Octobre
1 octobre 2008 13:46 Pensée du jour, morceaux choisis, vidéo                 “OCTOBRE”, Francis Cabrel, 1994
                  Le vent fera craquer les branches
                  La brume viendra dans sa robe blanche
                   Y aura des feuilles partout
                   Couchées sur les cailloux
                  Octobre tiendra sa revanche
                  Le soleil sortira à peine
                  Nos corps se cacheront sous des bouts de laine
                         Tu croiseras le soir
                          Octobre endormi aux fontaines
                         Il y aura certainement,
                         Sur les tables en fer blanc
                         Quelques vases vides et qui traînent
                         Et des nuages pris aux antennes
Â
                                           Je t’offrirai des fleurs
                                  Et des nappes en couleurs
                                  Pour ne pas qu’Octobre nous prenne
                                   On ira tout en haut des collines
                                  Regarder tout ce qu’Octobre illumine
                                  Mes mains sur tes cheveux
                                  Des écharpes pour deux
                                  Devant le monde qui s’incline
           Certainement appuyés sur des bancs
           Il y aura quelques hommes qui se souviennent
           Et des nuages pris aux antennes
           Je t’offrirai des fleurs
           Et des nappes en couleurs
           Pour ne pas qu’Octobre nous prenneÂ
                              Quelques dessins sur la buée des fenêtres
                               Vous, vous jouerez dehors
                              Comme les enfants du nord
                              Octobre restera peut-être.
                              Vous, vous jouerez dehors
                              Comme les enfants du nord
                              Octobre restera peut-être.     Â


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Julos :
Date: 1 octobre 2008 à
“CRÉPUSCULE D’OCTOBRE
Quand revient l’heure tranquille où le ciel s’illumine
Alors que tintent au loin les tout derniers grelots
D’un troupeau alangui et qui cherche le repos
Je parcours la campagne et au loin je devine
Les premiers feux charmants du village qui m’inclinent
A revenir bien vite pour retrouver le chaud
De ma maison où brûle en me disant des mots
Ma cheminée garnie des arbres qui m’avoisinent.
Une belle journée d’octobre peu à peu se termine
Tous mes pas que j’allonge semblent être les bourreaux
De pauvres feuilles jaunies qui firent les arbres si beaux
Et décorent désormais le sentier qui décline
Déjà Vénus brillante à l’horizon dessine
Sous les cimes dégarnies son clairvoyant halot
Avant que lune montante ne ressurgisse tantôt
Peut-être aurai-je vécu une trace d’amour divine
10/12/05 ROBERT CASANOVA
Christian Montelle :
Date: 6 octobre 2008 à
Pour évoquer les sensations infiniment douces et subtiles qui accompagnent nos rencontres avec la nature, j’aime beaucoup les haïkus. Celui-là est saisissant :
Telle la main droite
D’une sage-femme
La feuille d’érable en automne
Samboku, 17ème siècle
http://nezumi.dumousseau.free.fr/japon/jap4saisons.htm#autom
Ces petits poèmes constituent une bonne entrée dans l’écriture poétique. Leur brièveté, l’obligation de l’effet de contrepoint entre le début et la terminaison ouvrent les chemins de la métaphore, de la surprise, de l’écart. Leur mise en forme prosodique (et on peut essayer, comme au Japon, une mise en forme graphique) initie à la musique du poème.