Une chose et son contraire

26 10 2011

Peut-on…

Apprendre une chose et son contraire?

Oui, l’annonce d’une naissance sera toujours suivie d’un faire-part de décès…

Aimer une chose et son contraire?

Oui, le doux et l’amer…

Désirer une chose et son contraire?

Oui, décrocher les étoiles en restant les deux pieds sur Terre…

Penser une chose et son contraire?

Si vous avez besoin de quelque chose, appelez-moi, je vous dirai comment vous en passer. (Coluche)

Dire une chose et son contraire?

Oui, lorsqu’on n’en pense pas un mot…

Faire une chose et son contraire?

Oui, pour la paix, faire la guerre…

Démontrer une chose et son contraire?

La mort est un état de non existence. Ce qui n’est pas n’existe pas. Donc la mort n’existe pas. (Woody Allen)

Être une chose et son contraire?

Oui, être soi-même son mon meilleur ennemi!

Démonstration faite, il ne me reste qu’à poser une dernière question…

Mais alors…Peut-on également enseigner une chose et son contraire?

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L’école entre Autorité et Zizanie

22 10 2011

Fiche de lecture:

 

Titre: L’école entre Autorité et Zizanie

Rédaction: collectif d’auteurs-chercheurs au Laboratoire Innovation, Formation, Éducation (LIFE) de l’Université de Genève: Michèle Bolsterli, Danielle Bonneton, Andreea Capitanescu, Monica Gather Thurler, Olivier Maulini, Alain Muller,Philippe Perrenoud, Lorraine Savoie-Zajc, Etiennette Vellas.

Illustrations: De nombreux et savoureux dessins de Barrigue et de Mix et Remix viennent illustrer la réflexion et émaillent avec un humour à la fois  fin et percutant les propos des différents auteurs.

Démarche générale de l’ouvrage: L’école, tout le monde en parle. Chacun de ceux qui s’y sont assis ou qui y ont enseigné, y a vécu une expérience singulière. De cette expérience particulière va naître toute sorte de représentations, de « vérités personnelles » que l’on est tenté de brandir comme autant de slogans ayant valeur de vérités universelles. De cette hétérogénéité d’expériences dont chacune se revendique comme modélisante, naissent de nombreux conflits, de récurrents affrontements idéologiques, d’inefficaces tiraillements structurels, de multiples incompréhensions menant à la peur, au blocage et inexorablement à un immobilisme pernicieux dont tout le monde se plaint mais que chacun alimente à sa façon. Cet ouvrage tente de dépasser les clivages habituels en œuvrant collectivement pour une meilleure compréhension de la complexité des choses autour d’un outil simple, un abécédaire s’organisant autour de 26 mots-clefs illustrant les controverses et les enjeux éducatifs du monde actuel.

La finalité de l’ouvrage: faire du lecteur un acteur averti, un maillon fort au sein d’un système complexe, un professionnel responsable de l’organisation apprenante dont il est lui-même un élément central et moteur.


26 chapitres donc, dont j’ai extrait 26 citations. Le choix de ces dernières n’est pas neutre; comme tout choix, il reflète quelque-chose de soi-même. Dans le cas présent, j’ai souhaité extraire de cet ouvrage des éléments de réflexion qui d’une part, font écho à des pratiques professionnelles mise en œuvre dans le cadre de mes actions de formation, et d’autre part alimentent et structurent la rédaction de mon mémoire professionnel. De nombreux éléments de sociologie des organisations s’y trouvent impliqués et rejoignent ainsi le cadre théorique dans lequel je situe ma réflexion actuelle.

Voici donc un abécédaire-restreint de l’ouvrage cité ci-dessus.

