Ecrire, lire écrire…un journal d’école

30 04 2010

« Ecrilire »

Lire pour écrire…écrire pour lire

Faut-il choisir?

Écrire pour raconter

Lire pour découvrir

Écrire pour organiser

Lire pour se repérer

Écrire pour s’exprimer

Lire pour écouter

Écrire pour être lu

Lire pour se relire

Écrire pour interagir

Lire pour jouer

Écrire pour informer

Lire pour s’informer

Écrire pour partager

Lire pour s’enrichir

Écrire pour fixer

Lire pour se souvenir

Écrire pour apprendre

Lire pour comprendre

Écrire pour grandir

Lire pour se voir grandir


http://video.google.com/videoplay?docid=-4744064430849936694

Lire pour écrire

Écrire pour lire

Faut-il vraiment choisir?


Petit rappel extrait du

Pilier 1 du socle commun

« Savoir lire, écrire et parler le français conditionne l’accès à tous les domaines du savoir et l’acquisition de toutes les compétences. »

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3/100/1000

20 04 2010

Blog Bleu primaire vient de passer le cap des 300.000 visiteurs

Au fait…3…100….1000, ça s’écrit comment en lettres?

En chiffres déjà,  entre ce que j’entends (3/100/1000) et ce que je dois  effectivement écrire (300.000), il y a une sacrée différence que seule une bonne compréhension de la numération me permettra d’appréhender correctement et  sans aucune hésitation.

Mais et en lettres?

Connaissez-vous la règle générale, les sous-règles particulières ainsi que les exceptions qui confirment l’existence de l’ensemble de ce labyrinthe orthographique qu’est l’écriture des nombres?

A vous de jouer, d’écrire et de partager vos connaissances

😉

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L’apprentissage des règles scolaires 1

16 04 2010

Le règlement scolaire ou l’histoire d’un grand malentendu

Lorsqu’ils découvrent un nouvel établissement, une nouvelle classe ou tout simplement un nouveau professeur, les élèves découvrent également de nouvelles règles de vie. De ce postulat qui relève de l’évidence, deux axes de réflexion bien souvent trop vite écartés me semblent pourtant incontournables. C’est pourquoi j’ouvre aujourd’hui une petite chronique consacrée à ce thème d’une actualité brûlante qu’est celui de l’autorité.

Le premier axe que nous  tenterons d’aborder aujourd’hui, concerne la manière dont l’adulte (enseignant ou responsable légal de l’enfant) va permettre au jeune de se saisir de ces règles qui pré-existent; règles inconditionnelles qui font figure de loi et qui fondent la pérennité de toute vie en collectivité. Le second axe privilégiera la façon dont le professeur peut engager les élèves dans la prescription de nouvelles règles auto-proclamées d’ordre public. Cette seconde voie donnera lieu à la mise en place de règles secondaires mais tout aussi essentielles tant pour le bon fonctionnement du groupe-classe au quotidien que pour l’éducation à la citoyenneté et l’exercice de la démocratie.

1/ Comment connaître la loi, comment la rendre accessible, lisible et compréhensible?

Curieusement, et sans doute justement parce qu’il s’agit d’une évidence pour eux-mêmes, les adultes ont tendance à considérer un peu trop vite et naïvement que la loi, parce qu’elle est cette chose si essentielle et incontournable pour vivre en société, relèverait de ces fameux pré-requis connus d’office par les jeunes. De la formule consacrée « Nul n’est sensé ignorer la loi » on arrive, un peu trop vite là encore, à cette croyance que l’enfant au contact de la collectivité, convoquerait de manière intuitive et innée les attitudes de respect, d’ordre et d’obéissance qui expriment l’acceptation et la reconnaissance des règles.

