« URINOIR-FOUNTAIN » made in Duchamp: »Echec et Mutt » anartistique, analyse H.D.A

24 10 2014

FONTAINE: « PEUT-ON FAIRE DES OEUVRES QUI NE SOIENT PAS D’ART » ? Marcel DUCHAMP.

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Fountain de R. Mutt, photographié par Alfred Stieglitz (1864-1946) devant le tableau The Warriors (1913) de Marsden Hartley (1877-1943) – photo parue dans le n°2 de la revue  journal Dada The Blind Man.

 

L’urinoir est photographié  le 2 Mai 1917  pour la revue « the Blind Man » à la galerie 291,  située sur la cinquième avenue .Cet institution au départ dédié à la photo a été  créeen 1905 par Alfred Stieglitz et Edward Steichen  comme lieu inaugural de l’avant garde européenne aux états unis. Entre  Photo-Sécession , art africain  exposition  de sculptures: Matisse en 1911, Brâncusi en 1914 ,  Picasso-Braque  en 1915, la galerie propose au public New yorkais des oeuvres  novatrices ,Cézanne, Francis Picabia, Gino Severini. une approche déjà conceptuelle et révolutionnaire qui peut expliquer l’introduction d’un objet aussi insolite que  Fontain dans ce lieu. Stieglitz cultive   un projet  didactique d’initiation du peuple  américain . « Il s’agit d’informer et d’éduquer tout à la fois le public, les critiques et les artistes.La galerie doit « un lieu de liberté, d’anarchisme de pensée, de fête de l’esprit. »Il est un membre très en vue  de l’avant -garde américaine part sa publication de revues telles que Camera Work,Camera Notes. View of the Constantin Brâncuși exhibition at « 291 », 1914 (published in Camera Work, No. 48, 1916)Fountain

  • Photo de la  Fontaine de Duchamp, seule  trace de l’oeuvre première.
  • Réclame, 1908 – Porcelain-lipped Urinal, « Panama » Model. J. L. Mott Iron Works.
  • Imported Porcelain UrinalsCatalogue ‘G’, Illustrating the Plumbing and Sanitary Department of the J.L. Mott Iron Works. (published 1888) p. 237.

I //CARTE D’IDENTITE DE L’OEUVRE  (sa présentation).

  • Nom de l’artiste : Marcel Duchamp. Pseudonyme signé sur l’œuvre :Richard Mutt= (Traduction Richard le crétin,  en anglais: »a stupid or foolish person; simpleton. »
  • Date de création : 1917  et 1964.
  • Quels sont les divers titres donnés à l’œuvre? Titres :    1)« L’urinoir »  ou   2) « Fontaine »     ou 3) « La madone des toilettes » (titre qu’on lui attribua lors de son exposition dans la galerie  291 d’ Alfred Stieglitz en 1917) ou « le Bouddha de la salle de bain », autre titre donné dans un article de la revue satirique « The blind man » en (1918) .Pourquoi l’exposition dans ces deux galeries décident d’aborder  l’oeuvre par une  approche métaphorique , sarcastique et provocatrice  iconoclaste? Cette approche sensationnelle ne correspond pas à l’approche de duchamp.

« Pour la science en générale le décloisonnement est une vertu fondamentale…c’est du décloisonnement que viennent les progrès technologiques les plus spectaculaires. »Cédric Villani, « décloisonner, transgresser, désobéir.. »Nov 2016

  • Technique : Peut-on parler de  sculpture (?). Selon la définition établie « c’est un art qui consiste à sculpter dans un but esthétique ».le ready made n’avant ni but esthétique, ne se reportant nullement au faire du sculpteur, on ne pouvait en 1917 nullement la placer dans la taxinomie artistique, et sculpturale. elle ne fait pas partie de cet espèces et apparaît comme un intrus.
  • Non , donnerons donc une définition plus  élargie du terme . En 1927 , le procès Brancusi contre les Etats- Unis autour de la  fameuse sculpture « oiseau », Bird , obliga la loi et le monde de l’art à redéfinir la frontière ontologique entre objet manufacturé et artistique. La modernité en favorisant  le décloisonnement et la porosité entre le monde de l’art et le réel , pose le questionnement de la nature et des limites de son champ artistique, esthétiques ,  sculptural  comme fondamentale dans la praxis nouvelle  -socle  ou pas socle, sculpture comme objet ou  l’objet comme sculpture,la convention de la planéité et autonomie de l’art,  figuration/abstraction..la grille conceptuelle doit être questionnée.l’artiste explore , défriche cette  terra incognita annoncées déjà par  Baudelaire comme « la décrépitude de l’art », définit comme « low art » dans la taxinomie moderniste.
  • Avec Duchamp, on parlera plutôt  de Ready-made  pour nommer ce type de création. Ces objets exposables non identifiés sont  déjà  fabriqués, usinés. Par cet faille entre dans  la modernité  avec  sa potentialité poétique, symbolique, artistique,  le prosaïque, le réel entre poésie Rimbaldienne,  papier collés  (Picasso et braque ),  photographie , empreintes , moulages , et  photomontages Dadaïstes.l’oeuvre d’art est une mimesis mécaniquement reproduite à l’aire de la reproductibilité technique (Walter Benjamin).
  • Cet artefact  nommé ready-made, est difficile à qualifier car il joue sur le flou terminologique. C’est un  objet problème, un objet tension, un casse-tète  à perspective inversée . Etalon et langage nouveau , il remet en question l’axiome  des parallèles esthétiques institué pendant longtemps dans le système des beaux- arts puis le monde de l’art .A  sa rencontre le  spectateur doit réévaluer ses habitus, son géocentrisme perceptifs et esthétiques- la somme des angles d’un triangle ne serait plus égale à 180 degrés? Objet à déchiffrer , l’urinoir- fontaine  » donne à penser », il permet de penser l’art avec.

Comment est venue l’idée, l’ intuition géniale du Ready-made fontaine? Comme Pointcaré  dans la rue , en  découvrant lors de promenades urbaines les vitrines de magasin , les bouches d’incendies de cette ville verticale?

  • Matériau ?   faïence pour celui de 1964  /  ou porcelaine, celui de  (1917).
  • Dimension : 63 cm x 48 cm x 35 cm. (échelle 1).
  • Lieu d’exposition : Centre Georges Pompidou, acquisition en 1986 .(Exemplaire  Rrose ,n°3).
  • Lieu de création de l’oeuvre de 1917 ? :  New York.
  • L’œuvre originale est perdue, c’est une réplique en trois dimension à échelle 1.
  • Qu’est -ce qu’une réplique ? c’est une reproduction à l’identique d’une œuvre originale .
  • QU’EST CE UNE OEUVRE  MULTIPLE? Une œuvre diffusée à de multiples exemplaires  PRODUITE par un dispositif de création permettant sa reproduction limitée depuis une matrice, moule, plaque de gravure…. (En 1964, à la demande du collectionneur et galeriste milanais Arturo Schwarz, Duchamp fait produire , sous sa direction, une édition de « Fontain » à 8 exemplaires .Un dessinateur industriel la redessine d’après la photographie prise par A. Stieglitz en 1917 et les réinterprète le plus fidèlement possible. Il construit de vrai-faux Ready -made, des répliques parfaites,  quasi hyperréalistes par moulage .l’oeuvre originale de 1917 étant le fuit d’une matrice artisanale, l’on conçoit la réplique d’une matrice originaire, moulage d’un moulage industriel.Part la nouvelle intronisation sémantique  et énonciatrice  l’artiste géniteur  Duchamp n’a plus qu’à leur donner vie artistique: chaque fontaine est devenue authentiques.

Version de 1963 Stockholm .Replique réalisée par Ulf Linde avec la permission de Duchamp pour l’exposition de la  Galerie Burén, à Stockholm en 1963.Photo courtesy Moderna Museet).

Version: 1964 Milan ,Reproduction  numérotée 1/8, exposé au San Francisco Museum of Modern Art. C’est la première des 8 éditions par le galleriste Arturo Schwarz.l’une sera pour le galeriste,une autre pour Duchamp tandis que deux autres étaient conçues pour des expositions.

 

.1964 Milan Reproduction muméroté 2/8 ,exposée à la  Tate Modern, London depuis 1999.

1964 Milan Reproduction  numérotée 3/8  à la National Gallery of Canada, Ottawa depuis 1971.

1964 Milan, Reproduction numérotér 4/8 , Collection privée, Gagosian Gallery, New York, 2002. (Photo courtesy Gagosian Gallery)

1964 Milan, Reproduction  numérotée 5/8,Collection Dimitri Daskalopoulos
achetée à Sotheby’s, New York, le 17 November 1999 pour $1,762,500. Image de la couverture du catalogue de vente.

1964 Milan Reproduction numérotée 6/8 ,exposée au The National Museum of Modern Art, Kyoto ,Acquit en1987 pour Arturo Schwarz. (Photo courtesy The National Museum of Modern Art, Kyoto).

1964 Milan Reproduction  numérotée 7/8 ,Fondation  Dina Vierny ,Musée— Maillol, Paris . Photographie reproduit  dans Marcel Duchamp et ses frères (Paris: Dina Vierny Gallery, 1988).Image à l’envers.

1964 Milan Reproduction  numérotée 8/8 , exposé au Musée d’art de l’université d’ Indiana à Bloomington ,1971. Photographie de  Fountain exposée au musée.

1964 Milan Reproduction,Prototype. Collection The Dakis Joannou. Vendu part Ronald Feldman Gallery à Andy Warhol en Janvier 1973 puis à Dakis Joannou en 1988.

  • Pourquoi, selon vous, Sous chaque urinoir, l’artiste fixe une plaque de cuivre portant l’inscription « Marcel Duchamp 1964. Ex N°3 Rrose/Fontaine, 1917/édition Galerie Schwartz?: Pour pouvoir les authentifier en tant qu’œuvre artistique, car rien ne différencie ,visuellement, un urinoir ordinaire d’un urinoir Duchampien présent au musée, la distinction est dans l’infra-mince.
  • Mouvement artistique : Le Dadaïsme. Cependant, Duchamp demeure indépendant, en dehors des ismes, des mouvements artistiques.C’est un électron libre.
  • Domaine : Arts de l’espace.
  • Expliquez en quelques lignes en quoi consistait le mouvement artistique révolutionnaire le Dadaïsme ?:

« Nous disons oui à une vie qui s’élève par la négation »Richard Huelsenbeck

  • Dada=Mots née du hasard…. oui, oui, dirait un russe, pour un groupe qui oppose un grand non de colère, un nouveau  conatus artistique permettrait l’affirmation  résiliente de la puissance de joie entre année folle et ivresse dionysiaque du moment. Nietzsche philosophait à coup de marteau, les Dadaïstes feront de l’art à coup de ciseaux et de colle.
  • Da….Da comme la naissance de l’art à sa source, in-fans, premiers balbutiements, bruitages, pour nommer les objets:
  • Dada  comme  jouer au dada avec le cheval bâton ,embrayeur d’ imaginaires .L’artiste retrouve la magie créative de l’enfance , l’enfance de l’art libérée des contraintes.
  • Dada comme  la figure du cheval, cette figure symbole archétypale richement chargée,  conduit vers d’autres horizons entre espace chtonien et céleste. Il permet le  passage entre deux mondes. Figure du Chaman ou du spychopompe ,elle cultive l’instinct et la raison. Les Surréalistes lui préfèreront la figure hybride et monstrueuse du Minautore plus obscure et tribale.

« Marcel Duchamp et le mouvement dada se réfèrent à l’individualisme anarchiste de Stirner et Nietzsche »Marc Dachy

  • l’homme kantien a quitté son état de minorité mais s’est-il réellement émancipé dans la clairvoyance de l’esprit de raison? Nietzschéen ,Dada  contre cette raison instrumentale le positivisme et autre religion du progrès et de l’émancipation humaniste, jouent les sales gosses  nihilistes  les nouveaux maîtres dans ce monde désenchanté.Eveillent de la conscience ils luttent contre« La puérile manie d’autoritarisme [qui] veut que l’art lui-même serve à l’abrutissement des hommes »Arp.

« Da » c’est aussi le mot Allemand « là » en français.  » ici bas » dirait Levinas.  Les Dadaïstes après cet apocalypse  affirmeront doublement  leur existence d’être là. Comment manifester son existence sinon pas le constat topologique d’une présence ici et maintenant, « d’être là » après le trauma d’une expérience du gouffre.Un Dasein qui loin de ce sentiment d’étrangeté à lui même tente de refonder“un autre  Dasein  celui d’être-pour-la-vie” cet être à la révolte utopique ironique

  • le Dadaïsme est un regroupement d’artistes et intellectuels  ,un mouvement anti-artistique, subversif, ludique et politique qui fait suite aux événements de la guerre.Il fait table rase de la culture en place. Ce groupement international, d’esprits libertaires, recherche la rupture radicale avec les formes artistiques traditionnelles, institutionnelles et bourgeoises . Il cultivent le non-sens et l’irrévérence contre ce culte lumineux  né de  l’Aufkrärung et du  culte positiviste. Ces valeurs  dites civilisationnelles et rationalistes n’ont-elles pas  conduis à la barbarie, n’ont-elles pas accouchées de monstres au cortex instrumental?.La beauté disparaît de façon politique. La société ne mérite plus la beauté. L.H.O.O.Q  ce désir, cette beauté qui exhibe et dévoile son  désormais son nouvel éros.
  • Quelle est la valeur de l’œuvre ? Cette œuvre a été achetée en 1986 par l’État Français pour 1,3 million de francs (environ 232 000 euros) .Elle est actuellement exposée au Centre Georges Pompidou.(Son estimation actuelle est de 2.8 millions d’euros).Un autre urinoir, chez Sotheby’s , a été vendu aux enchères ,en 1999, à un collectionneur Grec pour la somme de : 1 700 000 $  (soit 1, 645 000 euros) .Le collectionneur voulait acquérir cette icône historique.

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II) CONTEXTE HISTORIQUE, ECONOMIQUE ET CULTUREL DE L’OEUVRE : Naissance de la peinture abstraite dans les années 10.

« La naissance de la grande industrie a eu des répercussions considérables sur le mode de pensée et d’agir….l’apparition de l’objet en série. Elle questionne le sens de l’art à l’âge de la reproduction industrielle, technique des marchandises, du travail à la chaîne.

Duchamp, arrivé à New York, constate:« L’art européen, la peinture c’est fini, c’est trop formel…aux usa, il y a un vrai potentiel , regardez, les vitrines, les ponts,les femmes).« M. Duchamp.

A l’automne 1912, Duchamp se rend avec le peintre Fernand Léger et le sculpteur Constantin Brâncusi au salon de la locomotion aérienne du grand palais et en arrêt devant une hélice d’avion s’exclame à l’intention du sculpteur: « C’est fini la peinture! qui ferait mieux que cette hélice. Dis -tu peux faire ça? ».

