La pause s’impose…

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Parce qu’il n’y a pas que l’Ecole dans la vie, parce qu’il y a des jours comme aujourd’hui où le retour à la vie d’une femme  efface tout le reste…

INGRID est restée, durant toutes ses années de captivité, une mère, une amie, une soeur, une fille, une tante, une voisine, une compagne, une alliée, un modèle. Aujourd’hui, Ingrid incarne la victoire, la sienne, celle de ses proches mais également celle de tous ceux qui restent, captifs, quelque part, avec cet espoir fou qu’il ne faut jamais oublier, celui d’une libération toujours possible.

Voilà, sans transition, le temps est venu de faire une petite…pause!

                                              A chacun sa pause!

 Se reconnecter aux rythmes naturels

 Ecouter les flonflons d’un bal musette

 Chausser ses vieux souliers

 Respecter quand le corps dit “stop!”

 Somnoler à ciel ouvert

 Profiter de ceux qu’on aime

 Savourer les bonheurs simples

 Digérer….

Réfléchir…

Savourer le farniente

 Dormir?

Et laisser ses statistiques de fréquentation chuter, chuter, chuter…

Plus d’article pour quelques semaines, mais les commentaires restent ouverts!

Naviguez à votre guise, le fil n’est pas coupé et la joie de converser reste entière.

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Formation des enseignants

Parole d'instit', actualité, débat 3 commentaires

Ces dernières semaines, l’actualité éducative porte sérieusement atteinte à l’avenir de la profession, mais surtout à celui de nos élèves, de nos enfants.

Un APPEL de Bernard Collot, hier, pour penser et concevoir “une autre école”.

Aujourd’hui, sur le site l’écume des heures, de Daniel Calin, un APPEL pour la mise en place d’une formation des enseignants de haut niveau au sein d’IUFM rénovés.

Il m’appartient en tant que citoyenne responsable, en tant que mère, en tant qu’enseignante, de défendre et réclamer haut et fort une formation digne de ce nom pour un métier “à nul autre pareil”.

En 18 ans d’exercice, je n’ai jamais éprouvé, comme je l’éprouve aujourd’hui, ce besoin ardent de défendre les valeurs d’un éducation que l’on voudrait solder au rabais sous prétexte de je ne sais quel argument faussement économique, tout en faisant croire au plus grand nombre que BAC+5 serait le garant d’une reconnaissance de statut et le gage d’une technicité méritoire.

Grave erreur de diagnostic de la part de nos dirigeants. Si le savoir savant délivré à l’université reste nécessaire, il n’est en rien suffisant! Le plus haut degré universitaire ne permettra jamais à quiconque d’enseigner dans une classe, de la petite section de maternelle au CM2.

C’est d’un manque cruel de FORMATION PEDAGOGIQUE CONTINUE dont nous souffrons depuis plusieurs décennies. Oui, je réclame, je supplie notre hiérarchie de nous fournir une formation de haut niveau en aval ET en amont de l’obtention de notre diplôme.

Les IUFM présentaient de larges insuffisances car les STRUCTURES SCOLAIRES en marche actuellement sont restées les mêmes qu’il y a 50 ans! La rénovation a voulu se faire au sein des instituts de formation des maîtres, mais cet effort n’a jamais été suivi ”intra muros”. On peut comprendre alors les déceptions d’un grand nombre de jeunes enseignants qui récupéraient, à la sortie de leur formation, des postes à 10 000 lieux de ce pour quoi ils avaient été formés.

Mais ne nous trompons pas…C’est à l’école de se mettre enfin à la mesure de la modernité et des enjeux du XXIème siècle. C’est à ses murs, à ses rythmes, à ses structures internes, sans oublier à ses équipes éducatives en place d’enfin accepter, non plus l’évolution (nous sommes restés trop longtemps sur place), mais sa nécessaire métamorphose.

Pour y faire face, nous avons besoin, plus que jamais, d’une solide formation pédagogique portée par l’engagement sans faille des instances structurelles.

Que cette formation soit rendue obligatoire. Que cette formation soit multiple. Que cette formation soit gratuite. Que cette formation soit inclue dans nos horaires ou payée s’il s’agit de stages hors temps scolaire. Que cette formation soit au service d’une autre école, une école plus humaine et plus exigeante, plus moderne, capable de faire face à la formidable attente de nos élèves, de nos enfants.

Je vous laisse juge…à chacun de se positionner sans perdre de vue l’essentiel: la formation de l’enfant qui dépend en grande partie de celle de son enseignant.

Lire l’APPEL

                

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Appel pour “une autre école”

action, actualité, débat, la parole aux parents 2 commentaires

Hier, dans ma boîte mail, un message de Bernard Collot que je m’empresse de communiquer. Il s’agit d’un appel pour “une autre école”. Que l’on soit concerné directement ou non, que l’on se retrouve totalement ou partiellement dans cette lettre, il me semble que chacun, père, mère, enseignant, éducateur en somme, doit prendre le temps de lire cet appel et d’en profiter pour se poser un certain nombre de questions relatives à l’école, et surtout aux finalités auxquelles est doit ou devrait se vouer.

L’école n’est-elle que ce maillon utilitaire au service de la société? Maillon essentiellement économique et financier? Dans ce cas alors, résultats, productivité et compétitivité sont les maîtres mots en matière éducative. Une école pour former des futurs consommateurs et selectionner les purs esprits capables de concevoir les futurs produits marchands?

