Corps à corps
11 mars 2010 actualité, morceaux choisis, vidéo 0 commentaireGrand corps malade ou “corps français traditionnel”?
Mon cœur lui bat plutôt au rythme de ces mots…
A faire passer à Gérard Longuet…
Tags : Identité, Politique, RacismeGrand corps malade ou “corps français traditionnel”?
Mon cœur lui bat plutôt au rythme de ces mots…
A faire passer à Gérard Longuet…
Tags : Identité, Politique, RacismeCliquez sur l’image pour avoir le son!
Et pour les petits curieux qui souhaitent réviser avant de se rendre au salon de l’agriculture, suivez le guide! Pascal Pick historien paléontologue nous raconte l’évolution de la biodiversité, du premier chien domestiqué à notre amie la vache! Sur mon autre blog…
Tags : Salon de l'agriculture, Séquences pédagogiquesPlus un enfant souffre et plus il faut l’aimer
Plus la violence est là et plus il faut l’accueillir.
Qui n’a jamais souffert?
Qui n’a jamais senti cette vague de violence le submerger?
La violence appartient à chacun de nous, elle est en chacun de nous, tapie, muette ou vive et irrépressible. La violence est un cri, un symptôme, une ultime pulsion de vie, un dernier rempart contre l’inhumanité.
Lutter “contre” la violence c’est détruire ce dernier rempart, c’est nier la maigre part de vie qui est à sauver, c’est bâillonner l’espoir de re-naissance et d’éducabilité, c’est refuser d’aimer celui qui tant besoin qu’on l’aime.
Alors quoi, on laisse faire? On applaudit? On se berce d’illusions? On fait comme si de rien n’était? On donne raison à la violence et on oublie les victimes de cette violence?
Comme chaque enseignant, comme chaque parent, comme chaque citoyen, je vis avec cette violence, je la subis ou je l’exerce, je la contourne ou je l’affronte. Je tente de faire avec. Faire avec, c’est accepter sans passivité, sans sentimentalisme, sans mollesse et sans démagogisme. C’est être capable de dire Non, tu vois, là, tu as fais du mal et tu te fais du mal. Je ne peux pas te laisser agir ainsi. Mais je suis là et je t’entends.
Il ne faut pas nier la violence, il faut la nommer chaque fois qu’elle se présente, la reconnaître chaque fois qu’elle s’immisce dans nos vies, il faut l’entendre et la voir en face. Il faut être là, à côté d’elle, avec elle et surtout pas contre elle.
Être là.
Ne pas juger l’enfant mais lui ouvrir d’autres voies d’expression. La violence ne s’extrait pas comme une dent. Elle s’approche avec douceur, elle s’apprivoise avec tendresse, elle se confie avec empathie. Il faut enseigner le bonheur à ceux qui souffrent et font souffrir.Enseigner le bonheur et enseigner avec bonheur.
Oui, le bonheur.
Des cours de bonheur à l’école, voilà ce que je proposerais comme piste de travail si je devais participer aux futurs états généraux sur la violence.
D’autres articles sur le même thème:

Lu (et approuvé) hier dans le Nouvel Obs:
“Une colonne! Une seule colonne pour annoncer le décès de Mano Solo! Quelle plaisanterie, et macabre! Un grand chanteur français vient de mourir, et voilà la place que le Nouvel Obs lui consacre! A côté de ça, il y a quelques temps, des tartines sur Johnny Hallyday! Je sais bien qu’on ne peut les situer sur le même plan: Johnny dit quelque chose de la société française, alors que pour Mano Solo il s’agit de poésie. Et je sais que la poésie n’est pas -pour reprendre une expression journalistique- un sujet “très sexy” C’est bien là tout le malheur de n’avoir qu’une colonne réservée à Mano Sol!
J-A Mazaud (internet)”
Je n’ai rien contre Johnny, je suis même assez fan, mais le fait est que le silence qui entoure la disparition de Mano Solo est troublant et révèle lui aussi, d’une certaine manière, un je ne sais quelque chose évocateur de la société française…
Mano, joue encore pour nous, chante pour nous, moi je te trouve très sexy!
Le 4 janvier dernier marquait le cinquantième anniversaire de la disparition d’Albert Camus, homme de lettres, homme d’idées, homme engagé, homme révolté, homme avant tout et par dessus tout. Ce billet est un hommage à son humanité et son humilité et à une certaine idée qu’il se faisait de l’école, de l’éducation, du savoir. Voici la lettre qu’il adressa à son instituteur au lendemain de son prix Nobel: (discours en lien)
19 novembre 1957
Cher Monsieur Germain,
J’ai laissé s’éteindre un peu le bruit qui m’a entouré tous ces jours-ci avant de venir vous parler de tout mon cœur. On vient de me faire un bien trop grand honneur, que je n’ai ni recherché ni sollicité. Mais quand j’en ai appris la nouvelle, ma première pensée, après ma mère, a été pour vous. Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j’étais, sans votre enseignement, et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé.
Je ne me fais pas un monde de cette sorte d’honneur. Mais celui-là est du moins une occasion pour vous dire ce que vous avez été, et êtes toujours pour moi, et pour vous assurer que vos efforts, votre travail et le cœur généreux que vous y mettiez sont toujours vivants chez un de vos petits écoliers qui, malgré l’âge, n’a pas cessé d’être votre reconnaissant élève. Je vous embrasse de toutes mes forces.
ALBERT CAMUS
Dans son roman posthume “Le Premier homme” auquel travaillait Albert Camus au moment de mourir, l’auteur évoque avec tendresse et émotion ses souvenirs d’enfance, comme s’il n’avait encore que 6 ans ou 11 ans…Ce n’est qu’en 1994 que le texte sera publié sous sa forme initiale de brouillon inachevé rendant ainsi encore plus palpables les accents autobiographiques.
Morceaux choisis:
(…) Ensuite c’était la classe. Avec M. Bernard, cette classe était constamment intéressante pour la simple raison qu’il aimait passionnément son métier. Au-dehors, le soleil pouvait hurler sur les murs fauves pendant que la chaleur crépitait dans la salle elle-même pourtant plongée dans l’ombre des stores à grosses rayures jaunes et blanches. La pluie pouvait aussi bien tomber comme elle le fait en Algérie, en cataractes interminables, faisant de la rue un puits sombre et humide, la classe était à peine distraite. Seules les mouches par temps d’orage détournaient parfois l’attention des enfants. Elles étaient capturées et atterrissaient dans les encriers, où elles commençaient une mort hideuse, noyées dans les boues violettes qui emplissaient les petits encriers de porcelaine à tronc conique qu’on fichait dans les trous de la table. Mais la méthode de M. Bernard, qui consistait à ne rien céder sur la conduite et à rendre au contraire vivant et amusant son enseignement, triomphait même des mouches. Il savait toujours tirer au bon moment de son armoire aux trésors la collection de minéraux, l’herbier, les papillons et les insectes naturalisés, les cartes, qui réveillaient l’intérêt fléchissant de ses élèves. Il était le seul dans l’école à avoir obtenu une lanterne magique et, deux fois par mois, il faisait des projections sur des sujets d’histoire naturelle ou de géographie. En arithmétique, il avait institué un concours de calcul mental qui forçait l’élève à la rapidité d’esprit. Il lançait à la classe, où tous devaient avoir les bras croisés, les termes d’une division, d’une multiplication ou parfois d’une addition un peu compliquée. Combien font 1267 + 691. Le premier qui donnait le résultat juste était crédité d’un bon point à valoir sur le classement mensuel. Pour le reste, il utilisait les manuels avec compétence et précision… Les manuels étaient toujours ceux qui étaient en usage dans la métropole. Et ces enfants qui ne connaissaient que le sirocco, la poussière, les averses prodigieuses et brèves, le sable des plages et la mer en flammes sous le soleil, lisaient avec application, faisant sonner les virgules et les points, des récits pour eux mythiques où des enfants à bonnet et cache-nez de laine, les pieds chaussés de sabots, rentraient chez eux dans le froid glacé en traînant des fagots sur des chemins couverts de neige, jusqu’à ce qu’ils aperçoivent le toit enneigé de la maison où la cheminée qui fumait leur faisait savoir que la soupe aux pois cuisait dans l’âtre. Pour Jacques, ces récits étaient l’exotisme même. Il en rêvait, peuplait ses rédactions de descriptions d’un monde qu’il n’avait jamais vu, et ne cessait de questionner sa grand-mère sur une chute de neige qui avait eu lieu pendant une heure vingt ans auparavant sur la région d’Alger.
