Discipline, connaissance et conscience

19 03 2011

Carême pédagogique

Jour 10

Pensée 10

Autour du mot discipline

  • « La discipline purement répressive n’a pas droit de cité dans nos maisons d’éducation. La discipline libérale cherche, au contraire, à améliorer l’enfant plutôt qu’à le contenir, à la gagner plutôt qu’à le soumettre. Elle veut toucher le fond, la conscience, et obtenir non cette tranquillité de surface qui ne dure pas mais l’ordre intérieur, c’est-à-dire le consentement de l’enfant à une règle reconnue nécessaire, elle veut lui apprendre à se gouverner lui-même. Pour cela, elle lui accorde quelque crédit, fait appel à sa bonne volonté plutôt qu’à la peur du châtiment, elle conseille, avertit, réprimande plutôt qu’elle ne punit. » Extrait d’un texte officiel, circulaire du 15 juiller 1890
  • « La discipline nouvelle, que nous nous garderons bien d’appeler discipline libérale ou même discipline par la liberté, est basée sur la connaissance des besoins et des désirs des enfants, ainsi que sur cette affirmation de la pédagogie moderne que l’éducation ne peut être exclusivement extérieure mais élévation intérieure des individus eux-mêmes ». Freinet, 1928
  • « L’éducation est devenue l’une des questions devant lesquelles les sociétés démocratiques trébuchent, ne sachant comment conjuguer la nécessaire dénivellation impliquée par le rapport pédagogique et l’exigence postulée par le fait démocratique. Si l’enfant l’égal des adultes qui l’élèvent et l’éduquent, il est cet être paradoxal qui a besoin d’eux pour devenir ce qu’il est. » Alain Renaut, La libération des enfants, 2002

Qu’en est-il aujourd’hui?

Les piliers 6 et 7 du socle commun-texte de Loi de 2005 , faut-il le rappeler- invitent les enseignants à construire et développer chez les élèves leurs compétences sociales et civiques, leur esprit d’initiative et l’accès à leur l’autonomie; compétences transversales propices à ce travail d’ordre intérieur en étroite relation avec les règles nécessaires à la survie de cette mini-organisation apprenante et démocratique qu’est la classe. Une condition néanmoins: mettre en place de véritables situations d’apprentissages qui font sens pour l’enfant comme pour l’adulte (oui, ça me semble important également) et permettront ainsi la mobilisation d‘attitudes et de connaissances transférables d’un contexte à un autre. Sinon, à quoi bon?

A débattre et à


Partager




Questionner ou répondre, faut-il choisir?

18 03 2011

Carême pédagogique

Jour 9

Pensée 9

J’ai tant de questions et si peu de réponses

Chaque réponse est un aveu d’impuissance; derrière chacune d’entre elle se cache un nouvel abime d’ignorance.

Et pourtant l’homme est ainsi fait qu’il ne peut se résoudre à cesser de chercher. Son esprit le voudrait-il qu’il n’y parviendrait pas. Vivre, c’est déjà apprendre, apprendre c’est chercher, ainsi nous voilà contraints à souffrir de notre ignorance.

La partager la rendrait-elle moins cruelle?

La questionner la rendrait-elle plus familière?

La chanter, la clamer, la rendrait-elle plus douce?

Parfois -souvent- le poète sera celui qui mieux qu’un autre saura trouvé les mots, les mots justes, ceux qui, loin de nous apporter de vraies réponses, nous conduiront juste à mieux questionner le monde, les hommes, la vie afin, non pas de tout comprendre, mais déjà d’apprendre à mieux regarder notre ignorance comme une partie de nous-même, reflet vibrant dans un miroir sans tain.

« Plus je vieillis et plus je croîs en ignorance,

plus j’ai vécu, moins je possède et moins je règne.

Tout ce que j’ai, c’est un espace tour à tour

enneigé ou brillant, mais jamais habité. »

Philippe Jaccottet, L’ignorant, 1957

Partager




Vivre pleinement

16 03 2011

Carême pédagogique 2011

Jour 7

Pensée 7

« Une vie est une œuvre d’art. Il n’y a de plus beau poème que de vivre pleinement.

