Conter les mathématiques

5 01 2011

Une brève histoire des mathématiques en 3 chapitres passionnants!

Textes, images, illustrations, animations, le tout en musique!

Le grand livre de la nature se trouve toujours devant nos yeux et la vraie philosophie y est écrite mais nous ne pourrons pas la lire sans avoir d’abord appris la langue et les caractères dans laquelle elle est écrite, elle est écrite en langue mathématique et ses caractères en sont les triangles, les cercles et les autres figures mathématiques. » Galilée

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  • les nombres parfaits
  • Le théorème de Pythagore
  • Les nombres irrationnels
  • Le cercle et le disque
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  • La naissance du nombre PI
  • La trigonométrie
  • Les équations
  • Le calcul intégral et différentiel

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Séquence d’histoire cycle 3

17 10 2010

Un article en guise de synthèse et de récapitulatif des grands concepts historiques abordés depuis le début d’année; concepts qu’il me semble incontournable d’appréhender dès le primaire afin de mettre en place chez le jeune enfant une posture de dé-centration, d’investigation et de questionnement. L’histoire se transmet, certes, mais elle interroge l’homme et son environnement proche et lointain, dans le temps, comme dans l’espace.

Discipline transversale par nature, l’histoire touche à ce que l’homme vit, a vécu et sans doute vivra, chacun d’entre nous étant une parcelle de l’humanité en devenir, chacun d’entre nous étant inscrit sur cette incommensurable frise historique, marquée elle-même par une multitudes d’événements allant de la micro situation anecdotique jusqu’au le fait majeur et historique.

1/ travail collectif de recueil des représentations en histoire.

Pour vous, c’est quoi l’histoire?

Quelques exemples donnés par les enfants et récoltés sur le tableau:

  • Christophe Colomb
  • les hiéroglyphes
  • les châteaux forts
  • les Romains
  • Léonard de Vinci
  • -500 avant Jésus Christ
  • la deuxième guerre mondiale
  • les silex
  • La Grèce
  • le Moyen Âge
  • Charlemagne
  • la Préhistoire
  • etc…

2/ clarification, organisation sur feuille de cette collecte et classification en 8 grands concept-clés

  • les périodes
  • les époques
  • les dates
  • les événements (ou faits)
  • les personnages historiques
  • les peuples et civilisations
  • les vestiges
  • les lieux

3/ mobilisation de ces données dans des activités de lecture-recherche

4/ travail sur les durées et le calendrier

  • le siècle et leur écriture en chiffres romains
  • le millénaire
  • l’ère
  • les différents calendriers (chrétien, musulman, juif)

5/ reformulation, formalisation et illustration par le biais d’une fiche-outil de référence

6/ méthodologie de l’exposé sous forme de carte mentale (schéma heuristique)

  • comment mener une recherche?
  • quels type de document utiliser?
  • où trouver les différentes sources historiques?
  • comment varier les types de support (carte, frise, schéma, objet, témoignage, etc)
  • comment analyser et exploiter des documents? (date, titre, sujet traité, etc)
  • comment présenter un thème (titre, paragraphe, sous-paragraphe, etc)

7/ rendez-vous sur le blog de classe pour une petite séance vidéo.

A suivre…


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Apprendre en histoire, c’est chercher

19 06 2010

Hier sur le tableau noir de la classe

Vendredi 18 Juin 2010

Histoire


CHARLES DE GAULLE

….


  • Une heure plus tard, après un travail collectif et interactif ou chacun proposait des éléments de réponse, émettait  des hypothèses, échangeait ses sources d’information, argumentait à propos d’une date ou d’un événement, interprétait, réfléchissait,  justifiait, revenait en arrière, effaçait, validait plus ou moins partiellement…voilà à quoi ressemblait notre tableau noir devenu tout coloré, tout fléché, tout dessiné, tout annoté…

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  • Après ce premier braimstorming, j’ai effacé le tableau, tout en ayant pris soin d’en garder une trace, puis nous avons fait une pause de 20 minutes.
  • De retour en classe, je leur ai distribué une feuille de classeur et leur ai demandé le travail individuel suivant:

