Chagrin d’école

Parole d'instit', morceaux choisis 17 commentaires

                     Daniel Pennac nous lit un extrait…

J’ai lu, j’ai aimé, j’ai souri, j’ai été émue.

Pas grand chose à ajouter si ce n’est des commentaires…

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A l’école des Chtis’

cuture, morceaux choisis 1 commentaire

 

 A l’école

Comptine picarde

À l’école pinche mol
Tchu battu j’ n’irai pu
À coup d’ cachoére j’y courirai coér.

Variante :

À l’école pinche mol
Tchu battu éj n’irai pu
À coup d’ ramon j’ n’irai pont.

Note Left     Pour écouter
À l’école

(Format MP3)
   Note Left

A l’école 

Comptine (traduction française)

À l’école pince un peu
Cul battu, je n’irai plus
À coups de fouet, j’y retournerai.

Variante :

À l’école pince un peu
Cul battu, je n’irai plus
À coups de balai, je n’irai pas.

Un site pour découvrir tous les trésors du monde et avant qu’ils ne disparaissent, ceux de la CULTURE FRANCAISE.

Le breton en chansons  

  le basque en comptines

et de nombreuses autres berceuses en occitan

Une autre, pour le plaisir ?

Jean-François, voulez-vous des petits pois?

Non, maman, ils sont trop froids.

Jean-François, voulez-vous une tartine?

Non, maman, elle est trop fine.

Jean-François, voulez-vous une fessée sur votre cul?

Non, maman, je ne le ferai plus.

                           Comptine picarde des années trente.

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Des différences qui nous rassemblent

La classe autrement, en famille, morceaux choisis 2 commentaires

Parce que certains sujets nous échappent, parce que la pudeur ne doit pas laisser installer l’indifférence, et pour donner suite à l’article précédent, voici quelques idées d’entrée en matière. Des mots au service des maux du corps, du coeur et de l’âme. Pour que les différences nous rassemblent et pour que diminuent les peurs qui nous éloignent.

Coran Pierre. Casterman. Je commence à lire. Cycle 2 /Cycle 3 
 L’histoire de la petite Emeline, non-voyante, racontée dans une édition bi-graphique, écriture visuelle et écriture braille. Pour que tous les enfants, voyants et non-voyants, se retrouvent dans les mêmes classes, et apprennent à lire…et à vivre ensemble.
 

Lacor Agnès, Le Gac Gwen. Thierry Magnier. Cycle 1
Un enfant décrit sa petite sœur mongolienne dont les gens ont un peu peur alors qu’elle est douce et caline. Un album simple et émouvant

Hoestlandt Jo, Novi Nathalie. Syros Jeunesse. Cycle 2
La géante Solitude est une enfant géante arrivée par hasard dans notre petit monde terrestre. Rejetée de tous, elle finit par entrer dans la mer et y former une île, refuge pour tous ceux qui souhaitent la paix et la solitude. Un album poétique sur la différence et l’incompréhension.
 

 Roque Josiane, Wens Isaac. Roque éditeur. Cycle 2 /Cycle 1
Timothée est un petit garçon autiste. A l’école son comportement déroute les autres élèves, mais … L’album présente un enfant autiste intégré dans une école maternelle.

Laird Elizabeth, Brown Ken ill. Gallimard Jeunesse. Folio junior. Cycle 3
Le jour où Ben est né, la vie d’Anna, une adolescente de 13 ans, se trouve transformée. Elle fait le récit émouvant de l’amour qu’elle porte à ce petit frère trisomique au milieu du désarroi familial.

 Une sélection trouvée sur le site du CRDP de TOULOUSE à la rubrique “Vivre ensembre à l’école”

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Etre dyslexique et pouvoir lire?

morceaux choisis 48 commentaires

Être dyslexique et pouvoir lire… un rêve pour beaucoup un cauchemar pour la majorité des enfants souffrant de dyslexie. Pour eux, l’entrée en lecture est difficile, voire impossible pour certains.

Tant que les parents leur lisent des histoires, tant que l’enseignant leur offre ce “cadeau lecture” quotidien, tant qu’un médiateur leur fait partager les mots et les phrases, les choses se passent à peu près bien.

Mais très vite vient l’heure de l’autonomie en lecture…et là, tout se casse la figure. L’écrit inabordable devient un adversaire impitoyable.

