Les maths sans parole

31 01 2009
Image de prévisualisation YouTube
Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Share on LinkedInShare on TumblrEmail this to someone



1 an, 365 jours, 210 articles…

30 01 2009

C’était il y a un an à peine,

C’était il y a un an déjà…

Ce petit espace de discussion a ouvert ses portes sur le web.

Un petit salon bleu primaire,

Une fenêtre ouverte sur l’infini d’internet.

Un an de lectures et d’écritures partagées et dialoguées.

Un an de rendez-vous quotidiens.

Un an, c’est bien sûr très peu mais c’est déjà beaucoup!

Pour moi, ce fut une année riche, intense, active et créative.

Je me suis lancée sur la toile sans jamais avoir surfé, sans même jamais être allée voir à quoi ressemblait un « blog ». Inconscience de ma part? Sans doute. Mais j’avais envie de plonger dans l’univers numérique, de saisir la vague interactive, de conquérir de nouveaux rivages.

Au début, ce fut un investissement de chaque instant: de jour ou de nuit, toujours à des horaires crépusculaires. Je profitais de la maisonnée endormie pour m’atteler à ma double vie. Addiction, symptômes sans appel de blogoïte aigüe! Mais je devais en passer par là pour nourrir et donner vie à cet espace virtuel. Femme digitale, telle fut ma mutation.

Puis vous êtes passés par là, vous avez laissé un signe, une trace, la preuve que quelque chose se mettait en place. Une visite puis 100. Un article puis 200. Un commentaire puis 5000…Oui, un jour vous êtes passés par là, père ou mère, maîtresse ou professeur, élève ou étudiant, formateur, directeur et même inspecteur! (Ministre, je n’ sais pas!)

Vos préférences? Vos attirances? J’essaie de les comprendre et de répondre à vos attentes tout en restant fidèle à ma ligne de départ, tout en gardant ma liberté d’expression mais également, tout en évoluant au fil des échanges, des discussions, des éclairages de chacun. Exercice d’équilibre parfois inconfortable, souvent déstabilisant, toujours enrichissant.

Ce matin, je vous propose un petit bilan sous forme de palmarès. Voici donc les 6 articles les plus commentés, suscitant de longues et parfois vives discussions. Certains d’entre vous s’y retrouveront, d’autres pourront encore y ajouter leur participation. Un article n’est jamais « affaire classée », il peut toujours refaire surface, telle est la difficulté mais aussi la magie du web. Alors n’hésitez pas, si vous aviez envie de renouer le fil d’ une discussion, il suffit d’un clic…

Être dyslexique et pouvoir lire: 50 commentaires

A la recherche du temps retrouvé: 48 réactions

Appel pour une autre école: 42 prises de parole

Pédagogie et pratique de classe: 41 réflexions

Opération en cours: 39 explications

Droit de réponse à Natacha Polony: 30 adhésions

Pour conclure, et au regard des sujets sélectionnés, j’en déduis avec joie car elles me tiennent particulièrement à cœur, que les 5 catégories qui semblent en priorité ouvrir au dialogue sont dans l’ordre:

Parole d’instit

La classe

Débat

Actualité

Morceaux choisis

Bref, et ce n’est pas pour me déplaire, vous aimez parler de pédagogie, de pratiques professionnelles, de culture générale, d’éducation, de sujets chauds, de nouveautés, en un mot, de l’Ecole et de ses enjeux présents et à venir avec en son centre et en vedette, l’enfant, le vôtre, le mien; l’élève, le vôtre, le mien.

Alors voilà, en mettant en ligne mon premier « post », je ne savais pas très bien où j’allais. En voyant à quel point je m’investissais, je ne savais pas très bien combien de temps j’allais tenir. Je ne sais toujours pas d’ailleurs. Je navigue au jour le jour. Je puise l’inspiration au quotidien. Je me ressource entre deux articles. Heureusement, avec le temps j’ai appris à me servir du pilote automatique. J’ai davantage confiance. Et puis vous avez pris la relève, vous êtes montés à bord. Oui, c’est un joli voyage que nous faisons là. Et si nous continuions encore un petit peu? Et si nous nous offrions le plus beau des cadeaux, celui qu’on découvre chaque jour davantage, celui qu’on offre et qu’on reçoit, celui du partage tout simplement.

Allez, ensemble, soufflons notre première bougie!

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Share on LinkedInShare on TumblrEmail this to someone



Micro trottoir…

29 01 2009

- Bon, et ta fille alors, elle a classe ou pas?

