Lire et écrire à l’école et dans la vie

30 04 2009

Voici deux petites vidéos gardées dans mon tiroir depuis septembre dernier…Il serait temps de les mettre en ligne avant que « rentrée 2009 » ne prenne le relais! Bon, il s’agissait de ma toute première interview filmée sans préparation…alors forcément…

1/ L’entrée au CP…Cours préparatoire…mais préparatoire à quoi??

http://www.dailymotion.com/video/x6kp4g

2/ L’apprentissage de la lecture…une longue initiation!

http://www.dailymotion.com/video/x6ir1d

Sous une autre forme, voilà qui poursuit, ai-je pensé ce matin, la réflexion et le débat suscités par les articles de Laurent Carle ces dernières semaines!




Figures de style!

29 04 2009

Sourire aux lèvres et regard en coin…vous ne trouvez pas qu’ils ont un petit air coquin?




l’utopie

27 04 2009

« L’utopie n’est pas l’irréalisable mais l’irréalisé »

Théodore MONOD (1902-2000)




Une promenade pédagogique

21 04 2009

En formation à Lyon, à cheval sur les deux semaines de congés scolaires, j’ai pu visiter le temps d’un week-end cette si belle ville. Le soleil et le sourire local ont donné à cette escapade pédagogique un petit air de printemps bien mérité! Et voici qu’au détour d’une rue, je croise Bernard! Oui…Monsieur Pivot juste devant moi et qui me regarde en souriant. Je crois rêver, je m’approche…c’est bien lui! Remarquez au passage la jolie veste bleue…Dans la vie, les hasards sont parfois surprenants! Après avoir échangé quelques mots littéraires sur « les nouvelles nouveautés« , il me conseille de poursuivre mon chemin vers la place Bellecour, rendez-vous hebdomadaire des Lyonnais où je trouverai certainement des librairies garnies d’ouvrages en tout genre. Me voilà repartie, en empruntant les quais de Saône. A ma droite, surplombant la ville, massive et imposante, Notre Dame de Fourvière, veille sur ses habitants.

Voilà bientôt la place Bellecour avec en son centre une statue équestre de Louis XIV majestueux sur sa monture royale. Une vaste place rectangulaire avec en effet à chacun de ses coins de grandes librairies. J’opte pour celle-ci, la devanture est attrayante et Agnès, conseillère au rayon pédagogie m’accueille avec beaucoup d’attention. « Un projet pour…repenser la relation parents-enfants »? C’est une nouveauté, nous venons de le recevoir, vous le trouverez au 1er étage. Je vous accompagne si vous voulez.

Mon coeur tremble un peu…j’allais voir pour la première fois mon bébé dans la cour des grands! pour reprendre l’expression d’une maman d’élève.

Et oui, il est bien là, joliment rangé sur une étagère colorée…ça fait tout drôle tout de même…

Dites, osé-je demander au responsable de rayon, vous pourriez me prendre en photo? En fait…il se trouve que j’en suis l’auteur. Un petit évènement pour moi, vous comprenez…

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Méthodes de lecture entre offre et demande…

20 04 2009

Pour réviser le chapitre 1

Pour relire le chapitre 2

Chaque adulte en état de penser, théoriquement de façon autonome, est convaincu à son insu, bien qu’il ait appris à parler en parlant et sans méthode (sans manuel de parole), qu’on ne peut pas lire avant d’avoir appris avec une méthode. « On ne peut pas apprendre à lire en lisant. Pour lire, il faut savoir lire ! »

Règle paradoxale ! Ainsi, la doxa convole avec l’orthodoxie, qui répond aux attentes des conservateurs et réactionnaires, partisans des méthodes sélectives, celles, béabêtifiantes, qui, empêchant les enfants de pauvres d’apprendre à lire, procèdent à un tri éliminatoire précoce. Dès le départ, elles écartent bon nombre de concurrents pour qu’ils n’encombrent pas la piste de compétition. L’offre des producteurs de méthodes colle parfaitement à cet unanimisme de la pensée « pédagogique » et réciproquement.

