Ellroy, James. Le Dahlia noir. Rivages/noir, 2006
« Le 15 janvier 1947, dans un terrain vague de Los Angeles, est découvert le corps nu et mutilé, sectionné en deux au niveau de la taille, d’une jeune fille de 22 ans : Betty Short, surnommée « Le Dahlia Noir » par un reporter à cause de son penchant à se vêtir totalement en noir. Le meurtre est resté une des énigmes les plus célèbres des annales du crime en Amérique. »
un grand thriller.
Schmitt, Eric-Emmanuel. La part de l’autre. Le livre de poche, 2001
« 08 octobre 1908 : Adolf Hitler recalé. Que se serait-il passé si l’Ecole des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement ? Que serait-il arrivé si, cette minute là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d’artiste ? Cette minute là, aurait changé le cours d’une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde. »
Mabanckou, Alain. Mémoires de porc-épic. Seuil, 2006 (prix Renaudot 2006)
‘Mémoires de porc-épic’ est le second volet d’une trilogie inaugurée par l’inoubliable ‘Verre cassé’. Ici encore, en détournant les codes narratifs de la fable, Alain Mabanckou revisite en profondeur un certain nombre de lieux fondateurs de la littérature et de la culture africaines. Parodiant librement une légende populaire selon laquelle chaque être humain possède un double animal dans la nature, il nous livre l’histoire d’un étonnant porc-épic, chargé par son alter ego humain, un certain Kibandi, d’accomplir, à l’aide de ses redoutables piquants, toute une série de meurtres rocambolesques. Malheur aux villageois qui se retrouvent sur la route de Kibandi, car son ami porc-épic est prêt à tout pour satisfaire la folie sanguinaire de son ‘maître’ !
Desplechin, Marie. Sans moi. Points, 1998
Que faire d’une jeune femme qui s’installe chez vous, sous prétexte qu’elle n’a pas de domicile et qu’elle s’entend bien avec vos enfants ? Son portrait, peut-être. Enfant de la DDASS, fille des rues, ‘fourmi’ pour un dealer et prostituée occasionnelle, Olivia porte en elle un passé chargé et un présent hasardeux. Avec elle, c’est un peu de la violence et de la corruption du monde qui frappe à votre porte. Ingénue professionnelle, libertine à son insu, cette accidentée de la vie est pleine d’une énergie vitale qui fait craquer toutes les digues. Dans ce livre, Marie Desplechin effleure, nos zones sensibles : les faux-semblants, trahisons infimes, petits accommodements sans importance où se joue chaque jour notre survie morale.
Appelfeld, Aharon. Histoire d’une vie. Points, 2004
Aharon Appelfeld a dix ans lorsqu’il s’évade du camp de concentration. Il se réfugie dans la forêt, survit grâce aux marginaux – voleurs, vagabonds, prostituées – qui le protègent. Nous sommes en Roumanie, à la frontière de l’Ukraine, en 1942. À la fin de la guerre, après plusieurs années d’errance, Aharon Appelfeld s’embarque pour la Palestine. Sa solitude est totale, son désarroi absolu. Quelques grands aînés lui ouvrent le chemin. Grâce à Gershom Scholem, il comprend qu’il est porteur d’un héritage, celui du judaïsme européen, et que son refus équivaudrait à un suicide. Grâce à Max Brod, il découvre Kafka : une écriture sèche, débarrassée du ‘ kitsch allemand’ ; et surtout une description rigoureuse de ce qu’il a vécu, lui, pendant la guerre, et qu’il ne peut formuler avec des mot.
Huston, Nancy. Lignes de faille. Actes Sud, 2006
‘Ligne de faille’, ou comment donner à une histoire maintes fois traitée une profondeur et une résonance pleine d’originalité et de sensibilité. A travers la vie d’une famille aux origines troubles et complexes, Nancy Huston revient sur les atrocités commises par les nazis en étalant leurs conséquences sur soixante années d’histoire contemporaine, des Etats-Unis à l’Allemagne, en passant par le Canada et Israël. Elle nous invite à remonter le temps, à suivre la « ligne de faille » qui a creusé son empreinte dans cette famille, inexorablement, depuis des générations.