- Non, enfin je sais pas, j’verrai bien.

- Mon fils lui ira au collège en trottinette, il a une heure de cours ce matin, et puis une autre l’après-midi. Pas de service de cantine mais je lui prépare un sandwich.

- L’école de ma fille? Pas de problème, elle est dans le privé.

- Et alors? C’est pas une histoire de privé pas privé! ça concerne tout le monde!

- C’est vrai à l’école Saint Martin, certains font grève d’autres pas, mais tous ont signé une lettre de solidarité et de soutien à ce grand mouvement.

- C’est bizarre ça, soit on soutient, soit on soutient pas. La demi-mesure c’est du 100% bidon.

- Oui t’as raison, enfin non, bon, c’est pas si simple, à leur place, honnêtement, je ne sais pas ce que je ferai.

- Pour nous, c’est différent, l’école est ouverte mais y’a pas de ramassage scolaire. Donc, pas de moyen pour les y envoyer!

- Moi, j’ai pris ma journée comme ça, je gère au coup par coup.

- Prendre ma journée, tiens, je vais expliquer ça à mon boss, y va en faire une tronche!

- Je pensais aller au bureau en « vélib » mais finalement tous les bus et les métros circulent, c’est bizarre !

- Au fait, tu connais les raisons de cette grève? On entend tellement de trucs et tout le monde s’en mêle!

- Les enseignants nous ont expliqué vaguement. Mais tu sais, y a qu’à lire les infos, c’est vraiment pas folichon ce qui se prépare dans l’éducation.

- Oui, enfin, les profs, ils défendent l’éducation ou l’Education Nationale?

- C’est quoi cette question?

- Tu sais les syndicats, le pouvoir, les réformes, le contre-pouvoir, finalement rien ne bouge quoi!

- En tous cas, aujourd’hui, il fait un froid de canard! Allez à plus, je rejoins le cortège, après tout, papa, prof ou pas, je me sens concerné!

- C’est vrai ça, on se gèle! Bon, ben bonne manif’, moi, j’vais bosser, tu me raconteras?!

-….

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Share on LinkedInShare on TumblrEmail this to someone



Une ville, un fruit

28 01 2009

De quelle fameuse mégalopole

la pomme est-elle le symbole?

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Share on LinkedInShare on TumblrEmail this to someone



Qu’est-ce qu’un BLOG?

26 01 2009

Il est pas beau notre magicien, notre technicien, notre JULIEN?

http://www.dailymotion.com/video/x840d8

BRAVO à l’équipe très pédagogique du WEB Pédagogique!

Pour visionner d’autres vidéos, rendez-vous sur le tableau de bord de la plateforme. Il y en a pour tous les publics (parents, élèves, profs) et tous les âges (de la maternelle au BAC). Vous devriez même y trouver ma trombine en cherchant bien…

Silence, on blogue!

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Share on LinkedInShare on TumblrEmail this to someone



1 mot, des mots

24 01 2009

Nouvelle rubrique: « un jour, un mot »

parce qu’il est bon de jouer avec les mots

parce qu’il est important de ne pas prendre un mot pour un autre

parce qu’il est désagréable d’avoir un mot sur le bout de la langue

parce qu’il ne faut pas toujours prendre un mot au pied de la lettre

parce qu’il est utile de posséder des mots pour soigner les maux

parce qu’il existe toujours un bon mot pour sourire

parce que mot à mot et mot pour mot n’ont pas le même sens

Le mot du jour….à la lettre « C »

« CAGOU »

A vos dicos! A vos commentaires! Top chrono!


LE GAGNANT DU JOUR EST SAMY!

Pour toi, une photo

Source

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Share on LinkedInShare on TumblrEmail this to someone



Petit dîner en ville

22 01 2009

Entre carnet intime, témoignage et droit de réponse, voilà il y a une semaine, ce que j’écrivais à l’un de mes cousins, suite à un tranquille petit dîner entre amis. Pourquoi aujourd’hui rendre publique une discussion d’ordre privé? Parce qu’elle est révélatrice d’une tension générale, parce qu’elle reflète l’ambiance délétère qui règne, parce qu’elle traduit les méfaits d’une campagne de maltraitance envers le monde enseignant mais plus grave encore, parce qu’elle diffuse une image méprisante de l’école et porte atteinte à la sérénité dont nos élèves, petits et grands, ont plus que jamais besoin pour apprendre, pour prendre confiance et faire leurs premiers pas.