Échouer, même est enviable, pour avoir tenté. »

Georges Clémenceau

Dans nos classes, quelle place pour l‘erreur?

Dans nos parcours professionnels, quelle place pour l’audace?

Dans nos vies, quelle place pour l’échec?

Apprendre à oser, apprendre à échouer, n’est-ce pas apprendre à vivre ce « pleinement »?

L’école apprend-elle suffisamment à nos enfants à réussir à échouer?

L‘école invite-t-elle nos enfants à cet élan créateur qu’est l’expérience féconde? féconde car incertaine…


Partager




A propos du qu’en dira-t-on…

15 03 2011

Carême pédagogique 2011

Jour 7

Pensée 7


Quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise, on a toujours tort.

A moins qu’on ait raison d’avoir tort

et tort de croire qu’il ne faut pas oser.

Oser dire, croire et faire contre l’opinion.


Il était une fois…

Image de prévisualisation YouTube

Un conte vaut parfois mieux que cent discours ;-)

Partager




Enquête philosophique sur le bonheur

14 03 2011

Carême pédagogique 2011

Jour 6

Pensée 6

Le bonheur est -il un état d’esprit, une qualité, une vertu, un don?

Est-il une simple vue de l’esprit que l‘homme aurait inventée pour supporter l’inexorable fin de son existence?

Peut-on le chercher, et si par bonheur, on le trouve, est-il possible de le garder comme on protège un bien précieux?

Est-il d’ailleurs un bien? Peut-on veiller sur lui et le préserver tel l’homme, depuis qu’il l’a découvert, a su entretenir le feu?

Le bonheur tient-il davantage de l’avoir, de l’être, de l’agir?

Le bonheur peut-il continuer de se vivre sitôt qu’il disparaît par le seul fait que la mémoire le rend encore tangible?

Est-il évaluable? quantifiable?

S’il est une vertu, comment s’acquiert-elle?

S’il est un don, certains sont-ils plus dotés et doués que d’autres?

S’il est un bien, comment le partager?

S’il n’est que pure illusion, par quoi le remplacer?

Et puis d’ailleurs, le bonheur est-il obligatoire? Est-il une condition inconditionnelle de la réussite d’une vie d’homme?

Ne sont-ce pas là des questions fondamentales à évoquer en classe avec nos élèves, à l’heure où les vrais faux marchands de faux vrai bonheur ont partout envahi nos espaces de vie?

A débattre et à

Partager




L’ouvrage d’une vie, et puis plus rien…

12 03 2011

Carême pédagogique 2011

Jour 4

Pensée 4

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir [...]
Si tu peux conserver ton courage et ta tête;
Quand tout les autres les perdront [...]

Tu seras un Homme, mon fils.

Rudyard Kipling, 1910

(Traduit de l’Anglais par André Maurois en 1918)

Plus qu’un poème, un chant; plus qu’un chant, une prière; plus qu’une prière, un cri d’humanité qui cette nuit m’est revenu en songe.

Ce texte a accompagné ma vie d’adolescente, je l’ai lu chaque jour, deux fois par jour, parfois trois, parfois plus encore. Il me fascinait, me terrorisait, me révoltait, m’apaisait aussi. Il était mon addiction, ma source d’inspiration, ma chapelle ardente. A cet âge si particulier qu’est l’adolescence, c’est lui qui m’a élevée, m’a portée, m’a construite. Sans lui sans doute serai-je une autre, ou ne serai-je pas.

Pour quelle raison Kipling est-il venu, cette nuit, franchir le seuil de mon sommeil?

Sait-il combien de fois ai-je pleuré en le lisant? Combien de fois me suis-je endormie à ses côtés?

Étrange chose que la mémoire tout de même.

Y aurait-il dans la vie, des épreuves que seule l’indicible beauté permettrait de surpasser?

Si tel est le cas, alors notre seule et unique raison d’être est de transmettre à notre tour ce que les hommes ont construit de plus beau;

parce que nous n’en sommes que de simples dépositaires et que de ne pas le faire nous rendrait coupables de trahison, de crime contre l’humanité.

