Pour faire l’autoportrait d’un enfant

7 02 2011

Autoportrait

Prenez la main d’un jeune enfant

Un peu avant sept ans.

Placez tout à côté

Une craie, une toile, un écran

Ni trop petit ni trop grand.

Mettez face à l’enfant

Un rêve à dessiner

Comme un nuage blanc.

Laissez-le faire.

Regardez-le.

C’est étonnant…


D’après le titre de Jacques Prévert, Pour faire le portrait d’un oiseau

et le texte Recette du poète Guillevic

Un article poétique en hommage au magnifique travail réalisé par le photographe et réalisateur Gilles Porte dont le film « Dessine-toi… » vient de paraître dans les salles.

Pour en savoir plus sur l’auteur et voir la bande annonce


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Pour se présenter

2 09 2010

photo-portrait par David Batch

Se présenter n’est pas chose aisée, loin s’en faut!

Ni pour l’enfant ni pour l’adulte d’ailleurs!

Que dire de soi? Qui l’on est? Ce que l’on fait? D’où l’on vient?

Que ce soit lors d’un entretien professionnel, d’un dîner chez des amis,  d’un stage ponctuel ou tout simplement, restons d’actualité, d’une rentrée des classes, on est souvent bien embrassé pour trouver les mots justes qui vont dire, en quelques secondes, l’essentiel de soi…Et lorsqu’on entend un peu partout qu’on n’a pas deux fois l’occasion de faire une première bonne impression, on comprendra tout de suite l’énorme vertige provoqué par ces quelques mots anodins…

« Voudriez-vous en quelques mots vous présentez s’il vous plaît? »

En classe, lors des premiers jours, c’est l’occasion de se redécouvrir les uns les autres ou d’accueillir de nouveaux venus. Il existe un grand nombre d’entrées plus ou moins ludiques, formelles, traditionnelles voire culturelles pour ce type d’exercice. Car il s’agit bien d’un véritable  exercice tant il mobilise des compétences à la fois fines et complexes qui relèvent du registre de la langue (choix des mots, syntaxe, sens, etc) comme de celui du champ psycho-socio-affectif (soi face aux autres).

Cette année j’ai décidé d’opter pour une activité nouvelle que je n’ai encore jamais testée en classe mais que j’ai vécue récemment dans le cadre d’une formation animée par Isabelle JACOB à laquelle j’ai eu la joie de participer.

En voici une fiche pédagogique qui me permet d’inaugurer sur le blog une nouvelle rubrique intitulée « Cahier journal ».

Cycle: 3 (enfants de 8, 9 et 10 ans)

Activité: se présenter en quelques phrases à l’aide d’un support imagé

Dispositif:

  • 6 groupes de 5 élèves dans un premier temps
  • grand groupe collectif dans un 2ème temps

Domaine d’étude: Langage oral

Compétences:

  • être capable de (se) raconter et (se) décrire
  • demander et prendre la parole à bon escient

Matériel: 31 cartes images (1 par personne présente + l’enseignant)

Organisation spatiale: petits paquets de 5 chaises en vis-à-vis (en classe ou dans la cour selon le temps)

Déroulement:

1er temps: 25/30 minutes environ

  • faire piocher à chaque enfant  une image face cachée (en piocher une soi-même)
  • laisser un temps à chacun pour découvrir et s’approprier l’image
  • en petit groupe et à tour de rôle dire en quoi cette image parle de vous
  • laisser chacun s’exprimer sans interrompre ni poser de question en retour

2ème temps: 15/20 minutes environ

  • revenir au grand groupe en classe
  • demander à 1 volontaire par groupe de venir raconter l’expérience vécue dans le petit groupe
  • laisser la possibilité au groupe classe de poser des questions

Dernier temps: l’enseignant se livre à l’exercice à son tour. Variable: il pourra commencer la séance par sa propre présentation en guise d’exemple.

Et voilà, demain, je vous raconterai via les commentaires le résultat de l’opération!

@ 2 mains donc 😉


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Portraits de femmes

8 03 2010
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XXVIII – Le Serpent qui danse

Que j’aime voir, chère indolente,
De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
Miroiter la peau!