Ou bien peut-on imaginer l’école comme un espace de vie, de découvertes, de coopération, d’échanges en vue de l’épanouissement intellectuel, social et humain. Une école pour révéler les talents de nos élèves et les aider à prendre part aux formidables et multiples défis qui leur tendent les bras?  Travail et réflexion, travail et humanisme, travail et entraide sont alors des binômes qu’il serait urgent de mettre en place dans nos écoles. Ce sont nos enfants, les vôtres qui la côtoient, quotidiennement.

Que voulons-nous faire de nos enfants?

Il est temps de nous pencher ensemble sur ces questions, et non, chacun de son côté, à la seule lumière de son petit quant à soi.

Je laisse maintenant la parole à Bernard Collot, et je vous invite une nouvelle fois à découvrir le riche sommaire de son site.

“Faire croiser des parents et des enseignants qui ont des aspirations d’une autre école pour leurs enfants. Faire connaître aux uns et aux autres la réalité à laquelle les uns et les autres se heurtent. De cette confrontation, celle des faits, de cette recherche de compréhension, peut-être faire naître ce qui pourrait être commun… pour une autre école. Tel est l’objectif de ce groupe de recherche en constitution.

Pouvez-vous diffuser cette information dans vos réseaux ? Merci. Bernard COLLOT.

Une nouvelle liste de diffusion pour “une autre école” vient d’être lancée par les CREPSC. Elle s’adresse aux parents et aux enseignants. Vous trouverez sa définition ci-dessous. Pour vous y abonner, aller à :

http://listes.marelle.org/sympa/info/pourune.autreecole

Dans le bandeau de gauche, cliquez sur “abonnement”

Dans la partie centrale indiquez votre adresse de messagerie et validez.

Sans quitter le site, allez voir dans votre messagerie, le robot vient de vous envoyer un message avec un mot de passe. Copiez-le, retournez dans le site, collez-le et cliquez sur “abonnement”. C’est fait.

Définition de la liste :

- Vous êtes parents, futurs parents, anciens parents.

Dans l’école actuelle*, telle qu’elle est conçue, vous trouvez:

que les enfants ont du mal à s’épanouir,

qu’elle constitue un ghetto dont vous êtes exclus,

qu’elle provoque des dégâts, de la violence, des comportements face auxquels vous êtes impuissants,

qu’elle ne conduit pas les enfants et les ados à devenir des citoyens actifs.

Bref, vous aspirez pour vos enfants, pour les enfants, pour toute la société, à “une autre école”.

* Il s’agit de l’école en général, peut-être vos enfants ont la chance d’être dans une classe qui dénote. Votre apport est alors tout aussi intéressant.

- Vous êtes enseignants.

Sur le terrain, vous vous débattez aussi,:

pour atténuer les conséquences du vieux cadre scolaire,

pour tenter d’y faire autrement malgré les pressions, les contraintes, la coercition hiérarchique,

pour permettre aux enfants de quand même s’y épanouir, de s’y construire comme futurs citoyens,

pour travailler dans une autre approche,

vous avez aussi des envies, des idées, d’une “autre école”.

- Cette liste est faite pour en parler, échanger, évoquer ce sui se passe pour les enfants, les adolescents, les difficultés rencontrées, les obstacles sur lesquels vous buttez les uns et les autres, les pressions voire les mesures de rétorsion subies, les essais, les tâtonnements faits par les uns et les autres, la réalité quotidienne des uns et des autres, qu’est-ce qu’on peut faire dans l’immédiat,…. vers quelle autre école vous voudriez aller.

- Connaître, faire connaître, comprendre, se comprendre, résister, construire. “

MERCI BERNARD!

Et maintenant…à vous!

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Ecole et famille, une histoire sans fin…

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L’année s’achève bientôt, mais l’aventure continue!

Ce matin, je vous propose donc une vidéo sur un thème qui m’est cher, vous l’aurez deviné…la relation école-famille, pour arrêter de dire, répéter et titrer à tout va que “la tension monte”…

Cap Canal est un magazine dirigé par le pédagogue Philippe Meirieu qui a le mérite de mettre en scène, autour d’une table de réflexion, des personnalités diverses et variées pour y aborder des problématiques récurrentes à l’école. Il appelle cela “Questions de parents”.

Les parents à l’école, dans l’école, hors de l’école…Comment et pourquoi?

Alors justement pourquoi attendre le mois de juin pour diffuser un tel document? Parce  qu’il n’est jamais trop tard…

1/ pour réfléchir

2/ pour comprendre

3/ pour agir

4/ pour mettre en place de nouveaux projets

5/ pour se quitter en se disant…l’année prochaine, je m’y mets!

JE= toute personne désireuse de faire avancer le schmilblick!

PARCE QUE NOS ELEVES, VOS ENFANTS LE VALENT BIEN!

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Droit de réponse à Natacha Polony

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Si Natacha Polony m’avait interviewée…aux côtés de certaines de mes collègues Jeanne, Elisabeth, Ariane, Rachel, sans oublier Julien Dazay, inspecteur de Seine-Saint-Denis, je n’aurais pas forcément répondu comme elle eût souhaité que je l’eusse fait…

Je vais donc m’amuser ici, entre vous et moi, à improviser un dialogue dont les répliques de A sont toutes directement issues de “l’enquête” du Marianne de cette semaine, intitulé “Les instits sont-ils encore les hussards de la République?”

Pour vous l’école aujourd’hui c’est quoi?

A: Tous les problèmes sociaux concentrés dans la vie quotidienne de 20 gamins.

B: Le reflet de la vie quotidienne.

Et votre métier, comment le qualifieriez-vous?

A: Un monde étrange qui ne ressemble pas à ce que j’avais espéré.

B: Le plus beau métier du monde, mais sans doute un des plus exigeants humainement, intellectuellement.