Malheureusement, ce jeu de rétroactions négatives « offre-demande », en renchérissant, aboutit, comme peau de chagrin, au rétrécissement et à l’uniformité des pratiques, étayées par une pensée unique qui réduit la pédagogie à un catalogue de procédés didactiques « en vente dans toutes les bonnes librairies ». Comme toujours, ignorant les besoins cognitifs des enfants, l’offre façonne la demande pour en faire la clientèle des outils qu’elle produit. C’est tout le contraire d’une institution au service de l’enfance. Or, face à l’hétérogénéité grandissante des élèves, la voie unique d’accès à l’écrit est loin d’être la panacée « pour lutter contre l’échec scolaire »… qu’elle crée.

Cette théorie mécaniste de l’apprentissage par l’oreille de l’écrit (langue exclusivement visuelle), construite pour satisfaire le rêve rationaliste de ses prédicateurs et officiants, fonctionnerait très bien dans une classe sans élèves, sur des perroquets ou sur les cerveaux formatés d’un univers de science-fiction. Transmis par ses agents pathogènes, les manuels scolaires, l’oralisme dans l’enseignement de la lecture est une maladie didactique endémique. Pendant que, par la voie réflexe court-circuitant le cortex, les enfants font du bruit avec leurs bouches  (cha, che, chi, cho, chu, ché, ban, ben, bin, bon, bun,), leurs cerveaux restent en jachère et s’atrophient.

L’institution enseigne l’écrit comme s’il était le parent pauvre, l’enfant bâtard de l’oral, le conservatoire de la langue parlée. Pourtant, l’écrit est la langue des scientifiques, des philosophes, des poètes et des écrivains, la langue de la pensée, bien plus riche que l’oral, langue de la parole. Faire de l’apprentissage de la lecture à l’école une activité qui consiste à sonoriser des syllabes, c’est annuler avec désinvolture toute l’histoire, toute la culture de l’humanité. Lire, c’est penser avec les yeux, c’est mettre du sens sur des signes, sans détour par l’oral. C’est prévoir, anticiper, prélever des indices de sens, imaginer, vérifier ses hypothèses, le plus rapidement possible, sans déchiffrer, sans oraliser, sans subvocaliser. Lire, c’est comprendre avec le minimum d’informations. C’est, d’un regard, aller à l’essentiel, faire le tri pour faire du sens en prélevant les indices pertinents, en négligeant les autres. Ce que les méthodes n’apprennent jamais. Au contraire ! Elles font tout déchiffrer.

Tout déchiffrer est la « voie royale » pour ne pas lire. Autrefois, pour avoir du son il fallait faire l’âne. Aujourd’hui, au XXIe siècle, on réussit à faire des ânes en faisant faire du son. On fait des illettrés. L’école sous influence s’obstine à enseigner des règles de « correspondance » inutiles et trompeuses, qui n’existent pas, et à ignorer les stratégies de lecture qui permettraient à tous les Français de devenir lecteurs. Comme le lecteur expert, le débutant, vrai lecteur, celui qui est bien informé sur la nature et la fonction de l’écrit et non abusé par les méthodes, trouve son bonheur dans la lecture elle-même. Soit, il satisfait un besoin en réalisant le projet qui avait motivé sa lecture, soit, il y prend le plaisir que procure la littérature. Il n’attend pas une de ces récompenses infantilisantes que le maitre conforme à la tradition distribue avec parcimonie et « méthode ».

Apprendre à lire, c’est apprendre les opérations mentales qu’utilisent les lecteurs confirmés et non se livrer à des exercices scolaires de réflexologie sans rapport avec la lecture. Quand on sait conduire une auto, on peut prendre des leçons de mécanique pour pouvoir se dépanner si on veut voyager dans une région désertique. Mais tout savoir en mécanique, préalablement aux leçons de conduite, n’apprend pas à conduire. L’apprentissage de la conduite se fait en circulant dans la rue, au volant, non au garage ou devant des schémas de moteurs éclatés. Déchiffrer, c’est faire l’inventaire minutieux de la longue liste des pièces mécaniques… avant de tourner la clef de contact. Autrement dit, c’est ne jamais conduire !

