Eclats de mousse
19 10 2009Maman c’était trop bien la piscine aujourd’hui, j’ai éclamoussé la maîtresse!
Et la maîtresse, elle était aussi contente que toi?


Ostiane
Catégories : En famille, humour, Perles d'enfants
Maman c’était trop bien la piscine aujourd’hui, j’ai éclamoussé la maîtresse!
Et la maîtresse, elle était aussi contente que toi?


Oyez! Oyez!
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A vous la parole!


DIMANCHE
Charlotte
fait de la compote
Bertrand
suce des harengs
Cunégonde
se teint en blonde
Epaminondas
cire ses godasses
Thérèse
souffle sur la braise
Léon
peint des potirons
Brigitte
s’agite, s’agite
Adhémar
dit qu’il en a marre
La pendule
fabrique des virgules
Et moi dans tout cha ?
Et moi dans tout cha ?
Moi, ze ne bouze pas
Sur ma langue z’ai un chat
Pour réussir un nouveau départ, rien ne vaut quelques bonnes résolutions…
Étape du jour: révision, conjugaison, action!
- ranger, nettoyer, trier, organiser, garder, jeter, : verbes d’action appartenant au 1er groupe en « -ER »
- définir, choisir, s’investir, réfléchir, grandir, mûrir: verbes du 2ème groupe…finissant par « -issant » au participe présent
- vouloir, prévoir, promouvoir, recevoir, concevoir, pouvoir: verbes du 3ème groupe en « -OIR »
- croire, produire, lire, s’instruire, écrire, rire : verbes du 3ème groupe en « -RE »
- découvrir, accueillir, ouvrir, appartenir, soutenir, offrir: verbes du 3ème groupe en « -IR »
- attendre, apprendre, comprendre, entreprendre, entendre, répondre: verbes du 3ème groupe en « -DRE »
- Sans oublier ÊTRE et DEVENIR, 2 verbes d’état fondamentaux!
Et vous?…vos résolutions
Ah, les vacances…Les journées qui n’en finissent pas, les longues soirées partagées toutes générations confondues dans la tiédeur du soir, les bains de minuit et les réveils à midi, les repas qui ne savent plus très bien s’ils s’appellent déjeuner, goûter ou dîner et que l’on savoure autour d’une grande tablée, les emplois du temps improvisés, les promenades improbables au petit jour, les rythmes décalés qui nous entraînent au bout du monde et de la nuit! Oui, c’est un peu cela les vacances! Et comme c’est bon de se laisser vivre, d’arrêter montres et horloges et de se laisser porter au gré d’un éternel présent!
Plus de limite à l’espace et au temps…Maman, regarde les étoiles qui s’éteignent là haut…raconte-moi le ciel…c’est quoi une étoile?




Une étoile mon chéri? laisse-moi réfléchir un peu…une étoile, c’est cet instant magique que l’on partage ensemble, ici, toi et moi, côte à côte…Une étoile, c’est une musique d’eau, un souffle dans le ciel, un bruissement d’aile…Une étoile, c’est Dieu qui parle aux hommes, c’est la signature d’un peintre un peu fou qui cherchait ses couleurs dans la nuit…
Dis, maman, on est bien là, hein? J’aimerais que cette étoile ne s’éteigne jamais!
Chhut, écoute…elle chante…