Adieu personnages audacieux , lieux imaginaires, époques improbables. Adieu histoires drôles et aventures prodigieuses.

La dyslexie est un fléau pour ces enfants car bien souvent elle les coupe de toute possibilité d’évasion par les mots.

Alors, quand une enseignante, une orthophoniste, un auteur et une maison d’édition décident ensemble de combler le vide littéraire de ces jeunes lecteurs…on ne peut qu’applaudir et partager avec tous ceux qui sont de près ou de loin concernés.

Un coup de coeur aujourd’hui sur BLOG BLEU PRIMAIRE

Les éditions Danger Public proposent une collection “les mots à l’endroit”

Les 4 grands principes de cette collection sont :
1) Une présence forte de l’explicite dans le récit
2) Une narration progressive et chronologique
3) Une lecture anticipée
4) Typographie, composition et papier adaptés aux besoins du lecteur dyslexique

Courez voir, découvrir et lire!

Courez leur dire que tout n’est pas perdu et que eux aussi peuvent lire de belles histoires, sans avoir peur les mots, sans craindre les phrases, sans se cacher dès que le mot livre est prononcé…

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Lectures de vacances

débat, morceaux choisis 5 commentaires

Trois livres. Trois auteurs. Trois rencontres.

Trois lectures complémentaires car l’école est un espace pluriel qui se trouve à la croisée de bien des chemins!

Trois angles de vues différents. Un maître de conférence. Une psychologue clinicienne et psychothérapeute. Un sociologue et docteur en économie.

1/ Gérard  De vecchi: École: sens commun…ou bon sens? Éditions Delagrave. Lire le sommaire.

J’ai aimé:

p60: ” Qu’est-ce qui a baissé et qu’est-ce qui n’a pas baissé? Est-ce le niveau des élèves qui a changé…ou plutôt le rapport qu’entretient l’École avec la société?

Aujourd’hui l’augmentation des peurs et des frustrations débouche sur une forte demande d’exigences. Cela se comprend aisément mais n’autorise personne à affirmer n’importe quoi. N’oublions pas que ce ne sont pas les individus ou les associations criant le plus fort qui possèdent la vérité!”

p 281: “L’École est-elle faite pour l’administration et les enseignants…ou pour les élèves? Et comment se fait-il qu’elle ait pu ignorer à ce point les bases élémentaires de la psychologie?”

2/ Anne Charley-DebrayLa Psychologie de l’enfant Éditions Le Cavalier Bleu

J’ai aimé:

p10: Les journaux nous disent qu’il faut respecter nos chers bambins afin de préserver leur bonté naturelle, mais dans le même temps, certains affirment que si l’on ne sévit pas, nous allons en faire des pervers.

On apprend soudainement que tous les enfants seraient devenus hyperactifs-ce qui est statistiquement impossible! de même, les classes déborderaient de surdoués…”

p123:Les mutations de la société nous laissent à penser que l’enfant aussi a changé. Si on l’observe dans une perspective neuropsychologique, il n’en est rien. Certes il doit s’adapter aux mutations nouvelles de la famille et à un rythme de vie qui ne cesse de s’accélérer. Mais n’en a-t-il pas toujours été ainsi?”

3/ Éric Maurin: Le ghetto français, Enquête sur le séparatisme social Éditions Le Seuil

J’ai aimé:

p 25: “Plus encore que la ségrégation, c’est extraordinaire sélectivité de la mobilité résidentielle qui révèle le mieux l’anxiété des familles et l’importance quasi existentielle du lieu d’habitation.(…)La lenteur des évolutions du paysage urbain s’explique paradoxalement par l’implacable propension avec laquelle chacun, à chacune de ses mobilités, fuit ceux qui se situent immédiatement au-dessous de lui dans l’échelle supposée des réalisations, et cherchent la proximité rassurante de ceux immédiatement au-dessus.”

p 87: “Il n’y a là aucune fatalité.(…) Il est tout à fait possible d’évoluer vers une société où les trajectoires se définissent de façon moins irréversible à chaque étape de la scolarité et de la vie, une société où les échecs de chacun ne soient pas autant d’atteintes destructrices à l’estime de soi. Il est tout à fait possible d’évoluer vers une société plus fluide. Cela suppose des passerelles plus nombreuses et bien plus étroites, des allers et retours plus fréquents et naturels (…) Alors seulement, les familles pourront entretenir un rapport un peu moins anxieux à l’avenir, à la scolarité de leurs enfants et au territoire qui cristallise et révèle l’étendue des blocages.”

