Tribulations formatives

18 02 2011

Tiens, au fait Ostiane, ça s’est bien passé ton intervention en école l’autre jour à Reims?


Comment as-tu abordé avec l’équipe d’enseignants la problématique de la relation école-famille? Un sujet délicat… j’imagine qu’on avance sur des œufs avec ce genre de demande. Pas évident de travailler un thème pareil avec une équipe qu’on ne connaît pas. C’est le genre de sujet piège où tout le monde a quelque chose à dire et où il est difficile de sortir des a priori et des opinions toutes faites. Dès qu’on parle de relation, on parle de complication, de réclamation, de non communication voire de rupture et de conflit. Et dès qu’on évoque le terme de conflit, on se trouve confronté à l’autre bien sûr, mais surtout à soi-même…Bref, un thème à hauts risques personnels et professionnels! Alors, raconte, tes objectifs, ta problématique, tes intentions pédagogiques, tes outils…

  • Mes objectifs? Comprendre leurs objectifs, chaque histoire étant une histoire particulière.
  • La problématique? La leur… à faire émerger au travers de leurs récits d’expériences de terrain…
  • Mes intentions? Les amener à se mobiliser sur la durée autour de leur projet d’école.
  • Mes outils? Un jeu de cartes 😉

Pour démarrer un suivi d’équipe, car il s’agit bien de cela, la première étape (non négociable) consiste à fédérer le groupe autour d’un nouvel enjeu. Un groupe qu’on ne connaît pas encore et qui ne connaît rien du formateur qui intervient pour la première fois. Un groupe qui va progressivement se transformer en équipage. La formation ex cathédra telle qu’on la pratiquait, appartient désormais au passé; on peut s’en désoler à tort et à raison ou encore tenter de s’adapter en faisant le pari qu’un autre type de formation reste à mettre en œuvre et développer au sein de l’éducation nationale. Une formation sur le mode de l’accompagnement, de la guidance ou du conseil et qui prend davantage en considération les contraintes, les demandes et les besoins exprimés localement. Sans cette écoute et cette compréhension des personnes et du terrain, il sera très difficile d’envisager l’adhésion et l’implication d’un groupe. C’est cette adhésion et cette implication qui rendront par la suite l’équipe autonome car désireuse de jouer ensemble la carte du changement et capable de continuer l’aventure grâce aux compétences collectives développées dès le démarrage de cet accompagnement. 

C’est ce tout début d’intervention que je partage aujourd’hui avec vous via le diaporama-Prézi suivant, comme  une invitation au voyage de l’auto et la co-formation.

Bonne partie 😉

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Quelle(s) place(s) pour les parents à l’école?

13 10 2010

Introduction

Des parents à la rencontre d’autres parents pour parler de l’école et chercher ensemble comment y trouver un espace reconnu au service d’une écoute réciproque et d’une parole légitime.

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Partie 1

« Quand on parle des parents c’est souvent en négatif… »

Changer de discours pour changer de regard

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Partie 2

« Quand on parle des parents on entend souvent dire que ce sont toujours les mêmes que l’on voit à l’école… »

Reconnaître les compétences des parents pour valoriser les personnes et susciter une dynamique constructive

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Partie 3

« Quand on parle des parents on entend souvent dire qu’ils ne s’intéressent qu’à leur enfants. »

Impliquer les parents dans les décisions et la communication interne pour développer les savoir-faire collectifs

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Partie 4

« Quand on parle des parents on entend souvent dire qu’ils sont insouciants. »

Créer un cadre et un espace privilégié pour réduire l’isolement de certains parents dans l’intérêt de tous les élèves

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Conclusion

A chacun de trouver sa place et de donner une place à chacun

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Réunion de parents

18 09 2010

AgendaTraditionnel rendez-vous de début d’année, la réunion de parents constitue un deuxième élan pour consolider la bonne mise en route de la vie de classe.

Réunion d’information certes,  mais également point d’ancrage d’un partenariat éducatif essentiel à la réussite des élèves et à la cohésion du groupe. Il s’agira d’aborder les points suivants:

  • présentation personnelle et professionnelle
  • composition de la classe et accueil des nouvelles familles
  • retour général sur la première prise de température du groupe-classe
  • emploi du temps hebdomadaire et organisation d’une journée type
  • premiers rituels mis en place
  • consignes d’ordre méthodologique
  • explicitation des règles de vie
  • aperçu du panorama des points de programme
  • projets particuliers et sorties envisagées
  • type de pédagogie utilisé
  • mode d’évaluation
  • espaces réservés à l’accompagnement personnalisé des élèves
  • disponibilités pour les entretiens individuels avec les familles
  • conseils relatifs à l’aide attendue des parents
  • autres, divers, questions…

Des mots-clés: soutien, confiance, contrat, travail, groupe, apprentissage, autonomie, régularité, rythme, ambiance, exigence, respect, partenariat.

Pour ce qui me concerne, ma réunion aura lieu mardi soir et l’essentiel des échanges portera sur le nouveau mode d’évaluation des élèves; en effet, nous passons d’un bulletin scolaire assorti de moyennes chiffrées à un guide de suivi des acquis des élèves. Plus de notes donc mais un repérage précis des différentes compétences à acquérir au cours de l’année. Ce nouvel outil de lecture du parcours scolaire de l’enfant devrait permettre à chacun (enseignant-parent-enfant) de mieux suivre et comprendre les progrès réalisés et les difficultés persistantes dans une logique de construction progressive des savoirs.

