Les journées de l’innovation des 28 & 29 mars 2012 à l’Unesco #eduinov
3 04 2012 Commentaires : Pas de Commentaires »Ostiane
Catégories : Action, actualité, Evénement, Groupe d'Analyse de Pratiques
« Alors Ostiane, Goha, raconte-moi! C’était comment, ce devait être quelque-chose, non?
- Euh, que veux-tu dire?
- Et bien Goha, LE sommet, tu y étais non? Tu y étais ou tu n’y étais pas à Doha, au Wise sommet 2011? »
Comment vous dire…cette question, qui m’a été posée à plusieurs reprises ces dernières heures par différentes personnes en différents lieux, vaut à mon avis la peine qu’on s’y attarde, non pas que la réponse oui/non soit d’un grand intérêt pour le commun des mortels, mais davantage parce la question ainsi formulée interroge directement les nouveaux enjeux éducatifs qui nous attendent et nous défient en cette aube du XXI ème siècle.
Etais-je au Qatar les 1, 2 et 3 novembre dernier?
Voilà une interrogation qui reflète exactement les bouleversements phénoménaux qui s’opèrent dans nos vies actuelles, via les multiples fonctionnalités qu’internet nous offre; usages et pratiques numériques qui de fait, transforment radicalement notre relation au temps, à l’espace, au monde, au savoir.
Laissez-moi vous raconter mon WISE 2011, vous en déduirez par vous-même la réponse que vous souhaiterez apporter ![]()
Nous sommes le 28 octobre; via le statut d’un contact et ami facebook, je lis pour la première le mot WISE et découvre ainsi l’existence de cet événement mondial. Intéressée par l’annonce de cet ami, je clique sur le lien qu’il avait inséré à son statut et arrive sur une page web dont le titre « Changing Societies, Changing Education » m’interpelle.
Innovation, éducation, rencontres internationales, futur, défi planétaire, autant d’invitations au voyage…Un clic m’aura donc suffit à prendre mon billet pour Doha.
Comme tout touriste qui se respecte, je décidai de faire ma petite enquête, histoire de me saisir de quelques balises et repères indispensables au bon déroulement du voyage. De clics en liens et de liens en clics, je surfai ici et là, tantôt sur une carte du monde, tantôt sur une vidéo, tantôt sur les réseaux sociaux. Dès que je repérais une information intéressante, je l’enregistrais comme « favori » dans mon menu de navigation, histoire de retrouver sa trace plus facilement en cas de besoin. Vous savez, les petits cailloux blanc du Petit Poucet…
28-29-30-31 octobre. 4 jours de préparation pour 3 jours de pérégrination, c’était un peu court mais avais-le choix? Nous étions la veille du grand départ et si je ne voulais pas louper l’embarquement, il fallait bien me rendre au rendez-vous.
Nous sommes le 1 novembre au matin, me voilà installée dans mon cockpit, assise à Paris, la tête au Qatar…les yeux rivés sur mon écran de contrôle : une fenêtre ouverte en plongée directe sur l’amphithéâtre magistral de la Cité de l’éducation de Goha, une autre sur la balise #Wise2011 de mon fil twitter à lire, traduire et décoder les centaines de retours des 1200 participants qu’à mon tour je rediffusais sous forme de RT (re-twitt) ou de statuts Facebook. Messages pluriculturels et enthousiastes d’inconnus qui partageaient avec le monde entier, avec moi, les inspirants échanges qui avaient lieu, là-bas-tout près, au Sommet Mondial pour l’Innovation dans l’Education.
C’était incroyable de recevoir en direct et via divers canaux de connexion les échos, les images, les voix, les interactions, les applaudissements. Superposition d’espaces-temps. Expérience pluri-sensorielle. Je venais d’entrer dans la 4ème dimension. Je pouvais tout à la fois suivre les passionnants débats sur le plateau central, capter et commenter en direct les questions et impressions de l’assemblée, informer mes propres amis et contacts de ce qui se déroulait là-bas sous mes yeux et engager simultanément sur mon mur facebook plusieurs discussions en parallèle.
1, 2 et 3 novembre 2011
Voyage au centre du World Wide Web
3 jours intenses, intellectuellement, physiquement, socialement, émotionnellement.
Traitement de l’information en instantané, ressentis et émotions en grandeur réelle.