Sur ta chevelure profonde
Aux âcres parfums,
Mer odorante et vagabonde
Aux flots bleus et bruns,

Comme un navire qui s’éveille
Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
Pour un ciel lointain.

Tes yeux, où rien ne se révèle
De doux ni d’amer,
Sont deux bijoux froids où se mêle
L’or avec le fer.

A te voir marcher en cadence,
Belle d’abandon,
On dirait un serpent qui danse
Au bout d’un bâton.

Sous le fardeau de ta paresse
Ta tête d’enfant
Se balance avec la mollesse
D’un jeune éléphant,

Et ton corps se penche et s’allonge
Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
Ses vergues dans l’eau.

Comme un flot grossi par la fonte
Des glaciers grondants,
Quand l’eau de ta bouche remonte
Au bord de tes dents,

Je crois boire un vin de Bohême,
Amer et vainqueur,
Un ciel liquide qui parsème
D’étoiles mon cœur!

Charles Baudelaire




Mano solo, je ne t’oublie pas

8 02 2010

Lu (et approuvé)  hier dans le Nouvel Obs:


« Une colonne! Une seule colonne pour annoncer le décès de Mano Solo! Quelle plaisanterie, et macabre! Un grand chanteur français vient de mourir, et voilà la place que le Nouvel Obs lui consacre! A côté de ça, il y a quelques temps, des tartines sur Johnny Hallyday! Je sais bien qu’on ne peut les situer sur le même plan: Johnny dit quelque chose de la société française, alors que pour Mano Solo il s’agit de poésie. Et je sais que la poésie n’est pas -pour reprendre une expression journalistique- un sujet « très sexy » C’est bien là tout le malheur de n’avoir qu’une colonne réservée à Mano Sol!

J-A Mazaud (internet) »


Je n’ai rien contre Johnny, je suis même assez fan, mais le fait est que le silence qui entoure la disparition de Mano Solo est troublant et révèle lui aussi, d’une certaine manière, un je ne sais quelque chose évocateur de la société française…

Mano, joue encore pour nous, chante pour nous, moi je te trouve très sexy!

http://www.dailymotion.com/video/xpdea





Albert Camus, une certaine idée de l’école

19 01 2010

Le 4 janvier dernier marquait le cinquantième anniversaire de la disparition d’Albert Camus, homme de lettres, homme d’idées, homme engagé, homme révolté, homme avant tout et par dessus tout. Ce billet est un hommage à son humanité et son humilité et à une certaine idée qu’il se faisait de l’école, de l’éducation, du savoir. Voici la lettre qu’il adressa à son instituteur au lendemain de son prix Nobel: (discours en lien)

19 novembre 1957

Cher Monsieur Germain,

J’ai laissé s’éteindre un peu le bruit qui m’a entouré tous ces jours-ci avant de venir vous parler de tout mon cœur. On vient de me faire un bien trop grand honneur, que je n’ai ni recherché ni sollicité. Mais quand j’en ai appris la nouvelle, ma première pensée, après ma mère, a été pour vous. Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j’étais, sans votre enseignement, et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé.
Je ne me fais pas un monde de cette sorte d’honneur. Mais celui-là est du moins une occasion pour vous dire ce que vous avez été, et êtes toujours pour moi, et pour vous assurer que vos efforts, votre travail et le cœur généreux que vous y mettiez sont toujours vivants chez un de vos petits écoliers qui, malgré l’âge, n’a pas cessé d’être votre reconnaissant élève. Je vous embrasse de toutes mes forces.

ALBERT CAMUS

Dans son roman posthume « Le Premier homme » auquel travaillait Albert Camus au moment de mourir, l’auteur évoque avec tendresse et émotion ses souvenirs d’enfance, comme s’il n’avait encore que 6 ans ou 11 ans…Ce n’est qu’en 1994 que le texte sera publié sous sa forme initiale de brouillon inachevé rendant ainsi encore plus palpables les accents autobiographiques.