  • AUTORITÉ: « De l’argument d’autorité (soumission), à l’autorité de l’argument (raison), il y a plus qu’un renversement: un projet pédagogique au cœur du projet démocratique. » Olivier Maulini p23
  • BUREAUCRAIE: « Débureaucratiser à bon escient, c’est notamment cesser de penser que les solutions trouvées au centre sont bonnes pour tous les établissements et une fois pour toutes. C’est gérer le système scolaire sans feindre de croire que toutes les écoles sont semblables, c’est prendre en compte leur différences, identifier ce que chacune sait bien faire. Il importe aussi de n’imposer que des principes généraux, un programme-cadre, des objectifs, puis de laisser chaque établissement faire au mieux, en acceptant de rendre compte de son autonomie. » Andreea Capitanescu, p25
  • CONSTRUCTIVISME: « …l’éducateur doit pouvoir trouver chez l’enfant son premier allié. » Etiennette Vellas, p 27
  • DIDACTIQUE: « Le temps de l’enseignement s’écoule alors tranquillement, sans que le temps d’apprentissage ait même commencé. » Alain Muller, p32
  • ENFANT-AU-CENTRE : « … ce n’est ni l’élève, ni le savoir, ni le maître qu’il convient de mettre au centre, mais bien les apprentissages, les obstacles rencontrés et la recherche de la meilleure manière de les surmonter. » Andreea Capitanescu, p35
  • FATIGUE: « La fatigue résulte souvent d’un divorce entre le projet et le mandat, le travail réel et sa reconnaissance explicite, la pratique des professionnels et le discours de l’institution. » Philippe Perrenoud, p 37
  • GALÈRE: « L’antithèse d’une école galère c’est une école qui sait naviguer sur les eaux tumultueuses de l’éducation. C’est une école qui a su identifier, avec ses acteurs, le port que cette équipe souhaite atteindre. L’école n’est plus une galère lorsque les acteurs retrouvent du sens dans leurs actions et prennent plaisir à apprendre et à aider à apprendre. » Lorraine Savoie-Zajc, p39
  • HONTE:  « C’est de cela que l’école, collectivement, pourrait et devrait avoir honte: ne pas savoir, ne pas vouloir, ne pas oser s’organiser, se réorganiser pour que tous apprennent pendant qu’il est temps, laisser se développer des processus d’exclusion au vu et au su de tous, sans prendre le taureau par les cornes. » Philippe Perrenoud, p43
  • ILLETTRISME: « Insistons sur le fait qu’apprendre à lire et à écrire, ce n’est pas seulement acquérir un ensemble de techniques, mais changer son rapport à la culture écrite, au langage, et, plus largement, au monde, le langage étant une voie d’accès à celui-ci. » Alain Muller, p46
  • JEU: « L’étymologie en témoigne: en grec, le mot skholê signifia d’abord loisir, puis loisir consacré à l’étude; en latin, ludus (qui a donné le mot français ludique) avait pour sens à la fois amusement enfantin, jeu, plaisanterie et…école. Platon disait déjà: Laissez les leçons prendre la forme du jeu. » Michèle Bolsterli, p47
  • KRACH: « Le krach économique ne tombe pas du ciel. Il résulte du jeu incohérent des acteurs, il sanctionne ceux qui ont joué avec le feu. Dans l’école, l’effondrement serait du même ordre: personne ne le veut, mais tous y contribuent, en rejetant bien entendu la faute sur les autres… » Philippe Perrenoud, p 51
  • LAXISME: « Dans l’école nouvelle, disait Claparède, les enfants ne font pas ce qu’ils veulent, ils veulent ce qu’ils font. Quand il a du sens, leur travail est intense. Il sollicite la créativité, l’inventivité, la rigueur, la précision, le sérieux, la discipline, bref, l’engagement de chacun dans les activités auxquelles la classe doit s’atteler. » Olivier Maulini, p 53
  • MESURE: « En regard des enjeux éducatifs, la note scolaire paraît un outil bien dérisoire. L’affirmation qu’elle est « démocratique » parce que tous les parents la comprennent est sans fondement. Toutes les expériences de scolarité sans note montrent que les parents peuvent être informés de façon plus nuancée, interactive, bref plus intelligente et moins traumatisante pour ceux dont les enfants sont en difficulté. » Danielle Bonneton, p57
  • Niveau: « Ce que montrent les enquêtes internationales, c’est qu’il faut sortir des fausses contradiction. Les pays qui font l’effort d’intégrer et de former tous les élèves ne nivellent pas par le bas. Ils progressent sur chaque plan, y compris celui de l’élite. » Olivier Maulini, p 60
  • OBJECTIFS: « Cette année, mon objectif est d’atteindre mon objectif »