Oui, une drôle d’expérience dans la 4ème dimension. J’étais assise chez moi ici à Paris, mais j’étais au Qatar ; et pourtant là-bas sans y être, j’ai eu l’étrange sentiment de vivre un moment hors du temps, ou plutôt en connexion totale avec cet incroyable temps numérique qu’internet seul est capable de nous offrir.
WISE 2011, 3 jours riches, généreux, ambitieux auxquels j’ai eu la grande chance de participer. 3 jours où experts, gouvernants, professeurs et étudiants, assis à une même table ont réussi cet incroyable exploit de dessiner l’avenir d’un projet mondial : la création d’un Fonds Global pour l’Education dans le monde.
Alors, étais-je à Doha?
Que signifie aujourd’hui être en un lieu?
Qu’est-ce qu’explorer les chemins de la connaissance à l’heure des nouvelles technologies?
Comment définir le virtuel du réel?
Ce que j’ai vu n’était pas virtuel, ce que j’ai entendu n’était pas virtuel, ce que j’ai vécu n’était pas virtuel. C’était bien réel. Et c’est bien avec cette réalité nouvelle que nous devons nous saisir du formidable enjeu qui s’offre à nous : faire de notre monde, un monde où chaque enfant, chaque famille, chaque petite fille, puisse, non pas seulement accéder mais participer à ce que nous nommons par ce mot simple: l’éducation. L’innovation pourra nous y aider, mais ne nous laissons pas charmer par les sirènes ensorceleuses, l’innovation sans le cœur, sans l’âme, sans le tissage des cultures et le métissage des hommes ne restera qu’un vœu pieu ; pire encore, ce serait un odieux mensonge et une trahison pour l’humanité toute entière à commencer par les plus faibles d’entre nous que de laisser penser que l’outil se substitue aux actes.
C’est ainsi que Gordon Brown a conclu son magnifique discours. No more speeches, let’s walk the talk, let’s march to do it
Non, ce n’était pas virtuel, c’était bien réel.
Et pour terminer ce billet, quelques phrases-clés glanées au fil du web et qui ont ponctuées ces 3 journées.
« Dans le futur, plutôt que des écoles, créons des holistic learning village »
Parole de proviseur: « Chez nous la voix des enfants est entendue: avant d’être institué, j’ai passé un entretien avec mes élèves. » ça se passe au…Danemark
« Notre plus grand problème reste notre incapacité à insuffler à la génération future l’idée qu’elle est capable de changer le monde » Richard Noble
« Productivity in learning is what it takes to transfer efforts in to results. » Agree?
‘ »Accéder à l’éducation n’est pas une fin en soi, pouvoir y contribuer en est une. »
« Horizon pour 2030: favoriser l’émergence de communautés autonomes d’apprenants.’
« Nous avons besoin d’un Printemps de l’éducation. »
« Ce n’est pas parce qu’un gouvernement est responsable de l’éducation qu’il a le monopole de cette responsabilité. » Burt
« L’enjeu de l’apprentissage par les compétences n’est pas tant de préparer nos enfants à l’économie de marché mais plutôt de leur apprendre à penser résolution de problèmes. »
« Depuis 2 jours, expérimente l’exercice du RT branchée sur les balises @diversifier et #wise2011 en direct du sommet international de Goha »
« Un « prix Nobel » de l’éducation attribué pour la première fois http://t.co/j4HtgtHV »
« Pour suivre en direct de #Wise2011 l’arbre de l’innovation de François Muller http://t.co/h6REY5RM »
« Les enfants habitent dans des maisons, pas dans les écoles, les parents font partie du dispositif d’apprentissage, l’apprendre n’appartient pas à l’école. »
« Too many holy cows in education. » Agree but…who are they?…
« Gordon Brown lance un appel pour la création d’un fonds mondial dédié à l’éducation. »
Parole d’étudiant: « L’espace classe n’est plus suffisant, nous avons besoin de nouveaux espaces nomades pour continuer d’apprendre par nous-mêmes et entre nous. »
« En face du toujours plus de technologie il n’y a pas forcément du mieux apprendre. La techno présente dans mon téléphone portable peut bien m’envoyer sur la lune, mais il faut bien que quelqu’un (moi? un tuteur? un professeur? un ami?) allume l’étincelle qui mette le feu aux poudres. »
« WISE is an eminent forum to listen and exchange ideas. It is also a community of different visions on the future of education. »Luc Chatel
« Pour accompagner la persévérance des enseignants et encourager la prise de risque que peut comporter la posture innovante, il faut leur donner les moyens personnels et collectifs de développer leur compétences professionnelles. »
Even without being there, I could feel the WISESpirit. Thank for all the tweets I received from #Wise2011
Open space, open mind, open thinking, open learning, etc. Certains termes parlent mieux dans certaines langues et sont difficilement traduisibles
![]()
let’s march to do it!