Mais pour ne point l’ignorer, encore faut-il à un moment ou à un autre en avoir pris connaissance et plus encore en avoir conscientisé les enjeux. Alors très vite et parce qu’on a autre chose à faire en classe et que le programme lui, n’attend pas, on se rassure et on répond à la question par un évitement tout légitime…On se dit qu’après tout, quelqu’un leur en a déjà certainement parlé, la maîtresse de l’année dernière ou les parents, premiers éducateurs; oui, quelqu’un s’en est forcément déjà chargé…D’ailleurs, pour pallier cet obstacle et mieux se décharger tout à fait de toute responsabilité, un règlement intérieur propre à chaque établissement est systématiquement distribué en début d’année à chaque famille qui le lit et le signe ou le signe sans le lire, ou le lit sans le lire à l’enfant, ou le lit et le signe sans le comprendre…

C’est vrai après tout, tant de papiers à lire et à signer en début d’année, multipliés par le nombre d’enfants…Ajoutez à cela un vocabulaire parfois obscur, même pour des parents lecteurs et francophones (et au fait..et les autres?) Additionnez également ici le nombre de paragraphes et de sous-paragraphes…Il faut l’avouer, ce document très officiel n’engage pas à une lecture très approfondie en famille. D’ailleurs, à la maison aussi on a autre chose à faire qu’à déchiffrer et décoder les interminables interdits prescrits dans la charte de bonne conduite…Et puis, on connaît la chanson par cœur, on nous distribue la même enveloppe garnie tous les ans! Le maître ou le directeur en reparlera bien avec eux en classe puisque finalement c’est de l’école qu’il s’agit! C’est leur affaire tout de même!

Bref, on comprendra ici très vite que cet outil sensé fixer le cadre de référence commun à chaque membre de la collectivité éducative (enseignant-élève-parent) se trouve malheureusement trop souvent à la source même des premiers quiproquos, des premières incompréhensions entraînant dans leurs sillages les premières situations conflictuelles. 

« Mais vous n’avez donc pas lu le règlement distribué en début d’année? Vous le copierez 10 fois! Cela vous permettra de l’apprendre jeune homme. « 

Punition…action-réaction…« C’est incroyable, l’institutrice de mon fils l’a cloîtré tout un mercredi après-midi pour recopier les 5 pages du règlement: 5X10=50 »...et encore le résultat ne tient pas compte de l’écart entre un texte dactylographié et un texte manuscrit…

Cette petite introduction qui ne répond pas encore à la question soulevée en 1/ pose néanmoins, me semble-t-il,  le décors de fond. Et si le ton, vous l’aurez noté, se veut volontairement décalé, c’est pour mieux laisser à l’humour une chance d’engager une vraie réflexion autour d’un sujet très sérieux.

La suite de cette chronique à paraître très bientôt.

Pour le moment j’ai assez parlé, je vous laisse la parole 😉

Quel temps prenons-nous avec nos élèves et avec les familles pour aborder ce fameux règlement?

Et avec nos enfants, comment nous y prenons-nous pour mettre en évidence les points clés d’un contrat d’autorité?

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De l’imprimerie à l’usage du blog scolaire

14 04 2010

« Quand les enfants écrivent pour être lus, par d’autres enfants, mais aussi par leurs parents et par tous ceux qui accèdent au journal scolaire, ils ne rechignent pas à travailler longuement et patiemment. Ils savent qu’ils s’inscrivent dans une grande chaîne et que leurs textes participent à la construction du monde. Le journal devient ainsi le moteur d’une activité intellectuelle et collective. Toutes les autres tâches scolaires s’en trouvent vivifiées. »

Célestin FREINET, L’imprimerie à l’école

Dans la citation suivante il suffirait de remplacer le mot journal par le mot blog…et nous redonnerions vie à cet illustre instituteur…C’est sûr, si Célestin avait enseigné au XXI ème siècle ce novateur anti -conformiste se serait certainement emparé bien avant tout le monde de l’usage du blog scolaire!


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Pluton, panète ou pas planète?