Sur ce sujet, lire également l’article « Évaluer, un mot à la mode »

Et vous, votre réunion de début d’année, vous l’envisagez de quelle manière?

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Fenêtre ouverte sur salle de classe

18 08 2010

Les parents à l’honneur

Comment associer la première communauté éducative que sont les parents au projet éducatif et pédagogique des enseignants ? Comment donner du sens au projet de vie de l’enfant-élève en intégrant dans nos structures scolaires des échanges authentiques entre les familles et les enseignants ? Comment préparer l’orientation des jeunes en étroite collaboration avec leurs histoires personnelles et la multiplicité des réalités professionnelles ? Comment faire travailler ensemble parents, enseignants et jeunes avec le souci de favoriser le développement des compétences collectives ?

Voici un ensemble de questions qui posent à nouveau la question du sens de la coopération entre l’école et les familles. Enseignante au cycle 3 de l’école primaire, et mère de 4 enfants scolarisés en élémentaire, au collège, au lycée et à l’université, je me suis toujours interrogée sur les modalités et les dispositifs à mettre en place au sein des établissements du premier comme du second degré pour favoriser ce nécessaire partenariat éducatif. En ce presque début d’année scolaire, je souhaitais, une nouvelle fois, témoigner d’une expérience mise en place dans ma classe il y a de cela deux ans et qui ne demande qu’à être pérennisée et renouvelée au primaire comme au secondaire. Des parents m’en ont refait la demande, des élèves m’ont sollicitée, des collègues souhaitent s’y associer. De quoi s’agit-il exactement ? D’un forum des métiers entièrement géré par les parents volontaires.

  • Comment ça marche:

Sur la base d’un calendrier à remplir par les parents, j’ai proposé à chaque famille la possibilité de venir témoigner en classe de leur métier, d’une activité, d’une passion ou d’une expérience de vie particulière.

  • Objectifs de cette démarche :

– Associer le parent, non comme « parentdélève » mais comme adulte témoin, acteur et passeur de savoirs et de compétences

– Ouvrir le champ des connaissances en matière de réalités externes à l’institution scolaire

– Favoriser une coopération active entre parents et enseignants

– Ouvrir l’école sur son environnement proche

– Responsabiliser les adultes dans une démarche de co-éducation

– Mettre en projet des jeunes en fin d’école primaire

  • Dispositif proposé :

– Périodicité d’une présentation hebdomadaire entre mars et juin

– Créneau moyen d’une heure trente pour chaque intervention

– Possibilité de grouper deux ou trois parents dont les activités professionnelles sont complémentaires

  • Cahier des charges à respecter :

Associer présentation du métier et mise en activité des enfants (avec aide de la maîtresse si besoin !)

  • Nombres de participants : 11 volontaires sur un total de 32 familles

  • Métiers présentés :

– Chef d’orchestre

– Scénariste

– Comédien

– Machiniste

– Constructeur ferroviaire

– Inspecteur des douanes

-Brocanteur

– Responsable de Marketing

– Publiciste

– Dentiste et orthodontiste

  • Effets produits chez les élèves :

Curieusement, de nombreux enfants n’ont pas idée de l’activité professionnelle de leurs parents. Papa est au bureau, maman est au travail…Les jeunes n’ont pas conscience des réalités concrètes qui se cachent derrière cet espace-temps qu’ils ne partagent pas et dont ils n’ont aucune vision précise. Où disparait maman après m’avoir déposé au portail ? Où va papa lorsqu’il part en voyage ?

Le fait d’entendre, de partager et de vivre des études de cas précis en classe leur aura permis de découvrir non seulement des facettes de la vie professionnelle en général mais plus encore de nouvelles facettes identitaires de leurs parents. Découverte et fierté entremêlées…Et pour certains, invitation au rêve et au voyage…Quand je serai grand, je serai…

  • Retour des parents :

– Plutôt favorables à l’idée de participer à ce moment de vie authentique

– Heureux de voir la classe de l’intérieur

– Surpris de découvrir leur enfant sous un angle différent

– Satisfaits d’être pris au sérieux pour ce qu’ils sont et non pour ce qu’on attend qu’ils soient…

  • Témoignage en direct : Paroles de papa

Il y a 2 ans Mme Mathon, institutrice de ma fille Eva, a exprimé la demande suivante :

« Souhaitez-vous présenter votre métier à la classe de votre enfant ? ».

Je dois avouer que j’ai été tout d’abord un peu réticent, ne voyant pas d’emblée l’intérêt que comporterait la présentation de mon métier.

A la réflexion, et après avoir discuté avec ma fille, il m’a paru intéressant pour des jeunes écoliers de découvrir la panoplie des différents métiers existant et surtout de les leur présenter, sous toutes leurs facettes, et pas seulement la 1ère perception qu’ils pourraient en avoir.

Afin de me préparer, je me suis rapproché d’un collègue qui effectue ce type de présentations aux écoliers, collégiens et lycéens de quartier difficiles et je l’ai invité à y participer.