Le taux d’analphabétisme en Côte d’Ivoire avoisine les 52%. Les couches sociales les plus atteintes par ce fléau sont les femmes avec 67%. Or, la pauvreté ne peut être efficacement combattue si le taux d’analphabétisme est élevé.
Je suis partie en tant que volontaire pendant 3 mois sur une mission de solidarité internationale qui débuta en septembre 2010. Sur place j’ai travaillé sur une mission d’alphabétisation avec une organisation locale
Aujourd’hui, j’ai besoin de vous pour cette aventure; réussissons ensemble à agrandir ce centre d’alphabétisation et à le rendre autonome.
Oriane, 24 ans

En soutenant le projet d’Oriane, c’est un village entier que vous soutenez. Je la soutiens parce que c’est un beau projet, parce que c’est une femme au service des femmes, parce que c’est ma nièce aussi…Ne sommes-nous pas tous responsables de l’humanisation du peuple des hommes? Prenez quelques secondes pour découvrir son projet d’alphabétisation au cœur de la Côte d’Ivoire.
Merci pour elle(s)

Il faut tout un village pour éduquer un enfant (proverbe africain)
Make it happen
Chi va piano, va sano
Et pourtant, à quelques jours de la rentrée…
Plannings, emplois du temps, rythmes scolaires…
Gestion des agendas, des activités, des rendez-vous…
La rentrée, qu’elle soit scolaire, professionnelle, ou « simplement » familiale, est toujours un moment délicat…
Et si nous commencions par un petit sketch de remise à niveau?
Bonne rentrée à tous
Excusez-moi, je suis un peu essoufflé !
Je viens de traverser une ville où tout le monde courait.
Je ne peux pas vous dire laquelle…
Je l’ai traversée en courant !
Lorsque j’y suis entré, je marchais normalement,
Mais quand j’ai vu que tout le monde courait…
je me suis mis à courir comme tout le monde sans raison !À un moment, je courais au coude à coude avec un monsieur.
Je lui dis :
— Dites-moi… Pourquoi tous ces gens-là courent-ils comme des fous ?
— Parce qu’ils le sont ! Vous êtes dans une ville de fous ici… Vous n’êtes pas au courant ?
— Si, Si, des bruits ont couru !
— Ils courent toujours !
— Qu’est-ce qui fait courir tous ces fous ?
— Tout ! Tout ! Il y en a qui courent au plus pressé. D’autres qui courent après les honneurs… Celui-ci court pour la gloire… Celui-là court à sa perte !
— Mais pourquoi courent-ils si vite ?
— Pour gagner du temps ! Comme le temps, c’est de l’argent, plus ils courent vite, plus ils en gagnent !
— Mais où courent-ils ?
— À la banque ! Le temps de déposer l’argent qu’ils ont gagné sur un compte courant… et ils repartent toujours courant, en gagner d’autre !
— Et le reste du temps ?
— Ils courent faire leurs courses… au marché !
— Pourquoi font-ils leurs courses en courant.
— Je vous l’ai dit… parce qu’ils sont fous !
— Ils pourraient tout aussi bien faire leur marché en marchant… tout en restant fous !
— On voit bien que vous ne les connaissez pas ! D’abord le fou n’aime pas la marche…
— Pourquoi ?
— Parce qu’il la rate !
— Pourtant, j’en vois un qui marche !
— Oui, c’est un contestataire ! Il en avait assez de courir comme un fou. Alors il a organisé une marche de protestation !
— Il n’a pas l’air d’être suivi ?
— Si, mais comme tous ceux qui le suivent courent, il est dépassé !
— Et vous, peut-on savoir ce que vous faîtes dans cette ville ?
— Oui ! Moi j’expédie les affaires courantes. Parce que même ici, les affaires ne marchent pas !
— Et où courez-vous là ?
— Je cours à la banque !
— Ah !… Pour y déposer votre argent ?
— Non ! Pour le retirer ! Moi je ne suis pas fou !
— Mais si vous n’êtes pas fou, pourquoi restez-vous dans une ville où tout le monde l’est ?