12 04 2010

Ce matin, et pour reprendre la discussion entamée  hier à partir de l’article de Paul intitulé « Étoiles et planètes », je vous propose une vidéo tout à fait passionnante envoyée par notre illustre David, fidèle « ami critique » de Blog Bleu Primaire

Un voyage au cœur de l’univers et de l’histoire des planètes, un hommage au travail des scientifiques et des chercheurs…

carte du ciel

système solaire

planète

astéroïde

astronomie

astrologie

astrophysicien

recherche

science

scepticisme

histoire

observation

découverte


http://www.dailymotion.com/video/x1xbut

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Astronomie en ligne

10 04 2010

http://www.decitre.fr/images/genere-miniature.aspx?ndispo=/gi/grande-image-non-disponible.jpg&img=/gi/68/9782745906168FS.gif&wmax=155&hmax=239&loupe=true

 » Ce livre documentaire publié chez MILAN Jeunesse explique l’univers. Il parle du Soleil, de la Terre, de la Lune notre satellite et du système solaire. Il parle des autres planètes: Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne et des planètes lointaines Uranus, Neptune, Pluton. « 

Si vous voulez en savoir plus à propos de chacune des planètes de notre système solaire, rendez-vous sur le CULTURO-blog des CM1-CM2 pour découvrir la suite de l’article de Paul, passionné d’astronomie 😉


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L’accueil

8 04 2010

Pour les lecteurs du blog qui ne sont pas pour autant des adeptes de Facebook, je livre ici un des sujets de réflexion et de discussion qui s’est ouvert hier au sein du groupe lancé avec l’ouverture des Etats généraux du bonheur à l’école. (cf l’article du 7 avril)

Se dire « bonjour » le matin, c’est se dire mutuellement qu’on existe.
Un rituel apprécié et attendu…

Chaque matin donc, nous nous disons « Bonjour » en nous regardant, en nous nommant. Ce bonjour s’accompagne toujours d’un contact physique: un regard prononcé, une poignée de main, un baiser, une accolade, une main sur l’épaule. C’est le signal que nous sommes là, que nous allons entamer une journée ensemble.

Ce bonjour est suivi d’un espace de silence. Transition nécessaire pour entrer dans cet espace-classe (ici) et ce temps (l’instant). Transition nécessaire pour prendre conscience de notre présence et de nos présences respectives. C’est aussi le moment où nous allons nous rendre compte de l’absence d’un élève ou d’un camarade. Nous allons prendre en charge cette absence. Nous allons la faire exister…

Cet accueil est une des portes d’entrée qui scelle ce que j’appelle le contrat d’autorité légitime. L’autorité n’est pas un mot qui doit faire peur. Il faut s’autoriser l’autorité. Elle est, une fois de plus, appréciée et attendue des jeunes en quête de repères et de reconnaissance. Reconnaissance que cette autorité permet d’exprimer. L’autorité mène à l’altérité. Elle permet à chacun d’exister dans un cadre clair, défini, sécurisant. Ce Bonjour, cet accueil en est la clé de voûte.


De nombreuses équipes déclinent cet accueil selon les particularités et les besoins de chaque établissement. Je connais par exemple une école de centre ville située dans un quartier réputé sensible appelé également Zone d’Éducation Prioritaire, et qui a fait le choix,
dès le début de chaque année, d’ouvrir pendant plusieurs jours l’école aux parents avec à l’appui d’ interprètes chargés de décoder les usages, les fonctions, les enjeux, les rôles, les attendus de chacun au sein de l’école.

Ce dispositif d’accueil qui peut sembler contraignant en temps et en organisation mais que l’équipe a elle-même décidé de mettre en œuvre, fait d’elle aujourd’hui, et ce sans qu’elle l’ait anticipé, une école recherchée par les familles mais aussi par les enseignants eux-mêmes, tant le climat scolaire y est porteur et facteur de réussite.


Voilà un accueil responsable et responsabilisant. Nul n’est sensé ignoré la loi, celle qui prévaut à l’école…nul n’est sensé rester à l’écart. L’intégration se fait dans les deux sens grâce à la mise en œuvre de vraies structures de communication. et d’échanges.