Le texte original et ses différentes traductions

Partager




â côté d’un rêve…

11 03 2011

Carême pédagogique

Jour 3

Pensée 3

« C’est une chose souvent éprouvée : cet abîme entre un savoir lourd, embaumé dans les livres ou les morales, et l’humeur aérienne de la vie qui va. On peut ainsi être instruit de tout, et passer sa vie dans l’ignorance absolue de la vie. Ce ne sont pas les livres qui sont en cause, mais la parcimonie d’un désir, l’étroitesse d’un rêve. »

(« Le huitième jour de la semaine » C. Bobin)

lundi: je rêverai je rêverai je rêverai je rêverai…

Mardi: tu rêvas tu rêvas tu rêvas tu rêvas…

Mercredi: il rêvait il rêvait il rêvait il rêvait…

Jeudi: nous avons rêvé nous avons rêvé nous avons rêvé nous avons rêvé…

Vendredi: vous aurez rêvé vous aurez rêvé vous aurez rêvé vous aurez rêvé…

Samedi: ils avaient rêvé ils avaient rêvé ils avaient rêvé ils avaient rêvé…

Dimanche: elles eurent rêvé elles eurent rêvé elles eurent rêvé elles eurent rêvé…

  • Le huitième jour de la semaine : Il est trop tard pour rêver au présent de l’indicatif! Le temps s’en est allé :-(

Lorsqu’à l’école on apprend certains verbes

apprenons d’abord à les vivre

avant de les conjuguer

pour éviter de passer

à côté d’un rêve

Bonne journée donc!

Partager




Le courage s’apprend-il?

10 03 2011

Carême pédagogique 2011

Jour 2

Pensée 2:

 » Le courage aboutit à son propre commencement…les courageux sont ceux qui ont l’art de commencer…on n’apprend pas à commencer, pour commencer, il faut simplement du courage. »

Vladimir Jankélévitch

Ce courage là peut-il s’enseigner? se transmettre? le vouloir précède-t-il le pouvoir? ou bien est-ce dans l’agir que le courage prend vie?

Question philosophique de premier ordre me semble-t-il tant elle se pose à nous, chaque jour, qu’on soit adulte, qu’on soit enfant, qu’on soit enseignant, qu’on soit parent et tant elle prépare à la vie, à ses heurts, aux choix qu’elle nous offrira ou que nous provoquerons, à la mort qui nous attend, inévitablement.

Si apprendre le courage, c’est accepter d’éprouver au quotidien la frustration des petits renoncements, enseigner le courage, consisterait-il, par un effet de mise en abime, à accepter, sans pour autant ne jamais renoncer, de n’être pas pleinement en capacité de conduire comme nous le souhaiterions, notre enseignement auprès des enfants qui nous sont confiés, dans un temps donné et dans un cadre requis?

Enseigner, c’est être confronté chaque jour à nos limites, à notre petitesse d’homme, à notre ignorance professionnelle, et malgré tout, revenir chaque lendemain, recommencer inexorablement, croire passionnément en la capacité de l’autre, en son courage.

Provoquer le courage, reconnaître le courage de l’enfant, dans la moindre petite activité apparemment insignifiante à nos yeux, ne sont-elles pas des attitudes  éducatives fondamentales dans un monde où l’immédiateté, l’efficacité, le plaisir et le culte du résultat sont vantés comme autant de récompense et de mérite?

Apprendre, c’est prendre le risque de ne pas comprendre; il faut du courage pour cela.

Enseigner, c’est oser prendre le risque de n’être pas compris, de se tromper; il faut aussi du courage pour cela, non?

A débattre, de manière éthique et responsable ;-)


Partager




On ne naît pas femme, on le devient…

8 03 2011

« On ne naît pas homme on le devient ». disait Érasme

Naître puis grandir petite fille, devenir jeune fille, choisir sa vie de femme, un long parcours que toutes, loin de là, n’ont pas le droit de vivre.

En cette journée de la femme, rendons-leur hommage à l’instar de Simone de Beauvoir.

Image de prévisualisation YouTube

Partager




Lombricologue, un métier passionnant

7 03 2011

Un petit article classé hors-sujet, mais pour autant tout à fait digne d’intérêt. Enfin, c’est ma vision des choses et du monde…A vous de juger!