Oui, c’est cela les vacances, c’est cette proximité retrouvée avec soi et les autres, avec le ciel et la terre. Tellement nécessaire, tellement essentiel! Faire le plein de ce temps retrouvé, c’est faire le plein vital d’une énergie inépuisable…
Oui, mais voilà…Tic-Tac, Tic-Tac, j’entends au loin le gardien du temps qui revient et qui s’approche à pas feutrés. Tic-Tac, Tic-Tac…Septembre apparait sur la ligne d’horizon, avec son grand cadran chronométré…
Tic-Tac…Il est 10 h, il est 9, il est…bientôt l’heure…
L’heure de se remettre à l’heure, à l’heure du monde et de sa réalité. Doucement, sans se presser, le temps organisé se réinstalle dans nos vies. C’est ainsi, les vacances sont bientôt finies…Il nous reste quelques jours pour nous remettre au temps du jour mais quoi qu’il arrive, nous garderons au fond de nous la saveur inestimable de ce temps partagé.
A DEMAIN!
A 10 jours de la rentrée des classes, le calendrier égraine ses heures et notre beau château de sable, à chaque coucher du soleil, semble fondre un peu davantage. Le temps des coquillages, peu à peu, laisse la place à Septembre qui nous rappelle cruellement à notre réalité…
C’est pourquoi ce matin, en guise de douce transition, je vous propose main dans la main, une tranquille promenade vers les rivages du grand retour…Dès à présent et jour après jour, ensemble, imaginons un petit itinéraire tout en rondeur qui tranquillement nous conduira sur le chemin des écoliers…Rien ne sert de courir, il suffit de partir à point…Vous vous souvenez?
J-10 donc: étape numéro 1
Savoir dire « au revoir »
Partir c’est mourir un peu disait Alphonse Allais…
Mais partir, ce peut être aussi pour mieux revenir!
Se dire au revoir, c’est un peu chanter qu’on se reverra bientôt, ici, là-bas, ailleurs, quelque part…
Version nostalgie…
En plus kitch…
Façon Baden Powel…
En Love song…
A la manière de cartes postales…
A demain!
http://www.dailymotion.com/videox2d3xi
Un cahier à feuilleter en hommage à Jacques Prévert
Et vous…qu’allez-vous faire en sortant de l’école??
Un lundi très spécial, une journée pas tout à fait comme les autres.
Hier, je me suis péniblement endormie 25 ans en arrière…nuit agitée où Rousseau, Condorcet et Molière ont visité mes rêves. Et ce matin, je me réveille 25 ans plus tard; mon ainé de fiston passe son bac. Épreuves anticipées de français…
Mais ce matin, c’est aussi la petite dernière qui expérimente pour la première fois les joies et les peines de la séparation. Embrassades embrumées au bout du quai numéro 8…Bon voyage ma fille! Tu verras, tout ira bien…N’oublie pas tes pastilles pour le car…
Ce matin, c’est également pour le troisième, le dernier jour de classe. Demain, grand conseil pour les 5èmes…Quelques heures pour entériner une année de labeur…Bon, mon grand essaie aujourd’hui de laisser derrière toi le meilleur de toi-même…Ni retard, ni reproche, ni bavardage…Allez, je suis certaine que tu en es capable!
Aujourd’hui, décidément, un jour pas comme les autres. Mon second (oui y’en a 4 en tout!) expatrié en Irlande pour quelques semaines de mise à niveau, attend avec un espoir teinté d’angoisse -à moins que ce ne soit une angoisse teintée d’espoir- que la sonnerie de son téléphone lui livre enfin les nouvelles clés de son avenir…Quel lycée, quelle section?
Et moi dans tout ça? Quoi de neuf maîtresse? Et bien de mon côté, un jour très spécial aussi…comme s’il n’était déjà pas assez spécial…Oui, la petite maîtresse aujourd’hui va bien en classe, comme tous les jours, mais aujourd’hui, les élèves seront un peu différents. Aujourd’hui, ses élèves seront de possibles prochains collègues. Oui, ce lundi, je vais éprouver pour la première fois l’honneur d’intervenir auprès d’étudiants déjà confirmés…futurs professeurs des écoles.
Voilà, un lundi…comme une tranche de vie…
Bonne journée à tous!

