels (13). François Hartog dans : Régimes d’historicité. Présentisme et expériences du temps, Le Seuil, Paris, 2002, révèle comment notre époque tend à tout ramener au présent, à faire table rase du passé, au besoin en l’étouffant par les excès de la commémoration, ce qui bloque la capacité de se projeter dans l’avenir.

En un sixième point, je tenterai d’exposer en quoi consistent cette nécessaire mémoire et cette capacité téléonomique (14) de se projeter dans le futur pour agir le présent. Dans les textes et surtout les récits oraux de la tradition populaire, chansons, proverbes, dictons, contes de toutes sortes, légendes, épopées, mythes, et dans les récits fondateurs de la littérature et de l’histoire sont accumulés des siècles de sagesse que nos anciens ont voulu nous transmettre. Véritables maquettes de vie, ces textes appellent une interprétation personnelle, un travail de décodage qui aboutit à une appropriation de savoirs, de sagesse et de valeurs qui rassemblent les membres des différentes sociétés de tout ordre. Ils permettent de juger la validité des décisions présentes en se projetant dans l’avenir pour en prévoir les conséquences. Cette vision du futur, qui est aussi une condition de la pensée scientifique, est indispensable si l’on ne veut pas vivre au gré des caprices de ceux qui savent accaparer le pouvoir.

Le septième point nous ramène à des explorations plus proches. S’il est indispensable d’explorer le passé pour prévoir l’avenir, on ne peut négliger l’étude de l’environnement spatial et temporel immédiat. Mon gendre, qui s’occupe des jeunes d’une cité, a découvert que beaucoup d’entre eux n’ont aucune notion de l’endroit où ils vivent. Sortant rarement du ghetto où on les a confinés, ils ont grand besoin qu’on leur présente le pays où ils vivent. Un animateur de MJC que je connais s’y emploie grâce à des promenades dans la nature environnante, des raids à pied, à bicyclette, à ski, en canoë. Et aussi à des visites à des entreprises de toutes sortes, à des artisans, à des musées, à tout ce qui constitue le substrat géographique, humain et culturel de notre région.

Cette exploration spatiale doit être complétée par une initiation au temps qui rythme la vie de chacun. Et cela dès la maternelle. En sus de la prise de conscience du temps considéré dans sa généralité comme nous l’avons vu plus haut, on a tout intérêt à présenter l’histoire locale, y compris le légendaire, à expliquer le sens et les rituels des fêtes et célébrations.

C’est grâce à ce bain dans les lieux et la culture de la région qui les accueille que de jeunes Turcs ou de jeunes Marocains peuvent devenir Francs-Comtois, Picards ou Franciliens. Il faut d’abord s’intégrer à un village, un quartier, un canton, une région, avant de s’intégrer à une nation.

Ces sept points étant repérés, que pouvons-nous proposer pour la formation des enfants présentant des lacunes dans l’appréhension du temps ?

  • On sent tout de suite qu’un outil essentiel sera constitué par les textes et récits fondateurs, qu’ils soient issus de la tradition orale ou des patrimoines littéraires, théâtraux, filmiques, etc. Je pense que la mise au même niveau de tous les textes proposés aux enfants est une lourde erreur. Mettre sur le même plan un récit policier ordinaire, une bande dessinée démagogique, un article de journal, un conte merveilleux et un poème de Ronsard a pour conséquence déplorable de priver les enfants démunis, chez eux, de textes riches et symboliques, de les priver justement de ces récits porteurs de langue et de symboles de ce patrimoine qui fonde les êtres humains. Loin d’aider les enfants en difficulté, cette erreur qui va jusqu’à la faute, aggrave la fracture linguistique et culturelle, quelque excellentes que soient les intentions des promoteurs de ce nivellement. Le nivellement est si massif qu’il a touché tous les enfants à des degrés divers, quels que soient leurs milieux sociaux ou culturels. Le ministère réagit depuis quelques années pour réintroduire les hiérarchies nécessaires, mais il faut des décades pour inverser une telle tendance.
  • Il est tout à fait souhaitable que parents et enseignants racontent abondamment aux petits des contes qui leur sont destinés : en particulier, des contes de randonnée, et des contes d’animaux. Je dis bien raconter et non lire comme le préconisent certains, car avant sept ans, l’enfant a besoin d’une parole témoin, dite par un adulte qui est là et qui parle avec sa propre poétique et sa propre expérience. Une pratique massive d’un oral de qualité nourrit les enfants de lexique, de style, de grammaire, de connaissances, de valeurs et leur permet de construire une parole – donc une pensée – riche et précise. Elle leur permet de prendre le sens du temps chronologique dans ses déroulements linéaires, dans ses anticipations, dans ses retours en arrière. De bien séparer le temps réel et le temps du récit. D’acquérir, dans les contes étiologiques par exemple, le sens des temps cycliques des saisons, des astres et des organismes vivants.
  • La prise de conscience des temps calendaires, des temps commémoratifs est une préoccupation dans la majorité des classes de maternelle. Elle doit devenir générale et systématique ; élargie à tous les types de temps, y compris le temps météorologique, les variations saisonnières, les temps de la vie, le temps historique, le temps du souvenir, etc.
  • Il faudrait aussi faire la guerre au zapping, à l’inachevé, au bâclé. Trouver le temps de séquences de travail ou de repos longues, calmes, sans cette agitation factice qui envahit la vie des enfants dans leur vie en dehors de l’école. Le recours au yoga ou à la sophrologie est d’un grand secours pour instaurer ce calme intérieur qui permet la maturation. On arrive alors à vivre le moment présent dans sa réalité et non dans l’impatience fébrile de l’à venir. À voir vraiment, à savourer les bruits, les odeurs, les saveurs, les contacts, la lumière, les vibrations, les rythmes, la beauté, l’harmonie, toute la joie d’être là et vivant. Non pas dans une carapace de gadgets technologiques, mais dans un rapport sensuel et amoureux au monde et à ses merveilles, dans une empathie avec l’autre qui peut nous enrichir de ses différences. Cette initiation à l’exploration de l’intériorité est essentielle car elle est reliée au besoin fondamental d’intimité. Les effets positifs en sont aussi immédiats que spectaculaires. L’école doit être apaisée et défragmentée, en antidote à l’hystérie et l’éclatement de la vie moderne. D’où la nécessité de mettre en place de vrais projets qui demandent anticipation, engagement, temps, construction, durée, effort.
  • Une information des parents est nécessaire. Leur rôle est décisif dans les premières années de la vie de leur enfant. Ce sont eux qui doivent d’abord nourrir leurs bébés d’amour et de récits merveilleux, qui doivent leur apprendre le monde et le temps. Il n’est pas admissible que des parents rejettent massivement sur les maîtres la responsabilité de l’échec scolaire de leur enfant. C’est se défausser un peu trop facilement. Mais les maîtres ne doivent pas non plus se contenter d’entériner les inégalités et trier les « bons » et les « mauvais ». Leur devoir est de se substituer au milieu parental – compléter le bagage reçu, si vous préférez ce verbe – quand il y a eu des carences, de façon à ce que tous les enfants puissent acquérir les compétences qui leur permettront de développer au mieux leur propre potentiel de capacités.