Le saviez-vous?


Les vers de terre sont nombreux, très nombreux.  Ça, vous le savez certainement.

Maintenant, imaginez que l’on fasse deux tas.


  • Le premier avec tous les animaux du monde entier: poissons, vaches, rats et cafards, éléphants et baleines et même tous les humains. (7 000 000 000 d’humains ! toute de même…c’est pas rien!)
  • Le second tas, avec les vers de terre, tous les vers de terre de Terre.

Eh bien, et c’est tout l’intérêt de ma découverte,  le second tas pèserait

4 fois plus lourd que le premier!

N’est-ce pas là une donnée formidablement passionnante?

Source: J’aime lire, n°409

Parce que la passion, tout comme la connaissance, ça se partage ;-)

Partager




Pour faire l’autoportrait d’un enfant

7 02 2011

Autoportrait

Prenez la main d’un jeune enfant

Un peu avant sept ans.

Placez tout à côté

Une craie, une toile, un écran

Ni trop petit ni trop grand.

Mettez face à l’enfant

Un rêve à dessiner

Comme un nuage blanc.

Laissez-le faire.

Regardez-le.

C’est étonnant…


D’après le titre de Jacques Prévert, Pour faire le portrait d’un oiseau

et le texte Recette du poète Guillevic

Un article poétique en hommage au magnifique travail réalisé par le photographe et réalisateur Gilles Porte dont le film « Dessine-toi… » vient de paraître dans les salles.

Pour en savoir plus sur l’auteur et voir la bande annonce


Partager




L’opéra à l’école

22 01 2011

Mozart (1756-1791) n’a que 12 ans lorsqu’il compose cet opéra en un seul acte: Bastien et Bastienne.

  • les personnages: Bastien, Bastienne la bergère et Colas le magicien
  • les thèmes: l’amour, la magie,

  • l’histoire en quelques mots: Bastienne aime Bastien, mais Bastien semble en aimer une autre. Alors Bastienne se tourne vers Colas le magicien et lui demande de lui venir en aide…
  • le passage: l’extrait choisi ici, 10 ème Aria et 2ème air de Colas, se situe à la scène IV, au centre de l’opéra, moment pivot où le magicien entame une inquiétante incantation de formules magiques…

Diggi, Daggi, schurry, murry!

Image de prévisualisation YouTube


Hier matin, sans trop savoir où je mettais les pieds, (mais avec quelques petites idées derrière la tête…) j’ai proposé à mes élèves de découvrir cette œuvre du patrimoine lyrique, œuvre de jeunesse d’un compositeur hors normes: Mozart.

Et vous savez quoi? Ils en redemandent!

dessin d’élève

Proposons du beau, de l’insolite, de l’inattendu à nos élèves et ils nous surprendront par leur curiosité, leur envie, leur intérêt, leur motivation…

@ suivre ;-)

Partager




La chèvre de Mr Seguin en version M@P

20 01 2011

S’il est un texte de notre patrimoine littéraire que j’affectionne tout particulièrement, c’est bien celui La chèvre de Monsieur Seguin d‘Alphonse Daudet. Depuis toute petite, depuis le temps où ma grand-mère me lisait et me racontait des histoires avant de me laisser à mes rêveries nocturnes, jusqu’à aujourd’hui où à mon tour, je lis et raconte des histoires à mes élèves le jour puis à ma fille le soir, oui, depuis la toute première fois où j’ai entendu les aventures de cette incroyable petite chèvre éprise de liberté,  j’éprouve la même délectation à dire et à entendre la musicalité de cet auteur et à éprouver et ressentir toute la sensualité qui en émane.

Chaque année, depuis ma première année d’enseignement, je travaille avec le même plaisir et la même âme d’enfant cet extrait magnifique où Blanquette, fraîchement arrivée dans la montagne, s’ébroue de bonheur dans les herbes sauvages et s‘enivre de parfums subtils, tous plus capiteux les uns que les autres. Quel incroyable passage…Premiers mots…J’ai 9 ans et je suis là-haut, moi aussi avec Blanquette, la montagne autour de moi, la montagne sous moi, les fleurs, les odeurs, je me roule dans l’herbe, rien d’autre n’existe plus que cet instant de pur délice…

dessin d’élève

C’est pourquoi, lorsque Christian Jacomino a eu la gentillesse de m’inviter à participer à la réalisation d’un m@p (Moulin à Paroles) en choisissant un texte parmi son répertoire, je n’ai pas hésité une seule seconde en y voyant apparaître le texte de Daudet, mon texte fétiche, celui qui, sans nul doute m’a ouvert les portes de la magie et de l’amour de langue française.