Je te cherchais depuis longtemps
tu m’as laissé en t’en allant
un grand paquet de mots d’amour
et ce silence encore si lourd
le souvenir de ces chimères
que tu fuyais pendant la guerre.
Les bateaux, les trains, les camions
les quais de gare et les wagons
la frayeur de ces années noires
je la lisais dans ton regard
avec l’horreur, le désespoir
et le travail obligatoire.
Peut-être un jour si tu m’attends
on parlera de tout ce temps
qu’on a perdu sans rien se dire
ne pas savoir se sourire.
Quand je sentais venir la fin
je me revois tenir ta main
et te parler pendant des heures
en regardant battre ton cœur.
A ta façon, tu nous aimais
mais tous les mots qu’on attendait
restaient enfouis bien trop profond
en souffrance dans leur prison.
De la haut, si tu nous entends
reviens vers nous de temps en temps!
As-tu enfin trouvé la paix?
Et le repos là où tu es?
J’avais tout juste 50 ans
tu m’as légué en t’en allant
ce regard triste et douloureux
un portrait d’enfant malheureux
qui n’a pas pu trouver sa place
enfermé dans sa carapace
et sur qui les fées ni les dieux
n’ont jamais dû poser les yeux.
Après avoir tant bien que mal
grandit à l’ombre d’une étoile
sans pour autant trouvé le nord
il t’a fallu partir encore
marcher de nuit à travers champ
mais dans tes lettres avec le temps
de ces souffrances et de ces peurs
il ne reste que le meilleur.
hum…
A ta façon, tu nous aimais
mais tous les mots qu’on attendait
restaient enfouis bien trop profond
en souffrance dans leur prison.
De là haut, si tu nous entends
reviens vers nous de temps en temps
as-tu enfin trouvé la paix?
et le repos là où tu es?
Toi mon père que j’aimais tant
je te cherchais depuis longtemps
mais tu voyages désormais
près de moi bien plus que jamais.
Repose en paix dans nos mémoires
le plus tendre de notre histoire
se sont les mots qu’on a pas dit
c’est à toi que je les dédie.
Album Sans attendre
Du bagage héréditaire aux expériences alimentaires…
http://www.dailymotion.com/videox8fp2uLe plaisir alimentaire s’apprend, se cultive et s’enrichit…
http://www.dailymotion.com/videox8fq3vLa vue donne du goût aux aliments!
http://www.dailymotion.com/videox8ekutLe trajet multi-sensoriel des aliments…
http://www.dailymotion.com/videox8foo9Merci Nathalie pour toutes ces informations et tous ces conseils…Maintenant, à nous de jouer!
Et si nous profitions de l’été et des vacances pour pratiquer l’hédonisme alimentaire…
Mmm, il n’est pas encore midi, mais moi, ça m’a donné envie d’aller faire mon p’tit marché!
BON APPETIT!

D’après Laurent De La HYRE
1642
Copie estampillée 1992
« Vierge à l’enfant »
Musée du Louvre
…

« Et dans un tableau je voudrais dire quelque chose de consolant comme une musique. Je voudrais peindre des hommes ou des femmes avec ce je ne sais quoi d’éternel »
Van GOGH
1888
« Portrait de la mère de l’artiste »
Collection privée
…

Mary CASSATT
1902
« Jeune mère cousant »
Métropolitain Muséum of Art
New York
…

Dicton de saison
Les Pâques pluvieuses sont souvent fromenteuses et fort souvent menteuses!
Superstition d’occasion
Un oeuf de Pâques avec 2 jaunes assure chance et fortune à son propriétaire.

De nombreuses autres histoires de Pâques sur le site de PtitClic!
- Je n’aime pas ce livre!
- Moi non plus!
- Et mon voisin, c’est pareil!
Face aux protestations légitimes qu’a suscité la lecture du roman « Le faucon déniché », nous avons abordé en classe un petit débat sur ce qu’est apprendre à lire au quand on a 9 ans…
Revenons quelques pas en arrière…Qu’est-ce que c’est qu’apprendre à lire au CP?
- C’est connaître son alphabet.
- C’est apprendre des nouvelles choses!
- C’est découvrir des mots.
- C’est reconnaître les syllabes.
- C’est savoir regrouper les lettres.
- C’est comprendre le monde.
- C’est lire des histoires.
Bien bien bien! Rassemblées, vos propositions décrivent globalement ce qu’est apprendre à lire au CP.
Et maintenant, apprendre à lire au CM1, c’est quoi?
…Un ange passe…