Le jour de la rencontre avec la classe de ma fille, j’appréhendais cette présentation comme un écolier qui passe un examen. Bien que préparé, au moment venu, saurais-je répondre à toutes les questions, de façon complète et compréhensible ? Ne vais-je pas les ennuyer ? Et très vite les « pourquoi-comment » ont démarré. Un peu surpris au départ par la précision des demandes, cette demi-journée s’est finalement très bien passée, j’ai été impressionné de l’intérêt qu’ont porté les écoliers sur mon métier et mon entreprise. Quant au collègue qui m’accompagnait, il n’a trouvé que des éloges à faire pour la classe. Il était lui aussi impressionné par la discipline, l’écoute, le respect et la sincérité de ces écoliers.

J’ai trouvé cette expérience intéressante et enrichissante, non seulement pour les enfants dans leur connaissance du monde du travail, mais encore pour moi-même, pour prendre conscience de leurs attentes ou de leurs perceptions parfois erronées.

Je pense que ce type d’expérience mérite d’être renouvelée et espère que de nouveaux parents, dans des professions très diverses, accepteront d’y participer.

Monsieur Guillermo LOPEZ

Ce que ne dit pas Monsieur Guillermo dans ce beau retour d’expérience, c’est la nature de ce fameux métier qu’il est venu nous présenter et l’aventure extraordinaire qu’il nous a fait partager. Machiniste à la RATP, non seulement Monsieur Guillermo nous a magnifiquement exposé son entreprise mais pour aller plus loin encore, il nous a embarqué au fil des rues de Paris dans un bus spécialement réservé pour la classe jusqu’au Terminus d’Aubervilliers. Là, nous avons visité les ateliers de remise en état, les entrepôts de matériel et les bureaux. Nous avons vu les bus par-dessous et par-dessus, en pièces détachées et en rénovation. Nous avons pénétré dans l’envers du décor…Oui, c’était un moment rare, exceptionnel. Pour sa fille, pour tous les enfants et pour moi-même. Merci Monsieur Guillermo. Merci pour cette passionnante et instructive demi-journée.

  • Bilan personnel de cette expérience:

Il est apparu, durant ce troisième trimestre, période de ce forum des métiers, une nouvelle cohésion de classe, une nouvelle ambiance, une nouvelle dynamique. Les vendredis, d’habitude si redoutés, sont devenus des points de rendez-vous attendus et appréciés de tous, et sur les trottoirs de l’école, on entendait des parents échanger sur leur expérience vécue en classe. Pour eux, comme pour moi, une autre manière d’envisager l’école et le partenariat éducatif venait d’émerger. Un partenariat fondé sur le partage des savoirs et des pouvoirs, sur la complémentarité des différents acteurs, sur la coopération entre les personnes, sur la base d’un co-apprentissage.

Parallèlement à cette initiative, ici même sur Blog Bleu Primaire, je donnais à voir les différentes expériences vécues en classe au fil du temps. Une façon pour moi de prolonger les échanges hors du cadre scolaire et de valoriser les interventions des parents. Investis d’un nouveau pouvoir d’agir, les parents et les enfants se sont associés à ce nouveau projet…qui demeure encore d’actualité.

J’ai été impressionnée de voir à quel point les parents se sont engagés dans leurs actions. Chaque intervention était ponctuée d’activités riches, diverses, concrètes et actives. Travail en petits groupes, mise en situation, jeux de rôles, activités créatrices…J’ai découvert des parents pédagogues…Et j’ai appris une foule de choses ! Tant de métiers, tant de talents, tant de compétences

  • Quelques exemples d’activités proposées, gérées et assumées par les parents :

Le forum des métiers s’est ouvert en la majeur…Avec le papa de Paul, chef d’orchestre nous avons parcouru les lignes d’une partition manuscrite géante, tenu la baguette et battu la mesure. Rythme et tempo se sont invités en classe et chaque enfant a pu s’essayer à l’exercice de ce métier « social » pour reprendre les termes de Monsieur Pellivani. Ecoute musicale bien sûr mais aussi et surtout discussion autour du métier de « chef ». Être chef, c’est accorder les yeux, les gestes, les oreilles et les cœurs de chacun pour offrir la plus belle interprétation possible. Belle leçon d’éducation musicale certes, mais plus encore, magnifique témoignage du vivre ensemble. Paul était fier et heureux de la présence de son père parmi nous. Très souvent en tournée autour du monde, ce matin là, il était en tournée à l’école, dans son école, dans sa classe. Un beau cadeau.

D’autres actions sont à découvrir en suivant ce lien: Forum des parents.

  • Limites de l’expérience :

De nombreux parents vivent des situations personnelles et professionnelles très complexes, certains sont au chômage ou ont décroché depuis plus ou moins longtemps de la sphère sociale et professionnelle. D’autres enfin ne maîtrisent pas suffisamment le français pour oser franchir la frontière scolaire et venir témoigner. Il est de la responsabilité de l’institution de trouver et d’inventer des passerelles qui leur permettront, eux aussi, de prendre la parole, d’exister, de valoriser ce qu’ils sont. En leur redonnant ce « pouvoir-être », on leur permettra à nouveau de se saisir de leur autorité éducative, de leur légitimité à éduquer, à accompagner leurs enfants, à jouer pleinement leur rôle de parent. Les parents n’ont pas déserté la sphère éducative. C’est l’image négative et dépréciative qu’on leur renvoie d’eux-mêmes qui les en éloigne peu à peu et pour certains les en exclue totalement. Un père sans activité professionnelle, une mère célibataire, une famille immigrée s’interdisent bien souvent d’exercer leur droit, leur devoir, leur pouvoir parental sous prétexte qu’ils se perçoivent comme illégitimes au regard des normes sociales, culturelles, scolaires…Ils pratiquent alors bien involontairement ce que je qualifierais  l’inconsciente autocensure éducative . En associant ces familles à des actions de co-éducation, en cessant de les exclure ou de les infantiliser, on travaille à resserrer les liens entre parents, enfants et enseignants et on offre aux jeunes un exemple de cohésion adulte et constructive, condition essentielle pour la confiance, le bien-être et la réussite des élèves…