Je me suis donc prêtée, hier, au jeu de la lecture filmée. Et ce matin, c’est avec beaucoup d’émotion et de bonheur que j’ai découvert le travail de montage réalisé par Christian. Lecture partagée, mémorisation active, apprentissage linguistique, initiation littéraire, enrichissement culturel, plaisir des mots, les Moulins@Paroles constituent un véritable support de diffusion et de transmission de notre patrimoine littéraire. Une transmission généreuse, ludique, pédagogique…

Partager




Devinettes à l’honneur

15 01 2011

Je vis si on me cherche, je meurs si on me trouve. Qui suis-je?

C. Lhainigm

C’est par cette invitation au questionnement que s’ouvre le chapitre 13 de l’ouvrage de Christian Montelle, La parole contre l’échec scolaire, la haute langue orale; un ouvrage riche et dense (voir le sommaire en fin d’article)  consacré à l’acquisition de la langue des savoirs et de la culture, socle sur lequel s’appuiera tout le parcours scolaire de nos élèves.

Le point de vue de l’auteur sur l’usage des devinettes en classe:

L’énigme, la charade ou encore les rébus au même titre que le théâtre, la poésie, le conte ou les récits fondateurs très largement abordés dans les chapitres précédents, gagneraient à occuper une place toute particulière dans l’univers scolaire tant leurs vertus pédagogiques, encore trop mal exploitées à tous les niveaux de scolarisation, se révèlent efficaces aussi bien sur le développement cognitif et linguistique du jeune enfant que sur sa capacité à réagir et interagir avec ses pairs formant par la même occasion un réseau de communication ludique et réactif au sein duquel « chacun parle et se socialise ».

Les mérites et les vertus de la devinette:

  • favorise l’écoute et la mémorisation
  • développe les capacités en terme de compétences de classement
  • participe à l’acquisition de la fonction métalinguistique de la langue
  • sensibilise au langage poétique
  • permet d’affiner le contour sémantique des mots
  • génère les aptitudes à (se) poser des questions
  • aide à la manipulation des indices
  • développe les capacités hypothético-déductives
  • facilite la prise de risque que représente la prise de parole
  • met en place des pratiques socialisantes au sein du groupe

Quelques exemples de devinette:

Plus il est chaud, plus il est frais…

Je suis le capitaine de 25 soldats et sans moi Paris est pris. Qui suis-je?

Trente-deux demoiselles, toutes de blanc vêtues, assises sur des bancs rouges, avec une bavarde au milieu. De qui s’agit-il?

Feuilles en pales d’hélice et fruits en perles gluantes…

Même devant l’Empereur, son vieux chapeau il ne l’enlève pas…

On l’met en terre, on l’sort de terre,on l’met dans l’eau, on l’sort de l’eau, on lui casse les os pour avoir sa peau…qui donc est-il?

Long nez pointu, un trou derrière, j’avance en zigzaguant…Qui suis-je?

Jouer pour apprendre, jouer pour partager, jouer pour grandir, jouer pour ressentir, jouer pour explorer

Jouer finalement, c’ est une affaire très sérieuse!

Mon point de vue sur cet ouvrage

Je ne saurais que trop vous inviter à découvrir l’ouvrage de Christian Montelle tant il fourmille d’analyses à la fois rares et fines, toujours étayées de très nombreux exemples concrets et vivants illustrant l’art et la manière d’envisager ce qu’il appelle « la haute langue orale ».