Salut cousin !

La nuit étant passée…et les problèmes de connexion enfin résolus, je vais essayer de répondre calmement. La violence de tes propos d’hier m’a laissée muette, et même si la provocation et les effets de manche font partie du piquant d’une bonne discussion entre amis j’avoue m’être sentie un peu agressée. En disant, « vous » à chacune de tes nombreuses condamnations, tu jettes le bébé avec l’eau du bain et tu participes ainsi à la diffusion malsaine d’un amalgame un peu trop facile entre les réels problèmes d’un système (que personne ne nie) et les compétences particulières de chacun de ses éléments, à savoir un grand nombre de profs (la majorité sans doute) dévoués et acharnés dans leur tache. Surprise par l’envolée subite et sans appel de ton réquisitoire, je n’ai pas su trouver les mots justes et j’ai préféré me taire. Lâcheté de ma part car par mon silence je me suis rendue coupable à la fois de complicité en diffamation et de trahison. Il était tard, la journée de classe était passée et il est vrai, je n’ai ni les talents oratoires d’un avocat, ni l’habileté rhétorique d’un procureur général. A chacun selon ses compétences…Alors ce matin, je souhaite, si tu me le permets, réagir à certaines de tes accusations et les mettre en ligne, tant elles sont le miroir du climat dans lequel nous vivons quotidiennement.

En vrac…

Lorsque tu dis « vous vous engraissez sur le dos des élèves et des contribuables » j’ai bien envie de te répondre que ce n’est vraisemblablement pas le surpoids qui guette les enseignants mais plutôt la famine et la mendicité. C’est d’ailleurs certainement cette dernière qui pousse autant d’enseignants dans la rue. Ils mendient un peu de reconnaissance, de respect et de beurre dans les pâtes, les haricots étant denrées de luxe. Travailleurs pauvres, oui, voilà ce que nous sommes devenus.

Lorsque tu dis « vous êtes responsables de la faillite des jeunes générations », je t’expliquerais bien volontiers que dès la maternelle, notre grand malheur est de découvrir AVANT tout le monde et donc de révéler au grand jour les vices cachés d’une société de surconsommation, de caprice et de gavage télévisuel, qui, en amont, fabrique et dérègle les comportements des tout petits qui nous arrivent et que nous tentons tant bien que mal d’insérer dans un projet d’éducation et d’enseignement. Si cela fonctionne, la famille s’enorgueillit des résultats de sa progéniture ; si cela échoue, la faute en revient évidemment à l’école, à la fois responsable et coupable de n’avoir pas redressé la barre !

Lorsque tu dis plus loin « vous êtes fossilisés, accrochés à vos acquis et à vos privilèges », là c’est moi qui te demande…de quels acquis parles-tu ? De quels privilèges ? Celui, par exemple, de s’en prendre plein la tronche à longueur de temps par les parents, les médias, les politiques et les ignorants, en passant par les copains et les tendres cousins? Celui de regarder les autres partir en vacances en s’offrant, une fois tous les deux ans, une semaine de paradis au camping des flots bleus (un enseignant étant très souvent en couple avec un autre enseignant) ? Celui de manger des salsifis à la cantine chaque jour de l’année dans le bruit incessant d’un réfectoire surchargé ? Celui de se retrouver coincé entre deux portes de classe, à choisir entre les coups de fouet à donner ou les coups de couteaux à recevoir ?

Lorsque tu dis encore « vous n’êtes que des fonctionnaires, des petits soldats et vous n’avez qu’à obéir docilement aux ordres en baissant les yeux », tu me rappelles avec effroi les pires atrocités que l’excès de zèle a produit et continue malheureusement de produire ! Cher cousin, si la maîtresse de ton fils appliquait à la lettre le programme ou les injonctions médiatiques venues « d’en haut », je peux te garantir qu’il serait loin d’être l’élève et l’enfant qu’il est aujourd’hui. Petit détail, pour éclairer le grand juriste que tu es, les programmes n’ont pas valeur de loi. Ils n’ont aucun caractère obligatoire. Le dernier texte de loi relatif à l’école que l’enseignant DOIT respecter et appliquer date de 2005. C’est celui du socle commun de connaissances et de compétences que je t’invite à découvrir, à lire, à décrypter, à comprendre…tu le trouveras facilement sur internet.