(…) Seule l’école donnait à Jacques et à Pierre ces joies. Et sans doute ce qu’ils aimaient si passionnément en elle, c’est ce qu’ils ne trouvaient pas chez eux, où la pauvreté et l’ignorance rendaient la vie plus dure, plus morne, comme refermée sur elle-même; la misère est une forteresse sans pont-levis.
(…) Non, l’école ne leur fournissait pas seulement une évasion à la vie de famille. Dans la classe de M. Bernard du moins, elle nourrissait en eux une faim plus essentielle encore à l’enfant qu’à l’homme et qui est la faim de la découverte. Dans les autres classes, on leur apprenait sans doute beaucoup de choses, mais un peu comme on gave les oies. On leur présentait une nourriture toute faite en les priant de vouloir bien l’avaler. Dans la classe de M. Germain , pour la première fois ils sentaient qu’ils existaient et qu’ils étaient l’objet de la plus haute considération: on les jugeait dignes de découvrir le monde. Et même leur maître ne se vouait pas seulement à leur apprendre ce qu’il était payé pour leur enseigner, il les accueillait avec simplicité dans sa vie personnelle, il la vivait avec eux, leur racontant son enfance et l’histoire d’enfants qu’il avait connus, leur exposait ses points de vue, non point ses idées, car il était par exemple anticlérical comme beaucoup de ses confrères et n’avait jamais en classe un seul mot contre la religion, ni contre rien de ce qui pouvait être l’objet d’un choix ou d’une conviction, mais il n’en condamnait qu’avec plus de force ce qui ne souffrait pas de discussion, le vol, la délation, l’indélicatesse, la malpropreté (…)
D’autres extraits:
“A la poursuite du trésor pédagogique de l’innovation. Une invitation au voyage pour tout enseignant , proposée par la Mission Académique Innovation et Expérimentation de l’académie de Paris.”
Merci à François Muller , responsable de la MAIE, pour cette initiative incitative, inventive et récréative!
En double-cliquant sur la vidéo vous pourrez l’agrandir au format écran. Et n’oubliez pas d’allumer vos enceintes!
A mon tour, je vous souhaite une année 2010 riche en découvertes et en redécouvertes! Innover, ce n’est pas forcément partir très loin, ce n’est pas non plus qu’une question de moyen ou d’arsenal technologique! Innover, c’est d’abord une histoire d’attitude et d’état d’esprit. Parfois, en changeant de quelques petits degrés notre angle de vue, l’horizon épouse de nouvelles perspectives. Juste quelques petits degrés…en longitude ou en latitude…libre à chacun d’orienter son regard, d’expérimenter de nouvelles voies et de conquérir de nouveaux espaces. Un seul verbe peut-être sans lequel rien n’est vraiment possible: le verbe OSER
Pour cette nouvelle année, osons!
Osons transmettre le goût de l’audace!
Osons voir ce qui est à portée de vue mais qu’il nous est parfois confortable d’occulter…
A chacun donc, je souhaite une audacieuse année 2010!
Tags : Académie, Calendrier, Fête, Innovation, PédagogieQu’est-ce qu’un établissement formateur ou une organisation apprenante? Un petit tour d’horizon en quelques citations.
« …les élèves apprennent mieux si l’enseignant lui-même est en démarche d’apprentissage et de recherche , si l’établissement est un établissement apprenant »
André Blandin, interview pour Projecture
« …tout, dans un établissement, est formateur. Absolument tout : de la manière dont les élèves sont accueillis le matin à la porte jusqu’à la façon dont est organisé le self, en passant, bien sûr, par le règlement intérieur, le rapport avec les personnels de service, l’accueil des parents, les relations avec l’environnement, etc. L’éducation des élèves ne se réduit pas à la juxtaposition d’enseignements : elle se construit dans un établissement où le moindre geste fait sens, où l’ensemble de ce qui se fait est mis en cohérence, ressaisi dans un projet (…) C’est là où se jouent, à la fois, le sort de chaque élève et notre destinée commune. » Philippe Meirieu, postface à Diriger autrement un établissement scolaire
« L’établissement formateur met constamment tout en œuvre pour que tous ses collaborateurs puissent bénéficier d’une facilitation de l’émergence, de la reconnaissance et de la valorisation de leurs compétences et d’une facilitation du développement et de l’accroissement de celles-ci. » Odile Brouet
« l’organisation du travail doit être une ressource pour développer le pouvoir d’agir de ceux qui sont en première ligne”
Yves Clot, CNAM
Les organisations apprenantes … sont des « organisations à l’intérieur desquelles les divers acteurs élargissent continuellement leur compétence à produire les effets qu’ils souhaitent » Monica Gather Thurler
« une organisation apprenante est un système d’action, de conduite de l’action et d’apprentissage collectif, qui apprend en permanence, capitalise ses connaissances, ses savoir-faire et ses compétences pour les transmettre et se transformer volontairement pour atteindre ses objectifs, en fonction des évolutions de son environnement, de ses ressources, de la culture et des représentations des groupes d’acteurs » Alain Bouvier
Merci à Nicole Priou pour ces interventions à la fois riches et porteuses de projets à bâtir…
Et pour terminer 7 verbes qui interrogent nos structures actuelles
accueillir
informer
accompagner
observer
conseiller
former
évaluer
Je vous avais promis un petit bilan synthèse de ma semaine de formation. Formation initiée l’an dernier sous l’appellation de Maître d’Accueil en charge de l’accompagnement des stagiaires et redimensionnée cette année dans la perspective de la nouvelle réforme de la formation des enseignants. Nous voilà donc, mes collègues de stage et moi-même missionnés en tant que futurs Maîtres Associés à la Formation.
De quoi s’agit-il exactement?