A l’heure où la tentation est forte pour les enseignants du primaire comme du secondaire de baisser les bras face à la menace grandissante de l’échec scolaire, ce livre constitue un puissant antidote pour lutter contre l’impuissance et le défaitisme ambiant. Ainsi, par les pistes de transmission que l’auteur met à notre disposition, il nous propose de sortir de cette impasse en nous invitant, via de multiples entrées langagières à « nourrir les enfants par l’oreille.« 

  • Pour en savoir plus l’auteur et son ouvrage:


La Parole contre l’échec scolaire
(La haute langue orale),
Christian Montelle, L’Harmattan, Paris, 2005

Au fait…

Je vis si on me cherche, je meurs si on me trouve. Qui suis-je?

;-)

Partager




Conter les mathématiques

5 01 2011

Une brève histoire des mathématiques en 3 chapitres passionnants!

Textes, images, illustrations, animations, le tout en musique!

Le grand livre de la nature se trouve toujours devant nos yeux et la vraie philosophie y est écrite mais nous ne pourrons pas la lire sans avoir d’abord appris la langue et les caractères dans laquelle elle est écrite, elle est écrite en langue mathématique et ses caractères en sont les triangles, les cercles et les autres figures mathématiques. » Galilée

Image de prévisualisation YouTube
  • les nombres parfaits
  • Le théorème de Pythagore
  • Les nombres irrationnels
  • Le cercle et le disque
Image de prévisualisation YouTube
  • La naissance du nombre PI
  • La trigonométrie
  • Les équations
  • Le calcul intégral et différentiel

Image de prévisualisation YouTube

Partager




Voeux de partage à partager sans modération!

3 01 2011

« Si ceux qui ne possèdent rien avaient un peu du peu que beaucoup possèdent… Et si ceux qui sont beaucoup et qui possèdent peu avaient un peu du beaucoup que possède un petit nombre, il y aurait moins de difficultés. »

Quino

Très joyeuse année 2011!

;-)

Partager




Education et optimisme

24 10 2010

Les optimistes ont toujours raison

Auteur: Madeleine DANIELOU (1880-1956)

Source: Les cahiers de l’éducation

La largeur d’esprit, l’optimisme, sont communs à tous les vrais éducateurs. Ils seront souvent surpris par les enfants; ils rencontreront une extrême variété de tempéraments, jamais leur expérience ne sera terminée, leur liste close. Pour pénétrer dans ces terres inconnues, ils devront quitter leur propre patrie, se détacher de leur façon personnelle de penser et de sentir, ne pas rester prisonniers de leur génération, des maîtres qu’ils ont aimés, d’un certain art, d’un certain goût. Il y a là en réalité un grand dépouillement: il faut rester disponible, s’intéresser, sympathiser vraiment avec des enfants qui ne nous ressemblent pas, qui peuvent nous décevoir, mais qui peuvent aussi nous dépasser et nous ouvrir des voies nouvelles. Ils prendront des chemins qui ne sont pas ceux que nous aurions tracés pour eux. [...]L’éducateur n’a pas le droit de vieillir, d’être le témoin pétrifié d’un autre âge, de s’attendrir sur les temps passés; son influence est au prix de sa jeunesse, d’une puissance de compréhension et de sympathie toujours vivante et chaude. [...]

Les pessimistes n’ont rien à faire avec les enfants, ils ne les aiment pas et ne s’en font pas aimer. Les enfants grandissent dans la confiance et la joie. En chacun d’eux il est un trait charmant, une grâce propre, un petit génie; c’est à cet élément positif et plein de promesses qu’il nous faut nous attacher. Ne nous décourageons pas trop vite, une longue patience voit mûrir son fruit. Ne portons pas de jugements définitifs, laissons la porte ouverte à une nature dont les ressources sont très grandes, à une grâce dont nous ne pouvons sonder la richesse. Tentons l’interprétation la plus favorable de chaque caractère, nous ne nous tromperons pas de beaucoup, nous l’aiderons à triompher. Les optimistes ont toujours raison, ils créent l’atmosphère favorable, ils aident à vivre ce à quoi ils croient.

