Alain, Erwan et nous autres…

26 07 2009

Ce matin, un article en réponse au dernier commentaire en ligne…

Oui, en effet…en plein we de grand départ, qui se souciera du sort d’Alain REFALO?

La sanction est odieuse car pécunière…réduire un peu plus le maigre salaire d’un enseignant qui n’a commis aucune faute professionnelle, ne compte par ailleurs ni ses heures auprès de ses élèves ni ses heures hors temps scolaire, c’est tellement “petit”, tellement indigne!

Une idée en passant…organiser le soutien financier d’Alain en mettant en ligne une collecte:

1 euro symbolique…multiplié par le nombre d’enseignants solidaires…

Utiliser les réseaux sociaux et les différents sites web pour la diffusion de cet appel à solidarité.

Pédagogiquement, professionnellement, humainement, étiquement vis à vis de ses élèves, rien ne peut être retenu contre Alain REFALO. Mais il a ouvertement, publiquement, médiatiquement osé dire et organiser son opposition, son insubordinnation.

Il me semble que c’est sur cette nouvelle forme de contestation que notre collègue a été sanctionné. Insoummission, manquement au devoir de réserve, outrage à fonctionnaire, incitation à la désobéissance collective.

Personnellement, si je reste partagée sur la forme empruntée par le mouvement des désobéisseurs, je demeure totalement solidaire sur le fond.

Une question subsiste alors…

Comment agir sur le fond sans adopter une forme radicalement contestataire?

Comment accorder conscience personnelle, respect hiérarchique et responsabilité civique…

Quelques lectures à ce sujet

http://www.meirieu.com/nouveautesblocnotes.htm

http://www.charmeux.fr/blog/index.php?2009/07/25/121-cette-fois-l-ecole-est-vraiment-en-danger

http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/lirarticle-252147-1332994.html

http://tvbruits.org/spip.php?article1066

Jusqu’au verdict final j’ai voulu penser, croire, souhaiter que la sanction ne serait que symbolique. Elle est odieuse, disproportionnée et injuste.

Ce que j’aurais aimé entendre de la part des responsables politiques?

Quelque chose du genre….

Monsieur REFALO, nous ne pouvons tolérer qu’ouvertement vous appeliez à l’insubordination collective; nous vous demandons donc de stopper tout appel à la désobéissance; mais au regard de ce que vous mettez en place en classe, nous ne pouvons que constater que vos dispositifs pédagogiques permettent d’aider les élèves à progresser et à apprendre; nous n’appliquerons donc aucune sanction à votre encontre.




Célestin, Maria, John et tous les autres

21 07 2009

En ce mardi 21 juillet 2009, voici quelques réactions à chaud et dans le désordre (c’est les vacances tout de même!) à 2 articles parus ce jour dans le quotidien La Croix.

 

1 Docteur en sciences de l’éducation, Marie-Laure VIAUD explique le manque de succès des pédagogies différentes en France:

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2382951&rubId=786

 

2 Un article de Jean-François FOURNEL sur la pédagogie FREINET

  

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2382705&rubId=4076

 

1/ Une centaine d’écoles labellisées Freinet ou Montessori répertoriée sur le territoire, c’est bien entendu beaucoup trop peu ! Cependant il ne faudrait pas oublier le travail d’un grand nombre d’enseignants au niveau du primaire qui, au sein de structures traditionnelles, tentent « frénétiquement » de réinjecter un peu de ce substrat pédagogique. Pas facile du reste d’adhérer à un modèle collaboratif d’apprentissage, où apprendre apparaît comme un processus lié aux interactions entre pairs (je fais ici référence aux pédagogies « institutionnelles »), dans un système où les adultes entre eux peinent souvent à travailler ensemble faute de temps, d’organisation et/ou de motivation.

 

2/ Je ne pense pas que le manque d’ouverture des enseignants soit la principale cause du faible engouement pour ces pédagogies. Encore faudrait-il que les enseignants aient été formés à cela. Freinet comme d’autres pédagogues, s’ils sont « cités » en formation initiale, le sont davantage comme des personnages historiques faisant partie de l’histoire de l’éducation plutôt qu’appréhendés comme de possibles sources d’inspiration concrète. Et demain…comment Pestalozzi, Montessori, Freinet, Dewey, Steiner, Ferrière, Cousinet, Decroly, Oury (et tous les autres!!) vont-ils être intégrés, compris, assimilés au sein des nouveaux dispositifs de formation ? La question demeure ouverte…

 

3/ Ce n’est effectivement pas Mai 68 qui a inspiré Freinet (il est mort en 66) mais plutôt sa traversée du Chemin de Dames et l’indélébile handicap dont il fut victime. La pédagogie n’est pas qu’une technique d’apprentissage, même si pour Freinet cette technique est essentielle ; la pédagogie est avant tout une réflexion d’ordre anthropologique. Il me plait à rêver, croire même que la « crise » que nous traversons actuellement porte en elle les fruits d’une nouvelle réflexion sur l’homme, sa place et son rôle dans la société. Que laisserons-nous à nos jeunes ?