Selon vous, quelle est la mission de l’école primaire?

A: Autrefois, les instituteurs devaient former des hommes libres, les futurs citoyens de la République. Ils étaient le pilier sur lequel reposait l’édifice social et politique. Aujourd’hui l’école primaire est en crise, la société est bouleversée, l’école déstabilisée.

B: “Nos” écoliers sont nés à l’aube du XXIème siècle. Eux seuls détiennent les clés du futur. Il me semble alors que la mission de l’Ecole est de les aider à vivre pleinement leur présent d’écolier de 5 ans, de 8 ans, de 10 ans. L’École et les familles, côte à côte et non plus l’institution scolaire au-dessus de tous. C’est un défi car cela signifie qu’on regarde enfin les écoliers comme des enfants d’aujourd’hui éducables et respectables.

Pour vous, c’est plutôt “instituteur” ou “professeur des écoles”?

A: Il y avait de la beauté dans ce titre: instituteur. “Professeur des écoles” est un titre prétentieux, boursoufflé. Pétris de sciences de l’éducation, ils ne sont plus ces missionnaires vénérés pour leur savoir autant que pour ce statut de modèle qui les auréolait.

B: Mon métier ne se résume ni à un titre ni à un statut, encore moins à l’allégorie statufiée d’un buste glorieux, vestige de je ne sais quel passé plus que parfait. Je me considère comme praticienne et pédagogue mais dans mes dîners entre amis je dis volontiers maîtresse d’Ecole ou instit’. C’est toujours l’Ecole qui porte la majuscule, pas le titre.

Justement, les parents, quels rôles jouent-ils dans l’éducation?

A: Ils nous demandent de combler leurs propres lacunes, ils n’ont pas le courage d’apprendre les bonnes manières à leurs enfants. Ils nous menacent quand les résultats sont mauvais et exigent, pour des élèves de maternelle de connaître le programme de mathématiques et de français. C’est à nous de les éduquer. Les gamins passent leur journée devant leur console de jeu. Comment voulez-vous que nous en tirions quoi que ce soit?

B: Les parents sont les premiers déstabilisés par une société qui les harcèle. Soumis aux intempéries de la vie familiale et professionnelle, ils transfèrent une grande part de leur angoisse dans la vie scolaire de leurs enfants. L’école n’est certes pas un centre d’écoute familiale mais elle doit prendre en considération certaines données sociétales. Elle ne peut en faire l’impasse. Nier le besoin des familles en matière d’aide à la parentalité, c’est fermer la porte à l’éducation d’une grande partie de nos élèves.

Enseignant, une mission ou une profession?

A: Qu’ils appellent cela mission ou vocation, les instituteurs font un métier qu’ils savent un peu à part, certains l’acceptent, s’en font un étendard, d’autres le refusent au nom de la “professionnalisation.”

B: Enseignante missionnaire, professionnelle de l’éducation, praticienne scolaire et chercheuse insatiable. Il est inconcevable de dissocier ces divers “attributs”, tant ils sont liés les uns aux autres et surtout liés au devenir de l’École. Refuser une des dimensions c’est se confiner dans une posture et dans l’immobilisme. De tous temps, diviser pour mieux régner fut une stratégie efficace mais lorsque l’avenir de nos enfants est en jeu, de grâce, un peu de hauteur et beaucoup de pudeur.

On parle beaucoup du retour aux bonnes vielles méthodes. A commencer par apprendre à lire. N’est-ce pas une évidence?

A: Je suis avec les enfants et je me considère comme un rouage dans le processus de liberté. Pourquoi j’enseigne le B et A-BA? Cela n’a l’air de rien, mais l’enjeu du CP est de savoir si, plus tard, il y aura la lecture de Balzac ou pas.

B: Balzac est un auteur parmi tant d’autres. Pourquoi pas lui, pourquoi pas Villon, pourquoi pas aussi Boris Vian? Lire bien sûr, évidemment, énormément, passionnément. B et A, ça donne bien les deux premières lettres de Balzac. Mais de là à croire que déchiffrer B.A.L.Z.A.C. permettra d’entrer dans l’univers de Lucien de Rubempré ou de Lolotte, il y a là un tour de passe-passe proche de l’escroquerie intellectuelle qui fera perdre à beaucoup bien des illusions!

L’échec scolaire, un sujet qui fâche. Quelles leçons tirer de ces chiffres qui font frémir?

A: Pris entre leur envie d’affirmer la grandeur de leur métier et le refus d’assumer les échecs du système, qu’ils préfèrent attribuer aux inégalités sociales et à des causes externes, laissant croire ainsi qu’il n’est pas de pouvoir émancipateur du savoir, les enseignants courent le risque de dévaloriser eux-mêmes l’école en clamant son impuissance. Qui croit en l’homme, croit en un rôle majeure de l’éducation. Le reste doit être dicté par le pragmatisme et l’évaluation des résultats.

B: Et si on arrêtait de vivre par procuration au travers de ces chiffres qui veulent tout dire et ne signifient pas grand chose. Je veux dire par là, oui il y d’immenses progrès à faire en terme d’éducation, d’instruction, d’enseignement. Le nier serait faire preuve d’immaturité et d’un manque total du sens des réalités et des responsabilités. Mais qui souhaite progrès exige aide et formation. Il en va des élèves comme des enseignants, et oserais-je ajouter, comme des parents. Faire le pari d’une école ambitieuse ne se mesure pas qu’aux seuls résultats chiffrés. La valeur de l’homme, et encore moins de l’enfant, ne se réduit pas à une somme de notes. La part humaine de l’écolier n’est que très rarement prise en compte. Pourquoi? Parce qu’elle n’est pas quantifiable. C’est dommage. Car alors, les statistiques parleraient autrement.