Lorsque toujours tu dis « vous êtes à l’origine des résultats déplorables de l’école et du lamentable classement mondial des universités »…tu omets plusieurs choses. D’une part, mentionner un fait non négligeable : le chômage (et aujourd’hui la crise), accompagné du démantèlement croissant des familles, a traversé et bouleversé la société. L’école étant le réceptacle de l’humanité, elle porte en elle un dérèglement dont on ne peut honnêtement la rendre responsable! D’autre part, tu oublies de prendre en compte les particularités de la composition socioculturelle et donc scolaire des enfants de nos écoles, qui n’ont rien à voir, par exemple, avec ceux de la population scolaire scandinave, pour reprendre un exemple maintes fois cité dans les médias ces derniers temps. Là-bas, moins d’effectif, pas ou peu d’immigration, une société égalitaire, un niveau de vie plus élevé, un enseignement basé avant tout sur la langue orale et non sur l’écrit…Tu vois bien que si les raccourcis sont parfois tentants, il est difficile de comparer l’incomparable, même s’il est utile d’observer ce qui se passe ailleurs ! Je t’apprendrai par exemple qu’un enfant finlandais n’entendra pas avant l’âge de ses douze ans cette petite phrase que nos enfants entendent chaque jour dès leur retour à la maison: » Tu as eu de bonnes notes aujourd’hui à l’école? »

Lorsqu’enfin tu dis « vous êtes l’état dans l’état, vous bloquez tout un pays en réclamant toujours plus alors que le budget de l’éducation nationale est le premier budget de l’état », je pourrais te rétorquer, avec une pointe de provocation et de malice, qu’il est légitime qu’une nation démocratique digne de ce qualificatif se préoccupe en tout premier lieu de ses enfants et de son futur plutôt que de collectionner sous-marins, montres bling-bling ou autres portefeuilles d’actions. Mais je ne tomberai pas dans la caricature du propos ; je te confierai avec sincérité que les premiers à faire les frais avec douleur de la lourdeur du système archaïque dont tu parles, de cet état dans l’état, ce sont ces mêmes enseignants que tu qualifies de fossilisés et qui chaque jour se rendent sur le terrain, œuvrent avec acharnement, seuls dans leur classe, seuls face à toutes ces demandes suppliantes, seuls face à la société qui part en vrille , seuls face au temps qui file alors que les apprentissages, eux, nécessitent du temps, seuls…oui, très seuls…Alors c’est vrai, on a appris à se défendre pour défendre nos valeurs éducatives ; on s’est mobilisé non pas « contre », mais « pour ». Pour nos élèves, pour leurs familles, pour la connaissance, pour la démocratie, pour le partage, pour…

….Nous ne sommes pas contre l’excellence, contre la réussite, contre l’économie de marché, contre la société moderne, contre le mouvement. Nous ne sommes pas contre tout cela, mais nous sommes pour un juste équilibre et pour la prise en compte de celui de l’enfant, de l’élève, de tous les élèves…Malheureusement, chahuté par les excès et les ruptures de la vie, cet équilibre est si rarement tangible, si rarement respecté qu’il est nécessaire, vital de trouver un bouc émissaire pour se dédouaner et décharger sa colère…L’école et donc les profs ! Alors oui, nous avons développé une certaine forme de solidarité professionnelle que tu appelleras sans doute corporatisme mais qui en réalité reflète le désarroi dans lequel nous nous trouvons. Désarroi d’autant plus implacable quand on aime profondément son métier et qu’il nous est impossible d’en changer.

Cher cousin, je ne puis, malgré toutes tes condamnations arbitraires, t’en vouloir de parler ainsi car je t’accorde bien volontiers les circonstances atténuantes dues à la forte désinformation et à la manipulation généralisée des idées qui gravitent autour de l’école, des élèves, des profs. Aussi, dans la grande clémence qui est la mienne, je t’accorde un sursis : viens de temps en temps, mais le plus régulièrement possible, lire mes chroniques « bleu primaire » et faire un petit stage de réadaptation scolaire. Même si nous ne partageons pas les mêmes idées, tu y apprendras beaucoup sur la réalité du métier! Car enfin il est une chose remarquable : contrairement à TOUS les autres métiers du monde, n’importe quel individu, sous prétexte qu’il a des enfants scolarisés ou qu’il est allé lui-même à l’école se permet de donner des leçons de professionnalisme aux professionnels concernés! Dis-moi un peu, les victimes, les témoins, les condamnés, les jurés, les journalistes, sous prétexte qu’ils ont assisté à un ou plusieurs procès, sont-ils en mesure de te donner des cours de droit civil ou pénal ? Tolèrerais-tu un tel abus d’autorité ? Et bien vois-tu, enseigner est un métier, un véritable métier. Un métier particulier, je te l’accorde, mais un métier. Et les enseignants sont des professionnels de l’enseignement, pas des répétiteurs, ni des programmateurs, ni des transmetteurs…DES PROFESSIONNELS.

