Les secrets du Père Noël

23 12 2008

En cadeau…Ce petit film tout droit sorti des archives de L’INA! Un pur délice! Surtout la voix off!

[ina]http://www.ina.fr/archivespourtous/popup.php?vue=partenaire&partenariat=c75cca1883238ab089aad2dff3ea423f&noresize[/ina]

Pour les yeux affûtés…vous n’auriez pas remarqué un petit quelque chose qui cloche?

Allez, je vous laisse découvrir!

Et surtout, n’oubliez pas de vérifier vos cheminées…à l’entrée comme à la sortie!




100.000…ça se fête!

21 12 2008

Que dire, sinon… MERCI!

Allez, on monte le son et on suit le tempo…Olé!




La Métamorphose d’un enseignant…

18 12 2008

Enseignant, un métier qui laisse du temps…Oui…

Et le temps, non, ce n’est pas forcément de l’argent.

Le temps, c’est le temps de vivre, le temps de rire, le temps d’écrire…

Le temps, c’est cette donnée du monde essentielle à la réflexion, à l’abandon, à la maturation, à la création.

Le temps, c’est la possibilité de choisir.

Il a donc choisi.

Il est enseignant, il est passionné, il a du temps.

Enseignant auteur, acteur, adaptateur Jean-Marie est un artiste.

Je vous invite à découvrir son spectacle…une adaptation étonnante de la nouvelle de Kafka, « La Métamorphose ».

Un petit théâtre intimiste où l’on pourrait presque être là, sur scène avec lui.

Théo Théâtre,

20, rue Théodore Deck

Paris XVè

Du 4 octobre au 21 décembre 2008

Les samedis à 21H45 et les dimanches à 17H

Un spectacle intéressant notamment pour les enseignants des classes de Collège et Lycée mais également pour les plus jeunes! Une soirée d’hiver au théâtre, bonne idée non?

Pour toute information complémentaire, appelez le 0145 54 00 16

Oyez! Oyez! Bonnes gens, Kafka est de retour! Profitez des dernières représentations!




Une bien jolie rencontre

17 12 2008

Il y a des visages qu’on n’oublie pas, des rencontres qui forgent l’expérience, des expériences qui marquent une vie.

Malgré la cavalcade effrénée du mercredi, malgré les trottoirs remplis de gens pressés, malgré les parapluies et les écharpes entrecroisées, une seconde aura suffi pour que nos regards se reconnaissent. 10 années ont passé. Pourtant c’était hier…Charles a dix ans. Il est sourd. Avec déjà un « lourd retard »; c’est un ado rebelle, coléreux, instable disaient certains, inapte à suivre un cursus scolaire , pensait la majorité. Il faut lui trouver une porte de sortie…Nous en sommes en fin d’année scolaire. Charles termine son CE2 en grande difficulté.

Mais c’est quoi un cursus scolaire lambda! Sa maman sans se figer s’interpose. Sa maman, sans nier les difficultés de son fils refuse de l’intégrer dans une institution spécialisée. Sa maman, sans demander la lune, souhaite simplement qu’une chance soit donnée à son fils de poursuivre sa vie d’enfant et d’écolier.

Qu’elle était brave cette petite femme blonde. Qu’elle était soucieuse et désireuse, non pas du meilleur pour son fils, mais du plus juste. Et comme elle avait raison. Oui, comme vous aviez raison!

Charles est entré en CM1. J’ai eu la grande chance de l’avoir comme élève. Merci Charles pour tout ce que tu as apporté au groupe-classe. Sans toi, je serais sans doute passée à côté de mon métier. Tu m’a appris la patience et la fermeté (tu étais comme un jeune animal paniqué). Tu m’as appris le rôle du regard et des gestes (tu ne pouvais pas saisir les mots mais tu lisais sur les lèvres). Tu m’as appris la nécessaire collaboration avec la famille (combien de rendez-vous avec ta maman?).Tu m’as appris l’incontournable relation pédagogique (sans ta persévérance, rien n’aurait été possible).

Voilà, aujourd’hui ta maman m’appris que tu es comptable dans une petite entreprise. Je me réjouis pour toi et te souhaite un parcours riche de rencontres et de promesses d’avenir.

…parce que tu le vaux bien!




Ecologie ou philosophie

15 12 2008

A la Une du webpédagogique cette semaine, un dossier sur l’eau et le développement durable…Pour cette occasion, voici ma contribution…dont la source d’inspiration découle directement d’un « petit » livre que je recommande à tous…Nouvelle petite philosophie, Albert Jacquard. Ed. Stock, coll. Livre de Poche. 2005

 » Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors seulement vous vous apercevrez que l’argent ne se mange pas. » Un indien Cree

                                Entretient avec Albert Jacquard

En orange des extraits de l’ouvrage du philosophe, en bleu, des interprétations personnelles, mais égalemnt en vrac, les questions de mes enfants ou celles de mes élèves.