  • Quel est le constat de Marcel Duchamp?:  Il observe que la peinture est morte. Après la naissance de la photographie , le siècle précédent constatait  que la pratique picturale était devenue caduque- la naissance de l’abstraction  plaçait ,désormais, ses enjeux  au -delà de la quette exclusive du « degré d’iconicité » euclidienne pour l’ouverture exploratoire d’autres  espaces-temps nouveaux physiques et psychiques, « expression d’une nécessité intérieure ».
  • La peinture par le passé devait être le  substitut mimétique du réel, montrer cette capacité  habile de construire des simulacres plaisants à voir :un kunstkönnen au service de l’illusion. Le rôle mécanique et protéique de  l’acte photographique permettait désormais à tout chacun, sans nécessité d’un long savoir faire,  de produire ses simulacres domestiques, une pseudo captation immédiate du réel . Elle  obligeait l’acte pictural à se repositionner  . la production technique  et massive des objet en série , rendait de plus nécessaire de repenser la nature profonde de l’objet, l’art dans l’ensemble des productions artisanales , mécanique et industrieuses .Il fallait repenser le paradigme. A l’époque de la reproduction mécanique et de l’industrie culturelle , quelle peut être la place de cette production esthétique  en trois dimensions,  face à cette vaste  » forêts d’objets » techniques ,esthétiques, consommables, utilitaires qui s’offrent au marché ? Le peintre doit-il comme le voudront les Dadaïstes Berlinois utiliser les nouveaux moyens de productions, échanger le bleu de travail et la chaîne de montage contre ses oripeaux  de la créations,  s’ adapter aux nouveaux enjeux sociaux et  historiques des moyens de production. Doit -il se servir de ce nouveau monde des objets  afin de  réinterroger  par  sa pratique nos nouveaux rapports au réel?
  • l’objet d’art dans le système marchand et capitaliste  ne devient plus qu’un signe parmi  les autres . Dans ce monde de connection des signes et des désirs, l’inflation scopique, de l’hypertrophie de réel ,de « l’hyper-réalité »
  • l’objet culturel et artistique n’est plus  qu’un des  divers objets  de la panoplie mimétique proposée au regard  .Nous ne serions selon J.Baudrillard  dans notre » vidéosphère « en recherche  constant de stimuli simulé comme petits enfants d’Aristote heureux de regarder le spectacle des choses reproduites. Quelle place pour la main de l’artiste face à la machine, celle  du goût face au dessin mécanique?Un objet industrielle,design (hélice) peut être plus esthétique que celui de l’artiste? La technologie rivale de l’artiste crée la beauté moderne.
  •  la production esthétique se fait performance dans ce jeu généralisé  des simulacres. Duchamp sent cette inflation du voir,  la fin du faire, la naissance d’une  culture de l’image imatérielle . Les artistes modernes trouveront des stratégies pour questionner cette nouvelle nature de l’art, quittent à devenir eux même machine à faire de l’art (A.Warhol):Ils proposent le monde des objets, des étants,     comme seuls substituts de l’art devenu le grand supermarché de l’ordinaire.
  • Duchamp propose comme le fera Diderot avec sa « lettre des aveugles », l’expérience anesthétique ,une expérience critique, celle d’une cécité volontaire.l’art n’est plus Optique,auditif
  • haptique,  du grec ἅπτομαι (haptomai) qui signifie « je touche Comment rencontrez cette oeuvre? s’en approché au contacte, haptique et frontale, tourner autour, être à distance? combien de temps doit on passer avec? le temps de s’apercevoir qu’il n’y a rien à voire, le temps d’une  page de catalogue, la curiosité qui vous pousse à voir la preuve matériel,le corps du déli,avec ce sentiment q’elle n’a pas l’épaisseur de son image:Elle est là comme un excès avec sa trois dimension inutile, sa matière sensible inutile.est-ce  le triomphe de l’appréhension e Platonicien,L’urinoir fontaine ne se touche, ne s’éprouve pas. l’artiste n’apporte plus la jouissance des apparences, incitant à capter la réalité par l’esprit plus que le regard.Autrefois expérience esthétique, rencontre et partage démocratique du goût, l’oeuvre R-M est  cet art appauvrit de tout contacte,   contemplation, apsorbtion ou de sublimation ,il met à distance l’oeil et le corps devenu inutile .Deleuze y verra une sorte d’inhumanité.Le sujet est bien solitaire sans le sentiment qui rapproche, sans partage dans un art si égoïste.nous demeront des monades sans porte et fenêtre.L’art est dépouillé des apparences, des notions de sensibilité, d’imaginaire et autres dénominations romantique du sujet.L’artisan de Platon a vendu son urinoir  à l’artiste -Ce dernier n’est plus vendeur de simulacre, il expose l’objet pour philosopher sur l’art. l’expérience du Ready-made est -il une sorte de « distanciation »avant l’heure? Voir sans voir. Voir une idée, un concept dont l’urinoir est un personnage. Ce qu’il présente en spectacle n’est pas à voir-(à désirer ou jouir?) .Il n’y a pas de point de fuite possible, cet objet dans ce face à face nous laissera sans évasion, dans la sécheresse de son réel brut. Malgré sa rotation ,cet objet ambigramme nous laisse t-‘il la possibilité réelle du jeu des interprétations et du double sens propre au symbole ou nous impose t’il au delà des facéties  du langage et de l’irrévérence sa seule littéralité.Urinoir et fontaine ou jeu sur sa dénomination,l’urinoir comme « calembour », « jeu avec le langage » entre  homophonie et polysémie.
  • Les artistes, intellectuels, pacifistes, au début de XXe siècle, vont réagir face à leur époque. Des événements vont les pousser à voir le monde, la politique, la culture , l’art d’une toute nouvelle façon. Lesquels ?
  • 1)la production technique , les grand magasins, et les exposition universelles transforment l’approche de l’objet d’art . le ready-made est apparu à l âge industrielle, il réinvente un kunstwollen à l’image de la réalité sociale . Comment ne pas voir derrière un urinoir fabriqués en série,la question du taylorisme,de la production à la chaîne, une nouvelle question anthropologique face à cette  « forêt d’objets » .

2)L’invention de la photographie, du cinéma :Oui . 3) l’invention de l’avion : Oui . 4) la première guerre mondiale :Oui.

  •  Que se passe t’-il en France et en Europe en 1917 ?:-la première guerre mondiale (14-18), c’est la 3ème année de guerre.  /-L’entrée en guerre des USA ,le 6 avril 1917 / la révolution russe d’octobre/ la naissance du mouvement DADA (1917-1922).
  •  Comment les artistes Dadaïstes puis surréalistes vont- ils réagir artistiquement? Face aux 10 millions de morts, ce massacre de masse à dimension industrielle :Ils se révoltent;soit  dans une posture nihiliste (les Dadaïstes avec L’anti-art, l’anti-tout; ou  les Surréalistes en 1924 avec la volonté de créer une société au fonctionnement nouveau .« l’imagination au pouvoir », inversion des valeurs bourgeoises, morales, religieuses pour un art imaginaire,  poétique qui laisse place au refoulé de la culture à la marge,au contenu latent.(.Duchamp  prône un art plus mental.)—————————————————————————-

III)Brève  BIOGRAPHIE DE L’ARTISTE:

Né en 1887.  (Fils de Notaire normand,grand père maternel peintre et graveur,mère artiste.Il a 2 frères artistes célèbres, l’un peintre l’autre sculpteur.Il est autodidacte ,dans une famille  artistique qui marie l’art et l’argent. Lui ne veut pas être un peintre qui vend ses toiles.

-1913 :Il fixe une roue de bicyclette sur un tabouret, une « distraction » qui n’est pas destinée à être exposée.

1915 – Marcel Duchamp  est à New York, il est hébergé chez Walter et Louise Arensberg.

( face au refus en France, il cherche un nouveau monde pour un nouveau type d’art non académique.

1916 – création de la Society of Independent Artists dont le mot d’ordre est « No jury – no prizes » (Exhibition catalogue of The Society of Independent Artists, 1917).*1

1917Marcel Duchamp achète un urinoir à la J. L. Mott Iron Works Company dont les magasins se situent au 115 Fifth Avenue.*2

10 avril 1917 – exposition inaugurale au Grand Central Palace.*3

13 avril 1917Alfred Stieglitz expose et photographie Fountain dans sa galerie 291 (située au 291 Fifth Avenue).*4

mai 1917 – parution de la photo à la page de 4 de la revue The Blind Man accompagné d’un texte : The Richard Mutt Case (the blind man) signé par Louise Norton.*5

– (date ?) : Fountain est acheté par Walter et Louise Arensberg*6

1921 ?Fountain est perdu (lors du déménagement des Arensberg en destination de Los Angeles). La photo prise par Stieglitz est donc la seule trace qui nous reste de l’original…*7

*1,2,3,4,5,6,7:zoomorph.free.fr,la petite commission (après la grosse).2005

 

-1919 :De retour à Paris, il collabore avec les Dadaïstes (Picabia). (L.H.O.O.Q).

-1923: Arrête la pratique artistique  pour  celle des échecs (niveau international). Il fait de sa vie et de son emploi du temps une oeuvre d’art: Ne rien faire. » Faisons de notre vie une oeuvre d’art » M. Duchamp

-Il Participe à plusieurs reprises au Championnat de France .Il fit partie de l’équipe de France aux Olympiades de La Haye en 1928 et d’Hambourg en 1930.

-1938 : Réalise la boîte-en-valise, ensemble de reproductions de ses œuvres en modèle réduit, tirée à 300 exemplaires.(création de mini urinoirs).

-1964 La réédition de ses premiers objets ready-mades parachève cette célébrité en diffusant son œuvre dans le monde entier. -1968: décès.

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Duchamp pratique les échecs. Marcel Duchamp affronte Man Ray sur les toits de Paris.

COMMENT EST NE CETTE IDEE DE L’URINOIR?

  • -Avant de faire ses ready-mades comme l’urinoir, quelle activité artistique   fera connaître Duchamp à travers  un scandale en 1912  à Paris? la peinture. (On décroche son tableau, »le nu descendant l’escalier N°2″.)

Pourquoi?Cette oeuvre  cinétique  est retirée , du salon des indépendants à paris en 1912 :Cette institution, pourtant n’était pas censée retirer des oeuvres . Elle scandalise, dans ce lieu pourtant sujets aux avant-garde, mais  finalement conservateur . Par contre à New York à l’Armory show en 1913 , elle rencontre le succès.  Les français ne voient pas un nu , mais des tuiles qui tombent .Duchamp est outré que  l’ Avant- garde cubiste (moderne ) puisse le censurer. Le ready-made Fontaine sera  donc  sa réponse. Il symbolise l’abandon de la peinture et d’une tradition moisissante.

« Ce n’était pas un jour, un soir à huit heures. Ça a été une chose lente. Ce n’est même pas une chose définitive : je pourrais, si j’avais encore la vigueur suffisante, certainement recommencer.  Je n’ai fait aucun vœu d’aucune sorte en ce sens-là » (Duchamp [1961], 1994). à Georges Charbonnier qui l’interroge en 1961.

« Il convient de nuancer la façon trop explicite qu’à Duchamp de rejeter dans la peinture la sorte « d’euphorie visuelle » qu’elle serait censée provoquer.Les objection qu’il élève sont plus stratégiques que de principe.Elles expriment moins le rejet des conventions picturales qu’une volonté de reconsidérer l’héritage par le moyen du concept. »Déplier Duchamp : passages de l’art Par Dalia Judovitz, p.77

« En France il y a une vielle expression qui dit « bête comme un peintre »On considérait le peintre comme stupide tandis que le poète et l’écrivain  étaient censé être intelligent. J’ai voulu être intelligent. Je devais avoir l’idée d’inventer… »Duchamp

  • Pourquoi M .D. abandonne t-‘il cette pratique exercée  selon lui par  » des intoxiqués de la térébenthine ,  séducteurs « de la crétine rétine »,  « ? Elle est  trop idiote , ne dit-on pas « bête comme un peintre », trop visuelle, trop tactile, trop mensongère et dépassée. Il veut concevoir une peinture toute  nouvelle différente du trompe-l’oeil, de l’illusion, de la « masturbation olfactive et gestuelle, irrespirable ». Il se dit « respirateur », et assume d’en faire le moins possible.

IV DESCRIPTION DE L’OEUVRE.

A)Pour pouvoir créer sa non-œuvre, Marcel Duchamp, a choisi dans l’indifférence totale, sans critère esthétique, un urinoir en porcelaine blanche recouvert de glaçure en céramique. Cet article ordinaire de la vie courante est renversé, puis posé sur un socle, titré et signé Richard Mutt. Ce readymade aidé « fontaine » est  désigné puis baptisé objet d’art par le choix de l’artiste.

B) PROCEDURE POUR FAIRE CETTE OEUVRE: le ready-made « Fontaine ».

« Fontaine n’a pas été fait par un plombier , mais par la force d’une imagination créatrice » Louise Norton.

« ….Accomplissez votre besogne comme d’honnêtes ouvriers.« Rodin.

« La sculpture donne de l’âme au marbre.« Chateaubrillant

  • Qui Fabrique l’urinoir? l’usine : il est né d’une production en série.

L’urinoir n’est pas le produit besogneux de l’artiste artisan cultivant  « l’adresse de la main, et  » le sentiment le plus vif « .L’auteur du Ready made ne s’attaque pas à donner forme à la matière brut en puissance, en exerçant sa science des volumes.La porcelaine rappelle la couleur du marbre  dont il serait le pastiche moderne ,mais ne possède nullement les traces  d’une quelconque âme qu’offrirait  la lutte créatrice.Duchamp choisit un objet sanitaire .L’entreprise J.L.Mott tentait de donner à ses objets sanitaires une certaine plus -value artistique et esthétique en créant pour ses intérieurs de salles de bain un mobilier plutôt luxueux et décoratif .Comme nous montre sa publicité pour  la baignoire impériale en porcelaine: (« fine apparence, durability  and perfection form » ) ou les W.C vintages au thème antique , le produit utilitaire  née de l’industrie doit tenter de séduire le client en construisant l’image d’ objets uniques à la beauté formelle .L’objet industrielle nie sa création mécanique simulant la fabrication du maître artisan.Comme l’architecture hétéroclites, l’entreprise  citaient les styles artistiques:style antique, Victorien. Duchamp choisit sans choisir  un objet sans  connotation ou référentiel artistique , un urinoir  proche du prosaïsme ordinaire , des toilettes publiques .Quand il admire l’hélice d’avion, ou la bouche d’incendie, n’est ce  une certaine perfection de l’épure qu’il découvre  dans cet objet ? le fonctionnalisme en mettant en valeur les fonctionnalités  pure du design ,  Rimbaud en donnant au langage prosaïque sa modernité  poétique et à Aphrodite les traits d’Anadyoméne ,ne donne t’ils pas finalement  indirectement à l’urinoir une  certaine esthétique et modernité? La perception de Fontain en 1917 ,en 1964  puis en 2016 peut elle être la même? Duchamp connaissait le risque de sa transformation à travers le temps, l’incidueuse installation du goût .L’oeuvre d’art à l’ère de sa reproductibilité technique à perdu son aura, mais la mise à distance de l’urinoir et son existance  purement conceptuelle  ne lui donne t’il pas 100 ans après une nouvelle nature auratique?