A partir de la séance précédente, vous allez lister:

1/ Ce que vous pensiez savoir sur Charles de Gaulle

2/ Ce que vous avez appris sur Charles de Gaulle

3/ Les questions que vous vous posez encore

  • Une fois collectées les dernières questions qui restaient en suspend, nous sommes partis en salle informatique où, en équipe les élèves étaient chargés de rechercher de nouvelles informations, de les sélectionner, de citer leurs sources et de répondre sur une feuille de route aux dernières questions posées…Ainsi nous avons pu éliminer et valider certaines hypothèses restées sans réponse.

Il me semble qu’enseigner lhistoire, c’est partir des représentations de l’enfant et le placer dans des situations de communications et de recherches actives pour l’emmener à déplacer ses représentations, à les dépasser pour ainsi construire de nouveaux concepts historiques, de nouvelles échelles, de nouveaux repères spatio-temporels; c’est permettre au jeune, en partant de ce qu’il pense ou croit connaître, d’acquérir de nouveaux savoirs; c’est lui donner l’occasion de mener et d’expérimenter des démarches d’appropriation de ce savoir.  C’est ce que m’ont appris des auteurs comme Giordan ou De Vecchi. C’est également ce que m’enseignent mes élèves depuis 20 ans.

En focalisant l’enseignement sur le développement d’attitudes et d’aptitudes, on fait le pari d’une éducation durable qui prend alors appui sur l’acquisition de compétences transférables et mobilisables à tout moment par l’élève dans d’autres contextes, sur d’autres domaines d’apprentissage.

Apprendre, en histoire, tout comme en sciences, c’est donc avant tout adopter une démarche d’investigation. Dans ce contexte, c’est se saisir de cette histoire, la prendre en charge intellectuellement, la questionner, la revisiter, la réécrire pour mieux la comprendre et… l’apprendre.

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Les droits de l’enfant

14 11 2009

Le 20 Novembre prochain, le monde entier verra célébrer le vingtième anniversaire de la Convention internationale des Droits de l’enfant. Une date, une reconnaissance, un texte…une Convention qui au delà du devoir d’être lue et connue de tous exige avant tout un engagement au quotidien de chacun de nous, qu’on soit père, mère, professeur ou tout autre adulte-citoyen responsable. Il y toujours un enfant quelque part tout près de nous ou plus loin dans notre entourage; l’enfant d’un voisin, celui d’un ami, l’enfant d’à côté, celui qu’on croise le matin ou qu’on aperçoit dans la cage d’escalier…N’est-ce pas à lui prioritairement que ce texte s’adresse?

Lire la suite de l’article sur mon autre blog…

http://lewebpedagogique.com/images/ostiane3.jpg




Question du jour

9 11 2009

Je suis un mot de 7 lettres

-/-/-/-/-/-/-/

Certains me chantent, d’autres m’emprisonnent

Certains me connaissent d’autres pas

J’étais à Berlin il y a 20 ans

En Allemagne aujourd’hui on me fête…

Qui suis-je?




Laboratoire d’Histoire

12 01 2009

Il était une fois en France….

Le Moyen Âge, la grande épopée d’un Royaume…racontée par Christine de Pisan, une des premières grandes dames de France. Ni reine ni princesse, mais une des premières femmes professeurs de son époque! Eh oui…une pionnière de l’éducation! Ecoutons-la nous conter….

…Clovis, Pépin le Bref, Charlemagne, Charles le Chauve, Lothaire, Louis le Germanique…

« Tout, tout, tout, vous saurez tout sur… » les rois d’France: les gros, les bons, les chauves, les saints, les jeunes, les vieux, les grands et les maudits, les p’tits, les pieux, les bègues, les simples, les forts, les fainéants et les chev’lus!

A vous de jouer, de cliquer, de copier-coller, d’entrer dans le monde interactif du laboratoire d’Histoire…Bonne promenade!