Ben, on sait lire maîtresse!
Oui, vous savez lire, mais vous continuer d’apprendre à lire. Ce n’est pas tout à fait la même chose…Tenez, prenez votre « Faucon déniché » qui vous pose tant de soucis, et posez-vous à nouveau la question. Apprendre à lire, avec ce roman, qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire?
- C’est lire des livres sans images.
- C’est lire des textes longs.
- C’est enrichir notre vocabulaire.
- C’est découvrir des mots compliqués.
- C’est lire même si on n’aime pas l’histoire.
- C’est s’entraîner à lire encore mieux.
Et bien voilà, vous avez tout dit!
Apprendre à lire, pour vous, c’est franchir toutes ces étapes! Et cela continue tout au long de sa vie! Vous vous souvenez quand je suis partie en formation? Moi aussi je continue de découvrir de nouveaux textes difficiles, parfois même incompréhensibles à mes yeux, mais que des auteurs ont écrit et que d’autres comprennent…Vous voyez, les adultes aussi apprennent à lire!
Oui apprendre à lire c’est affonter des textes résistants, aller au bout de lectures de plus en plus longues, accepter des ouvrages même si on ne les aime pas ou qu’on est pas d’accord….pour devenir de vrais lecteurs experts et critiques!
L’éducation au goût, qu’est-ce que c’est?
Commençons par un petit état des lieux…
http://www.dailymotion.com/videox8fq3v
http://www.dailymotion.com/videox8b83z
Voilà, ces vidéos ont été tournées l’été dernier en partenariat avec le CIV et le web pédagogique. J’ai eu la chance avec mon collègue Fabien Crégut de participer à l’élaboration des scénarios pédagogiques, ce fut une fois de plus l’occasion d’ un partage très enrichissant! Je vous invite à découvrir la « une » du web de cette semaine, vous y découvrirez une foule de renseignements concernant la nutrition, le goût, l’agriculture, l’élevage, d’hier à aujourd’hui!
Bon, il presque midi, faut que j’aille faire mon p’tit marché et garnir mon panier des fruits et des légumes de saison! Vous auriez, par hasard, des idées à me suggérer?
Entre carnet intime, témoignage et droit de réponse, voilà il y a une semaine, ce que j’écrivais à l’un de mes cousins, suite à un tranquille petit dîner entre amis. Pourquoi aujourd’hui rendre publique une discussion d’ordre privé? Parce qu’elle est révélatrice d’une tension générale, parce qu’elle reflète l’ambiance délétère qui règne, parce qu’elle traduit les méfaits d’une campagne de maltraitance envers le monde enseignant mais plus grave encore, parce qu’elle diffuse une image méprisante de l’école et porte atteinte à la sérénité dont nos élèves, petits et grands, ont plus que jamais besoin pour apprendre, pour prendre confiance et faire leurs premiers pas.
Salut cousin !
La nuit étant passée…et les problèmes de connexion enfin résolus, je vais essayer de répondre calmement. La violence de tes propos d’hier m’a laissée muette, et même si la provocation et les effets de manche font partie du piquant d’une bonne discussion entre amis j’avoue m’être sentie un peu agressée. En disant, « vous » à chacune de tes nombreuses condamnations, tu jettes le bébé avec l’eau du bain et tu participes ainsi à la diffusion malsaine d’un amalgame un peu trop facile entre les réels problèmes d’un système (que personne ne nie) et les compétences particulières de chacun de ses éléments, à savoir un grand nombre de profs (la majorité sans doute) dévoués et acharnés dans leur tache. Surprise par l’envolée subite et sans appel de ton réquisitoire, je n’ai pas su trouver les mots justes et j’ai préféré me taire. Lâcheté de ma part car par mon silence je me suis rendue coupable à la fois de complicité en diffamation et de trahison. Il était tard, la journée de classe était passée et il est vrai, je n’ai ni les talents oratoires d’un avocat, ni l’habileté rhétorique d’un procureur général. A chacun selon ses compétences…Alors ce matin, je souhaite, si tu me le permets, réagir à certaines de tes accusations et les mettre en ligne, tant elles sont le miroir du climat dans lequel nous vivons quotidiennement.
En vrac…
Lorsque tu dis « vous vous engraissez sur le dos des élèves et des contribuables » j’ai bien envie de te répondre que ce n’est vraisemblablement pas le surpoids qui guette les enseignants mais plutôt la famine et la mendicité. C’est d’ailleurs certainement cette dernière qui pousse autant d’enseignants dans la rue. Ils mendient un peu de reconnaissance, de respect et de beurre dans les pâtes, les haricots étant denrées de luxe. Travailleurs pauvres, oui, voilà ce que nous sommes devenus.
