Des outils pour mieux apprendre

26 09 2011

« A partir de travaux et d’expériences développés en Europe de l’Est puis aux Etats-Unis et en Australie, le « mieux-apprendre » propose une approche théorique et pratique en cohérence avec la personnalité de celui qui apprend et la personnalité de celui qui transmet.
Cette approche s’appuie autant sur un bon sens parfois oublié que sur les travaux de chercheurs et de pédagogues. Elle fait découvrir qu’apprendre n’est pas forcément une question de mémoire, de prédispositions ou d’intelligence. Il s’agit surtout de mieux utiliser nos facultés naturelles à travers un processus et un environnement adaptés.
A travers des outils simples, cette approche plus naturelle du fait d’apprendre permet de (re)trouver plaisir, confiance en soi, et une meilleure relation à soi-même et aux autres. » Source: Mieux-apprendre.com

Dans le cadre de ma formation au titre universitaire de formateur, entamé début 2009, et en parallèle des actions de formation que je mets en place à la demande d’équipes d’école ici ou là, il m’est demandé de suivre un certain nombre de modules obligatoires délivrés par les organismes institutionnels comme le CEPEC de Lyon, l’ISP-Faculté d’éducation de Paris et son homologue, l’IFUCOM d’Angers.

Ainsi, formation et pérégrination sont deux mots que je vis et expérimente depuis quelques mois déjà. Je dirais même plus, l’un ne va plus sans l’autre, ils sont devenus indissociables, ce qui n’est pas pour me déplaire, je l’avoue.

Pour autant, le monde de la formation ne s’arrêtant pas aux frontières de l’éducation nationale ni à celui des instituts missionnés, j’ai décidé cette année d’opter également pour un parcours professionnel élargi, en marge des chemins traditionnels. C’est ainsi que depuis quelques temps, je me suis penchée sur les travaux de Bruno Hourst et de son équipe du Mieux Apprendre.

 

 

S’intéresser à l’étude des intelligences multiples, à l’approche des techniques de lecture active ou encore à celle des stratégies de mémorisation, c’est s’intéresser d’un peu plus près à tout ce qui touche à l’apprentissage, et donc à l’enseignement, dans une optique d’ouverture, de mobilisation et de développement des ressources et des compétences propres à chacun; ressources souvent mal exploitées car ignorées.

Chaque apprenant est doté de circuits cognitifs qui lui sont personnels. Mieux les connaître et mieux se connaître, c’est faire le pari d’une optimisation des savoirs-faire de chacun en vue de la mise en place d’une pédagogie différenciée qui optera, non pas sur la démultiplication des « niveaux » d’apprentissage, mais plutôt sur un apport diversifié d’approches facilitant une meilleure prise en compte des particularités et des parcours de chacun. Tirer le meilleur parti de la diversité dans une démarche pédagogique, tel est l’enjeu.

C’est ainsi que jeudi et vendredi prochain, j’ai la grande chance de participer aux ateliers proposés par Bruno Hourst et son équipe. Deux jours entiers consacrés aux techniques du Mieux apprendre, ce serait dommage de passer à côté, vous ne trouvez pas 😉

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A propos du qu’en dira-t-on…

15 03 2011

Carême pédagogique 2011

Jour 7

Pensée 7


Quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise, on a toujours tort.

A moins qu’on ait raison d’avoir tort

et tort de croire qu’il ne faut pas oser.

Oser dire, croire et faire contre l’opinion.


Il était une fois…

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Un conte vaut parfois mieux que cent discours 😉

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Enquête philosophique sur le bonheur

14 03 2011

Carême pédagogique 2011

Jour 6

Pensée 6

Le bonheur est -il un état d’esprit, une qualité, une vertu, un don?

Est-il une simple vue de l’esprit que l‘homme aurait inventée pour supporter l’inexorable fin de son existence?

Peut-on le chercher, et si par bonheur, on le trouve, est-il possible de le garder comme on protège un bien précieux?

Est-il d’ailleurs un bien? Peut-on veiller sur lui et le préserver tel l’homme, depuis qu’il l’a découvert, a su entretenir le feu?

Le bonheur tient-il davantage de l’avoir, de l’être, de l’agir?

Le bonheur peut-il continuer de se vivre sitôt qu’il disparaît par le seul fait que la mémoire le rend encore tangible?

Est-il évaluable? quantifiable?

S’il est une vertu, comment s’acquiert-elle?

S’il est un don, certains sont-ils plus dotés et doués que d’autres?

S’il est un bien, comment le partager?

S’il n’est que pure illusion, par quoi le remplacer?

Et puis d’ailleurs, le bonheur est-il obligatoire? Est-il une condition inconditionnelle de la réussite d’une vie d’homme?

Ne sont-ce pas là des questions fondamentales à évoquer en classe avec nos élèves, à l’heure où les vrais faux marchands de faux vrai bonheur ont partout envahi nos espaces de vie?

A débattre et à

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â côté d’un rêve…

11 03 2011

Carême pédagogique

Jour 3

Pensée 3

« C’est une chose souvent éprouvée : cet abîme entre un savoir lourd, embaumé dans les livres ou les morales, et l’humeur aérienne de la vie qui va. On peut ainsi être instruit de tout, et passer sa vie dans l’ignorance absolue de la vie. Ce ne sont pas les livres qui sont en cause, mais la parcimonie d’un désir, l’étroitesse d’un rêve. »

(« Le huitième jour de la semaine » C. Bobin)

lundi: je rêverai je rêverai je rêverai je rêverai…

Mardi: tu rêvas tu rêvas tu rêvas tu rêvas…

Mercredi: il rêvait il rêvait il rêvait il rêvait…

Jeudi: nous avons rêvé nous avons rêvé nous avons rêvé nous avons rêvé…

Vendredi: vous aurez rêvé vous aurez rêvé vous aurez rêvé vous aurez rêvé…

Samedi: ils avaient rêvé ils avaient rêvé ils avaient rêvé ils avaient rêvé…

Dimanche: elles eurent rêvé elles eurent rêvé elles eurent rêvé elles eurent rêvé…

  • Le huitième jour de la semaine : Il est trop tard pour rêver au présent de l’indicatif! Le temps s’en est allé 🙁

Lorsqu’à l’école on apprend certains verbes

apprenons d’abord à les vivre

avant de les conjuguer

pour éviter de passer

à côté d’un rêve

Bonne journée donc!

