Réunion de parents

18 09 2010

AgendaTraditionnel rendez-vous de début d’année, la réunion de parents constitue un deuxième élan pour consolider la bonne mise en route de la vie de classe.

Réunion d’information certes,  mais également point d’ancrage d’un partenariat éducatif essentiel à la réussite des élèves et à la cohésion du groupe. Il s’agira d’aborder les points suivants:

  • présentation personnelle et professionnelle
  • composition de la classe et accueil des nouvelles familles
  • retour général sur la première prise de température du groupe-classe
  • emploi du temps hebdomadaire et organisation d’une journée type
  • premiers rituels mis en place
  • consignes d’ordre méthodologique
  • explicitation des règles de vie
  • aperçu du panorama des points de programme
  • projets particuliers et sorties envisagées
  • type de pédagogie utilisé
  • mode d’évaluation
  • espaces réservés à l’accompagnement personnalisé des élèves
  • disponibilités pour les entretiens individuels avec les familles
  • conseils relatifs à l’aide attendue des parents
  • autres, divers, questions…

Des mots-clés: soutien, confiance, contrat, travail, groupe, apprentissage, autonomie, régularité, rythme, ambiance, exigence, respect, partenariat.

Pour ce qui me concerne, ma réunion aura lieu mardi soir et l’essentiel des échanges portera sur le nouveau mode d’évaluation des élèves; en effet, nous passons d’un bulletin scolaire assorti de moyennes chiffrées à un guide de suivi des acquis des élèves. Plus de notes donc mais un repérage précis des différentes compétences à acquérir au cours de l’année. Ce nouvel outil de lecture du parcours scolaire de l’enfant devrait permettre à chacun (enseignant-parent-enfant) de mieux suivre et comprendre les progrès réalisés et les difficultés persistantes dans une logique de construction progressive des savoirs.

Sur ce sujet, lire également l’article « Évaluer, un mot à la mode »

Et vous, votre réunion de début d’année, vous l’envisagez de quelle manière?

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Tutorant-tutoré (1)

16 09 2010

Elle n’a jamais enseigné, je n’ai jamais « tutoré »…

Voilà qui devrait nous relier.

Voilà 3 jours, dans le cadre du nouveau dispositif de formation des enseignants, j’ai été missionnée tutrice pour accompagner une professeur-stagiaire qui entre dans le métier sans formation professionnelle. Lauréate du concours, elle se retrouve en poste face aux élèves pour la première fois. Elle va donc apprendre son métier sur le tas et je serai en charge de la suivre tout au long de l’année. Ce mode de « compagnonnage » étant la résultante de la réforme nouvellement mise en vigueur, je vais, tout autant qu’elle, expérimenter une nouvelle approche du métier; nous sommes donc, elle et moi, dans le même bateau. Elle, ses élèves et moi liés pour le meilleur et pour le pire le temps d’une année scolaire.

Contrairement à elle, et contrairement à de nombreux collègues ici et là qui se retrouvent tuteurs du jour au lendemain, j’ai suivi, sur deux ans, une formation aux côtés d’autres maîtres d’accueil; deux années de préparation à l’accompagnement et au tutorat. Deux années à imaginer, questionner, anticiper, formaliser. Aujourd’hui, c’est différent, aujourd’hui, c’est réel. Ce n’est pas une étudiante-stagiaire qui viendra dans ma classe, comme j’en avais l’habitude auparavant; là, c’est moi qui irai  « chez elle », chaque jeudi matin pour l’observer avec ses élèves et tenter, par le biais d’entretiens d’explicitation, de l’amener à se forger une identité professionnelle, son identité professionnelle.

La réalité du terrain va ainsi nous propulser dans une relation qu’il va falloir construire au jour le jour, prendre en charge au quotidien. Cela ne va pas être simple; nous n’exerçons pas dans le même établissement…et oui, c’eut été trop facile…cela étant dit, le métier d’enseignant  est jalonné de ces fameux inattendus, impondérables impédimentas qui façonnent nos journées. Nous y sommes donc et c’est par cette voie que j’entame ma nouvelle fonction.

Je ne sais pas grand chose d’elle. Je sais qu’elle partage le même niveau d’enseignement que le mien, à savoir une classe de CM1. Je ne sais pas grand chose de ses expériences passées, de son parcours personnel, de ses motivations, de ses besoins. C’est à partir de ce « pas grand chose » que nous allons construire ensemble un chemin professionnel.

Comment vais-je m’y prendre?

Comment vais-je mettre en place un dispositif qui réponde à ses attentes?

Dans quelle disposition d’esprit est-elle?

Comment s’est passé l’accueil dans son équipe?

Y a-t-il eu un accueil?

Et puis, qu’est-ce que c’est en définitive, l’accueil?

Elle n’a jamais enseigné, je n’ai jamais « tutoré »… Du moins, pas sous cette forme. Au point où nous en sommes, deux axes me semblent prioritaires pour entamer cette nouvelle relation:

1/ Trouver des points de convergence:

  • pour réduire la distance émotionnelle
  • pour établir un contact authentique
  • pour ouvrir un questionnement commun
  • pour entrer dans une posture de co-construction

Je ne suis pas l’experte venue d’en haut, je suis une collègue, certes expérimentée, mais qui pour autant, continue également toujours et encore d’apprendre de ses élèves et de ses pairs. C’est important de le dire et de se le redire.