  • Qui crée « fontaine »? : l’esprit de l’artiste et sa parole : Il  choisit et désigne tacitement l’objet comme œuvre d’art dans un simple processus d’énonciation.
  • Où est-ce que l’artiste a trouvé cet objet? A l’entreprise de sanitaire J.L MOTT iron works.Afficher l'image d'origine
  • « Some of the most ostentatious and garish high victorian bathrooms ever conceived by the J.L. Mott Iron Works in 1899. Everything is embossed and decorated, including square shaped toilet bowls, fancy china soap and sponge holders, toilet tanks, sitz baths, etc. Incredible! « http://www.vintageplumbing.com/victoriandesigns.html
  • « an extraordinarily rare toilet bowl made for the J.L.Mott Iron Works Co. by the John Dimmock & Co. Hanley Staffordshire Potteries, England in the late 1880s. This bowl was called the Grecian Vase and was connected to a wooden high tank, typically one with brass strap and bullets decoration, like the one shown below… »Vintage Plumbing BLOG

C)LE CHOIX DE L’OBJET: Urinoir . COMMENT L ‘A T-‘IL CHOISI?

-« le choix de ces ready-mades ne me fut jamais dicté par quelques délectation esthétique. Ce choix était fondé sur une réaction d’indifférence visuelle, assortie au même moment à une absence totale de bon ou mauvais goût…en faites une anesthésie complète-« Duchamp « 

« Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous » Paul Eluard , poète surréaliste.

« L’œuvre d’art est un rendez-vous » Duchamp « C’est lui qui m’a choisi » Duchamp. « Mon goût est complètement réduit à zéro » Duchamp.

  •  Comment a t- ‘il choisit cet objet? : Par indifférence visuelle/ c’est un rendrez-vous entre l’artiste et l’objet, un horlogisme qui permet l’indifférence. (ll note sous le ready-made,  l’heure, minutes, et secondes, de cette rencontre.) Duchamp n’ a pas  selon lui choisi le ready-made en fonction de critères esthétiques (beauté, laideur), plaisir, ou sentimentalité ,il retire toute rapport d’ intersubjectivité avec l’objet.Là où le choix d’une pelle à neige en 1915 peut permettre cette neutralité, là où le choix à distance du porte bouteille est concevable et permet une déconnection visuelle, un urinoir avec sa forte connotation peut-il être neutre? Le choix de cet objet ne peut donc s’effectuer selon « un sens commun ».Choix non communicatif?
  • Qu’est-ce qu’ un jugement de goût (faculté de jugement esthétique) ?

« Penser  en se mettant à la place de tout autre »Kant, critique de la faculté de juger.

Qu’est-ce que le plaisir esthétique?c’est celui démocratique pour chacun de pouvoir ressentir cette impression  qui n’est pas une vérité mais peut être communiqué comme universelle rencontre.

« c’est-à-dire les plaisirs simultanés du sentir comme état, de la présence du sensible et de la conscience de se sentir sentant »Carole Talon,La dimension affective du sentir dans l’expérience esthétique:

  • Un jugement de valeur esthétique  sur une chose, un artefact, une œuvre d’art, un objet  s’effectue  en fonction du plaisir ou déplaisir ressentie , éprouvé en le contemplant. Délectation visuelle pour reprendre les mots de Poussin et Duchamp.  (le plaisir est une des trois facultés de l’âme selon Kant). Le jugement de goût  consiste à attribuer, depuis une expérience personnelle comme valeur universelle le prédicat  beauté  à un objet. Le goût étant construit selon  le « sens commun » et  certaines normes et conventions édictées, établie, accepté  par  la culture (dominante),il permet la rencontre du particulier et de l’universelle dans la communication entre deux sujets.

LE READY- MADE FONTAINE: UN CHEVAL DE TROIE? UN VIRUS INTRODUIT DANS LE « MONDE DE L’ART ».

D) DEFINITIONS ET NOTIONS  AUTOUR du READY-MADE . Une définition est- elle possible? définition fourre-tout?

  • « La chose étonnante avec le ready-made est que je suis jamais arrivé à une définition qui me satisfasse…je préfère ce sujet dans le champ du mystère » M. Duchamp.

 

Nous conc^serverons le mystére désiré par l’artiste et tenteront de comprendre la validité de toute ses nominations:

  • « C’est le fait que le readymade n’est pas, n’est plus un objet, mais bien un signe . »..Objets & mémoires ,par Octave Debary,Laurier Turgeon.Edit:De la maison de la science des hommes,Paris:Les presses de l’université de Laval.Québec.

Si l’on reprend la définition large que le sémiologue pragmatique Pierce, on peut définir cet urinoir comme un signe.

  • « Objet nommé objet d’art par une combinaison l’artiste et sa postérité…le ready-made est un art sans artiste pour le faire » T.de Duve .

Il souligne tout à fait l’oeuvre moderne sans père, objet Batard=bas t art.l’oeuvre est d’abord un acte d’émonciation, celui du nomination implicite ou explicite.

« Il s’agit d’un énoncé à valeur expérimentale, pas d’un geste libérateur de l’art opprimé par le capitalisme, c’est une chose faite avec des mots …dire c’est faire»

 

On reprend l’approche sémiotique,l’urinoir est le fait d’une sémiosis:on reparle du caractère d’énonciation et de la lecture de l’oeuvre sous les trait de la philosophie analytique, l’émoncation pragmatique et performative.

  • c’est « une étiquette invisible »
  • « Un objet, une collection d’objets, un geste, un acte artistique, une idée, une intention? Qu’est- ce qu’un ready-made ?»

 

l’urinoir se définirait par son intentionnalité,une intention en acte,le geste confirmant:…..

  • « an anxious object » (objet inquiétant, selon Harold Rosenberg, car le spectateur est dans une relation d’incertitude : est-ce un vrai objet d’art ? Qu’est-ce qui fait désormais l’art ?»

Harold Rosenberg retient sa nature perturbatrice ,le rapport entre l’objet dit anxieux car il ne pose pas le rapport à l’oeuvre d’art à celui  du confort.En déplaçant les lignes il suit la tradition d’un art qui pour G.Braques est fait pour troubler contrairement à la science.

  • « Intronisation du néant …geste de négation dont le spectateur est complice »

 

On voit le R-M comme acte de négation, nihiliste? mettant le néant,le vide,le rien  sur un pied d’estale.

  •  « Le ready-made c’est une œuvre , c’est un geste que seul un artiste peut faire et pas non plus n’importe quel artiste, mais précisément Marcel Duchamp….Ready-made est une objection plus qu’un objet »….
  • « le ready-made est plutôt un geste qu’un objet…c’est un point d’interrogation » Octavio Paz.
  •  » un »Objet mis en position mentale comme au jeu d’échecs, comme des sortes de mats perpétuels du sens. »M.Duchamd  
  • « Le readymade est une arme à double tranchant » Octavio Paz.

=Qu’est-ce qu’un urinoir?: C’est une installation sanitaire destinée à être utilisée par l’homme pour uriner en position debout. (Invention américaine , breveté en 1866).

=A Quelle catégorie d’objet appartient un urinoir? C’est un objet Utilitaire/ hygiénique/non-artistique avec une qualité formelle (adéquation de la forme et de la fonction.)

=Qu’est-ce qu’un objet manufacturé ?:C’est un artefact, un objet usiné et fabriqué par l’homme.

=Qu’est-ce qu’une oeuvre d’art?:(objet d’art):une oeuvre est une création  qui est fait de la main d’un artiste doué de sensibilité. Elle essaie de provoquer l’émotion et recherche  à atteindre la beauté, exprimer une vision du monde.Elle se contemple.

=Quels sont les critères, traditionnellement, pour dire juger ceci est une œuvre:-3 critères: techniques, esthétique, sémantique

-Elle se définit par le savoir-faire (la qualité technique). Oeuvre unique=chef d’oeuvre.

– par la recherche de la beauté, l’harmonie des formes. (idéal)

– par l’idée,  un message conceptuel ou émotionnelle qu’elle incarne, véhicule -(sa valeur autobiographique, morale). Elle suit des conventions instituées par la société , la tradition, et l’institution .

=Qu’est-ce qu’un Ready-made ?

La définition n’est pas si simple. Son origine vient du monde de la confection des vêtements au XIX èm siècle= « prêt à porter » différent de « sur mesure ». C’est un  mot anglais qui vient de l’expression already made , un objet« déjà fait » , »déjà fini », « déjà là » .

-Selon  la définition  du dictionnaire abrégé du surréalisme de 1939 d’A.Breton « c’est un objet promu à la dignité d’objet d’art par le choix de l’artiste. ». Il n’a pas la nécessité  d’être fait, ou construit par l’artiste pour être œuvre d’art. « c’est une œuvre d’art sans artiste ». Est-ce vraiment un objet ? pour Octavio Paz, c’est plus un geste qu’un objet:Celui de l’artiste qui baptise l’objet?.Plus qu’un objet ,c’est un événement, un processus,une « objection », un point d’interrogation. Est-ce une intention, une attitude artistique ? Pour Thierry de Duve. Ce n’est ni un objet, ni un geste, ni une intention, c’est une phrase dont l’objet est le référent. l’artiste baptise l’objet, lui donne le nom propre d’art. C’est un énoncé. Un art performatif: Dire c’est faire de l’art.Pour Deleuze et Guattari ,par son absence d’intervention manuelle et du corps de l’auteur et du spectateur il est inhumain.

« Je n’aime pas le mot ‘anti’ qui est un peu comme ‘athée’ par rapport à ‘croyant’, alors qu’un ‘athée’ est tout aussi religieux que le croyant. L’anti-artiste est aussi artiste que les autres. Plutôt qu’artiste, je préfère dire ‘anartiste’, c’est-à-dire pas artiste du tout. » (Duchamp [1959], dans Diserens/Hamilton/Tosin 2009, p. 76). Réponse en 1959, à la question de Richard Hamilton, « quelle serait votre conception de l’anti-art ?»Corinne Diserens, Richard Hamilton, Gesine Tosin (éds.), Le Grand Déchiffreur – Richard Hamilton sur Marcel Duchamp – Une sélection d’écrits, d’entretiens et de lettres. Traduit de l’anglais par Jeanne Bouniort. Dijon, JRP|Ringier – les presses du réel, 2009

 

= « FONTAINE » .Est-ce une œuvre  ? non, plutôt une non-œuvre. De l’art ? non, de l’anti-art=non, plutôt du » a-art » , « du non -art » car ce ne sont pas des oeuvres d’art.Il résiste aux classifications habituelles, inadapté, incompatible avec les terminologies traditionnelles. Aucun mot pouvait le définir , Duchamp dû l’inventer.

=Les caractéristiques du ready-made : pas de beauté, pas de laideur, pas  expression d’une émotion d’une subjectivité,  (intériorité). C’est une Oeuvre sans sujet.

« Un autre aspect du ready_made est qu’il n’a rien d’unique, la réplique transmet le même message, en faites tous les ready-made ne sont pas des originaux au sens reçu du terme  » M. Duchamp. « De faite la différence entre produit d’une même série est si infime que le ready-made ne présent aucune unicité »… « La différence dimensionnelle entre deux objets fait en série est un infra-mince quand le maximum de précision est obtenu »Duchamp.

« le ready-made, C’est une chose que l’on ne regarde même pas.…Qu’on regarde en tournant la tête. « Duchamp «  Ce n’est pas la question visuelle du ready-made qui compte. L’important c’est qu’il existe. C’est le principe. L’oeuvre d’Art n’est plus rétinienne. Elle n’est plus que matière grise ».M.Duchamp.

Philippe Collin :« Mais comment doit être regardé un ready-made ? »

Marcel Duchamp :« Il ne doit pas être regardé, au fond. Il est là, simplement. On prend notion par les yeux qu’il existe. Mais on ne le contemple pas comme on contemple un tableau. L’idée de contemplation disparaît complètement. Simplement prendre note que c’est un (urinoir), ou que c’était  un (urinoir) qui a changé de destination. »

  • l’objet que crée Duchamp est un objet à penser -il doit faire réfléchir , interpeller le spectateur et nullement être  contemplé. Il s’adresse  à notre matière grise . l’art est « une chose mentale ». le spectateur quitte la torpeur et  passivité que permettait certaines oeuvres aisées à décoder .Chez Duchamp, la rencontre nous place face à un choc-ce n’est pas le coup de poing dans l’estomac, mais notre équilibroception  de l’art qui est mis à l’épreuve -écart entre ce qu’on voit, et nos habitudes ,nos conceptions . On doit quitter la place confortable de nos habitus culturels et déplacer le curseur pour comprendre ce qui s’offre sous nos yeux.Comprendre , c’est placé dans  son contexte.

« Si tous les artistes ne sont pas des jours d’échec, tous les jours d’échecs sont des artistes. M:Duchamp.

« Dans les échecs,l’aspect visuel se transforme toujours en matière grise,et le même phénomène devrait se produire dans le monde de l’art. »Duchamp

« Une partie d’échec  est une chose visuelle et plastique…C’est une mécanique puisse qu’elle bouge, c’est un dessin une réalité mécanique… » Duchamp à Pierre Cabanne.

« Je suis mon propre ready- made vivant »Duchamp

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Deux nus, 1910,Huile sur toile, 73 x 92 cmCentre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris – Achat, 1975 – Schwarz n°195

Rétrospective de l’oeuvre de Duchamp à Passadéna en 1963.Evènement modain. C’est  la première grande exposition de l’artiste conceptuel aux Etats -unis.Eva Babitz joue aux échec avec l’artiste.C’est une reconstitution photographique,une photo pour l’histoire , l’histoire de l’art.

Le nu de Titien ou de Manet à quitté la pose, elle ne regarde pas Courbet dessiner le paysage réel , faisant le deuil de sa mythologie;elle n’attendra pas le client en odalisque , nu ordinaire dans un tableau si peu ordinaire. Il a congédié le sujet du nu de 1910 période où il était encore peintre  pour ce monde de  la beauté d’indifférence. la vénus mariée du Titien prendra la forme d’un sexe fontaine ou d’une mécanique amoureuse que pourront mettre à nu les célibataires même.

Les nouveaux  outils du peintre, c’est la pratique du jeu d’échec, plus artistiques dans l’esprit de l’artiste que de nombreuses activités dites d’art.Vénus , eve , prostituée, vierge , mariée ou modèle , elle est  là descendue dans le réel. Le modèle   fait  une partie d’échec avec l’artiste .Rien est à voir, à jouir du regard dans la  cette construction mentale. La sensualité de la chaire, la beauté sensible sera muette ,nulle tentation, la délectation sera mentale. Duchamp joue t’il avec la Beauté, avec l’art  comme le chevalier joue avec la mort chez Bergmann , avançant son pion contre le cavalier (dixit les tableaux de 1911.)

Duchamp dans cette performance photographique  met en scène l’idée centrale de son oeuvre comme un manifeste .A l’époque du triomphe de l’image pop et médiatique, Andy Warhol visitera l’exposition, Duchamp offre une icône symbolique facile à décoder.