Les IUFM disparaissent…Les étudiants, lauréats du Master 2 se verront automatiquement attribués un poste à l’année dans nos écoles, sans autre forme de formation que celle reçu à l’université. Beaucoup de savoir savant…peu de compétences opérationnelles. Charge donc à l’établissement d’accueil ET à l’équipe en place de recevoir, accompagner ET former ces nouveaux enseignants. Une fois la polémique (essentielle et vitale) dépassée nous voilà donc face à un défi majeur dont il va bien falloir se saisir. Rester sur le bord du chemin ne ferait qu’accentuer les difficultés de chacun à commencer par celles de nos élèves!
L’objectif général de ce stage consiste donc à réfléchir à cette nouvelle donne en appréhendant le concept d’établissement formateur appelé également organisation apprenante. De nombreuses questions se posent et s’imposent d’elles-même à la fois en terme d’organisation et de manadgment.
Bref, comment mettre en œuvre la professionnalisation de nos collègues à venir et comment les accompagner au mieux dans leurs nouvelles tâches?
Une de nos missions centrale consistera à l’observation en vue d’un tutorat constructif; vaste chantier! Je passe sur les questions organisationnelles…. du type….Qui prendra en charge ma classe lorsque je serai aux côtés du néo-titulaire? et je vous propose ici une première ébauche de support d’observation de séance. Support permettant à la fois un repérage circonstancié de faits et la mise en place d’une approche réflexive de part et d’autre, accompagnant-accompagné, partant du principe de base qu’accompagner et guider ne doit aucunement se résumer à ce type de formulation…”Là tu as fait… moi j’aurais fait…”!
Voilà donc sous forme de carte heuristique une première organisation possible d’observation de séance. N’hésitez pas à me faire parvenir vos critiques et vos suggestions. Elles seront les bienvenues!
9 entrées pour une observation constructive
en vue d’un entretien d’accompagnement
Cliquer pour agrandir l’image
Sur ce sujet, un groupe de réflexion vient d’ouvrir ses portes sur facebook
Rejoignez-nous, vous y êtes invités!
en 1 clic sur le nuage…
Le 20 Novembre prochain, le monde entier verra célébrer le vingtième anniversaire de la Convention internationale des Droits de l’enfant. Une date, une reconnaissance, un texte…une Convention qui au delà du devoir d’être lue et connue de tous exige avant tout un engagement au quotidien de chacun de nous, qu’on soit père, mère, professeur ou tout autre adulte-citoyen responsable. Il y toujours un enfant quelque part tout près de nous ou plus loin dans notre entourage; l’enfant d’un voisin, celui d’un ami, l’enfant d’à côté, celui qu’on croise le matin ou qu’on aperçoit dans la cage d’escalier…N’est-ce pas à lui prioritairement que ce texte s’adresse?
Lire la suite de l’article sur mon autre blog…

Une mesure qui fait polémique…
Voici un extrait de l’article de L’Expansion daté du 02 0ctobre 2009
L’Académie de Créteil expérimentera à partir de lundi prochain un système de rémunération pour mettre un terme à l’école buissonnière. La polémique fait rage.
Comment ça marche ?
Selon l’assiduité des élèves en effet, la tirelire gonflera de 1200 euros tous les deux mois. Une somme à laquelle viendra se rajouter les 800 euros d’une ”note de vie de classe” satisfaisante. Si les élèves réalisent un parcours sans fautes, la mise pourra atteindre 10 000 euros à la fin de l’année. Dans tous les cas, les classes repartiront de toutes façons avec la cagnotte de départ, soit 2000 euros.
Ou ira l’argent ?
L’argent ne sera en aucun cas redistribué individuellement. C’est une expérimentation “à la fois collective et responsabilisante”, rappelle Jean-Michel Blanquer, le recteur de l’Académie de Créteil, interrogé par Le Parisien. Ainsi, la somme récoltée aidera les écoles à financer des projets de groupe onéreux comme des voyages de classes, des cours de code de la route, des créations d’associations ou d’entreprises, des actions sociales, des achats de matériels…
Pourquoi cette expérimentation fait polémique ?
… Lire le reste de l’article sur le site de L’Expansion.com
Ma petite contribution version bleu primaire
Plusieurs choses me gênent dans cette mesure :
1/ Elle est plaquée du haut vers le bas. Ainsi présentée, elle retire aux élèves toute prise en charge authentique du projet. Tout au plus les jeunes vont-ils participer séduits bien naturellement par le résultat financier plutôt que motivés par un besoin exprimé. Les règles du jeu, il faut l’avouer, sont alléchantes:
Ne faites rien vous gardez la mise de départ. Ne séchez plus, vous gagnerez davantage…
Drôle de discours dans la bouche d’enseignants et curieuse conception de leur rôle d’éducateurs. Cela étant dit, nous n’auront plus à nous soucier de la valeur des activités proposées et de notre capacité à susciter l’intérêt de nos élèves…Ne confond-on pas ici stimulation et motivation ? On stimule les ânes, on motive les hommes. L’éducation engage la personne; le dressage formate l’individu.
Et l’école quelle voie choisit-elle ?
2/ Elle est pernicieuse. Avec la bénédiction de Mère Bonne Conscience et sous le déguisement de l’engagement éducatif et collectif, on se livre en réalité à une course-achat dont les vainqueurs seront récompensés par des crédits éducatifs. L’objectif étant de gagner des cagnottes pédagogiques estimées en milliers d’euros, on place les classes en situation de compétition les unes vis-à-vis des autres. Le schéma du « que le meilleur gagne » l’emporte à nouveau sur l’idée que ce meilleur pourrait aider son voisin…Mais on garde la tête haute puis que c’est pour l’éducation ! Et tant pis pour le voisin, la voisine en l’occurrence puisqu’il s’agit de classe, si elle ne part pas en semaine-découverte puisqu’elle n’a pas gagné ce droit! La faute à qui? A celui qui ne s’est pas plié aux règles. Attention, lynchage en perspective…
Au fait, depuis quand l’éducation se mérite-t-elle ?
3/ Elle est perverse. Transformer le nombre d’heures de présence scolaire en kilos d’euros éducatifs me semble une idée totalement contradictoire avec l’idée même d’éducation à la responsabilité. On fait naître dans l’inconscient du jeune que la présence se substitue au travail et que ce soit disant travail mérite récompense. Dans la même logique, il pourra professionnellement tenir le livre de compte de ses heures de présence et ce quelle que soit l’authenticité de la tâche effectuée ou non et réclamer ainsi le salaire qui lui est dû en dehors de toute réalité actée et significative.
4/ Elle va à l’encontre du rôle d’humanisation qu’il me semble que l’école doit jouer. Plutôt que d’éveiller nos jeunes à une certaine solidarité cachée, à l’acte gratuit, à l’engagement désintéressé, on s’occupe à développer chez eux l’appât du gain publiquement glorifié. Si la famille et l’école ne trouvent pas en leur sein les ressorts et les moteurs qui permettent de développer cette culture de la responsabilité, du service donné, de l’acte gratuit, qui le fera ? L’entreprise ? Le système ? Bof…
Pour aider les jeunes à se construire et à donner un sens à leur existence, l’école doit-elle leur apporter des réponses économiques ou doit-elle développer chez eux la quête de ressources disons…plus humaines?
