Ecrire, lire écrire…un journal d’école

30 04 2010

« Ecrilire »

Lire pour écrire…écrire pour lire

Faut-il choisir?

Écrire pour raconter

Lire pour découvrir

Écrire pour organiser

Lire pour se repérer

Écrire pour s’exprimer

Lire pour écouter

Écrire pour être lu

Lire pour se relire

Écrire pour interagir

Lire pour jouer

Écrire pour informer

Lire pour s’informer

Écrire pour partager

Lire pour s’enrichir

Écrire pour fixer

Lire pour se souvenir

Écrire pour apprendre

Lire pour comprendre

Écrire pour grandir

Lire pour se voir grandir


http://video.google.com/videoplay?docid=-4744064430849936694

Lire pour écrire

Écrire pour lire

Faut-il vraiment choisir?


Petit rappel extrait du

Pilier 1 du socle commun

« Savoir lire, écrire et parler le français conditionne l’accès à tous les domaines du savoir et l’acquisition de toutes les compétences. »

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Story-box

12 11 2009

Connaissez-vous

la Story-Box?

Une boîte qui parcourt le monde…


Grâce à Nathalie JENDLY, ambassadrice du projet, nous avons participé cette année à l’incroyable aventure de cette boîte à histoires globe-trotteuse. Nos messages-pliages sont partis ce matin…

Hop! Dans la boîte aux lettres…destination la Suisse où le 20 novembre prochain seront célébrés les 20 ans de la Convention des Droits de l’enfant. Puis, de là, nos drôles de messages-origamis repartiront pour l’Iran, où des enfants les recevront pour à leur tour les partager en y ajoutant leurs propres productions…

Voilà, le petit train de nos prénoms s’est envolé pour un grand voyage. Vers quels visages? Là n’est pas la question; nos mots ont pris le chemin de la fraternité et ce partage n’a de visage que celui de la liberté. Souhaitons-leurs Bon voyage!


Une boîte qui parcourt le monde…

Quelle formidable idée!

Une boîte à lettres vagabondes,

une boîte à secrets voyageurs,

une boîte à idées trotteuses,

une boîte à images multicolores,

une boîte à rêves universels,

une boîtes à histoires mobiles…

Des mots, leurs mots, les mots des enfants.

Nos enfants!
Si la Terre est une boîte, chaque enfant est un écrin.

Si la Terre est un écrin, chaque enfant est un trésor.

Si la Terre est un trésor, chaque enfant est un

CADEAU!

Si vous aussi vous cherchez des idées à partager pour fêter cet anniversaire pas comme les autres, je vous propose un petit détour vers mes  «  Séquences pédagogiques » vous savez..mon autre blog!

Chaque lundi, y est publié un article à destination d’enseignants en quête de séquences pédagogiques. Un thème par semaine décliné par niveau, de la maternelle au lycée.




Parents-enseignants, vers un partenariat possible?

15 04 2009

Sortie officielle!

!

Sur Amazon.fr

Disponible également dans toutes les librairies

Présentation du contenu:

SOMMAIRE

PRÉAMBULE: une collection, un état d’esprit

INTRODUCTION: les problématiques en questions

1. DIALOGUER…cela s’apprend!

– L’enseignant: derrière le professionnel, un individu

– Transformer le destinataire en partenaire

– Établir des ponts de communication

– Mettre en place des outils

– Communiquer pour créer, construire et développer

2. Un partenariat pour DIRE et FAIRE ensemble

– Faire un état des lieux de la structure scolaire

– Définir conjointement les manques et les besoins

– Organiser une méthodologie commune

– Gérer les compétences et le rôle de chacun

– Accompagner et soutenir les différents partenaires

3. L’ENFANT-ÉLÈVE en association avec les PARENTS

– L’élève au cœur du système: une radio d’école

– Spécificité, complémentarité, participation autour d’un spectacle

– Autonomie et responsabilisation: un voyage scolaire

– Génération internet pour bloguer l’école et la famille

– De la semaine de la presse au journal d’école

4. TRANSVERSALITÉ, COOPÉRATION et APPRENTISSAGES SCOLAIRES

– Sortir l’école de son étau mental

– Relier les sphères affectives, sociales et cognitives

– Installer les apprentissages dans une réalité concrète

– Un grand pas vers la citoyenneté et et l’autonomie

– Inscrire la scolarité dans une dimension humaine, culturelle et intellectuelle.

CONCLUSION: 5 points d’entrée pour une nouvelle CHARTE ÉDUCATIVE

Qu’en pense le Café pédagogique?

Recommandé par Cap Canal




Roubaix, déjà fini…

30 03 2009

Vendredi 27 Mars 2009, quelque part entre 9h et 12H30..

Chose promise, chose due, voici quelques images en direct du Forum…Reporter d’un jour, et par ailleurs très occupée sur « mon stand » à expliquer et commenter mon poster, je n’ai malheureusement pas eu le temps de faire le tour de tous les panneaux. Je vous invite vivement à poursuivre cette visite sur le site du Café pédagogique… Vous y trouverez tout y compris ce que vous ne cherchez pas!

Un moment fort, l’ouverture du Forum par Monsieur le Maire. Beaucoup de sincérité et de force. la tonalité de la rencontre est donnée…Merci à vous, Monsieur le Maire!

Présence chaleureuse de Philippe Meirieu, Président du Jury et membre à part entière de la communauté des pédagogues innovants!

Après les discours enthousiastes dans le grand amphithéâtre et l’accueil plus que cordial qui nous a été réservé, petit temps d’exposition des différents projets…En voici pour vous quelques-uns…

Didier AOUIZRAT: Les horaires décalés en école maternelle

Christine AUBRY: Liaison école/famille, une clé USB pour faciliter les apprentissages au CP

Nathalie CHADEFAUD: World Tour

Rachid CHIKH: Technodesign

Florence TENOUDJI COHEN: Option expérimentale IMAGES/CREATIONS

Anne LE BRAS: Les petites causeries

Demain…d’autres détails…histoire de faire durer le plaisir et perdurer ces beaux moments d’échanges!!

………………………………………………………………………………………………………………………………………

Voici donc la suite…Roubaix Samedi 28 Mars quelque part entre 9h et 12H30

Dominique LETELLIER: Lettres à Monnet, un blog, un site, un concours

Laurence RUSSO: Voyages en terres lointaines

Thérèse SAVINO: Voyage à Canterbury

Isabelle CARDOT: Le Petit Cahier

Marie VERKINDT: Une valise: « Avec l’entraide, tout est possible »

Yves SCANU: Relations école parents

Lionel MARIN Mieux connaître et se situer dans son environnement

JF MALAVIELLE Global Reporters

Luc Le CALOCH: Etude du fait régional grâce aux TICE  (géographie)

Et Mon Mien!