Duchamp , lion ou renard ? Maître de la fédération Française d’échec en 1925, il compare sa pratique artistique et existentielle  à celle du jeu d’échec .C’est une  activité  mentale qui dès le XVIII èm fut en vogue dans la société française .Le jeune J.J Rousseau s’y adonna,  Leibnitz y voyait  la possibilité de développer l’intelligence et l’esprit d’invention.-« l’esprit y trouve son aise » souligne le philosophe allemand. Duchamp  découvre  dans ce jeu une autre sorte de  beauté, non-visuelle secrété  purement par la matière grise en action. Comme l’art qu’il désir, tout  se passe dans la tête, art de conception. la beauté n’est plus dans le sensible mais c’est une beauté des  constructions de l’esprit agissant, beauté abstrait que l’on découvre aussi  dans le langage, le poème,  la construction mathématique, ou  un énoncé logique)le jeu d’échec souvent dans l’iconographie , métaphore du réel  évoque l’image labyrintique de la vie, le monde qui se joue dans la société civile. Afficher l'image d'origine

Les-joueurs-d-echecs-decembre-1911-Marcel-Duchamp.jpgAfficher l'image d'origine

Le Jeu d’échec, activité  très spatiale permet d’évoquer aisément  avec les recherches cubistes sur  la représentation de l’espace – temps et la question de la durée chez Bergson, une représentation mobile de la partie d ‘échec.

. Fragmentation des points de vue et de la forme, répétition, transparence.Elles annoncent les trouvailles  en mathématique et en physique celle  de la fin de l’ espace stable, absolu Newtonnien, l’échiquier symbole de l’espace plat  euclidien  semble se déployer dans l’espace à n dimensions… les divers coups de la partie se déroulent sous nos yeux.

Les joueurs d’échecs, Huile sur toile, 50cm x 61cm, décembre 1911

Portrait-de-joueurs-d-echecs-M-Duchamp-1911-Musee-de-Phil.JPGPortrait de joueurs d’échecs, 1912

« Utilisant une fois de plus la technique de la démultiplication dans mon interprétation de la théorie cubiste, je peignais les têtes de mes deux frères en train de jouer aux échecs, cette fois non pas dans un jardin, mais dans un espace indéfini. À droite se trouve Jacques Villon et à gauche Raymond Duchamp Villon le sculpteur, chaque tête étant indiquée par plusieurs profils successifs au milieu de la toile, quelques formes simplifiées de pièces d’échecs disposées au hasard. Une des autres caractéristiques de ce tableau est la tonalité grisâtre de l’ensemble. On peut dire que généralement, la première réaction du Cubisme contre le Fauvisme fut l’abandon des couleurs violentes et leur remplacement par des tonalités atténuées. Ce tableau fut peint à la lumière du gaz pour obtenir cet effet d’atténuation lorsqu’on le regarde au jour.»

Si le motif du jeux d’échec accompagne en toile de fond les premières peintures de Duchamp, les pièces de son jeu deviennent rapidement les héros de son oeuvre la « reine mariée mis à nu par les célibataires:  sujet du Grand verre. Comme l’explique Sarah Troche, ce jeu est l’ADN de toute son oeuvre artistique: »c’est le jeu qui devient le modèle de l’art:…modèle d’un art libéré du poids du rétinien. ». l’art se fait stratégie, tactique , combinaisons, variantes . »Duchamp est un joueur positionnel » plutôt conformiste   -il questionne le rôle de chacun des acteurs de l’art. « Le monde de l’art »  ce  théâtre des en- jeux esthétiques. Le regardeur, l ‘institution  deviennent les  joueurs adverses d’une vaste partie .Chaque oeuvre est un coup sur l’échiquier….

Dans ce jeu des figures en mouvement, le regardeur est   tantôt joueur ou tantôt pion,  dans ce vaste échiquier,  que caractérise l’oeuvre et la vie de Duchamp? l’un et l’autre se confondent.

Il faut  garder la tête froide, l’art n’est désormais un animal à sang froid.

Au échecs, il faut mettre à mort le roi adverse. Dans la pièce urinoir, Le roi est renversé  sur l’échiquier. Duchamp se fait renard, il joue avec le temps. Il définit les règles  et nous oblige à re-définir notre position. »C’est le jeu qui détermine les joueurs et non l’inverse, il crée ses acteurs, il leur confère place, rang »expliquait Emile Bénvéniste. Le jeu se fait  aussi « jeu de langage »,révolution ontologique et copernicienne.Afficher l'image d'origine

Cf: »Marcel Duchamp et les échecs : « tous les joueurs d’échecs sont des artistes »parSarah Troche

Dominique Chateau Duchamp: art et pensée échiquéenne Henri …

www.lespressesdureel.com/PDF/1220.pdf

 Duchamp favorise l’idée plus que la virtuosité du faire.
  • Pourquoi?: Ce n’est pas l’objet en lui-même, l’œuvre visuelle qui compte, mais son message.« Il n’est pas fait pour être regardé » , c’est un objet de spéculation , l’idée du ready- made est plus importante que l’objet, ( c’est sa publicité, les commentaires et la glose qu’elle crée dans l’agora artistique qui est sa réelle substance).L’urinoir ne fut pas réellement visible  avant les  années 40 et pourtant il existait dans le monde de l’art.
  • Le ready- made à la base était-il un original ? non . Il est un exemplaire d’une série industrielle.la copie n’est elle pas un original?
  • Chaque Fontaine  reproduit est-il identique :non , original  oui,  la différence entrer chacun est  infra-mince .

Que remet en cause le faite qu’une réplique puisse être une œuvre d’art dans la définition traditionnelle de l’art? »:La réplique remet en cause la notion d’originalité artistique, l’idée d’œuvre unique propre au chef d’œuvre traditionnel.On ne peut plus définir l’art à partir du postulat de sa nature , son unicité/ individualité.  Déjà la photographie avait bouleversé la notion de chef-d’œuvre car ses images pouvaient être produites  et multipliées à l’identique. (production  non manuelle ,mais par le média d’une machine dupliquante .)Avec la possibilité de l’urinoir une œuvre d’art pouvait  être ,désormais,reproduite à l’infini.(projet de Vasarely). Duchamp cependant, limite sa production comme le faisait Rodin.

  • Pourquoi  Duchamp refuse t’-il de faire ses ready- mades à des milliers d’exemplaires?C’est la rareté qui par le certificat artistique lui donne sa spécificité,elle permet d’éviter l’ habitude rétinienne, donc esthétique.Le temps et l’habitude apporte son voile esthétisant  aux choses. Au bout de 50 ans, l’objet n’est t’il pas devenu  beau? Cet objet ne devient t-il pas avec les mythes et discours qui l’entourent quasi auratique ?

LE READY MADE NE REPOND PAS A LA DEFINITION TRADITIONELLE DE L’OEUVRE D’ART: Elle n’est pas une création originale , précieuse, faite  à la main, ou l’expression d’une sensibilité d’une intériorité née de la nécessité intérieur.Elle ne recherche plus la beauté, la virtuosité technique,et ne nous place pas comme média d’une extériorité transcendante .Elle ne se regarde pas, elle n’offre  aucune matérialité donnée à la sensation .Elle s’offre comme copie reproduite.

QUAND EST NE LE READY MADE? DATE DE NAISSANCE DU  MOT READY MADE (Entrée à l’académie française dans le dictionnaire en 2002)

le mot date de Janvier 1916. Il entre dans la sphère de l’art quand de New York , Duchamp écrit à sa sœur Suzanne pour luis annoncer son invention, il baptise toutes les sculptures restés dans son atelier à paris, rue hypolite , (roue de bicyclette, porte bouteille), ready-made, et lui demande de les conserver , mais elle a ,tout, jeté .D’autres répliques seront exposés  au publique qu’à partir de 19 36 (exposition surréaliste , à la Galerie Charles  Ratton). « …Si tu es montée chez toi, tu as vu dans l’atelier une roue de bicyclette et un porte bouteille. Ecoute (…) prend pour toi ce porte-bouteilles, j’en fais un ready-made à distance. Tu inscriras en bas et à l’intérieur du cercle du bas en petite lettres peintes avec un pinceau à l’huile en couleur blanc argent l’inscription que je vais te donner ci-après « hérisson » et  tu signeras de la même écriture comme suit, (d’après) Marcel Duchamp. Duchamp

  • Pourquoi, selon, vous, Suzanne les a jeté :Elle ne savait pas que c’était des œuvres d’art, mais de simples objets. le sèche-bouteille signé avait perdu son titre.
  • La plus part des ready-made du Duchamp ont été perdus .Est-ce grave ? Non. Et l’artiste n’est pas obligé de la signer lui même. Le « ready-made malheureux » se détruit. (livre de géométrie sur un balcon, le vent arrache les pages.
  • Quel est le premier ready-made  officiellement inventé par M. Duchamp en 1914?: la roue de bicyclette (mais c’est une distraction),  plutôt le porte bouteille « hérisson » car il porte le nom.

« En 1913, j’eu l’heureuse idée de fixer une roue de bicyclette sur un tabouret de cuisine et de la regarder tourner. »

 

V) INTERPRETATION ET SIGNIFICATION DE L’OEUVRE.

  • « Le mode de production (du ready-made) passe par l’esprit et le jeu avec le langage.(…)Si l’indifférence visuelle et l’absence de qualité esthétique président au choix du ready-made, les jeux de mots en revanche, ceux que le mot le titre (la signature) engendre par association ,jouent un rôle significatif si ce n’est déterminant. »Dalia Judovitz, « déplier l’art ».

1) LA SIGNATURE :

  • Quelle est en art la fonction d’une signature:?: Elle s’impose depuis la fin du moyen âge , elle affirme l’émancipation de l’artiste qui sort sa création de l’anonymat . Elle permet l’identification et l’authentification de l’oeuvre . Elle affirme le statut de l’artiste qui signe son faire. Un Léonard de Vinci.
  • Qu’apporte une signature célèbre (ex: van Gogh) à un tableau:?: Une valeur ,une plus-valu celle du nom célèbre. Posséder un van Gogh. « Faire d’un Rembrandt une planche à repasser »= ready-made réciproque.
  • Sur l’oeuvre la signature  est très visible.
  • Quelle est la fonction de la signature, ici:? Elle est déclarative, « c’est un  faire qui porte sur le refus du faire » .:signer ce que l’on a pas fait, simplement une idée, une chose mentale. C’est un acte, une proposition qui prend la forme  d’un pacte fictionel avec le spectateur qui doit accepter l’objet urinoir comme une création une immaculé conception.Il dévoile le réel comme potentiellement oeuvre. Seul le  Geste  d’intronisation artistique produit la chose. Le principe de l’art n’est pas dans l’objet mais dans l’artiste (Aristote).
  • Que signifie la signature: R.Mutt? :A Chacun ses interprétations

« Mutt vient de Mott Works, le nom d’une grande entreprise d’instruments d’hygiène. mais Mott était trop proche, alors j’en ai fait Mutt, car il y avait des bandes dessinées journalières qui paraissaient alors, Mutt and Jeff, que tout le monde connaissait. Il y avait donc, dès l’abord, une résonance. Mutt, un petit gros rigolo, Jef, un grand maigre… Je voulais un nom différent. Et j’ai ajouté richard… Richard, c’est bien pour une pissotière ! Voyez, le contraire de pauvreté… Mais même pas ça, R. seulement : R. Mutt. »Réponse de Marcel Duchamp à Rosalidn Krauss  sur la signification.

I)la signature, Duchamp ironise sur sa fonction et le statut de l’artiste. La signature sacralisante est  désormais désacralisante.

  • 1-Richard Mutt:   C’est Un pseudonyme inventé pour tromper le jury . Si Duchamp avait mis son nom il n’aurait probablement pas été refusé car il était célèbre. Dans cette recherche d’anonymat ne critique t’-il pas le statut de la signature devenue parfois plus importante que l’oeuvre? Le seul travail manuel qu’a fait Duchamp c’est signer.       

2- MUTT=C’est le nom d’un personnage gros et rigolo  de la BD   « mutt & Jeff. Ce (comic strip) crée par Bud Fisher  était   connu à l’époque. Duchamp fait-il ,ici, du créateur de l’oeuvre  un personnage de bande dessinée. et de cette création  un gag, un simple canular. Duchamp montre que l’art ne doit pas être considérée comme une chose si sérieuse.

  • 3- R.MUTT= Cela signifie  « Richard le crétin ». L’origine du  prénom « Richard », c’est « commandant puissant » et le mot argotique anglais mutt= peut être traduit par idiot , andouille,inepte.( Duchamp se moque de la figure puissante de l’artiste, génie créateur masculin , démiurge  à l’égal de dieu). C’est un puissant idiot qui le signe.  Serait-ce l’oeuvre d’un fou, d’un imbécile. Il présage, déjà, du jugement qui sera porté sur cet acte anartistique.
  • 4-.R.MUTT  C’est le Jeu sur la Consonnance MOTT=MUTT ,Le nom d’un fabriquant d’urinoir: (J.L.Mott)     :la signature devient à l’ère moderne marque, marque de fabrique, l’objet d’art marchandise. Duchamp n’installe t’il pas sa signature comme marque. La frontière entre objet et objet d’art n’étant plus distincte.Le fabricant de l’oeuvre n’est pas Duchamp mais un artiste? un artisan?  une machine? ou un nouvel être hybride . 40 ans plus tard Andy Warhol ne voudra t’il pas « être une machine à faire de l’art? » et  le nom Warhol ne deviendra t’il pas une marque?

II)Duchamp  ironise sur le statut et la nature de l’oeuvre qu’il expose ( situation paradoxale). La signature résume le concept.

LA SIGNATURE PARLE DE LA NATURE IRONIQUE DE l’OEUVRE.

  • 5– R. MUTT :C ‘est un jeu de mots phonétiques   -R=  peut se prononce art et Mutt= signifie  bâtard en anglais:  Ce que réalise Duchamp , c’est un art bâtard.   Fontaine n’est-il pas un art sans père car sans artiste (sans géniteur),  batârd par rapport à l’histoire de l’art où il entre comme un intrus, un art impur différent de la tradition.
  • 6-Richard= peut se lire « riche- art »  et l’homophone  « Armut » (en allemand)= se traduit pauvreté. L’oeuvre rapproche deux notions oxymoriques, dichotomiques: associant  l’objet pauvre et le chef- d’oeuvre muséal.  Fontaine est un objet  contradictoire, de contradiction.

LA SIGNATURE  EVOQUE UN ART NON  VISUEL MAIS MENTAL

  • 7- R.MUTT   peut aussi   se lire  R=art    Point    Mutt =cabot, corniaud. Le chien pointe l’art. L’artiste serait-il ce chien sans race, un marginal, un chien des rues? l’artiste serait-il comme sur cette image de la couverture satirique « The Blind Man », ce chien qui guide l’aveugle? l’aveugle pouvant être ce spectateur avide de visuel et qui pourtant ne voir rien, ce scandalise? Cette figure dessinée du maître et du chien pouvant être une métaphore de l’art Duchampien. Il n’y a rien à voir, tout n’est que mental.