Il s’agit de prendre enfin en considération la petitesse et la fragilité de notre planète, sa finitude […] Il y a un début et une fin à tout. On naît, on meurt. Et si nous, les hommes, nous étions responsables, durant notre court passage sur Terre, de maintenir notre planète en vie? Pour les suivants…Cette planète, c’est un peu comme notre mère à tous, notre maison, notre source de vie. Aujourd’hui, faible et malade, n’est-il pas temps de lui rendre ce qu’elle nous a donné sans compter depuis des milliards d’années? Ca paraît si simple à comprendre!

Aujourd’hui que nous sommes six milliards d’humains, nous devons admettre qu’il n’y a plus d’ailleurs […] Lorque nous aurons asséché les ressources de notre planète, irons-nous vivre sur Mars? C’est bien d’explorer les confins de l’univers, mais peut-être faudrait-il commencer par donner à boire aux enfants privés d’eau, ici, à côté de nous ou un peu plus loin? Un peu plus loin, c’est juste à côté finalement…Plus nous sommes nombreux, plus forts nous devrions être, non?

La lucidité est le point de départ de la sagesse. Malheureusement, le changement en profondeur des comportements n’est obtenu qu’avec retard, longtemps après la généralisation de la lucidité, elle-même décalée par rapport aux constats faits par le scientifiques […] Il y a des adultes qui disent que c’est trop tard, mais si c’est trop tard pour eux, ce n’est pas trop tard pour nous! Les grandes personnes se plaignent, elles font de grands discours, mais elles ne bougent pas. Elle ne font rien en réalité. Elles passent, elles consomment, elles s’en vont. « Après moi le Déluge! ». Bon, les enfants, on se calme…

Il faut dès l’école donner un sentiment de culpabilité à celui qui se permet de gaspiller un bien épuisable […] La culpabilité, ça ne sert à rien. Et puis, c’est pas à nous de nous sentir coupables. Nous, nous sommes responsables de l’avenir, pas du passé! C’est toujours comme ça. Les adultes n’assument pas. Oui, bon, question suivante!

L’eau, peut-être même avant le pétrole, pourrait devenir cause de conflit. A qui appartient l’eau du Jourdain? La réponse ne peut être proposée que par des instances mondiales. Celles-ci devront affimer non seulement le droit des nations, mais aussi le droit des peuples[…] Et pourquoi pas élire un super président planétaire responsable de l’eau? Avec les satellites et les super équipements technologiques qui existent aujourd’hui, que manque-t-il pour agir? Un peu de C.O.U.R.A.G.E et de G.E.N.E.R.O.S.I.T.E

Mais la générosité, c’est comme un miroir… »L’autre passe avant moi, je suis pour l’autre » Emmanuel Lévinas

Des sites pour en savoir plus:

La cité des sciences

Le CI EAU Junior

Le CNRS

Jeux d’eau

Eau Junior

Aqua Junior

Votre goutte d’eau

Et voilà pour ma petite revue du web! C’est tout pour aujourd’hui!

On termine par un petit diaporama?




Un petit tour en Suède

13 12 2008

                                     

Question du jour pour mes élèves et pour tous les petits curieux, jeunes et moins jeunes…

   

Aujourd’hui, 13 décembre, que fête-t-on en Suède?  

                                   




D’où vient donc le mot NOËL?

10 12 2008

                              

Nael, Noué, Noié, Nedeleg, Nouel, Nouvé, Natal, Navidade…

NOËL!

Ce mot n’apparaît dans aucune liturgie grecque ou latine, dans aucun texte des Evangiles et semble également étranger à une quelconque origine hébraïque.

Il entre en France au début du douzième siècle.

Alors, d’où vient-il et que signifie-t-il exactement?

J’ai fait un petit tour sur le web mais rien ne vaut les trésors cachés, transmis et révélés par la tradition orale. Alors, internautes fidèles ou de passage, qu’avez-vous à nous apprendre sur l’histoire de ce si joli mot Noël… 




Noël en Alsace

8 12 2008

Les 7 pays de Noël:

Le pays des mystères…

Le pays des lumières…

Le pays des étoiles…

Le pays des saveurs…

Le pays des chants et des étoffes…

Le pays des sapins…

Le pays des veillées…

Alsace la gourmande:
Les Bredles de Noël

Ingrédients :
250 g de farine
125 g de sucre
125 g de beurre
4 jaunes d’œufs
2 cuillères à soupe de sucre glace et 2 cuillères à soupe de kirsch pour glacer.