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Le courage s’apprend-il?

10 03 2011

Carême pédagogique 2011

Jour 2

Pensée 2:

 » Le courage aboutit à son propre commencement…les courageux sont ceux qui ont l’art de commencer…on n’apprend pas à commencer, pour commencer, il faut simplement du courage. »

Vladimir Jankélévitch

Ce courage là peut-il s’enseigner? se transmettre? le vouloir précède-t-il le pouvoir? ou bien est-ce dans l’agir que le courage prend vie?

Question philosophique de premier ordre me semble-t-il tant elle se pose à nous, chaque jour, qu’on soit adulte, qu’on soit enfant, qu’on soit enseignant, qu’on soit parent et tant elle prépare à la vie, à ses heurts, aux choix qu’elle nous offrira ou que nous provoquerons, à la mort qui nous attend, inévitablement.

Si apprendre le courage, c’est accepter d’éprouver au quotidien la frustration des petits renoncements, enseigner le courage, consisterait-il, par un effet de mise en abime, à accepter, sans pour autant ne jamais renoncer, de n’être pas pleinement en capacité de conduire comme nous le souhaiterions, notre enseignement auprès des enfants qui nous sont confiés, dans un temps donné et dans un cadre requis?

Enseigner, c’est être confronté chaque jour à nos limites, à notre petitesse d’homme, à notre ignorance professionnelle, et malgré tout, revenir chaque lendemain, recommencer inexorablement, croire passionnément en la capacité de l’autre, en son courage.

Provoquer le courage, reconnaître le courage de l’enfant, dans la moindre petite activité apparemment insignifiante à nos yeux, ne sont-elles pas des attitudes  éducatives fondamentales dans un monde où l’immédiateté, l’efficacité, le plaisir et le culte du résultat sont vantés comme autant de récompense et de mérite?

Apprendre, c’est prendre le risque de ne pas comprendre; il faut du courage pour cela.

Enseigner, c’est oser prendre le risque de n’être pas compris, de se tromper; il faut aussi du courage pour cela, non?

A débattre, de manière éthique et responsable 😉


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Carême pédagogique 2011 (J1)

9 03 2011

Petit clin d’œil pédagogique à notre calendrier du jour, en ce mercredi d’ouverture du Carême 2011, je vous propose une nouvelle chronique intitulée Carême pédagogique. Il s’agira, jour après jour, de nous retrouver ici même, de nous poser quelques instants de manière à partager ensemble une pensée personnelle, un précepte, une règle de conduite professionnelle, une citation, un proverbe, un dicton, une réflexion, un aphorisme, un adage, bref, un extrait de notre substantifique moelle pédagogique nous tenant particulièrement à cœur mais qui n’en demeure pas moins si difficile et parois même impossible à incarner au quotidien.

Entre ce que l’on croit, ce que l’on pense, ce que l’on dit, ce que l’on fait et ce vers quoi on tend, les écarts et les paradoxes sont malgré tout inévitables. Le manque de temps, l’usure du quotidien, la part des affects, la tentation de la routine, la surcharge de travail, etc sont autant de bonnes mauvaises raisons de mettre de côté les valeurs humaines et éducatives auxquelles nous sommes pourtant profondément attachés, et ce, quels que soient notre religion, notre athéisme, notre appartenance politique, culturelle ou sociale, car ce dont il est question bien avant tout, c’est de notre référence commune à des valeurs humanistes qui transcendent, elles, nos différences humaines.

Ainsi, de manière à nous rappeler à notre sens éthique et professionnel, je vous inviterai chaque jour, le temps d’une courte pause numérique, non pas à une célébration de pénitence collective (  🙁  ) mais plutôt à ce que j’appellerai une brève analyse de nos pratiques éthiques.

Qu’en pensez-vous?

Jour 1:

Pensée 1:

Éduquer, c’est renoncer à nos propres rêves d’excellence pour permettre à l‘enfant d’accéder à son excellence propre.


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Un blog pour quoi faire? (Partie 2)

19 12 2010
  • Utiliser l’outil numérique en situation

Avec un portfolio numérique on utilise l’outil comme média pédagogique et formatif. Les élèves valident ainsi le B2I avec derrière un véritable enjeu d’apprentissages variés. Il ne s’agit pas d’une utilité purement technicienne mais d’une pratique sociale visant des apprentissages fondamentaux comme la lecture, la communication, la production d’écrit, etc.

  • Se servir de la langue française dans sa fonction de communication

Écrire un texte pour la seule maîtresse, ne jamais avoir d’autre retour qu’une correction, aussi précise soit-elle, est-ce là une démarche sensée lorsqu’il s’agit d’écriture? Publier sur un blog, c’est écrire pour une multitude de lecteurs potentiels. Cela change considérablement la donne.

  • Partager ses lectures et ses passions

Apprendre et partager; partager pour avoir envie d’apprendre davantage encore, tel est le cercle vertueux initié grâce au blog de classe.

  • Rédiger des articles sur des sujets variés

Les enfants étant invités à rédiger de petits textes en relation avec de nombreux types de lectures ou domaines d’intérêt, le blog devient ainsi une véritable plateforme multi-culturelle. Blog et cyberculture!

  •  Jouer et interagir entre pairs

Sur le blog, les élèves se retrouvent, ils se lisent, rebondissent sur les articles écrits par leurs pairs. Ils n’écrivent et ne lisent plus plus pour le seul compte du maître mais pour être lus et se commenter eux-mêmes et entre eux.