  • Conclusion :

Avant même de parler d’orientation au second degré, il paraît incontournable de mener dès les petites classes des actions de découvertes, d’invitation, d’incitation. On apprécie souvent la saveur des choses après les avoir goûtées plusieurs fois…Comment peut-on imaginer choisir une voie professionnelle du jour au lendemain, sous prétexte qu’il est l’heure, qu’on a 16 ans et que l’institution a décidé pour vous que c’était  le moment? La vie professionnelle est une course au long court. Si elle se construit sur le tas chaque jour davantage, elle se prépare bien avant  l’âge limite requis . Attention, il n’est pas question ici de s’agiter dès le primaire autour de l’idée d’une pré-orientation précoce, ce serait se tromper à la fois d’objectif et de stratégie et faire fi de ce qu’est un enfant. Plutôt, il faut considérer cette période  primaire , comme une période privilégiée car propice à l’émerveillement et au questionnement ouvert et sans limite et s’en saisir ainsi pour multiplier les occasions d’éveil à l’environnement et d’incitation au rêve. La capacité d’ouverture du jeune enfant âgé de 7 à 11 ans est bien supérieure à celui de l’adolescent, focalisé quant à lui sur d’autres centres d’intérêt qui lui réclament alors toute son énergie…

Enfin, pour conclure ce témoignage j’insisterais à nouveau sur cette idée qu’on ne peut, qu’il s’agisse de la simple découverte des métiers au primaire et plus tard, de l’orientation au collège et au lycée, faire l’impasse ni sur la mutualisation des compétences collectives ni sur l’histoire personnelle de chacune des familles. C’est pourquoi il m’a paru utile de témoigner de ce type de dispositif impliquant les parents eux-mêmes. Dispositif très simple à mettre en place et fort éclairant dans de nombreux domaines. On y apprend des enfants, on y apprend des parents, on y apprend des autres et de soi-même.

On apprend à l’école, oui, mais on n’apprend pas qu’à l’école et surtout il est grand temps que l’école accepte, elle aussi, d’apprendre des autres…

C’est ce que j’ai tenté de faire vivre dans mon ouvrage

« Un projet pour repenser les relation parents-enseignants »

D’autres ressources sur le thème des relations parents-profs

1/ Le site de Jacques Nimier:

2/ Le réseau d’échanges de pratiques pédagogiques E.P.P.E.E

3/ Le magazine Psychologie.com

4/ Une vidéo de Philippe Meirieu sur Curiosphère

5/ Une interview de Jean-Louis AUDUC

6/ Un dossier complet sur le site EduScol

7/ Le site « Mieux vivre ensemble à l’école »

8/ Des liens sur EducaSource

9/ …A vous de nous signaler vos pratiques, vos questions et vos ressources

😉

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L’apprentissage des règles scolaires 1

16 04 2010

Le règlement scolaire ou l’histoire d’un grand malentendu

Lorsqu’ils découvrent un nouvel établissement, une nouvelle classe ou tout simplement un nouveau professeur, les élèves découvrent également de nouvelles règles de vie. De ce postulat qui relève de l’évidence, deux axes de réflexion bien souvent trop vite écartés me semblent pourtant incontournables. C’est pourquoi j’ouvre aujourd’hui une petite chronique consacrée à ce thème d’une actualité brûlante qu’est celui de l’autorité.

Le premier axe que nous  tenterons d’aborder aujourd’hui, concerne la manière dont l’adulte (enseignant ou responsable légal de l’enfant) va permettre au jeune de se saisir de ces règles qui pré-existent; règles inconditionnelles qui font figure de loi et qui fondent la pérennité de toute vie en collectivité. Le second axe privilégiera la façon dont le professeur peut engager les élèves dans la prescription de nouvelles règles auto-proclamées d’ordre public. Cette seconde voie donnera lieu à la mise en place de règles secondaires mais tout aussi essentielles tant pour le bon fonctionnement du groupe-classe au quotidien que pour l’éducation à la citoyenneté et l’exercice de la démocratie.

1/ Comment connaître la loi, comment la rendre accessible, lisible et compréhensible?

Curieusement, et sans doute justement parce qu’il s’agit d’une évidence pour eux-mêmes, les adultes ont tendance à considérer un peu trop vite et naïvement que la loi, parce qu’elle est cette chose si essentielle et incontournable pour vivre en société, relèverait de ces fameux pré-requis connus d’office par les jeunes. De la formule consacrée « Nul n’est sensé ignorer la loi » on arrive, un peu trop vite là encore, à cette croyance que l’enfant au contact de la collectivité, convoquerait de manière intuitive et innée les attitudes de respect, d’ordre et d’obéissance qui expriment l’acceptation et la reconnaissance des règles.