Biblio-Blog et B2i, la cyberculure au Cycle 3

Poursuivez les aventures de ces drôles d’enseignants sur le forum de Facebook




Ouverture du Forum « innovation éducative »

27 03 2009

Mon petit poster…bien assis sous son numéro porte bonheur!

Nous voilà partis à la rencontre de ces drôles d’enseignants qu’on dit innovants!

 » Des milliers de professeurs créent chaque jour des documents pédagogiques, des projets, des outils nouveaux pour faire progresser leurs élèves. Le Forum rendra les meilleurs de ces initiatives visibles. Il leur donnera les moyens de partager les expériences, de susciter de nouveaux projets, de créer une dynamique qu’il faudra ensuite accompagner. Il encouragera le travail en commun entre associations. »




La valise de la maîtresse

26 03 2009


J’ai certainement oublié quelque chose…

Tant pis! Le train pour Roubaix est annoncé en gare…Rendez-vous au FORUM de l’innovation éducative…A demain!





Le Biblio-blog des CM1 part en voyage…

25 03 2009

Bon, bon, les choses se précisent. Un petit passage par la boutique (il était temps me direz-vous…) et me voilà, A/R Paris-Roubaix en poche!

Départ demain 16h58

samedi

Dans ma p’tite valise?

Mes p’tits élèves…

mon ordinateur…et quelques mouchoirs en papier…pour quand on se quittera et pleurera! Comme dans le film…

Tables rondes, exposition des projets, réalisation collective d’un travail collaboratif…et le soir, tout plein de profs dans un même hôtel vous imaginez le souk?

Un joli poster de présentation sous le bras, je défendrai les couleurs de notre BIBLIO-Blog de classe devant le jury du Forum de l’innovation éducative. C’est pas rien tout de même! En avant première, je vous en livre ci-dessous un détail…Merci à Delfine, illustratrice de « Mais non je blogue », de m’en avoir autorisé l’usage!

le blog de Delfine




Vrais élèves, vrais auteurs

16 03 2009

Hier après-midi, un de mes proches amis qui découvre pour la première fois le BIBLIO-Blog de mes élèves me pose cette question, d’un air…dubitatif:

« Mais tout de même, ce ne sont pas TES élèves qui écrivent ces articles! Ce n’est pas possible qu’ils aient un tel niveau d’expression! TU les corriges, non? »

Suspicieux donc, ce nouveau lecteur. Et je le comprends car c’est vrai LEURS articles sont tout à fait honorables!

Il me paraît donc nécessaire de faire un peu de « pédagogie » avec les lecteurs qui viennent d’ailleurs.

Comment et par quels chemins les auteurs de notre BIBLIO-blog de classe parviennent-ils à un tel résultat?

Le travail…oui, le travail! La coopération et la motivation…essentielles…

1/ Choisir un livre (sur la base du volontariat)

2/ Le lire (à son rythme)

3/ Le présenter à la classe (1ère trace écrite préalable)

4/ Rédiger un premier brouillon, parfois deux…(conseils d’écriture vus en classe)

5/ Le co-corriger avec la maîtresse ou avec d’autres (élèves, parents)

6/ Le réécrire via le clavier (en salle des machines ou chez eux)

7/ L’illustrer (selon le code du respect des droits d’auteurs)

8/ Le soumettre à relecture (pour que la maîtresse valide…)

9/ Parfois le reprendre…

10/ et tout recommencer!

Et voilà l’travail.

LEUR TRAVAIL!

Bien sûr, n’apparaissent pas du premier coup des textes venus du ciel! Non, ce blog est la vitrine de leurs réalisations. C’est un portfolio numérique de leurs œuvres, du meilleur de leurs œuvres!

Évidemment ils ne sont pas seuls. Les parents les soutiennent. Je suis là également! Je suis l’enseignante, non? Leur maîtresse….Je les guide, je les accompagne, je les encourage. Mais au bout du compte, c’est leur travail qui y est exposé. Et si j’y suis un peu pour quelque chose, après tout, tant mieux et cela n’enlève rien à leur mérite, leur grand mérite! Rien n’est obligatoire, rien n’est noté, et ils se bousculent tous pour passer à l’oral comme à l’écrit!

BIBLIO-Blog Bleu Primaire c’est un blog, une bibliothèque, un recueil de critiques, un terrain d’expression, un cahier d’écriture, une fenêtre de partage, un petit salon littéraire.




Repenser la relation parents-enseignants

10 03 2009

A Paraître le 15 avril prochain!

Mon tout premier livre!

Oui, je sais… cela veut dire qu’il vous faudra attendre 1 mois…

Mais quand on aime…l’attente fait partie du plaisir!

Disponible dès à présent sur Amazon.fr

Cette collection, dirigée par Gérard De Vecchi aborde les questions d’éducation de façon transversale ou bien par thème. Outre les nécessaires réflexions théoriques sur le sujet, vous trouverez également dans cet ouvrage des pistes pratiques et des outils concrets. En marge du texte, des remarques guident l’utilisateur pour se repérer facilement. De plus, le niveau d’adaptation au cycle de l’école ou du collège est toujours précisé.


Par d’autres auteurs et déjà parus dans la même collection « Un projet pour… »

Philosopher à l’école

Favoriser la relation maître-élèves

Enseigner le travail de groupe

Éduquer à la citoyenneté

Faire vivre des démarches expérimentales

Articuler production d’écrit et grammaire

Enseigner par situations-problèmes

Traiter les programmes avec plus de sérénité

Rendre les élèves acteurs de leurs apprentissages

Mettre les TICE eu service des apprentissages

Travailler l’image et les médias

Éduquer au développement durable

Aborder « le socle commun de connaissances et de compétences »

Enseigner intelligemment l’orthographe

Enseigner le calcul mental

Une collection colorée, vivante, et pratique dont chaque ouvrage fait une petite centaine de pages. Lisible en une soirée!

Plus qu’une collection, un état d’esprit…

J’ai pour ma part eu beaucoup de plaisir à travailler avec Gérard De Vecchi.

Merci Gérard!




Le blog des CM1 chez les Cht’is!

5 03 2009

Top chrono! Le compte à rebours est déclenché et rien ne pourra plus l’arrêter. Tic tac, tic tac, 27-5= 22!

Vous auriez vu la tête de mes élèves mardi matin quand je leur ai annoncé que leur travail avait été remarqué et observé par des adultes puis sélectionné par un jury parmi des centaines d’autres projets sur tout le territoire!!!!

Ils n’en revenaient pas… Certains sont restés bouches bées. D’autres ont sauté dans le train en marche: « Et on ira à Roubaix tous ensemble??? C’est où Roubaix? Mais vous parlez le Cht’i Maîtresse??On gagne quoi???