Préparation :
Mélanger la farine, le sucre et le beurre coupe en petits morceaux.
Ajouter les jaunes et laisser reposer une nuit.

Etaler la pâte sur 1 cm d’épaisseur et découper à l’emporte pièce. Poser sur du papier sulfurisé et cuire à feu moyen th. 6 (180°C) de 10 à 15 minutes

A la sortie du four passer au pinceau le sucre et le kirsch (mélangés).

L’Alsace des traditions, des marchés, des vins chauds…à découvrir ou à redécouvrir…ici!

 




Tiercé gagnant!

6 12 2008

Samedi matin. Comme chaque semaine, Carole et Julien regardent une course de chevaux à la télévision. 13 concurrents sont engagés. Bol de chocolat chaud et tartines beurrées, Carole et Julien suivent avec passion le galop des étalons. Casaque bleue, casaque dorée, les dés sont jetés, paquets de carambars et billes à gogo, qui va remporter les paris? Le suspense est à son comble. Catastrophe! Flashs, éclairs, écran brouillé! Une panne technique prive d’images les 2 enfants interloqués, mais voici ce qu’ils peuvent entendre: chuut!

– le numéro 7 est arrivé trois places avant le « 9 »

– le « 6 » a dépassé le « 2 » de très peu, mais le « 10 » a battu le « 6 » d’un souffle

– le n°1 a fini 6ème et le n°4 est arrivé juste avant le « 7 » mais loin derrière le « 8 »

– les n°3 et 5 n’ont pas été départagés, ils finissent à égalité

– le « 8 » a terminé en tête d’une encolure devant le « 10 »

– le « 3 » finit derrière le « 7 » et devant le « 9 » qui s’est intercalé entre le « 12 » et le « 11 »

– le numéro 11 n’a personne derrière lui

– le « 13 » est arrivé dans les 6 premiers

Allez, un petit effort…aidons nos deux futurs jockeys à remettre un peu d’ordre…




Le jardinier pédagogue (Chap.6)

4 12 2008

L’art est la magie délivrée du mensonge d’être vrai. »

T.W. Adorno (Minima Moralia, 1980)

Schopenhauer a développé une conception esthétique originale. Loin de focaliser son attention sur le Beau et le Bien, il rappelle que la fonction principale de la contemplation d’une œuvre d’art est de nous libérer du monde dans lequel nous vivons en nous faisant pénétrer dans un univers non soumis aux déterminations causales et utilitaires. Il donne à l’art le rôle que je reconnais au récit fictionnel.

Lorsqu’il contemple un tableau, l’homme échappe pour quelques instants aux fatalités de son existence terrestre, il se sépare du principe de réalité pour accéder à un univers d’idées où règne une forme de calme apaisant. L’art devient un moyen d’échapper à l’intolérable, une solution pour lutter contre la dureté de l’existence. C’est que  » la vie humaine est une affaire qui ne recouvre pas ses frais  » et il faut bien par conséquent trouver des moyens cohérents pour se soustraire à son empire. Pour Schopenhauer, l’art est la seule justification qui puisse justifier notre désir de continuer à vivre. J’y ajoute volontiers le merveilleux et l’amour, mais là n’est pas mon propos. Je voulais simplement souligner l’importance de l’art et de la fréquentation du beau.

Curieusement, l’école semble être pour beaucoup, une machine à vacciner contre l’art.

La poésie ? Pouah ! Casse-pieds !

Les Beaux-Arts ? Non mais ! C’est nul[1] !

La musique ? Okay ! House, hard rock, rap, hip hop…

Mozart ? Vous rigolez ! C’est pour les blaireaux.

Le portrait semble caricatural, mais il contient pourtant une bonne part de réalité. La rave remplace le concert symphonique, la BD remplace le musée, le slam remplace Rimbaud.

Comment éduquer l’œil à l’harmonie des formes, des couleurs de la composition, comment ouvrir l’oreille aux subtilités de la mélodie et du rythme ? Comment cultiver cette émotion jouissive intense de la communion avec l’artiste de façon à ce qu’elle ne se limite pas à des trips rustiques avec des émotions brutales et dangereuses qui ne laissent que cendres dans le cœur ? On ne peut pas faire grand-chose, sinon informer, pour les dégâts commis dans le milieu familial :

– télévision continuelle, avec ses ultrasons destructeurs et son flux ininterrompu

