Manifeste pour Le plaisir d’apprendre par Philippe Meirieu et ses invités

12 03 2014

1959314_784137648281662_1555672176_nC’est aujourd’hui que sort en librairie ce très joli Manifeste en l’honneur du plaisir d’apprendre. L’occasion pour moi de partager avec vous quelques impressions de lectrice.

 

 

Pourquoi faut-il lire ce livre?

Sans doute et tout simplement avant tout, parce que c’est un bel ouvrage, coloré, généreux, richement illustré, un objet qu’on a plaisir à feuilleter, à la manière d’un gamin devant un album qui s’attarde à chaque illustration. Oh, regarde maître la belle image!

Balade impressionniste…

Une photo en noir et blanc à la page 105, et mes yeux se posent; qu’il est beau cet artisan ébéniste, penché sur son œuvre, le regard et le corps entièrement dévoués au geste, à sa précision, à la promesse qui se lit déjà dans le travail en cours.

Et puis juste à côté, ces mots d’André Malicot, directeur de la formation, des études et de la recherche chez les Compagnons du devoir et du tour de France: « Apprendre, chez les compagnons du devoir, ce n’est pas comme à l’école, écouter passivement un maître; c’est aller vers lui pour s’emparer de son savoir. » Et puis un peu plus loin: « Pourquoi ne pourrait-on pas être plus sensible à une forme d’enseignement partant du geste pour aller vers l’idée, du concret vers l’abstraction? Pourquoi ne pas suivre le philosophe grec Anaxagore, qui ne voyait, lui, aucun paradoxe à dire: « L’homme est intelligent parce qu’il a une main » ? »

Oui, c’est vrai ça, quelle place pour le chef-d’œuvre dans nos écoles?

Je continue d’égrener les pages, un peu à la hâte, curieuse d’en découvrir plus, et page 78, mon regard à nouveau se laisse attraper par le beau sourire d’Isabelle Pelloux, à la fois tendre et malicieux, un sourire qui semble inviter au bonheur d’enseigner. Isabelle est professeur des écoles, et fondatrice de l’école des Amanins dans la Drôme et dans sa classe, voilà comment s’expriment les enfants: « On a du plaisir à apprendre quand on est maîtresse, car les enfants leur apprennent encore des choses. Elles devaient aimer apprendre quand elles étaient petites les maîtresses. » Je lis son chapitre « De l’étonnement à la coopération, et j’ai subitement envie d’avoir neuf ans, et comme Clémence, d’être dans sa classe. Oui, redevenir petite et (re)découvrir avec elle la joie du plaisir d’apprendre…

Pour le plaisir, je relis deux fois ce passage, et puis, boostée par cette idée que oui, le plaisir et l’étonnement contribuent à la joie de mieux apprendre, je poursuis mon effeuillage jusqu’à ce poème, page 25 de Paul Valéry extrait du recueil « Charmes »: Lire la suite »




C’est quoi encore le problème?!

27 09 2011

A vos agendas! Ou plutôt, devrais-je dire: à vos télécommandes!

Ce soir, sur Arte, sera diffusé un documentaire inédit sur la relation école-famille. L’ironie du calendrier a voulu que ce film soit programmé le soir même du jour de la première grande mobilisation du monde enseignant en cette rentrée scolaire 2011-2012…Les enseignants dans la rue: effet communication de masse assuré mais effet communication dialoguée assez restreint.

Pied de nez ou acte manqué? Il n’en demeure pas moins qu’on ne peut nier que cette délicate relation se construit également par le biais de cette réalité concrète vécue par les familles lors de ce genre de situation. D’où ce petit billet du jour.

« Bon, et ce matin, je fais quoi, moi?

Et surtout je fais comment avec mon fils sur les bras, avec ma fille en vadrouille?

Et puis, c’est quoi encore le problème?

Et oui…C’est quoi le problème?