Pour conclure, et avec toute ma tendresse, je t’affirme que ne suis pas fâchée contre toi ; je suis en colère qu’un homme comme toi puisse colporter des propos aussi vifs et droit sortis de coupures de journaux d’une seule et même presse. Un peu de recul cousin et de pondération et je serais alors, dans la mesure de mes capacités et fort modestement, tout à fait disposée à discuter avec toi des nombreux problèmes présents, réels et récurrents du système éducatif à la française, en prenant cependant garde de ne pas céder aux idées simplistes et aux raccourcis médiatiques. Encore une fois ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain.

Affection,

Tianette

Voilà. Confidence pour confidence, oui, c’est fatigant d’avoir sans cesse à se justifier et d’être toujours dans la position du coupable. Mais une chose est certaine, une fois dans la classe, une fois ce petit monde rassemblé, oui, une fois que chacun est là et que le cours des apprentissages reprend son fil, je peux vous garantir que maîtresse d’école reste le plus beau métier du monde! Et moi, j’ai ce privilège là! Na na na nère!

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Share on LinkedInShare on TumblrEmail this to someone



Du figuratif au figuré…

21 01 2009


A/

B/

C/

D/

E/

F/

G/

H/

La consigne est simple:

Retrouvez l’expression qui se cache derrière chacune des illustrations proposées et en donner le sens, la signification.

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Share on LinkedInShare on TumblrEmail this to someone



Evaluer…un mot à la mode

19 01 2009

Évaluer: estimer, donner de la valeur…vraiment?

Pourtant, bien souvent, l’évaluation se concrétise en classe par la notation, le verdict, la sanction, la mesure selon un barème identique pour tous là où les besoins sont toujours individuels. Quel élève peut affirmer qu’il en sort, non seulement valorisé, mais également davantage conscient de la trajectoire qu’il lui reste à suivre? Quel parent peut réellement percevoir les progrès effectués ou les difficultés précises qui subsistent? Quel enseignant peut réaliser, à partir de la seule note, les grands axes à définir pour mettre en projet chacun de ses élèves?…Pas grand monde en définitive…et certainement pas les fameux 15 % d’élèves en échec scolaire à la sortie du primaire!

Non, pour être honnête, personne ne peut se satisfaire d’un pareil outil de triage.

Oui, pour être honnête, j’ai été élève, je suis maîtresse, je suis maman, et je peux vous avouer une chose: les notes ne m’ont jamais éclairée sur le « comment avancer ». Car c’est bien cela qui doit primer, n’est-ce pas ?

Élève, elles me terrorisaient ou me glorifiaient mais ne m’aidaient nullement à prendre conscience du chemin parcouru et des étapes suivantes à franchir. Parent, elles m’exaspèrent ou me flattent mais ne me parlent ni de mon enfant, ni de ses capacités, ni de ses compétences ni des manques qui persistent. Enseignante, elles me font perdre du temps et ne me permettent  aucunement d’accompagner et de guider efficacement mes élèves.

Alors, pourquoi je continue de noter???

 » -…car j’ai été élevée ainsi, car le système est ainsi fait, car mes collègues le font, car curieusement les parents et les enfants le demandent, car je n’ai encore rien trouvé ou expérimenté de plus simple, de plus efficace, de plus parlant.

- Mais enfin, Ostiane, me hurle Gimini Criquet dans le tréfonds de ma conscience, rien n’est simple en pédagogie, tu le sais bien, alors ne te cache pas derrière de fausses bonnes mauvaises raisons!

- Aïe, tu me fais mal aux oreilles, ne crie pas ainsi, je ne suis pas sourde, et puis tu te répètes… »

Évidemment, vous me direz et je serai en accord avec vous, chacun a besoin de repères clairs et définis afin de visualiser les objectifs et les notions en jeu, de comprendre les besoins et de se projeter vers des objectifs ciblés et pertinents. Oui. Évidemment. Et l’enseignant éprouve ce même besoin, cette même nécessité! Mais ne peut-on enfin penser la classe autrement? Ne peut-on enfin écouter les chercheurs et s’inspirer des méthodes qui existent ça et là. Tout le monde en parle! Cette question de l’évaluation est omniprésente en formation continue, en salle des profs, sur le trottoir, à la sortie des classes, et même ces dernières semaines, dans les médias!