Chapitre 4 à suivre et à poursuivre!


10 Alors, promis ? Plus de fraises à Noël ni de poires en août !

11 Les textes de la tradition orale sont en général fort mal utilisés. Les critères d’âge ne sont pas connus, la parodie remplace souvent le contage, quand on ne se limite pas à l’étude de LA structure du récit, comme s’il n’existait qu’une seule structure narrative !

12 L’exemplum est un récit, une historiette  ou une fable donné comme véridique et destiné à être inséré dans un discours, en général un sermon, pour convaincre un auditoire par une leçon salutaire qui a valeur d’exemple. Les contes populaires ont longtemps été récupérés en exempla par les prédicateurs et les moralistes (la Fontaine, Perrault, d’Aulnoy, Disney…).

13 Un livre récent alimente cette réflexion avec humour : L’espèce fabulatrice, Nancy Huster, Actes Sud, Arles, 2008

14 téléonomique dans le sens que lui donne Jacques Ellul (La technique ou l’enjeu du siècle, Armand Colin, Paris, 1954) : projection subjective dans l’avenir avant de décider le présent.




La ponctuation, ça sert à quoi?

2 10 2008

Bon, j’ai corrigé vos petits textes…Des idées intéressantes mais parfois un peu confuses, disons, pas toujours très claires. Regardons ensemble ces 4 exemples et dites-moi ce que vous en pensez:

A/ La maîtresse dit la directrice est absente

B/ L’élève pense le maître n’est pas au niveau

C/ Yassine demande papa veux-tu jouer avec moi

D/ Véra chuchote Arthur est un âne

– Y manque le point à la fin des phrases: « Une phrase, ça commence toujours par une majuscule et ça finit toujours par un point! »

– Mais non! même avec un point, ça fait bizarre.

– Dans la A/, c’est la directrice ou la maîtresse qui est absente?

– En fait c’est pas possible, c’est Yassine qui demande à son père de jouer. Là, c’est le contraire qui est écrit.

Bien, bien, bien. Vous voyez, ce n’est pas très facile de s’y retrouver. Allez, mettez-moi donc un peu de sens dans tout ça. Qui dit quoi, qui parle à qui?

Sans enlever, ni déplacer, ni rajouter de mots, juste avec des virgules, des guillemets, des points d’interrogation ou d’exclamation et une ou deux majuscules si vous en avez besoin…

Installez-vous par deux, dans dix minutes nous faisons le point! Proposez-nous des phrases compréhensibles.

                                          




Octobre

1 10 2008

                  « OCTOBRE », Francis Cabrel, 1994

                   Le vent fera craquer les branches
                   La brume viendra dans sa robe blanche
                   Y aura des feuilles partout
                   Couchées sur les cailloux
                   Octobre tiendra sa revanche
                   Le soleil sortira à peine
                   Nos corps se cacheront sous des bouts de laine

http://www.dailymotion.com/video/x1h1qp

                          Perdue dans tes foulards
                          Tu croiseras le soir
                          Octobre endormi aux fontaines
                          Il y aura certainement,
                          Sur les tables en fer blanc
                          Quelques vases vides et qui traînent
                          Et des nuages pris aux antennes
 

 

                                            Je t’offrirai des fleurs
                                   Et des nappes en couleurs
                                   Pour ne pas qu’Octobre nous prenne
                                   On ira tout en haut des collines
                                   Regarder tout ce qu’Octobre illumine
                                   Mes mains sur tes cheveux
                                   Des écharpes pour deux

                                   Devant le monde qui s’incline


            Certainement appuyés sur des bancs
            Il y aura quelques hommes qui se souviennent
            Et des nuages pris aux antennes
            Je t’offrirai des fleurs
            Et des nappes en couleurs
            Pour ne pas qu’Octobre nous prenne
 

              
                               Et sans doute on verra apparaître
                               Quelques dessins sur la buée des fenêtres
                               Vous, vous jouerez dehors
                               Comme les enfants du nord
                               Octobre restera peut-être.
                               Vous, vous jouerez dehors
                               Comme les enfants du nord
                               Octobre restera peut-être.