Et la maternelle, fleuron de l’école française ou débâcle annoncée du système?

A: La maternelle va mal. Elle a pour objet de faire intégrer aux enfants des repères temporels, de les préparer à devenir des élèves, c’est à dire à contrôler leurs pulsions et à se tenir silencieux et concentrés. Il m’arrive d’inspecter des écoles dans lesquelles les enfants ne restent pas une heure affilée dans la classe. Activités de groupe, sorties…Ils bougent en permanence et sont incapables de se taire et d’écouter. L’enjeu est clair, pour défendre cet outil formidable qu’est la maternelle, à la française, il faut le repenser, le réformer dans le sens de l’exigence.

B: Il me semble que tout enseignant devrait commencer par enseigner en maternelle. Tout s’y apprend, tout s’y comprend, tout s’y construit. La maternelle, la plus belle chose que l’école ait inventé mais qui reste à réinventer avec toujours plus d’audace et de courage. Je refuse le terme d’outil. Non, la maternelle est un espace de vie, de mouvement, de découverte, d’apprentissage, de construction. Elle ne doit en rien dresser le futur élève, elle doit révéler l’enfant. C’est bien différent.

Pour terminer sur une note positive, que proposeriez-vous?

A: Plus que jamais, les instituteurs et professeurs des écoles jouent un rôle fondamental dans le processus d’émancipation des futurs citoyens. Sans doute faut-il retrouver un peu de la force de ce pacte moral noué il y a plus d’un siècle entre la nation et ses instituteurs. Retrouver aussi les conditions de la confiance.

B: Je propose 5 entrées en matière pour une réflexion en profondeur sur ce pacte d’éducation: l’Ecole pour tous, l’Ecole de tous, l’Ecole comme rempart contre l’exclusion, l’Ecole comme vecteur d’accès au monde, l’Ecole comme moyen de partage. Les programmes et les réformes doivent être pensés en fonction des élèves et non pour coller à une société qui ne sera de toute façon pas celle dans laquelle nos enfants vivront. Donnons-leur les moyens de construire leurs rêves, pas les nôtres.

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La fête des voisins

action, actualité, la parole aux parents 6 commentaires

Et si l’école s’y mettait…

Dans les quartiers,

Dans les couloirs,

Dans la classe,

Si nous fêtions les voisins…

Voisins de table, voisins d’étage, voisins de rue…

On est tous le voisin de quelqu’un, non?

Et si justement, histoire de voisiner un peu,

vous envoyiez cet article à un voisin ou deux…

Un parent d’élève, un collègue, un professeur?

A vos clics, partez!

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Grève ou pas grève?

actualité, débat, la parole aux parents 10 commentaires

L’actualité me donne mon sujet du jour.

Un sujet qui concerne bien des enseignants et de nombreux parents.

Un sujet qui relance de nombreuses polémiques.

Et bien justement, je vous laisse la parole…

Vous êtes profs et vous faites ou non la grève, expliquez-nous pourquoi?

Voue êtes parents et vous soutenez ou non le mouvement des enseignants, dites nous comment vous vivez cette journée?

Vous n’êtes ni “de la maison” ni parent, mais vous avez un point de vue sur la question?

Vous n’habitez pas en France, donnez-nous un regard extérieur!

AUJOURD’HUI des commentaires en forme de Forum.

Faites comme Cécile hier, “lâchez vos comment’s”

Juste un petit détour par la Charte initiale, histoire d’éviter la censure…Un vrai beau débat, voilà ce que j’attends de vous aujourd’hui! Je suis certaine de trouver parmi vos réactions de nouveaux sujets à traiter sous forme d’articles à venir. Alors soyez sincères et inventifs!

A Vous!

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B comme b et a ba

La classe, actualité, débat 25 commentaires

Une petite clarification sur un sujet très largement polémique. Des explications et des analyses de spécialistes et de linguistes ( dont je n’ai pas  gardé la trace, erreur de jeunesse) glanées au cours de ma formation continuée et dont je restitue ici quelques extraits. J’y ai rajouté, en bleu mes propres réflexions en la matière.

Méthode d’apprentissage de la lecture :selon le critère du modèle d’approche, on peut résumer comme ci-après les quatre grandes méthodes de lecture actuelles qui sont la méthode globale, la méthode semi-globale à laquelle est généralement préféré le terme “méthode mixte”, la méthode syllabique et la méthode phonétique.

La méthode globale : elle a pour principale caractéristique de commencer l’apprentissage de la lecture par des textes et des phrases  comme si, entre autres raisons, il y avait une relation “naturelle” entre le code écrit et la construction du sens qui est son objectif prioritaire. L’inconvénient majeur inhérent à la méthode globale, lequel est en même temps le principal reproche qui lui a été adressé de manière unanime, est (en l’absence du concept de règle) de conduire à la devinette du code écrit en matière de lecture, ce qui se révèle inévitable puisque les apprenants restent dans l’ignorance du principe de fonctionnement du mot et a fortiori de la phrase.

Constats immédiats:

1/ Cette méthode peut se révéler gratifiante pour le tout jeune élève (de Grande section de maternelle notammant) qui, ne connaissant pas encore le code écrit, fait COMME SI il savait lire en restituant par voie de mémorisation quelques courtes phrases ou textes. De ce premier contact positif avec l’outil social par excellence, on a imaginé faciliter l’entrée en lecture des futurs élèves de C.P. en les “décomplexant” par rapport à l’écrit. (Mais sont-ils si jeunes a priori complexés?)