Morceaux choisis:

(…) Ensuite c’était la classe. Avec M. Bernard, cette classe était constamment intéressante pour la simple raison qu’il aimait passionnément son métier. Au-dehors, le soleil pouvait hurler sur les murs fauves pendant que la chaleur crépitait dans la salle elle-même pourtant plongée dans l’ombre des stores à grosses rayures jaunes et blanches. La pluie pouvait aussi bien tomber comme elle le fait en Algérie, en cataractes interminables, faisant de la rue un puits sombre et humide, la classe était à peine distraite. Seules les mouches par temps d’orage détournaient parfois l’attention des enfants. Elles étaient capturées et atterrissaient dans les encriers, où elles commençaient une mort hideuse, noyées dans les boues violettes qui emplissaient les petits encriers de porcelaine à tronc conique qu’on fichait dans les trous de la table. Mais la méthode de M. Bernard, qui consistait à ne rien céder sur la conduite et à rendre au contraire vivant et amusant son enseignement, triomphait même des mouches. Il savait toujours tirer au bon moment de son armoire aux trésors la collection de minéraux, l’herbier, les papillons et les insectes naturalisés, les cartes, qui réveillaient l’intérêt fléchissant de ses élèves. Il était le seul dans l’école à avoir obtenu une lanterne magique et, deux fois par mois, il faisait des projections sur des sujets d’histoire naturelle ou de géographie. En arithmétique, il avait institué un concours de calcul mental qui forçait l’élève à la rapidité d’esprit. Il lançait à la classe, où tous devaient avoir les bras croisés, les termes d’une division, d’une multiplication ou parfois d’une addition un peu compliquée. Combien font 1267 + 691. Le premier qui donnait le résultat juste était crédité d’un bon point à valoir sur le classement mensuel. Pour le reste, il utilisait les manuels avec compétence et précision… Les manuels étaient toujours ceux qui étaient en usage dans la métropole. Et ces enfants qui ne connaissaient que le sirocco, la poussière, les averses prodigieuses et brèves, le sable des plages et la mer en flammes sous le soleil, lisaient avec application, faisant sonner les virgules et les points, des récits pour eux mythiques où des enfants à bonnet et cache-nez de laine, les pieds chaussés de sabots, rentraient chez eux dans le froid glacé en traînant des fagots sur des chemins couverts de neige, jusqu’à ce qu’ils aperçoivent le toit enneigé de la maison où la cheminée qui fumait leur faisait savoir que la soupe aux pois cuisait dans l’âtre. Pour Jacques, ces récits étaient l’exotisme même. Il en rêvait, peuplait ses rédactions de descriptions d’un monde qu’il n’avait jamais vu, et ne cessait de questionner sa grand-mère sur une chute de neige qui avait eu lieu pendant une heure vingt ans auparavant sur la région d’Alger.


(…) Seule l’école donnait à Jacques et à Pierre ces joies. Et sans doute ce qu’ils aimaient si passionnément en elle, c’est ce qu’ils ne trouvaient pas chez eux, où la pauvreté et l’ignorance rendaient la vie plus dure, plus morne, comme refermée sur elle-même; la misère est une forteresse sans pont-levis.


(…) Non, l’école ne leur fournissait pas seulement une évasion à la vie de famille. Dans la classe de M. Bernard du moins, elle nourrissait en eux une faim plus essentielle encore à l’enfant qu’à l’homme et qui est la faim de la découverte. Dans les autres classes, on leur apprenait sans doute beaucoup de choses, mais un peu comme on gave les oies. On leur présentait une nourriture toute faite en les priant de vouloir bien l’avaler. Dans la classe de M. Germain , pour la première fois ils sentaient qu’ils existaient et qu’ils étaient l’objet de la plus haute considération: on les jugeait dignes de découvrir le monde. Et même leur maître ne se vouait pas seulement à leur apprendre ce qu’il était payé pour leur enseigner, il les accueillait avec simplicité dans sa vie personnelle, il la vivait avec eux, leur racontant son enfance et l’histoire d’enfants qu’il avait connus, leur exposait ses points de vue, non point ses idées, car il était par exemple anticlérical comme beaucoup de ses confrères et n’avait jamais en classe un seul mot contre la religion, ni contre rien de ce qui pouvait être l’objet d’un choix ou d’une conviction, mais il n’en condamnait qu’avec plus de force ce qui ne souffrait pas de discussion, le vol, la délation, l’indélicatesse, la malpropreté (…)

D’autres extraits:




L’ami imaginaire

11 10 2009

Consigne: faites le portrait de votre ami secret…Pour cela, inspirez vous en silence de trois de vos camarades. Piochez l’intensité du regard chez l’un, la courbe du nez chez le second, l’épaisseur de la chevelure chez le troisième…arrangez le tout à votre convenance…laissez agir les formes et les couleurs, et vous obtiendrez un portrait original et unique!