Quand aurons-nous le courage et l’honnêteté de nous y atteler, en conscience, en pensée, en action et en équipe!

Malheureusement, on ne pourra sereinement ni envisager ni parler d’évaluation positive en classe tant que persisteront, venues de l’extérieur des pressions infondées et inopérantes mettant en place des mécanismes sinon de compétitivité, du moins de comparaisons malsaines.

Alors quoi?

Quand, comment, pourquoi évaluer?

Qui ou quoi évaluer?

Voici, en guise de modeste conclusion, quelques mots-clés qui permettent, au quotidien de donner un sens à l’évaluation. Car s’il n’a jamais été question de la supprimer, il est grandement temps de la penser autrement.

1/ pertinence/transparence/compréhension: le contenu d’une évaluation doit être en étroite relation avec le contenu travaillé en classe; il doit être explicite pour l’élève et pour les parents; la forme et les consignes ne doivent pas être sources d’incompréhension

2/ régulation/adaptation/différenciation: les résultats d’une évaluation doivent permettre à l’enseignant de réguler les apprentissages et leurs rythmes en fonction des différents besoins révélés

3/ communication/progression/construction: en aval et en amont de toute évaluation, il y a le souci permanent d’échanger, de mettre en lumière les points d’appui et les points à travailler, de mettre en projet un élève, un groupe, un enseignant

Pour terminer, je souhaite partager avec vous, comme une invitation à la réflexion, quelques exergues venus d’ailleurs.

« Il faut que l’enfant sache ce qu’on attend de lui » COUSINET

« L’évaluation doit rester un outil de régulation, intervenir lorque rien n’est joué, qu’on peut encore agir. » PERRENOUD

« L’évaluation est moins un problème de mesure que de dialogue. » CARDINET

Sur ce sujet, quelques textes et sites à visiter, riches en matière (réflexion/action)

http://www.pedagopsy.eu/dossier_evaluation.htm

http://www.charmeux.fr/evaluer.html

http://francois.muller.free.fr/diversifier/index.htm

http://www.meirieu.com/ECHANGES/pepinster_evaluation_pratiques.pdf

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/01/19012009Accueil.aspx

http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=4204


Partager

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Share on LinkedInShare on TumblrEmail this to someone



Uniformes, seconde démarque!

17 01 2009

Profitez-en, ce week-end, grande braderie sur Blog Bleu Primaire: on solde les vieux habits, on liquide les fins de série, on brade les derniers stocks disponibles! Vous chinez les derniers uniformes remis au goût du jour? En quête d’une bonne affaire? C’est sûr c’est sur Bleu Primaire!

A vous de choisir!

Vous êtes parent, vous courez déséspérément après une tenue correcte pour vos enfants…

Vous êtes enseignant, vous cherchez obstinément, pour vos conférences, un habit décent…

Vous êtes directeur, vous hésitez entre un tablier bleu gris ou bien un costume or et argent…

Bref, vous êtes perdus, vous sentez dénudés, déshabillés, désorientés?

Ne cherchez plus…ici, vous trouverez de quoi vous rhabillez de la tête aux pieds!

A chacun selon ses goûts, son style, ses objectifs et son public!

Bon, voyons voir…vous êtes plutôt…

follklorique?

romantique?

psychédélique?

ou nostalgique?

féérique? automatique?

ou classique?

angélique?

oudiabolique?

historique?ou préhistorique?

comique?

stricte?

chic?

ou bien encore tricolore

aux couleurs de la République!

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Share on LinkedInShare on TumblrEmail this to someone



Conjugaison surréaliste

14 01 2009

René Magritte « The son of man » 1964

 » Dis-moi, petite pomme, quand te dépetitepommeras-tu ?

- Je me dépetitepommerai quand toutes les petites pommes se dépetitepommeront. Or, comme toutes les petites pommes ne se dépetitepommeront jamais, petite pomme ne se dépetitepommera pas non plus!

- Et ton ami le petit pot de beurre?