Madeleine Daniélou

Partager




Mon voilier

9 09 2010

Le  voilier

Mon   voilier

Il est de neige, mon voilier
Vogue, vogue mon joli rêve
Il est de neige, mon voilier
Parmi les oiseaux en allés

Vous le verrez si vous rêvez
Vogue, vogue, joli voilier
Vous le verrez  si vous rêvez
La tête au chaud sur l’oreiller

Au ciel vous le verrez passer
Vogue, vogue, rêve étoilé
Au ciel, vous le verrez passer
Avec la lune à son hunier

Maurice Carême

Musique: Charles Scharrès

Interprète: Geneviève Schneider

CD Paprika, enfance et musique

Pour écouter un extrait, cliquez sur ce lien

;-)


Partager




Vous avez dit: école?

31 08 2010

Quiz de Culture Générale

7 auteurs, 7 citations…

1/ « L »école fait des réformes, la médecine fait des progrès. »

2/ « De toutes les écoles que j’ai fréquentées, c’est l’école buissonnière qui m’a paru la meilleure. »

3/ « Si les écoles cessaient d’être obligatoires, quels élèves resteraient-ils au professeur pour exercer son autorité? »

4/ « L’expérience est une école où les leçons coûtent cher, mais les sots ne s’instruisent que là. »

5/ « Ce qui est le plus négligé dans nos écoles est justement ce dont nous avons le plus besoin dans la vie. »

6/ « Écoles: établissements où l’on apprend à des enfants ce qui leur est indispensable de savoir pour devenir des professeurs. »

7/ « Autrefois les illettrés étaient ceux qui n’allaient pas à l’école. Aujourd’hui ce sont qui y vont. »

a- Yvan ILLICH

b- Sacha GUITRY

c- Paul GUTH

d- Monica GATHER THURLER

e- Anatole FRANCE

f- Benjamin FRANKLIN

g- Herbert SPENCER


Alors…qui à dit quoi?

;-)


Partager




Les sciences à l’école par André GIORDAN

29 07 2010

André GIORDAN, instituteur, professeur de collège et de lycée, directeur de recherche à l’INRP et au CNRS en France, chargé de cours à Paris VII, est élu Professeur extraordinaire à l’université de Genève en 1980. Il y crée le Laboratoire de didactique et épistémologie des sciences (LDES) qu’il dirige depuis. Il devient Professeur ordinaire (Professeur avec chaire) en 1983, puis Président de la Section des Sciences de l’Education (1992-94).

Ce scientifique passionné s’est particulièrement penché sur les questions relatives à la manière dont chaque personne apprend et construit ses savoirs scientifiques. Il a notamment développé un nouveau modèle pour comprendre l’apprendre, le modèle allostérique

Pourquoi enseigner la science? et surtout comment aider nos élèves à apprendre?

Quels obstacles?

Quelle démarche emprunter? Quelles entrées utiliser? Quels objectifs viser? Quelle évaluation proposer?

Voici, pour résumer  sa pensée, une série de 9 clips rapides à visionner, clairs, synthétiques, engageants.

Des vidéos signées Laurent DUBOIS que vous pouvez retrouver sur le site Enseigner les sciences

1/ Quels savoirs à l’école primaire?

Image de prévisualisation YouTube

2/ Contradictions entre savoirs et savoir-faire

Image de prévisualisation YouTube

3/ Évaluer les démarches plutôt que les connaissances

Image de prévisualisation YouTube

4/ Tenir compte des conceptions

Image de prévisualisation YouTube

5/ Vers un apprentissage de l’élaboration d’hypothèses

Image de prévisualisation YouTube

6/ Apprendre les fondements des démarches scientifiques

Image de prévisualisation YouTube

7/ Quels points de départ?

Image de prévisualisation YouTube

8/ Récolter et traiter les données

Image de prévisualisation YouTube

9/ Recherche d’informations:

Image de prévisualisation YouTube

Alors promis, dès la rentrée, on s’y met?

D’ici là…profitons des vacances pour expérimenter, découvrir, récolter faits et objets de questionnement. Une manière utile et  agréable de confectionner notre propre kit pédagogique et scientifique. Pour le reste, les élèves nous guideront pour peu qu’on soit attentif à leurs attitudes…car avec le temps, s’il y a un enseignement que j’ai pu tirer de ma pratique de classe, c’est que l’observation de nos élèves constitue notre premier outil de compréhension et de différentiation.

;-)

Partager