Que serait un « livre de lecture » qui proposerait d’apprendre à lire par la voie directe, la voie du sens ? Ce serait un livre sans « méthode ». Un livre simplement.  Remplacer le manuel par les livres, c’est mettre la didactique au service de la pédagogie. Ou, sortir du jeu de l’offre et de la demande pour revenir à un service public  au service des besoins.

Laurent CARLE Mars 2009




Paroles de femme

17 04 2009

Aujourd’hui, je laisse la plume à une toute nouvelle « visiteuse »…

Princesse Charmante, un beau matin, est venue frapper à ma porte, avec délicatesse. « Chère Ostiane, peut-on dire chère à quelqu’un qu’on ne connait pas? » Quelques échanges rapides hors blog et le ton est donné. Pas de doute cette Princesse là est une sacrée maman, mais une femme avant tout. C’est pourquoi j’ai l’immense plaisir ce matin de lui laisser le champ libre…

Attention….Expression!

Voilà quelques lignes d’humeur du jour….

Peu importe comment je m’appelle, je suis une femme comme vous.

Une qui n’avoue son vrai âge que sous hypnose. J’ai 25 ans d’expérience dans l’amour, 11 comme maman, et 17 en tant que directrice d’un tas de trucs qui font rêver, parfois amusants parfois sinistres.

Voila, je suis une fille comme vous. Je dis « comme vous » parce que le blog d’Ostiane est féminin d’après les statistiques. A 84%.

Parenthése : Ostiane, quel sublime prénom ! tout de même, y’en a qui partent avec des avantages dans la vie ! M’étonne pas qu’elle soit revenue à la cours d’école. Devait faire des ravages dès le premier tableau noir avec un fabuleux prénom pareil…

En ce moment, ma zone est en vacances scolaires et donc moi avec. Avec lesdits enfants et leurs copains dans les valises. D’habitude, je pars faire la pause avec une remorque de bouquins formidables ; cette fois, j’ai emporté des adresses de blogs et de sites et donc après le ski, je surfe.

Une maman du club des adorables princesses de CM1 (dont je fais crânement partie) m’a recommandé ce blog « Bleu-primaire » dont j’ai d’abord aimé la doc, l’approche, le sérieux puis, en y regardant de plus près, le ton résolument idéaliste et la sensibilité à fleur de peau de son auteur. Les mots que l’on choisit nous jouent parfois des tours… Ils disent malicieusement ce que nous sommes et c’est très bien comme ça.


Je me suis demandé comment une maman avec les 4 enfants, avec le full-time job, avec le livre, avec le blog et, j’imagine, avec l’amoureux, voyait les Femmes, les mamans que nous sommes et qui défilent dans ses classes depuis 17 ans. Ostiane m’a délicatement retourné la question bien que j’ai beaucoup moins de casseroles sur le feu …

– Ben voila, c’est que je ne sais pas trop.

– C’est bien pour ça, M’dame, que j’avais d’mandé.

A quoi ressemble notre génération de femmes très gâtées d’être nées là ou elles font jeu égal avec les mecs ?

Que faisons nous de notre liberté ?

Est ce qu’on ne fait bien la mère que si on fait bien l’amoureuse, l’amante, la pro ? ou pas du tout justement parce qu’on ne peut pas « boxer » toutes catégories ?

Côté mère, je suis de celles qui accompagnent ses enfants le matin à l’école en tentant d’être d’une humeur vaguement charmante et de dire au moins un truc qui arrachera un début de sourire à ses préados-adorés.. j’ai du assurer 10 fois maximum la sortie de 4h30… en 11 ans. Et encore, parce qu’il y avait réunion d’information.