Observation, inspiration, imagination!

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Mon ami…il sera grand, elle sera blonde, il portera des lunettes, elle aura la peau brune, il sera costaud, elle plutôt timide, il aimera rire, elle préférera sourire…mais finalement, peu importe, puisque ce sera mon ami!

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Portraits de mères

7 06 2009

D’après Laurent De La HYRE

1642

Copie estampillée 1992

« Vierge à l’enfant »

Musée du Louvre

« Et dans un tableau je voudrais dire quelque chose de consolant comme une musique. Je voudrais peindre des hommes ou des femmes avec ce je ne sais quoi d’éternel »

Van GOGH

1888

« Portrait de la mère de l’artiste »

Collection privée

Mary CASSATT

1902

« Jeune mère cousant »

Métropolitain Muséum of Art

New York

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Portraits de fleurs

4 04 2009

La star, ce jour là, c’était la fleur…Dessinez-moi une fleur…Mais pas n’importe quelle fleur…Votre fleur…Celle qui ne ressemblera à aucune autre fleur parce que ce sera votre fleur…

En cliquant sur chacune des réalisations, vous verrez la fleur s’épanouir!


Déborah Samy Louis Régis Olivia Nicole Oliwia Eva EmilieManel Pauline




Portrait à la Warhol

19 03 2009

Une surprise dans ma boîte mail ce midi. Une agréable et sympathique surprise envoyée par un internaute qui semble fidèle bien que parfois contradicteur…Je reçois ce clin d’oeil comme le signe d’une honnête et cordiale communication…

Et hop! Voilà ce qu’on arrive à faire avec internet…la photo d’un profil…un peu de maniement « Paint » et voici! Rigolo non? Bon, le modèle de départ n’est ni Marilyn, ni Liz…mais ça fait son petit effet!

Photo BATCH (David Batchnikov)




Sciences et passion

25 11 2008

ANDRE BRAHIC, sur Curiosphèrenous parle de son métier…le plus beau métier du monde…

http://www.dailymotion.com/video/x62ms0

 

Des mots magiques:

univers, astres, aventure, curiosité, plaisir, passion, enthousiasme, intuition, éducation, culture, recherche…




Caractéristiques et référentiel de compétences…

8 11 2008

Portrait tiré de la parfaite instit’! ( texte inspiré d’un document discrètement glissé dans mon casier…Y aurait-il là, le message déguisé…d’un admirateur masqué?)

                                      

part bosser avec un Eastpack plein à craquer et 3 cabas qui débordent

connaît au moins 14 Dylan et 28 Léa

se ruine en stylos rouges, correcteurs et cartouches d’encre

connaît la différence entre boulet, boulard et mammouth

sait ce qu’est un mandala et un référentiel bondissant

fait une leçon de savoir-vivre dès qu’on lui coupe la parole

est la seule à souhaiter la bonne année au mois de septembre

mange du poisson pané tous les midis à 11h30

 passe son temps lors d’un diner entre amis à répéter « chut, chut, moins fort, à chacun son tour! »

fait l’appel en vacances, avant de passer à table ou en sortant du super-marché

préfère les bonnes vieilles Kickers aux escarpins branchés

fait la collec’ de pot de yaourts et de papier d’emballage

 compte et recompte, dans les transports en commun, le nombre d’enfants en cas d’évacuation intempestive

 fête ses 40 ans,  un mercredi après-midi autour d’un 4/4 et d’une bouteille de Banga

connaît tous les noms et pouvoirs des pokkémons et autres personnages mangas 

dessine soigneusemnt 3 jambes aux « m », 2 pour les « n », un joli petit pont aux p et 2 boucles bien symétriques aux « f »

sait changer le toner d’une photocopieuse, jouer de l’hamonica et tricoter des colliers de nouilles

fait la grasse mat’ tous les mercredis

utilise une lotion préventive « anti-poux » en guise d’eau de Cologne

commence l’année au sédatif PC et la termine au « Red Bull »

                                                      




Soeur Emmanuelle

22 10 2008

                     Yalla à toi, Madeleine, ma soeur.