2/ Quelques phrases répétées et apprises ont, il est vrai,  permis d’offrir au jeune lecteur des textes un peu plus élaborés que le sempiternel “léo et léa vont à l’école.” La tentative était certes alléchante car lire doit ouvrir au sens du texte et non au simple déchiffrage. L’accès à la culture a prévalu sur la contrainte de la règle. ( Curieux contre sens, là où les deux approches me paraissent tout à la fois nécessaires, distinctes et complémentaires! )

Effets secondaires:

1/ Oublier de passer par le filtre de la règle a conduit de jeunes élèves vers la double impasse orthographique et sémantique. Si lire est juste considérer comme une simple devinette, pourquoi l’ensemble de la langue ne fonctionnerait-elle pas ainsi? Ainsi si l’enfant comprend le sens global de la phrase, du texte tout va bien. La communication fonctionne. Globalement certes.

2/ Mais à y regarder de plus près, qu’y a-t-il de glorifiant dans la construction d’une pensée globale? N’est-ce pas un leurre? Aucune pensée n’est globale. Aucun message n’est simple. Toute communication est complexe. Le choix de chaque mot a son importance. Lire, c’est avant tout respecter la parole livrée, inscrite, écrite. Dans un deuxième temps, et seulement dans un deuxième temps, le lecteur pourra  y injecter sa propre distance, son interprétation personnelle.

La Méthode globale a voulu sortir, tout à fait légitimement, d’une approche purement mécanique et mécaniste de la lecture en partant du principe que lire c’est avant tout interpréter, construire du sens. C’est là, me semble-t-il une erreur majeure.

Cela étant dit, cette méthode a très rapidement été laissée de côté par les enseignants, qui faut-il vous le rappeler ne sont pas des machines automates au service des réformes…Bien heureusement.

La méthode mixte :la méthode globale introduit dans l’apprentissage de la lecture par la phrase entière et, la méthode semi-globale ou mixte, par le mot entier ; l’une et l’autre partagent ainsi le qualificatif de “global” ou “entier”. 
Au demeurant, la méthode mixte procède de l’oral vers l’écrit et expose aux mêmes risques de devinettes que celle-ci. Ce grave défaut a obligé certains auteurs à proposer  l’incorporation, dans la pratique, des éléments qui sont de l’ordre de la méthode syllabique, à savoir la lettre et la syllabe. Toutefois, cette perspective n’a guère changé la nature du problème soulevé ni apporté de solution nouvelle ; elle a donné l’occasion seulement de substituer l’expression “méthode mixte” à l’expression “méthode semi-globale” trop proche du terme fortement décrié désormais “méthode globale”. 

L’intérêt d’une telle approche réside, à mon avis, dans la complémentarité de l’oral et de l’écrit, du global et de l’analytique. Une tentative de consensus, de complémentarité entre la construction du sens et le recours immédiat et systématique à la règle, au code. Mais tous les enfants, de 6/7 ans sont-il capables de cette distinction, de cette alternance? Certains oui, d’autres…

La méthode syllabique : sa particularité consiste à engager justement l’apprentissage de la lecture en partant de l’écrit, ou de la manière dont la langue française s’écrit aujourd’hui, et en allant des lettres à la phrase. 
Elle n’échappe pas néanmoins aux faiblesses qui sont, entre autres, la tendance à présenter des lettres isolées et des syllabes artificielles, auxquelles l’on peut ajouter les mots entiers et qui sont sources de difficultés pour les apprenants.

La seule maîtrise du b et a ba ne fait pas de l’élève un lecteur. Un décodeur, certes. Mais une fois les lettres assemblées et prononcées correctement, le mot trouve-t-il un écho chez l’enfant? Car si le mot n’entre pas en résonance chez l’apprenant avec un référent, s’il n’allume pas le voyant d’un vocable reconnu, l’expérience reste infructueuse et source d’angoisse chez le jeune lecteur. La seule méthode syllabique risque d’installer une rupture entre le jeune lecteur et l’outil de communication. C’est là où le niveau de lecture rejoint le niveau de vocabulaire. Certains lecteurs impriment et s’approprient immédiatement le texte car la grande majorité des mots exprimés sont antérieurement connus. Le mécanisme du déchiffrage profite donc très bien à certains enfants. A d’autres…

La méthode phonétique :elle a pour spécificité d’entreprendre l’apprentissage de la lecture à partir de l’oral et, plus exactement, des sons auxquels sont associés les graphèmes auxquels correspondent les lettres et les séquences de lettres de l’alphabet actuel. Tout se passe alors comme si les apprenants avaient notamment une connaissance discriminatoire des éléments du système phonétique de la langue et comme si celle-ci avait été transcrite phonétiquement ou phonologiquement, ce qui n’est évidemment pas le cas et n’aurait d’ailleurs rien changé à la problématique dans l’hypothèse contraire puisqu’une langue est un système de signes conventionnels et qu’il n’y a pas de correspondance objective entre l’oral et l’écrit.

On comprend ici très aisément les limites d’une pareille approche. Il n’existe pas en français, d’adéquation systématique entre phonème et graphème!

Rien n’est simple en matière de lecture. Pour l’apprenant j’entends. Pour l’adulte qui détricote, cela paraît pourtant à portée de main de n’importe quel esprit bien formé. Oui, c’est pourtant simple voyons, il y a le texte, la phrase, le mot la lettre. Pris dans un sens ou dans un autre on arrive toujours à ces quatres catégories d’unités linguitiques. Parole d’experts!

4 unités= 4 méthodes.