– musiques brutales

– bruits de fond permanents

– cris et chamailleries

– paroles agressives envers l’enfant

Mais dès l’arrivée à la crèche, puis en maternelle, on peut créer une ambiance sonore douce et agréable de musiques de toutes sortes. L’enfant y éduquera son oreille. On peut inscrire dans le corps de l’enfant des rythmes variés et subtils. Lorsque l’élève est plus grand et en échec, il est plus difficile de l’amener à d’autres musiques que celles de son MP3. On peut passer par des musiques comme le flamenco, le reggae, la musique classique chinoise, les gamelans. Des musiques rythmées qui dépaysent l’enfant, mais sont très riches de mélodies et de rythmes. Dans le répertoire classique, on peut aussi trouver des œuvres pour accrocher les oreilles, en, les faisant précéder de récits qui en facilitent l’accès et qui leur donnent sens. Tel enfant rebelle se montre passionné par la Cinquième de Beethoven ; tel autre est fasciné par la Pastorale de Berlioz ; une autre fond à l’écoute de Mendelsohn ou de César Franck ; une dernière vibre à Carmen. Il y faut beaucoup de doigté, mais la musique peut être un agent efficace de reconstruction des vibrations positives, de rapprochement de l’harmonie intérieure. Faire beaucoup travailler sur les rythmes en pratiquant des percussions, des marches rythmées, de la danse, du travail sur le corps. Faire utiliser des instruments non-conventionnels : rhombes, lithophones, bendirs, avant de laisser l’enfant choisir un instrument plus traditionnel qui peut aller de l’harmonica au piano. Le chant est très socialisant et le répertoire est immense. Certains airs de chanteurs de qualité sont accessibles aux enfants.

En ce qui concerne les arts graphiques, la démarche est similaire. Couvrir les murs de la maternelle, non de dessins d’enfants exclusivement, mais d’œuvres d’art souvent renouvelées. Demander aux enfants de dessiner avec des contraintes fortes et après un bain d’images. Par exemple, limiter à une couleur en camaïeu, travailler sur la ligne ou le trait, en partant des Tournesols de Van Gogh, dans le premier cas, en s’imprégnant de Matisse ou de Hartung dans le second. Pour l’enfant en échec, passer par le biais de l’Art brut qui échappe aux schémas habituels. Puis proposer des œuvres fortes, jusqu’à ce que l’on obtienne un déclic. Expliquer les genèses, les techniques, le sens. Décortiquer la composition, les harmonies. Les enfants aiment beaucoup l’aspect technique qui les amène à une tentative d’imitation puis de création. Peinture au doigt, au couteau, au pinceau large, puis acquisition de techniques plus fines. Il est vrai que ces pratiques sont souvent vues dans les classes de maternelle, mais ensuite, elles disparaissent.

Loin d’être un luxe ou un dérivatif récréatif, le monde des arts est une oasis dans laquelle l’enfant peut rencontrer des émotions et des plaisirs qui le régénèrent. Sa créativité peut trouver à s’y exercer dans une liberté conquise en surmontant la difficulté des contraintes et non dans une « expression » de je ne sais quelles forces intérieures. Cette force créatrice s’applique sur des travaux qui trouvent un catalyseur dans les œuvres des grands artistes, après une étude minutieuse de leurs techniques et une approche de leur génie particulier. Elle passe toujours par le geste, le geste maîtrisé auquel tout l’intellect et tout le corps participent. Henri Matisse « Il faut regarder toute la vie avec des yeux d’enfants »

Christian MONTELLE

Ornans, Août 2008

Diffusion libre



[1] La palette de jugement est souvent très rustique.




Leurs phrases du jour

3 12 2008

Hier, mardi, jour des retrouvailles!

Reprise en mode expression, langage et vocabulaire.

Petit travail préliminaire de découverte et d’observation…

Exploration collective et individuelle.

Puis, lâcher de phrases…En voici quelques-unes…

 » L’école danse de joie! » Aurore

 » La voiture téléphone au camion qui danse le Rock dans son garage! » Paul-Valentin

 » Le livre joue au ballon avec la télé dans la chambre du Père Noël » Nicole

 » Le globe travaille sa géographie » (Que l’auteur se manifeste, J’ai un horrible trou de mémoire!)

 » Les fourchettes dansent le disco avec les cuillères dans le lave-vaisselle! » Eva

 » Le calendrier crie pendant que la trousse court vers le sapin qui danse » Elyse

 » La poubelle chante « A la claire fontaine » dans la salle de théâtre. » Léone

 » Les stylos dansent un ballet classique. » Oliwia

 » Le placard sort dîner au restaurant « KFC » Samy

Pour une première séance…on peut dire que la maîtresse est satisfaite!

Au fait, à votre avis, quelle était la consigne de départ?

A suivre, d’autres mots bleus, des mots d’élèves, des mots d’enfants, vos enfants…Poésies en cours…




En avant décembre!

1 12 2008

 » Quand secs sont les avents, abondant sera l’an! »

                 Question du jour… 

Qu’est-ce donc que l’AVENT?