                                               « Depuis plus de 25 ans Asmae aide les enfants défavorisés à construire leur propre voie vers l’autonomie. Aidons les enfants à devenir des hommes libres ! »  Sœur Emmanuelle

                                     Yalla à toi! Soeur Emmanuelle, yalla à toi!

                                   

 




L’ami Jacques BREL

11 10 2008

                UN ENFANT

 

Un enfant

Ça vous décroche un rêve

Ça le porte à ses lèvres

Et ça part en chantant

 

Un enfant

Avec un peu de chance

Ça entend le silence

Et ça pleure des diamants

Et ça rit à n’en savoir que faire

Et ça pleure en nous voyant pleurer

Ça s’endort de l’or sous les paupières

Et ça dort pour mieux nous faire rêver

 

Un enfant

Ça écoute le merle

Qui dépose ses perles

Sur la portée du vent

 

Un enfant

C’est le dernier poète

D’un monde qui s’entête

A vouloir devenir grand

Et ça demande si les nuages ont des ailes

Et ça s’inquiète d’une neige tombée

Et ça croit que nous sommes fidèles

Et ça se doute qu’il n’y a plus de fées

 

Mais un enfant

Et nous fuyons l’enfance

 

Un enfant

Et nous voilà passants

 

Un enfant

Et nous voilà patience

 

Un enfant

Et nous voilà passés.

JACQUES BREL                 
            
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Chagrin d’école

23 06 2008

                     Daniel Pennac nous lit un extrait...

J’ai lu, j’ai aimé, j’ai souri, j’ai été émue.

Pas grand chose à ajouter si ce n’est des commentaires…




Einstein à l’honneur

13 05 2008

BLOG BLEU PRIMAIRE

Un esprit plutôt littéraire

Certains me l’ont doucement fait remarquer

D’autres me l’ont gentiment reprocher

Alors, ce matin, pour me faire pardonner…

C’est grâce à Christian Montelle que je vous propose ce petit prélude…

La partie animée est un petit clin d’oeil de ma part, mon côté très PRIMAIRE!

Évidemment, nous sommes bien tous d’accord, la citation ne fait pas l’esprit, tout comme l’habit ne fait pas le moine…

Mais voilà une manière d’entrée en matière.

Pour tous les petits curieux, les vieux, les grincheux, les matheux, les heureux, ouvrons donc un colloque bleu primaire sur l’esprit scientifique.

Le mode d’emploi est simplissime, vous lisez, vous aimez…ou pas, vous rebondissez… de mots en mots, comme à saute-moutons!

Einstein à l’honneur donc, mais n’hésitez pas pour compléter le débat à m’envoyer vos suggestions, vos textes et vos envies en utilisant la « Boîte à textes » située sur la barre transversale ou sur le menu latéral du blog.
 

1/ L’imagination  est plus importante que le savoir .

 

2/ C’est le rôle essentiel du professeur d’éveiller  la joie de travailler et de connaître .

 

3/ Rare est le nombre de ceux qui regardent avec leurs propres yeux et qui éprouvent avec leur propre sensibilité.

 

4/ Le plus beau sentiment du monde, c’est le sens du mystère. Celui qui n’a jamais connu cette émotion, ses yeux sont fermés.

 

5/ La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre.

 

6/ Les machines un jour pourront résoudre tous les problèmes, mais jamais aucune d’entre elles ne pourra en poser un ! 

 

7/ La connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de  l’information.

 

8/ La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne… et personne ne sait pourquoi !

 

9/ Pour être un membre irréprochable parmi une communauté de moutons, il faut avant toute chose être soi-même un mouton.

 

10/ Un problème sans solution est un problème mal posé.

 

11/ C’est le devoir de chaque homme  de rendre au monde au moins autant qu’il en a reçu.

 

12/ La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent.