Une astuce pour mes élèves, en cliquant, juste en-dessous, sur le tag « Moyen Âge », vous retrouverez d’autres sites et articles sur le sujet dont le clip vidéo de France Gall! Attention…les chansons populaires ne sont pas des vestiges historiques mais des clins d’oeil à l’Histoire!




L’Arc de trionfle

11 11 2008

Compte-rendu de sortie

« Tu sais maman, sous l’Arc de trionfle, il y a un un poilu enterré! Il est inconnu, mais on a allumé une petite flamme pour lui! Et tu sais pourquoi on les appelle « les poilus » ? En fait, ils ne se rasaient jamais et ils avaient des poils partout! « 

Ma fille, CP

VUE DE DEHORS

LES 284 MARCHES

VUE D’EN HAUT




Les femmes dans l’Histoire

20 10 2008

                                         

Que font, pour la première fois, les femmes françaises, le 21 octobre

                            

           Réponse demain en classe, 72 ans plus tard!

                 Non, non, c’est pas du shopping!!!

                     

 




Au temps des Chevaliers

9 06 2008

Un site ludique et pédagogique

 

Des images et des manuscrits

 

Des châteaux en France

 

Le musée national du Moyen Age




La Pentecôte

12 05 2008

La Fête de la Pentecôte  C’est quoi au juste?

Un pont de mai pour certains.

2 jours fériés pour beaucoup.

Une fête religieuse pour les chrétiens.

En effet, pour les croyants, le jour de la Pentecôte célèbre la venue de l’Esprit Saint sur les apôtres 50 jours après la résurrection du Christ. (Fête de Pâques)

Le Livre des Actes des apôtres (2,1-13) donne le récit de la Pentecôte: « Quand le jour de la Pentecôte fut arrivé, ils (les apôtres) se trouvèrent tous ensemble. Tout à coup survint du ciel un bruit comme celui d’un violent coup de vent. La maison où ils se tenaient en fut toute remplie ; alors leur apparurent comme des langues de feu qui se partageaient et il s’en posa sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler en d’autres langues ».

Le jour de la Pentecôte inaugure alors la fondation de l’Eglise.

                      

Pour découvrir d’autres icônes de la Pentôte.

Pour essayer d’en savoir plus.




Le 8 Mai 1945

8 05 2008

Pour une date historique, rien ne vaut une belle fiche chronologique

Pour un fait historique, rien ne vaut le blog d’un prof spécialisé en la matière! J’ai nommé, Jérôme Pick!

Un autre site riche, très riche…celui de Bruno Sentier.

Bonne journée!




Le gai muguet de mai!

7 05 2008

D’où vient

cette bien jolie tradition

d’offrir                  

un brin de muguet

le premier Mai?

Il flottait un parfum léger hier en classe!

Navrée d’avoir dû vous quitter un peu rapidement…

Bon mercredi!

Bon we prolongé…

On se retrouve mardi prochain, et si vous y pensez, n’oubliez pas ma question du jour:

« Pourquoi le muguet?

Pourquoi le 1er Mai? »

Si quelqu’un peut les guider…laissez-leur une piste, un petit caillou blanc…

Merci pour eux!




En Mai, dis ce qu’il te plaît…

1 05 2008

Aujourd’hui, 1er mai, je dis ce qu’il me plaît.

Le mois s’y prête. Mois de révolution.

L’année m’y invite. Année 2008, année anniversaire.

Pas de pavés qui volent ni de barricades, mais l’envie de dire NON.

Ou plutôt de rendre hommage à 4 NON.

Des NON qui ont pesé dans notre histoire.

Des NON qui ont libéré, inspiré et fait grandir l’humanité.

1/ Le NON à la peine de mort de Victor Hugo lorsqu’il écrit, en 1828 Le Dernier Jour d’un condamné.

2/ Le NON de Lucie Aubrac qui s’engagea dans la résistance pour combattre le nazisme.

3/ Le NON de Rosa Parks qui refusa, le 1er décembre 1955 de céder sa place à un passager blanc dans un autobus.

4/ Le NON de Victor Java, auteur compositeur qui, le 11 septembre 1973 chanta Non à la dictature du général Pinochet.