Bon, c’est vrai, la Normandie sous la pluie…ça incite à la lecture!

Voilà demain, après 2 semaines, je retrouve ma classe et mes élèves pour la dernière ligne droite. Dernière ligne toujours émouvante. Le dernier chapitre d’une histoire vécue à plusieurs, dans le rire et les larmes…

A vous!

Bloguez-nous vos dernières aventures livresques!

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ETRE un enfant. AVOIR 12 ans.

Mots bleus, en famille, morceaux choisis 9 commentaires

  Lettre d’un enfant de 12 ans à ses parents

“Chers parents,

Ne m’éduquez pas comme vos parents vous ont éduqués, car je suis différent de ce que vous étiez à l’époque.

Vous pouvez m’aider en réalisant que vous devez devenir mes parents. Qui ne m’ont pas seulement conçu, mais qui m’incluent dans leur vie en tant que partenaire… C’est cela mon désir, le même que j’éprouvais à vous rejoindre, bien longtemps avant que je sois né. J’étais alors guidé par la confiance ; maintenant, j’ai besoin de votre loyaute !

J’aimerais apprendre comment un homme peut aider un autre et ce que l’un signifie pour l’autre. Car je pressens maintenant quelle peut être la solitude de l’homme. J’aimerais apprendre comment les hommes peuvent vivre ensemble malgré leurs différences.

Je devine le côté visible de mon corps ; celui qu’on peut toucher et décrire cache une autre face de moi-même que j’aimerais percevoir.

J’espère que vous apprendrez à me parler de là où l’homme invisible a son origine et où brille son étoile.

J’exprime mes questions de manière bien imparfaite. J’éprouve de l’incertitude en essayant d’expliquer ce que je sens au fond de moi-même.

J’aimerais apprendre à vivre avec ce que vous appelez conflits, à les connaître sans éprouver de peur, je ne suis pas toujours à la recherche de réponses à mes questions, mais plutôt de l’intérêt que vous leur portez. Bien souvent vous répondez n’importe comment pour avoir la paix.

Écoutez-moi attentivement car ma question en cache une seconde. Il vous faut beaucoup de temps pour moi.

Les principes ne m’intéressent pas. Je pense qu’ils proviennent de l’inertie de l’habitude. Mais j’aimerais savoir comment l’on peut faire la même chose demain autrement qu’aujourd’hui, tout en gardant son identité. Vos vérités sont mes possibilités. Tout pourrait être différent et parfois je me pose la question de savoir si ce monde est mon monde et si vous êtes mes vrais parents. Donnez-moi la possibilité de me trouver en apprenant à pardonner et ne cessez pas de participer à ma recherche de ce qui est vraiment juste.

La tolérance dépourvue d’intérêt est une lâcheté. Ne vous faites pas une image de moi, mais ayez confiance en moi, comme j’ai eu confiance en vous.”

Quand je lis cela, j’ai 12 ans moi aussi…

Quand je lis cela, je mesure la formidable liberté de la jeunesse et je réalise pleinement sa nécessaire insolence.

ETRE un enfant et AVOIR 12 ans, ou 2, ou 6, ou 16, ce n’est pas juste être le fils et la fille de ses parents, ou le bon et mauvaise élève de son prof…

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A la recherche du temps retrouvé…

La classe, Parole d'instit', morceaux choisis 5 commentaires

“On vous parle beaucoup de votre éducation; or un souvenir conservé depuis l’enfance est peut-être la meilleure des éducations; si on fait provision de tels souvenirs pour la vie, on est sauvé définitivement.” Dostoïevski, Les frères Karamazov, 1880

En ces heures politiquement et “médiatiquement” agitées, prenons ensemble sur BLOG BLEU PRIMAIRE un peu de recul, un peu de hauteur…

Revenez avec moi vous asseoir quelques instants sur vos bons vieux bancs d’école. Fermez les yeux…respirez…souvenez-vous…

Le tableau noir et l’odeur âcre de la craie, les boulettes de papier  volant et rasant les oreilles de Mr Guillaume, le goût pistache amande de la colle en petits pots, les parties d’osselets et les parcours de billes dans la cour de récré, les nattes de Mademoiselle Riquet, la cloche qui sonne et la joyeuse débandade dans les couloirs malicieusement éteints, les rampes d’escalier transformées en toboggans interdits, le sifflet persifleur de Monsieur le Directeur, les cartables écrasés aux portes du réfectoire, les salsifis…

Oui, n’était-ce pas, n’est-ce pas encore aussi et surtout tout cela l’école?

