Ces éléments chimiques peuvent s’associer et constituer des assemblages cristallins à structure spatiale ordonnée : les minéraux. Dans le cas contraire on a un verre.
Les minéraux forment des édifices géométriques : les cristaux. Les principaux minéraux sont des silicates, constitués par des édifices d’atomes d’oxygène et de silicium associés à d’autres éléments chimiques.
- La croûte océanique reste difficilement accessible. Elle est essentiellement constituée de basaltes et de gabbros. Ces roches possèdent les mêmes minéraux : plagioclases, pyroxènes et olivine. Elles sont riches en éléments ferro-magnésiens (Fe, Mg) et calciques (Ca) et pauvres en éléments alcalins (Na, K). Toutefois leur structure diffère. Les minéraux du gabbro, roche magmatique de profondeur, sont visibles à l’œil nu : sa texture est grenue. Le basalte, roche magmatique de surface, présente une pâte vitreuse (verre) et des cristaux de toute petite taille, les microlithes, ainsi que de grand cristaux : sa structure est microlithique.
- La croûte continentale est plus hétérogène. Sa composition globale correspond à celle d’un granitoïde (composition chimique voisine du granite) comprenant en particulier les granites, les granodiorites, les diorites et les gneiss. Les minéraux les plus fréquemment rencontrés sont les quartz, les feldspaths alcalins, les micas et les plagioclases. Ces roches silicatées sont riches en éléments alcalins (Na, K), en aluminium et pauvres en ferro-magnésiens.
B) La composition chimique des zones profondes
Les zones profondes ne sont pas accessibles directement à l’échantillonnage. Les plus superficielles d’entre-elles ne sont connues que dans de rares contextes géologiques qui rapportent en surface des échantillons (enclaves volcaniques, zone d’obduction). Les zones les plus profondes ne sont appréhendées que par des méthodes indirectes.
- Le manteau, relativement homogène sur les plan chimique, est formé de péridotites, roches grenues constituées très majoritairement d’olivines et de pyroxènes (minéraux ferro-magnésiens).
Les modèles chimiques montrent que le noyau ne peut être constitué que d’un mélange de fer et de nickel associés à des éléments plus rares et plus légers (Si, O, S …). L’étude de certaines météorites a permis de valider ce modèle.
Contrôle sur la structure de la Terre le mercredi 13/03/13