Des NON qui engagent, qui maintiennent en éveil. Des NON qui s’exposent, au péril de leur vie.

Et NOUS, aujourd’hui, et VOUS, ce matin, quel est le NON que vous aimeriez crier, chanter, danser ou simplement prononcer et écrire?

Aujourd’hui,1er Mai 2008, Bloguons le NON. A chacun son NON.

Action…




Aimé Césaire (26 juin 1913- 17 avril 2008)

17 04 2008

Aimé Césaire nous  quitte  » mais l’oeuvre de l’homme vient seulement de commencer. »

Saurons-nous nous en montrer dignes?

Adieu Césaire, à bientôt.




L’orthographe d’hier: Analyse d’erreurs

4 04 2008

Le 6 otobre 1915

je vai vou donné un peu de mais nouvél que je me porte toujou trèbien pour le momen je vou di que jais resu votre letre a vec un manda de 10 fran et pui je vou di que vou a vé mal qompri maletre qar je ne sui pas blésé les autre on eu du mal mais mais moi jais pas eu du mal cher feme je vais vou dire que mon camarade Bilien Sébastien ai more il ai tué par un cou de canon il ai tisi toupré de moi a 4 metre vous pou vé dir a sais paran sai trite sais son tour au joudui et a d’autre demin nou some tou les jour au feu de pui 10 jour san dormire je vou di au si que le Pape Frasiboi porte bien toujour doné nouvél a sa feme au cher feme la gaire est trite jai fini an vou an brasan de loin a vec mais deupeti anfan ne vou fait pa tro de bil a vec moi toujour plin de courage

Jacque

cité dans « Paroles dePoilus » page 122 Librio

Et maintenant analysons ensemble:

1/ SYNTAXE

  • grammaire textuelle (paragraphe, connecteurs, ponctuation, cohérence)
  • grammaire phrastique (sujets, verbes compléments, phrases simples et complexes)

2/ VOCABULAIRE

  • répétitions ( travail sur les anaphores)
  • registre de langue ( lexique et expression)

4/ CONJUGAISON

  • présent ( valeur temporelle et situation d’énonciation)
  • passé composé (concordance des temps)

5/ ORTHOGRAPHE

  • lexicale (correspondances phonème/graphème, doubles consonnes, lettres muettes, mots invariables)
  • grammaticale (accords en genre et en nombre dans le groupe nominal, terminaisons des verbes sous leurs formes conjuguées ou infinitives)

Alors…comment « noter »?

Que « vaut » donc cette production d’écrit?

Pour ma part, et en dépit d’une absence visuelle d’indices orthographiques et syntaxiques, j’accepte volontiers ce texte comme appartenant à notre littérature. Oui, le mot sacré est prononcé. LITTÉRATURE. J’irai même plus loin. Un morceau d’anthologie de notre littérature.

Cette dernière ne doit-elle pas, en effet, avant toute chose, refléter la pensée de l’homme et sa culture ?

Cette lettre bien que totalement dysorthographiée  ne demeure-t-elle pas un poignant témoignage du passé, de la guerre, de l’illettrisme, de la condition éphémère de l’homme dans le temps et dans l’espace?

Peu importe, j’imagine, les accords et les concordances de temps, lorsque vous êtes dans une tranchée.

A MÉDITER… suite à la polémique à propos d’hier… un niveau scolaire plus élevé qu’aujourd’hui…

Je ne veux rien prouver. J’essaie juste de sortir de l’impasse du « toujours mieux hier qu’aujourd’hui. »

Parfois oui, souvent non.

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Charlemagne

28 03 2008

Voici pour les élèves et leurs parents quelques liens à visiter 

Au passage, je remercie Monsieur Raingeard chez qui j’ai trouvé ces précieuses ressources.

  • Un bonus en chanson. Pour réviser en rythme!