L’accueil, c’est un peu le premier visage que l’établissement offre à celui qui arrive, qui entre ou qui passe…

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Etats généraux du bonheur à l’école

7 04 2010

Les États généraux de la violence s’ouvrent donc aujourd’hui sous la direction d’Eric Debarbieux, spécialiste de la question. Jeunes, adultes, élèves, psychologues, force de l’ordre, juristes, enseignants et parents vont durant 2 jours explorer la question du passage à l’acte, en interroger les causes, analyser les manifestations de cette violence, soumettre des réponses, avec comme postulat cette nécessaire mise en garde « Pas de schémas simplistes pour aborder un phénomène complexe. Une dramatisation souvent excessive entrave une action à long terme. » E.Debarbieux

Cette violence, si l’on en croit les études chiffrées, toucherait environ 10% des établissements. 10% c’est bien évidemment déjà trop car derrière la froideur et la limite des chiffres se cachent des réalités humaines.

Pour autant il me parait intéressant et sait-on jamais utile de considérer également les 90% restants; les établissements qu’on appellerait donc par opposition non-violents, quoique ce terme mériterait qu’on s’y attarde…

Et sans doute, à l’intérieur de ces 90% de non-violents trouverait-on un certain pourcentage d’établissements qui ont choisi délibérément d’intégrer le bien-être et le bonheur à l’école comme facteur d’efficacité et de productivité…Non pas un bonheur béât et satisfait, non pas un bien-être individualiste et superficiel, mais un bien-être et un bonheur indispensables et indissociables de toute activité humaine.

Curieux pari que celui de considérer le bonheur comme véritable stratégie, comme incontournable prérequis, comme enjeu vital. Et pourtant, tel est le parti pris au quotidien d’un grand nombre d’équipes et d’enseignants. Pour illustration, en février dernier un colloque organisé par l’académie de Paris, auquel j’ai eu la chance de participer, a même été réservé à ce sujet. Forum de discussions, échanges de pratiques, bilans d’expérimentations et synthèses de recherches sur ce thème à découvrir sur le site de l’académie.

Le sujet du bien-être est donc un sujet très sérieux, un cas d’étude, un domaine expérimental…

Est-il possible de dresser une typologie des établissements en question?

Est-il imaginable de parler d’ethnologie du bonheur en éducation?

Comment ces équipes ou ces enseignants s’y prennent-ils?

Quels projets éducatifs mettent-ils en place?

Quels types de coopération entretiennent-ils au sein de l’équipe éducative?

Quelles structures d’accueil ont-ils imaginé?

Quel travail d’équipe au service de quelles valeurs?

Quelles pratiques, quels rituels?

Le bonheur est un concept qui me semble intéressant tant il ouvre l’univers des possibles. Une des caractéristiques du bonheur est qu’il n’impose pas de modèle unique puisque chacun de nous a sa propre définition du bonheur, sa propre interprétation elle-même forgée à partir de ses propres expériences…Ces États généraux du bonheur à l’école, en plus d’être un clin d’œil impertinent à l’actualité du jour, se veulent être un lieu très sérieux d’échanges de pratiques éducatives fondées sur l’idée que le bonheur (vécu ou recherché) est indissociable de toute activité humaine; qu’il est à la fois moteur, enjeu et stratège…et que l’école, puisqu’elle est obligatoire, puisqu’elle est un lieu de vie, puisqu’elle est un lieu d’apprentissages et d’activités ne peut faire l’impasse sur cette question du bonheur…

J’ouvre donc ici très officiellement et très sérieusement 😉 les États généraux du bonheur à l’école, non par esprit de contradiction mais par souci de complémentarité. Prendre le sujet de la violence par un autre biais que celui de la violence…et tenter de mettre en évidence les facteurs de bien-être à l’école et leurs impacts sur le climat et les apprentissages solaires…Voir les autres sujets sur le même thème


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Philosopher à l’école

6 04 2010

Ce soir, envie de partager avec vous l’expérience philosophique à l’école selon Oscar Brennifer, Docteur en philosophie et philosophe praticien.

Depuis quelques semaines, suite à un billet intitulé Osons philosopher rédigé sur mon autre blog « Enquêtes pédagogiques » , et m’interrogeant sur les modalités et les enjeux de la pratique philosophique avec les jeunes enfants, j’ai décidé de l’expérimenter moi-même…pour voir, pour comprendre et qui sait…pour apprendre.