Ne sont-ils pas les meilleurs, pour ne pas dire les uniques souvenirs que nous en gardons?

Sommes-nous pour autant des vauriens et des incapables?

Allez, je vous propose une trêve, loin du brouhaha médiatique et de l’actualité scolaire, embarquons ici, maintenant, ensemble, le temps d’un voyage nostalgique, non pas sur la Galère de l’Age d’Or révolu, mais sur les traces de nos souvenirs, à la recherche du temps retrouvé…

Soufflez-nous, dans la bulle “commentaire” vos pépites, vos best-off, vos trésors scolaires. Nous ne les avons jamais appris par coeur, mais ils sont bien là, au fond de chacun d’entre nous…parce que vécus, parce que éprouvés.

Offrons-nous ce luxe de secouer l’arbre aux fruits défendus. Osons avouer qu’à l’école il y avait, il y a et il y aura toujours ces perles de vie dont Dostoïevski nous invite à faire provision…

A vous!

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Bloguer en famille

Parole d'instit', en famille, morceaux choisis 0 commentaire

“Mais non, je blogue !” D’Astrid de Roquemaurel

Et moi je ne blague pas. C’est en bloguant que je suis tombée sur cet article. J’ai consulté le livre d’Astrid. Après d’inépuisables discussions avec mes enfants au sujet d’internet, après avoir écouté les 1000 questions et réponses de mes élèves sur le même thème, je vous invite tout naturellement et bien volontiers à lire l’article et à visiter le site. Parents non initiés,, éducateurs suspects, enseignants inquiets…ce livre est à mettre entre toutes les mains. Parole d’instit’!

 SOMMAIRE
 

“… Grâce à ce petit livre ludique et pédagogique, les jeunes internautes pourront créer facilement leur blog, tout en respectant les règles de publication, d’échange et de sécurité sur Internet. Abondamment illustré, il fourmille de trucs et astuces pour bloguer comme un vrai pro. Cet ouvrage s’adresse également à tous ceux qui souhaitent en savoir davantage sur ce nouveau moyen de communiquer : parents, enseignants, éducateurs… En fin d’ouvrage, retrouvez toutes les bonnes adresses pour créer votre blog ou consulter ceux qui s’adressent plus particulièrement aux enfants. Et pour échanger sur ce thème, connectez-vous sur le blog officiel du livre : www.maisnonjeblogue.com Pour consulter le sommaire, cliquez ici (document PDF) Mais non, je blogue !par Astrid de Roquemaurel, illustré par Delphine Vaufrey. Milan jeunesse Prix : 7,50 euros.”

3 questions à Astrid de Roquemaurel, auteur de Mais non, je blogue ! L’interview sur le site de l’UNAPEL

Consultez le livre animé!

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L’orthographe d’hier: Analyse d’erreurs

débat, morceaux choisis 9 commentaires

Le 6 otobre 1915

je vai vou donné un peu de mais nouvél que je me porte toujou trèbien pour le momen je vou di que jais resu votre letre a vec un manda de 10 fran et pui je vou di que vou a vé mal qompri maletre qar je ne sui pas blésé les autre on eu du mal mais mais moi jais pas eu du mal cher feme je vais vou dire que mon camarade Bilien Sébastien ai more il ai tué par un cou de canon il ai tisi toupré de moi a 4 metre vous pou vé dir a sais paran sai trite sais son tour au joudui et a d’autre demin nou some tou les jour au feu de pui 10 jour san dormire je vou di au si que le Pape Frasiboi porte bien toujour doné nouvél a sa feme au cher feme la gaire est trite jai fini an vou an brasan de loin a vec mais deupeti anfan ne vou fait pa tro de bil a vec moi toujour plin de courage

Jacque

cité dans “Paroles dePoilus” page 122 Librio

Et maintenant analysons ensemble:

 1/ SYNTAXE

grammaire textuelle (paragraphe, connecteurs, ponctuation, cohérence)

grammaire phrastique (sujets, verbes compléments, phrases simples et complexes)

2/ VOCABULAIRE

répétitions ( travail sur les anaphores)

Registre de langue ( lexique et expression)

4/ CONJUGAISON

Présent ( valeur temporelle et situation d’énonciation)

Passé composé (concordance des temps)

5/ ORTHOGRAPHE

lexicale (correspondances phonème/graphème, doubles consonnes, lettre muettes, mots invariables)

grammaticale (accords en genre et en nombre dans le groupe nominal, terminaisons des verbes sous leurs formes conjuguées ou infinitives)

Alors…comment “noter”?