Le respect mon cher Tom. La satisfaction de voir notre projet de classe rejoindre la grande entreprise humaine qu’est l’éducation. Le plaisir de partager avec d’autres l’expérience de l’innovation au quotidien.

C’est quoi l’innovation Md’ame?

Tiens…bonne question…faut que j’y réfléchisse…

En attendant, voilà ce qu’en pense François Muller, un expert en la matière.

De drôles de mots, n’est-ce pas?

Quels sont ceux qui vous inspirent?

que vous reconnaissez?

qui vous parlent?

qui décrivent ce que nous faisons en classe avec notre BIBLIO-Blog?

Et si à notre tour, nous imaginions un bel acrostiche comme celui là en partant du mot BIBLIO-BLOG?




Forum de l’innovation éducative

24 02 2009

Le Café Pédagogique, la Ligue de l’Enseignement, Cap Canal, et les associations d’enseignants, vous invitent, les 27 et 28 mars prochains, au Forum des Enseignants Innovants et de l’Innovation éducative (FEIIE)

Bon, faut que je vous fasse un aveu…Certains d’entre vous commencent à me connaître…chez moi, faut que ça bouge, que ça avance. Alors vous imaginez…un forum, sur l’innovation, avec au centre des projets, du réel, du concret, du vécu…forcément ça m’interpelle comme on dit aujourd’hui!

Je m’suis donc lancée! Projet à l’appui j’ai présenté ma candidature en leur exposant notre BIBLIO-Blog

Un jury va maintenant sélectionner les 100 projets retenus; les heureux élus auront la chance de participer à ce grand forum sur l’innovation à tous les niveaux et dans tous les domaines éducatifs. Des échanges, des propositions, des choses qui bougent et font bouger! Rien que du positif, vous imaginez? C’est si rare…je n’allais pas laisser passer ça!

Alors maintenant me direz-vous…faut attendre…la terrible décision du jury…100 dossiers…c’est peu…

Venez partager et soutenir l’événement sur

! A plusieurs, on est plus fort!

J’aurais pu garder le secret et ne vous informer qu’une fois, le cas échéant, mon projet retenu et les résultats annoncés. Oui. Mais dans l’innovation il y a cette de part de prise de risque et d’exposition qui me paraît tout aussi formatrice que la réussite en elle-même.

Je vous propose un contrat: si je décroche un aller-retour à Roubaix, je vous emmène avec moi en échange de quoi, si mon projet n’est pas sélectionné, vous me consolerez en attendant l’année prochaine! ça marche comme deal?

Allez, ma grand mère me disait souvent: Ma p’tit’ fille, le « non », tu l’as dans la poche, le « oui » faut aller l’décrocher! Merci Grand-mère!




BIBLIO-Blog et B2i en mode heuristique

23 02 2009

Nouvellement initiée au « Mind mapping », j’ai tenté l’expérience heuristique…

Conformément au texte du « référentiel de l’enseignant », l’innovation et la formation continue font partie intégrante des différentes dimensions professionnelles du métier.

Partant de là, j’ai dressé un premier bilan. Quels sont aujourd’hui mes points d’appui, ceux sur lesquels je peux « me reposer »? Et quels sont mes besoins, ceux qui demandent à être améliorer? Graves et délicates questions…Mais tellement nécessaires après 19 ans de pratique du métier! Ne jamais s’endormir sur ses acquis, mais plutôt s’en servir pour continuer d’avancer plus léger…

Une fois ce premier travail introspectif effectué, j’ai constaté, à côté d’un certain nombre de points positifs (ouf!), l’émergence flagrante de deux défis (aïe!)….Le premier consiste à mieux prendre en compte la diversité de mes élèves et le second à penser autrement leur évaluation.

A partir cet état des lieux personnel et professionnel, j’ai voulu intégrer la lecture de deux autres textes aujourd’hui complémentaires et incontournables; d’une part celui du « socle commun des connaissances et des compétences » exigibles en fin de cycle 3, et d’autre part celui des « nouveaux programmes 2008 »...L’affaire n’était pas simple, vous pouvez l’imaginer…Mais, motivée par mes deux défis et par l’implication et l’adhésion de mes chers petits élèves, j’ai fini par synthétiser l’ensemble de ces 3 textes autour d’un projet concret et vivant, j’ai nommé notre BIBLIO-Blog!

Voici donc sous forme de carte mentale une possible formalisation d’un projet de classe situé au carrefour du lire/dire/écrire/ utilisant comme outil principal les nouvelles technologies internet de communication appelées communément TIC.

Les limites techniques imposées par mon blog ne permettant malheureusement pas de diffuser cette carte mentale sous sa forme première, progressive et interactive, j’ai jugé utile de vous en donner les deux étapes essentielles numérisées sous un format pdf.

Une première étape d’élaboration du cadre général de cette carte sous sa présentation « pliée » en suivant ce premier lien, juste ici

Puis, si vous souhaitez pénétrer dans chacun des 7 nuages qui correspondent aux 7 piliers du socle commun, il vous suffit de cliquer sur la formule magique ci-dessous en fin d’article.

Vous aurez alors accès à notre projet BIBLIO-blog et B2i en carte heuristique « dépliée » et aurez une vision à la fois globale et affinée des différents contenus déclinés selon les nouvelles exigences des programmes 2008.

…Enfin si tout fonctionne…

Dernier point non négligeable…pour en faciliter la lecture, et en fonction de vos performances visuelles, vous avez accès à un effet loupe plus ou moins grossissant!

Un essai pour voir?

…Barbatruc!

Je ne terminerai pas ce post sans remercier Marie qui, sans qu’elle le sache, mais par la qualité informative de son blog m’a permis de me lancer dans l’usage des cartes mentales.

Alors,si vous ne connaissez pas « Lettres et Cartes Heuristiques » c’est le moment de vous y promener!




Evaluer…un mot à la mode

19 01 2009

Évaluer: estimer, donner de la valeur…vraiment?

Pourtant, bien souvent, l’évaluation se concrétise en classe par la notation, le verdict, la sanction, la mesure selon un barème identique pour tous là où les besoins sont toujours individuels. Quel élève peut affirmer qu’il en sort, non seulement valorisé, mais également davantage conscient de la trajectoire qu’il lui reste à suivre? Quel parent peut réellement percevoir les progrès effectués ou les difficultés précises qui subsistent? Quel enseignant peut réaliser, à partir de la seule note, les grands axes à définir pour mettre en projet chacun de ses élèves?…Pas grand monde en définitive…et certainement pas les fameux 15 % d’élèves en échec scolaire à la sortie du primaire!

Non, pour être honnête, personne ne peut se satisfaire d’un pareil outil de triage.