 

« The Blind Man » l’aveugle, revue dada à New York, 1917/ BD de Bud Fisher./Feuille de recherche à partir des mots:R.MUTT

« Le titre n’est probablement pas une anagramme mais le plaisir ici, c’est de jouer avec les lettres de R.MUTT. Vu de manière superficielle, c’est un jeu de mots avec le nom du fabricant : MOTT Works. Mais nous devons jouer le jeu « d’urine et de pets » de Marcel. Lorsque nous prononçons séparément  chaque lettre de R.MUTT, nous avons plus de lettres pour notre puzzle : ER POINT EM U TE TE et nous pouvons alors écrire PETE ET URINE TOTEM. »Ref.: Gorik Lindemans (© 2012)

LA SIGNATURE EVOQUE UN ART SANS ORIGINAL

  • 8-L’URINOIR devenu fontaine ne serait-il pas sans original, sans origine, une figure sans mère,ou sans père .La machine de l’usine devenant matrice ? une immaculé conception technologique. Comme la mère du Duchamp  elle n’en a que le nom ? Une mère sans mère ,comme un art sans art?. « ceci est de l’art comme nom propre » (T.de Duve) .  (Lire le paragraphe sur les symboles en dessous).12

L’URINOIR – FONTAINE VIENT TUER L’ART ANCIEN, SIGNE SA MISE A MORT SYMBOLIQUE .

  • 9-P.MUTT  peut se lire inversé TTUM. R= tu meurs=la mort d’un certain type d’art?  Est-ce la mort du père ou de la mère? TUU la  MR. L’oeuvre contemporaine n’est-elle pas une  sans matrice?
  • 10-RICHARD MUTT ,  ce prénom et nom  reprend t’-il l’expression  RI et l’expression perse   šāh māt (« le roi est mort, le roi est vaincu »): l’urinoir-fontaine devient le roi=figure aux échecs .Est-ce ,ici, une partie d’échec,  contre l’art (l’institution), un coup de maître . La forme de fontaine rappelle la pièce)( l’échec et Mutt marquant la victoire de Duchamp) . L’échec et mat consiste aux échecs à battre le roi en l’attaquant en le rendant impossible de bouger.Fontaine ressemble à une pièce d’échiquier  renversée. Duchamp met a mort une certaine vision de l’art? RIS  le roi est mort, ris l’art est mort .Il ne peut plus bouger, du moins il devra se mouvoir différemment , désormais.
  • 11-R.MUTT  inversé peut se prononcer  MUTT .R= peut se lire MUTER comme mutation génétique, l’art change d’ADN , le « Riche- art mute »,se transforme  de façon darwinien selon les évolution sociétale par renversement de la doxa artistique.

LA SIGNATURE RESUME CE PASSAGE, LA TRANSLATION, TRANSFIGURATION,D’UNE NATURE A UNE AUTRE.

DU MASCULIN  AU FEMININ, DE L’ ARTISTE DUCHAMP A  RROSE.  FAIT-IL REFERENCE  PSYCHANALIQUEMENT A DES FIGURES, DES SYMBOLES? : Celle de la mère, de la madone, de la mariée, du père absent.L’urinoir sexe est la matrice moderne réceptacle entre semence et urine .

  • 12-Ne faudrait-il pas voir ,également , la signature comme un titre? R.MUTT ne pourrait -il pas se lire, aussi , inversé à 45 degrés dans un sens freudien: Mutt.R= mutter, la mère, maman, en allemand. Que faudrait-il voir derrière cette figure de la mère  devenue signature- titre.Est-ce la mère qui signe? Fontaine est-elle une représentation de la figure maternelle? non sensuelle, non contemplative… (les rapports entre Duchamp et sa mère étaient distants. Elle demeurait très froide et peu maternelle ,elle ne regardait pas l’enfant). Fontaine ne coule pas, car la mère ne l’écoute pas.  C’est aussi l’interdit de l’inceste. (du sexe de la mère qui ne peut se faire fontaine).R.MUTT = TUMM= T’es où ma mère=TUMM =  C’est objet hermétique, invisible.
  • « Parmi nos articles de quincaillerie paresseuse, nous recommandons le robinet qui s’arrête de couler quand on ne l’écoute pas. » Duchamp dans
  • 13-On passe de l’urinoir  renversement de water (wc) en  mutter (mère) ou  ,watter (eau) à la  la fontaine ,expression du désir et source de vie. » Fontaine : ne serait-elle pas  comme un retour aux sources, au lieu de l’origine, au lieu de la reproduction. Reproduction, voilà bien le maître mot de l’amateur de multiples que fût l’artiste. Ainsi, l’inscription R. MUTT (MUTT.R, Mutter,la mère, en allemand) en plus de sa référence détournée au nom du fabriquant (J.L Mott’s Iron Works) ne recouvrerait-elle pas en partie ce sens. » cf: sens dans le chapitre sur le titre.
  • Fontaine est  une  non-oeuvre désirante ? « ,car absente au regard du spectateur. La fontaine ne coule pas, aucune eau ne jaillit. Faut-il penser que la Mère ne peut être désirée, elle ne peut  être mise à nu , source de plaisir scopique ou de contemplation (comme l’installation « 1 étant donné le gaz…. ).Beauté d’indifférence ,elle met à distance. (Cette marié mis à nu par les célibataires, même » doit elle rester derrière le rideau en dehors .le spectateur désormais doit-il broyer son chocolat? (l’habitude du spectateur face à l’oeuvre d’art était la délectation haptique des nus).
  • On a fait, en 1917, l’analogie de la forme avec la madone, un  geste blasphématoire dans cette association entre l’objet urinoir et  la sainte,  la mère . On pourrait aussi,retrouver les contours de cette futur Mona Lisa de 1919, cette Joconde  travestie qui jouit, ou une autre figure celle de la mariée avec son voile immaculé  .Cette figure de la mariée mise à nu par les regardeurs célibataires. (cébite-a-laire) pourrait dire le calembour duchampien. La frustration sera là pour les amateur de nus haptiques et sensuels.Ici il est question d’espace mental.  Ce passage de l’urinoir à Fontaine c’est aussi cette mutation d’identité de l’objet comparable à celle de Duchamp. Duchamp  peintre devient  aussi, cet autre artiste bien loin du génie créateur masculin traditionnel , Il est cette figure fantasmée Rrose. Selavy= « EROS c’est la vie »;  alter ego artistique ,qui porte sa signature sur les répliques de 1964.
  • DUCHAMP ECRIVAIT
  • « Rrose Sélavy trouve qu’un incesticide doit coucher avec sa mère avant de la tuer; les punaises sont de rigueur » Duchamp dans « Duchamp du signe » éd. flammarion.
  • Qu’est- ce que l’artiste a voulu dire et faire en signant ainsi?: se moquer de la valeur attribuée à la signature, au nom de l’artiste survalorisée depuis la Renaissance en parodiant sa pratique  (imitation de façon humoristique et  ironique, voire caricaturale.(la signature  quelque peu maladroite, sur un objet manufacturé exprime le contraire de sa fonction valorisante : l’œuvre est faites par richard le crétin, et non un artiste de génie, écrite sommairement de façon manuelle et quasi picturale sur la sculpture. (pensons à ces signatures de stars sur les objets, ce fétichisme de la signature sur la relique). Le musée ne transforme t’-il pas les oeuvres d’arts en reliques. L’oeuvre désacralisée obtient une nouvelle sacralité laïque par la signature artistique. A travers cette signature il envoie le spectateur vers des réflexion mentales sur son « objet dard ».

l’artiste en signant cet objet le transforme symboliquement en objet d’art. (d’autres artistes reprendront ce pouvoir d’indexation de l’artiste. Manzoni signe  en 1961 des femmes « sculpltures vivantes », Benjamin Vautier (Ben) signe tout.

  • Que symbolise pour vous un urinoir: Quelque chose de Banal, ordinaire ,impure,  sale ,pauvre, dégoûtante, laide. (Duchamp ne veut pas un objet symbolique, mais  ce ready-made est- il sans connotation,? purement tautologique (ce que je vois, c’est ce que je vois:un objet)? Ne ramène t-’il qu ’à lui-même comme les objets ordinaires et il  non à propos de  quelque chose comme les objets d’art.

LE TITRE

« Un mot est une machine à produire du sens » Octavio Paz c’est aussi selon Caput « un sac »dans lequel chacun y met ce qu’il veut.

1) Urinoir. On retient l’oeuvre sous le titre de l’urinoir de Duchamp. Un objet exposé dans un lieu muséal .L’objet exposé est tautologique. L’urinoir renvoie à l’urinoir.Mais est-ce encore un urinoir?

L’OBJET RENCONTRE DES TITRES DIVERSES QUI MANIFESTENT DE CETTE METAMORPHOSE dans le regard des regardeurs  .Les titres évoquent le caractère ambigüe de l’objet qui ne peut pas échapper au habitudes perceptives symbolisantes, cette quette d’un au  delà du sens premier. Voir comme,voir l’aspect.

DETOURNEMENT: Déplacement: L’urinoir devient madone.

2)Pourquoi  nommer  sa pissotière  « madone des toilettes »  en référence à la piéta  de Michel Ange ,la sainte vierge?:Peut -être  fait-on un rapprochement provocateur entre  la forme, la blancheur, le pureté du marbre, le sujet sacré sculpté, le chef d’oeuvre  que l’on trouve dans l’église, symbole de la source de l’art comme expression divine et l’impure, la souillure, le marbre du pauvre (la porcelaine), objet t prosaïque que l’on découvre dans les lieux  triviaux.  On oppose l’immaculé, l’être  matrice sans fluide, à cet objet réceptacle des fluides masculins. »Uriner sur la st vierge » ?.Tout comme pour le Bouddha sa forme de loin rappelle la silhouette. (l’art haut est  (transcendant, céleste) est associé à l’objet bas (terrestre, besoin animal)

  • Peut-on parler de Blasphème?:Oui .  « Le blasphème est un discours outrageant vis-à-vis de la divinité, des choses considérées comme sacrées. » Par ce rapprochement irrévérencieux entre le titre (sujet religieux, artistique) et son référent (un objet vile), Duchamp provoque le spectateur ?.Ce titre était choisit pour l’exposition à la galerie de Stieglitz et Non par Duchamp. ( Est-ce une provocation de galeriste ?)
  • Connaissez- vous une autre œuvre artistique blasphématoire à l’époque ?:(Laquelle)?: La sainte Vierge II de Francis Picabia  ou le Piss christ d’Andres serrano (photo d’un croix en plastique dans un verre d’urine),

DETOURNEMENT DE L’URINOIR EN FONTAINE:  signification?

3- FONTAINE: Pourquoi comparer urinoir  à une fontaine? ( titre accepté par Duchamp venant de ses proches): La forme de l’objet par analogie suggère une Fontaine, pourtant ce n’est pas une fontaine.(inutilisable)

  • =Urinoir renvoie aux fluides , aux  souillures du  corps tandis que la Fontaine dans son étymologie (Fontana) peut évoquer la source, l’origine, la déesse des sources. Elle  renvoie à l’ objet de l’art ornement qui abreuve.
  • Ce  de titre  est-il logique? Non ,  Ce n’est pas une fontaine, rien ne coule. Est- une fontaine symbolique?
    • =Ne faut-il pas voir une ironie de la part de Duchamp d’intituler Fontaine , métaphore de la source cette oeuvre sans origine (au sens  d’oeuvre  non-original).
    • =On peut  voir cette fontaine: comme source, comme point de départ, origine  d’une nouvelle vision de l’art.( mais aussi source inépuisable de commentaire.) Mais une source où le spectateur narcisse ne pourra se mirer. Il n’est pas question de beauté, de contempler ou se contempler.
    • =  titre Ironie on attribuant une identité artistique en  référence à la pratique traditionnelle du sculpteur qui faisait des fontaines . Ce n’est pas une fontaine au sens traditionnelle du terme.
    • Une allusion érotique souvent présente chez Duchamp.
    • « – On a que : pour femelle la pissotière et on en vit.- » M.Duchamp. (La boîte de 1914) =L’urinoir  vertical devient fontaine, masculine, elle devient féminine par translation.C’est une femme ( que l’on renverse?) à l’horizontale. comme la naissance du monde de Courbet ou n’en découvre qu’un gros plan: le sexe.
    • ,Faut-il y voir, dans la forme de fontaine une représentation non-érotique mais clinique du sexe féminin? Du  réceptacle,  sanitaire masculin titré URINOIR (inhumaine marchandise,  femme du solitaire) par le geste d’inversion sur ce socle de l’art, l’objet devient forme aux courbes, au galbe  féminin (femme fontaine? , sexe  par métonymie?) « La Fontaine peut évoquer le schéma de l’appareil génital féminin (orifices et matrice). « La représentation en coupe d’un vagin, telle que Vésale la présenta dans son ouvrage De humani corporis fabrica (1543), dont Duchamp eut connaissance, ne laisse aucun doute sur la nature des associations possibles que l’on peut envisager à ce sujet. »
  • CONSEILLE DE LECTURE D’INTERPRETATION
  •  Ces titres sont une proposition équivoque et paradoxale.Il ne faut pas aller dans l’interprétation première et facile , mais entrer dans le temps de la réflexion. ll nous montre que les choses ne sont pas ce que l’on croit.Il nous demande de faire attention au langage comme « phénomène social » (conventions sociales qui établissent notre regard sur les choses, sur l’art.) Il faut regarder ce que l’on ne regarderait pas habituellement: un urinoir sous un  oeil aux angles angle neufs.« Ma fontaine n’était pas une négation. J’ai seulement essayé de créer une idée pour un objet dont tout le monde croyait savoir ce que c’était » M. Duchamp. Il montre que l’identité des objets est incertaine.
  • Qu’apporte ce titre et son déplacement ? Quelle est la fonction du titre?: la dénomination  de ce titre nouveau est un travail créatif symbolique.Il y a un jeu sur les flux (uriner/ boire). L’urinoir devient  une fontaine dont l’homme, regardeur, est la source. Le titre sur les ready-made joue comme une couleur supplémentaire et doit guider le spectateur vers des régions mentales.

 

 

=Peut-on parler d’acte ironique pour le titre: Oui  l’ ironie est la raillerie, le  décalage entre le discours et la réalité dans un but critique. Dire quelque chose en évoquant implicitement le contraire. Il produit une incongruité. Il propose oeuvre d’art un objet qui par nature ne l’est pas selon la tradition. On le nomme fontaine, ou madone , art ce qui est un objet  visuellement sanitaire. Il y a un décalage entre le titre et le référent. l’ objet qui se présente à nous est paradoxale, son identité incertaine et son dispositif contradictoire.(Exposer sur un socle, dans un musée lieu du voir , du beau et de l’art ce qui ne doit pas être vu et considéré comme artistique et esthétique.

Peut-on parler d’iconoclasme?:Oui : il désacralise  l’art devenue icône sacré dans les musées en montrant qu’un objet prosaïque est artistique.   Le principe ici est celui de l’inversement.(renversement) des codes et valeurs.Il détruit une certaine image de l’art.

VI)LA PROBLEMATIQUE DU DETOURNEMENT (DEPLACEMENT,RETOURNEMENT) .

« l’essence même du ready -made est la décision de l’appropriation qui, par le seul signe du vouloir, transforme un objet en en déplaçant entièrement le registre des significations ».

=Qu’est- ce qu’un détournement ?Pratique artistique qui consiste à transformer l’usage, la nature, la fonction ,le statut, la signification , la forme, initiale d’un objet, pour lui en donner une nouvelle  signification (U. N.F.S.F…) dans un but critique (dénonciation), esthétique, poétique (surréalisme) . Peut- on parler ici d’un détournement ? Oui

  • L’objet a t’-il subit une modification? Oui, laquelle: C’est un ready-made aidé (modifié),  coupé de sa plomberie,  inversé, posé sur un socle, signé, daté,  titré et mise en scène dans un lieu).