Entre ce que l’on croit, ce que l’on présuppose, ce que l’on a entendu dire sur le trottoir de l’école d’en face et ce que l’on ignore totalement par manque d’information et abus de désinformation, l’espace laissé aux familles au libre vagabondage d’un imaginaire fantasmagorique très fécond est bien souvent la première source d’incompréhension, de quiproquo voire de conflits potentiels.

Nous, professionnels de l’éducation sommes bien au fait des réalités qui nous contraignent au quotidien, mais les parents, qui vivent d’autres réalités dans d’autres espaces ne sont pas susceptibles de connaître et donc de comprendre le pourquoi du comment d’un mouvement de grève et de protestation. Ce n’est pas parce qu’ils déposent tous les jours leurs enfants au portail de l’école ou qu’ils signent les cahiers de correspondance de leur collégien qu’ils sont censés savoir ce qui se passe réellement à l’intérieur de cette école, de ce collège, de ce lycée, de cette boite noire qu’est encore bien trop souvent l’établissement scolaire. D’où représentations, fantasmes, impatience, exaspération, colère…

« C’est quoi encore le problème »

Alors voilà, en vrac et dans le désordre, voici donc quelques éléments problématiques:

1/ Les problèmes vus du côté des élèves:

  • rythmes scolaires inappropriés = fatigue
  • classes surchargées = écoute personnelle refusée
  • accueil inadéquat des enfants à besoins particuliers = violence psychique et physique
  • disparition progressive du personnel spécialisé = aide spécifique impossible
  • locaux et matériel inadaptés = climat de vie scolaire perturbé
  • incohérence des évaluations en général et des évaluations nationales en particulier = rupture de confiance
  • inadéquation des programmes = incompréhension
  • mise en concurrence face à l’idée de réussite scolaire = stress

Bref, un non respect des spécificités physiologiques, psychologiques et cognitives de l’enfant et un manque de prise en compte des différentes étapes liées à son bon développement entrainant de fait un sentiment de solitude, d’exclusion et d’abandon d’un grand nombre d’entre eux qui se sentent au quotidien, blessés dans leur intégrité physique et intellectuelle et rejetés par l’ensemble des adultes et des quelques camarades, plus normés qu’eux.

2/ Les problèmes vus du côté des enseignants:

  • suppression de la formation initiale = violence faite aux jeunes néo-titulaires
  • injonctions paradoxales à tout va = confusion
  • réformettes successives au petit bonheur la chance = exaspération
  • déficit d’accompagnement des équipes éducatives = sentiment d’abandon
  • inexistence de gestion des ressources humaines = démotivation
  • manque de stabilité des équipes en place = désengagement
  • pression de plus en plus forte face à la notion de réussite scolaire = stress

Bref, un non-respect tant de la personne que du professionnel, un manque de soutien au niveau des équipes d’établissement entrainant de fait, là aussi, un sentiment de solitude, d’impuissance et de culpabilité des enseignants face à l’exclusion d’un nombre de plus en plus conséquent de jeunes considérés par le système comme inaptes au système. Car oui, pour la grande majorité d’entre nous, faut-il le rappeler,  nous avons choisi ce métier, cette fonction, cet engagement humain non pour exclure, cloisonner, sectoriser, niveler, formater, dresser des futurs lauréats mais pour ouvrir des chemins, soutenir des passions, élargir l’accès aux savoirs, rendre  belle l’expérience de l’apprentissage, aider au surpassement de soi et non des autres, faire grandir la personne qu’est l’élève, dans toutes ses dimensions et pas seulement dans sa dimension de futur rouage économique au service du marché économique.


Notre grand malheur en fin de compte -c’est ainsi que je le ressens, et c’est ainsi me semble-t-il qu’une grande partie d’entre nous le ressent également- notre problème donc, c’est que nous sommes partie intégrante du problème; plus que de simples maillons, nous incarnons ce système, nous le servons, nous l’exploitons même. Au lieu de servir l’enfant, oui, nous servons le système. Et c’est ce qui à mon sens devient le plus insupportable. C’est la cause de nombreuses démissions, de nombreuses dépressions, de nombreuses démobilisations. D’où la mobilisation de ce jour. Les enseignants se mobilisent pour éviter la démobilisation générale.