Oui, pour être honnête, j’ai été élève, je suis maîtresse, je suis maman, et je peux vous avouer une chose: les notes ne m’ont jamais éclairée sur le « comment avancer ». Car c’est bien cela qui doit primer, n’est-ce pas ?

Élève, elles me terrorisaient ou me glorifiaient mais ne m’aidaient nullement à prendre conscience du chemin parcouru et des étapes suivantes à franchir. Parent, elles m’exaspèrent ou me flattent mais ne me parlent ni de mon enfant, ni de ses capacités, ni de ses compétences ni des manques qui persistent. Enseignante, elles me font perdre du temps et ne me permettent  aucunement d’accompagner et de guider efficacement mes élèves.

Alors, pourquoi je continue de noter???

 » -…car j’ai été élevée ainsi, car le système est ainsi fait, car mes collègues le font, car curieusement les parents et les enfants le demandent, car je n’ai encore rien trouvé ou expérimenté de plus simple, de plus efficace, de plus parlant.

– Mais enfin, Ostiane, me hurle Gimini Criquet dans le tréfonds de ma conscience, rien n’est simple en pédagogie, tu le sais bien, alors ne te cache pas derrière de fausses bonnes mauvaises raisons!

– Aïe, tu me fais mal aux oreilles, ne crie pas ainsi, je ne suis pas sourde, et puis tu te répètes… »

Évidemment, vous me direz et je serai en accord avec vous, chacun a besoin de repères clairs et définis afin de visualiser les objectifs et les notions en jeu, de comprendre les besoins et de se projeter vers des objectifs ciblés et pertinents. Oui. Évidemment. Et l’enseignant éprouve ce même besoin, cette même nécessité! Mais ne peut-on enfin penser la classe autrement? Ne peut-on enfin écouter les chercheurs et s’inspirer des méthodes qui existent ça et là. Tout le monde en parle! Cette question de l’évaluation est omniprésente en formation continue, en salle des profs, sur le trottoir, à la sortie des classes, et même ces dernières semaines, dans les médias!

Quand aurons-nous le courage et l’honnêteté de nous y atteler, en conscience, en pensée, en action et en équipe!

Malheureusement, on ne pourra sereinement ni envisager ni parler d’évaluation positive en classe tant que persisteront, venues de l’extérieur des pressions infondées et inopérantes mettant en place des mécanismes sinon de compétitivité, du moins de comparaisons malsaines.

Alors quoi?

Quand, comment, pourquoi évaluer?

Qui ou quoi évaluer?

Voici, en guise de modeste conclusion, quelques mots-clés qui permettent, au quotidien de donner un sens à l’évaluation. Car s’il n’a jamais été question de la supprimer, il est grandement temps de la penser autrement.

1/ pertinence/transparence/compréhension: le contenu d’une évaluation doit être en étroite relation avec le contenu travaillé en classe; il doit être explicite pour l’élève et pour les parents; la forme et les consignes ne doivent pas être sources d’incompréhension

2/ régulation/adaptation/différenciation: les résultats d’une évaluation doivent permettre à l’enseignant de réguler les apprentissages et leurs rythmes en fonction des différents besoins révélés

3/ communication/progression/construction: en aval et en amont de toute évaluation, il y a le souci permanent d’échanger, de mettre en lumière les points d’appui et les points à travailler, de mettre en projet un élève, un groupe, un enseignant

Pour terminer, je souhaite partager avec vous, comme une invitation à la réflexion, quelques exergues venus d’ailleurs.

« Il faut que l’enfant sache ce qu’on attend de lui » COUSINET

« L’évaluation doit rester un outil de régulation, intervenir lorque rien n’est joué, qu’on peut encore agir. » PERRENOUD

« L’évaluation est moins un problème de mesure que de dialogue. » CARDINET

Sur ce sujet, quelques textes et sites à visiter, riches en matière (réflexion/action)

http://www.pedagopsy.eu/dossier_evaluation.htm

http://www.charmeux.fr/evaluer.html

http://francois.muller.free.fr/diversifier/index.htm

http://www.meirieu.com/ECHANGES/pepinster_evaluation_pratiques.pdf

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/01/19012009Accueil.aspx

http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=4204


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Du nouveau en CM1

8 10 2008

Pas de classe verte, ni de classe de neige, ni de classe poneys…mais une « classe internet! »

Oui, cette année mes élèves seront de joyeux blogueurs. Ils blogueront leurs découvertes livresques, leurs aventures littéraires, leurs rencontres fictionnelles, leurs personnages fétiches, leurs décors irréels.

Des mots pour blogger les livres, les textes, les histoires.

Un espace entre forum et bibliothèque.

Un blog pour blogger la classe à leurs parents, avec leurs parents.

Un blog pour rapprocher les uns des autres,  comme une porte d’entrée dans la classe…

Un blog pour partager les goûts et les dégoûts: pour dire j’ai aimé et je n’ai pas aimé.

Un blog comme un projet à construire et à faire vivre. Le projet d’une année scolaire.

Du livre à la lecture.

De l’histoire lue chez soi à l’histoire racontée en classe. De l’oral à l’écrit. Du papier au numérique…

Venez visiter leur BIBLIO-Blog! Et surtout, n’hésitez pas à les encourager…la tâche est rude et s’ils ne manquent ni d’ardeur, ni d’ingéniosité ils auront certainement besoin du soutien bienveillant de lecteurs exigeants!

Le site est en construction…les livres tournent de cartable en cartable, on attend l’accès à la salle des machines…ce devrait être le vendredi, une semaine sur deux…c’est déjà un grand privilège généreusement consenti par nos amis collégiens!

 




Le jardinier pédagogue (Chap.3.2)

6 10 2008
…suite du Chapitre 3 Christian MONTELLE
Ornans, Août 2008
Diffusion libre
Tu disais donc….
Dans un premier temps, analysons très brièvement les éléments qui ont changé l’appréciation du temps chez l’être humain moderne, isolé du milieu qui lui était familier, celui de la nature.
Un premier élément est la « peur du noir ». La fée électricité, apparue à la fin du XIXe siècle, a inondé de clarté nos nuits, en tentant de les rendre semblables aux jours. Non seulement des milliards de lampes brillent du crépuscule à l’aube, mais les enfants exigent très souvent qu’une lampe soit allumée en permanence dans leur chambre, ou à proximité. Les citadins sont pour la plupart incapables de se déplacer dans un milieu dépourvu de lumière. Ils sont pris de panique à l’idée de marcher la nuit dans une forêt. Le « passage au noir » est cependant une suspension du temps indispensable pour les rythmes biologiques et les reconstructions psychologiques ; il doit s’accompagner d’un passage au silence profond. La mise en veille complète des interfaces sensorielles du corps permet un repos total au cours duquel le soma se régénère et la psyché se reconstruit. L’encre de la nuit laisse la liberté au cerveau de rappeler dans le rêve ce qui est advenu et d’écrire ce qui doit être retenu par la mémoire, avec les ratures et les interprétations nécessaires. Même un disque dur a besoin de défragmentation et de mise en ordre ! A fortiori un cerveau humain. Trop de clarté nuit : beaucoup de processus biologiques et psychologiques ont besoin de l’obscurité et du silence pour s’accomplir.