Mais pour ne point l’ignorer, encore faut-il à un moment ou à un autre en avoir pris connaissance et plus encore en avoir conscientisé les enjeux. Alors très vite et parce qu’on a autre chose à faire en classe et que le programme lui, n’attend pas, on se rassure et on répond à la question par un évitement tout légitime…On se dit qu’après tout, quelqu’un leur en a déjà certainement parlé, la maîtresse de l’année dernière ou les parents, premiers éducateurs; oui, quelqu’un s’en est forcément déjà chargé…D’ailleurs, pour pallier cet obstacle et mieux se décharger tout à fait de toute responsabilité, un règlement intérieur propre à chaque établissement est systématiquement distribué en début d’année à chaque famille qui le lit et le signe ou le signe sans le lire, ou le lit sans le lire à l’enfant, ou le lit et le signe sans le comprendre…

C’est vrai après tout, tant de papiers à lire et à signer en début d’année, multipliés par le nombre d’enfants…Ajoutez à cela un vocabulaire parfois obscur, même pour des parents lecteurs et francophones (et au fait..et les autres?) Additionnez également ici le nombre de paragraphes et de sous-paragraphes…Il faut l’avouer, ce document très officiel n’engage pas à une lecture très approfondie en famille. D’ailleurs, à la maison aussi on a autre chose à faire qu’à déchiffrer et décoder les interminables interdits prescrits dans la charte de bonne conduite…Et puis, on connaît la chanson par cœur, on nous distribue la même enveloppe garnie tous les ans! Le maître ou le directeur en reparlera bien avec eux en classe puisque finalement c’est de l’école qu’il s’agit! C’est leur affaire tout de même!

Bref, on comprendra ici très vite que cet outil sensé fixer le cadre de référence commun à chaque membre de la collectivité éducative (enseignant-élève-parent) se trouve malheureusement trop souvent à la source même des premiers quiproquos, des premières incompréhensions entraînant dans leurs sillages les premières situations conflictuelles. 

« Mais vous n’avez donc pas lu le règlement distribué en début d’année? Vous le copierez 10 fois! Cela vous permettra de l’apprendre jeune homme. « 

Punition…action-réaction…« C’est incroyable, l’institutrice de mon fils l’a cloîtré tout un mercredi après-midi pour recopier les 5 pages du règlement: 5X10=50 »...et encore le résultat ne tient pas compte de l’écart entre un texte dactylographié et un texte manuscrit…

Cette petite introduction qui ne répond pas encore à la question soulevée en 1/ pose néanmoins, me semble-t-il,  le décors de fond. Et si le ton, vous l’aurez noté, se veut volontairement décalé, c’est pour mieux laisser à l’humour une chance d’engager une vraie réflexion autour d’un sujet très sérieux.

La suite de cette chronique à paraître très bientôt.

Pour le moment j’ai assez parlé, je vous laisse la parole 😉

Quel temps prenons-nous avec nos élèves et avec les familles pour aborder ce fameux règlement?

Et avec nos enfants, comment nous y prenons-nous pour mettre en évidence les points clés d’un contrat d’autorité?

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L’école et les familles

29 03 2010

A vos agendas!

Conférence-débat autour du thème de la relation entre l’école et les familles

Où?

A l’Espace Brémontier

http://idata.over-blog.com/2/73/62/31/super-genial-dim.jpg

Un espace d‘accueil social, professionnel, culturel, ouvert à tous

à Paris

dans le 17è arrondissement (plan interactif joint)

http://www.google.fr/mapdata?CxXw6ekCHSkqIwAgIQwt8OnpAjUpKiMAQI4CSLkBUgJGUpABAsoBAmZy

Quand?

Mercredi prochain, 31 mars

A quelle heure?

De 20h30 à 22h…

Pour quel projet?

Pour envisager cette drôle d’alliance forcée comme

un partenariat pour dire et faire ensemble…

pour aborder des sujets qui vous touchent

pour questionner sans peur ni reproche

pour s’interroger à plusieurs

pour confronter des points de vue

pour partager des expériences

pour proposer des actions concrètes

pour se rencontrer en dehors du cadre obligatoire de l’école

pour sortir d’une relation de « parentdélève-enseignant »

et entrer dans une relation d’adulte à adulte


http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/1/5/9/9782206014951.jpg

Accès au Sommaire en un clic

N’hésitez pas à découvrir les autres articles parus sur le même thème

Alors…

à mercredi?

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😉




Parents partenaires

13 01 2010
  • Une jolie maison à visiter…Rencontre avec Anne Buisson
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Le site de l’association

Sur les bancs de l’école

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  • Je profite de cet article pour mettre également en avant une autre association qui œuvre pour le lien avec les familles. Il s’agit du Café des parents. De nombreuses rencontres et conférences y sont organisées. A noter dans vos agendas…la soirée du mardi 26 janvier pour mieux cerner les troubles d’apprentissage et le rôle de l’école. Pour en savoir davantage, n’hésitez pas à visiter leur site.






Enfants d’hier et de demain

21 09 2009

Aujourd’hui, dans cette « tribune libre », nouvelle catégorie du blog, je laisse la parole à Pierre Frackowiak qui nous fait part de sa dernière lecture…

Lettre aux grandes personnes sur les enfants d'aujourd'hui


Note de lecture

Lettre aux grandes personnes sur les enfants d’aujourd’hui

Philippe Meirieu

Editions Rue du Monde. Août 2009. 312 pages. 19,80 euros

Quels enfants allons-nous laisser au monde ?