- Le petit pot de beurre se dépetipodebeurrerisera quand tous les petits pots de beurre se dépetipodebeurreriseront. Or, comme tous les petits pots de beurre ne se dépetipodebeurreriseront jamais, petit pot de beurre ne se dépetipodebeurrerisera pas non plus! »

Il en est et il en sera toujours ainsi qu’il s’agisse de la petite pomme, du petit pot de beurre, ou du petit poulet dodu…à conjuguer au temps qu’il vous plaira!

Pour en savoir plus sur « la pomme »

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Share on LinkedInShare on TumblrEmail this to someone



Laboratoire d’Histoire

12 01 2009

Il était une fois en France….

Le Moyen Âge, la grande épopée d’un Royaume…racontée par Christine de Pisan, une des premières grandes dames de France. Ni reine ni princesse, mais une des premières femmes professeurs de son époque! Eh oui…une pionnière de l’éducation! Ecoutons-la nous conter….

…Clovis, Pépin le Bref, Charlemagne, Charles le Chauve, Lothaire, Louis le Germanique…

« Tout, tout, tout, vous saurez tout sur… » les rois d’France: les gros, les bons, les chauves, les saints, les jeunes, les vieux, les grands et les maudits, les p’tits, les pieux, les bègues, les simples, les forts, les fainéants et les chev’lus!

A vous de jouer, de cliquer, de copier-coller, d’entrer dans le monde interactif du laboratoire d’Histoire…Bonne promenade!

Une astuce pour mes élèves, en cliquant, juste en-dessous, sur le tag « Moyen Âge », vous retrouverez d’autres sites et articles sur le sujet dont le clip vidéo de France Gall! Attention…les chansons populaires ne sont pas des vestiges historiques mais des clins d’oeil à l’Histoire!

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Share on LinkedInShare on TumblrEmail this to someone



Dialogue de sages

10 01 2009

De la conjugaison à l’esprit de sagesse, il n’y a qu’un pas

« Va, vis, deviens et surtout ne te retourne pas! »

En direct, voici un savoureux petit dialogue tout droit sorti d’une séance de conjugaison…A l’ordre du jour, vous l’aurez deviné, le présent de l’impératif!

Observation d’écrits, prise d’indices, confrontation, oralisation, tableau récapitulatif, exceptions… STOP! Un doigt se lève.

« Maîtresse pourquoi en Français y a toujours des exceptions? »

Réponse spontanée d’une camarade: « Parce que s’il n’y aurait pas d’exceptions, les règles n’existeraient pas! »

Intervention d’un troisième larron: « Et sans règle, c’est le bazar! »

Et bien voilà, tout est dit! Et la maîtresse n’a pas grand chose à rajouter!

Bien, revenons à notre impératif présent…moins savoureux mais utile tout de même…

Sois patient…

Ayons confiance.

Faites de beaux rêves!


Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Share on LinkedInShare on TumblrEmail this to someone



Spleen

8 01 2009

Malgré le ciel clair, ce soir, le bleu ne m’inspire pas.

Image de prévisualisation YouTube

Quand j’écoute ces paroles, je pense à cet enfant qui, à l’école, entend tomber les bombes; je pense à ce père qui cherche une ombre d’espoir sous les décombres; je pense à ces millions de tombes blanches qui entachent le monde, je pense à ces canons qui crachent la folie des hommes; je pense à cette femme ronde qui porte en elle le plus beau matin du monde; je pense à la peur du noir, à l’odeur du rouge, au silence amer de la neige blanche qui recouvre en hiver le cimetière des terres en guerre; je pense à tout cela et j’ai froid de honte, d’impuissance et de colère.

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Share on LinkedInShare on TumblrEmail this to someone



Le jardinier pédagogue (Chap.7)

7 01 2009

La science du pédagogue et le coeur du jardiner

Chapitre 7

« MENS SANA IN CORPORE SANO« 

Aime ton corps, ton corps t’aimera… Anonyme

mais… Mon corps n’en fait qu’à sa tête ! (Marcel Achard)

La paupérisation de masses de plus en plus importantes de la population française pose les problèmes de l’alimentation et ceux de l’hygiène de vie. Des carences graves dans les régimes alimentaires de la mère et du nourrisson peuvent entraver certains développements conditionnés par des apports essentiels. Plus tard, des menus très déséquilibrés, trop riches en graisses et en sucre provoquent des accumulations graisseuses traumatisantes aussi bien pour le corps que pour le psychisme.