Une transfiguration :Oui, l’objet ordinaire banal devient œuvre d’art. « transfiguration du banal ».

Un déplacemenOui ,lesquels ?: Déplacement de son contexte d’origine/ de son titre/de sa signification.

déplacement : Un urinoir est habituellement posé à la verticale, sur un mur, or Fontaine est (dé) posée à l ’horizontale, sur un socle. Par ce retournement à 45°, ce renversement de l’objet, Duchamp désigne un changement de point de vue, tout en rendant impossible et improbable son utilisation d ’origine.Déplacements: du vertical à l’horizontal/  du masculin au féminin/ objet ordinaire  à l’objet artistique/ objet passif (réceptacle) au bassin actif source/ de la souillure/ à la pureté de la source.

  • Quelle est la fonction au départ de cet objet?: objet sanitaire servant à uriner.
  • Quelle est sa nouvelle fonction? Œuvre d’art (questionner l’institution, interroger le limites du champ de l’art, remettre en cause nos certitudes sur l’art, et poser un nouveau regard  , »une nouvelle pensée sur l’objet ».
  • Sa forme a t’-elle changée ? Oui ,il est posé , renversé à 45 degré. Il perd sa valeur d’usage. Ce n’est plus une installation sanitaire, mais une installation artistique.(installation= dispositif, mis en scène des objets dans l’espace.)
  • Quelle était sa signification au départ?: un objet usuel (objet utilitaire)
  •  Quelle est sa nouvelle signification?: un objet artistique ( et autres jeux des significations qu’il suggère)
  • Dans quel contextes (lieux) trouve t- ‘on habituellement un urinoir. Dans les quincailleries/ dans les toilettes publiques.
  • Dans quel lieu se trouve t- ‘il maintenant?:Dans un musée d’art moderne et contemporain.
  • Qu’apporte ce nouveau lieu à l’objet?: l’institution, le monde de l’art,  donne le certificat, légitime les œuvre d’art. C’est le haut lieu de l’art et de la beauté Il conserve les oeuvres de l’ histoire de l’art, les chef -d’oeuvres .
  • Quelle est la signification de ce geste?:L’objet entre dans l’histoire de l’art, il crée comme première oeuvre une nouvelle histoire de l’art. c’est un « geste fondateur ».
  • Pourquoi le pose t- ‘il sur un socle+ signature?:Pour le mettre en valeur ,(le métamorphoser en œuvre d’art).Sans le socle , sans le musée,  contexte artistique, peut-on  encore le différencier du réel?

QUE VOULAIT FAIRE DUCHAMP ?

« Ma « fontaine-pissotière partait de l’idée de jouer un exercice sur la question du goût, choisir l’objet qui est le moins de chance d’être aimé .Une pissotière, il y a peu de gens qui trouvait cela merveilleux ,car le danger, c’est la délectation esthétique (plaisir du beau).Mais on peut faire  avaler n’importe quoi au gens c’est ce qui arrive… »Cinquante an après il y en a qui trouve cela esthétique ( beau)« .M Duchamp  « Le goût est l’ennemi de l’art« ... « Le goût est une habitude, la répétition d’une chose déjà acceptée si on recommence plusieurs fois la même chose cela devient du goût bon ou mauvais, c’est pareil, c’est toujours du goût » M. Duchamp « Au fond, je ne crois pas à la fonction créatrice de l’artiste. »M Duchamp. »J’agis comme un artiste alors que je n’en suis pas un,  je suis un an-artiste…je fais du non -art.« On peut être artiste, sans être rien de particulier » M. Duchamp « Il ne peut plus être question du beau plastique » Duchamp  « Il n’est pas question de vendre des choses comme cela » .M.Duchamp  .« non-non, le mot anti-art m’ennuie un peu, car que vous soyez anti-art ou pas il s’agit des deux côtés d’une même chose, et j’aimerai être  comment vous dire inexistant, au lieu d’être pour ou contre. L’idée de l’artiste surhomme est récente et j’étais contre. Depuis que je suis contre cette attitude de révérence du monde envers l’artiste .L’art étymologiquement parlant signifie  faire .Peut- être dans les siècles à venir, il y aura un faire qui passera inaperçu. les ready-mades… »ce n’était pas l’acte d’un artiste, mais celui d’un non artiste...je voulais changer le statut de l’artiste ou tout au moins changer les normes qu’on brandit toujours pour devenir artiste »… je veux« ramener l’idée de la considération esthétique à un choix mental et non pas à la capacité ou à l’intelligence de la main contre quoi je m’élevais chez tant d’artistes de ma génération ». « L’intégration de l’art et du non-art est , ici totale »Duchamp

« Le jugement de goût détermine son objet (en tant que beauté) du point de vue de la satisfaction, en prétendant à l’adhésion de chacun, comme s’il était objectif » (E. Kant,Critique de la faculté de juger, Section I, livre II, §32, p117).

 « Le jugement de goût n’est pas déterminable par des raisons démonstratives, comme s’il était seulement subjectif » (E;KANT?Critique de la faculté de juger, Section I, livre II, §33, p119).

« La beauté est la forme de la finalité d’un objet, en tant qu’elle est perçue en celui-ci sans représentation d’une fin ». (Critique de la faculté de juger, Section I, Livre I, §17, p76).

Est beau, ce qui est reconnu sans concept comme objet d’une satisfaction nécessaire (Critique de la faculté de juger, Section I, Livre I, §22, p80).

« Esthétique » pour Kant, cela veut dire subjectif, rappelle Genette.« ce qui est l’affaire d’une idiosyncrasie »

comment une perception sensible peut-elle être l’occasion d’un plaisir ?

« une personne est en train d’avoir une expérience esthétique pendant un laps de temps particulier, si et seulement si, la part la plus grande de son activité mentale pendant ce temps est unifiée et rendue agréable par le lien qu’elle a à la forme et aux qualités d’un objet, présenté de façon sensible ou visé de façon imaginative, sur lequel son attention principale est concentrée. »« L’expérience esthétique reconquise », in Lories, op. cité note 13, p. 147.

 

 

  • Qu’est- ce que Duchamp pense du jugement de goût en art? et de la définition traditionnelle de l’artiste ?:Il est contre l’image de l’artiste créateur et mythifié depuis la Renaissance. L’artiste doit s’effacer. Il est contre les conventions du goût qui régissent l’art. Le Bon goût= mauvais goût. Contre l’aspect purement manuel. L’art est une chose mentale au sens de Vinci. L’artiste doit s’effacer et n’est pas obligé de faire. Duchamp est  «  un a-nartiste  » (mot valise d’anarchiste et artiste) qui fait du non-art en marge du système.Il redéfinit la notion d’artiste. C’est un artisan non de la main mais de la l’esprit, son savoir-faire est mental et  humoristique. 

« Dés que l’on porte un jugement sur des objets uniquement d’après des concepts, toute représentation de beauté disparaît ».Kant,Critique de la faculté de juger, Section I, Livre I, §8, p59)

  • Quand Duchamp présente l’urinoir comme oeuvre d’art, il réalise un jugement illogique pour le spectateur lambda.Son jugement de connaissance qui attribut le prédicat art à l’ urinoir pour le déterminer.Ceci est une oeuvre d’art, a la qualité d’art. Non ceci est un urinoir.Le jugement ne peut être réfléchissant  car Duchamp court-circuite cette possibilité de la subjectivité.
  • Selon vous, peut-on être artiste sans pratique artistique? Oui, il n’est pas nécessaire de produire un objet pour faire de l’art. ( ex:art conceptuel)

POURQUOI DUCHAMP DETOURNE T’IL CETTE OEUVRE? Que veut -il  faire et dire, quel est son but? Quelle est la fonction du ready-made?:

1) Il veut tester , par ce geste radicale, les organisateurs du salon des indépendants, qui affirment  être modernes et libéraux en ne choisissant pas  les oeuvres  sur des critères esthétiques des salons traditionnels. Il montre comme pour le refus des cubistes en 1912 qu’ils ne sont pas modernes.

2)IL veut jouer avec la question du goût/tester les limites de l’institution (renvoyer le musée à ces propres faiblesses).Il veut rompre avec la sacralité et la définition de l’art et de l’artiste Traditionnel et créer une nouvelle définition de la création artistique.

3) Il veut concevoir un art questionnant à l’âge de la  reproduction technique, mécanique, à l’age de la marchandise. Hegel affirmait que l’art était mort. le nouvel art qu’il instaure, mentale est-il philosophique ou artistique?

4) Inciter  le spectateur à avoir une nouvelle relation avec l’art.(Transformer notre expérience de l’art). Remise en cause de l’art autonome.

 

VII CONTEXTE DE CREATION DE L’OEUVRE

  • Dans quel contexte a été créée cette œuvre « Fontaine » à New York ? (Cf. Exposition de la Société  des artistes indépendants de New York fondée en  1916 dont Duchamp est avec quelques autres artistes et mécène, le  membre.). lire texte  1)ci-dessus.  Comment a t’-il procédé pour crée le  readymade?.//Par quel moyen Duchamp transforme-t-il cet objet en objet d’art ? (énumérez les étapes).://Quelle a été la stratégie de l’artiste pour en faire entrer cet  objet ordinaire et commerciale dans le monde  de l’art. STratégie du pseudonyme, du scandale, et de la publicité.
  • « Rappel des faits:
  • – 1915 – Marcel Duchamp à New York… hébergé chez Walter etLouise Arensberg.

    1)-1916 – création de la Society of Independent Artists dont le mot d’ordre est « No jury – no prizes » (Exhibition catalogue of The Society of Independent Artists, 1917)

    2)-1917 – Marcel Duchamp achète un urinoir à la J. L. Mott Iron Works Company dont les magasins se situent au 115 Fifth Avenue. Il Choisit, date et signe l’urinoir : R. Mutt 1917.

  • 3)Il envoie anonymement l’œuvre à la Society of Independent Artists., sous un faux -nom.(paiement de 6$), pour l’ expositionau grand central palace  au coeur de Mahattan. 2000 oeuvres

  • 4)En dépis de leur slogan, Fountain est refusé par la société des artistes. c’est la consternation.( A t-‘il été exposé? remisé derrière un rideau? (débat parmi les 20 membres dont Duchamp.

  • -11 avril 1917 – Lettre de Duchamp à sa sœur Suzanne : «Raconte ce détail à la famille : les Indépendants sont ouverts ici avec un gros succès. Une de mes amies sous un pseudonyme masculin, Richard Mutt, avait envoyé une pissotière en porcelaine comme sculpture ; ce n’était pas du tout indécent aucune raison pour la refuser. Le comité a décidé de refuser d’exposer cette chose. J’ai donné ma démission et c’est un potin qui aura sa valeur dans New York. » – l’amie en question serait Louise NORTON ! (Rudolf E. Kuenzli, Francis M. Naumann, Marcel Duchamp: artist of the century, 1989.)

    -13 avril 1917 – Alfred Stieglitz expose et photographie Fountain dans sa galerie 291 (située au 291 Fifth Avenue).

    5)- 2mai 1917 – parution de la photo à la page de 4 de la revue The Blind Man accompagné d’un texte : The Richard Mutt Case (the blind man) signé par Louise NORTON . Cette  Publication , Duchamp s’en servit alors pour écrire des articles pertinents et révolutionnaires sous le nom « The Richard Mutt case « .des commentaires sur l’urinoir qui en firent la pub.

  • 6)- (date ?) : Fountain est  réclamé et acheté par Walter et Louise Arensberg.

    7)1921 ? – Fountain est perdu (lors du déménagement des Arensberg en destination de Los Angeles). La photo prise par Stieglitz est donc la seule trace qui nous reste de l’original.« l’urinoir de Duchamp a disparu, on en fait  des répliques (8) en 1964 + celle de Janis 1950, de linde 1963,  ceux de Shwartz  en 1964,et la photo qui prouve qu’il a existé.

  • ————————————————————————————–

  • Quelles sont les 4 conditions pour qu’un ready made devienne œuvre d’art, selon Thierry de Duve?

                               Il faut un énonciateur     +  une objet+    un public+  une institution.

« LE READY MADE pour être objet d’art doit avoir l’accord entre la déclaration de l’artiste et la réception du regardeur. »


=QUE FAUT-IL POUR QU’UN OBJET DEVIENNE UN OBJET D’ART?
Selon Dickie, il faut une institution (système légitimant) et un discours (qui légitime sa présence). Selon Danto un objet readymade comme, un monochrome  (peinture d’une couleur,peut devenir de l’art que dans les conditions historique d’une époque, « une atmosphère artistique », dans le monde de l’art d’une époque donnée.

les incohérents à la fin du XIXe siècle créent des monochromes et un ready made, pour l’époque c’est une blague de potache, par contre début XXèm le carré noir sur fond blanc de Malévitch, l’urinoir deviennent des propositions artistiques.

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VIII  RECEPTION DE L’OEUVRE           (1917, les Regardeurs entrent dans la partie.)

 

  • Comment  l’urinoir a été reçu en 1917 par le jury ? Comment l’œuvre de Marcel Duchamp est elle perçue par ses opposants lors de sa première exposition?: L’objet fait scandale et suscite la réprobation.
  • Sous quels prétextes (motifs) refuse t -‘on de l’exposer?:Dans l’esprit des détracteurs de l’Urinoir-Fontaine, les deux chefs d’accusation récurrents concernaient:
  •                        =1)le caractère impudique de l’objet « immorale et vulgaire »
  •                        =2)L’absence d’élaboration de la part de l’artiste: c’est un pastiche;Soit le manque de noblesse du thème et son manque de créativité. C’est la parodie d’un objet ordinaire, pas de savoir- faire technique, laide. Refusée car elle n’est pas considérée comme œuvre d’art.  « Pièce commerciale ressortant de l’art du plombier ».
  • Comment Duchamp réagit face au refus d’exposer l’urinoir?
  •                      =1)Marcel Duchamp objecte que l’objet n’a en soi rien en d’immoral pas plus qu’une baignoire n’est immorale. :« C’est un objet comme on en voit tous les jours dans la vitrine du plombier. (…) Le fait que M. Mutt ait modelé ou non la Fontaine de ses mains n’a aucune importance. Il l’a CHOISIE. Il a pris un article courant de la vie et fait disparaître sa signification utilitaire sous un nouveau titre.De ce point de vue, il lui a donné un sens nouveau. »
  •                   =2)Il démissionne du comité sans se dévoiler/et Il prend, anonymement, la défense de ce nouveau mode d’expression dans la revue  » The Blind Man » pour argumenter et défendre ce nouveau mode d’expression.

 Fontaine : Quelle est la position du spectateur ? CREATION D’UNE OEUVRE INTERACTIVE

« Duchamp conduit le spectateur à modifier sa propre démarche », approche  vis à vis  de l’oeuvre d’art. Dalia Judowitz

« Le readymade n’est pas déjà fait quant il se présente au spectateur. Il est à faire et il appartient au spectateur de  finir le travail que l’artiste avait commencé et qui ne serait qu’un objet ordinaire sans la contribution des regardeurs » M.D

« Duchamp fait une proposition à un spectateur qui s’en empare « P. Marcadé

« Fontaine a en effet redéfini le rapport du spectateur à l’œuvre d’art. Duchamp ne prend pas les spectateurs pour des imbéciles « Jean Michel Ribes « -Il n’y a pas de plus belles libertés ».