Tous ceux qui s’intéressent à l’évolution de l’éducation auront au moins deux bonnes raisons d’aimer ce « Meirieu nouveau ».

La première raison sera cette question cruciale et déstabilisante : « Quels enfants allons-nous laisser au monde ? », une question neuve qui engage également parents, enseignants et la société toute entière. La question « Quel monde allons-nous laisser à nos enfants ? » est devenue banale, même si, au-delà de sa répétition sur tous les tons, les pouvoirs publics peinent à prendre les décisions que les réponses appellent. Philippe Meirieu ne la néglige pas. Il la rappelle même,  commentant les dégâts constatés sur la planète. Mais il lui adjoint une autre question qui, elle, n’est pas banale et nous interpelle fortement : « Quels enfants allons-nous laisser à notre monde ? ». Personne ne s’en préoccupe vraiment alors que l’incompréhension entre les générations s’accroît. Les conflits de générations ont fait l’objet de nombreux ouvrages psychologiques et de romans, mais le problème prend depuis quelques années une tout autre dimension. Il arrive de plus en plus souvent que les parents ne comprennent plus du tout leurs enfants, même quand ils les observent avec la plus grande indulgence dans le prisme de ce fameux conflit. Il arrive de plus en plus souvent que les enseignants soient démunis face aux attitudes des élèves, même dans des collèges huppés de centre ville, devant leur désintérêt face à la chose scolaire et devant leur contestation des pratiques, leur exigence de justice et de droit à   l’expression.

Les parents sont de plus en plus nombreux à souffrir, les enseignants sont de plus en plus nombreux à rencontrer des problèmes qui les laissent complètement démunis.

Comment réagir quand, dans une classe de 4ème de centre ville, au signal discret d’un élève, tous se mettent sous leur table ? Comment réagir quand des centaines de professeurs avouent confidentiellement qu’ils passent tout leur temps à tenter d’obtenir en vain le silence ? Comment les parents, informés, peuvent-ils réagir ? Quelle position adopter quand les récits de leur enfant tendent à les convaincre qu’ils auraient eu envie de faire la même chose dans les mêmes circonstances s’ils n’avaient été craintifs, disciplinés et obéissants comme la majorité des enfants de leur époque ?

La seconde raison est que pour la première fois peut-être dans la littérature pédagogique un expert, un pédagogue, un enseignant a le courage et la modestie de dire qu’il ne sait pas , que nous sommes les uns et les autres dans le même bateau et que nous cherchons tous les réponses et les attitudes les meilleures possible. On n’a pas encore bien compris dans le système éducatif français que l’une des raisons majeures de la difficulté à faire venir les parents à l’école et à faire se rencontrer utilement parents et enseignants, réside dans cette espèce de domination, de pouvoir, qu’exercent sans en avoir toujours conscience les enseignants sur les parents. Les enseignants expliquent, conseillent, recommandent, jugent et critiquent parfois comme s’ils savaient. Or, ils savent sans aucun doute, du moins peut-on l’espérer, enseigner aux élèves, transmettre leurs savoirs. Mais ils n’ont ni la compétence ni la légitimité pour expliquer aux parents ce qu’ils doivent et comment faire. Ils l’ont d’autant moins aujourd’hui qu’ils se heurtent aux mêmes problèmes avec leurs propres enfants et ne savent pas nécessairement mieux réagir que les parents de leurs élèves. Les injonctions ou incantations classiques (« Votre enfant ne travaille pas assez. Il faut le faire travailler. Il faut qu’il fasse ses devoirs et qu’ils apprennent ses leçons ») ne sont plus crédibles, elles sont inopérantes.

Comment réagir avec un enfant qui se moque des savoirs scolaires dont il ne voit pas le rapport avec ce qu’il sait par ailleurs, comment réagir avec un enfant conditionné par la publicité, accroché à son téléphone et à la télécommande, « scotché » à Internet, collé à la communication avec des nouveaux réseaux que nous ne connaissons pas, fasciné par la console de jeux, attiré par les expériences les plus dangereuses ? On se rend vite compte que l’autoritarisme, les menaces, les sanctions, les leçons de morale, les références au passé ne peuvent résoudre les problèmes. On commence d’ailleurs seulement à se rendre compte qu’il devient ridicule de penser qu’il faut revenir aux bonnes vieilles méthodes, isoler l’école de son environnement, sanctionner.

Il faut donc trouver d’autres voies pour que tous ceux qui sont concernés par l’éducation des enfants : parents, grands-parents, enseignants, élèves, partenaires, communiquent entre eux, s’écoutent, se comprennent, analysent ensemble les situations, cherchent ensemble les voies et moyens de réussir.