 

 4/ Montessori, une pédagogie de luxe… Si Maria venait à apprendre cela…Mais Montessori, ce n’est pas une méthode ! Montessori, c’est une grande Dame qui s’est toute entière dévouée à l’éducation des plus fragiles, de ces enfants à l’époque considérés comme aliénés, débiles et par voie de conséquence évincés de toute préoccupation éducative. Comment en sommes-nous venus à « marchandiser » sa pensée et son action ?! Il y a là encore quelque-chose qui ressemblerait à cela…

 

Ce dont le système ne veut pas, soit il le pervertit, soit il le rend inaccessible…

 

http://www.dailymotion.com/video/x9tb16

 

Des parents, associés, intégrés, partenaires…ça aussi ça compte!

 




Méditation…

19 07 2009

« Traitez les gens comme s’ils étaient ce qu’ils devraient être, vous les aiderez à devenir ce qu’ils peuvent être. » GOETHE

 

 




Promouvoir une éducation durable

11 07 2009

Dans un article du Figaro daté du 10 juillet 2009, Alain Bentolila, éminent linguiste et principal concepteur des nouveaux programmes, s’intéresse aux relations entre la famille et l’école. De la linguistique au projet éducatif…Il fallait y penser!

Quel bonheur de retouver sous votre plume ces idées qui me sont chères et que je défends sur ce blog depuis sa création.

Je vous cite…

« Il est urgent de repenser les liens entre l’école et les familles…pour créer cet espace commun de coopération culurelle et éducative…il faut qu’un vrai projet soit proposé….afin de ne laisser aucun des enfants de ce pays sur le bord du chemin…Il est grand temps d’agir…il faut que parents et enseignants se décident à définir les termes d’une compatibilité entre école et famille…c’est dans une telle perspective que devraient être créer des « écoles de parents »: on y apprendrait à construire des ponts entre savoirs scolaires et vie familiale…nous ne gagnerons pas la bataille contre l’échec scolaire en dressant parents et enseignants les uns contre les autres…l’avenir de nos enfants mérite que l’on réunisse famille et école dans un même élan républicain sans les confondre ni les opposer…une même intelligence doit proposer aux parents et aux enseignants les termes d’un nouveau pacte qui les rendrait collectivement responsables de porter au plus haut degré d’exigence la formation intellectuelle des élèves-enfants « .

Et bien Monsieur Bentolila, la petite enseignante que je suis se voit très honorée du fait que vous vous fassiez l’écho de ces propos. Il m’avait déjà semblé reconnaître quelques-unes de ces formules dans le dernier chapitre d’un de vos récents ouvrages…Certes, les idées n’appartiennent à personne; elles vont et viennent au gré de ceux qui les énoncent, les traduisent, les interprètent, les adaptent. Qu’un homme de votre renommée reconnaisse (quelques mois après avoir sans doute lu un manuscrit que je soumettais à votre regard critique et dont je n’ai jamais eu de retour) la valeur et l’utilité d’un tel pacte républicain me réjouit!

Est-il utopique de penser que vous auriez pu me répondre, comme d’autres l’ont fait, et non des moindres. J’aurais volontiers échangé en toute humilité quelques idées avec vous. Mais j’imagine aisément qu’un homme de votre stature, régulièrement courtisé et sollicité en permanence, ait à gérer avec soin son agenda et à choisir avec prudence ses interlocuteurs!

C’est pourquoi je ne jouerai pas avec vous la fable du pot de terre contre le pot de fer. Je saisis juste ma souris blogueuse au vol et souhaite que nos idées soient lues, comprises et partagées par le plus grand nombre. Bien évidemment, il reste certains points que vous évoquez dans cet article sur lesquels je reste prudente, notamment lorsque vous affirmez que l’école maternelle fournit aujourd’hui une réponse inadaptée aux besoins des jeunes enfants. Ainsi voilà une nouvelle occasion de nous rencontrer et d’en reparler!

Quand vous le voulez, où vous le souhaitez, je reste solidaire d’un dialogue à construire.

En attendant, c’est avec plaisir que je vous invite à (re)lire mon ouvrage. Et oui, figurez-vous que mon « Projet pour repenser les relations parents-enseignants » est paru en avril dernier, après divers remaniements. En voici la couverture:

Vous y retrouverez un grand nombre des termes et des concepts que vous abordez dans votre article. Dans mon ouvrage, j’ai pris soin de les développer en faisant le pari de cette « éducation durable » à laquelle votre article est dédié.

En vous souhaitant bonne lecture!




C’était la dernière récré

6 07 2009

Ah les amis, qu’elle était chouette cette dernière récré!

Une récré qui n’en finissait plus avec ses jeux d’eau et ses bonbecs à la pelle…hum, et cette odeur de Tagada-Carambar qui ce matin toujours « me colle encore au corps et au coeur »…le temps, comme une cascade de rigolade et le tableau noir transformé en fresque géante. Bonnes vacances maîtresse!

Des rires qui dégringolent les escaliers, des cartables fatigués qui débordent de souvenirs et laissent s’envoler deux ou trois papiers chiffonnés, déchirés, oubliés…Les couloirs qui se vident, les murs qui se dénudent, la dernière cloche qui sonne et les cases orphelines qui déjà attendent la prochaine rentrée…

Au revoir chers enfants, chers parents…

Au revoir et merci, merci, merci!

Merci pour vos dessins, vos mots, vos fleurs

Merci pour vos sourires, vos regards, vos pleurs…

MERCI et…




Veille de vacances!

1 07 2009

http://www.dailymotion.com/video/x2d3xi

Un cahier à feuilleter en hommage à Jacques Prévert

Et vous…qu’allez-vous faire en sortant de l’école??