J’ai 8 ans et la boule au ventre quand la Maîtresse me sollicite pour un RDV surprise alors même que ma fille fait la collec des 9 et 10. Quand c’est pour mon fils ainé, que l’école n’intéresse pas du tout, j’envoie courageusement son père. Seul. En le gavant de consignes. Avec une anti-sèche longue comme un roman de questions à absolument poser. « Mais t’as qu’à y aller toi même «  grogne le Père.

Dans la vie, la fille cadette réussit-tout-et-avec-le-sourire, le fils ainé veut faire « homme préhistorique » plus tard parce qu’il n’y pas trop de contraintes et que la vie au grand air, tu comprends, Maman, c’est trop ça ! non, désolée je ne vois pas bien. Je ne vois surtout pas bien comment moi et Le père avons pu faire des enfants aussi diamétralement opposés dans leur relation à la performance scolaire. J’avoue, je n’ai pas eu le courage d’en faire un troisième pour observer de quel côté pencherait la balance : scolaire ou galère ?

On  ne dit pas assez combien l’enfant scolaire est un cadeau pour l’égo et surtout combien le parent n’y est pas pour grand chose ! en duo ou célib,  wonderwoman des années 80 ou bien maman à temps plein avec la bague au doigt depuis l’année du bac, il n’y a pas de recette. Aucune statistique à mon humble connaissance ne délivre le mode d’emploi du parent d’élève scolaire qui vous fichera un paix royale pendant 15 ans et vous vaudra le sourire complice voire admiratif de générations de professeur(e)s. Pour avoir les deux modèles home-made, l’enfant fâché avec le système vous montre vite vos limites de parent qui croyait, mine de rien, avoir LE truc. A quoi ça tient ? je ne sais pas.

Côté cœur, j’ai 15 ans. allez disons, 14. Le cœur déchiré par les ruptures-crises d’un amoureux torturé. Il faut dire que je m’acharne à les choisir hermétiques, solitaires et torturés mais toujours extraordinairement intelligents. Et malheureusement, ça ne compense pas.

Je crois que plus on avance et plus on est amoureuse. Nous les filles, sommes programmées pour savoir qu’assez vite nous ne pourrons plus donner d’enfant à l’homme qu’on aime et par là-même nous l’attacher. Il me semble que ça intensifie les sentiments … et l’infinie douleur d’être quittée ou de se séparer.

j’aurais pu être cynique et détachée (comprendre célibataire avec aventures) j’ai préféré l’option romantique « princesse charmante » en décalage complet avec son époque et tant pis si ça ralentit, si ça complique. tant pis si on doit tomber parfois très mal tomber.

Quelles mères font les femmes libres ? je ne sais pas.

Côté business, un titre qui fait joli sur le CV me permet d’observer que si les femmes sont censées émarger au même tarif que le sexe fort, elles ne risquent pas de ruiner les multinationales. Vu qu’elles en sont quasi-absentes dès que ça donne dans le Directeur …  A part quelques acharnées qui dorment dans leur bureau ou quelques pistonnées dont le nom fait office de CV, les femmes désertent le haut des organigrammes.

Et de grâce, qu’on ne me dise pas que la carrière, c’est une question d’organisation ! Organisée en langage « bouleau » ça veut dire, croiser ses enfants chaque soir pour un bisou 3 minutes chrono avant de dormir. Organisée, ça veut dire louper la plupart des congés scolaires parce qu’on s’est organisée avec les grands-parents ou autre, organisée ça veut se faire croire que la qualité (comprendre très très peu de temps !) remplace avantageusement la quantité (comment des filles pourtant brillantes osent-elles tenter de nous faire croire ça ?)  Organisée ça veut dire dispo pour tout sauf les Siens.

Je passe sur le best-of « ben, t’as qu’à être  prof ou fonctionnaire » … je ne commenterai même pas ce grand classique du boss névrosé entendu 100 fois.