Le problème, et il est de taille, c’est que l’école est obligatoire, que la majorité des élèves s’y ennuie et que rien ne leur assure une sortie compensatoire…
Le questionnement reste donc ouvert!
Comment transformer cette obligation institutionnelle en obligation personnelle?
Comment passer du temps de présence aux situations d’apprentissages?
Comment les aider à donner du sens à leur histoire et de la valeur à ce sens?
…
Alors, on fait l’appel ou on fait l’école?
Tags : éducation, Motivation, Politique, Prime
Une rentrée sans école…Saison 1
Nouvelle réforme ?
Dispositif avant-gardiste ?
Expérimentation pour une éducation du futur ?
ou
Scénario catastrophe du tout prochain Reality Show télévisuel ?
Chers élèves, Charlemagne est mort ! Oui, vous le saviez déjà, c’est vrai. Mais là, je veux dire qu’il est définitivement mort, assassiné, rayé des livres d’école. Notre ancêtre à la barbe fleurie avait selon la légende inventé l’école ? Aujourd’hui, l’école ne veut plus de lui, ni de personne d’ailleurs. L’école est fermée. Ses portes seront bientôt closes, par décret, officiellement. Légalement. Il en va de la santé d’une nation, d’un continent, voire de la planète toute entière. La pandémie nous guette. Il nous faut réagir. Le compte à rebours est-il lancé ?
Oh…chers enfants, camouflés derrière la panique des hommes, je devine déjà vos sourires espiègles s’épanouir à mesure que l’automne approche. Je sens d’ici le battement surexcité de vos petits cœurs croître alors même que le temps semble échapper aux grands de ce monde. L’automne arrive… Oui, j’entends vos soupirs de soulagement et vos chants de victoire se mêler à ceux de notre désespoir. L’automne est là ! Et derrière lui, dit-on, son cortège de toux, de fièvre et de miasmes morbides.
Alors, ça y est…ce rêve honteux dont chacun de nous, au creux d’un lit encore ensommeillé, s’est fait un jour l’écho silencieux, ce désir inavouable inscrit au plus profond de nos peurs de cancre et de nos colères de gosse, cette vaine espérance d’un réveil sans cartable, d’une matinée sans note, d’une semaine sans tricherie, d’une saison buissonnière, d’une année sans école, ce jour là, ce rêve là, est-il donc arrivé ? Papa ! Maman ! Il n’y a plus d’école, plus de contrôle, plus de bulletin, plus d’orientation ! Maman ! Papa, vous pouvez dormir tranquilles, demain sera le plus beau jour de ma vie, enfin je veux dire…de ma vie d’élève ! Une ère nouvelle s’annonce.
Yvan Illich, réveille-toi, ton heure de gloire est là. Tu l’avais souhaité, théorisé, argumenté, écrit… Le tome 2 de ta société sans école est en passe de voir le jour. Du concept au réel, ses premières lignes s’écrivent à cette heure précise où sur mon clavier court cette rumeur folle d’une rentrée sans école. Son titre ? De l’école obligatoire à l’interdiction d’école….Rêve ou cauchemar ?
En 1971, tu posais déjà les termes d’un nouveau contrat. Souviens-toi, pour une éducation plus juste, tu appelais de tes vœux un monde déscolarisé où chaque homme sur cette terre serait à la fois enseignant et enseigné, acteur et transmetteur et cela tout au long de sa vie d’homme. Quel était ce projet novateur que tu nous proposais? Un crédit d’éducation illimité! Sans condition ni promesse intenables. Vivre c’est apprendre. Tu ne voulais d’aucun plan d’ensemble, d’aucune obligation scolaire, démontrant l’implacable logique d’un système qui cessait d’instruire et d’éduquer dès lors qu’il se soumettait aux règles de quelques-uns. Révélant sans concession la face obscure d’un cadre scolaire qui tuait ses propres finalités éducatives, tu nous avais mis en garde contre l’institution elle-même. Une institution qui exterminerait en son sein les valeurs qu’elle promulguait à l’extérieur. Tu disais alors : « Il nous faut donc trouver d’autres moyens d’apprendre et d’instruire, et que toutes les institutions soient appelées à participer à cet effort en faisant réapparaître leurs qualités éducatives […] Imaginons que les hommes cessent de s’abriter derrière leurs diplômes et qu’ils aient le courage d’élever la voix et d’apporter leurs propres réponses et, par là, de s’assurer le contrôle des institutions auxquelles ils participent. Pour en arriver là, nous devons apprendre à nous rendre compte de la valeur sociale du travail et du loisir par les échanges éducatifs qu’ils permettent. Une participation véritable à « la vie politique », que ce soit dans la rue, sur le lieu de travail, dans une bibliothèque, dans un hôpital, demeure le seul étalon de comparaison qui nous permette de mesurer la valeur des différentes institutions sur le plan de l’éducation.»
Formidable utopie ?
Aujourd’hui, à la veille de cette rentrée 2009, sommes-nous prêts à relever ton incroyable défi ? Sommes-nous prêts à mettre en place cette impensable utopie? Une éducation sans école est-ce possible ? Un enseignement sans programme, est-ce possible ? Apprendre ailleurs qu’à l’école, est-ce possible ? Pour tous et partout dans le monde ? Pour tous et selon ce libre-arbitre dont tu te faisais à la fois, le juge et l’avocat ? Tu écrivais encore : « l’échange des compétences et les rencontres de partenaires égaux se fondent sur la volonté de donner un sens véritable à l’expression : « l’éducation pour tous ». Il ne faut pas qu’elle soit le prétexte à un enrôlement dans une institution monopolistique, mais qu’elle suscite cette mobilisation générale de la société, de la population tout entière, qui seule peut conduire à une culture populaire authentique. »
Sommes-nous donc à l’aube de cette mobilisation générale ? Mobilisation forcée, obligatoire, décrétée certes mais mobilisation générale tout de même. Qu’allons-nous en faire ? Qu’allons-nous en tirer ? Un palier de non retour a-t-il été franchi ? Vous, nous, ils… Parents, enseignants, sommes-nous prêts ?
Un dispositif de prévention sanitaire sans précédent remet définitivement en cause le système éducatif existant. Bien sûr il ne s’agit « que » d’une simulation liée au principe de précaution, d’un ultime recours au cas où, d’une mesure d’extrême urgence… Mieux vaut prévenir que guérir…ou mourir ! Cependant, penser l’école hors de l’école, c’est déjà penser au démantèlement de celle-ci telle qu’elle existe aujourd’hui. Rien ne sera plus après comme il en a été avant. Ainsi, là où tous les pouvoirs se sont heurtés, où toutes les réformes ont avoué leur impuissance, où tous les discours politiques ont avorté, la grippe A, elle, aura vaincu. Le virus H1N1 aura eu raison du dernier mammouth !
Fermons les écoles ou bien nous périrons tous emportés par la fièvre porcine.
Mais alors, qui s’occupera de nos enfants ? Que deviendront les enseignants ? Comment les parents répartiront-ils leurs temps professionnel ? Quid du bon fonctionnement de nos entreprises désertées ? Lesquels d’entre nous seront chargés de répondre de la bonne éducation de chacun, et de la juste instruction de tous?