Un second bouleversement subi par l’homme urbain est l’effacement des saisons qui sont moins perçues par les sens. L’enfant est tenu au chaud, transporté au chaud, constamment plongé dans un bain de lumière. Les changements de teinte et d’aspect de la végétation, les variations d’éclairement et de températures sont beaucoup moins perceptibles en ville et même à la campagne où l’on ne voit plus un gamin dehors, attaché qu’il est à ses écrans. Or les changements saisonniers déterminent des cycles hormonaux, des évolutions corporelles et aussi une perception du caractère cyclique du temps (10).

Un troisième facteur qui nous fait percevoir le temps de façon différente est la fragmentation du temps vécu. Finies les longues périodes de labeur, de loisirs et de repos. Notre existence est un patchwork de mini-événements qui se chevauchent sans interruption. À l’école, puisque ce sont les enfants qui nous intéressent ici, les cours ne sont plus de longues séquences silencieuses, mais un zapping continuel d’interventions magistrales, de prises de paroles d’élèves, d’activités constamment renouvelées. À la maison, les télévisions, les MP3, les téléphones, les ordinateurs, les consoles de jeux, les activités de loisirs, les copains alternent avec les parents, souvent divisés en parent de la semaine et parent du week-end. Certains enfants sont agendés comme des ministres pour des activités extrascolaires excessivement nombreuses. Il ne faut pas oublier les déplacements en transports scolaires ou pour des week-ends parfois exténuants. La notion de durée s’efface peu à peu, celle de projet devient insaisissable. L’enfant est ballotté sur les vagues d’un chaos existentiel qui lui laisse peu de répit pour entreprendre des synthèses, des mises au point, pour vivre tranquillement la saveur du monde, pour rêver des ailleurs personnels et non imaginés par des adultes.

  • – Maman, ch’ais pas quoi faire …
  • – Tant mieux, mon enfant! Rêve aux nuages, aux merveilleux nuages!

Une quatrième approche du temps est celle de l’ubiquité spatiale et temporelle. L’enfant moderne n’est plus cantonné dans un espace-temps limité, celui de son village ou de son quartier. Le téléphone, la télévision lui permettent de voir et d’entendre d’autres lieux et d’autres temps. Naguère les récits oraux ou écrits permettaient à chacun de voyager autour de sa chambre, dans le passé ou l’avenir. Désormais, c’est une présence beaucoup plus prégnante de l’ailleurs, du passé du futur ou de la fiction. Il faut de solides repères pour s’orienter dans ce nouveau monde qui est si passionnant, mais dont les amers de navigation ne sont pas toujours mis en place.

Cinquième point très lié au précédent : la dégradation du statut du récit dans l’enseignement et dans l’éducation. Les récits peuvent servir à influencer les opinions des publics ou lecteurs et ce pouvoir est largement utilisé de façon négative, aujourd’hui, par les publicistes et les politiques grâce aux techniques du storytelling(11). Des fables antiques aux exempla (12) médiévaux en passant par les paraboles des religions, cette utilisation a été constante dans l’histoire, qu’elle ait eu pour but la transmission de valeurs ou l’aliénation des individus. Une réaction contre ce pouvoir des récits s’est développée – nécessaire distanciation de Brecht – et a abouti à un désir de libérer les romans des parures de la narration. Constat, rapport du strict réel, ont éclos dans la littérature, puis au cinéma. Hélas, on a abouti, au final, à la téléréalité ou au documentaire en lieu et place du récit fictionnel, qui est pollué à son tour et perd ses frontières avec le réel. Or, la narration imaginée est utile pour structurer le temps, car le récit fictionnel échappe au chaos du temps vécu, tout en organisant un temps du récit. Depuis les Grecs, on sait que seul le logos permet d’organiser le chaos. Cette évasion permet à chacun de se réfugier dans un espace-temps imaginaire qui nous donne une perspective, un recul nous permettant de nous libérer de l’imprévisibilité du présent et d’imaginer l’à venir. Paul Ricœur, dans les trois tomes de Temps et récit (Seuil), montre ce rôle essentiel des textes narratifs fictionnels (13). François Hartog dans : Régimes d’historicité. Présentisme et expériences du temps, Le Seuil, Paris, 2002, révèle comment notre époque tend à tout ramener au présent, à faire table rase du passé, au besoin en l’étouffant par les excès de la commémoration, ce qui bloque la capacité de se projeter dans l’avenir.

En un sixième point, je tenterai d’exposer en quoi consistent cette nécessaire mémoire et cette capacité téléonomique (14) de se projeter dans le futur pour agir le présent. Dans les textes et surtout les récits oraux de la tradition populaire, chansons, proverbes, dictons, contes de toutes sortes, légendes, épopées, mythes, et dans les récits fondateurs de la littérature et de l’histoire sont accumulés des siècles de sagesse que nos anciens ont voulu nous transmettre. Véritables maquettes de vie, ces textes appellent une interprétation personnelle, un travail de décodage qui aboutit à une appropriation de savoirs, de sagesse et de valeurs qui rassemblent les membres des différentes sociétés de tout ordre. Ils permettent de juger la validité des décisions présentes en se projetant dans l’avenir pour en prévoir les conséquences. Cette vision du futur, qui est aussi une condition de la pensée scientifique, est indispensable si l’on ne veut pas vivre au gré des caprices de ceux qui savent accaparer le pouvoir.

Le septième point nous ramène à des explorations plus proches. S’il est indispensable d’explorer le passé pour prévoir l’avenir, on ne peut négliger l’étude de l’environnement spatial et temporel immédiat. Mon gendre, qui s’occupe des jeunes d’une cité, a découvert que beaucoup d’entre eux n’ont aucune notion de l’endroit où ils vivent. Sortant rarement du ghetto où on les a confinés, ils ont grand besoin qu’on leur présente le pays où ils vivent. Un animateur de MJC que je connais s’y emploie grâce à des promenades dans la nature environnante, des raids à pied, à bicyclette, à ski, en canoë. Et aussi à des visites à des entreprises de toutes sortes, à des artisans, à des musées, à tout ce qui constitue le substrat géographique, humain et culturel de notre région.

Cette exploration spatiale doit être complétée par une initiation au temps qui rythme la vie de chacun. Et cela dès la maternelle. En sus de la prise de conscience du temps considéré dans sa généralité comme nous l’avons vu plus haut, on a tout intérêt à présenter l’histoire locale, y compris le légendaire, à expliquer le sens et les rituels des fêtes et célébrations.