Apprendre quoi? Apprendre à penser mieux? Apprendre à écouter mieux? Apprendre à l’autre à se penser et penser l’autre

« Chercher à raisonner plutôt qu’à avoir raison » O. Brennifer

Toujours est-il que pour trouver un début de réponse à un prochain possible projet de classe, je me suis inscrite à un cycle d’ateliers dont vous trouverez le descriptif en lien sur le site de l’institut de pratiques Philosophiques.

Entre mars et juin donc, 8 méthodes seront abordées autour de 8 auteurs et de 8 textes. Je viens de vivre les 3 premières rencontres. Expériences pour le moins enrichissantes tant d’un point de vue personnel que professionnel. C’est pourquoi dans ce billet, je vous propose une petite mise en bouche façon formation initiale et continue puisque je vous présente aujourd’hui la première partie d’une série de 5 épisodes retraçant une conférence d’Oscar Brennifer en personne en IUFM il y a de cela deux ans.

A raison d’une par semaine, nous aurons le temps  d’ici la fin de l’année scolaire, d’aborder un certain nombre de points d’ordre méthodologique et de soulever quelques-uns des problèmes issus d’une telle pratique…Alors prêts pour l’ouverture de la session? N’hésitez pas à rebondir sur ce que vous aurez entendu ou à partager vos propres pratiques via les commentaires…

http://video.google.com/videoplay?docid=-613787090980124894

Séduits?

A paraître très prochainement sur BLOG BLEU PRIMAIRE

l’épisode 2!

😉


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Eloge de la fragilité

2 04 2010

La fragilité, c’est cette texture de l’âme particulière à l’homme qui le rend à la fois si vulnérable et  si humain; c’est cette détresse existentielle qui fait de lui cet être imparfait qui cherche en vain les promesses d’un refuge; c’est cet espace incertain entre soi et les autres qui laisse une chance à l’humanité de se construire.

La fragilité, c’est cet enfant différent qui nous bouscule et nous appelle au plus profond de nous même; c’est notre incapacité à nous dire tels que nous sommes; c’est l’écho flottant de nos voix égarées qui se perd dans le tumulte de nos vies.

La fragilité, c’est ce sentiment de brisure imminente contre lequel on ne peut rien, contre lequel on peut tout et qui nous maintient en éveil, vivants et mortels; c’est le contour presque lisse d’un pétale qui s’esquisse sur le rose d’une joue; c’est le sable qui fond doucement sous mes pieds et le vent du nord qui pleure le long des plaines des sentiments perdus.

La fragilité, c’est la surface irisée au fond  de tes yeux qui se trouble au moindre souffle au cœur; c’est ce qui me  permet d’être toi quand tu pleures et toi quand tu ris, d’être toi quand tu vis et toi quand tu meurs; c’est ton regard qui se voile et ton âme qui se dévoile.

La fragilité, c’est un ruban de soie qui vient panser nos maux et dénouer nos peurs; c’est une musique d’eau qui coule sous la peau et caresse nos peines; c’est une amie fidèle d’une infinie douceur, une mère inconnue, une sœur.

La fragilité, c’est ce fil ténu tendu entre le ciel et la terre, c’est ce roseau qui danse et ce chêne déraciné, c’est l’horizon qui vacille dans le feu d’un soleil couchant; c’est la lueur d’un sourire qui se dessine dans un obscure silence.

La fragilité, c’est la lucidité des entrailles face à l’arrogance de la raison; c’est la détresse des puissants, la misère des riches et la force de l’enfance immortelle; c’est cette distance magnétique qui relie le corps des amants, la mère à l’enfant et  Dieu aux hommes.

La fragilité est invincible. Elle est partout et dans tout. Elle est l’essence et le miel de la vie. C’est elle qui colore l’existence et qui lui donne un sens. Elle seule connaît nos secrets, elle seule adoucit la violence. La fragilité est la plus belle chance offerte à l’homme de devenir un homme.

Et à l’école…que faisons-nous de cette fragilité?


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Plouf!

1 04 2010

http://idata.over-blog.com/1/58/23/56/mise_en_page/les_fetes/poisson_avril/poisson_16.gif

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