Il me semblait important aujourd’hui, d’exprimer cela aux familles, pour qu’elles comprennent, pour qu’elles soutiennent ou au contraire pour leur laisser le choix de ne pas être d’accord, en connaissance de cause.

Mais revenons-en au point de départ de cet article. La relation parents-profs…

Petit retour en arrière: en juin dernier, Isabelle Cottenceau, journaliste et réalisatrice pour Arte, me contacte en vue de me rencontrer. En effet,  à l’occasion de la préparation de cette émission, et en marge du film lui-même, elle souhaitait recueillir le témoignage de plusieurs acteurs de terrain. Une manière de mener l’enquête au plus près du réel. A la fois enseignante, maman d’élève et formatrice sur ce thème délicat, j’ai en effet quelques idées sur la question. Modeste contribution, certes, mais contribution de terrain. Ainsi, nous avons longuement échangé au soleil autour d’un petit café. Et je l’avoue, ce soir, je suis impatiente de voir et d’écouter le résultat de son reportage.

Je constate en passant, que l’affichette humoristique (voir ci dessus) que je lui avais laissée en souvenir de notre café-rencontre a fait mouche puisqu’elle est en parti reprise dans le titre d’une des séquences de l’émission.

Ce soir il sera question, entre autre chose, du projet de l’école Pajol que j’ai eu par ailleurs l’occasion de rencontrer lors de mes pérégrinations formatives. Une équipe éducative située dans le quartier de la goutte d’or, dans le 18ème arrondissement de Paris. Cet établissement, de par son projet innovant en matière d’accompagnement éducatif fait partie des établissements qui entrent dans le cadre de l’article 34 de la loi d’orientation pour l’avenir de l’école promulguée en 2005. Ce statut particulier donne le droit à l’école d’expérimenter et de mettre en place une organisation particulière au plus proche de ses besoins, c’est à dire au plus proche des besoins des familles qui lui ont donné leur confiance et confié leurs enfants, nos élèves.

Au cours de l’émission, nous voyagerons également en Allemagne. Et pour finir, en fin de soirée, Philippe Meirieu débattra sur le sujet de la relation parents-profs avec un autre invité d’honneur venu d’Allemagne, Christan Füller

En guise de conclusion et d’invitation pour aller plus loin:


Alors, à ce soir 😉

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Enfants d’hier et de demain

21 09 2009

Aujourd’hui, dans cette « tribune libre », nouvelle catégorie du blog, je laisse la parole à Pierre Frackowiak qui nous fait part de sa dernière lecture…

Lettre aux grandes personnes sur les enfants d'aujourd'hui


Note de lecture

Lettre aux grandes personnes sur les enfants d’aujourd’hui

Philippe Meirieu

Editions Rue du Monde. Août 2009. 312 pages. 19,80 euros

Quels enfants allons-nous laisser au monde ?

Tous ceux qui s’intéressent à l’évolution de l’éducation auront au moins deux bonnes raisons d’aimer ce « Meirieu nouveau ».

La première raison sera cette question cruciale et déstabilisante : « Quels enfants allons-nous laisser au monde ? », une question neuve qui engage également parents, enseignants et la société toute entière. La question « Quel monde allons-nous laisser à nos enfants ? » est devenue banale, même si, au-delà de sa répétition sur tous les tons, les pouvoirs publics peinent à prendre les décisions que les réponses appellent. Philippe Meirieu ne la néglige pas. Il la rappelle même,  commentant les dégâts constatés sur la planète. Mais il lui adjoint une autre question qui, elle, n’est pas banale et nous interpelle fortement : « Quels enfants allons-nous laisser à notre monde ? ». Personne ne s’en préoccupe vraiment alors que l’incompréhension entre les générations s’accroît. Les conflits de générations ont fait l’objet de nombreux ouvrages psychologiques et de romans, mais le problème prend depuis quelques années une tout autre dimension. Il arrive de plus en plus souvent que les parents ne comprennent plus du tout leurs enfants, même quand ils les observent avec la plus grande indulgence dans le prisme de ce fameux conflit. Il arrive de plus en plus souvent que les enseignants soient démunis face aux attitudes des élèves, même dans des collèges huppés de centre ville, devant leur désintérêt face à la chose scolaire et devant leur contestation des pratiques, leur exigence de justice et de droit à   l’expression.