C’est grâce à ce bain dans les lieux et la culture de la région qui les accueille que de jeunes Turcs ou de jeunes Marocains peuvent devenir Francs-Comtois, Picards ou Franciliens. Il faut d’abord s’intégrer à un village, un quartier, un canton, une région, avant de s’intégrer à une nation.

Ces sept points étant repérés, que pouvons-nous proposer pour la formation des enfants présentant des lacunes dans l’appréhension du temps ?

  • On sent tout de suite qu’un outil essentiel sera constitué par les textes et récits fondateurs, qu’ils soient issus de la tradition orale ou des patrimoines littéraires, théâtraux, filmiques, etc. Je pense que la mise au même niveau de tous les textes proposés aux enfants est une lourde erreur. Mettre sur le même plan un récit policier ordinaire, une bande dessinée démagogique, un article de journal, un conte merveilleux et un poème de Ronsard a pour conséquence déplorable de priver les enfants démunis, chez eux, de textes riches et symboliques, de les priver justement de ces récits porteurs de langue et de symboles de ce patrimoine qui fonde les êtres humains. Loin d’aider les enfants en difficulté, cette erreur qui va jusqu’à la faute, aggrave la fracture linguistique et culturelle, quelque excellentes que soient les intentions des promoteurs de ce nivellement. Le nivellement est si massif qu’il a touché tous les enfants à des degrés divers, quels que soient leurs milieux sociaux ou culturels. Le ministère réagit depuis quelques années pour réintroduire les hiérarchies nécessaires, mais il faut des décades pour inverser une telle tendance.
  • Il est tout à fait souhaitable que parents et enseignants racontent abondamment aux petits des contes qui leur sont destinés : en particulier, des contes de randonnée, et des contes d’animaux. Je dis bien raconter et non lire comme le préconisent certains, car avant sept ans, l’enfant a besoin d’une parole témoin, dite par un adulte qui est là et qui parle avec sa propre poétique et sa propre expérience. Une pratique massive d’un oral de qualité nourrit les enfants de lexique, de style, de grammaire, de connaissances, de valeurs et leur permet de construire une parole – donc une pensée – riche et précise. Elle leur permet de prendre le sens du temps chronologique dans ses déroulements linéaires, dans ses anticipations, dans ses retours en arrière. De bien séparer le temps réel et le temps du récit. D’acquérir, dans les contes étiologiques par exemple, le sens des temps cycliques des saisons, des astres et des organismes vivants.
  • La prise de conscience des temps calendaires, des temps commémoratifs est une préoccupation dans la majorité des classes de maternelle. Elle doit devenir générale et systématique ; élargie à tous les types de temps, y compris le temps météorologique, les variations saisonnières, les temps de la vie, le temps historique, le temps du souvenir, etc.
  • Il faudrait aussi faire la guerre au zapping, à l’inachevé, au bâclé. Trouver le temps de séquences de travail ou de repos longues, calmes, sans cette agitation factice qui envahit la vie des enfants dans leur vie en dehors de l’école. Le recours au yoga ou à la sophrologie est d’un grand secours pour instaurer ce calme intérieur qui permet la maturation. On arrive alors à vivre le moment présent dans sa réalité et non dans l’impatience fébrile de l’à venir. À voir vraiment, à savourer les bruits, les odeurs, les saveurs, les contacts, la lumière, les vibrations, les rythmes, la beauté, l’harmonie, toute la joie d’être là et vivant. Non pas dans une carapace de gadgets technologiques, mais dans un rapport sensuel et amoureux au monde et à ses merveilles, dans une empathie avec l’autre qui peut nous enrichir de ses différences. Cette initiation à l’exploration de l’intériorité est essentielle car elle est reliée au besoin fondamental d’intimité. Les effets positifs en sont aussi immédiats que spectaculaires. L’école doit être apaisée et défragmentée, en antidote à l’hystérie et l’éclatement de la vie moderne. D’où la nécessité de mettre en place de vrais projets qui demandent anticipation, engagement, temps, construction, durée, effort.
  • Une information des parents est nécessaire. Leur rôle est décisif dans les premières années de la vie de leur enfant. Ce sont eux qui doivent d’abord nourrir leurs bébés d’amour et de récits merveilleux, qui doivent leur apprendre le monde et le temps. Il n’est pas admissible que des parents rejettent massivement sur les maîtres la responsabilité de l’échec scolaire de leur enfant. C’est se défausser un peu trop facilement. Mais les maîtres ne doivent pas non plus se contenter d’entériner les inégalités et trier les « bons » et les « mauvais ». Leur devoir est de se substituer au milieu parental – compléter le bagage reçu, si vous préférez ce verbe – quand il y a eu des carences, de façon à ce que tous les enfants puissent acquérir les compétences qui leur permettront de développer au mieux leur propre potentiel de capacités.

Chapitre 4 à suivre et à poursuivre!


10 Alors, promis ? Plus de fraises à Noël ni de poires en août !

11 Les textes de la tradition orale sont en général fort mal utilisés. Les critères d’âge ne sont pas connus, la parodie remplace souvent le contage, quand on ne se limite pas à l’étude de LA structure du récit, comme s’il n’existait qu’une seule structure narrative !

12 L’exemplum est un récit, une historiette  ou une fable donné comme véridique et destiné à être inséré dans un discours, en général un sermon, pour convaincre un auditoire par une leçon salutaire qui a valeur d’exemple. Les contes populaires ont longtemps été récupérés en exempla par les prédicateurs et les moralistes (la Fontaine, Perrault, d’Aulnoy, Disney…).

13 Un livre récent alimente cette réflexion avec humour : L’espèce fabulatrice, Nancy Huster, Actes Sud, Arles, 2008

14 téléonomique dans le sens que lui donne Jacques Ellul (La technique ou l’enjeu du siècle, Armand Colin, Paris, 1954) : projection subjective dans l’avenir avant de décider le présent.




Formation des enseignants

27 06 2008

Ces dernières semaines, l’actualité éducative porte sérieusement atteinte à l’avenir de la profession, mais surtout à celui de nos élèves, de nos enfants.

Un APPEL de Bernard Collot, hier, pour penser et concevoir « une autre école ».

Aujourd’hui, sur le site l’écume des heures, de Daniel Calin, un APPEL pour la mise en place d’une formation des enseignants de haut niveau au sein d’IUFM rénovés.

Il m’appartient en tant que citoyenne responsable, en tant que mère, en tant qu’enseignante, de défendre et réclamer haut et fort une formation digne de ce nom pour un métier « à nul autre pareil ».

