Quelle heure est-il?

31 10 2010

Au fait! quelle heure est-il?

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Il est toujours la bonne heure lorsqu’il s’agit de rire, non?

Très bonne fin de semaine à tous

😉

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Education et optimisme

24 10 2010

Les optimistes ont toujours raison

Auteur: Madeleine DANIELOU (1880-1956)

Source: Les cahiers de l’éducation

La largeur d’esprit, l’optimisme, sont communs à tous les vrais éducateurs. Ils seront souvent surpris par les enfants; ils rencontreront une extrême variété de tempéraments, jamais leur expérience ne sera terminée, leur liste close. Pour pénétrer dans ces terres inconnues, ils devront quitter leur propre patrie, se détacher de leur façon personnelle de penser et de sentir, ne pas rester prisonniers de leur génération, des maîtres qu’ils ont aimés, d’un certain art, d’un certain goût. Il y a là en réalité un grand dépouillement: il faut rester disponible, s’intéresser, sympathiser vraiment avec des enfants qui ne nous ressemblent pas, qui peuvent nous décevoir, mais qui peuvent aussi nous dépasser et nous ouvrir des voies nouvelles. Ils prendront des chemins qui ne sont pas ceux que nous aurions tracés pour eux. […]L’éducateur n’a pas le droit de vieillir, d’être le témoin pétrifié d’un autre âge, de s’attendrir sur les temps passés; son influence est au prix de sa jeunesse, d’une puissance de compréhension et de sympathie toujours vivante et chaude. […]

Les pessimistes n’ont rien à faire avec les enfants, ils ne les aiment pas et ne s’en font pas aimer. Les enfants grandissent dans la confiance et la joie. En chacun d’eux il est un trait charmant, une grâce propre, un petit génie; c’est à cet élément positif et plein de promesses qu’il nous faut nous attacher. Ne nous décourageons pas trop vite, une longue patience voit mûrir son fruit. Ne portons pas de jugements définitifs, laissons la porte ouverte à une nature dont les ressources sont très grandes, à une grâce dont nous ne pouvons sonder la richesse. Tentons l’interprétation la plus favorable de chaque caractère, nous ne nous tromperons pas de beaucoup, nous l’aiderons à triompher. Les optimistes ont toujours raison, ils créent l’atmosphère favorable, ils aident à vivre ce à quoi ils croient.

Madeleine Daniélou

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Tutotant-tutoré (3)

22 10 2010

L’une des postures fondamentales du tuteur est celle de l’observateur.

En effet, une grande partie de l’activité du tuteur repose sur l’observation du professeur stagiaire en prise avec sa classe, et c’est à partir des données factuelles récoltées que pourra se mettre en place un échange différé à visée formatrice.  C’est cette phase initiale et centrale d’observation que je souhaite interroger dans ce troisième article consacré au tutorat.

Qu’est-ce qu’observer un jeune professionnel dans sa pratique? Tentons de faire émerger, sous forme de verbes, quelques grands principes.

1/ Observer, c’est se décentrer: se décentrer de sa propre pratique pour se recentrer sur la pratique du professeur-stagiaire. Si le tuteur cherche à trouver chez l’autre ce qu’il fait lui-même, enseignant chevronné,  ou encore ce qu’il faisait lorsqu’il est entré dans le métier, il y a fort à parier que la récolte sera maigre. Derrière chaque professionnel, il y a une et une seule personne. Si le référentiel métier est le même pour tous, la personne elle, demeure unique. Nous retrouvons là le principe même de différenciation. C’est vrai pour les élèves, c’est vrai pour l’enseignant en cours de professionnalisation. Il me semble important de se le redire avant d’entamer toute observation.

2/ Observer, c’est chercher: chercher dans les gestes et les paroles de l’enseignant en situation, des faits précis que l’on relèvera et qui donneront lieu ultérieurement à un échange appelé également entretien d’explicitation, à ne pas confondre avec un compte-rendu d’observation délivrée par le seul observateur.  Seul un échange équilibré entre les deux parties permettra de mettre en lumière les tenants et les aboutissants de tel ou tel acte, telle ou telle parole. Dans tout geste, il y a le visible, et il y a l’invisible; il y a l’intention et il y a le tangible. Si un tuteur veut comprendre et amener l’autre à comprendre et à apprendre de sa pratique, il faut pouvoir s’adosser à une observation fine revisitée par un questionnement ouvert qui conduira à une reformulation, par le jeune praticien lui-même, de ses  objectifs, de leur pertinence ou de leur incohérence.

3/ Observer, c’est organiser: organiser son observation, noter des faits précis et circonstanciés, les répertorier selon des critères communs, trouver une cohérence d’ensemble de manière à guider l’entretien qui suivra de façon efficace et productive. Partir de la pratique pour construire une réflexion sur cette pratique. Chaque tuteur a sa manière d’organiser la trace écrite de cette observation,  selon le schéma mental qui lui est propre: chronologie, couleur, schéma heuristique, organigramme, grille, trame, etc. Ce qui compte, c’est d’avoir unoutil pertinent qui permette dans un premier temps de prendre des notes et dans un second temps de procéder à une relecture sélective, rapide et synthétique. Un outil qui corresponde à l’objectif de la démarche autant qu’au tuteur qui la réalise.