C’est mathématiquement prouvé et chiffré. Choisissez votre camp! Choisissez votre “méthode” et on vous dira à quelle idéologie vous appartenez…Quand cessera donc cette imposture intellectuelle, ce mépris mensonger, cette supercherie qui permet de faire couler tant d’encre et tant de larmes. Comme c’est fatigant!

La Pédagogie justement est là pour nous aider à sortir de cette impasse. S’adapter à son élève, à son groupe. Connaître bien évidemment ces différentes approches afin, non de les imposer, mais de les soumettre en fonction de l’individu, du lieu, du moment. Et si on se montrait moins rigide, moins politiquement correct. Et si on acceptait le fait qu’à ces 4 données, s’interposent une multiplicité d’apprenants et avec eux, une multiplicité de référents culturels et sociaux.

Lire c’est prendre des repères, et il y a autant de stratégies de repérage qu’il y a d’intelligences…Plutôt qu’une méthode, travaillons à mettre en lumière, grâce à l’interactivité des enfants d’une classe, les différents processus d’appropriation des uns et des autres. Ne jamais figer la lecture à une seule activité de décodage. L’insérer dans une démarche d’écriture, elle même inscrite dans le contexte social du groupe classe. Plutôt que de brandir une méthode qui réussira pour certains et se révélera vaine pour d’autres, je préfère opter pour l’organisation par le maître, des échanges entre pairs.

Allez, assez de théories pour aujourd’hui, place au jeu!

En commentaires, essayez donc de transcrire le son [è]…Autrement dit les mots où vous entendez [è]

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Aimé Césaire (26 juin 1913- 17 avril 2008)

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Aimé Césaire nous  quitte ” mais l’oeuvre de l’homme vient seulement de commencer.”

Saurons-nous nous en montrer dignes?

Adieu Césaire, à bientôt.

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Classe unique, un modèle en voie d’extinction

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Une réaction personnelle aux deux articles du 7 avril et du 31 mars derniers de Bernard Collot, ancien enseignant, essayiste, père d’élève. ( 3 dénominations qui invitent au respect!)

ABSORPTION CONTRE DISSOLUTION
Oui Bernard, ainsi va la France. Une France schizophrène, une société disloquée. Une éducation nationale prise à partie qui ne sait plus où donner de la tête.

D’un côté, des classes surchargées dans des univers scolaires surexploités où il faut absorber chaque année un peu plus d’élèves, un peu plus de violence, un peu moins d’apprentissage, un peu moins d’humanisme.
Ecole/parking
Ecole/ghetto
Ecole/entreprise…espèce en voie de prolifération

De l’autre, des classes rurales dans des écoles à taille d’enfant, qui chaque année sont menacées d’être dissoutes et avec elles, des élèves privés de liens sociaux, des familles abandonnées, des villages désertés, des enseignants mutés.
Ecole/accueil
Ecole/convivialité
Ecole/apprentissages…espèce en voie de disparition.

Explosion contre dissolution. Est-ce donc la seule issue possible? N’y a-t-il pas d’autres voies envisageables? Se pose-t-on seulement ces questions dans les anti-chambres du pouvoir?

A quand des cours d’urbanisme pédagogique dans nos grandes écoles d’Archi?

A quand des concours ouverts sur le thème de la ville/structure scolaire à Sciences Po et à l’ENA?

A quand nos grands cerveaux au service de l’Homme? Sans jamais oublier qu’à la racine de cet homme, il y a l’enfant, il y a l’élève.

Avant d’être adulte, l’homme est un enfant. Et oui, c’est bête à dire comme ça, mais il me semble que cette donnée n’entre pas souvent en ligne de compte dans nos sociétés “urbanisantes”. Bien sûr il y a les textes officiels sur les droits de l’enfant…les chartes, les lois qui sauvent la face, mais cachent, trop souvent, une réalité bien différente.

Pourtant ces écoles innovantes mais méconnues (ou ignorées) de la presse et des politiciens, oui, ces ECOLES existent. (encore…) Ne nous privons pas de leurs formidables expériences, mais sachons les considérer comme autant d’exemples à observer. Qui sait, nous pourrions  peut-être en apprendre beaucoup…sur la convivialité, la pédagogie, l’art de vivre, la motivation à apprendre, l’implication personnelle, le service rendu à la collectivité…Pas de solution miracle, mais bien, au service des élèves, des solutions multiples dans ces classes uniques.

Moi j’irais bien en stage, là-bas, loin du brouhaha de la ville et de son agitation permanente…

Sauvegardons la planète…oui, mais sauvegardons avec elle son humanité! ASSOréveil, un autre site à visiter.

Pour contribuer activement à la démarche de Bernard Collot, je vous invite donc à signer, diffuser, et publier sa pétition

Signature en ligne : http://marelle.org/petitions/index.php

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Blog Bleu Primaire a le Blues

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Nom du titre : Le Blues De L’Instituteur
Interprété par : Grand Corps Malade
Année : 2008

Grand Corps Malade - Enfant De La Ville Ce titre est extrait de l’album Enfant De La Ville

Paroles de Le Blues De L’Instituteur

Allez entrez les enfants et arrêtez de vous chamailler,
Avancez dans le calme je sais que vous en êtes capables,
Asseyez-vous tranquillement, chacun sa place, ça y est,
Ecoutez-moi, mais ce matin, n’ouvrez pas vos cartables.
On va pas faire de grammaire, de géométrie et de conjugaison.
On parlera pas de complément d’objet et encore moins de Pythagore.
Ce matin pas de contrôle et personne n’aura raison.
Aujourd’hui aucune note et personne n’aura tort.