Ceci dit, Je comprends que le vide abyssal d’une vie amoureuse anéantie (souvent inconsciemment) engendre une inexorable fuite vers le bureau.

Quelles mères font les filles à carrière ? je ne sais pas.

Et toi ? Et vous?

A ton tour….A votre tour…




Parents-enseignants, vers un partenariat possible?

15 04 2009

Sortie officielle!

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Disponible également dans toutes les librairies

Présentation du contenu:

SOMMAIRE

PRÉAMBULE: une collection, un état d’esprit

INTRODUCTION: les problématiques en questions

1. DIALOGUER…cela s’apprend!

– L’enseignant: derrière le professionnel, un individu

– Transformer le destinataire en partenaire

– Établir des ponts de communication

– Mettre en place des outils

– Communiquer pour créer, construire et développer

2. Un partenariat pour DIRE et FAIRE ensemble

– Faire un état des lieux de la structure scolaire

– Définir conjointement les manques et les besoins

– Organiser une méthodologie commune

– Gérer les compétences et le rôle de chacun

– Accompagner et soutenir les différents partenaires

3. L’ENFANT-ÉLÈVE en association avec les PARENTS

– L’élève au cœur du système: une radio d’école

– Spécificité, complémentarité, participation autour d’un spectacle

– Autonomie et responsabilisation: un voyage scolaire

– Génération internet pour bloguer l’école et la famille

– De la semaine de la presse au journal d’école

4. TRANSVERSALITÉ, COOPÉRATION et APPRENTISSAGES SCOLAIRES

– Sortir l’école de son étau mental

– Relier les sphères affectives, sociales et cognitives

– Installer les apprentissages dans une réalité concrète

– Un grand pas vers la citoyenneté et et l’autonomie

– Inscrire la scolarité dans une dimension humaine, culturelle et intellectuelle.

CONCLUSION: 5 points d’entrée pour une nouvelle CHARTE ÉDUCATIVE

Qu’en pense le Café pédagogique?

Recommandé par Cap Canal




Un week-end à savourer…

11 04 2009

Dicton de saison

Les Pâques pluvieuses sont souvent fromenteuses et fort souvent menteuses!

Superstition d’occasion

Un oeuf de Pâques avec 2 jaunes assure chance et fortune à son propriétaire.

De nombreuses autres histoires de Pâques sur le site de PtitClic!




Du virtuel au réel…la visite d’Astrid!

10 04 2009

Maîtresse, maîtresse elle arrive!!

Bienvenue Astrid!

A vos questions!

Séance dédicaces!

Une bien belle après-midi… Merci Astrid pour cette visite instructive, éducative, ludique et sympathique!! Le dialogue continue…de blog à blog!

Le blog d’Astrid de Roquemaurel




Un auteur en classe!

8 04 2009

Ou plutôt une auteure…Astrid de Roquemaurel, vient nous rendre visite en classe vendredi prochain afin de nous présenter de son livre « Mais non, je blogue ». Nous travaillons depuis le début d’année sur notre BIBLIO-Blog et ce petit ouvrage plein d’astuces et de renseignements nous a été fort utile. Très vite, l’idée de recevoir l’auteure en classe s’est imposée. Et bien voilà un joli cadeau avant les vacances de printemps…

Quelques questions que les élèves souhaitent poser.

1/ Avant d’écrire votre livre, aviez-vous ouvert un blog?

2/ Quelle a été votre source d’inspiration?

3/ Comment avez-vous rencontré Delfine, l’illustratrice?

4/ Avez-vous écrit d’autres livres?

5/ Combien de temps a-t-il fallu pour rédiger votre « Mais non, je blogue »?

6/ Pourquoi avez-vous choisi ce thème des blogs?

7/ D’où vient l’idée de ce titre?

8/ p1 A quoi sert l’adresse http://www.chezmoi.com?

9/ p11 Que signifie le mot « plateforme »?

10/ p14 Pourquoi la fillette maquille-t-elle son ordinateur?