  • Être auteur, acteur, rédacteur, commentateur, administrateur

Plusieurs attitudes, capacités et compétences sont ici sollicitées en situation. Auteurs, ils rédigent. Acteurs, ils agissent. Rédacteurs, ils publient. Commentateurs, ils réagissent. Administrateurs, ils apprennent à gérer l’administration du blog.

  • Ecrire, lire, écrire, lire….

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Références utiles et citées:

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Un blog de classe pour quoi faire? (partie 1)

17 11 2010

Un blog de classe pour quoi faire? La question peut paraître saugrenue pour les uns, impertinente pour d’autres, sans intérêt pour certains. Travaillant depuis tout  juste trois ans avec ce type de support numérique, j’avais envie d’en donner un feed-back non exhaustif mais ancré dans ma réalité quotidienne de vie de classe.

Alors, notre Cuturo-blog de classe, que permet-il d’autre qui ne soit pas possible sans lui? Qu’offre-t-il de différent de ce qu’offre déjà la classe? Voici quelques éléments de réflexion que je soumets volontiers à vos propres réflexions, analyses et expérimentations.

  • s’exprimer dans et hors de la classe,

Qu’il s’agisse de relation pédagogique, de relations entre pairs ou de relations aux savoirs, la dimension relationnelle se révèle essentielle et incontournable dans une vie de classe. On parle beaucoup d’individualisation dans le milieu de la formation; j »aime de moins en moins ce mot, je l’avoue bien volontiers. Il efface la personne et contourne le collectif. Au terme d’individualisation je préfère nettement celui de personnalisation. On y reconnaît davantage l’existence de la personne en lien avec l’existence du groupe auquel elle appartient. On apprend toujours seul mais jamais sans les autres est un des leitmotivs de Philippe Carré. Je l’expérimente pour ma part chaque jour en classe avec mes élèves. Le blog de classe permet à cette personnalisation de la relation de se poursuivre dans un espace-temps autre que celui de la classe. La relation ainsi que l’expression de cette relation sont au cœur du dispositif d’apprentissage; elles sont au cœur même de l’acte d’apprendre.  Qu’elle soit orale ou écrite, l’expression est un des modes relationnels qui favorise la mise en place d’un apprentissage dynamique, évolutif, vivant, incarné. Développer et organiser cette expression au sein de la classe est une des choses les plus délicates à  gérer pour un enseignant. Qui questionne? Qui répond? Qui propose? Qui exprime et s’exprime? Bien souvent…ce sont toujours les mêmes, avec en exergue la parole de l’enseignant trônant sur l’estrade.

Lorsque la première année j’ai mis en ligne notre premier blog de classe, j’ai progressivement vu s’établir de nouveaux flux de communication, de nouvelles formes d’interaction, de nouveaux espaces d’expression plus propices pour certains à l’expression de soi. Soi et les autres. Soi au sein d’un collectif numérique, mais non moins réel pour autant. Un collectif moins intimidant, moins impressionnant sans doute pour certains enfants plus timides, plus inhibés, moins confiants. Quelle que soit l’importance de l’enjeu éducatif, on ne peut forcer un enfant ni à apprendre, ni à entrer en relation, ni à s’exprimer. On ne peut que l’y inviter, lui tendre chaque jour la main, lui exprimer notre présence et lui signifier son existence. Et puis, peut-être, sans doute, sans aucun doute, un jour, on le verra entrer dans la danse. C’est ce que j’ai pu en effet constater et expérimenter via le blog de classe. J’y ai vu, lu et entendu des enfants qui peinaient à s’exprimer en tant qu’élève et qui peu à peu, à leur rythme, via un espace autre que celui de la classe, de l’école, du cadre institutionnel, se sont autorisés à se construire une identité d’élève . Le blog de classe a cette particularité de représenter la classe sans pour autant en imposer le cadre. Ni obligation de lieu, ni obligation d’horaire, ni obligation de contenu, ni obligation de résultat, ni obligation de présence. Et pourtant…ils sont là, ils y reviennent, ils en redemandent. Intéressant je trouve…

  • établir un lien entre l’école et la maison

Véritable portfolio numérique, le blog de classe, est une porte ouverte sur ce qui se vit et se fait en classe. Les parents, les amis, la famille peuvent ainsi prendre part à un espace-temps généralement clos et mystérieux qui leur est de fait interdit par des contraintes tant exogènes qu’endogènes: disponibilité des uns, emploi du temps des autres, règlement intérieur des établissements, architecture spatiale limitée, sont autant d’obstacles à la mise en place de lieux ouverts propices aux échanges entre les familles et l‘institution. Le blog de classe, lui,  permet cet autre lieu, il permet une relative perméabilité entre deux sphères généralement considérées par l’une comme par l’autre comme territoires infranchissables, inatteignables, voire non autorisés.

Le blog de classe établit ce que j’appelle une passerelle virtuelle. C‘est sans doute mon petit côté claustrophobe, je n’ai jamais aimé les portes fermées, mais c’est davantage évidemment. Derrière cette idée de passerelle, il y a la conviction, là encore, qu’une meilleure communication entre l’école et la famille ne peut que favoriser la confiance réciproque, première pierre d’un pacte éducatif à double entrée. Triple entrée devrais-je dire car l’enfant-élève est un des co-signataires de ce contrat éducatif. Le blog de classe permet ainsi non seulement d’éclairer les contours de la boîte noire que représente la classe, en y laissant entrer un peu de transparence et de couleur mais également il permet aux enfants d’être eux-mêmes au carrefour de ce lieu de transition et de transfert des savoirs. Ce sont eux les passeurs, les transmetteurs; ce sont eux qui gèrent, en fonction de leurs souhaits, le débit et le contenu de ce qu’ils considèrent comme utile, lisible, audible et recevable. Rien n’est imposé. C’est un principe de base et qui fonde de plus en plus, là encore je l’avoue bien volontiers, l’essence de ma pédagogie.

