Clic-clac!

9 10 2009

Tous les ans…ce jour là se répète. Un jour de classe particulier où chacun se fait beau.

Un jour qui compte dans la vie de la petite communauté scolaire.

Vous l’aurez devinez…

Un petit clic pour une grande promesse…

A la vie à la mort…clic-clac, la photo est dans la boîte!

Le groupe est scellé.

Ensemble, pour une année!

Allez…en rang d’oignon, du plus petit au plus grand!

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par ici…

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Clic-clac!

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Et voilà le travail!

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Mais…l’une d’entre nous manquait à l’appel ce jour là…

Alors, pour lui dire que nous ne l’avions pas oubliée, nous avons décidé de lui écrire une lettre.

Hospitalisée depuis plusieurs semaines, elle fait tout de même partie notre joyeuse bande et nous voulions le lui dire.

Voilà nos fragments d’écriture…

rentree-septembre-octobre-2009-056rentree-septembre-octobre-2009-005« On n’écrit qu’à l’absent, à l’absent qu’il faut rendre mentalement présent pour décider de ce qu’on va lui dire » rentree-septembre-octobre-2009-030rentree-septembre-octobre-2009-057rentree-septembre-octobre-2009-059

rentree-septembre-octobre-2009-060 « Écrire, c’est agrandir le cercle, se relier à des êtres qu’on ne voit pas et avec qui pourtant, on a besoin ou envie d’entrer en relation. »rentree-septembre-octobre-2009-062« L’apprentissage de l’écrit, c’est d’abord celui de la correspondance » Philippe MEIRIEUrentree-septembre-octobre-2009-061rentree-septembre-octobre-2009-063rentree-septembre-octobre-2009-064

Chère Safa,

Nous pensons beaucoup à toi. Nous espérons que tu seras vite guérie car tu nous manques! A l’école, nous avons fabriqué une grenouille en papier. Regarde dans ton colis surprise…

Vas-tu mieux?

Quand sortiras-tu de l’hôpital?

Comment passes-tu tes journées?

As-tu quelqu’un qui t’aide pour ton travail?

T’es-tu fait des amis avec qui jouer?

As-tu une voisine de chambre?

Nous attendons ton retour. Reposes-toi bien; on veut te retrouver en pleine forme!

1000 gros bisous, à bientôt!!!

Rentre vite…

TES AMIS DE SAINT LOUIS!





Lettre à mon père

21 06 2009

Lettre à mon père

Je te cherchais depuis longtemps
tu m’as laissé en t’en allant
un grand paquet de mots d’amour
et ce silence encore si lourd
le souvenir de ces chimères
que tu fuyais pendant la guerre.
Les bateaux, les trains, les camions
les quais de gare et les wagons
la frayeur de ces années noires
je la lisais dans ton regard
avec l’horreur, le désespoir
et le travail obligatoire.


Peut-être un jour si tu m’attends
on parlera de tout ce temps
qu’on a perdu sans rien se dire
ne pas savoir se sourire.
Quand je sentais venir la fin
je me revois tenir ta main
et te parler pendant des heures
en regardant battre ton cœur.


A ta façon, tu nous aimais
mais tous les mots qu’on attendait
restaient enfouis bien trop profond
en souffrance dans leur prison.
De la haut, si tu nous entends
reviens vers nous de temps en temps!
As-tu enfin trouvé la paix?
Et le repos là où tu es?


J’avais tout juste 50 ans
tu m’as légué en t’en allant
ce regard triste et douloureux
un portrait d’enfant malheureux
qui n’a pas pu trouver sa place
enfermé dans sa carapace
et sur qui les fées ni les dieux
n’ont jamais dû poser les yeux.


Après avoir tant bien que mal
grandit à l’ombre d’une étoile
sans pour autant trouvé le nord
il t’a fallu partir encore
marcher de nuit à travers champ
mais dans tes lettres avec le temps
de ces souffrances et de ces peurs
il ne reste que le meilleur.

hum…

A ta façon, tu nous aimais
mais tous les mots qu’on attendait
restaient enfouis bien trop profond
en souffrance dans leur prison.
De là haut, si tu nous entends
reviens vers nous de temps en temps
as-tu enfin trouvé la paix?
et le repos là où tu es?


Toi mon père que j’aimais tant
je te cherchais depuis longtemps
mais tu voyages désormais
près de moi bien plus que jamais.
Repose en paix dans nos mémoires
le plus tendre de notre histoire
se sont les mots qu’on a pas dit
c’est à toi que je les dédie.

Yves DUTEIL

Album Sans attendre