L’école et la Shoah (Ter)

28 02 2008

La Shoah, oui, les enseignants ont à coeur, et depuis bien longtemps, d’en transmettre la mémoire. Certains n’ont pas dû s’en apercevoir, alors hip hup barbatruc, ils nous pondent une nouvelle circulaire. Eh oui, c’est ainsi, les enseignants s’évertuent dans le silence de leur classe, et les classes politiques, elles, reprennent et transforment à leur manière l’action éducative en textes officiels. C’est sûr, cela fait joli dans un press-book ministériel ! « Vous voyez, là, la circulaire n° 3 554 799 876 930 087 665, c’est Môa »

L’exemple en est ici flagrant: (mes petites incursions)

Extrait d’un article du Monde du 27 février:

Le ministre de l’éducation, Xavier Darcos (Mr Môa ci-dessus cité), a souligné pour sa part que les membres de la mission (y a-t-on invité des instits’?) s’étaient efforcés d’harmoniser leurs analyses et d’appréhender l’ensemble des difficultés pour prévenir tout « refus de ce travail nécessaire » (pardon?) par les professeurs. Il a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’appliquer « un formatage unique » (oh la bonne idée) à toutes les classes mais de proposer « des démarches diverses adaptées aux circonstances » (quel pédagogue inspiré!) et de « respecter la liberté pédagogique » (démagogie bonjour!) des enseignants. Pour le ministre, ces travaux permettront de faire en sorte que « la bonne idée du président de la République soit transformée en démarche pédagogique ». (Non mais je rêve!)

Mais laissons la polémique aux polémiqueux et revenons à notre propos. Et surtout, revenons en classe…Vous savez, là où il y a tout plein de petits élèves teigneux et d’enseignants grincheux…(Mais non, je blogue, enfin je blague quoi…)

Voici donc, plus sérieusement, quelques pistes et quelques liens (où cliquer) qui peuvent donner des idées aux enseignants nouvellement nommés en CM2. (La fiche de voeux…c’est en ce moment!)

1/La littérature offre de merveilleux témoignages :

a/ (Primo Lévy) bien sûr.

b/ (Le journal d’Anne Franck) évidemment.

2/La culture cinématographique, avec deux coups de coeur, pour ce qui me concerne:

a/ Le film majestueux de Roberto Bénigni (« La vie est belle »)

b/ Et encore « la colline aux 1000 enfants » de Jean-Louis Lorenzi.

Automne 1941, quelques mois avant la rafle du Veldhiv, les juifs sont en danger en France. Au même moment, dans un petit village, Clara vient demander asile au Pasteur. Le dimanche, il lance un appel à la charité, entendu par tous. Des dizaines d’enfants débarquent alors au village…

3/Également, au service le l’accompagnement des enseignants, il existe des centres de ressources très instructifs.

Un lieu aujourd’hui incontournable, le Mémorial de la Shoah.

Je vous propose de (visionner )cette vidéo, enregistrée par le Web pédagogique, auprès d’un de leurs formateurs, au salon de l’éducation en novembre 2006. (Et oui, avant la dite circulaire!)

Un autre site  (France 5 )aujourd’hui rebaptisé Curiospère TV, contribue lui aussi, à l’information par la connaissance et à la formation pédagogique par l’accompagement.

Le Mémorial de la Shoah offre de nombreuses et précieuses documentations, et notamment pour ce qui concerne le primaire, une initiation à l’enseignement de la Shoah, grâce au ( grenier de Sarah.)

Autre centre de ressources, ( la fondation) on trouve également une mine d’informations, de témoignages, de textes de références.

Et puis n’oublions pas les mairies et les registres. Une manière de travailler avec sa classe en chercheur, en abordant ce travail comme un historien guidé par la démarche scientifique.

Alors voilà, ces enfants de la Shoah, on ne les a pas oubliés. On ne les oubliera pas. Ils sont inscrits dans notre mémoire collective. La transmission de cette mémoire me semble effectivement un devoir d’homme, un devoir de citoyen, un devoir d’humaniste. Il est certain que le lien générationnel qui nous reliait à cette période sombre de notre Histoire s’estompe du simple fait du temps qui passe. Les témoins disparaissent. Les victimes et enfants de victimes vont disparaître. Nous avons donc à rester vigilants afin que les générations futures ne se retrouvent jamais dans la position de dire « Mais nous ne savions pas! ».