  • créer une identité de classe

Le blog de classe, tel que nous le pratiquons depuis trois ans, peut être assimilé à ce que l’on nomme également un portfolio de présentation. Notre blog, c’est nous, c’est notre classe toute entière et c’est chacun de ses éléments en particulier, lié entre eux dans une entreprise collective. C’est une galerie numérique et permanente de travaux et d’échanges incarnant à la fois le travail de chacun mais aussi la réalisation d’un projet collectif co-construit tout au long de l’année. Chaque année, les groupes-classe se font et se défont au gré des répartitions, des déménagements, des nouvelles inscriptions. Chaque année, il faut reconstituer une nouvelle dynamique de groupe, retrouver un nouvel élan propre à chaque profil de classe, chercher et trouver un projet particulier qui fera sens pour les élèves et donnera du sens à leur quotidien.  Sans  ce sens, il est bien difficile de trouver la motivation et l’appétence nécessaires à l’engagement scolaire.

Le blog de classe, de ce point de vue a largement dépassé mes espérances. Non seulement il génère l’adhésion de tous, mais il va bien au-delà puisque les années passant, les anciens élèves continuent de s’y sentir chez eux même lorsqu’ils ont changé d’établissement! Certes d’une année sur l’autre le blog évolue, en lien avec les besoins particuliers et le caractère propre à la classe, caractère qui chaque année diffère de la précédente. C’est ce qui fait la saveur de ce métier. Rien n’est jamais pareil. Le blog de notre classe, c’est notre travail, c’est notre fierté, c’est notre identité commune. Cette identité de classe est fondamentale pour envisager la mise en place des apprentissages. La classe est d’abord un lieu de vie et c’est parce qu’elle est un lieu de vie qu’elle peut devenir un lieu d’apprentissage. De cela, je reste convaincue.

  • valoriser le travail des élèves

Sur un blog de classe, on ne publie pas n’importe quoi, n’importe comment. En amont, un travail personnel de lecture, de rédaction, de présentation, de choix et de sélection des travaux est co-constitué par les enfants et l’enseignant. A l’heure où l’on parle de développement des compétences autant que des savoirs, à l’heure où l’échec scolaire est quotidiennement affiché aux yeux des élèves qui eux, tentent avec ardeur de donner le meilleur de ce qu’ils peuvent, la valorisation de leur travail et de leur réussite me semble la moindre des choses. Croire en ses élèves, en leurs capacités de progrès, en leurs facultés encore toute naissantes n’est-ce pas une posture fondamentale pour tout enseignant, pour tout éducateur? C’est une question de respect, d’éthique et de solidarité envers eux. La motivation entraîne l’envie; le goût entraîne le plaisir; la reconnaissance entraîne l’engagement, la réussite entraîne la réussite…Le blog de classe, parce qu’il donne à voir le fruit de leur travail permet ce cercle vertueux, pourquoi s’en priver?

Dans un très prochain article, j’aborderai d’autres aspects qui font la particularité du blog de classe. J’y évoquerai, entre autre, la validation du B2I en situation, les activités en lien avec la maîtrise de la langue française, le rapport incontournable aujourd’hui entre les apprentissages et l’usage du numérique. Nous savions déjà que les intelligences étaient multiples. Nous découvrons aujourd’hui, avec l’apparition du numérique qui nous condamne à être intelligent pour reprendre les mots de Michel Serre, que nos rapports à la connaissance et aux modes d’apprentissage s’en trouvent complexifiés et sans aucun doute démultipliés. L’école peut-elle restée sourde, aveugle, muette?

@ suivre 😉

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Pour se présenter

2 09 2010

photo-portrait par David Batch

Se présenter n’est pas chose aisée, loin s’en faut!

Ni pour l’enfant ni pour l’adulte d’ailleurs!

Que dire de soi? Qui l’on est? Ce que l’on fait? D’où l’on vient?

Que ce soit lors d’un entretien professionnel, d’un dîner chez des amis,  d’un stage ponctuel ou tout simplement, restons d’actualité, d’une rentrée des classes, on est souvent bien embrassé pour trouver les mots justes qui vont dire, en quelques secondes, l’essentiel de soi…Et lorsqu’on entend un peu partout qu’on n’a pas deux fois l’occasion de faire une première bonne impression, on comprendra tout de suite l’énorme vertige provoqué par ces quelques mots anodins…

« Voudriez-vous en quelques mots vous présentez s’il vous plaît? »

En classe, lors des premiers jours, c’est l’occasion de se redécouvrir les uns les autres ou d’accueillir de nouveaux venus. Il existe un grand nombre d’entrées plus ou moins ludiques, formelles, traditionnelles voire culturelles pour ce type d’exercice. Car il s’agit bien d’un véritable  exercice tant il mobilise des compétences à la fois fines et complexes qui relèvent du registre de la langue (choix des mots, syntaxe, sens, etc) comme de celui du champ psycho-socio-affectif (soi face aux autres).

Cette année j’ai décidé d’opter pour une activité nouvelle que je n’ai encore jamais testée en classe mais que j’ai vécue récemment dans le cadre d’une formation animée par Isabelle JACOB à laquelle j’ai eu la joie de participer.

En voici une fiche pédagogique qui me permet d’inaugurer sur le blog une nouvelle rubrique intitulée « Cahier journal ».

Cycle: 3 (enfants de 8, 9 et 10 ans)

Activité: se présenter en quelques phrases à l’aide d’un support imagé

Dispositif:

  • 6 groupes de 5 élèves dans un premier temps
  • grand groupe collectif dans un 2ème temps

Domaine d’étude: Langage oral

Compétences:

  • être capable de (se) raconter et (se) décrire
  • demander et prendre la parole à bon escient

Matériel: 31 cartes images (1 par personne présente + l’enseignant)

Organisation spatiale: petits paquets de 5 chaises en vis-à-vis (en classe ou dans la cour selon le temps)

Déroulement:

1er temps: 25/30 minutes environ

  • faire piocher à chaque enfant  une image face cachée (en piocher une soi-même)
  • laisser un temps à chacun pour découvrir et s’approprier l’image
  • en petit groupe et à tour de rôle dire en quoi cette image parle de vous
  • laisser chacun s’exprimer sans interrompre ni poser de question en retour

2ème temps: 15/20 minutes environ

  • revenir au grand groupe en classe
  • demander à 1 volontaire par groupe de venir raconter l’expérience vécue dans le petit groupe
  • laisser la possibilité au groupe classe de poser des questions

Dernier temps: l’enseignant se livre à l’exercice à son tour. Variable: il pourra commencer la séance par sa propre présentation en guise d’exemple.