— Parce que j’y gagne un argent fou !… C’est moi le banquier !…Raymond DEVOS
D’autres articles sur le web et sur le même thème:
- En finir avec le Taylorisme scolaire par Pierre WAAUB pour les Cahiers Pédagogiques
- Rapport d’orientation sur les rythmes scolaires sur le site du MEN
- 10 propositions pour améliorer les rythmes scolaires de l’enfant par Maryline Baumard pour Le Monde.fr
« Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à avoir de nouveaux yeux »
Marcel Proust
Une image, comme un timbre sur un dernier post’,
comme une invitation à poursuivre sur d’autres rivages,
à la recherche d’un temps perdu qu’on cherche à retrouver.
C’est dans cet esprit que pour clore cette année,
je vous souhaite à tous de merveilleux voyages!
Bonnes vacances
Carême pédagogique
Jour 41
Pensée 41
Le rire est le propre de l’homme
Rabelais
Une pensée plus légère qu’hier mais tout aussi sérieuse qui m’est revenue en mémoire en savourant pour la nième fois les aventures de Mary Poppins…
Pensée du jour donc, consacrée au rire, à la fantaisie, à l’imagination, à l‘enfance, à la puissance créatrice du rêve et à son combat initiatique contre la représentation qu’ont les adultes de la réalité.
Attention, adultes trop sérieux, s’abstenir
Carême pédagogique
Jour 29
Pensée 29
Pour certains commence le temps du repos et des vacances. Une pensée spéciale pour un temps essentiel,
celui de la vie
Carême pédagogique
Jour 21
Pensée 21
Trêve de mi-Carême!
Le Roi des fous (Quasimodo) à notre-Dame de Paris
Gravure Louis Boulanger et W. Finden, 1878
Au Moyen Âge, la fête des fous était célébrée à Noël. Depuis, la tradition s’est transformée et a bien évolué…
Pour en savoir plus sur cette étrange fête de la plus belle grimace, je vous invite à vous rendre sur le site suivant à qui j’ai emprunté l’illustration ci-dessus.
Bonne journée à tous!
Et surtout, si vous croisez aujourd’hui un enfant qui vous fait la grimace
n’en prenez pas ombrage pas et rendez-la lui de plus belle

Carême pédagogique
Jour 11
Pensée 11
Certains sujets sont difficiles à envisager avec une classe de jeunes élèves. Non pas qu’ils ne soient pas en capacité de les appréhender, mais plutôt qu’il reste très délicat pour un enseignant de se mettre à la portée de leurs attentes, de leurs besoins, de leurs peurs, de leurs représentations, de leurs questions, sans risquer de les brusquer, de les heurter, de les plonger un peu plus dans le chaos qui envahit les ondes et les écrans. Pour autant, on ne peut rester muet, impassible, faire comme si de rien n’était. Ainsi j’ai choisi de partir avec ma classe à la découverte du patrimoine poétique japonais et de leur proposer de rédiger à l’intention d’un enfant, incarné par un prénom, un court poème sur le modèle des Haïkus.
Le haïku est une forme classique de la poésie japonaise, à forte composante symbolique, qui contient environ 17 syllabes et fait référence à un élément de la nature, nature qui porte en elle la beauté et l‘éphémère.
Au Japon, chaque prénom est porteur d’un sens, d’une signification. Ici, en choisissant de mêler deux prénoms féminins Hatsu et Haru, j’obtiens un prénom composé Hatsuharu qui signifie Premier Printemps. Hommage au printemps bien sûr, mais surtout hommage à cette petite fille, à ce nouveau-né qui vit le jour au pays du Soleil Levant, à l’aube d’un tsunami dévastateur.
Haïstu pour Hatsuharu
Les eaux noires de tes grands yeux
vaporeux
s’éveillent au Soleil Couchant
Carême pédagogique 2011
Jour 6
Pensée 6
Le bonheur est -il un état d’esprit, une qualité, une vertu, un don?
Est-il une simple vue de l’esprit que l‘homme aurait inventée pour supporter l’inexorable fin de son existence?
Peut-on le chercher, et si par bonheur, on le trouve, est-il possible de le garder comme on protège un bien précieux?
Est-il d’ailleurs un bien? Peut-on veiller sur lui et le préserver tel l’homme, depuis qu’il l’a découvert, a su entretenir le feu?
Le bonheur tient-il davantage de l’avoir, de l’être, de l’agir?
Le bonheur peut-il continuer de se vivre sitôt qu’il disparaît par le seul fait que la mémoire le rend encore tangible?
Est-il évaluable? quantifiable?
S’il est une vertu, comment s’acquiert-elle?