11/ p44 A-t-on toujours besoin d’un mot de passe?

12/ p75 Comment avez-vous trouvé la liste de tous ces blogs?

13/ Faut-il écrire souvent sur son blog?

14/ Quelles sont les différentes utilisations d’un blog?

15/ Qui est le premier inventeur du blog?

….à suivre, si vous avez d’autres questions, utilisez la fenêtre « commentaire »!

N’oubliez pas vendredi de venir en classe avec votre petit livre!




Apprendre à lire…chapitre 2

6 04 2009

Pour réviser le chapitre 1…cliquez ici!

Au jeu de l’offre et la demande…suite

Depuis toujours, on soigne le symptôme sans s’interroger sur la cause.  Mais, pourquoi, après avoir localisé a priori celle-ci chez l’élève, quelle que soit sa nature, apporte-t-on une réponse qui exclut toute solution globale ?

Les psychologues, les rééducateurs, les réseaux d’aide, les centres médico-psychologiques et structures de soin spécialisées produisent-ils du changement dans les classes ou renforcent-ils l’homéostasie du système : toujours plus de la même chose ?

Agents de subvention pédagogique ou agents de maintenance ? Pourquoi l’enseignement, entreprise qui rencontre autant d’aléas et d’incertitudes, est-il considéré comme variable négligeable et ses professionnels, supposés étrangers aux difficultés, laissés à eux-mêmes, sans aide et sans soutien Pourquoi tant de tabous ?

Si  apprendre c’est corriger ses erreurs, la clause d’infaillibilité, en protégeant du désaveu, interdit la formation, le perfectionnement, la réforme et le changement. Cette politique de l’autruche empêche toute évolution dans la conception de l’enseignement de la lecture, étend un voile sur ses ratés, freine la recherche didactique, disqualifie toute connaissance en la matière et exclut toute pédagogie.

Par contre, elle pérennise le soin aux élèves « en échec », théoriquement temporaire. Tout se passe comme si on avait choisi de sauvegarder tout à la fois l’industrie du livre de lecture et les métiers périphériques qui font profession de sauvetage aux enfants malades de l’école, plutôt que de réformer l’enseignement.

Heureusement pour les bambins, l’apprentissage de la marche et de la parole ne déclenche aucune production, ni commerce de méthodes et donc, ces premières acquisitions se font par un apprentissage sans enseignement. On ne leur demande pas d’apprendre à marcher avant de marcher. Aucun chantage moral au « travail » de marche ou de parole ne vient perturber le développement enfantin. Ni devoirs, ni leçons. Sans quoi, nous aurions une armée de soigneurs dispersés dans des ateliers et… 20 % de catatoniques des membres inférieurs, plus, 20 % de mutiques.

Les « méthodes » fleurissent sur un postulat non questionnable : l’antériorité de l’enseignement des règles sur l’apprentissage des savoir-faire. Ce postulat dit que toute compétence scolaire – lire, compter, dessiner ou chanter –  ne peut être acquise qu’après mémorisation de l’ensemble des règles de la discipline enseignée. « Apprends d’abord tes règles, ton résumé, tes tables et tableaux! » Plus qu’un conseil pédagogique, plus qu’une consigne d’action, c’est là une loi fondamentale qui ne souffre aucune transgression. Ce préalable s’impose comme code moral de bonne conduite. Les maitres marginaux qui n’y soumettent pas leurs élèves sont jugés laxistes. « Ils ne font pas leur travail ». Les bons élèves passent outre, discrètement. Une fois la maitrise du geste acquise, la formulation réfléchie de la règle leur suffira pour la mémoriser.