illustration par Mix et Remix, Philippe Perrenoud, p 61

  • PÉDAGOGIE: « Éduquer et instruire, c’est mettre en présence un sujet singulier, ses croyances et ses représentations culturellement ancrées, avec un savoir et des règles de vie relevant d’une certaine universalité. Ici, encore, le pédagogue refusera de jouer l’un contre l’autre, mais tentera d’articuler leur opposition, car il sait qu’un savoir ou une règle de vie, aussi universels soient-ils, même s’ils se dressent en fin de compte contre des croyances et représentations initiales d’un sujet singulier, se construisent d’abord à partir d’elles. » Alain Muller, p 65
  • QUALITÉ: « On peut parier que seuls parviendront à élever durablement la qualité de leur enseignement les systèmes qui en feront l’expression d’une préoccupation et d’une vision collectives plutôt qu’une arme utilisée par la bureaucratie contre les acteurs. » Monica Gather Thurler, p70
  • REDOUBLEMENT: « L’impuissance de l’école à construire des réponses positives au problème de l’échec ne contrarie pas, au contraire, ceux pour qui l’échec des uns paraît la condition de la réussite des autres. » Danielle Bonneton, p 73
  • SAVOIR: « Nos sociétés sont, de plus en plus, des sociétés du savoir. Le travail, la recherche, la technologie, la formation, tout contribue au développement presque exponentiel des connaissances. La sphère du connu grandit, et à sa surface grandit ce qu’il nous reste à connaître. » Olivier Maulini, p74
  • TRANSMISSION: « La nature se transmet naturellement, mais la culture se transmet culturellement. C’est à dire qu’elle ne s’inocule pas, on ne l’inculque pas. La transmission des savoirs est une visée, mais elle n’est pas spontanée.  » Olivier Maulini, p 78
  • UTOPIE: « Conserver le souffle de l’utopie sans cesser de plier l’action aux conditions de réel, tel est le défi des pédagogues! » Etiennette Vellas, p82
  • VERBIAGE: « La formation initiale et continue des enseignants cherche aujourd’hui, presque partout, à former des praticiens réflexifs. pour développer les possibilités de réfléchir sur ses actions pédagogiques, l’enseignant doit pouvoir mettre des mots sur ce qu’il fait, sur les questions qu’il se pose, sur ses raisonnement s et ses gestes professionnels. Les moyens qu’il se donne relèvent de la didactique, de la psychologie cognitive, de la psychanalyse, de la sociologie, autant de disciplines dont il faut en partie assimiler le langage. » Michèle Bolsterli, p 84
  • WEB: « Aucune activité humaine ne se réduit à la technologie, mais toutes l’intègrent. » Olivier Maulini, p 86
  • X-FILES: « Le véritable changement ne peut être conduit à partir de connaissances et de procédures existantes, il ne peut être décidé et garanti par décret. Il ne se réalise qu’au prix d’une véritable expérimentation, de nouvelles découvertes, de multiples ajustements des manières de penser au sein des organisations et des communautés scolaires. » Monica Gather Thurler, p91
  • YAKA: « Entre pensée magique et obsession de tout maîtriser d’avance, il importe de trouver un moyen terme. Pour qu’une action collective visant à changer les pratiques puisse faire la différence, faire progresser les uns et les autres, contribuer à améliorer sensiblement les apprentissages des élèves, il faut qu’elle s’inscrive dans la zone proche de développement des principaux acteurs concernés. »  Monica Gather Thurler, p94
  • ZIZANIE: « En fin de compte, ne sèment la zizanie que les acteurs durablement exclus du processus de décision et dont le seul recours est donc de troubler le jeu. Le pilotage négocié, au centre et dans les établissements, vise à transformer les conflits en débats et le chacun pour soi en recherche méthodique de compromis acceptables […] Apprendre à écouter, à argumenter, à négocier, à chercher des accords équitables, à vivre et à décider ensemble n’est donc pas un programme réservé aux enfants… » Philippe Perrenoud, p97