Philippe Meirieu nous entraîne dans une réflexion de très haut niveau et accessible à tous, y compris à des adolescents en ciblant par exemple le chapitres évoquant les modes vie actuels, leurs modes de vie, avec différentes perspectives complémentaires : historique, philosophique, juridique, pédagogique…

On ne peut parler de l’avenir sans se référer au passé et sans analyser l’évolution des conceptions et des enjeux. En moins de 100 pages, il retrace magistralement, sans concession et sans procès, l’histoire de la place de l’enfant dans la société, dans la famille, dans les apprentissages. Appuyant sa démonstration sur les travaux de Philippe Ariès, il passe en revue les grands penseurs qui ont marqué l’histoire de l’éducation. Comme il aime le faire, il évoque Coménius, Jean-Jacques Rousseau, Paulo Freire, Célestin Freinet, Ferrière, Dewey, Montessori, etc. En 66 pages, il présente et analyse la convention internationale des droits de l’enfant sous tous ses aspects et ouvre la réflexion sur le droit à connaître ses origines, la parentalité biologique et la parentalité psychologique, la justice des mineurs, la liberté d’expression des enfants… En 90 pages, il propose au débat et à la réflexion collective des pistes à explorer pour inventer. Il propose notamment une « révolution copernicienne en éducation » :

« Les temps d’incertitude ne doivent pas être des temps de renoncement. Et c’est bien là notre problème. Ce n’est pas parce que nous ignorons de quoi demain sera fait que nous devons abdiquer toute ambition éducative. Bien au contraire ! Mais – et nous n’avons pas encore vraiment mesuré l’ampleur du changement que cela constitue – éduquer devient infiniment plus difficile dans un monde qui, selon la formule de Milan Kundera, « s’avance dans le vide ». A bien des égards, même, l’acte éducatif change de sens : alors qu’il se nourrissait traditionnellement d’un passé qu’il s’agissait de prolonger, il doit aujourd’hui s’inspirer d’un futur que nous ne sommes pas capables d’anticiper. »

Philippe Meirieu pose la question : « A quoi éduquer nos enfants ? ». Ses réflexions, ses propositions à débattre, sont aux antipodes des « nouveaux vieux programmes » de M. Darcos et des comportements traditionnels des co-éducateurs. Apprendre à différer, apprendre à entrer dans le symbolique et la culture, apprendre à parler et à pense juste, apprendre à habiter le monde, apprendre à exercer sa responsabilité individuelle et collective. Nous sommes dans la perspective d’une éducation globale émancipatrice fondée sur la liberté et la démocratie et faisant le pari de l’intelligence.

S’adressant à toutes « les grandes personnes », Philippe Meirieu rappelle que nous sommes embarqués et qu’il nous faut avancer au risque de sombrer corps et biens. Avancer. Ne pas reculer. Ne pas se réfugier dans la nostalgie du passé. Pour avancer ensemble, il nous faut un cap : « Eduquer nos enfants pour qu’ils deviennent capables de faire fonctionner, de renouveler et d’étendre nos institutions démocratiques. Il nous faut des balises… Il nous faut une détermination : celle de créer sans relâche des situations éducatives, à l’école, dans la cité, dans la famille, qui permettent à nos enfants d’avoir prise sur leur histoire, sur notre Histoire. »

Philippe Meirieu n’a pas toutes les réponses. Il est, comme nous, habité par l’inquiétude et taraudé par le doute. Mais il donne un cap. Malgré les difficultés et les tempêtes, il ne quitte pas le navire et veut associer toutes les grandes personnes au grand voyage de l’éducation du futur.

Pierre Frackowiak

Merci Pierre pour cet envoi et ce partage. Pour ma part je n’ai pas encore lu l’ouvrage de Philippe MEIRIEU mais cette note de lecture m’y invite grandement!

Je retiens entre autre ces quelques lignes…

« Il faut donc trouver d’autres voies pour que tous ceux qui sont concernés par l’éducation des enfants : parents, grands-parents, enseignants, élèves, partenaires, communiquent entre eux, s’écoutent, se comprennent, analysent ensemble les situations, cherchent ensemble les voies et moyens de réussir. »




Promouvoir une éducation durable

11 07 2009

Dans un article du Figaro daté du 10 juillet 2009, Alain Bentolila, éminent linguiste et principal concepteur des nouveaux programmes, s’intéresse aux relations entre la famille et l’école. De la linguistique au projet éducatif…Il fallait y penser!

Quel bonheur de retouver sous votre plume ces idées qui me sont chères et que je défends sur ce blog depuis sa création.

Je vous cite…

« Il est urgent de repenser les liens entre l’école et les familles…pour créer cet espace commun de coopération culurelle et éducative…il faut qu’un vrai projet soit proposé….afin de ne laisser aucun des enfants de ce pays sur le bord du chemin…Il est grand temps d’agir…il faut que parents et enseignants se décident à définir les termes d’une compatibilité entre école et famille…c’est dans une telle perspective que devraient être créer des « écoles de parents »: on y apprendrait à construire des ponts entre savoirs scolaires et vie familiale…nous ne gagnerons pas la bataille contre l’échec scolaire en dressant parents et enseignants les uns contre les autres…l’avenir de nos enfants mérite que l’on réunisse famille et école dans un même élan républicain sans les confondre ni les opposer…une même intelligence doit proposer aux parents et aux enseignants les termes d’un nouveau pacte qui les rendrait collectivement responsables de porter au plus haut degré d’exigence la formation intellectuelle des élèves-enfants « .