Si la question d’une mise en quarantaine se pose pour l’école, la question de la responsabilité éducative se « re »pose à chacun de nous, à chaque citoyen, salarié ou patron, à plein-temps ou non, à chaque père, mère, voisin, oncle, à chaque homme et femme. Si l’on en a fini de l’institution scolaire, qui prendra le relais ? Pourra-t-on décemment tourner le dos à cette nouvelle redistribution des tâches ? Pourrons-nous sans honte ni vergogne répondre à cet appel par ces mots trop souvent entendus…pas moi, ni moi, ni toi…débrouillez-vous, organisez-vous, mais…sans moi! Ou bien, parviendrons-nous enfin à poser les premières pierres d’une nouvelle alliance éducative ?
Faut-il craindre le pire et se méfier de « la mise en place d’un système individualisé, empirique et non régulé » comme le prédit Alain BOUVIER, ancien recteur et membre du Haut Conseil de l’Education? Sans doute si nous n’y prenons garde. Sans doute si nous n’en profitons pas pour remettre à plat nos priorités et nos valeurs. Sans doute si nous ne nous saisissons pas de cette opportunité pour repenser nos repères, nos habitudes, et le partage de nos compétences. Sans doute si nous ne faisons plus confiance en nos propres capacités personnelles à transmettre hors d’un contexte scolaire. Sans doute si nous persistons à croire qu’il n’y a de possibilité d’apprendre qu’au travers d’un programme unique et de salut qu’à l’école…
Remplacer l’école obligatoire par la télévision obligatoire transformerait l’éducation et l’instruction en un curieux produit de consommation. Du programme scolaire au programme télévisuel, il n’y a qu’un pas ! Des acteurs en guise de profs, il fallait y penser ! Des élèves déscolarisés transformés en téléspectateurs à temps plein, il fallait oser ! Il est vrai, en temps de crise, on fait face à l’urgence. Sauvons le programme avant tout ! Pour le reste, on verra bien…
Le compte à rebours a-t-il commencé ? Albert Jacquard dans son dernier ouvrage nous avertit… « Non, le pire n’est pas certain mais nous devons nous hâter. »
Hâtons-nous donc de réinventer l’espace éducatif, de re-solidariser les partenaires éducatifs pour ainsi réinjecter de l’éducation dans chacune des cellules sociales et culturelles qui fonde notre cadre de vie.
Le savoir n’a-t-il de valeur que décliné dans la seule enceinte scolaire?
Il n’y a pas d’école aujourd’hui ? Viens je t’emmène avec moi à l’atelier, tu y découvriras des outils et des gestes séculaires. Il n’y aura pas d’école demain non plus ? Ton père te fera visiter les coulisses de son théâtre. L’école est fermée une semaine ? Une amie du voisin te propose de l’aider à vendanger. L’école ne rouvrira pas tout de suite ? Organisons un nouveau tissu éducatif, retrouvons au quotidien de nouveaux modes de transmission et d’apprentissage. Artisans, chercheurs, ouvriers, banquiers, ministres, et si le temps d’une pandémie nous ouvrions les portes du monde à nos enfants ? Nous avons tous à apprendre quelque chose les uns des autres, nous avons tous quelque chose à enseigner à notre prochain, qu’il soit notre élève, notre enfant ou celui de la voisine !
On n’apprend pas qu’à l’école.
Vivre c’est apprendre.
Profitons de cet automne pour vivre ensemble autrement.
Réapproprions-nous nos capacités intrinsèques d’apprendre et de faire apprendre.
Serions-nous à l’aube d’un vaste processus de déscolarisation de la société ?
Osons le pari d’une mutation à nulle autre pareille. Mais de grâce, ne laissons pas nos enfants s’endormir devant la télé !
Tags : éducation, Rentrée, sociétéCe matin, un article en réponse au dernier commentaire en ligne…
Oui, en effet…en plein we de grand départ, qui se souciera du sort d’Alain REFALO?
La sanction est odieuse car pécunière…réduire un peu plus le maigre salaire d’un enseignant qui n’a commis aucune faute professionnelle, ne compte par ailleurs ni ses heures auprès de ses élèves ni ses heures hors temps scolaire, c’est tellement “petit”, tellement indigne!
Une idée en passant…organiser le soutien financier d’Alain en mettant en ligne une collecte:
1 euro symbolique…multiplié par le nombre d’enseignants solidaires…
Utiliser les réseaux sociaux et les différents sites web pour la diffusion de cet appel à solidarité.
Pédagogiquement, professionnellement, humainement, étiquement vis à vis de ses élèves, rien ne peut être retenu contre Alain REFALO. Mais il a ouvertement, publiquement, médiatiquement osé dire et organiser son opposition, son insubordinnation.
Il me semble que c’est sur cette nouvelle forme de contestation que notre collègue a été sanctionné. Insoummission, manquement au devoir de réserve, outrage à fonctionnaire, incitation à la désobéissance collective.
Personnellement, si je reste partagée sur la forme empruntée par le mouvement des désobéisseurs, je demeure totalement solidaire sur le fond.
Une question subsiste alors…
Comment agir sur le fond sans adopter une forme radicalement contestataire?
Comment accorder conscience personnelle, respect hiérarchique et responsabilité civique…
Quelques lectures à ce sujet
http://www.meirieu.com/nouveautesblocnotes.htm
http://www.charmeux.fr/blog/index.php?2009/07/25/121-cette-fois-l-ecole-est-vraiment-en-danger
http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/lirarticle-252147-1332994.html
http://tvbruits.org/spip.php?article1066
Jusqu’au verdict final j’ai voulu penser, croire, souhaiter que la sanction ne serait que symbolique. Elle est odieuse, disproportionnée et injuste.
Ce que j’aurais aimé entendre de la part des responsables politiques?
Quelque chose du genre….
Monsieur REFALO, nous ne pouvons tolérer qu’ouvertement vous appeliez à l’insubordination collective; nous vous demandons donc de stopper tout appel à la désobéissance; mais au regard de ce que vous mettez en place en classe, nous ne pouvons que constater que vos dispositifs pédagogiques permettent d’aider les élèves à progresser et à apprendre; nous n’appliquerons donc aucune sanction à votre encontre.
…
Tags : éducation, PolitiqueA tous ceux qui sont partis un jour
et qu’on n’a jamais revus.
A tous ceux qui attendent toujours
l’adieu qu’ils n’ont jamais reçu
un adieu
comme la promesse d’un éternel retour.
Tags : Accident, Avion, Hommage
Traiter la violence comme un symptôme plutôt qu’une cause,
sonder le fond du problème autant que colmater des brèches,
considérer les jeunes comme des révélateurs plutôt que des catalyseurs…
Trois principes essentiels qui permettraient d’entamer un travail en profondeur. Le vrai générateur de violence est ailleurs, au cœur et en amont de la société toute entière et du système scolaire en particulier. C’est avant tout ce système qu’il parait urgent de remettre à plat. Pour cela, il faut du courage et de la volonté politique, professionnelle, citoyenne. Le gouvernement seul n’y parviendra pas, les enseignants seuls n’y parviendront pas les familles seules n’y parviendront pas, la répression seule n’y parviendra pas…
Mais alors par où commencer?