Le plus de l’ouvrage: A la fin de chacun des chapitres, les auteurs nous invitent à nous engager plus loin dans la réflexion en citant 3 ou 4 auteurs et ouvrages ciblés en fonction de la problématique traitée. Précieuses sources documentaires à explorer personnellement et collectivement dans une démarche d’apprentissage transformationnel (pléonasme?)… 😉

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Projet d’alphabétisation en Côte d’Ivoire

20 10 2011

Le taux d’analphabétisme en Côte d’Ivoire avoisine les 52%. Les couches sociales les plus atteintes par ce fléau sont les femmes avec 67%. Or, la pauvreté ne peut être efficacement combattue si le taux d’analphabétisme est élevé.

Je suis partie en tant que volontaire pendant 3 mois sur une mission de solidarité internationale qui débuta en septembre 2010. Sur place j’ai travaillé sur une mission d’alphabétisation avec une organisation locale

Aujourd’hui, j’ai besoin de vous pour cette aventure; réussissons ensemble à agrandir ce centre d’alphabétisation et à le rendre autonome.

Oriane, 24 ans

En soutenant le projet d’Oriane, c’est un village entier que vous soutenez. Je la soutiens parce que c’est un beau projet, parce que c’est une femme au service des femmes, parce que c’est ma nièce aussi…Ne sommes-nous pas tous responsables de l’humanisation du peuple des hommes? Prenez quelques secondes pour découvrir son projet d’alphabétisation au cœur de la Côte d’Ivoire.

Merci pour elle(s)

  • Pour en savoir plus, je vous invite en un clic, à vous rendre directement  sur le site
  • N’hésitez pas à diffuser largement autour de vous, auprès de vos proches, sur vos réseaux sociaux …

Il faut tout un village pour éduquer un enfant (proverbe africain)

Make it happen 🙂

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Mémoire et procrastination

14 10 2011

Du rôle essentiel de la procrastination…

Combien de semaines? Combien de nuits blanches ont-elles été nécessaires pour parvenir à coucher sur le papier les toutes premières semences de ce qui devrait un jour donner naissance à ce qu’on appelle, dans le cadre de la formation, un écrit de mémoire professionnel(le)?

Combien d’allers-retours cérébraux, de courts-circuits neuronaux, combien de combats intérieurs auront-ils été nécessaires pour me sentir capable d’affronter ce matin, ce premier face à face physique, concret, réel entre moi et moi? Entre ma mémoire, mon mémoire et moi…

Prendre une feuille vierge, choisir deux, trois ou quatre crayons de couleurs et se laisser porter. Nous sommes vendredi 14 octobre, il est 10h du matin, il fait beau dehors et le soleil inonde mon bureau par la fenêtre entrebâillée.  Enfin, m’y voilà. Portée par qui? par quoi?

 

C’est drôle l’écriture tout de même, voilà des mois et des mois que je griffonne dans ma tête, que je gomme, que je rature, que je recommence, que j’efface, que je déchire, que je jette. Un jour exaltée, le lendemain désespérée. Comment m’y prendre? comment trier? comment commencer…si je ne cesse de recommencer. Tant de sujets m’intéressent, tant de projets m’attendent, et encore tant à apprendre également.

Pourtant, allez savoir pourquoi, ce matin, je suis enfin parvenue à lever ce lourd rideau qui obstruait mon esprit et laisser couler le flot d’images mentales qui se sont, comme par magie, déposées sur le papier sous la forme de mots! La procrastination a fait son œuvre…

Bon, ok, ce n’est qu’un tout tout premier jet de l’ébauche d’une pensée en construction…mais tout de même…Le plus difficile, je crois, c’est de commencer.

Pour commencer, il faut oser, il faut choisir…

Tiens, curieusement, il se trouve que le thème même de ce mémoire portera sur la notion de choix.