Pour autant, prenons garde aux mots, aux images, aux traces. Il ne peut être non plus question de  sortir ces enfants de leur tombeau, de leur voler leur histoire au nom de l’Histoire. Ils ont droit au repos. Certains désirent même peut-être restés anonymes? Qui sait?

Voilà, une petite contribution personnelle.

Et vous?

Quelles sont vos sources et vos ressources?




L’école et la Shoah (bis)

20 02 2008

Cette semaine, dans ma « boîte à textes », la contribution d’un visiteur avisé, clair et éclairant.

Je laisse donc la parole à Greg, qui fait suite à mon article (L’école et la Shoah I ) et à l’intervention d’Emmanuelle Mignon, chef de Cabinet du Président, dimanche 17 dans le JDD )

« Ce que je pense, c’est qu’EM fait un amalgame désastreux entre racisme au sens large et antisémitisme. Utiliser la Shoah comme rempart psychologique contre le racisme (c’est l’objectif qu’elle affiche) entraîne deux conséquences paradoxales : elle dévalorise la cause de la Shoah et elle affranchit les actes de racisme qui ne relèvent pas de l’antisémitisme.

La Shoah est trop inconcevable pour être résolue par une mise en scène à l’école (c’est ce que tu dénonces dans ton article l’école et la Shoa, comme la procuration donnée au primaire). Elle est trop dure à porter par les enfants, non pas parce que ceux-ci seraient trop faibles ou mal équipés, mais simplement parce que la cause est insupportable. Je soupçonne que c’est ce qui provoque l’indignation de S. Veil. Elle s’attendrit sur les enfants, mais en fait elle revendique que l’on ne banalise pas l’affaire en la « traitant » ou en la « résolvant » en classe.

Madame Veil sait bien que les élèves de ta classe, le vendredi matin, même si tu fonds en larmes, ne seront pas immédiatement foudroyés sur leur chaise. Ils mettront en place les mécanismes leur permettant de survivre. Or c’est précisément cela qui a été impossible pour 6 millions de gens il y a 65 ans : ils ont été anéantis sans aucune raison théoriquement concevable et sans échappatoire possible !

Donc, on le sait bien, on ne peut partager, mesurer, mémoriser une telle horreur sans la vivre soi-même. Il n’y a pas d’explication, pas plus que d’expiation possible, et c’est bien cet état instable qu’il faut maintenir. Surtout vu des juifs.

Et puis, bien sûr, il y a le petit Rwandais. A cela E. Mignon répond qu’il faut distinguer entre conflits politiques et conflits racistes. Comme s’il n’y avait de conflits racistes que la Shoah. Or c’est totalement faux à deux égards : primo, la Shoah n’était pas un conflit guerrier, mais une répression civile ; et secundo les conflits comportent presque tous une composante raciste, même si elle n’est pas tout à fait explicite (Rwanda, Soudan, Serbie, etc. – et même, dans une certaine mesure le terrorisme islamiste anti-occidental).

Donc tout cela est assez confus et très déroutant, je suis bien d’accord avec toi, même si je ne le prends pas par le même bout de la lorgnette. »

Merci Greg. C’est justement ces différences de point de vue qui importent, car elles obligent à la distanciation, et permettent de se décentrer, de quitter l’émotionnel pour appréhender la réflexion par le jugement, c’est à dire la capacité de raisonner à partir du savoir et de la connaissance. Je n’ai rien à rajouter, aujourd’hui, j’écoute, je lis, j’essaye de mieux comprendre. Il y aura certainement un article « ter » sur le sujet. Un sujet qu’il ne faut évidemment pas taire, loin de là, mais qui mérite tellement mieux que la polémique politicienne.

Avis aux amateurs, dans ma « boîte à textes », vous pouvez, vous aussi contribuer aux débats en m’envoyant vos propres textes! Voir la barre transversale située dans la partie haute du blog.