Les enfants écoutez-moi, je crois que je ne vais pas bien.
J’ai mal quand je vois le monde et les Hommes me font peur.
Les enfants expliquez-moi, moi je ne comprends plus rien.
Pourquoi tant d’injustices, de souffrances et de malheurs.
Hier soir une fois de trop j’ai allumé la télévision,
Sur les coups de 20H, c’était les informations.
Et tout à coup dans la pièce s’est produit comme une invasion,
De pleurs et de douleurs, c’était pire qu’une agression.
Hier soir l’actualité comptait beaucoup plus de morts,
Que de cheveux sur le crâne de Patrick Poivre d’Arvor.
C’est comme ça tous les jours un peu partout sur Terre.
Je crois qu’il fait pas bon vivre au Troisième millénaire.

Comme aux pires heures de l’Histoire, les hommes se font la guerre,
Des soldats s’entretuent sans même savoir pourquoi.
S’ils s’étaient mieux connus, ils pourraient être frères.
Mais leur président se sentait le plus fort c’est comme ça.
Et puis il y a toutes ces religions qui prônent chacune l’amour,
Mais qui fabriquent de la haine, des assassins, des terroristes.
Pour telle ou telle croyance, des innocents meurent chaque jour,
Tout ça au nom de Dieu, on sait même pas s’il existe.

Les enfants, désolé, on vous laisse l’Humain en sale état,
Il faut que vous le sachiez alors aujourd’hui j’essaie.
Les certitudes des grandes personnes provoquent parfois des dégâts.
En fait l’adulte est un grand enfant qui croit qu’il sait.
J’ai mal au ventre les enfants quand je vois l’argent mis dans les armes.
Dans les fusées, les sous-marins et dans les porte-avions.
Pendant que des peuples entiers manquent d’eau, comme nos yeux
manquent de larmes.
Et voient leur fils et leur filles mourir de malnutrition.

Apparemment la nature elle-même a du mal à se nourrir,
Les homme ont pollué l’air et même pourri la pluie.
Quand tu auras plus d’eau nulle part, faudra garder le sourire.
Et même l’odeur des forêts sera tombée dans l’oubli.
Les enfants vous savez ce que c’est des ressources naturelles,
Si vous savez pas c’est pas grave de toute façon y’en a presque plus.
Les mots “humain et gaspillage” sont des synonymes éternels.
L’écologie à l’école serait pas une matière superflue.

Les enfants, désolé on vous laisse la Terre en sale état,
Et bientôt sur notre planète on va se sentir à l’étroit.
Gardez vos doutes, vous seuls pourrez nous sortir de là,
L’enfant est un petit adulte qui sait qu’il croit.

Bah alors les enfants vous êtes bien sages tout à coup,
J’ai un peu cassé l’ambiance mais je voulais pas vous faire peur.
Ce que je veux vous faire comprendre c’est que je compte sur vous,
Ne suivez pas notre exemple et promettez-moi un monde meilleur.

Allez les enfants c’est déjà l’heure de la récréation,
Allez courir dans la cour, défoulez-vous, profitez-en.
Criez même si vous le voulez vous avez ma permission.
Surtout couvrez-vous bien, dehors il y a du vent.

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Les nouveaux programmes. Réactions à chaud.

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RAPPEL en PDF:  nouveaux programmes

1/ EN RESUME sur le site France 5 Education:

 Plus d’heures de français, de mathématiques, de sport et d’instruction civique mais aussi de la morale, tout cela en vingt-quatre heures de cours sur quatre jours… La réforme de l’école primaire présentée par le ministre de l’Education nationale se veut recentrée “sur les fondamentaux”, via les acquis traditionnels : opérations, orthographe, grammaire et conjugaison. Dernière étape d’une réforme engagée en septembre 2007 avec la suppression des cours le samedi matin, Xavier Darcos a précisé, mercredi 20 janvier 2008, devant la presse, le contenu des programmes de l’école primaire. La philosophie du projet, qui fleure bon la tradition, avait été dessiné par Nicolas Sarkozy quelques jours auparavant, lors d’un déplacement à Périgueux.

“Plus courts, plus clairs et plus ambitieux”, comme l’affirme leur préambule, ces programmes, qui tiendraient dans leur état actuel sur environ 36 pages du Bulletin officiel de l’Education nationale, contre 104 actuellement, sont marqués par le retour au bon vieux appris par cœur et sont resserrés sur “les fondamentaux” que sont la lecture, l’écriture et le calcul.

A l’origine de cette réforme, un rapport du Haut Conseil à l’éducation, en septembre 2007, faisait état de 15 % d’élèves en fin de CM2 avec de grandes lacunes dans ces disciplines. Au motif que “tout se joue à l’école primaire”, il est décidé de faire porter l’effort sur cette partie de la scolarité et de “diviser par 3 en cinq ans le nombre d’élèves sortant du primaire avec de graves difficultés” et “par 2 le nombre de redoublants”.

Pour se faire, la semaine scolaire passera de vingt-six à vingt-quatre heures en moyenne - le samedi étant “rendu aux familles”. Les deux heures gagnées seront, elles, réinvesties sous forme d’aide personnalisée aux élèves en difficulté ou de travail en petits groupes.

En français, les grands classiques de l’apprentissage - récitation et rédaction - sont réhabilités. L’accent est mis sur la grammaire et la connaissance de l’ensemble des temps de l’indicatif, y compris le futur antérieur ou le plus-que-parfait.

De même, en mathématiques, la pratique du calcul mental fait son grand retour et on insiste sur la maîtrise parfaite des quatre opérations ou bien encore sur la connaissance de la règle de trois avant l’entrée au collège.