13/ Si vous ne pouvez expliquer un concept à un enfant de six ans, c’est que vous ne le comprenez pas complètement.

 

14/ L’école  devrait toujours avoir pour but de donner à ses élèves une personnalité harmonieuse , et non de les former en spécialiste.

 

15/ Le problème aujourdhui n’est pas l’énergie atomique, mais le coeur des hommes.

16/ Rien n’est plus proche du vrai que le faux.

 

17/ Je sais pourquoi tant de gens aiment couper du bois. C’est une activité où l’on voit tout de suite le résultat.

18/ Le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don.

19/ Quiconque prétend s’ériger en juge  de la vérité et du savoir s’expose à périr sous les éclats de rire des dieux puisque nous ignorons comment sont réellement les choses et que nous n’en connaissons que la représentation que nous en faisons.

 

20/ Ce n’est pas que je suis si intelligent, c’est que je reste plus longtemps avec les problèmes.

 

21/ Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal , mais par ceux qui les regardent sans rien faire.

                                                                                   

                                                                                         [Albert Einstein] 

Les commentaires sont ouverts!

Comme aux courses, choisissez votre TIERCE gagnant!

A vous!

                                                                                              




Aimé Césaire (26 juin 1913- 17 avril 2008)

17 04 2008

Aimé Césaire nous  quitte  » mais l’oeuvre de l’homme vient seulement de commencer. »

Saurons-nous nous en montrer dignes?

Adieu Césaire, à bientôt.




Portrait de prof

15 04 2008

L’école à l’hôpital,

Les maths en chambre stérile,

La classe tout en souplesse…

Une rencontre sur net, sur le site de CURIOSPHERE

« Maintenir le lien »

« On n’est jamais uniquement enseignant »

« On est enseignant et on est soi-même en même temps »

Cliquez, écoutez, regardez (JOËL)

Un prof pas comme les autres?

C’est sûr…

Mais des enseignants « multiples », pour reprendre la dénomination de Joël, il y en a …

Je suis certaine que vous en connaissez.

Parlez d’eux!

Partagez vos rencontres insolites avec la connaissance.

Faites circuler vos belles histoires vraies.

L’école est belle pour qui veut y croire et pour qui cherche à la voir.

Sur BLOG BLEU PRIMAIRE, avec vous, je fais le pari d’une vision positive de l’école.

Objectivement positive!

Une école pragmatique et utopique!

Parole d’instit’…




Classe unique, un modèle en voie d’extinction

11 04 2008

Une réaction personnelle aux deux articles du 7 avril et du 31 mars derniers de Bernard Collot, ancien enseignant, essayiste, père d’élève. ( 3 dénominations qui invitent au respect!)

ABSORPTION CONTRE DISSOLUTION
Oui Bernard, ainsi va la France. Une France schizophrène, une société disloquée. Une éducation nationale prise à partie qui ne sait plus où donner de la tête.

D’un côté, des classes surchargées dans des univers scolaires surexploités où il faut absorber chaque année un peu plus d’élèves, un peu plus de violence, un peu moins d’apprentissage, un peu moins d’humanisme.
Ecole/parking
Ecole/ghetto
Ecole/entreprise…espèce en voie de prolifération

De l’autre, des classes rurales dans des écoles à taille d’enfant, qui chaque année sont menacées d’être dissoutes et avec elles, des élèves privés de liens sociaux, des familles abandonnées, des villages désertés, des enseignants mutés.
Ecole/accueil
Ecole/convivialité
Ecole/apprentissages…espèce en voie de disparition.

Explosion contre dissolution. Est-ce donc la seule issue possible? N’y a-t-il pas d’autres voies envisageables? Se pose-t-on seulement ces questions dans les anti-chambres du pouvoir?

A quand des cours d’urbanisme pédagogique dans nos grandes écoles d’Archi?

A quand des concours ouverts sur le thème de la ville/structure scolaire à Sciences Po et à l’ENA?

A quand nos grands cerveaux au service de l’Homme? Sans jamais oublier qu’à la racine de cet homme, il y a l’enfant, il y a l’élève.