« Ce sont les regardeurs qui font l’art « Duchamp .

  • Quel peut être selon vous la réaction du publique quand il découvre l’oeuvre au Centre G.Pompidou ?: Qu’est-ce que c’est ? mais pourquoi ? l’incompréhension, la surprise.Le regardeur est  soudain privé de ses habitudes, de ses réflexes, de ses catégories face à l’art.Il compare cet objet avec la collection d’objets qualifiés objets d’art dans son musée imaginaire selon les conventions classiques. Il pose un jugement esthétique, se questionne. Est-ce de l’art ? pourquoi cette catégorie d’ objet  est dans un musée ?Il tente de trouver une explication dans le titre sur la signification de ce geste ? Il parcourt la démarche de l’artiste expliquée sur le cartel. Il l’admet ou la refuse dans un sentiment que c’est n’importe quoi. Ce n’est pas de l’art. la pacte entre l’artiste et le publique est rompu depuis la naissance de l’art moderne.
  • XX CONSEQUENCE DE CE GESTE ARTISTIQUE: METTRE UN URINOIR DANS UN MUSEE: CECI EST DE L’ART?
  • « Nous savons aujourd’hui à quel point les idées de Duchamp furent déterminantes pour le développement de l’histoire de l’art du siècle dernier. »Hans De Wolf, « Marcel Duchamp, Alain Jouffroy, Gustave Courbet et ces quelques lignes qui dérangent », Critique d’art [En ligne], 25 | Printemps 2005, mis en ligne le 21 février 2012, consulté le 13 janvier 2017.

« la fortune de Marcel Duchamp sera considérable. Et c’est bien l’objet réel sous toutes les formes qui va envahir le champ (le monde de l’art » Florence de Méredieu.

« Duchamp est le paradigme de l’art contemporain, son travail depuis 1912 ,avec les Readymades , influence tout l’art contemporain » »N. Henich ,entretien sur Picasso, sur France- Culture . 23 /10/2014

Clément Grennberg reconnaît   Duchamp comme l’initiateur de l »avant gardisme » dans sa recherche du scandale  de la nouveauté pour elle même et sa volonté de liquider la tradition.C’est le triomphe de l’intention sur l’inspiration.cf.Déplier Duchamp : passages de l’art, 2000, Par Dalia Judovitz, presse universitaire du Septentrion; p.219

« Tout et n’importe quoi peut être de l’art…les conventions (critères) sont détruites….on peut faire de la musique avec du bruit » … « ceci est un oeuvre d’art, non parce que tout est art, mais tout est susceptible d’être une oeuvre d’art dès lors que l’artiste l’a décidé » Thierry de Duve « Abolir les distinctions entre artiste et profane, vie et art pourrait être la fonction du readymade. » Duchamp « Effectivement, il y a , désormais, des readymades partout et de tout….Cette invasion du readymade aujourd’hui peut-être dénoncé comme le règne du n’importe quoi dans l’art, le triomphe de la supercherie…avec cette procédure d’artialisation tout peut être vu esthétiquement…le monde de l’art n’est plus limité…à partir du regard de l’artiste ou du spectateur tout chose s’esthétise…le monde de l’art disparaît »… »Yves Michaux

  •  A partir du moment où un objet banal peut être un objet d’art dans un musée,  quelles sont les conséquences pour l’art ? Pourquoi l’œuvre de Marcel Duchamp est-elle une nouvelle forme d’art ?
  • 1)-Redéfinition de la définition de l’art (définition plus élargie= tout peut devenir de l’art.)
  • Quelle frontières, désormais ? L’art plus obligatoirement LAID ou BEAU, MORAL , il inclu le vulgaire et le ridicule. Fin de l’art rétinien (délectation du rehard), art= idée= concept=  l’art s’interroge sur ce qu’est l’art.Les anciens critères ne sont plus efficients pour définir l’art nouveau ,selon les qualités de perfection techniques et de beauté. Il vient briser les anciens codes.
  • 2)Redéfinition de l’artiste= fin de la notion de génie/ de l’artisan. Tout le monde peut être artiste du moins créatif.
  • 3) Nouvelle pensée sur l’objet.
  • 4)Comme l’affirmera l’artiste  du pop art Raushenberg influencé par Duchamp, l’art travaille désormais dans cette frontière poreuse entre l’art et la vie. l’art et la vie n’ont plus de frontière.Yves Michaux parle de la fin du monde de l’art, à partir du moment où tout peut devenir artistique à partir du moment où l’on pose un nouveau regard , une nouvelle pensée esthétique sur l’objet . le risque  ce sont les actes répétées du readymade et du n’importe quoi. Duchamp annonce le pop art et Andy Warhol, ou l’objet d’art et la culture deviennent objet de consommation comme les autres dans la société de consommation.

XI) INFLUENCE DE DUCHAMD . ET APRES L’URINOIR? « Marcel Duchamp Un héritage encombrant » Titre d’un article  du journal du Figaro. En 2004 « Fontaine » a été désignée comme l’œuvre la plus influente du XXe siècle par des artistes, galeristes, critiques et par des conservateurs de musée anglais

=. » 1) la place de l’objet dans les pratique artistiques De nombreux  mouvements utilisent  dans leurs oeuvres des objets de la vie courante, soit pour surprendre comme  chez le Surréalisme, pour évoquer, critiquer, voire poétiser la société de consommation comme dans le Pop art aux USA et le Nouveau réalisme en France, ou pour réconcilier l’art et la vie comme Fluxus,(Ben), Raushenberg. Après Duchamp, l’artiste n’est plus limité aux médiums traditionnelles, il peut employer n’importe quel objet, avec ou sans transformation. « Lorsque quelqu‘un s’avise de mettre cinquante boîtes de soupe Campbell sur une toile, ce n’est pas le point de vue optique qui nous préoccupe.Ce qui nous intéresse, c’est le concept qui fait mettre cinquante boîtes de Campbell sur une toile. » Duchamp à propos des soup Cambels de Warhol.  2) 2=Conception de l’art  in situ, de l’installation et les arts de la performance. (in situ= oeuvre crée pour un lieu).

 

Andy Warhol, Brillo Soap Pads, silkscreen ink on plywood, 20 x 20 x 17 in., Executed in 1964-1969

Boîtes de soupes sériegraphiées exposées au musée (1962), emballage de boîtes de lessives entasser au musée 1964-69( warhol)

=3) l’oeuvre d’art dupliquée avec la sérigraphie ( des  objets de la société de consommation) art=pub dans le pop art. Parmi ces mouvements artistiques, suivant,  lesquels ont-été influencés par les ready-mades de  Duchamp : le surréalisme/le  pop art/ les nouveaux réalistes/ Fluxus/ l’art conceptuel/…l’art contemporain dès 20 dernières années.

  •  Citez 2 artistes influencés par lui?: Ben, piero Manzoni, Andy Warhol…Bertand lavier.

XII votre avis personnel

  • Que pensez-vous de la démarche artistique de Duchamp ?:………………………………
  • Pensez vous que cet urinoir est une sculpture? une oeuvre d’art?
  • Que se passe t-‘il ,  en 1993 et en 2011, lors de deux expositions de l’urinoir ou il  était exposé?:.(recherchez l’intervention de Pierre Pinoncelli (Cf: Texte N°7):Comment l’homme (Pierre Pinoncelli  justifie son acte?:…………………………………………………………………………………………..
  • IL adonné plusieurs coups de marteau avant de signer « Dada » sur cette sculpture en 2011 et déjà en 1993 uriné dans  fontaine et cassé un morceau de l’oeuvre.  » destruction de l’oeuvre dans le musée. Il replace l’oeuvre dans sa fonction initale d’objet utilitaire. Le détournement se fait retournement. Il ironise sur la soit-disant sacralité de l’oeuvre en faisant une sorte d’acte iconoclaste artistique  qui aurait pour fonction de redonner à l’oeuvre son aura initial subversive perdue.

DES ARTISTES INTERVIENNENT SUR LES OEUVRES.

Un bisous sur une oeuvre De Twombly

 

Jugée pour dégradation d’une peinture, elle dit:

« J’ai fait juste un bisou ». Amour de l’art?

Le baiser au rouge à lèvres sur une toile de Cy Twombly: 1500 euros+100 heures de travaux d’intérêt général.

 

Autres oeuvres de DUCHAMP

Textes sur l’oeuvre a consulter.   Marcel Duchamp, L.H.O.O.Q., 1919
                                                                                                                                                                           Readymade corrigé
                                                                                                                                                          Crayon sur carte postale, 19,7 x 12,4 cm
                                                                                                                                                        Collection particulière – Schwarz n°369 Gustave Courbet
L’Origine du monde, 1866                .Marcel Duchamp                                                                  Coin de Chasteté, 1954   Marcel Duchamp, L.H.O.O.Q., 1919 Marcel Duchamp, L.H.O.O.Q., 1919
                                                                                                                                                                            Readymade corrigé,Crayon sur carte postale, 19,7 x 12,4,Collection particulière – Schwarz n°369. « LHOOQ / Elle a chaud au cul comme des ciseaux ouverts / à jet continu / nage et continue. » Marcel Duchamp, Notes autographes (1912-1968), 1919 Centre Pompidou, Musée national d’art

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

moderne – AM 1997-98(248) Francis Picabia, Voici la fille née sans mère, 1916-1917 Francis Picabia, Voici la fille née sans mère, 1916-1917
Aquarelle, gouache argentée, encre de Chine, mine graphite sur carton, 75 x 50 cm
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris – Achat 1978

Marcel Duchamp, Bicycle Wheel, 1913 (authorised reproduction 1951, original lost)   .«D’essence immatérielle, le ready-made n’a par ailleurs aucune importance physique: détruit, il peut être remplacé, ou pas. Nul n’en est propriétaire.». COLLIN, Philippe, «Marcel Duchamp parle des ready-made à Philippe Collin», cité dans BOURRIAUD, Nicolas, «Sous la pluie culturelle», in Sonic Process, une nouvelle géographie des sons, Éditions du Centre Pompidou, Paris, 2002 .

Sites internet conseillés

Marcel Duchamp – France Culture

https://www.franceculture.fr/personne-marcel-duchamp

Un Marcel Duchamp «toujours sur le fil du rasoir» au Centre … – RFI

www.rfi.fr/…/20141029-marcel-duchamp-peinture-toujours-fil-rasoir-centre-pompid…

Marcel Duchamp à propos du « ready-made » – YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=zaGLM4pgN-0

Marcel Duchamp entretien avec Georges Charbonnier 1961 – YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=1gNqeNNPkOs

Marcel Duchamp 1968 BBC interview – YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=Bwk7wFdC76Y

L’évènement Marcel Duchamp. La peinture, même – Centre Pompidou

https://www.centrepompidou.fr/id/cqpzoxR/roy98Ba/fr
Les Transformateurs Duchamp

TEXTE CONTEXTE DE CREATION DE L’OEUVRE. Texte(1) « NO JURY.NO PRIZES.HUNG IN ALPHABETICAL ORDER »(Pas de jury, pas de prix,accrochage par ordre alphabétique. » « Pour son premier salon, qui se tient à New York à partir du 9 Avril 1917, la Société des artistes indépendants  de New York Society of Independent Artists  (équivalent du salon des indépendants de paris)  présente les oeuvres d’art modernes nouvelles d Walter Arensberg, un ami de M. Duchamp était directeur administratif. Cette expo permet que tout artiste expose l’objet de son choix sans que le jury ne fasse aucune sélection, moyennant un prix de six dollars pour exposer. Il ne devrait donc pas y avoir de refusé parmi les artistes pour des raisons esthétiques (c’est beau, c’est laid). Duchamp envoie avec la complicité du directeur et quelques amis, dans ces conditions, sous le pseudonyme de R. Mutt , un urinoir en porcelaine comme sculpture destinée à l’exposition. Il était allé avant avec Walter Arensberg chez JR.Mott Iron compagny acheter  un  urinoir courant à l’époque. Louise Norton , amie de Duchamp déposa cet objet d’art au comité d’accrochage et s’acquitta de la cotisation de 6$ au nom de R.Mutt.L le  prénom Richard fut choisi car le tirage au sort avait désigné la lettre R  comme étant la première oeuvre exposée.L’auteur passe pour artiste parfaitement inconnu de Philadelphie et personne ne reconnaît Duchamp derrière ce nom.  Complice de Duchamp Arensberg demande l’urinoir pour l’acheter.Or, « l’appareil sanitaire » envoyé par R. Mutt n’est pas exposé, sous le prétexte que « sa place n’est pas dans une exposition d’art et que ce n’est pas une œuvre d’art, selon quelque définition que ce soit ». La décision est prise par William Glackens, le président de la Society, au terme d’un vote à la majorité qui a réuni les membres du comité directeur, la veille du vernissage, contrairement au principe suivant lequel il n’y a pas de jury. Les motifs plus précis invoqués pour refuser l’envoi de Richard Mutt auraient été 1) L’objet est « immoral et vulgaire » 2)L’objet est un plagiat ou plutôt une « pièce commerciale ressortissant à l’art du plombier» non construite par l’artiste. Le peintre George Bellows pense qu’il s’agit d’une « blague »,d’ un vrai canular. »Vous voulez dire que si on nous envoyait du crottin de cheval sur une toile, nous devrions l’exposer, rétorque t’-il à l’ organisateurs  , complice du Duchamp. « j’ai peur que oui! de répondre le protecteur Walter Arensberg.Il  défend Richard Mutt du fait que « le droit d’admission a été payé », « une forme séduisante a été révélée, libérée de sa valeur d’usage » et « que  quelqu’un a accompli un geste esthétique ». La polémique se déclenche un peu plus tard avec la publication d’un article anonyme paru dans The Blind Man (l‘aveugle), une revue satirique fondée à l’occasion du salon par M. Duchamp, Henri-Pierre Roché et Beatrice Wood : The Richard Mutt Case (l‘affaire Richard Mutt) sont de nombreux articles qui permettent de faire connaître au niveau médiatique ce scandale. En défense de R. Mutt, Duchamp  écrit : « Les seules œuvres d’art que l’Amérique ait données sont ses tuyauteries et ses ponts ». L’argumentaire consiste à dire que  l’important n’est pas que Mutt ait fait la fontaine avec ses mains ou non, mais qu’il ait choisi un objet de la vie quotidienne en lui retirant sa valeur d’usage avec un nouveau titre et qu’il est montré un nouveau regard et une nouvelle pensée sur l’objet. »L’urinoir sera, finalement, non visible à l’expo, il sera une photo, une fiction sujet de commentaires avant sa  première présentation en 1950.(un exemplaire similaire trouvé aux puces.