Que “vaut” donc cette production d’écrit?

Pour ma part, et en dépit d’une absence visuelle d’indices orthographiques et syntaxiques, j’accepte volontiers ce texte comme appartenant à notre littérature. Oui, le mot sacré est prononcé. LITTERATURE. J’irai même plus loin. Un morceau d’anthologie de notre littérature.

Cette dernière ne doit-elle pas, en effet, avant toute chose, refléter la pensée de l’homme et sa culture ?

Cette lettre bien que totalement dysorthographiée  ne demeure-t-elle pas un poignant témoignage du passé, de la guerre, de l’illettrisme, de la condition éphémère de l’homme dans le temps et dans l’espace?

Peu importe, j’imagine, les accords et les concordances de temps, lorsque vous êtes dans une tranchée.

A MEDITER… suite à la polémique à propos d’hier… un niveau scolaire plus élevé qu’aujourd’hui…

Je ne veux rien prouver. J’essaie juste de sortir de l’impasse du “toujours mieux hier qu’aujourd’hui.”

Parfois oui, souvent non.

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Avril en poésie

La classe en direct, morceaux choisis 4 commentaires
  
AVRIL
Entrez, Avril la folle
Qui rit entre ses pleurs,
Mais dont le cœur s’envole
Dans le pollen des fleurs.
Entrez ! Sur la pelouse,
Dansez, mois gais, mois purs.
Mais le reste des douze
Est trop vieux ou trop mûr.
Entrez les enfantines
Minutes du matin
Qui tournez argentines
Au fond du vieux jardin.
Sautons dans l’herbe brune
Ou rose avec le vent,
Et sautons dans la lune
Si nous passons devant !
Marie NOËLUne adresse pour découvrir d’autres poésies, au rythme des clics et des mots clés!
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Situation problème à la Prévert

cuture, humour, morceaux choisis 2 commentaires

                                 L’addition

Le client -Garçon, l’addition!

Le garçon - Voilà. (Il sort son crayon et note)Vous avez…deux oeufs durs, un veau, un petit pois, une asperge, un fromage avec beurre, une amande verte, un café filtre, un téléphone.

Le client - Et puis des cigarettes!

Le garçon (Il commence à compter)

- C’est ça même…des cigarettes…

…Alors ça fait…

Le client - N’insistez pas, mon ami, c’est inutile, vous ne réussirez jamais.

Le garçon - !!!

Le client- On ne vous a donc pas appris à l’école que c’est ma-thé-ma-ti-que-ment impossible d’additionner des choses d’espèces différentes!

Le garçon - !!!

Le client (élevant la voix)- Enfin, tout de même, de qui se moque-t-on?…Il faut réellement être insensé pour oser essayer de tenter d’additionner un veau avec des cigarettes, des cigarettes avec un café filtre, un café filtre avec une amende verte et des oeufs durs avec des petits pois, des petits pois avec un téléphone…Pourquoi pas un petit pois avec un grand officier de la Légion d’honneur, pendant que vous y êtes! (Il se lève)

Non, mon ami, n’insistez pas, ne vous fatiguez pas, ça ne donnerait rien, vous entendez, absolument rien…pas même le pourboire!

(Et il sort en emportant le rond de serviette à titre gracieux.)

                                     Jacques Prévert, Histoires, Ed. Gallimard, 1963.

Et dire, qu’aujourd’hui, en plus d’être ma-thé-ma-ti-que-ment impossible, un pareil texte ne serait ni po-li-que-ment, ni mo-ra-le-ment acceptable…CENSURE pour cause de consommation illicite de produits douteux!

Voilà donc un texte d’anthologie à garder pré-ci-eu-se-ment, en souvenir d’un temps révolu…

Au risque de me répéter…vous avez voté? Oui, vous savez, mon petit sondage du 10 février…dans “L’Heure de Vérité 1″Juste un clic, retour et votez, et en plus, c’est anonyme, promis!

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