Lorsque tu dis « vous êtes responsables de la faillite des jeunes générations », je t’expliquerais bien volontiers que dès la maternelle, notre grand malheur est de découvrir AVANT tout le monde et donc de révéler au grand jour les vices cachés d’une société de surconsommation, de caprice et de gavage télévisuel, qui, en amont, fabrique et dérègle les comportements des tout petits qui nous arrivent et que nous tentons tant bien que mal d’insérer dans un projet d’éducation et d’enseignement. Si cela fonctionne, la famille s’enorgueillit des résultats de sa progéniture ; si cela échoue, la faute en revient évidemment à l’école, à la fois responsable et coupable de n’avoir pas redressé la barre !
Lorsque tu dis plus loin « vous êtes fossilisés, accrochés à vos acquis et à vos privilèges », là c’est moi qui te demande…de quels acquis parles-tu ? De quels privilèges ? Celui, par exemple, de s’en prendre plein la tronche à longueur de temps par les parents, les médias, les politiques et les ignorants, en passant par les copains et les tendres cousins? Celui de regarder les autres partir en vacances en s’offrant, une fois tous les deux ans, une semaine de paradis au camping des flots bleus (un enseignant étant très souvent en couple avec un autre enseignant) ? Celui de manger des salsifis à la cantine chaque jour de l’année dans le bruit incessant d’un réfectoire surchargé ? Celui de se retrouver coincé entre deux portes de classe, à choisir entre les coups de fouet à donner ou les coups de couteaux à recevoir ?
Lorsque tu dis encore « vous n’êtes que des fonctionnaires, des petits soldats et vous n’avez qu’à obéir docilement aux ordres en baissant les yeux », tu me rappelles avec effroi les pires atrocités que l’excès de zèle a produit et continue malheureusement de produire ! Cher cousin, si la maîtresse de ton fils appliquait à la lettre le programme ou les injonctions médiatiques venues « d’en haut », je peux te garantir qu’il serait loin d’être l’élève et l’enfant qu’il est aujourd’hui. Petit détail, pour éclairer le grand juriste que tu es, les programmes n’ont pas valeur de loi. Ils n’ont aucun caractère obligatoire. Le dernier texte de loi relatif à l’école que l’enseignant DOIT respecter et appliquer date de 2005. C’est celui du socle commun de connaissances et de compétences que je t’invite à découvrir, à lire, à décrypter, à comprendre…tu le trouveras facilement sur internet.
Lorsque toujours tu dis « vous êtes à l’origine des résultats déplorables de l’école et du lamentable classement mondial des universités »…tu omets plusieurs choses. D’une part, mentionner un fait non négligeable : le chômage (et aujourd’hui la crise), accompagné du démantèlement croissant des familles, a traversé et bouleversé la société. L’école étant le réceptacle de l’humanité, elle porte en elle un dérèglement dont on ne peut honnêtement la rendre responsable! D’autre part, tu oublies de prendre en compte les particularités de la composition socioculturelle et donc scolaire des enfants de nos écoles, qui n’ont rien à voir, par exemple, avec ceux de la population scolaire scandinave, pour reprendre un exemple maintes fois cité dans les médias ces derniers temps. Là-bas, moins d’effectif, pas ou peu d’immigration, une société égalitaire, un niveau de vie plus élevé, un enseignement basé avant tout sur la langue orale et non sur l’écrit…Tu vois bien que si les raccourcis sont parfois tentants, il est difficile de comparer l’incomparable, même s’il est utile d’observer ce qui se passe ailleurs ! Je t’apprendrai par exemple qu’un enfant finlandais n’entendra pas avant l’âge de ses douze ans cette petite phrase que nos enfants entendent chaque jour dès leur retour à la maison: » Tu as eu de bonnes notes aujourd’hui à l’école? »
