Rentrée 2009, J-5

La classe 1 commentaire

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En image, ce matin, un petit rappel du texte de LOI de 2005

Les 7 piliers du SOCLE COMMUN

En cliquant sur chacune des feuilles ci-dessous,  une fenĂŞtre s’ouvrira et vous proposera diffĂ©rents types de ressources en ligne glanĂ©es ici ou lĂ  sur la toile: activitĂ©s, textes de rĂ©flexion,  outils pĂ©dagogiques, des clins d’Ĺ“il humoristiques.

Le numĂ©rique, c’est magique!

1 http://johan.lemarchand.free.fr/cliparts/nature/feuille1.gifMaîtrise de la langue française

2 http://johan.lemarchand.free.fr/cliparts/feuilles/erable.gifPratique d’une langue Ă©trangère

3 http://johan.lemarchand.free.fr/cliparts/feuilles/erablejaponais.gifPrincipaux Ă©lĂ©ments de mathĂ©matiques et maĂ®trise d’une culture scientifique

4http://johan.lemarchand.free.fr/cliparts/feuilles/chene.gif Culture humaniste

5 http://johan.lemarchand.free.fr/cliparts/fleurs/myosotis.gif Maîtrise des TUIC

6http://johan.lemarchand.free.fr/cliparts/nature/feuille2.gif Compétences sociales et civiques

7 http://johan.lemarchand.free.fr/cliparts/feuilles/grandefeuille.gifAutonomie et acquisition de l’esprit d’initiative


Fertiliser

Semer

Planter

Entretenir


http://ep.inrp.fr/EP/actualites/image/socle-commun.jpg/image

ep.inrp.fr/…/image/socle-commun.jpg/image


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BIBLIO-Blog et B2i en mode heuristique

Formation continue, La classe autrement, La classe en direct 8 commentaires

Nouvellement initiĂ©e au “Mind mapping”, j’ai tentĂ© l’expĂ©rience heuristique…

ConformĂ©ment au texte du rĂ©fĂ©rentiel de l’enseignant”, l’innovation et la formation continue font partie intĂ©grante des diffĂ©rentes dimensions professionnelles du mĂ©tier.

Partant de lĂ , j’ai dressĂ© un premier bilan. Quels sont aujourd’hui mes points d’appui, ceux sur lesquels je peux “me reposer”? Et quels sont mes besoins, ceux qui demandent Ă  ĂŞtre amĂ©liorer? Graves et dĂ©licates questions…Mais tellement nĂ©cessaires après 19 ans de pratique du mĂ©tier! Ne jamais s’endormir sur ses acquis, mais plutĂ´t s’en servir pour continuer d’avancer plus lĂ©ger…

Une fois ce premier travail introspectif effectuĂ©, j’ai constatĂ©, Ă  cĂ´tĂ© d’un certain nombre de points positifs (ouf!), l’Ă©mergence flagrante de deux dĂ©fis (aĂŻe!)….Le premier consiste Ă  mieux prendre en compte la diversitĂ© de mes Ă©lèves et le second Ă  penser autrement leur Ă©valuation.

A partir cet Ă©tat des lieux personnel et professionnel, j’ai voulu intĂ©grer la lecture de deux autres textes aujourd’hui complĂ©mentaires et incontournables; d’une part celui du “socle commun des connaissances et des compĂ©tences” exigibles en fin de cycle 3, et d’autre part celui des “nouveaux programmes 2008″...L’affaire n’Ă©tait pas simple, vous pouvez l’imaginer…Mais, motivĂ©e par mes deux dĂ©fis et par l’implication et l’adhĂ©sion de mes chers petits Ă©lèves, j’ai fini par synthĂ©tiser l’ensemble de ces 3 textes autour d’un projet concret et vivant, j’ai nommĂ© notre BIBLIO-Blog!

Voici donc sous forme de carte mentale une possible formalisation d’un projet de classe situĂ© au carrefour du lire/dire/Ă©crire/ utilisant comme outil principal les nouvelles technologies internet de communication appelĂ©es communĂ©ment TIC.

Les limites techniques imposĂ©es par mon blog ne permettant malheureusement pas de diffuser cette carte mentale sous sa forme première, progressive et interactive, j’ai jugĂ© utile de vous en donner les deux Ă©tapes essentielles numĂ©risĂ©es sous un format pdf.

Une première Ă©tape d’Ă©laboration du cadre gĂ©nĂ©ral de cette carte sous sa prĂ©sentation “pliĂ©e” en suivant ce premier lien, juste ici

Puis, si vous souhaitez pĂ©nĂ©trer dans chacun des 7 nuages qui correspondent aux 7 piliers du socle commun, il vous suffit de cliquer sur la formule magique ci-dessous en fin d’article.