2/ Établir un premier contact hors institution

  • pour signifier mon existence et me présenter à elle
  • pour  permettre une approche à la fois directe et progressive
  • pour initier  la relation à venir
  • pour fixer ensemble le cadre, le lieu et l’horaire de la première rencontre

Je ne suis pas là uniquement parce qu’on me l’a demandé, je suis là car c’est un choix personnel motivé des ressorts personnels et professionnels. Être l’initiatrice de notre relation symbolise à mon sens ce projet commun que nous allons partager.

Voilà, à suivre et à poursuivre dans une prochaine chronique…

Sur le même thème voir aussi:

  1. Etablissement formateur, késako?
  2. Maître associés à la formation
  3. Accompagner, aider, soutenir, servir

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Devoirs du soir pour parents « zens »

15 09 2010

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, il y a comme un air de déjà vu déjà vécu

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Bon, c’est pas tout, mais nous sommes mercredi et les devoirs m’appellent…

😉


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Mon voilier

9 09 2010

Le  voilier

Mon   voilier

Il est de neige, mon voilier
Vogue, vogue mon joli rêve
Il est de neige, mon voilier
Parmi les oiseaux en allés

Vous le verrez si vous rêvez
Vogue, vogue, joli voilier
Vous le verrez  si vous rêvez
La tête au chaud sur l’oreiller

Au ciel vous le verrez passer
Vogue, vogue, rêve étoilé
Au ciel, vous le verrez passer
Avec la lune à son hunier

Maurice Carême

Musique: Charles Scharrès

Interprète: Geneviève Schneider

CD Paprika, enfance et musique

Pour écouter un extrait, cliquez sur ce lien

😉


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Paroles d’enfant

5 09 2010

« Alors, maîtresse, si j’ai bien compris et pour résumer ce que nous venons de dire et d’écrire, les ficelles du Français, ça fonctionne un peu comme la chaîne alimentaire.

– C’est à dire, Sylvain?

– Et bien tout est relié d’une manière ou d’une autre. Si on enlève un élément, tout est perturbé! ça modifie le système! »

système

Et voilà…que dire de plus?

La synthèse de la matinée tiendra dans ces quelques mots que nous afficherons en classe pour le reste de l’année!

Mots d’enfant ou  paroles d’expert?

Je sens que cette rentrée est pleine de promesses…

😉


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Pour se présenter

2 09 2010

photo-portrait par David Batch

Se présenter n’est pas chose aisée, loin s’en faut!

Ni pour l’enfant ni pour l’adulte d’ailleurs!

Que dire de soi? Qui l’on est? Ce que l’on fait? D’où l’on vient?

Que ce soit lors d’un entretien professionnel, d’un dîner chez des amis,  d’un stage ponctuel ou tout simplement, restons d’actualité, d’une rentrée des classes, on est souvent bien embrassé pour trouver les mots justes qui vont dire, en quelques secondes, l’essentiel de soi…Et lorsqu’on entend un peu partout qu’on n’a pas deux fois l’occasion de faire une première bonne impression, on comprendra tout de suite l’énorme vertige provoqué par ces quelques mots anodins…

« Voudriez-vous en quelques mots vous présentez s’il vous plaît? »

En classe, lors des premiers jours, c’est l’occasion de se redécouvrir les uns les autres ou d’accueillir de nouveaux venus. Il existe un grand nombre d’entrées plus ou moins ludiques, formelles, traditionnelles voire culturelles pour ce type d’exercice. Car il s’agit bien d’un véritable  exercice tant il mobilise des compétences à la fois fines et complexes qui relèvent du registre de la langue (choix des mots, syntaxe, sens, etc) comme de celui du champ psycho-socio-affectif (soi face aux autres).

Cette année j’ai décidé d’opter pour une activité nouvelle que je n’ai encore jamais testée en classe mais que j’ai vécue récemment dans le cadre d’une formation animée par Isabelle JACOB à laquelle j’ai eu la joie de participer.

En voici une fiche pédagogique qui me permet d’inaugurer sur le blog une nouvelle rubrique intitulée « Cahier journal ».

Cycle: 3 (enfants de 8, 9 et 10 ans)

Activité: se présenter en quelques phrases à l’aide d’un support imagé

Dispositif:

  • 6 groupes de 5 élèves dans un premier temps
  • grand groupe collectif dans un 2ème temps

Domaine d’étude: Langage oral

Compétences:

  • être capable de (se) raconter et (se) décrire
  • demander et prendre la parole à bon escient

Matériel: 31 cartes images (1 par personne présente + l’enseignant)

Organisation spatiale: petits paquets de 5 chaises en vis-à-vis (en classe ou dans la cour selon le temps)

Déroulement:

1er temps: 25/30 minutes environ

  • faire piocher à chaque enfant  une image face cachée (en piocher une soi-même)
  • laisser un temps à chacun pour découvrir et s’approprier l’image
  • en petit groupe et à tour de rôle dire en quoi cette image parle de vous
  • laisser chacun s’exprimer sans interrompre ni poser de question en retour

2ème temps: 15/20 minutes environ

  • revenir au grand groupe en classe
  • demander à 1 volontaire par groupe de venir raconter l’expérience vécue dans le petit groupe
  • laisser la possibilité au groupe classe de poser des questions

Dernier temps: l’enseignant se livre à l’exercice à son tour. Variable: il pourra commencer la séance par sa propre présentation en guise d’exemple.

Et voilà, demain, je vous raconterai via les commentaires le résultat de l’opération!

@ 2 mains donc 😉


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