Lorsqu’enfin tu dis « vous êtes l’état dans l’état, vous bloquez tout un pays en réclamant toujours plus alors que le budget de l’éducation nationale est le premier budget de l’état », je pourrais te rétorquer, avec une pointe de provocation et de malice, qu’il est légitime qu’une nation démocratique digne de ce qualificatif se préoccupe en tout premier lieu de ses enfants et de son futur plutôt que de collectionner sous-marins, montres bling-bling ou autres portefeuilles d’actions. Mais je ne tomberai pas dans la caricature du propos ; je te confierai avec sincérité que les premiers à faire les frais avec douleur de la lourdeur du système archaïque dont tu parles, de cet état dans l’état, ce sont ces mêmes enseignants que tu qualifies de fossilisés et qui chaque jour se rendent sur le terrain, œuvrent avec acharnement, seuls dans leur classe, seuls face à toutes ces demandes suppliantes, seuls face à la société qui part en vrille , seuls face au temps qui file alors que les apprentissages, eux, nécessitent du temps, seuls…oui, très seuls…Alors c’est vrai, on a appris à se défendre pour défendre nos valeurs éducatives ; on s’est mobilisé non pas « contre », mais « pour ». Pour nos élèves, pour leurs familles, pour la connaissance, pour la démocratie, pour le partage, pour…
….Nous ne sommes pas contre l’excellence, contre la réussite, contre l’économie de marché, contre la société moderne, contre le mouvement. Nous ne sommes pas contre tout cela, mais nous sommes pour un juste équilibre et pour la prise en compte de celui de l’enfant, de l’élève, de tous les élèves…Malheureusement, chahuté par les excès et les ruptures de la vie, cet équilibre est si rarement tangible, si rarement respecté qu’il est nécessaire, vital de trouver un bouc émissaire pour se dédouaner et décharger sa colère…L’école et donc les profs ! Alors oui, nous avons développé une certaine forme de solidarité professionnelle que tu appelleras sans doute corporatisme mais qui en réalité reflète le désarroi dans lequel nous nous trouvons. Désarroi d’autant plus implacable quand on aime profondément son métier et qu’il nous est impossible d’en changer.
Cher cousin, je ne puis, malgré toutes tes condamnations arbitraires, t’en vouloir de parler ainsi car je t’accorde bien volontiers les circonstances atténuantes dues à la forte désinformation et à la manipulation généralisée des idées qui gravitent autour de l’école, des élèves, des profs. Aussi, dans la grande clémence qui est la mienne, je t’accorde un sursis : viens de temps en temps, mais le plus régulièrement possible, lire mes chroniques « bleu primaire » et faire un petit stage de réadaptation scolaire. Même si nous ne partageons pas les mêmes idées, tu y apprendras beaucoup sur la réalité du métier! Car enfin il est une chose remarquable : contrairement à TOUS les autres métiers du monde, n’importe quel individu, sous prétexte qu’il a des enfants scolarisés ou qu’il est allé lui-même à l’école se permet de donner des leçons de professionnalisme aux professionnels concernés! Dis-moi un peu, les victimes, les témoins, les condamnés, les jurés, les journalistes, sous prétexte qu’ils ont assisté à un ou plusieurs procès, sont-ils en mesure de te donner des cours de droit civil ou pénal ? Tolèrerais-tu un tel abus d’autorité ? Et bien vois-tu, enseigner est un métier, un véritable métier. Un métier particulier, je te l’accorde, mais un métier. Et les enseignants sont des professionnels de l’enseignement, pas des répétiteurs, ni des programmateurs, ni des transmetteurs…DES PROFESSIONNELS.
Pour conclure, et avec toute ma tendresse, je t’affirme que ne suis pas fâchée contre toi ; je suis en colère qu’un homme comme toi puisse colporter des propos aussi vifs et droit sortis de coupures de journaux d’une seule et même presse. Un peu de recul cousin et de pondération et je serais alors, dans la mesure de mes capacités et fort modestement, tout à fait disposée à discuter avec toi des nombreux problèmes présents, réels et récurrents du système éducatif à la française, en prenant cependant garde de ne pas céder aux idées simplistes et aux raccourcis médiatiques. Encore une fois ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain.
Affection,
Tianette
Voilà. Confidence pour confidence, oui, c’est fatigant d’avoir sans cesse à se justifier et d’être toujours dans la position du coupable. Mais une chose est certaine, une fois dans la classe, une fois ce petit monde rassemblé, oui, une fois que chacun est là et que le cours des apprentissages reprend son fil, je peux vous garantir que maîtresse d’école reste le plus beau métier du monde! Et moi, j’ai ce privilège là! Na na na nère!