Avant d’être adulte, l’homme est un enfant. Et oui, c’est bête à dire comme ça, mais il me semble que cette donnée n’entre pas souvent en ligne de compte dans nos sociétés « urbanisantes ». Bien sûr il y a les textes officiels sur les droits de l’enfant…les chartes, les lois qui sauvent la face, mais cachent, trop souvent, une réalité bien différente.

Pourtant ces écoles innovantes mais méconnues (ou ignorées) de la presse et des politiciens, oui, ces ECOLES existent. (encore…) Ne nous privons pas de leurs formidables expériences, mais sachons les considérer comme autant d’exemples à observer. Qui sait, nous pourrions  peut-être en apprendre beaucoup…sur la convivialité, la pédagogie, l’art de vivre, la motivation à apprendre, l’implication personnelle, le service rendu à la collectivité…Pas de solution miracle, mais bien, au service des élèves, des solutions multiples dans ces classes uniques.

Moi j’irais bien en stage, là-bas, loin du brouhaha de la ville et de son agitation permanente…

Sauvegardons la planète…oui, mais sauvegardons avec elle son humanité! ASSOréveil, un autre site à visiter.

Pour contribuer activement à la démarche de Bernard Collot, je vous invite donc à signer, diffuser, et publier sa pétition

Signature en ligne : http://marelle.org/petitions/index.php




Blog Bleu Primaire a le Blues

9 04 2008

Nom du titre : Le Blues De L’Instituteur
Interprété par : Grand Corps Malade
Année : 2008

Grand Corps Malade - Enfant De La Ville Ce titre est extrait de l’album Enfant De La Ville

Paroles de Le Blues De L’Instituteur

Allez entrez les enfants et arrêtez de vous chamailler,
Avancez dans le calme je sais que vous en êtes capables,
Asseyez-vous tranquillement, chacun sa place, ça y est,
Ecoutez-moi, mais ce matin, n’ouvrez pas vos cartables.
On va pas faire de grammaire, de géométrie et de conjugaison.
On parlera pas de complément d’objet et encore moins de Pythagore.
Ce matin pas de contrôle et personne n’aura raison.
Aujourd’hui aucune note et personne n’aura tort.

Les enfants écoutez-moi, je crois que je ne vais pas bien.
J’ai mal quand je vois le monde et les Hommes me font peur.
Les enfants expliquez-moi, moi je ne comprends plus rien.
Pourquoi tant d’injustices, de souffrances et de malheurs.
Hier soir une fois de trop j’ai allumé la télévision,
Sur les coups de 20H, c’était les informations.
Et tout à coup dans la pièce s’est produit comme une invasion,
De pleurs et de douleurs, c’était pire qu’une agression.
Hier soir l’actualité comptait beaucoup plus de morts,
Que de cheveux sur le crâne de Patrick Poivre d’Arvor.
C’est comme ça tous les jours un peu partout sur Terre.
Je crois qu’il fait pas bon vivre au Troisième millénaire.

Comme aux pires heures de l’Histoire, les hommes se font la guerre,
Des soldats s’entretuent sans même savoir pourquoi.
S’ils s’étaient mieux connus, ils pourraient être frères.
Mais leur président se sentait le plus fort c’est comme ça.
Et puis il y a toutes ces religions qui prônent chacune l’amour,
Mais qui fabriquent de la haine, des assassins, des terroristes.
Pour telle ou telle croyance, des innocents meurent chaque jour,
Tout ça au nom de Dieu, on sait même pas s’il existe.

Les enfants, désolé, on vous laisse l’Humain en sale état,
Il faut que vous le sachiez alors aujourd’hui j’essaie.
Les certitudes des grandes personnes provoquent parfois des dégâts.
En fait l’adulte est un grand enfant qui croit qu’il sait.
J’ai mal au ventre les enfants quand je vois l’argent mis dans les armes.
Dans les fusées, les sous-marins et dans les porte-avions.
Pendant que des peuples entiers manquent d’eau, comme nos yeux
manquent de larmes.
Et voient leur fils et leur filles mourir de malnutrition.