L’école éprouve des difficultés pour faire face à ces problèmes et des palliatifs ne sont possibles que par des initiatives locales, en liaison avec les services sociaux. J’en donne un exemple. Des mamans issues de l’immigration étaient suivies par les services sociaux de Nancy. Il apparut que beaucoup étaient dans un état dépressif et négligeaient considérablement la préparation des repas de leurs enfants. Elles achetaient d’immenses sacs de frites, de carrés de poisson, d’ailes de poulet, de barres de mars ou autres produits chocolatés et cela constituait un ordinaire sans fruits ni légumes. On leur démontra, calculette en main, que l’on pouvait établir des menus autrement appétissants et sains en dépensant moins d’argent. Mini-action, grands effets !

L’hygiène de vie pose aussi problème dans certains cas. L’école d’autrefois s’en préoccupait ; pourquoi celle d’aujourd’hui ne le ferait-elle pas. Réduire la télévision au profit de promenades familiales. Se coucher assez tôt pour se lever à sept heures, même le dimanche. Pratiquer un ou plusieurs sports. Se détendre avec des jeux de société plutôt qu’avec des consoles. Veiller soigneusement à sa propreté corporelle et à celle de ses vêtements. Tout cela change le rapport à la vie et aux autres des enfants qui, se respectant mieux, respectent mieux les autres. Il est plus facile d’inculquer ces habitudes à des enfants qui sont en institution, mais cela n’empêche pas d’évoquer fréquemment ces problèmes en classe. Certains contes d’idiots (beotiana) parlent de ces thèmes.

Venons-en à la pratique des activités sportives. Une jeune fille de ma connaissance excellait à la course de fond. Dès le collège, elle s’était classée en tête des cross et autres courses d’endurance. Pour le bac, elle avait donc choisi cette discipline. Le jour de l’épreuve, il fallait qu’elle annonce d’avance le temps qu’elle allait réaliser. Cela l’inquiétait énormément. Le jour du bac, elle a perdu plusieurs points parce qu’elle était allée trop vite. Elle n’a plus jamais couru.

Certains professeurs d’éducation physique et sportive font pratiquer ces activités sous l’aspect exclusif du challenge et de la haute compétition. Cela ne me semble pas judicieux, sauf à considérer l’école comme une pépinière de futurs champions. Certes, la compétition signifie le dépassement de soi dans le respect de soi et le dépassement des autres dans le même respect des autres. C’est là toute la valeur éducative du défi sportif.

Mais, il est un objectif autrement important : que tous les enfants éprouvent dans leur corps la joie de l’exercice physique, sans se préoccuper le moins du monde de leurs performances. Les séances de gymnastique dans la nature, en communion avec le milieu, sont un excellent cadre pour pratiquer des courses, des escalades d’arbres ou de rochers, des traversées de rivières, en utilisant tous les accidents de terrain pour des exercices de musculation ou de relaxation. Étirements, respirations diverses, exercices collectifs de confiance en l’autre, voilà la tonalité pour que les enfants goûtent les charmes d’un corps qui se fait plaisir.

Si certains veulent se torturer dans les extrêmes, qu’ils le fassent dans d’autres cadres et d’autres moments, en groupes motivés. La sophrologie, le yoga, le taî-chi peuvent venir en aide à cette recherche de la sérénité physique. Il me semble aberrant d’enseigner des sports de combat à des enfants en révolte et en rupture scolaire. Leur agressivité est un gros problème et on les voit exercer leurs nouveaux talents à affronter des bandes rivales ou à cabosser des CRS. Est-ce là le but recherché ? Je ne vise pas ici des sports comme le judo ou le karaté pratiqués selon les règles de l’art. Mais, quand on voit ce qu’en font les commandos dans l’instruction militaire, on sait trop combien certains sports nobles peuvent être détournés vers des visées meurtrières. Et certains films en persuadent des esprits faibles.

Christian MONTELLE

Ornans, Août 2008

Diffusion libre Prochaine mise en ligne: conclusion et propositions de pistes à suivre…

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Share on LinkedInShare on TumblrEmail this to someone



Les Rois Mages

5 01 2009

Les Rois Mages suivant l’étoile.
(détail de la carte de l’Asie)
(BNF, ESP 30)
Atlas catalan
Espagne, Majorque XIVe s.

       Qui sont-ils, ces trois Rois Mages?

       Où se trouvent-ils et vers où se dirigent-ils?

       Que portent-ils dans leurs mains?

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Share on LinkedInShare on TumblrEmail this to someone



Voeux pour un an « neuf »

2 01 2009

       

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Share on LinkedInShare on TumblrEmail this to someone