En cadeau…Ce petit film tout droit sorti des archives de L’INA! Un pur délice! Surtout la voix off!
[ina]http://www.ina.fr/archivespourtous/popup.php?vue=partenaire&partenariat=c75cca1883238ab089aad2dff3ea423f&noresize[/ina]
Pour les yeux affûtés…vous n’auriez pas remarqué un petit quelque chose qui cloche?
Allez, je vous laisse découvrir!
Et surtout, n’oubliez pas de vérifier vos cheminées…à l’entrée comme à la sortie!

Enseignant, un métier qui laisse du temps…Oui…
Et le temps, non, ce n’est pas forcément de l’argent.
Le temps, c’est le temps de vivre, le temps de rire, le temps d’écrire…
Le temps, c’est cette donnée du monde essentielle à la réflexion, à l’abandon, à la maturation, à la création.
Le temps, c’est la possibilité de choisir.
Il a donc choisi.
Il est enseignant, il est passionné, il a du temps.
Enseignant auteur, acteur, adaptateur Jean-Marie est un artiste.
Je vous invite à découvrir son spectacle…une adaptation étonnante de la nouvelle de Kafka, « La Métamorphose ».
Un petit théâtre intimiste où l’on pourrait presque être là, sur scène avec lui.
Théo Théâtre,
20, rue Théodore Deck
Paris XVè
Du 4 octobre au 21 décembre 2008
Les samedis à 21H45 et les dimanches à 17H
Un spectacle intéressant notamment pour les enseignants des classes de Collège et Lycée mais également pour les plus jeunes! Une soirée d’hiver au théâtre, bonne idée non?
Pour toute information complémentaire, appelez le 0145 54 00 16
Oyez! Oyez! Bonnes gens, Kafka est de retour! Profitez des dernières représentations!
Les 7 pays de Noël:

Le pays des mystères…
Le pays des lumières…
Le pays des étoiles…
Le pays des saveurs…
Le pays des chants et des étoffes…
Le pays des sapins…
Le pays des veillées…
Alsace la gourmande:
Les Bredles de Noël
Ingrédients :
250 g de farine
125 g de sucre
125 g de beurre
4 jaunes d’œufs
2 cuillères à soupe de sucre glace et 2 cuillères à soupe de kirsch pour glacer.
Préparation :
Mélanger la farine, le sucre et le beurre coupe en petits morceaux.
Ajouter les jaunes et laisser reposer une nuit.
Etaler la pâte sur 1 cm d’épaisseur et découper à l’emporte pièce. Poser sur du papier sulfurisé et cuire à feu moyen th. 6 (180°C) de 10 à 15 minutes
A la sortie du four passer au pinceau le sucre et le kirsch (mélangés).
L’Alsace des traditions, des marchés, des vins chauds…à découvrir ou à redécouvrir…ici!
Le coin des bavards!