Et voilà, demain, je vous raconterai via les commentaires le résultat de l’opération!

@ 2 mains donc 😉


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Les sciences à l’école par André GIORDAN

29 07 2010

André GIORDAN, instituteur, professeur de collège et de lycée, directeur de recherche à l’INRP et au CNRS en France, chargé de cours à Paris VII, est élu Professeur extraordinaire à l’université de Genève en 1980. Il y crée le Laboratoire de didactique et épistémologie des sciences (LDES) qu’il dirige depuis. Il devient Professeur ordinaire (Professeur avec chaire) en 1983, puis Président de la Section des Sciences de l’Education (1992-94).

Ce scientifique passionné s’est particulièrement penché sur les questions relatives à la manière dont chaque personne apprend et construit ses savoirs scientifiques. Il a notamment développé un nouveau modèle pour comprendre l’apprendre, le modèle allostérique

Pourquoi enseigner la science? et surtout comment aider nos élèves à apprendre?

Quels obstacles?

Quelle démarche emprunter? Quelles entrées utiliser? Quels objectifs viser? Quelle évaluation proposer?

Voici, pour résumer  sa pensée, une série de 9 clips rapides à visionner, clairs, synthétiques, engageants.

Des vidéos signées Laurent DUBOIS que vous pouvez retrouver sur le site Enseigner les sciences

1/ Quels savoirs à l’école primaire?

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2/ Contradictions entre savoirs et savoir-faire

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3/ Évaluer les démarches plutôt que les connaissances

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4/ Tenir compte des conceptions

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5/ Vers un apprentissage de l’élaboration d’hypothèses

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6/ Apprendre les fondements des démarches scientifiques

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7/ Quels points de départ?

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8/ Récolter et traiter les données

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9/ Recherche d’informations:

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Alors promis, dès la rentrée, on s’y met?

D’ici là…profitons des vacances pour expérimenter, découvrir, récolter faits et objets de questionnement. Une manière utile et  agréable de confectionner notre propre kit pédagogique et scientifique. Pour le reste, les élèves nous guideront pour peu qu’on soit attentif à leurs attitudes…car avec le temps, s’il y a un enseignement que j’ai pu tirer de ma pratique de classe, c’est que l’observation de nos élèves constitue notre premier outil de compréhension et de différentiation.

😉

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Une école pour les enfants…impensable? Vraiment?

27 05 2010

Une école faite pour les enfants? Un rythme adapté à leurs besoins? Des apprentissages favorisant la responsabilité et l’engagement?

La pédagogie Montessori apporte depuis bien longtemps des éléments de réponse dont l’école aurait bien avantage aujourd’hui à s’inspirer. A l’heure des réformes et des états généraux en tout sens, à la lecture des rapports d’études comme celui de la Cour des Comptes ou de l’Institut Montaigne, au moment de la remise en question par notre Ministre, Luc Chatel des rythmes scolaires, oser aller voir ailleurs comment cela se passe relève de la responsabilité de chacun: enseignants, formateurs, inspecteurs, recteurs et autres responsables de programmes. Ailleurs, ce n’est pas seulement en dehors du territoire, en Allemagne, en Scandinavie ou en Grande Bretagne; ailleurs, c’est aussi chez nous mais au delà des structures de l’Éducation nationale. Bien des écoles Hors contrat mettent en place des pédagogies nouvelles qui font leur preuve mais restent pourtant inaccessible à la majorité des élèves tant les établissements qui les pratiquent proposent des coûts de  scolarité inabordables pour les familles.

Freinet, instituteur novateur a dû démissionner de l’Éducation nationale et fonder sa propre école. Maria Montessori, également novatrice, a fait bien des émules, mais là encore hors de l’Éducation nationale…Serait-ce donc notre propre système et les acteurs qui y participent qui s’entêteraient à promouvoir des cadres d’apprentissage et des programmes d’enseignement entraînant élitisme d’un côté et échec scolaire de l’autre? Le système travaillerait-il pour lui même pour reprendre le titre du dernier billet d’Eric Le Boucher dans les Echos ? Telle est la question qu’on est en droit de se poser…et que je pose aujourd’hui.

apprentissage

activité

rythme

mobilité

sens

motivation

dévolution

autonomie

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confiance

temps

curiosité

écoute

observation

organisation

responsabilité

Alors…une école pour les enfants, impensable? Vraiment?


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De l’imprimerie à l’usage du blog scolaire

14 04 2010

« Quand les enfants écrivent pour être lus, par d’autres enfants, mais aussi par leurs parents et par tous ceux qui accèdent au journal scolaire, ils ne rechignent pas à travailler longuement et patiemment. Ils savent qu’ils s’inscrivent dans une grande chaîne et que leurs textes participent à la construction du monde. Le journal devient ainsi le moteur d’une activité intellectuelle et collective. Toutes les autres tâches scolaires s’en trouvent vivifiées. »

Célestin FREINET, L’imprimerie à l’école

Dans la citation suivante il suffirait de remplacer le mot journal par le mot blog…et nous redonnerions vie à cet illustre instituteur…C’est sûr, si Célestin avait enseigné au XXI ème siècle ce novateur anti -conformiste se serait certainement emparé bien avant tout le monde de l’usage du blog scolaire!


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Blog du jour

21 03 2010

Le blog de Daniel Gostain

http://fdata.over-blog.net/2/54/14/50/avatar-blog-1078524511-tmpphpZAAU5i.jpeg

Sa devise:

Oui à la liberté d’apprentissage!