Ayant beaucoup entendu parler du primaire, du lycée et de l’enseignement supérieur cette année, et si nous évoquions un peu le Collège ce matin…Voici quelques réflexions générales que je mettrais volontiers au cœur d’un projet de réforme si j’étais conviée à y réfléchir…
1/ Concevoir l’enseignement au Collège comme un acte pédagogique:
- Injecter de la pédagogie dans la formation initiale des enseignants
- Favoriser la polyvalence disciplinaire
- Renforcer la formation continue
Impact sur la violence?
Davantage de connexions entre les disciplines et de cohésion dans les apprentissages permettent de réduire l’écart entre le savoir et l’élève. En le rendant plus concret il devient plus accessible. Si le savoir-savant est transformé en savoir mobilisable et disponible, la projection redevient possible, le sentiment d’exclusion intellectuelle et culturelle diminue, la colère diminue, la violence diminue.
Le savoir, médiateur éducatif et prétexte aux mises en relations, un premier pas vers l’apaisement…
2/ Concevoir l’enseignement comme un acte collégial:
- Repenser la mobilité professionnelle et le système de mutation à l’ancienneté.
- Nommer des coordonnateurs pédagogiques externes aux établissements.
- Alléger les mégalopoles scolaires.
Impact sur la violence?
En consolidant l’équilibrage des équipes éducatives, en stimulant la mise en place et le suivi des projets pédagogiques, en travaillant au sein de groupes humains à taille humaine, on pérennise les efforts, on renforce le statut des adultes aux yeux des élèves, on gagne en légitimité et en force d’action. Plus les élèves sentiront une cohésion forte entre les adultes, moins ils auront d’occasion de s’engouffrer dans les failles du système.
La cohérence, médiatrice éducative et architecte du cadre scolaire, un deuxième pas vers l’apaisement…
3/ Développer l’idée du partenariat dans l’acte éducatif
- Intégrer les familles les plus isolées
- Mettre en place des jumelages entre établissements
- Développer des réseaux associatifs via les collectivités locales
Impact sur la violence?
Parier sur la complémentarité des compétences et associer les différents acteurs de la société génèrent du lien, du sens, de la solidarité, du respect. A l’école, dans la rue, ou bien à la maison, quand les jeunes sentent qu’une même volonté s’exerce et que chacun est reconnu comme un des maillons de la chaine éducative, ils sont moins sujets à la dérive, à l’absentéisme, à l’exclusion.
La co-éducation, partenaire officielle de la médiation éducative, un troisième pas vers l’apaisement…
Voilà donc en guise d’introduction et pour inaugurer cette série d’articles sur la violence scolaire. Pas de mesures miracles, mais l’ébauche d’une réflexion générale aujourd’hui urgente et incontournable si l’on souhaite entamer un véritable travail sur le moyen et le long terme.
Évidemment, en attendant que tout cela se mette en place, il conviendra de penser des modalités plus immédiates et concrètes pour éviter que les actes de violence se répètent et protéger élèves et enseignants.
4 exemples pour terminer ce billet et illustrer chacune des parties:
1/ Mettre en place des projets pluridisciplinaires centrés sur un travail de recherche collaboratif et des réalisations concrètes. Par exemple, en 3ème, en histoire en abordant la Résistance, faire intervenir les derniers témoins, transférer les apprentissages à la prise d’engagements réels: aider les élèves à collecter des fonds pour permettre à certaines colonies indiennes de racheter des parcelles de territoires. Un travail de mémoire, un travail sur les valeurs humaines, un travail dans l’action, un travail pour la survie de l’espèce et de la planète. DÉJÀ VU et donc TRANSFÉRABLE.
2/ Cesser de placer systématiquement nos jeunes collègues à des postes dont personne ne veut car trop exposés. Le privilège de l’ancienneté réserve aux moins affutés les postes les plus complexes! Quelle incohérence et quelle violence! Violence infligée au enseignants et dont les jeunes s’emparent intuitivement. Lutte des territoires…c’est tellement évident qu’on a du mal à comprendre que ce système fonctionne encore! TROP SOUVENT VU et pourtant INACCEPTABLE!
3/ Motiver des associations d’étudiants dans les quartiers pour accompagner et soutenir l’aide au devoir ou l’entraide au quotidien. Voir le site de l’AFEV. Favoriser les échanges inter-générationnels. DÉJÀ VU et donc TRANSFÉRABLE.
4/ Et pour commencer, transférer le budget prévu pour l’installation d’un portique de sécurité à celui du recrutement immédiat de personnel d’encadrement éducatif. Surveillant, assistant social ou conseiller principal d’éducation. Voir les 3!
Ce sera tout pour aujourd’hui…
D’autres articles parus sur BLOG BLEU PRIMAIRE en lien le même thème
Tags : éducation, Collège, Médiation éducative, Pédagogie, Politique, Réforme, société, Violence
Ce matin, un billet en réponse à la question d’un internaute…Voir les commentaires de l’article du 25 mai “La violence sans tabou”.
Votre intervention, David, est je l’avoue très à propos. Effectivement, après avoir rédigé l’article précédent, j’ai voyez-vous mis quelques minutes avant de cliquer sur la touche “valider”…oui, non, oui, non…SI !
Blog pédagogique ou politique ? Telle est donc votre question. Voici donc ma réflexion…
En regardant les « tags » dans le menu latéral de droite, il me semble que l’on peut aisément saisir le profil du blog: éducation, pédagogie et société sont les 3 domaines de recherches et d’expression que je privilégie depuis l’ouverture de BLOG BLEU PRIMAIRE.
Ce blog est avant tout une plateforme d’échange et de dialogue autour de l’activité et la réflexion éducatives et scolaires. D’autres blogs ont choisi d’autres positionnements notamment plus politiques. A chacun selon ses compétences et ses appétences. Si j’aime m’y promener et souvent m’y exprimer pour y affuter ma réflexion personnelle, j’ai pour ma part choisi ici une autre “ligne éditoriale” car pour être très honnête avec vous, je ne sais pas encore très bien “qui je suis politiquement”…Ce qui ne m’empêche pas d’avoir une conscience citoyenne forte et des valeurs éducatives à exprimer. Comme chacun du reste.
De gauche ou de droite ? Peu importe, je ne fais pas campagne, je m’exprime en mon âme et conscience. Déroutant pour certains sans doute dans une blogosphère et une société où l’étiquette et le slogan ont remplacé l’identité, où le happening et le scoop ont détrôné la réflexion et l’introspection. Élevés selon des schémas catégorisés “Gauche/Droite”, on en oublierait presque le droit à la pensée autonome, mouvante, inclassable.
Je prends ce risque David, celui de la dérive possible. Oui, j’assume cet inconfort si tel est aujourd’hui le prix de ma liberté identitaire.
Souvent je me pose cette question: qui es-tu lorsque tu dis ceci ou cela? L’enseignante, la mère, la citoyenne, l’ancienne élève, la fonctionnaire?
Cela pose le problème de l’identité privée et publique, de la posture institutionnelle et du devoir de réserve ; et croyez-moi je réfléchis à cette question ! Elle est essentielle lorsqu’on écrit. Quelle place faire à la liberté d’expression personnelle au regard d’un engagement collectif? Où se trouve la frontière entre la parole professionnelle et celle plus personnelle ?
