Introduction à l’Analyse de(s) Pratique(s)

4 03 2009

Si l’analyse de la pratique était une œuvre d’art, elle ressemblerait sans doute à cela…

Terre Labourée

MIRO

Observer, situer, nommer, mettre en relation…

La suite dans un prochain épisode…je vous laisse cogiter!

 

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12 réponses à “Introduction à l’Analyse de(s) Pratique(s)”

5 03 2009
Christian Montelle (16:57:30) :

Miro ? Miro… oui, mais ne pas être miraud et toujours avoir aussi le recul, la vue panoramique !
Je suis parfois un peu effrayé par la sophistication des analyses… mais c’est un syndrome fréquent chez les vieux briscards !
Miro, c’est la déconstruction picturale. Prière de remonter les pièces ensuite : elles ont besoin de cohérence pour fonctionner !

5 03 2009
bouge-toi (19:14:12) :

Je cogite, je cogite…A tel point que pour le moment je ne sais que dire !
Christian fait référence à des pièces qui doivent être assemblées de façon cohérente : tant mieux j’adore les puzzles, et plus ils sont complexes, plus ils sont intéressants… On part d’éléments qui ne signifient pas grand chose pris dans leur unité, mais qui révèlent toute leur importance une fois soudés les uns aux autres !

5 03 2009
Ostiane (19:42:18) :

éléments pris dans leur unité
déconstruction
cohérence
recul
vue panoramique

C’est un début…

…allez encore un petit effort!

5 03 2009
Christian Montelle (19:46:29) :

Je veux dire qu’il est nécessaire d’avoir une vision claire des objectifs et des chemins qui y mènent. Il ne s’agit pas d’accumuler un tas d’ »activités », en espérant que cet activisme aura automatiquement des résultats (c’est assez souvent une croyance un peu naïve). Cela amène aussi à des choix sélectifs dans ce que l’on propose aux enfants. Les critères en seront la pertinence et l’efficacité.
Pour Bouge-toi : je te montrerai cela, à l’occasion, sur des cas concrets que je ne peux exposer ici, vu la place qu’il y faudrait.

5 03 2009
bouge-toi (19:56:54) :

« terre labourée » :
on part de l’existant, on lui fait prendre l’air pour le préparer à de nouveaux apports, et on plante alors de nouvelles graines…

Je cogite encore…

5 03 2009
Ostiane (20:08:05) :

Pas mal!

Et y a-t-il un élément de cette représentation picturale qui vous semble plus qu’un autre percer le mystère de cette fameuse analyse de la pratique?

5 03 2009
bouge-toi (20:16:27) :

Christian,
tu éveilles ma curiosité…
Faire des choix, pas toujours évident car choisir c’est aussi savoir renoncer…Mais oui, faire des choix sélectifs est indispensable sinon on se disperse et que reste-t-il ensuite ?
Ben, des poussières de connaissances, un goût d’inachevé désagréable…et le risque de se décourager…

5 03 2009
bouge-toi (20:35:27) :

Peut-être l’arbre à droite : un oeil, une oreille… comme un personnage capable de VOIR et d’ENTENDRE, en partie en retrait dans l’ombre tout en étant présent au milieu des autres…Un guide pour les autres…

Je m’égare sans doute…

6 03 2009
Christian Montelle (13:57:28) :

Quel élément ? Si je dis l’oreille, vous ne vous en étonnerez pas !

« Mais oui, faire des choix sélectifs est indispensable sinon on se disperse et que reste-t-il ensuite ? » écrit Bouge-toi.
« Faire des choix sélectifs… », oui, et surtout les organiser dans une finalité cohérente. Pour être plus clair, je donne un exemple : construire et écrire un récit. On peut penser qu’écrire un texte narratif repose sur des compétences innées ou naturellement partagées et demander aux enfants d’écrire de tels textes puis les corriger au hasard des erreurs commises. On peut aussi se demander quelles sont les briques, le ciment, les chevrons et les poutres qui sont nécessaires pour construire le récit et les présenter successivement aux enfants selon un ordre logique.
La diégèse et son fonctionnement, l’organisation du texte narratif avec ses variantes, la construction du monde du récit, le dialogique, l’emploi des temps dans le récit, etc, etc. On aboutit à une compétence qui s’affine d’année en année.
Il ne s’agit pas d’étudier la description, le portrait…., mais de décrire les processus linguistiques qui permettent d’évoquer une ambiance, un paysage, un caractère. D’évoquer de façon à ce que le lecteur puisse se représenter ce monde réel ou imaginé. Il y faut des détails, un effet de vérité (même dans le mensonge). La localisation, la saison, l’heure du jour, les conditions météorologiques déterminent un chronotope (lieu et temps du récit) qui doit être cohérent et évoqué par des notations discrètes. Ces notations font appel aux cinq sens et non seulement au visuel et demandent un lexique et une syntaxe, voire une stylistique que les enfants ne peuvent deviner et qu’il faut enseigner.

Voilà un exemple de choix subordonné à un objectif.

6 03 2009
Ostiane (17:24:08) :

Bouge-toi, tu te rapproches…mais Christian, tu t’éloignes… ton choix de l’oreille reste malgré tout un des éléments clés de cette pratique.

C’est un jour faste, je rajoute un indice!

le mot « groupe »

Groupe d’analyse de(s) pratique(s)

6 03 2009
bouge-toi (20:17:52) :

Qui dit « groupe » dit échanges, regards croisés et…quelqu’un pour guider la discussion (l’arbre ?)…

28 10 2011
Ostiane (15:07:32) :

2 ans et demi plus tard…je reprends le fil des commentaires :-)

Dans le prolongement d’un accompagnement d’équipe l’an dernier sur le thème de la relation école-famille, cette même équipe me fait part de son désir et de son besoin de poursuivre son travail par le biais de la mise en place de Groupes d’Analyse de Pratique, dans une logique de soutien au soutien, de consolidation et de transfert des compétences.

Persuadée de la pertinence de cette démarche collective de transformation, l’évocation de cette peinture me vient immédiatement à l’esprit, je repense à cet article écrit 2 ans plus tôt…je reprends mes notes personnelles prises dans le cadre de mon cursus universitaire, et voilà ce que j’y trouve:

La terre labourée est une terre qui a été travaillée avec méthode, pour favoriser une culture spécifique. Le labourage évoque l’idée de remuer et de préparer la terre pour une future germination mais aussi l’idée d’un cycle, d’utiliser des éléments déjà présents, de les retravailler pour apporter des fruits différents. On part de ce qu’on est, dans son histoire personnelle et professionnelle, l’analyse de la pratique apporte la possibilité d’une prise de conscience de l’impact que peut avoir ce qui nous constitue dans l’élaboration d’une identité professionnelle.

La magie de l’écriture c’est qu’elle reste comme un sillon dans un champ, qu’elle permet d’y revenir et de mesurer combien le temps fait son œuvre.

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