Non à l’acharnement pédagogique!

A lire en avant-propos et en guise d’apéritif, l’ensemble de ses choix pédagogiques

regroupé sous l’appellation

« compilation pédagogique »

dans un

livre numérique

Bonne lecture et bon dimanche!

😉

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Etre pédagogue, être libre…

27 01 2010

A l’heure où nos établissements, nos fonctions, nos rôles et nos missions sont bouleversés par de nouvelles dispositions et organisations, la question que soulève Laurent Carle dans ce texte me semble assez centrale non seulement pour les enseignants mais pour tous les cadres d’éducation qui s’interrogent sur la compatibilité entre liberté pédagogique et responsabilité éthique et professionnelle. Je lui laisse donc bien volontiers la parole…une parole qui interpelle nos pratiques, nos postures et nos gestes.

Être pédagogue suppose anticonformisme et insoumission.

Je ne parle pas d’insoumission à la hiérarchie ou aux lois, mais à la règle individualiste du chacun pour soi, aux préjugés, aux idées reçues de la tradition, aux rituels sacrés du groupe, à la vénération pour les objets du culte scolaire, aux croyances sans examen, aux habitudes de pensée et de faire acquises pendant les années de scolarité obligatoire au contact de professeurs conformes. Je parle de libération intellectuelle.

Il n’y a pas de pédagogie sans liberté. Un éducateur professionnel doit être un acteur penseur libre. On l’est rarement au départ. Il faut le devenir. C’est parfois douloureux, c’est toujours difficile.

Être libre, c’est penser différemment et faire autrement.

Pour les professionnels de l’éducation (enseignants et encadrement compris), la liberté pédagogique, ce n’est pas la possibilité de choisir sa méthode sur le plateau présenté par l’offre commerciale. C’est la capacité de discerner les actes didactiques concordants avec l’intérêt de l’enfance, de prendre en compte la diversité et les intérêts des enfants présents dans la classe, de connaître la psychologie des apprentissages et la volonté de placer l’enfant au centre du dispositif éducatif.

Pour réussir cette œuvre d’émancipation de soi, il ne suffit pas de se délivrer de l’emprise des dogmes de la doctrine dominante, il faut parfois aussi mener bataille contre ses propres croyances. Double sacrilège, double conflit cognitif, double révolution, institutionnelle et personnelle !

LAURENT CARLE

Je reprends bien volontiers ces termes: « Un éducateur professionnel doit être un acteur penseur libre. C’est parfois douloureux, c’est toujours difficile »…




Voeux pédagogiques!

1 01 2010

« A la poursuite du trésor pédagogique de l’innovation. Une invitation au voyage pour tout enseignant , proposée par la Mission Académique Innovation et Expérimentation de l’académie de Paris. »

Merci à François Muller , responsable de la MAIE, pour cette initiative incitative, inventive et récréative!

En double-cliquant sur la vidéo vous pourrez l’agrandir au format écran. Et n’oubliez pas d’allumer vos enceintes!

A mon tour, je vous souhaite une année 2010 riche en découvertes et en redécouvertes! Innover, ce n’est pas forcément partir très loin, ce n’est pas non plus qu’une question de moyen ou d’arsenal technologique! Innover, c’est d’abord une histoire d’attitude et d’état d’esprit. Parfois, en changeant de quelques petits degrés notre angle de vue, l’horizon épouse de nouvelles perspectives. Juste quelques petits degrés…en longitude ou en latitude…libre à chacun d’orienter son regard, d’expérimenter de nouvelles voies et de conquérir de nouveaux espaces. Un seul verbe peut-être sans lequel rien n’est vraiment possible: le verbe OSER

Pour cette nouvelle année, osons!

Osons transmettre le goût de l’audace!

Osons voir ce qui est à portée de vue mais qu’il nous est parfois confortable d’occulter…

A chacun donc, je souhaite une audacieuse année 2010!




Différenciation, mais encore…

4 12 2009
  • « Le premier des moyens (pour la prise en charge des élèves en difficulté) est la différenciation pédagogique dans la classe pendant les 24 heures d’enseignement dues à tous les élèves. » Circulaire « aménagement du temps scolaire »BO du 19/06/08
  • « La différenciation, c’est un effort de diversification méthodologique susceptible de répondre à la diversité des élèves ». Louis Legrand
  • « Il n’y a pas de méthode unique, il doit y avoir une variété de réponses au moins égale à la variété des attentes. » André de Peretti
  • «Différencier, c’est rompre avec la pédagogie frontale, la même leçon, les mêmes exercices pour tous; c’est surtout mettre en place une organisation du travail et des dispositifs didactiques qui placent régulièrement chacun dans une situation optimale. La pédagogie différenciée pose le problème d’amener les élèves non pas à un point déterminé (comme nous le faisons en fonction de nos programmes actuels) mais chacun à son plus haut niveau de compétence.» Philippe Perrenoud
  • « C’est une philosophie de l’élève comme sujet, une pédagogie de l’autonomie comme capacité de piloter soit même progressivement ses propres apprentissages, une conception de rapport sociaux comme devant être à la fois reconnaissance de la diversité et recherche de solidarité». Philippe Meirieu

Petite synthèse bleu primaire

Etant donné que…

  1. le modèle d’intelligence unique et universel n’existe pas,
  2. l’intelligence ne peut en aucun cas se confondre avec une somme de connaissances,
  3. nos classes sont le reflet de cette hétérogénéité naturelle
  4. le développement des compétences semble désormais reconnues légalement comme essentiel dans le processus d’apprentissage,
  5. l’objectif de l’école obligatoire telle qu’elle existe aujourd’hui reste pourtant de fournir un programme unique, national et commun à chacune des tranches d’âge…

alors l’enseignant avisé n’a bien qu’une seule possibilité d’action s’il veut faire face à ces contradictions…

la diversification et la différentiation...