Les parents sont de plus en plus nombreux à souffrir, les enseignants sont de plus en plus nombreux à rencontrer des problèmes qui les laissent complètement démunis.

Comment réagir quand, dans une classe de 4ème de centre ville, au signal discret d’un élève, tous se mettent sous leur table ? Comment réagir quand des centaines de professeurs avouent confidentiellement qu’ils passent tout leur temps à tenter d’obtenir en vain le silence ? Comment les parents, informés, peuvent-ils réagir ? Quelle position adopter quand les récits de leur enfant tendent à les convaincre qu’ils auraient eu envie de faire la même chose dans les mêmes circonstances s’ils n’avaient été craintifs, disciplinés et obéissants comme la majorité des enfants de leur époque ?

La seconde raison est que pour la première fois peut-être dans la littérature pédagogique un expert, un pédagogue, un enseignant a le courage et la modestie de dire qu’il ne sait pas , que nous sommes les uns et les autres dans le même bateau et que nous cherchons tous les réponses et les attitudes les meilleures possible. On n’a pas encore bien compris dans le système éducatif français que l’une des raisons majeures de la difficulté à faire venir les parents à l’école et à faire se rencontrer utilement parents et enseignants, réside dans cette espèce de domination, de pouvoir, qu’exercent sans en avoir toujours conscience les enseignants sur les parents. Les enseignants expliquent, conseillent, recommandent, jugent et critiquent parfois comme s’ils savaient. Or, ils savent sans aucun doute, du moins peut-on l’espérer, enseigner aux élèves, transmettre leurs savoirs. Mais ils n’ont ni la compétence ni la légitimité pour expliquer aux parents ce qu’ils doivent et comment faire. Ils l’ont d’autant moins aujourd’hui qu’ils se heurtent aux mêmes problèmes avec leurs propres enfants et ne savent pas nécessairement mieux réagir que les parents de leurs élèves. Les injonctions ou incantations classiques (« Votre enfant ne travaille pas assez. Il faut le faire travailler. Il faut qu’il fasse ses devoirs et qu’ils apprennent ses leçons ») ne sont plus crédibles, elles sont inopérantes.

Comment réagir avec un enfant qui se moque des savoirs scolaires dont il ne voit pas le rapport avec ce qu’il sait par ailleurs, comment réagir avec un enfant conditionné par la publicité, accroché à son téléphone et à la télécommande, « scotché » à Internet, collé à la communication avec des nouveaux réseaux que nous ne connaissons pas, fasciné par la console de jeux, attiré par les expériences les plus dangereuses ? On se rend vite compte que l’autoritarisme, les menaces, les sanctions, les leçons de morale, les références au passé ne peuvent résoudre les problèmes. On commence d’ailleurs seulement à se rendre compte qu’il devient ridicule de penser qu’il faut revenir aux bonnes vieilles méthodes, isoler l’école de son environnement, sanctionner.

Il faut donc trouver d’autres voies pour que tous ceux qui sont concernés par l’éducation des enfants : parents, grands-parents, enseignants, élèves, partenaires, communiquent entre eux, s’écoutent, se comprennent, analysent ensemble les situations, cherchent ensemble les voies et moyens de réussir.