Vous aurez alors accès Ă  notre projet BIBLIO-blog et B2i en carte heuristique “dĂ©pliĂ©e” et aurez une vision Ă  la fois globale et affinĂ©e des diffĂ©rents contenus dĂ©clinĂ©s selon les nouvelles exigences des programmes 2008.

…Enfin si tout fonctionne…

Dernier point non nĂ©gligeable…pour en faciliter la lecture, et en fonction de vos performances visuelles, vous avez accès Ă  un effet loupe plus ou moins grossissant!

Un essai pour voir?

…Barbatruc!

Je ne terminerai pas ce post sans remercier Marie qui, sans qu’elle le sache, mais par la qualitĂ© informative de son blog m’a permis de me lancer dans l’usage des cartes mentales.

Alors,si vous ne connaissez pas “Lettres et Cartes Heuristiques” c’est le moment de vous y promener!

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Le jardinier pédagogue (Intro Bis)

La chronique de Christian Montelle, débat 22 commentaires

Ce n’est pas en tirant sur la queue d’un tĂŞtard

qu’on le fait devenir grenouille plus vite.

Édouard Claparède (1873-1940)

 

 

L’échec scolaire est un problème qui préoccupe grandement les sociétés dites développées. Alors que toutes les conditions de réussite dont les enseignants rêvaient naguère sont apparemment réalisées, un grand nombre d’enfants fréquentent l’école à reculons “parce qu’il le faut bien” et un nombre considérable d’élèves ne profitent que peu ou pas du tout des cours qui leur sont dispensés. En France, on parle de 150 000 (1) laissés-pour-compte, qui sortent du cursus scolaire en sachant à peine parler, lire et écrire, ou même penser de façon rationnelle, ce qui provoque des difficultés humaines et des coûts sociaux exorbitants. D’autre part, beaucoup d’enfants de milieux dits privilégiés se réfugient dans une bulle de gadgets technologiques ou de “paradis” dangereux, et sabotent leur cursus scolaire.

 

L’État et la sociĂ©tĂ© civile ont mis en place des dispositifs innombrables pour tenter d’amĂ©liorer cette situation dĂ©plorable, mais les succès sont minces selon l’estimation des adultes engagĂ©s dans ces actions. La stratĂ©gie des structures de “remĂ©diation” consiste le plus souvent Ă  permettre aux enfants de bĂ©nĂ©ficier de structures allĂ©gĂ©es – fort onĂ©reuses, au demeurant – et Ă  tenter de leur faire absorber le programme scolaire de leur niveau d’âge. Mais ont-ils rĂ©ellement les compĂ©tences nĂ©cessaires pour absorber cette potion ? Des officines Ă  but lucratif se sont ruĂ©es sur le fromage de l’aide aux Ă©lèves en difficultĂ©, mais leurs prĂ©occupations clairement financières ne concernent pas le problème. On peut imaginer que leur objectif de dĂ©part fut louable, mais le fait d’être lucratives pour l’investisseur les a rendues inabordables pour un grand nombre.

 

Ce sont les familles les plus nanties, qui, persuadées que pour réussir il faut savoir avant l’école et plus qu’à l’école, se sont appropriées ces officines. En vacances, combien d’enfants au parcours irréprochable, scolarisés dans des écoles de renommée, se voient inscrits d’office dans des stages non pas de remise à niveau, mais d’anticipation sur le niveau à venir ! Ainsi, l’écart se creuse : ceux qui sont en difficulté le restent et ceux qui réussissent plutôt bien deviennent excellents ! Les dispositifs de lutte contre l’échec scolaire, qu’ils soient publics, associatifs ou privés, parviennent, à force de contrainte à faire accomplir quelques progrès dans le maniement des savoirs élémentaires, appelé aussi “socle commun”. Mais ces procédures ne me semblent pas adéquates et peu rentables par rapport au capital humain (et financier) engagé. Pour tenter de mieux cerner ce qui explique ce demi, quart ou trois-quarts d’échec du soutien scolaire, je vais utiliser une comparaison avec le monde du jardinage.

 

 Voilà donc un jardinier débutant et peu avisé qui entreprend de cultiver les 2 000 m2 de la maison qu’il vient d’acquérir. En bon rurbain tout neuf, il pense que dame Nature est généreuse et qu’il suffit de lui confier quelques graines arrosées copieusement pour qu’elle donne de beaux fruits et de beaux légumes. Las ! il doit déchanter au mitan de l’été ; il y a belle lurette que ses fraises ont été dévorées par les limaces, ses choux par les piérides, ses pommes de terre ruinées par le mildiou. Les plantes épargnées sont malingres, les petits pois microscopiques, les poireaux étiques et les salades chlorotiques. Notre gaillard se lance alors dans la remédiation. La chimie agroalimentaire lui offre un éventail suffisant de poisons pour qu’il achève les rescapés du désastre.