Une fois qu’on a dit cela, qu’on pense cela, que l’on croit à cela, la tâche reste pourtant ardue. Quand on veut on peut?

Je ne sais pas…parfois oui, parfois non…L’important étant sans doute le plus souvent possible de faire coïncider valeurs personnelles et éthique professionnelle en lien étroit avec le respect de ce qu’est UN enfant…

CET enfant là, à ce moment là.

Pas plus qu’un autre je n’ai de recette, pas mieux qu’un autre je ne fais face aux difficultés de gestion de groupe. Ce que je sais c’est que seuls une solide formation initiale et continue, de réguliers apports théoriques eux-même questionnés par des échanges de praticiens  en poste fournissent à l’enseignant novice ou déjà chevronné un accompagnement qui lui permet de ne pas complètement lâcher prise…

Alors, soit dit en passant…et en guise de mise en débat…deux ou trois questions en relation avec la réforme annoncée de la formation des maîtres…

Comment les enseignants de demain, formés en Master universitaire  mono (ou bi)-disciplinaire vont-ils être en mesure d’affronter cette complexité due à la réalité du terrain?

La pédagogie, la psychologie, la sociologie, la formation professionnelle ne sont-elles donc plus l’affaire de l’enseignement?

Et comble de la situation, on apprendrait donc à nos élèves qu’à l’école il faut apprendre pour réussir tout assumant ce drôle de paradoxe que le métier d’enseignant, lui, ne s’apprendrait pas et qu’il semblerait donc inutile pour ce même enseignant d’apprendre à apprendre?!

Bizarrerie du système, vous ne trouvez pas…




Maîtres Associés à la Formation (M.A.F.)

22 11 2009

Je vous avais promis un petit bilan synthèse de ma semainede formation. Formationinitiée l’an dernier sous l’appellation de Maître d’Accueil en charge de l’accompagnement des stagiaires et redimensionnée cette année dans la perspective de la nouvelle réforme de la formation des enseignants. Nous voilà donc, mes collègues de stage et moi-même missionnés en tant que futurs Maîtres Associés à la Formation.

De quoi s’agit-il exactement?

Les IUFM disparaissent…Les étudiants, lauréats d’un Master 2 se verront automatiquement attribués un poste à l’année dans nos écoles, sans autre forme de formation que celle reçu à l’université. Beaucoup de savoir savant…mais quelles compétences opérationnelles? Charge donc à l‘établissement d’accueil et à l’équipe en place de recevoir, accompagner et former ces nouveaux enseignants. Une fois la polémique (essentielle et vitale) dépassée nous voilà donc face à un défi majeur dont il va bien falloir se saisir. Rester sur le bord du chemin ne ferait qu’accentuer les difficultés de chacun à commencer par celles de nos élèves!

L’objectif général de ce  stage consiste donc à réfléchir à cette nouvelle donne en appréhendant le concept d’établissement formateur appelé également organisation apprenante. De nombreuses questions se posent et s’imposent d’elles-même à la fois en terme d’organisation et de management.

  • Quelles répercussions sur nos structures?
  • Quels impacts sur le type de gouvernance?
  • Quels enjeux pour les équipes en place?
  • Quels besoins de formation en intra?
  • Quelles personnes ressources sur place?
  • Quels outils d’accompagnement construire?

Bref, comment mettre en œuvre la professionnalisation de nos collègues à venir et comment les accompagner au mieux dans leurs nouvelles tâches?

Une de nos missions centrale consistera à l’observation en vue d’un tutorat constructif. Vaste chantier! Je passe sur les questions organisationnelles….  du type….Qui prendra en charge ma classe lorsque je serai aux côtés du néo-titulaire? et je vous propose ici une première ébauche de support d’observation de séance. Support permettant à la fois un repérage circonstancié de faits et la mise en place d’une approche réflexive de part et d’autre, accompagnant-accompagné, partant du principe de base qu’accompagner et guider ne doit aucunement se résumer à ce type de formulation… »Là tu as fait… moi j’aurais fait… »!

Voilà donc sous forme de carte heuristique une première organisation possible d’observation de séance. N’hésitez pas à me faire parvenir vos critiques et vos suggestions. Elles seront les bienvenues!

9 entrées pour une observation constructive

en vue d’un entretien d’accompagnement

Cliquer pour agrandir l’image

Observer et accompagner

Sur ce sujet, un groupe de réflexion vient d’ouvrir ses portes sur facebook

Rejoignez-nous, vous y êtes invités!

en 1 clic sur le nuage…




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Un blog de classe…pour quoi faire?

7 09 2009

En cette rentrée scolaire, certains enseignants voudront peut-être tenter l’aventure numérique et créer leur blog de classe. Mais se lancer n’est pas chose aisée…Il se trouve qu’en juin dernier, j’ai eu la joie de témoigner face aux futurs professeurs des écoles  de ce qu’est un blog de classe et de l’usage pédagogique que l’on peut en extraire. J’ai été très agréablement surprise de l’intérêt suscité et de l’accueil réservé à cette intervention qui s’inscrivait pourtant en toute fin de formation initiale. De nombreux professeurs stagiaires se sont spontanément inscrits à ce module professionnel, alors même qu’ils venaient de franchir le cap des oraux; malgré la fatigue, la curiosité et le désir d’apprendre semblaient l’emporter. Jolie démonstration de l’implication de ces jeunes professionnels appelés néo-titulaires que je salue ici au passage!

Depuis la mise en ligne de BLOG BLEU PRIMAIRE je me suis très vite intéressée à l’univers numérique des enseignants, à leurs pratiques et à l’ensemble de ce que l’on nomme la blogosphère éducative. Que de ressources et de preuves d’inventivité! Malgré tout, en échangeant avec de nombreux professeurs de premier et de second degré, je me suis également rendue compte de la réelle attente en formation continue et des besoins évidents de co-formation au sein des établissements.