4/ Observer, c’est choisir: choisir la ou les priorités à travailler. Le référentiel de compétences du métier d’enseignant étant d’une  densité assez conséquente, on ne peut ni tout demander, ni tout voir dans l’exercice d’une séance. Choisir un ou deux faits qui serviront de point d’appui, de valorisation, et un ou deux autres qui serviront de point de départ à une réflexion, à un travail à mener sur le long terme. Seuls le temps et  la pratique réflexive guideront pas à pas le développement d’une posture professionnelle avertie et sensée.

5/ Observer, c’est se souvenir: se souvenir qu’on a été soi-même un débutant, un jeune professionnel hésitant, maladroit mais souvent plein de dynamisme et d’envie de bien faire. C’est se souvenir combien un regard peut vous assommer lorsqu’il est lourd de reproche ou de condescendance. C’est se rendre compte également qu’on doit soi-même se questionner dans notre propre pratique d’enseignant expérimenté.

Observer, ce n’est pas simplement regarder, ce n’est certainement pas juger, ce n’est ni pointer du doigt, ni cocher des cases, c’est davantage poser un regard bienveillant en vue de construire une réflexion exigeante.

A développer et à débattre…

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Séquence d’histoire cycle 3

17 10 2010

Un article en guise de synthèse et de récapitulatif des grands concepts historiques abordés depuis le début d’année; concepts qu’il me semble incontournable d’appréhender dès le primaire afin de mettre en place chez le jeune enfant une posture de dé-centration, d’investigation et de questionnement. L’histoire se transmet, certes, mais elle interroge l’homme et son environnement proche et lointain, dans le temps, comme dans l’espace.

Discipline transversale par nature, l’histoire touche à ce que l’homme vit, a vécu et sans doute vivra, chacun d’entre nous étant une parcelle de l’humanité en devenir, chacun d’entre nous étant inscrit sur cette incommensurable frise historique, marquée elle-même par une multitudes d’événements allant de la micro situation anecdotique jusqu’au le fait majeur et historique.

1/ travail collectif de recueil des représentations en histoire.

Pour vous, c’est quoi l’histoire?

Quelques exemples donnés par les enfants et récoltés sur le tableau:

  • Christophe Colomb
  • les hiéroglyphes
  • les châteaux forts
  • les Romains
  • Léonard de Vinci
  • -500 avant Jésus Christ
  • la deuxième guerre mondiale
  • les silex
  • La Grèce
  • le Moyen Âge
  • Charlemagne
  • la Préhistoire
  • etc…

2/ clarification, organisation sur feuille de cette collecte et classification en 8 grands concept-clés

  • les périodes
  • les époques
  • les dates
  • les événements (ou faits)
  • les personnages historiques
  • les peuples et civilisations
  • les vestiges
  • les lieux

3/ mobilisation de ces données dans des activités de lecture-recherche

4/ travail sur les durées et le calendrier

  • le siècle et leur écriture en chiffres romains
  • le millénaire
  • l’ère
  • les différents calendriers (chrétien, musulman, juif)

5/ reformulation, formalisation et illustration par le biais d’une fiche-outil de référence

6/ méthodologie de l’exposé sous forme de carte mentale (schéma heuristique)

  • comment mener une recherche?
  • quels type de document utiliser?
  • où trouver les différentes sources historiques?
  • comment varier les types de support (carte, frise, schéma, objet, témoignage, etc)
  • comment analyser et exploiter des documents? (date, titre, sujet traité, etc)
  • comment présenter un thème (titre, paragraphe, sous-paragraphe, etc)

7/ rendez-vous sur le blog de classe pour une petite séance vidéo.

A suivre…


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Quelle(s) place(s) pour les parents à l’école?

13 10 2010

Introduction

Des parents à la rencontre d’autres parents pour parler de l’école et chercher ensemble comment y trouver un espace reconnu au service d’une écoute réciproque et d’une parole légitime.

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Partie 1

« Quand on parle des parents c’est souvent en négatif… »

Changer de discours pour changer de regard

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Partie 2

« Quand on parle des parents on entend souvent dire que ce sont toujours les mêmes que l’on voit à l’école… »

Reconnaître les compétences des parents pour valoriser les personnes et susciter une dynamique constructive

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Partie 3

« Quand on parle des parents on entend souvent dire qu’ils ne s’intéressent qu’à leur enfants. »

Impliquer les parents dans les décisions et la communication interne pour développer les savoir-faire collectifs

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Partie 4

« Quand on parle des parents on entend souvent dire qu’ils sont insouciants. »

Créer un cadre et un espace privilégié pour réduire l’isolement de certains parents dans l’intérêt de tous les élèves

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Conclusion

A chacun de trouver sa place et de donner une place à chacun

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Exposition d’automne

10 10 2010

La classe en direct!