En 18 ans d’exercice, je n’ai jamais éprouvé, comme je l’éprouve aujourd’hui, ce besoin ardent de défendre les valeurs d’un éducation que l’on voudrait solder au rabais sous prétexte de je ne sais quel argument faussement économique, tout en faisant croire au plus grand nombre que BAC+5 serait le garant d’une reconnaissance de statut et le gage d’une technicité méritoire.

Grave erreur de diagnostic de la part de nos dirigeants. Si le savoir savant délivré à l’université reste nécessaire, il n’est en rien suffisant! Le plus haut degré universitaire ne permettra jamais à quiconque d’enseigner dans une classe, de la petite section de maternelle au CM2.

C’est d’un manque cruel de FORMATION PEDAGOGIQUE CONTINUE dont nous souffrons depuis plusieurs décennies. Oui, je réclame, je supplie notre hiérarchie de nous fournir une formation de haut niveau en aval ET en amont de l’obtention de notre diplôme.

Les IUFM présentaient de larges insuffisances car les STRUCTURES SCOLAIRES en marche actuellement sont restées les mêmes qu’il y a 50 ans! La rénovation a voulu se faire au sein des instituts de formation des maîtres, mais cet effort n’a jamais été suivi « intra muros ». On peut comprendre alors les déceptions d’un grand nombre de jeunes enseignants qui récupéraient, à la sortie de leur formation, des postes à 10 000 lieux de ce pour quoi ils avaient été formés.

Mais ne nous trompons pas…C’est à l’école de se mettre enfin à la mesure de la modernité et des enjeux du XXIème siècle. C’est à ses murs, à ses rythmes, à ses structures internes, sans oublier à ses équipes éducatives en place d’enfin accepter, non plus l’évolution (nous sommes restés trop longtemps sur place), mais sa nécessaire métamorphose.

Pour y faire face, nous avons besoin, plus que jamais, d’une solide formation pédagogique portée par l’engagement sans faille des instances structurelles.

Que cette formation soit rendue obligatoire. Que cette formation soit multiple. Que cette formation soit gratuite. Que cette formation soit inclue dans nos horaires ou payée s’il s’agit de stages hors temps scolaire. Que cette formation soit au service d’une autre école, une école plus humaine et plus exigeante, plus moderne, capable de faire face à la formidable attente de nos élèves, de nos enfants.

Je vous laisse juge…à chacun de se positionner sans perdre de vue l’essentiel: la formation de l’enfant qui dépend en grande partie de celle de son enseignant.

Lire l’APPEL

                




Appel pour « une autre école »

26 06 2008

Hier, dans ma boîte mail, un message de Bernard Collot que je m’empresse de communiquer. Il s’agit d’un appel pour « une autre école ». Que l’on soit concerné directement ou non, que l’on se retrouve totalement ou partiellement dans cette lettre, il me semble que chacun, père, mère, enseignant, éducateur en somme, doit prendre le temps de lire cet appel et d’en profiter pour se poser un certain nombre de questions relatives à l’école, et surtout aux finalités auxquelles est doit ou devrait se vouer.

L’école n’est-elle que ce maillon utilitaire au service de la société? Maillon essentiellement économique et financier? Dans ce cas alors, résultats, productivité et compétitivité sont les maîtres mots en matière éducative. Une école pour former des futurs consommateurs et selectionner les purs esprits capables de concevoir les futurs produits marchands?

Ou bien peut-on imaginer l’école comme un espace de vie, de découvertes, de coopération, d’échanges en vue de l’épanouissement intellectuel, social et humain. Une école pour révéler les talents de nos élèves et les aider à prendre part aux formidables et multiples défis qui leur tendent les bras?  Travail et réflexion, travail et humanisme, travail et entraide sont alors des binômes qu’il serait urgent de mettre en place dans nos écoles. Ce sont nos enfants, les vôtres qui la côtoient, quotidiennement.

Que voulons-nous faire de nos enfants?

Il est temps de nous pencher ensemble sur ces questions, et non, chacun de son côté, à la seule lumière de son petit quant à soi.

Je laisse maintenant la parole à Bernard Collot, et je vous invite une nouvelle fois à découvrir le riche sommaire de son site.

« Faire croiser des parents et des enseignants qui ont des aspirations d’une autre école pour leurs enfants. Faire connaître aux uns et aux autres la réalité à laquelle les uns et les autres se heurtent. De cette confrontation, celle des faits, de cette recherche de compréhension, peut-être faire naître ce qui pourrait être commun… pour une autre école. Tel est l’objectif de ce groupe de recherche en constitution.

Pouvez-vous diffuser cette information dans vos réseaux ? Merci. Bernard COLLOT.

Une nouvelle liste de diffusion pour « une autre école » vient d’être lancée par les CREPSC. Elle s’adresse aux parents et aux enseignants. Vous trouverez sa définition ci-dessous. Pour vous y abonner, aller à :

http://listes.marelle.org/sympa/info/pourune.autreecole

Dans le bandeau de gauche, cliquez sur « abonnement »

Dans la partie centrale indiquez votre adresse de messagerie et validez.

Sans quitter le site, allez voir dans votre messagerie, le robot vient de vous envoyer un message avec un mot de passe. Copiez-le, retournez dans le site, collez-le et cliquez sur « abonnement ». C’est fait.

Définition de la liste :

– Vous êtes parents, futurs parents, anciens parents.

Dans l’école actuelle*, telle qu’elle est conçue, vous trouvez:

que les enfants ont du mal à s’épanouir,

qu’elle constitue un ghetto dont vous êtes exclus,

qu’elle provoque des dégâts, de la violence, des comportements face auxquels vous êtes impuissants,

qu’elle ne conduit pas les enfants et les ados à devenir des citoyens actifs.

Bref, vous aspirez pour vos enfants, pour les enfants, pour toute la société, à « une autre école ».

* Il s’agit de l’école en général, peut-être vos enfants ont la chance d’être dans une classe qui dénote. Votre apport est alors tout aussi intéressant.

– Vous êtes enseignants.

Sur le terrain, vous vous débattez aussi,:

pour atténuer les conséquences du vieux cadre scolaire,

pour tenter d’y faire autrement malgré les pressions, les contraintes, la coercition hiérarchique,

pour permettre aux enfants de quand même s’y épanouir, de s’y construire comme futurs citoyens,

pour travailler dans une autre approche,

vous avez aussi des envies, des idées, d’une « autre école ».

– Cette liste est faite pour en parler, échanger, évoquer ce sui se passe pour les enfants, les adolescents, les difficultés rencontrées, les obstacles sur lesquels vous buttez les uns et les autres, les pressions voire les mesures de rétorsion subies, les essais, les tâtonnements faits par les uns et les autres, la réalité quotidienne des uns et des autres, qu’est-ce qu’on peut faire dans l’immédiat,…. vers quelle autre école vous voudriez aller.