Et bien Monsieur Bentolila, la petite enseignante que je suis se voit très honorée du fait que vous vous fassiez l’écho de ces propos. Il m’avait déjà semblé reconnaître quelques-unes de ces formules dans le dernier chapitre d’un de vos récents ouvrages…Certes, les idées n’appartiennent à personne; elles vont et viennent au gré de ceux qui les énoncent, les traduisent, les interprètent, les adaptent. Qu’un homme de votre renommée reconnaisse (quelques mois après avoir sans doute lu un manuscrit que je soumettais à votre regard critique et dont je n’ai jamais eu de retour) la valeur et l’utilité d’un tel pacte républicain me réjouit!

Est-il utopique de penser que vous auriez pu me répondre, comme d’autres l’ont fait, et non des moindres. J’aurais volontiers échangé en toute humilité quelques idées avec vous. Mais j’imagine aisément qu’un homme de votre stature, régulièrement courtisé et sollicité en permanence, ait à gérer avec soin son agenda et à choisir avec prudence ses interlocuteurs!

C’est pourquoi je ne jouerai pas avec vous la fable du pot de terre contre le pot de fer. Je saisis juste ma souris blogueuse au vol et souhaite que nos idées soient lues, comprises et partagées par le plus grand nombre. Bien évidemment, il reste certains points que vous évoquez dans cet article sur lesquels je reste prudente, notamment lorsque vous affirmez que l’école maternelle fournit aujourd’hui une réponse inadaptée aux besoins des jeunes enfants. Ainsi voilà une nouvelle occasion de nous rencontrer et d’en reparler!

Quand vous le voulez, où vous le souhaitez, je reste solidaire d’un dialogue à construire.

En attendant, c’est avec plaisir que je vous invite à (re)lire mon ouvrage. Et oui, figurez-vous que mon « Projet pour repenser les relations parents-enseignants » est paru en avril dernier, après divers remaniements. En voici la couverture:

Vous y retrouverez un grand nombre des termes et des concepts que vous abordez dans votre article. Dans mon ouvrage, j’ai pris soin de les développer en faisant le pari de cette « éducation durable » à laquelle votre article est dédié.

En vous souhaitant bonne lecture!




Parents-enseignants, vers un partenariat possible?

15 04 2009

Sortie officielle!

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Sur Amazon.fr

Disponible également dans toutes les librairies

Présentation du contenu:

SOMMAIRE

PRÉAMBULE: une collection, un état d’esprit

INTRODUCTION: les problématiques en questions

1. DIALOGUER…cela s’apprend!

– L’enseignant: derrière le professionnel, un individu

– Transformer le destinataire en partenaire

– Établir des ponts de communication

– Mettre en place des outils

– Communiquer pour créer, construire et développer

2. Un partenariat pour DIRE et FAIRE ensemble

– Faire un état des lieux de la structure scolaire

– Définir conjointement les manques et les besoins

– Organiser une méthodologie commune

– Gérer les compétences et le rôle de chacun

– Accompagner et soutenir les différents partenaires

3. L’ENFANT-ÉLÈVE en association avec les PARENTS

– L’élève au cœur du système: une radio d’école

– Spécificité, complémentarité, participation autour d’un spectacle

– Autonomie et responsabilisation: un voyage scolaire

– Génération internet pour bloguer l’école et la famille

– De la semaine de la presse au journal d’école

4. TRANSVERSALITÉ, COOPÉRATION et APPRENTISSAGES SCOLAIRES

– Sortir l’école de son étau mental

– Relier les sphères affectives, sociales et cognitives

– Installer les apprentissages dans une réalité concrète

– Un grand pas vers la citoyenneté et et l’autonomie

– Inscrire la scolarité dans une dimension humaine, culturelle et intellectuelle.

CONCLUSION: 5 points d’entrée pour une nouvelle CHARTE ÉDUCATIVE

Qu’en pense le Café pédagogique?

Recommandé par Cap Canal




Repenser la relation parents-enseignants

10 03 2009

A Paraître le 15 avril prochain!

Mon tout premier livre!

Oui, je sais… cela veut dire qu’il vous faudra attendre 1 mois…

Mais quand on aime…l’attente fait partie du plaisir!

Disponible dès à présent sur Amazon.fr

Cette collection, dirigée par Gérard De Vecchi aborde les questions d’éducation de façon transversale ou bien par thème. Outre les nécessaires réflexions théoriques sur le sujet, vous trouverez également dans cet ouvrage des pistes pratiques et des outils concrets. En marge du texte, des remarques guident l’utilisateur pour se repérer facilement. De plus, le niveau d’adaptation au cycle de l’école ou du collège est toujours précisé.


Par d’autres auteurs et déjà parus dans la même collection « Un projet pour… »

Philosopher à l’école

Favoriser la relation maître-élèves

Enseigner le travail de groupe

Éduquer à la citoyenneté

Faire vivre des démarches expérimentales

Articuler production d’écrit et grammaire

Enseigner par situations-problèmes

Traiter les programmes avec plus de sérénité

Rendre les élèves acteurs de leurs apprentissages

Mettre les TICE eu service des apprentissages

Travailler l’image et les médias

Éduquer au développement durable

Aborder « le socle commun de connaissances et de compétences »

Enseigner intelligemment l’orthographe

Enseigner le calcul mental

Une collection colorée, vivante, et pratique dont chaque ouvrage fait une petite centaine de pages. Lisible en une soirée!

Plus qu’une collection, un état d’esprit…

J’ai pour ma part eu beaucoup de plaisir à travailler avec Gérard De Vecchi.

Merci Gérard!