Philippe Meirieu nous entraîne dans une réflexion de très haut niveau et accessible à tous, y compris à des adolescents en ciblant par exemple le chapitres évoquant les modes vie actuels, leurs modes de vie, avec différentes perspectives complémentaires : historique, philosophique, juridique, pédagogique…

On ne peut parler de l’avenir sans se référer au passé et sans analyser l’évolution des conceptions et des enjeux. En moins de 100 pages, il retrace magistralement, sans concession et sans procès, l’histoire de la place de l’enfant dans la société, dans la famille, dans les apprentissages. Appuyant sa démonstration sur les travaux de Philippe Ariès, il passe en revue les grands penseurs qui ont marqué l’histoire de l’éducation. Comme il aime le faire, il évoque Coménius, Jean-Jacques Rousseau, Paulo Freire, Célestin Freinet, Ferrière, Dewey, Montessori, etc. En 66 pages, il présente et analyse la convention internationale des droits de l’enfant sous tous ses aspects et ouvre la réflexion sur le droit à connaître ses origines, la parentalité biologique et la parentalité psychologique, la justice des mineurs, la liberté d’expression des enfants… En 90 pages, il propose au débat et à la réflexion collective des pistes à explorer pour inventer. Il propose notamment une « révolution copernicienne en éducation » :

« Les temps d’incertitude ne doivent pas être des temps de renoncement. Et c’est bien là notre problème. Ce n’est pas parce que nous ignorons de quoi demain sera fait que nous devons abdiquer toute ambition éducative. Bien au contraire ! Mais – et nous n’avons pas encore vraiment mesuré l’ampleur du changement que cela constitue – éduquer devient infiniment plus difficile dans un monde qui, selon la formule de Milan Kundera, « s’avance dans le vide ». A bien des égards, même, l’acte éducatif change de sens : alors qu’il se nourrissait traditionnellement d’un passé qu’il s’agissait de prolonger, il doit aujourd’hui s’inspirer d’un futur que nous ne sommes pas capables d’anticiper. »

Philippe Meirieu pose la question : « A quoi éduquer nos enfants ? ». Ses réflexions, ses propositions à débattre, sont aux antipodes des « nouveaux vieux programmes » de M. Darcos et des comportements traditionnels des co-éducateurs. Apprendre à différer, apprendre à entrer dans le symbolique et la culture, apprendre à parler et à pense juste, apprendre à habiter le monde, apprendre à exercer sa responsabilité individuelle et collective. Nous sommes dans la perspective d’une éducation globale émancipatrice fondée sur la liberté et la démocratie et faisant le pari de l’intelligence.

S’adressant à toutes « les grandes personnes », Philippe Meirieu rappelle que nous sommes embarqués et qu’il nous faut avancer au risque de sombrer corps et biens. Avancer. Ne pas reculer. Ne pas se réfugier dans la nostalgie du passé. Pour avancer ensemble, il nous faut un cap : « Eduquer nos enfants pour qu’ils deviennent capables de faire fonctionner, de renouveler et d’étendre nos institutions démocratiques. Il nous faut des balises… Il nous faut une détermination : celle de créer sans relâche des situations éducatives, à l’école, dans la cité, dans la famille, qui permettent à nos enfants d’avoir prise sur leur histoire, sur notre Histoire. »

Philippe Meirieu n’a pas toutes les réponses. Il est, comme nous, habité par l’inquiétude et taraudé par le doute. Mais il donne un cap. Malgré les difficultés et les tempêtes, il ne quitte pas le navire et veut associer toutes les grandes personnes au grand voyage de l’éducation du futur.

Pierre Frackowiak

Merci Pierre pour cet envoi et ce partage. Pour ma part je n’ai pas encore lu l’ouvrage de Philippe MEIRIEU mais cette note de lecture m’y invite grandement!

Je retiens entre autre ces quelques lignes…

« Il faut donc trouver d’autres voies pour que tous ceux qui sont concernés par l’éducation des enfants : parents, grands-parents, enseignants, élèves, partenaires, communiquent entre eux, s’écoutent, se comprennent, analysent ensemble les situations, cherchent ensemble les voies et moyens de réussir. »