 

Son erreur ? Ne pas avoir – bien avant de planter ou de semer, – analysĂ© son sol, dĂ©sherbĂ©, dĂ©foncĂ© le sol, bĂŞchĂ©, binĂ©, râtelĂ©, fumĂ©, Ă©liminĂ© les vers blancs et autres voraces, introduit des antiparasites naturels, installĂ© un rĂ©seau commode d’irrigation.

 

Il me semble que notre Ă©cole commet le mĂŞme type d’erreurs, avec la complicitĂ© involontaire des parents et celle plus dĂ©terminĂ©e de certains mĂ©decins et des gĂ©ants de l’industrie pharmaceutique (2). On veut “forcer le lĂ©gume” sans trop se prĂ©occuper du terrain. On saute les Ă©tapes, on oublie totalement les exigences d’un dĂ©veloppement naturel et harmonieux. On fait appel Ă  la science et Ă  la technologie pour rĂ©parer les dĂ©gâts, en pensant que ce sont des remèdes-miracles : fatale illusion qui masque les vrais problèmes. Moins l’enfant absorbe, plus on tente de le gaver. On ne perçoit pas les erreurs qui le dĂ©traquent. On nĂ©glige le dĂ©sarroi provoquĂ© par une telle pression psychologique, par une telle exigence de rĂ©ussite dans des domaines si spĂ©cifiques.

 

Les parents et les enseignants de terrain invoquent frĂ©quemment une origine unique Ă  l’Ă©chec scolaire : les “conditions socioculturelles” que connaissent les enfants et qui expliqueraient Ă  elles seules les inĂ©galitĂ©s constatĂ©es. Ces paramètres sociaux donnent l’impression de relever d’un domaine qui Ă©chappe Ă  l’Ă©cole et la tentation est forte d’en prendre acte et d’effectuer un tri social en contradiction complète avec les objectifs que devrait se donner l’Ă©cole : offrir des chances Ă©gales de rĂ©ussite Ă  tous les enfants. Cela Ă©vite de procĂ©der Ă  une analyse plus prĂ©cise des causes de l’Ă©chec, analyse qui permettrait de pratiquer la prĂ©vention nĂ©cessaire.

 

Je vais tenter, dans les lignes qui suivent, de pointer quelques insuffisances et proposer, quand cela est en mon pouvoir, quelques pistes susceptibles d’amĂ©liorer la situation. Brièvement, car mon propos n’est pas d’écrire un ouvrage qui se voudrait exhaustif. J’aborderai quelques domaines – et il en existe d’autres – dans lesquels j’ai pu noter des oublis ou des carences causant de grands dommages. Je proposerai de travailler dans ces domaines pour aider les enfants Ă  surmonter leurs difficultĂ©s, et je suggĂ©rerai quelques pratiques issues de mon expĂ©rience.

  

La première partie évoquera la socialisation, la transmission, l’acquisition des habitus sociaux, et aussi les valeurs qui nous permettent de vivre harmonieusement avec nos semblables. Je parlerai ensuite des insuffisances linguistiques, obstacle essentiel auquel j’ai consacré un ouvrage (3) ; ce livre aborde aussi d’autres domaines qui seront évoqués ici. Une troisième partie sera consacrée à la construction des notions liées au temps et à l’espace, ces repères qui sont indispensables à tout projet d’apprendre, de faire ou de vivre. Dans une quatrième partie, je tenterai de pointer ce qui est nécessaire pour entrer dans le domaine des sciences : esprit d’observation, connaissance du milieu, accession à l’abstraction, compétences de classement et de hiérarchisation, et aussi capacité d’émerveillement, curiosité, acquisition des démarches scientifiques. Une cinquième partie parlera du monde de la technique. Viendra alors l’étude des domaines artistiques : la musique avec ses rythmes et ses mélodies, les arts graphiques qui enseignent la composition, l’harmonie des formes et des couleurs, la joie du beau (4). La dernière partie sera consacrée à tous les problèmes liés au développement corporel : alimentation, hygiène de vie, pratique de sports collectifs et d’activités sportives douces permettant de s’épanouir dans le plaisir du corps découvert.

 

Christian Montelle,

Ornans, Août 2008

Diffusion libre

                                     A SUIVRE…

 

 

 


(1)  Chiffre à prendre avec des pincettes car il a été utilisé de façon polémique. Lancé durant la campagne présidentielle de 2007, il demande à être précisé. Mais 10 000 enfants sans avenir représentent déjà un scandale.

(2) Voir par exemple L.H. Diller, Coca-Cola, MacDonald’s et Ritaline : http://www.google.fr/search?hl=fr&q=diller+ritaline&btnG=Recherche+Google&meta=

(3) Christian Montelle, La parole contre l’échec scolaire, La haute langue orale, l’Harmattan, Paris, 2005

(4) A thing of beauty is a joy for ever, John KeatsEndymion. “Rencontrer la beauté nous emplit d’une joie éternelle.” à condition que nous sachions la reconnaître, bien sûr !

 

 

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