S’il est un don, certains sont-ils plus dotés et doués que d’autres?
S’il est un bien, comment le partager?
S’il n’est que pure illusion, par quoi le remplacer?
Et puis d’ailleurs, le bonheur est-il obligatoire? Est-il une condition inconditionnelle de la réussite d’une vie d’homme?
Ne sont-ce pas là des questions fondamentales à évoquer en classe avec nos élèves, à l’heure où les vrais faux marchands de faux vrai bonheur ont partout envahi nos espaces de vie?
A débattre et à
Carême pédagogique
Jour 3
Pensée 3
« C’est une chose souvent éprouvée : cet abîme entre un savoir lourd, embaumé dans les livres ou les morales, et l’humeur aérienne de la vie qui va. On peut ainsi être instruit de tout, et passer sa vie dans l’ignorance absolue de la vie. Ce ne sont pas les livres qui sont en cause, mais la parcimonie d’un désir, l’étroitesse d’un rêve. »
(« Le huitième jour de la semaine » C. Bobin)
lundi: je rêverai je rêverai je rêverai je rêverai…
Mardi: tu rêvas tu rêvas tu rêvas tu rêvas…
Mercredi: il rêvait il rêvait il rêvait il rêvait…
Jeudi: nous avons rêvé nous avons rêvé nous avons rêvé nous avons rêvé…
Vendredi: vous aurez rêvé vous aurez rêvé vous aurez rêvé vous aurez rêvé…
Samedi: ils avaient rêvé ils avaient rêvé ils avaient rêvé ils avaient rêvé…
Dimanche: elles eurent rêvé elles eurent rêvé elles eurent rêvé elles eurent rêvé…
Lorsqu’à l’école on apprend certains verbes
apprenons d’abord à les vivre
avant de les conjuguer
pour éviter de passer
…à côté d’un rêve
Bonne journée donc!
Carême pédagogique 2011
Jour 2
Pensée 2:
» Le courage aboutit à son propre commencement…les courageux sont ceux qui ont l’art de commencer…on n’apprend pas à commencer, pour commencer, il faut simplement du courage. »
Vladimir Jankélévitch
Ce courage là peut-il s’enseigner? se transmettre? le vouloir précède-t-il le pouvoir? ou bien est-ce dans l’agir que le courage prend vie?
Question philosophique de premier ordre me semble-t-il tant elle se pose à nous, chaque jour, qu’on soit adulte, qu’on soit enfant, qu’on soit enseignant, qu’on soit parent et tant elle prépare à la vie, à ses heurts, aux choix qu’elle nous offrira ou que nous provoquerons, à la mort qui nous attend, inévitablement.
Si apprendre le courage, c’est accepter d’éprouver au quotidien la frustration des petits renoncements, enseigner le courage, consisterait-il, par un effet de mise en abime, à accepter, sans pour autant ne jamais renoncer, de n’être pas pleinement en capacité de conduire comme nous le souhaiterions, notre enseignement auprès des enfants qui nous sont confiés, dans un temps donné et dans un cadre requis?
Enseigner, c’est être confronté chaque jour à nos limites, à notre petitesse d’homme, à notre ignorance professionnelle, et malgré tout, revenir chaque lendemain, recommencer inexorablement, croire passionnément en la capacité de l’autre, en son courage.
Provoquer le courage, reconnaître le courage de l’enfant, dans la moindre petite activité apparemment insignifiante à nos yeux, ne sont-elles pas des attitudes éducatives fondamentales dans un monde où l’immédiateté, l’efficacité, le plaisir et le culte du résultat sont vantés comme autant de récompense et de mérite?
Apprendre, c’est prendre le risque de ne pas comprendre; il faut du courage pour cela.
Enseigner, c’est oser prendre le risque de n’être pas compris, de se tromper; il faut aussi du courage pour cela, non?
A débattre, de manière éthique et responsable ![]()
Petit clin d’œil pédagogique à notre calendrier du jour, en ce mercredi d’ouverture du Carême 2011, je vous propose une nouvelle chronique intitulée Carême pédagogique. Il s’agira, jour après jour, de nous retrouver ici même, de nous poser quelques instants de manière à partager ensemble une pensée personnelle, un précepte, une règle de conduite professionnelle, une citation, un proverbe, un dicton, une réflexion, un aphorisme, un adage, bref, un extrait de notre substantifique moelle pédagogique nous tenant particulièrement à cœur mais qui n’en demeure pas moins si difficile et parois même impossible à incarner au quotidien.