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« Tu n’es ni politique, ni journaliste » me faisait remarquer très justement un ami et collègue.
Professeur des écoles, membre de l’éducation nationale, je ne dois pas oublier cette composante là, c’est une question de respect institutionnel. Pour autant, ce respect entraîne-t-il de facto l’acceptation passive ? Je ne le pense pas. Le respect s’accompagne d’esprit critique et de vigilance autant que de bienveillance et d’obéissance. Ou alors il ne s’agit plus de respect mais de soumission…C’est également ce que j’apprends à mes enfants et à mes élèves.
Je ne suis pas à la recherche de sujets médiatiques ou politiques mais il se trouve que se sont eux qui parfois s’immiscent si violemment dans nos vies qu’il est très difficile et parfois impossible de rester silencieuse et obéissante derrière son bureau, cachée consciencieusement derrière son paquet de copies ou assise confortablement dans son canapé…
Alors oui, quand j’entends que des chiens policiers déboulent dans des classes, que des enfants de 6 et 10 ans sont arrêtés à la sortie de l’école, que des fouilles de cartables vont être instaurées, que des portiques, des caméras, des gardes mobiles, des…..STOP !!
Oui, David, quand j’entends cela, quand je vois cela, toute professionnelle et bourgeoise que je puisse être, il m’est impossible de rester muette, sagement obéissante, politiquement décente. Ce n’est pas qu’une question de parole politique, c’est une question de responsabilité et d’éthique. Éthique professionnelle, personnelle, citoyenne…oserais-je dire simplement humaine. Cette parole là serait-elle réservée à la gauche à la droite, à la seule parole politique?…
Il me semble, pour finir, que votre intervention David dépasse largement la question du positionnement de mon blog, elle soulève celle, bien plus large, de la démocratisation et de l’impact de la prise de parole jusqu’alors réservée aux seuls responsables politiques. Via Internet, les lignes et les cadres se sont déplacés.
Qui parle à qui et au nom de qui et de quoi?

…Je n’ai pas de réponse toute faite à la question que vous soulevez…J’espère néanmoins avoir été honnête à défaut d’être claire!
Autorité, légalité, efficacité, telle sera bientôt la belle devise sécuritaire qui brillera en lettres rouge sang sur les façades grillagées de nos écoles, pardon de nos centres de redressement.
Re-sanctuariser nos écoles ne suffirait même plus, l’heure serait à la “carcéralisation”…
En effet, à en croire les dernières déclarations ministérielles, les reprises médiatiques et les postures politiques, parler aujourd’hui sans tabou de la violence à l’école, c’est un peu comme parler sans tabou de la violence dans les prisons; c’est évoquer tout naturellement la mise en place de mesures policières, judiciaires voire pénitentiaires au sein même des établissements; c’est instaurer des gardes à vue intempestives qu’on ait 6 ans, qu’on en ait 15, qu’on soit mineur, qu’on soit majeur…
L’heure est grave chers concitoyens…Rien ne doit être écarté, tout doit être envisagé…Tout et sans tabou…
Oui, évoquer sans tabou la violence à l’école, c’est accepter aujourd’hui l’idée qu’aucune réflexion ne soit encore menée en profondeur, qu’aucune médiation éducative ne soit encore possible, qu’aucune stratégie humaine ne soit encore envisageable, et qu’il existerait des quartiers et des écoles entières d’où la liberté, l’égalité et la fraternité se seraient échappées…Rattrapez-les! La première s’est fait la belle en vélo, la seconde en trottinette et la troisième court toujours derrière! Rattrapez-les, enfermez-les, punissez-les! Que ces trois-là, une fois pour toute apprennent le mot respect!
Ainsi donc traiter sans tabou la violence à l’école signifierait tout simplement la légalisation des fouilles de cartables, l’installation de caméras et de gardes mobiles, la création de portiques de sécurité, la trans-mutation des directeurs en brigadiers et celles des brigadiers en personnels ré-éducatifs, sans oublier la mobilisation d’une armada de chiens policiers spécialisés en pédagogie canine…ouf, un peu de pédagogie tout de même…
Oui, lutter sans tabou contre la violence scolaire revient enfin à cibler l’action sur le seul et unique recours à la répression, la contrainte, l’intimidation, la force, la peur. N’ayez crainte, chers amis, on les aura, et on leur fera la peau… sans tabou…sans honte et sans reproche. Enfin s’en prendre à la violence scolaire est devenu une priorité nationale! Nous voilà rassurés! Nous voilà dans l’action, le concret, sauvés!
Nous y sommes donc, le dossier de la violence scolaire est enfin ouvert et rien ni personne ne pourra plus empêcher les autorités judiciaires de l’instruire, les autorités policières de veiller à sa bonne application, et les autorités militaires ou para-militaires d’officier intramuros en tout légitimité pour y faire régner la Loi.
Autorité, légalité, efficacité…que la formule est rassurante, sécurisante, séduisante!
Le hall d’entrée? rebaptisé sas anti-gang.
La cour d’accueil? transformée en espace militarisé.
Le trottoir…nettoyé, karchérisé.
On n’a plus le choix, éradiquer la ghettoïsation passe par la stigmatisation et la sanction. A la violence il faut répondre par la violence, à l’expression de la souffrance il faut préférer celle de la démagogie infanticide.
Œil pour œil, dent pour dent!
Chers petits électeurs, n’ayez plus peur, Paparcos s’occupe de vous, veille sur tout…J’ai dit électeurs? Veuillez excuser cette erreur, mon clavier s’est emballé sous la terreur.
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Pour en savoir plus, cesser la gesticulation et entrer dans la réflexion et l’action éducatives…
- Un petit rappel des faits récents sur le blog de Luc Cédelle, journaliste éducation au Monde
- Un dossier très fourni sur la violence en milieu scolaire sur le site de Jacques NIMIER
- Les pistes pédagogiques d’Eveline Charmeux sur le blog de l’amie scolaire
- L’histoire de Clisthène, un collège de Bordeaux à suivre de près grâce aux Cahiers pédagogiques
- Un entretien avec Eric Debardieux
Tags : Politique, ViolenceLe Festival de Cannes ouvrant ses portes dans 2 jours, je vous propose en avant première sur BLOG BLEU PRIMAIRE une ouverture très privée façon grande révision des classiques!
Tapis rouge!

1/ Qui a dit:
a “J’ai pris un cours de lecture rapide et j’ai lu Guerre et Paix en 20 minutes; ça parle de la Russie.”
b “Ce sont mes principes. Si vous ne les aimez pas, j’en ai d’autres!”
2/ A quels programmes TV pour les enfants appartiennent les personnages suivants:
a Sophie, Finot Docteur Gang
b Azalée Margote, Zébulon
3/ De quels films cultes sont issues ces répliques non moins cultes:
a “T’as pas mouru l’âne?” (2001)
b “Si j’aurais su, j’aurais pas venu!” (1962)
4/ Une accroche, un film…mais lequel?
a ” Vers l’infini et au delà!” (1996)
b “Ne rien oublier, ne rien pardonner.” (2007)
5/ Sur le bout de la langue…quels sont les 3 mots de la langue des fameux Shadoks?
a
b
c
d
6/ Qui se cache derrière ces tics de langage?
a ” C’est l’histoire d’un mec…”
b Kasssssé!