Autre effet secondaire indésirable : cette profusion de manuels clef-en-main, tous pareils et concurrents à la fois, paralyse chez leurs utilisateurs, réduits à l’état de consommateurs par la publicité déclarée ou par la doctrine didactique, la réflexion pédagogique et le questionnement sur le processus d’accès au sens de l’écrit. Les didacticiens et entrepreneurs de la lecture au bruit pensent la pédagogie de la lecture à la place de ceux qui l’enseignent, qu’ils considèrent comme simples exécutants d’une méthodologie élaborée en dehors et loin de la classe, bible pédagogique d’une mythologie dont on ne connait pas l’histoire. Penser avant d’enseigner semble aussi superflu que penser en lisant : « lis d’abord, tu comprendras après ! ».

Pouvoir miraculeux de l’idéologie, non seulement, personne ne met la méthode unique en question, mais on la réclame unanimement. On la cherche quand on ne la voit pas. Du maitre qui, après avoir renoncé à « la voie indirecte » et refusé de choisir « sa méthode » sur le plateau bien fourni de l’offre commerciale, enseigne sans « méthode », les usagers convaincus de sa nécessité et les méthodistes dogmatiques disent qu’il « fait de la globale ».

Laurent Carle Mars 2009

A suivre…Chapitre 3




Portraits de fleurs

4 04 2009

La star, ce jour là, c’était la fleur…Dessinez-moi une fleur…Mais pas n’importe quelle fleur…Votre fleur…Celle qui ne ressemblera à aucune autre fleur parce que ce sera votre fleur…

En cliquant sur chacune des réalisations, vous verrez la fleur s’épanouir!


Déborah Samy Louis Régis Olivia Nicole Oliwia Eva EmilieManel Pauline




Je lis, tu lis, ils lisent…vraiment?

2 04 2009

Dès le départ, j’ai souhaité un blog interactif, une passerelle où chacun puisse réagir en toute confiance et sérénité sur les tous les sujets éducatifs ou pédagogiques. Les prises de paroles alternées permettent à l’esprit d’aborder la réflexion comme un acte collectif. Ce matin, je suis heureuse de donner la parole à Laurent Carle qui s’exprimera sur un sujet aussi essentiel que délicat. Étant donné la densité de ce texte, je le publierai en 3 épisodes. Ainsi, ceux qui le désirent pourront prendre le temps de lire, réagir, interpeller, questionner l’auteur. Laurent, à toi!

Au jeu de l’offre et de la demande

….c’est rarement la demande qui gagne et, souvent, la demande épouse l’offre ingénument. En le privant de pédagogie, l’offre privatise l’enseignement à son profit. Ainsi, le service public d’éducation n’échappe pas à la logique financière des intérêts privés. En permanence exposée sans protection à la pression des lobbies et à la puissance financière de l’offre, la demande est facilement manipulable. La « demande » de méthodes de lecture par la voie indirecte en est une illustration caricaturale. Docilement soumise à la théorie unique de la lecture, elle s’y plie sans objection.

Cette théorie, conçue par les didacticiens, concorde parfaitement avec l’offre, beaucoup moins avec les besoins des écoliers, pas du tout avec la lecture que pratiquent les vrais lecteurs. Dans la vie, personne ne lit comme à l’école. L’originalité singulière de la théorie dominante et des outils d’enseignement qu’elle propose est de faire de la lecture scolaire une activité spécifique, propre et intemporelle, qu’on ne pratique nulle part ailleurs. A l’école du manuel de lecture, lire c’est oraliser les signes écrits à voix haute ou dans le souffle, c’est réveiller les sons dormant sous les signes ; nul ne peut savoir lire avant enseignement de la méthode et nul ne peut apprendre à lire sans enseignement par méthode. (*)

Toutes les « méthodes de lecture » enseignent une fiction, le « code de correspondance » et la compétence livrée avec, le décodage.

L’adhésion, ou non, des élèves fait de ces méthodes des instruments de sélection invisibles et insidieux. Y échappent ceux qui savent déjà lire ou qui apprennent à coté des leçons et hors de l’école, en trichant avec le « code ». Les élèves disciplinés  qui tentent d’appliquer ce code déchiffreront à vie sans comprendre ce qui leur arrive.  Séduisant les maitres par leur semblant de rationalité, adoptées sans examen critique, elles deviennent  des pièges à élèves. Elles trompent les plus naïfs et les plus démunis au plan culturel. La lecture au bruit de la lettre produit, bon an mal an, 20 % de syllabeurs-bafouilleurs  non lecteurs, malgré dix années d’école.