Apparemment la nature elle-même a du mal à se nourrir,
Les homme ont pollué l’air et même pourri la pluie.
Quand tu auras plus d’eau nulle part, faudra garder le sourire.
Et même l’odeur des forêts sera tombée dans l’oubli.
Les enfants vous savez ce que c’est des ressources naturelles,
Si vous savez pas c’est pas grave de toute façon y’en a presque plus.
Les mots « humain et gaspillage » sont des synonymes éternels.
L’écologie à l’école serait pas une matière superflue.

Les enfants, désolé on vous laisse la Terre en sale état,
Et bientôt sur notre planète on va se sentir à l’étroit.
Gardez vos doutes, vous seuls pourrez nous sortir de là,
L’enfant est un petit adulte qui sait qu’il croit.

Bah alors les enfants vous êtes bien sages tout à coup,
J’ai un peu cassé l’ambiance mais je voulais pas vous faire peur.
Ce que je veux vous faire comprendre c’est que je compte sur vous,
Ne suivez pas notre exemple et promettez-moi un monde meilleur.

Allez les enfants c’est déjà l’heure de la récréation,
Allez courir dans la cour, défoulez-vous, profitez-en.
Criez même si vous le voulez vous avez ma permission.
Surtout couvrez-vous bien, dehors il y a du vent.




Idendité, profil et bla bla bla…

3 04 2008

Ni experte, ni journaliste, ni politique, ni de droite, ni de gauche, juste instit’

Telle est ma devise, vous l’aurez remarqué. Certains m’interrogent déjà. J’entends les murmures.

« Oui, bon, d’accord…mais tout de même…on ne peut dire tout et son contraire…entre nous soit dit…allez, ça restera notre secret…

Quelle est votre ligne éditoriale?

Dans quel camp vous situez-vous?

Êtes-vous plutôt moderne ou plutôt tradi?

Portez-vous le chignon bas ou la jupe frangée?

De quel syndicat, de quel parti?

Citadine ou rurale?

Libertine ou morale?

Laxiste ou maître à bord?

Côté Rive Gauche ou côté rive Droite?

Plutôt mérieusienne ou bentolilesque?

Ex-cancre ou 1ère de classe?

Votre livre de chevet: la Bible ou les Fleurs du Mal?

Comprenez-vous, on appartient tous à quelque chose! Dans la vie, il faut faire des choix, savoir se situer, se positionner, se donner une ligne de conduite, une colonne vertébrale sociale, une existence institutionnelle! Vraiment, vous n’y pensez pas, ce n’est pas viable comme posture, ni…..ni……ni…..ni……trop mou, trop flou. Non, les gens ne vous comprendront pas. Ils ont besoin de savoir. »

Aïe, ça commence mal…..Mais alors…

Et vous, chers petits hommes bleus, chers collègues « primaire », chers lecteurs de BLOG BLEU PRIMAIRE, comprenez-vous au moins ce que j’écris?Car en définitive, c’est bien cela qui m’importe; que vous ne me compreniez pas, moi, la belle affaire! Mais mes propos, eux, sont-ils intelligibles? Mes témoignages sont-ils, en partie, le reflet de votre quotidien? Mes coups de gueule, vous font-ils réagir? Mes blagues blogueuses vous font-elles sourire? Mes liens utiles vous éclairent-ils?

Et enfin, bien évidemment, l’unique question qui ne me lâche jamais: mes élèves, eux, ont-ils conscience de ce qu’ils font quotidiennement, à mes côtés, de la raison de leur présence au tableau, du comment j’évalue leurs travaux? Ont-ils besoin pour cela de savoir qui je suis et d’où je viens? S’ils savent pour quoi (en 2 mots) nous sommes ensemble à l’école, alors je peux estimer que 99% de mon job est efficace. (Et c’est loin d’être gagné! C’est pourquoi je m’y attelle, jour après jour…) Car avant tout, le métier que j’exerce est celui de pédagogue, enseignant, maîtresse quoi!  S’ils le savent eux , si mes parents d’élèves le savent…

Pour le reste, c’est entre ma conscience et moi-même…Cela n’a d’intérêt pour personne.

Ce que je sais, c’est bien que je ne suis ni politique, ni experte, ni journaliste, ni de droite, ni de gauche, juste instit’

Prenez-le dans l’ordre que vous voudrez mais gardez juste le meilleur pour la fin « instit' »