7/ Les 5 frères Marx…pourriez-vous en citer les prénoms?
a
b
c
d
8/ Une actrice…3 films parmi tant d’autres…toute une époque!
Dangerous Years
You were meant for me
Home Town Story
A vos clics, prêts, partez!
On peut répondre dans l’ordre ou le désordre, indiquez juste le numéro de la question…
exemple 2b= bla bla bla!
Qui remportera la Palme “Bleu Primaire”?

Tags : Cannes, Cinéma, Festival, Quiz
Quelles alternatives au redoublement ?
Une rencontre organisée par le CRAP-Cahiers pédagogiques et la FCPE le mercredi 6 mai 2009, de 16 h 30 à 22 h, à Paris, mairie du XIIe
À l’approche des conseils de classe du 3e trimestre, nous souhaiterions poser une nouvelle fois cette lancinante question du redoublement : alors que de nombreuses études ont pointé ses limites, son inefficacité, son coût, pourquoi continue-t-on à y recourir ? Est-il tout de même, dans certaines circonstances, utile ? Et surtout comment faire autrement, sans se résigner à des parcours scolaires qui ne soient que des éjections par le haut, faute de mieux ? En fin de 3e et au lycée, comment construire des orientations positives en évitant l’alternative entre répétition à l’identique par le redoublement ou affectation plus ou moins contrainte dans une filière perçue comme de relégation ?
Une rencontre qui concerne tous les cycles de l’enseignement, et ouverte à tous les enseignants, personnels éducatifs et parents d’élèves.
Programme
Ouverture (16 h 30) : Florence Castincaud, rédactrice en chef des Cahiers pédagogiques
Première table ronde (16 h 45 – 18 h 30) : Comment faire autrement, aux différents niveaux du système éducatif ?
Animation : FCPE
Patrick Clerc, Florian Degrain, Rémi Guyot (écoles du Val d’Oise, qui travaillent par cycles)
Stéphane Ducrest, proviseur du lycée Corot à Savigny-sur-Orge (91)
Christiane Allain, FCPE
Buffet convivial, échanges informels
Deuxième table ronde (20 h – 21 h 45) : Quoi de neuf sur le redoublement ?
Animation : Crap
Christian Forestier, administrateur général du CNAM, ancien président du Haut conseil de l’évaluation de l’école
Gilbert Longhi, proviseur du lycée Albert Einstein à Sainte-Geneviève des Bois (Essonne) , auteur notamment d’ouvrages sur le « décrochage »
Claude Seibel, ancien directeur du service des statistiques au ministère de l’Éducation nationale
Conclusion : Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE.
Entrée libre et gratuite
Sur le sujet, on pourra se reporter à un texte de Jacques George publié dans les Cahiers pédagogiques en mai 2005 : “Une régression : le redoublement“.
Tags : éducation, Cahiers pédagogiques, Communauté éducative, FCPE, Redoublement
Disponible également dans toutes les librairies
Présentation du contenu:
SOMMAIRE
PRÉAMBULE: une collection, un état d’esprit
INTRODUCTION: les problématiques en questions
1. DIALOGUER…cela s’apprend!
- L’enseignant: derrière le professionnel, un individu
- Transformer le destinataire en partenaire
- Établir des ponts de communication
- Mettre en place des outils
- Communiquer pour créer, construire et développer
2. Un partenariat pour DIRE et FAIRE ensemble
- Faire un état des lieux de la structure scolaire
- Définir conjointement les manques et les besoins
- Organiser une méthodologie commune
- Gérer les compétences et le rôle de chacun
- Accompagner et soutenir les différents partenaires
3. L’ENFANT-ÉLÈVE en association avec les PARENTS
- L’élève au cœur du système: une radio d’école
- Spécificité, complémentarité, participation autour d’un spectacle
- Autonomie et responsabilisation: un voyage scolaire
- Génération internet pour bloguer l’école et la famille
- De la semaine de la presse au journal d’école
4. TRANSVERSALITÉ, COOPÉRATION et APPRENTISSAGES SCOLAIRES
- Sortir l’école de son étau mental
- Relier les sphères affectives, sociales et cognitives
- Installer les apprentissages dans une réalité concrète
- Un grand pas vers la citoyenneté et et l’autonomie
- Inscrire la scolarité dans une dimension humaine, culturelle et intellectuelle.
CONCLUSION: 5 points d’entrée pour une nouvelle CHARTE ÉDUCATIVE
Qu’en pense le Café pédagogique?
Tags : "Repenser la relation parents-enseignants", dialogue, Enseignant, Livre, Métier, Nouveauté, Parents, Partenariat éducatif, Projet
Vendredi 27 Mars 2009, quelque part entre 9h et 12H30..
Chose promise, chose due, voici quelques images en direct du Forum…Reporter d’un jour, et par ailleurs très occupée sur “mon stand” à expliquer et commenter mon poster, je n’ai malheureusement pas eu le temps de faire le tour de tous les panneaux. Je vous invite vivement à poursuivre cette visite sur le site du Café pédagogique… Vous y trouverez tout y compris ce que vous ne cherchez pas!

Un moment fort, l’ouverture du Forum par Monsieur le Maire. Beaucoup de sincérité et de force. la tonalité de la rencontre est donnée…Merci à vous, Monsieur le Maire!
Présence chaleureuse de Philippe Meirieu, Président du Jury et membre à part entière de la communauté des pédagogues innovants!
Après les discours enthousiastes dans le grand amphithéâtre et l’accueil plus que cordial qui nous a été réservé, petit temps d’exposition des différents projets…En voici pour vous quelques-uns…
Didier AOUIZRAT:
Les horaires décalés en école maternelle
Christine AUBRY:
Liaison école/famille, une clé USB pour faciliter les apprentissages au CP
Nathalie CHADEFAUD:
World Tour
Rachid CHIKH:
Technodesign
Florence TENOUDJI COHEN:
Option expérimentale IMAGES/CREATIONS
Anne LE BRAS:
Les petites causeries
Demain…d’autres détails…histoire de faire durer le plaisir et perdurer ces beaux moments d’échanges!!
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Voici donc la suite…Roubaix Samedi 28 Mars quelque part entre 9h et 12H30
Dominique LETELLIER:
Lettres à Monnet, un blog, un site, un concours
Laurence RUSSO:
Voyages en terres lointaines
Thérèse SAVINO:
Voyage à Canterbury
Isabelle CARDOT:
Le Petit Cahier
Marie VERKINDT:
Une valise: “Avec l’entraide, tout est possible”
Yves SCANU:
Relations école parents
Lionel MARIN Mieux connaître et se situer dans son environnement
JF MALAVIELLE Global Reporters
Luc Le CALOCH:
Etude du fait régional grâce aux TICE (géographie)
Et Mon Mien!
Biblio-Blog et B2i, la cyberculure au Cycle 3
Poursuivez les aventures de ces drôles d’enseignants sur le forum de Facebook…
Tags : Forum, Innovation, Poster, Projet, Roubaix