Apprendre à lire avec une « méthode de correspondance », c’est comme apprendre à marcher avec un bandeau sur les yeux. Selon les guides didactiques, lire « par la voie indirecte » consiste à passer par une mise en sons, c’est-à-dire à « écouter le bruit des lettres » qui, par définition, sont muettes et n’ont pas de sens. Ce détour cognitif, imposé à l’enfant,  lui est présenté par les « méthodes de lecture » sous l’appellation de décodage, guidé par le « code de correspondance ». Une avalanche de produits didactiques tout-en-un propose unanimement la même et unique démarche d’acquisition de la lecture, à quelques variantes près : le catalogue des sons et les règles d’association de ces sons, de leur conversion en graphies et vice-versa (élève phonographe à l’écriture, graphophone à la lecture), sans offrir nulle possibilité, ni opportunité de mise en question de cette définition du savoir-lire et de la méthode pour l’acquérir.

Leur point commun : la passivité intellectuelle de l’apprenant. Leur valeur commune,  présentée comme recette de la réussite : le travail. Quand on propose aux enfants une méthode d’apprentissage en laquelle on n’espère qu’un mince succès, on se voit contraint de les inciter à une laborieuse ardeur. Au besoin, un éventail de récompenses-punitions décuplera les efforts. S’échinant comme forçats à apprendre à lire par une voie périlleuse, les élèves, improvisés marins-pompiers, volent au secours de la méthode avant qu’elle ne fasse naufrage. On sait bien que, sans leur « travail » et leur « volonté », la méthode s’appellerait Titanic. Pourtant, du fait d’une conception moraliste qui stigmatise comme faute l’erreur d’apprentissage, l’échec n’est jamais imputé aux auteurs qui ont conçu le manuel et à l’éditeur qui l’a mis sur le marché. Non soumis à l’obligation de résultat, ceux-ci sont innocents à perpétuité, tandis que les élèves, en devoir de réussir, sont coupables et handicapés à vie s’ils échouent.

« Je ne choisis pas ma méthode au hasard. Je choisis librement,  sans influence, me semble-t-il, celle dont les auteurs m’ont convaincu qu’elle est « bonne ». Si la méthode que j’ai adoptée est irréprochable, le responsable de l’échec éventuel ne peut être que le maitre ou l’élève. Dans le doute, j’aime autant penser que ce n’est pas moi. Si ce n’est pas moi, c’est que l’échec est inscrit, de toute éternité, dans une sorte de déterminisme génétique ou provoqué par un risque lié aux facteurs sociaux. D’ailleurs, ce qui balaie mes doutes, c’est que, depuis toujours, dans le service public d’éducation français, ce n’est pas le prestataire du service qui doit réussir, mais son destinataire. Et depuis 50 ans, l’institution scolaire, comme les structures médico-psychologiques et psychopédagogiques, traite l’échec scolaire au coup par coup, par la prise en charge individuelle des élèves. Pas de mise en question des méthodes et du système, pas de soutien psychologique, ni d’aide pédagogique pour les maitres. C’est donc que tout va pour le mieux dans le dispositif didactique en amont de l’apprenant. »

(*) Françoise Dolto, 5 ans, à la maitresse de lecture qui vient de lui annoncer qu’elle sait lire enfin : « je voudrais savoir comment on apprend à lire pour de vrai ».

Laurent CARLE (mars 2009)

A suivre…en attendant…postez vos commentaires!


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Histoires de crabes

1 04 2009

Petite vidéo entre poisson d’avril et conte philosophique! Une perle dénichée par PBM sur le blog d’internetkids tenu par Louis, Charles et Ferdinand! Merci les jeunes!

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