– Connaître, faire connaître, comprendre, se comprendre, résister, construire. « 

MERCI BERNARD!

Et maintenant…à vous!




Ecole et famille, une histoire sans fin…

25 06 2008

L’année s’achève bientôt, mais l’aventure continue!

Ce matin, je vous propose donc une vidéo sur un thème qui m’est cher, vous l’aurez deviné…la relation école-famille, pour arrêter de dire, répéter et titrer à tout va que « la tension monte »…

Cap Canal est un magazine dirigé par le pédagogue Philippe Meirieu qui a le mérite de mettre en scène, autour d’une table de réflexion, des personnalités diverses et variées pour y aborder des problématiques récurrentes à l’école. Il appelle cela « Questions de parents ».

Les parents à l’école, dans l’école, hors de l’école…Comment et pourquoi?

Alors justement pourquoi attendre le mois de juin pour diffuser un tel document? Parce  qu’il n’est jamais trop tard…

1/ pour réfléchir

2/ pour comprendre

3/ pour agir

4/ pour mettre en place de nouveaux projets

5/ pour se quitter en se disant…l’année prochaine, je m’y mets!

JE= toute personne désireuse de faire avancer le schmilblick!

PARCE QUE NOS ELEVES, VOS ENFANTS LE VALENT BIEN!




Les CM1 ont fait leur cinéma!

30 05 2008

Dans le cadre de notre forum des métiers, nous avons reçu cette semaine le papa de Cléo, qui travaille pour une chaîne de  télévision, au service des achats de scénarios.

Il revenait de Cannes, alors, bien sûr, nous étions tous très impatients!

Des stars, des potins, des rumeurs, des paillettes?

Pas du tout, les enfants ne sont pas comme les adultes. Ils n’ont pas besoin de cela pour rêver.

Nous avons appris tellement de choses.

Pour que le film arrive en salle, il a fallu qu’il traverse toute une longue chaîne  d’étapes.

Que de métiers différents, que d’hommes et de femmes invisibles et méconnus du grand public.

Scénariste, réalisateur, distributeur, acteur, décorateur, costumier, éclairagiste, preneur de son, cameraman, monteur, maquilleur, cascadeur…

Une grande foire aux mots: générique, doublure, court métrage, image rush…

Et puis surtout, la prise de conscience que fiction n’est pas réalité.

– Mais le Titanic, c’est une histoire vraie!

– Quand la balle traverse son coeur, on voit le sang, comment ça marche?

– Et Quand le monstre se transforme?

– Les flammes dans l’incendie, elles sont réelles! On voit la tour qui s’effondre!

Il était très intéressant de voir ces jeunes spectateurs prendre conscience qu’un film, ça se fabrique, qu’il faut souvent plusieurs années entre le projet initial et la sortie du film.

Nous avons décidé d’élaborer dans le cadre de nos productions d’écrit, 6 scénarios et de les soumettre à un comité de lecture.

6 ateliers de 5 élèves.

Il nous reste peu de temps…mais grâce à leur motivation, je suis certaine qu’ils y parviendront.

Souhaitons-leur BONNE CHANCE!

Et surtout MERCI au papa de Cléo d’avoir donné un peu de son temps et beaucoup de son expérience!




Concertation, organisation, planification.

29 05 2008

Mercredis libérés ou concertés…

Quand une équipe d’enseignants se réunit, savez-vous de quoi il est question?

Les tables de la classe disposées en U ou en T , ça commence toujours par un bon petit café.

Mercredi de concertation, hum, le bonheur, aujourd’hui je peux arriver en retard, pourvu que je fasse un crochet chez Dupré le boulanger, histoire de remplir ma sacoche de chouquettes. Vous savez ces petits choux tout creux et saupoudrés de gros sucre…

A chacun selon son humeur, on s’installe. Brouhaha général. Pas plus indisciplinés que des instits en pleine réunion!

Bon, allez, que la fête commence…

« – Koi d’9 en Petite Section?

– Qui a vu le dernier film de Clint Eastwood?

– Hier, j’ai terminé mon roman policier, je vous le conseille, l’assassin finit par…

– Chut! Tu vas nous gâcher le plaisir.

– Bon, et en Moyenne Section, rien à signaler?

– Non, comme d’hab 7 élèves surdoués, et le double d’hyperactifs.

– Tu oublies les jumeaux Léo et Léa, ils savent déjà lire et Mr et Mme Béats souhaitent qu’ils passent directement en CE1 mais alors, pas en CE1B, plutôt en CE1A. Un A, ça fait mieux sur un dossier scolaire.

– OK, on passe à la Grande Section. Ah, non, notre collègue est absente. Elle rencontre ce matin les responsables du CMPP pour discuter du cas de Basile, et de Véra et de Juline, et de Mohéia, et de Stéphanel, et de Bernadote. je crois que c’est tout.

– Bon, en CP, vous êtes-vous mis d’accord sur le prochain livre de lecture? Faudrait pas tarder, les éditeurs s’impatientent et les caisses sont bientôt vides. D’ailleurs, elles sont vides!

– Pour les deux classes de CE1, pour vos prochains emplois du temps, il serait souhaitable de ne pas utiliser « la salle des boums » le même jour. Nos voisins collégiens se plaignent des répercussions sur leurs élèves: syndromes de gesticulation et manque de concentration à l’écrit. 

– Une proposition intéressante de votre collègue de CE2: nous pourrions nommer, l’année prochaine, un préposé au papier toilette pour éviter chaque matin l’éternel problème…Un tableau des responsabilités circule, à vous de remplir la « case semaine » qui vous convient. Je demanderai à la secrétaire d’en faire un tableau Excel et de le photocopier de manière à ce que chaque classe de l’établissement sache qui fait quoi, où et quand.

– Les CM1, c’est à vous…

– Alors moi, j’ai une question: si l’on considère les évaluations nationales depuis 5 ans, on peut facilement mettre en évidence que l’organisation des rythmes scolaires demande l’adaptation aux nouveaux programmes des modalités de remédiation pédagogiques.

– ??

– Ce que veut dire ma collègue,  c’est qu’elle reste fondamentalement persuadée que la conjoncture actuelle a pour conséquence obligatoire l’urgente nécessité d’un plan correspondant véritablement aux exigences légitimes de chacun.

– Dites, là, la sonnerie alarme, c’est un « essai pompier » ou c’est encore la photocopieuse qui a pris feu?!

– L’escalier de secours d’urgence est bloqué et j’ai laissé les clés de l’accès à la porte de l’escalier D dans le bureau du CPE.

– On fait quoi, là? »

Le métier d’instit…un métier multiple.

La pédagogie? A chacun selon ses mots.

Les concertations, de grands moments de vie!