L’école et la Shoah I

16 02 2008

« Les enfants de CM2 devront connaître le nom et l’existence d’un enfant mort dans la Shoah. Rien n’est plus intime que le nom et le prénom d’une personne. Rien n’est plus émouvant pour un enfant que l’histoire d’un enfant de son âge, qui avait les mêmes jeux, les mêmes joies et les mêmes espérances que lui ».

Il faut donc émouvoir.

Il faut donc que nos enfants soient les confidents intimes des douleurs de ce monde.

Il faut donc enseigner l’Histoire par le sentiment.

Mais Monsieur le Président, mes élèves me verront donc pleurer tous les vendredis matin?

Oui, certainement, car sentimentale, je le suis.

Ces enfants de la Shoah, ils sont inscrits dans nos âmes, à tout jamais. La souffrance d’un enfant, qu’il soit d’ici ou de là-bas, est une chose qui est insupportable, qui m’est insupportable et que je ne veux en aucun cas rendre supportable. Alors je continuerai de pleurer. Je le faisais dans l’intimité de ma conscience, je devrai donc l’assumer face à mes élèves. Curieuse situation. Vraiment. Vendredi matin, psychodrame en CM2, c’est inscrit dans les programmes!

Confier le drame d’un génocide à un enfant, lui en faire porter la souffrance ou la culpabilité. L’idée est surprenante, déroutante. Mais une autre question me vient alors, immédiatement. « Et le petit Rwandais, il n’y pas si longtemps…Vous vous souvenez? Qu’a-t-on fait de lui, de sa mémoire? Qui connaît son prénom? Celui de sa petite soeur? Du bébé à peine sevré? A quoi jouait-il lorsque les machettes lui ont tranché la tête? Et vous tous, les politiciens donneurs de leçons d’Histoire, à quoi étiez-vous occupés lorsque la maman de Bamgy se faisait violée sous ses yeux? »

Pourquoi avoir choisi un peuple plutôt qu’un autre? Ne sommes-nous pas tout autant responsables du drame de David comme de celui de Djumbé?

La loi du silence, sans doute, entretenue par des lois invisibles, par d’indicibles secrets.

Et les enfants serbes? Et tous les autres? Oui, tous les autres…

Enfin, Monsieur le Président, je terminerai par cette dernière question « Est-ce donc à l’école primaire, encore elle, de prendre en charge l’irresponsabilité des hommes politiques et de gérer la mauvaise conscience collective? »
 

Vraiment, je m’étonne. Enfin, non, à vrai dire, je ne suis plus étonnée.

Une fois encore, l’école va faire ce que les adultes ne savent plus faire, ou ne veulent plus. C’est tellement plus simple comme ça. On a coché la sale case. On a classé l’innommable dossier. On a donné procuration à l’école pour nous débarrasser d’un malaise insurmontable, d’un monstre monstrueusement laid. Mais l’école, Monsieur le Président, elle en crève de la douleur du monde!

Confier à nos enfants ce que l’humanité a produit de plus nauséabond, je ne trouve pas cela très honnête ni pour nos enfants, ni pour nos élèves, ni pour Samuel ni pour Zawan.

Voilà, ce n’est que la parole d’une instit’. Et vous êtes le Président.

Mais si les mots d’une enseignante ne pèsent pas lourd, écoutez ceux d’une ancienne déportée, d’une femme qui n’était alors qu’une toute jeune fille au doux prénom de Simone.

« C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste, tranche l’ancien ministre, déportée à 16 ans et demi à Auschwitz. On ne peut pas infliger cela à des petits de dix ans! On ne peut pas demander à un enfant de s’identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter. Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés, après la guerre, à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches. Et, aujourd’hui encore, nous essayons d’épargner nos enfants et nos petits-enfants. Par ailleurs, beaucoup d’enseignants parlent -très bien- de ces sujets à l’école. » Simone Veil

Merci Madame, merci Simone.

Je vous invite également à partager, sur cette question, les réflexions et analyses d’Hugo Billard, professeur d’Histoire Géographie à Meaux. ( Voir son site. ) « Le jardin des retours »