Entre ce que l’on croit, ce que l’on pense, ce que l’on dit, ce que l’on fait et ce vers quoi on tend, les écarts et les paradoxes sont malgré tout inévitables. Le manque de temps, l’usure du quotidien, la part des affects, la tentation de la routine, la surcharge de travail, etc sont autant de bonnes mauvaises raisons de mettre de côté les valeurs humaines et éducatives auxquelles nous sommes pourtant profondément attachés, et ce, quels que soient notre religion, notre athéisme, notre appartenance politique, culturelle ou sociale, car ce dont il est question bien avant tout, c’est de notre référence commune à des valeurs humanistes qui transcendent, elles, nos différences humaines.
Ainsi, de manière à nous rappeler à notre sens éthique et professionnel, je vous inviterai chaque jour, le temps d’une courte pause numérique, non pas à une célébration de pénitence collective (
) mais plutôt à ce que j’appellerai une brève analyse de nos pratiques éthiques.
Qu’en pensez-vous?
Jour 1:
Pensée 1:
Éduquer, c’est renoncer à nos propres rêves d’excellence pour permettre à l‘enfant d’accéder à son excellence propre.
« On ne naît pas homme on le devient ». disait Érasme
Naître puis grandir petite fille, devenir jeune fille, choisir sa vie de femme, un long parcours que toutes, loin de là, n’ont pas le droit de vivre.
En cette journée de la femme, rendons-leur hommage à l’instar de Simone de Beauvoir.
Autoportrait
Prenez la main d’un jeune enfant
Un peu avant sept ans.
Placez tout à côté
Une craie, une toile, un écran
Ni trop petit ni trop grand.
Mettez face à l’enfant
Un rêve à dessiner
Comme un nuage blanc.
Laissez-le faire.
Regardez-le.
C’est étonnant…
D’après le titre de Jacques Prévert, Pour faire le portrait d’un oiseau
et le texte Recette du poète Guillevic
Un article poétique en hommage au magnifique travail réalisé par le photographe et réalisateur Gilles Porte dont le film « Dessine-toi… » vient de paraître dans les salles.
Pour en savoir plus sur l’auteur et voir la bande annonce
Vous ai-je déjà présenté mon autre autre blog?
- Encore un autre blog!? Avec celui de vos élèves et le vôtre, plus tout le reste, vous n’en n’avez donc pas assez? »
- Si, bien sûr, j’en avais déjà largement assez…et puis, voilà, une rencontre, une sollicitation, un projet….et hop! En juillet dernier, paraissaient les premiers articles de ce nouveau web-log.
Je m’explique:
4 raisons principales m’ont poussée à créer ce blog sous l’égide de la MAE :
Depuis l’été dernier donc, chaque lundi, j’y publie un article relevant d’un thème précis de prévention en lien avec une ressource pédagogique ciblée.
Alors, on s’y retrouve dès lundi prochain?
Blogueuse, un métier passionnant
Au fait! quelle heure est-il?

Il est toujours la bonne heure lorsqu’il s’agit de rire, non?
Très bonne fin de semaine à tous
AGENDA d’octobre


L’atelier Voix Haute dirigé par Christian Jacomino, linguiste, pédagogue et docteur en science du langage, nous donne rendez-vous ce mercredi 6 octobre, pour sa journée de rencontre et formation sur le thème: « Des outils numériques au service de l’école ».
Celle-ci réunira- et si ce n’est pas la première fois- vous avouerez que ce n’est pas courant:
Toutes les précisions nécessaires sur ce rendez-vous et sur le détail du programme des interventions sont accessibles ici:
http://voixhaute.com/spip/spip.php?article184
Deux articles enfin à découvrir, qui dessinent le contour de ce projet:
C’est ainsi avec beaucoup de plaisir que j’irai mercredi témoigner des pratiques d’écriture et de l’outil blog que je manipule maintenant depuis 3 ans avec des élèves de cycle 3. Mon témoignage portera essentiellement sur le portfolio numérique mis en place avec mes élèves, à savoir leur Culturo-Blog des CM1-CM2.
Alors si vous êtes du côté de Nice ce jour là, n’hésitez pas à vous joindre à nous! L’amphithéâtre de la place Garibaldi est là pour ça!

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, il y a comme un air de déjà vu déjà vécu…
Bon, c’est pas tout, mais nous sommes mercredi et les devoirs m’appellent…
Le coin des bavards!