Fiche technique

Matériel:

  • 1 feuille blanche  à dessin A4
  • 1 crayon à papier HB
  • 1 feutre noir pointe fine
  • 4 gouaches: blanc pour les dégradés; noir pour les saturés; rouge et jaune primaires pour les nuances de couleurs
  • 1 pinceau moyen-fin

Etapes: (prévoir 2 séances de 50 minutes)

  • tracer, sans lever le crayon, UNE seule longue ligne courbe
  • entrer par un bord et sortir par un autre bord en traçant des boucles sur toute la surface de la feuille
  • repasser au feutre noir
  • préparer une palette avec les différentes couleurs
  • chercher des teintes chaudes (du jaune doré au rouge braise en passant par l’orangé et le violet)
  • remplir chaque espace avec une nuance que l’on pourra dégrader (éclaircir) ou saturer (obscurcir)

Pour un aperçu des œuvres réalisées, suivez le guide en cliquant sur l’icône « palette » en fin d’article. Vous êtes cordialement invités à découvrir notre exposition « Paysages d’automne » qui inaugure l’ouverture du Culturo-blog des CM1-CM2 pour cette année 2010-2011.

Exposition en ligne

D’autres réalisations à partir de la même entrée:


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Des outils numériques au service de l’école

4 10 2010

AGENDA d’octobre



L’atelier Voix Haute dirigé par  Christian Jacomino, linguiste, pédagogue et docteur en science du langage, nous donne rendez-vous ce mercredi 6 octobre, pour sa journée de rencontre et formation sur le thème: « Des outils numériques au service de l’école ».

Celle-ci réunira- et si ce n’est pas la première fois- vous avouerez que ce n’est pas courant:

  • des professeurs de l’école élémentaire avec ceux du collège
  • des représentants de l’enseignement public avec ceux de l’enseignement privé
  • des animateurs associatifs avec des étudiants et parents d’élèves
  • tous ceux que l’école et son devenir intéressent

Toutes les précisions nécessaires sur ce rendez-vous et sur le détail du programme des interventions sont accessibles ici:

http://voixhaute.com/spip/spip.php?article184

Deux articles enfin à découvrir, qui dessinent le contour de ce projet:

C’est ainsi avec beaucoup de plaisir que j’irai mercredi témoigner des pratiques d’écriture et de l’outil blog que je manipule maintenant depuis 3 ans avec des élèves de cycle 3. Mon témoignage portera essentiellement sur le portfolio numérique mis en place avec mes élèves, à savoir leur Culturo-Blog des CM1-CM2.

Alors si vous êtes du côté de Nice ce jour là, n’hésitez pas à vous joindre à nous! L’amphithéâtre de la place  Garibaldi est là pour ça!

Place Garibaldi

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Tutorant-tutoré (2)

3 10 2010

Le nouveau dispositif d’accompagnement des néo-profs est donc entré en vigueur depuis le début de l’année scolaire et ce n’est que cette semaine (mieux vaut tard que jamais…) que j’ai découvert le visage de Mademoiselle S, nommée en CM2 dans un établissement proche de mon domicile, détail qui a son importance, la proximité géographique facilitant grandement les possibilités de rencontres et d’échanges. Contrairement à ce que j’écrivais dans mon premier billet Tutorant-tutoré (1), cette jeune enseignante n’est pas une débutante et ne partage pas non plus mon niveau de classe. Mais est-ce si important au fond?

Certains nouveaux enseignants, mais ce n’est malheureusement pas le cas de la majorité d’entre eux,  ont eu un parcours professionnel, ou des expériences antérieures dans des milieux éducatifs variés qui leur permettent de se confronter à la réalité du terrain avec plus de distance et de sérénité qu’un lauréat du concours sans expérience aucune de la classe. C’est le cas par exemple des anciens suppléants qui ont cette année obtenu le concours. Mademeoiselle S en fait parti.

Pour cette première rencontre, dont le rendez-vous a été très facilement fixé en deux échanges de mails, Mademoiselle S m’a invitée à la rejoindre dans sa classe, en tout début de matinée, alors qu’elle était déchargée de cours. Un moment paisible, une parenthèse d’une heure et demi dans la vie de deux enseignantes qui ne se connaissaient pas et que le hasard d’un dispositif naissant aura rapproché. Pas d’élèves, pas d’enjeu de validation, juste l’occasion de faire connaissance et d’entrevoir ensemble quel sens donner cette année à notre binôme.

Une heure et demi pour quoi faire?

  1. Pour se présenter réciproquement et s’apercevoir des nombreux points communs entre nos deux entrées dans le métier
  2. Pour effectuer un premier retour sur la rentrée
  3. Pour mesurer les écarts et les points de convergence entre enseigner en maternelle et enseigner  en CM2
  4. Pour échanger autour de l’accueil de l’équipe
  5. Pour évoquer des questions relatives à la gestion de la classe et l’autonomie des élèves
  6. Pour exprimer des besoins en terme de ressources complémentaires

Finalement, l’heure et demi aura passé très vite et nous nous quittons furtivement avant la réapparition du groupe d’enfants. Prochain rendez-vous dans 15 jours pour une observation en situation face à la classe. D’ici là, nous avons convenu d’échanger par mail ou téléphone en cas d’urgence pédagogique!

La suite de cette chronique d’ici à deux semaines…

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