Il se trouve que cet été, le Web pédagogique qui m’héberge depuis 1 an et demi sur cet espace virtuel m’a demandé de rédiger un petit dossier sur ce même thème et l’a publié la semaine dernière sur leur page d’accueil en guise de dossier de pré-rentrée. Un dossier que je compte également présenter à l’ensemble de mes collègues, la semaine prochaine en salle informatique, lors de la première concertation…je crois même que certains profs de collèges sont intéressés!

Voici donc aujourd’hui, pour celles et ceux qui s’intéressent aux pratiques numériques d’enseignement, le contenu intégral de ce dossier. J’ai souhaité autant que possible intégrer les liens utiles que j’avais préalablement repérés sur la toile. Néanmoins, la liste des ressources citées est loin d’être exhaustive…je m’en excuse et je compte sur vous, via les commentaires, pour l’agrémenter en fonction de vos propres expériences et rencontres numériques!

Bonne lecture…

Évidemment, n’hésitez pas à me poser ici et en direct vos questions; je me ferai un plaisir d’y répondre…ou de tenter quelques éclaircissements dans la limite de mes compétences…

Et maintenant…

Cliquez sur l’image!

blogcm1

Illustration

Delfine




Rentrée 2009, J-5

29 08 2009

Afficher l'image en taille réelle

En image, ce matin, un petit rappel du texte de LOI de 2005

Les 7 piliers du SOCLE COMMUN

En cliquant sur chacune des feuilles ci-dessous,  une fenêtre s’ouvrira et vous proposera différents types de ressources en ligne glanées ici ou là sur la toile: activités, textes de réflexion,  outils pédagogiques, des clins d’œil humoristiques.

Le numérique, c’est magique!

1 http://johan.lemarchand.free.fr/cliparts/nature/feuille1.gifMaîtrise de la langue française

2 http://johan.lemarchand.free.fr/cliparts/feuilles/erable.gifPratique d’une langue étrangère

3 http://johan.lemarchand.free.fr/cliparts/feuilles/erablejaponais.gifPrincipaux éléments de mathématiques et maîtrise d’une culture scientifique

4http://johan.lemarchand.free.fr/cliparts/feuilles/chene.gif Culture humaniste

5 http://johan.lemarchand.free.fr/cliparts/fleurs/myosotis.gif Maîtrise des TUIC

6http://johan.lemarchand.free.fr/cliparts/nature/feuille2.gif Compétences sociales et civiques

7 http://johan.lemarchand.free.fr/cliparts/feuilles/grandefeuille.gifAutonomie et acquisition de l’esprit d’initiative


Fertiliser

Semer

Planter

Entretenir


http://ep.inrp.fr/EP/actualites/image/socle-commun.jpg/image

ep.inrp.fr/…/image/socle-commun.jpg/image





Célestin, Maria, John et tous les autres

21 07 2009

En ce mardi 21 juillet 2009, voici quelques réactions à chaud et dans le désordre (c’est les vacances tout de même!) à 2 articles parus ce jour dans le quotidien La Croix.

 

1 Docteur en sciences de l’éducation, Marie-Laure VIAUD explique le manque de succès des pédagogies différentes en France:

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2382951&rubId=786

 

2 Un article de Jean-François FOURNEL sur la pédagogie FREINET

  

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2382705&rubId=4076

 

1/ Une centaine d’écoles labellisées Freinet ou Montessori répertoriée sur le territoire, c’est bien entendu beaucoup trop peu ! Cependant il ne faudrait pas oublier le travail d’un grand nombre d’enseignants au niveau du primaire qui, au sein de structures traditionnelles, tentent « frénétiquement » de réinjecter un peu de ce substrat pédagogique. Pas facile du reste d’adhérer à un modèle collaboratif d’apprentissage, où apprendre apparaît comme un processus lié aux interactions entre pairs (je fais ici référence aux pédagogies « institutionnelles »), dans un système où les adultes entre eux peinent souvent à travailler ensemble faute de temps, d’organisation et/ou de motivation.

 

2/ Je ne pense pas que le manque d’ouverture des enseignants soit la principale cause du faible engouement pour ces pédagogies. Encore faudrait-il que les enseignants aient été formés à cela. Freinet comme d’autres pédagogues, s’ils sont « cités » en formation initiale, le sont davantage comme des personnages historiques faisant partie de l’histoire de l’éducation plutôt qu’appréhendés comme de possibles sources d’inspiration concrète. Et demain…comment Pestalozzi, Montessori, Freinet, Dewey, Steiner, Ferrière, Cousinet, Decroly, Oury (et tous les autres!!) vont-ils être intégrés, compris, assimilés au sein des nouveaux dispositifs de formation ? La question demeure ouverte…

 

3/ Ce n’est effectivement pas Mai 68 qui a inspiré Freinet (il est mort en 66) mais plutôt sa traversée du Chemin de Dames et l’indélébile handicap dont il fut victime. La pédagogie n’est pas qu’une technique d’apprentissage, même si pour Freinet cette technique est essentielle ; la pédagogie est avant tout une réflexion d’ordre anthropologique. Il me plait à rêver, croire même que la « crise » que nous traversons actuellement porte en elle les fruits d’une nouvelle réflexion sur l’homme, sa place et son rôle dans la société. Que laisserons-nous à nos jeunes ?

 

 4/ Montessori, une pédagogie de luxe… Si Maria venait à apprendre cela…Mais Montessori, ce n’est pas une méthode ! Montessori, c’est une grande Dame qui s’est toute entière dévouée à l’éducation des plus fragiles, de ces enfants à l’époque considérés comme aliénés, débiles et par voie de conséquence évincés de toute préoccupation éducative. Comment en sommes-nous venus à « marchandiser » sa pensée et son action ?! Il y a là encore quelque-chose qui ressemblerait à cela…

 

Ce dont le système ne veut pas, soit il le pervertit, soit il le rend inaccessible…

 

http://www.dailymotion.com/video/x9tb16

 

Des parents, associés, intégrés, partenaires…ça aussi ça compte!