Enfin en matière d’histoire, l’enseignement devrait être fondé sur la connaissance des grandes dates et des grands personnages qui jalonnent l’histoire de France, grâce à “des repères chronologiques”.

Dans les nouveautés, l’éducation civique est remplacée par des cours d’instruction civique et de morale fondés sur des grands principes ou maximes juridiques, comme “La liberté de l’un s’arrête où commence celle d’autrui”. Un retour des leçons de moral et de politesse qui devra se matérialiser à la fin du CE1 pour l’élève, par la reconnaissance des symboles de la République française, se lever au son de la Marseillaise ou bien encore l’usage du “vouvoiement avec leur enseignant”.

Libres de choisir leurs méthodes dans l’application de ces nouveaux programmes, les enseignants seront en revanche désormais évalués tous les deux ans, par un nombre d’inspecteurs augmenté à la rentrée 2009, et la priorité sera donnée aux résultats. Les performances de chaque école seront ensuite communiquées aux familles, selon des modalités qui seront définies “au cours des prochaines semaines”, selon le ministre de l’Education nationale.

Présentée comme une “révolution culturelle de l’essentiel” par Xavier Darcos, la réforme de l’école primaire est jugée comme “un retour aux vieilles recettes”, par Ségolène Royal, favorable à une “école qui innove”. Un terme également utilisé par les syndicats enseignants qui ironisent sur le retour de l’école “bonnet d’âne” des années 50 et demandent, pour certains, à l’ancien professeur de français de revoir sa copie.

2/ Ci-après, une réaction recueillie sur le site de  l’ICEM  

(Institut Coopératifde l’Ecole Moderne)

Un point de vue. Celui de Catherine Chabrun.

24 heures chrono !

Dans notre système éducatif à modèle descendant où Polytechnique détermine le lycée qui lui-même détermine le collège le tout en cascade jusqu’en maternelle, il était logique de faire peser sur les épaules du primaire la responsabilité de l’échec scolaire.

Dans sa « révolution culturelle »de 36 pages, Xavier Darcos présente des programmes « recentrés sur l’essentiel », du socle commun on ne garde que les piliers chers à l’Europe, on rejette la complexité, la transversalité qui les articulaient pour privilégier l’empilement de couches simples de fondamentaux.

Que ce soit en français ou en mathématiques on augmente ainsi le nombre de savoirs opératoires, mécaniques et on retire tout ce qui était ambitieux dans les programmes de 2002.   

Surtout pas de temps à perdre, car tout doit tenir en 24 heures !

Entre les dix heures de français, les cinq heures de mathématiques, les quatre heures de sport et l’heure et demie de langue vivante, que restera-t-il  à la « culture humaniste » ?  Aux sciences ? A l’éducation artistique ?

Avec des horaires spécifiques et cloisonnés, une programmation annuelle qui dénie les cycles, ce seront 24 heures compartimentées, morcelées en disciplines et sous disciplines, le tout en conformité avec des manuels dont « l’appui »  est fortement conseillé. Un manuel de vocabulaire, un autre de grammaire …un manuel de calcul un autre de géométrie. Plein de petites leçons illustrées qu’il faudra bien apprendre à la maison ou avec les associations d’aide aux devoirs  !

Une triste certitude : le fossé culturel se creusera davantage pour tous les enfants qui n’ont que l’école pour y accéder. L’accompagnement éducatif sera-t-il chargé de compenser le déficit ? Quant aux enfants qui resteront deux heures de plus à l’école, feront-ils le plein de « fondamentaux » pendant que les autres profiteront de l’offre familiale ou associative d’activités culturelles ?   

Questionner, rechercher, tâtonner, comprendre, réinvestir, confronter ce n’est plus l’air du temps !

Ce sont des pratiques dangereuses, des restes de l’Héritage de 68 qu’il faut définitivement enterrer  ! Comme nous le confirme notre Ministre « L’école primaire doit rester garante de l’idéal républicain : permettre à chaque enfant de devenir, par l’instruction, un citoyen libre et éclairé » 

L’instruction voilà le mot qu’il fallait dire !Si l’éducation rimait avec construction, compréhension, émancipation,  l’instruction elle, rime avec mémorisation, récitation, rédaction. Ce choix de  terminologie à l’ancienne est cohérent avec la teneur rétro des programmes  en relevant particulièrement ceux d’histoire et de géographie qui se cantonnent au territoire national. 

Et naturellement  l’éducation civique se métamorphose en instruction civique et morale.

Dès le CP, on vise en premier l’obéissance, les réflexes du bon écolier : se lever quand un adulte entre dans la classe ou quand il entend la Marseillaise, les formules de politesse, le vouvoiement et les « maximes illustrées » de morale. « Coopérer à la vie de la classe », se réduit à effectuer les services de distribution et de rangement, on est loin de la coopération et de la vie de classe !

Au Cycle 3, sur le registre de la transmission, de l’injonction parfois seront étudiés aussi bien la règle de droit, que les différentes règles de politesse, de sécurité, les préventions des risques, les dangers,  les refus de discrimination, que l’étude des institutions françaises et européennes. Quelques bons manuels devraient suffire !

On ne construit pas, on ne pratique pas, on ne participe pas, on décrit, on apprend, on récite pour avoir de bonnes notes.

C’est ça la réussite scolaire  ?

Catherine Chabrun

22 février 2008

Retrouvez sur ( le site ) aux côtés de celui-ci, d’autres textes d’analyse.

 

3/ Et maintenant…ma petite touche “bleu primaire” à découvrir sur le site  (d’Infobourg France).

Sans oublier de (re)lire l’article du 15 mars sur le sujet: (“hier un niveau scolaire plus élevé?”).

 

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