En partant de l’hypothèse qu’il ne peut y avoir d’apprentissage sans choix, il faudra nécessairement s’interroger sur la nature de ces choix, leurs différentes fonctions, leurs limites également, puis par effet ricochet, se demander quelle(s) place(s) on lui confère dans notre enseignement et dans nos dispositifs formatifs. Se poser la question de notre propre relation à l’apprentissage demeure centrale, considérant que tout enseignant, comme tout formateur, n’en reste pas moins un apprenant au long cours, un professionnel en formation permanente.

Il faudra bien évidemment tout d’abord cerner ce qu’on entend derrière le terme de choix.

Bon, et bien voilà pour aujourd’hui. Bien entendu, si vous aviez des suggestions de lectures, des propositions d’articles, des contributions personnelles et professionnelles à proposer en lien avec ce sujet, n’hésitez pas à m’en faire part. Je suis preneuse d’idées, de conseils, de pistes méthodologiques, etc.

Au fait, la procrastination, c’est quoi?

C’est un peu ça…

Procrastination from ism studios on Vimeo.

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La joie d’apprendre et le bonheur d’enseigner

11 10 2011

Envie ce matin de partager avec vous cet extrait d’un texte d‘Isabelle Bochet, tiré de l’ouvrage « Les cahiers de l’éducation ». Des mots qui font sens me semble-t-il, et redonnent sens à notre posture éducative. Des mots qui résonnent comme un appel lancé à notre vigilance enseignante. Des mots qui nous engagent dans une réflexion d’une urgente actualité…A l’heure de la mise en œuvre des livrets de compétences et du risque de plus en plus avéré de la marchandisation des savoirs, à l’heure de l’évaluationnite aiguë et du  mal-être de nos élèves et de nos enseignants, ce texte apparaît comme une belle invitation au discernement. Retrouver le sens des choses essentielles: retrouver la joie d’apprendre et le bonheur d’enseigner.

« On peut se demander ce qu’est, au plan de l‘enseignement, une éducation par pression, ou encore par dressage.

J’y verrais volontiers un enseignement qui donnerait la priorité à l’acquisition de savoir-faire et au montage d’automatisme: ceux-ci permettent de réussir tel ou tel exercice sans même vraiment réfléchir et semblent une sécurité, mais c’est au prix du risque de la pensée! La nécessité incontestable de ces savoir-faire ne doit donc pas masquer leur caractère relatif: tout automatisme, dans l’existence humaine, a pour fonction de libérer l’esprit pour autre chose, non de l’étouffer ou de l’anesthésier.

Je me demande parfois si nous ne faisons pas trop de ces savoir-faire une fin, alors qu’ils ne sont que des moyens. Les élèves eux-mêmes nous y incitent en cherchant des recettes, des moyens de réussir à tout coup. Mais si les élèves privilégient la sécurité, n’est-ce pas parce que nous ne leur avons pas assez donné le goût d’un certain risque, d’une invention au plan de la pensée? N’est-ce pas aussi parce qu’ils sont victimes de la pression sociale? L’importance donnée aux notes tue par avance toute forme d‘initiative qui risquerait d’être moins payante.

Il serait bon de les libérer, ne serait-ce qu’un peu de ce souci, et de ne pas perdre de vue que la finalité de notre enseignement va bien au-delà de la réussite du baccalauréat. […]

Bien des questions pourraient être posées ici. Laissons-nous, par exemple, suffisamment d’espaces de silence pour permettre l’appropriation personnelle (y compris pendant nos cours) ? Ne nous laissons-nous pas entraîner parfois, en, raison même des programmes, par la boulimie des connaissances? Discerner l’essentiel du secondaire s’avère une priorité, si nous voulons ménager des espaces pour la réflexion personnelle.

Comment susciter, d’autre part, le désir et la joie d’apprendre? Qu’inventer pour créer à nouveau un élan? Quelles initiatives laisser aux élèves pour leur permettre la joie d’une découverte personnelle?

Isabelle BOCHET, agrégée de philosophie, auteur, professeur au centre Sèvres et à la Faculté de philosophie de l’Institut Catholique de Paris

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