. (TexteN°4)Question sur le beau/ ceci est de l’art.THIERRY DE DUVE, « Cinq réflexions sur le jugement esthétique »dans REVISTA PORTO ARTE: PORTO ALEGRE, V. 16, Nº 27, NOVEMBRO/2009. »1. Comment on passe du jugement esthétique classique, du type « ceci est beau », au jugement esthétique moderne, du type « ceci est de l’art

L’esthétique classique connaît des formules du genre : “ce tableau est beau”, “ce morceau de musique est sublime”, “ce poème est émouvant”,“cette architecture de jardin est pittoresque”, et d’autres formules semblables, que vous pouvez d’ailleurs étendre jusqu’à des formules du  langage contemporain courant, comme de dire “cette chanson est super”.Tout cela relève du jugement esthétique classique.Or, devant un ready-made de Duchamp, ça ne marche pas. Le ready-made c’est un objet tout fait qu’un certain Marcel Duchamp, jusque-là peintre, a produit. Le premier date de 1913 (si on prend la Roue de bicyclette), ou de 1914 (si on prend le sèche-bouteilles)…Un ready-made est donc une oeuvre d’art que l’artiste n’a pas faite de ses mains, mais qu’il s’est contenté de choisir, de signer et de nommer.Devant un tel objet, on peut évidemment dire “ceci est beau”. Mais dire d’une pelle à neige ou d’un urinoir que c’est un bel objet n’en fait pas de l’art pour autant. Cela resterait un jugement esthétique de type classique portant sur le design de cette pelle à neige ou de cet urinoir. Or ce n’est pas ainsi que ces objets ont fait leur entrée dans l’histoire de l’art contemporain. C’est plutôt par une phrase qui apparaît comme un baptême ou un rebaptême, la phrase “ceci est de l’art”.Sur le modèle de la phrase, “tu étais Simon, je te rebaptise Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon église”, on dirait : “tu étais pelle à neige, je te rebaptise art,et sur ce nouveau nom, j’anticipe que l’histoire subséquente construira un consensus”. Effectivement, aujourd’hui, on peut dire que cette église duchampienne a été bâtie, que ce consensus — même s’il ne s’étend pas à tout le monde, bien sûr — est suffisant pour que l’objet en question se retrouve au musée. Donc, entre l’époque de Delacroix (pour assigner un début arbitraire à la modernité) et la nôtre, il y a quelque chose qui a dû changer dans l’histoire de l’art, puisque c’est un fait historique qu’appliquée à l’urinoir de Duchamp, la phrase “ceci est de l’art” a servi à exprimer un jugement sur une chose que rien ne préparait à être de l’art par ailleur. La question concerne maintenant la nature de ce jugement.Texte critique  sur l’urinoir/ Thierry de Duve.THIERRY DE DUVE, « Cinq réflexions sur le jugement esthétique »dans REVISTA PORTO ARTE: PORTO ALEGRE, V. 16, Nº 27, NOVEMBRO/2009.1. Comment on passe du jugement esthétique classique, du type « ceci est beau », au jugement esthétique moderne, du type « ceci est de l’art  Texte N°5 .Anti-manuel de philosophie, Michel Onfray -LA BEAUTE NOYEE DANS LA CHASSE D’EAU- Quel est le le sens oppéré par la pissotière?Duchamp met à mort la beauté, comme d’autres ont mis à mort l’idée de dieu… Après cet artiste on aborde plus l’art en ayant en tête l’idée de beauté, mais celle de sens, de signification. L’oeuvre d’art n’a plus à être belle, on lui demande de faire sens.(…) pendant des siècles on créait pour réussir la belle réprésentation d’une chose…Duchamp tord le cou à la beauté et invente un art radicalement cérébrale, conceptuel, intellectuel…Depuis l’urinoir la beauté est morte. »  Texte N°6( texte d’octavio Paz.)dans « Marcel duchamp, l’apparence mise à nu », 1966.Trad.Jacob.Gallimard,1997 « Quand l’objet devient art, objet anonyme que le geste gratuit de l’artiste par le seul fait qu’il l’ai choisi transforme en oeuvre d’art du même coup ce geste, détruit la notion d’objet d’art.la contradiction est l’essence de l’acte.(…)Il serait stupide de discuter de leur beauté ou de leur laideur;ils sont en effet au delà de la beauté et de la laideur;ce ne sont pas non plus des oeuvres mais des points d’intérrogations ou de négation devant les oeuvres. Le ready-made n’introduit pas une valeur nouvelle, contre ce que nous trouvons valable,il est une critique active, un coup de pied à l’oeuvre d’art assise sur son piedestal.Le premier est de l’ordre hygénique, c’est un nétoyage intellectuel : Le ready-made est une critique du goût;le second est une attaque contre la notion d’oeuvre d’art » Texte 7 PIERRE PINNOCELLI

  • Que s’est-il passé?Contexte de l’intervention: l’artiste exécute sa performance dans le cadre de l’exposition « Dada » au centre Pompidou

« Le 4 janvier 2011, Pierre Pinoncelli, après avoir acheté son billet d’entrée, avait donné plusieurs coups de marteau avant de signer « Dada » sur cette sculpture. « Nouvel observateur,culture.24.01.2006 .Déjà un précédent: »Pierre Pinoncelli avait  déjà uriné  sur ce « ready-made », en 1993, lors de son exposition à Nîmes avant de lui porter quelques coups de marteau.

  • Prix de l’œuvre? L’œuvre est estimée à 2,8 millions d’euros.
  • Conséquence de cette intervention?Est-ce du simple vandalisme?

« Pierre Pinoncelli a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour avoir dégrader « La Fontaine », une œuvre de Marcel Duchamp…et devra verser 200.000 euros au titre du préjudice matériel pour avoir ébréché à coups de marteau une œuvre de Marcel Duchamp…devra verser 14.352 euros au titre des frais de réparation et 200.000 euros au titre du préjudice matériel au centre Pompidou, propriétaire de l’œuvre. »

  • Que dit l’artiste pour sa défense au tribunal?

-C’est un acte artistique. « Ma démarche était totalement artistique » P.Pinoncelli -C’est une Provocation à l’image de l’œuvre d’origine. « la provocation de Duchamp se retrouve dans la provocation de Pinoncelli«  (Libération du 22/11/1999). -c’est un hommage à Marcel Duchamp. -C’est une remise en cause de l’institution muséale qui en l’intégrant en fait désormais un objet institutionnel de l’avant-garde. L’urinoir a t’il encore un aspect subversif ? Duchamp n’affirmait-il pas qu’au bous de 50 ans son urinoir deviendrait esthétique. « Je n’ai pas voulu casser l’urinoir, mais ce qu’en fait l’institution. Il ne faut pas oublier que par cette œuvre, Duchamp voulait secouer l’art contemporain. J’ai voulu lui rendre hommage. Mon coup de marteau, c’était celui d’un commissaire-priseur qui entendait redonner à l’urinoir ses vertus provocatrices. » Pinoncelli -J’ai fait d’une oeuvre multiple une nouvelle oeuvre originale. l’artiste affirme qu’il n’avait pas dégradé l’urinoir mais lui avait donné au contraire une plus-value en en faisant un « original ». Beatrice Wood, Marcel Duchamp et Francis Picabia en 1917. Man Ray, Rrose Sélavy, 1921.     Marcel Duchamp ‘The Bride Stripped Bare by her Bachelors Even (The Green Box)’, 1934<br /><br /><br /><br /><br /> © Succession Marcel Duchamp/ADAGP, Paris and DACS, London 2014




Histoire des arts: Détournement Duchamp et l’ URINOIR-FONTAINE…

15 12 2013

Questionnaire

Image illustrative de l'article Madone de Bruges

On peu dans ces oeuvres faire  un rapprochement  implicite entre le sacré et le profane, entre l’acte d’uriner( masculin) et le corps de la sainte, féminin (immaculé).le symbole de la chasteté est souillé .

Blasphème? plaisanterie? que l’on retrouve déjà dans l’association entre la tache et la représentation de la vierge de l’ immaculée conception.

 -Photo du ready-made de M. Duchamp par le photographe Stieglitz  publiée dans la revue de M.Duchamp  »  The Blind man.

-Michel-Ange – Vierge à l’enfant (1505),Statue en marbre ,(Église Notre-Dame (Bruges).

-Statue du Bouddha/Statue de Bouddha prise au temple des Six Banians à Canton.

-Piss Christ, Andres Serrano, Photographie, 1987.(Photo d’un crussifix plongé dans un verre d’urine.) Ce n’est nullement  un  christ baigné dans la lumière céleste  que nous donne le photographe américain dans cette mise en scène féerique. Le titre détruit l’illusion et nous ramène  à la réalité prosaïque de l’image. dans cette image le biologique et le spirituel (le symbolique) se rencontrent inconciliables.la petite croix en plastique et l’urine nous place bien loin de la représentation précieuse  et noble de la représentation traditionnelle du religieux. Ici l’image  de dieu, du sacrée est associée comme dans l’urinoir à l’abject.l’apparition, le miracle divin devient, dès lors mirage de pacotille.      Est-ce de l’art? Du laid ne peut il pas naître la beauté?

 

1)      Carte d’identité de l’œuvre (sa présentation)

Nom de l’artiste : Marcel D………………………………………pseudonyme signé sur l’oeuvre…………………………= (Traduction Richard le crétin).

Date de création : 1917/  1937/ 1950/ 1964           (2 réponses)

Quels sont les divers titres donnés à l’oeuvre?

Titres :…………………………………..ou…………………………………ou        ………………………….qu’on lui donna lors de son exposition dans la galerie d’ Alfred Stieglitz en 1917 ou le bouddha de la salle de bain,autre titre donné dans un article de la revue « the blind man »(1918).

Technique :   peinture ou sculpture ?

Matériau ?   faïence/ ou porcelaine/ ou plastique ?

Dimension : 68cm X…………cm  x35 cm

Lieu d’exposition : le centre Georges Pompidou. (pour cet exemplaire).

Lieu de création ?: New York/  Tokyo/ Paris.

L’œuvre originale est perdue, c’est une réplique ? Qu’est -ce qu’une réplique ?……………………………………………Une oeuvre multiple?……………………………………………En 1964, à la demande du collectionneur et galeriste Arturo Schwarz,  Duchamp fait produire un e édition de « Fontaine » à  8/    80/ ou   8000  exemplaires .Un dessinateur industriel redessine   d’après la photographie prise par A.Stieglitz en 1917 et les réinterprète.Il construit un vrai-faux ready-made, des répliques parfaites hyperréalistes par moulage. Pourquoi, selon vous, Sous chaque urinoir, l’artiste fixe une plaque de cuivre portant l’inscription « Marcel Duchamp 1964. ExN°…. Rose/Fontaine,1917/édition Galerie Scwarz?:……………………………………………………

Chaque urinoir reproduit est-il identique O/N , original  O/N,  la différence entrer chacun est: nulle/ ou infra-mince  .

Mouvement artistique : Le  Dadaïsme.

Domaine : Arts du visuel/ arts de l’espace.

Expliquez en quelques lignes en quoi consistait le mouvement artistique révolutionnaire le  Dadaïsme, ?………………………………………..

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

Quelle est la valeur de l’œuvre ? Cette oeuvre a été achetée en 1986 par l’État Français pour 1,3 million de francs (environ 232 000 euros) et est actuellement exposée au Centre Georges Pompidou.(Son estimation actuelle est de 2.8 millions d’euros).Un autre urinoir,chez sotheby’s, a été vendu aux enchers ,en 1999, à un collectionneur Grec pour: 1700 $/ ou   170 000 $/ ou 1 700 000 $?

II) Contexte historique et économique?

« La naissance de la grande industrie a eu des répercutions considérables sur le mode de pensée et d’agir….l’apparition de l’objet en série. »…questionne le sens de l’art à l’âge de la reproduction industrielle, des marchandises »

Duchamp arrivé à New york constate: »L’art européen, la peinture c’est fini, c’est trop formel…aux usa , il y a un vrai potentiel regardez, les vitrines, les ponts…« M.Duchamp

A l’automne 1912, Duchamp se rend avec le peintre Fernand Leger et le sculpteur Constantin Brancusi au salon de la locomotion aérienne du grand palais et en arrêt devant une hélice d’avion s’exclame à l’intention du sculpteur: »C’est fini la peinture! qui ferait mieux que cette hélice.Dis -tu peux faire ça? »

  • Quel est le constat de Marcel Duchamp?:…………………………………………………………………………………..

Les artistes, intellectuels pacifistes au début de XXe siècle, vont réagir  face à leur époque. Des évènements vont les   pousser à voir le monde, la politique, la culture , l’art d’une toute nouvelle  façon. Lesquels ?: ……………………………………………mais, également:

L’invention de la photographie O/N,  l’invention de l’avion O/N,     la première  guerre mondiale O/N , les g

  • Que se passe t’-il en France et en Europe en 1917 ?

………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

  • Comment  les artistes Dadaïstes puis surréalistes vont-ils réagir artistiquement?

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

Brève Biographie de Marcel Duchamp:

-Avant de faire ses ready-mades comme l’urinoir, quelle activité artistique Duchamp pratiquait? La broderie/ la peinture/l’architecture.?

Pourquoi abandonne t’il cette activité « de la crétine rétine » qu’il dit pratiquée par des » des intoxiqués de la térébentine »?  Elle est: trop idiote/ trop visuelle/ trop tactile/trop conceptuelle/ trop mensongère/dépassée.

Texte(1)

« NO JURY.NO PRIZES.HUNG IN ALPHABETICAL ORDER »(Pas de jury, pas de prix,accrochage par ordre alphabétique. »

« Pour son premier salon, qui se tient à New York à partir du 9 Avril 1917, la Société des artistes indépendants  de New York Society of Independent Artists  (équivalent du salon des indépendants de paris)  présente les oeuvres d’art modernes nouvelles d Walter Arensberg, un ami de M. Duchamp était directeur administratif. Cette expo permet que tout artiste expose l’objet de son choix sans que le jury ne fasse aucune sélection, moyennant un prix de six dollars pour exposer. Il ne devrait donc pas y avoir de refusé parmi les artistes pour des raisons esthétiques (c’est beau, c’est laid). Duchamp envoie avec la complicité du directeur et quelques amis, dans ces conditions, sous le pseudonyme de R. Mutt , un urinoir en porcelaine comme sculpture destinée à l’exposition. Il était allé avant avec Walter Arensberg chez JR.Mott Iron compagny acheter  un  urinoir courant à l’époque. Louise Norton , amie de Duchamp déposa cet objet d’art au comité d’accrochage et s’acquitta de la cotisation de 6$ au nom de R.Mutt.L le  prénom Richard fut choisi car le tirage au sort avait désigné la lettre R  comme étant la première oeuvre exposée.L’auteur passe pour artiste parfaitement inconnu de Philadelphie et personne ne reconnaît Duchamp derrière ce nom. Or, « l’appareil sanitaire » envoyé par R. Mutt n’est pas exposé, sous le prétexte que « sa place n’est pas dans une exposition d’art et que ce n’est pas une œuvre d’art, selon quelque définition que ce soit ». La décision est prise par William Glackens, le président de la Society, au terme d’un vote à la majorité qui a réuni les membres du comité directeur, la veille du vernissage, contrairement au principe suivant lequel il n’y a pas de jury. Les motifs plus précis invoqués pour refuser l’envoi de Richard Mutt auraient été 1) L’objet est « immoral et vulgaire » 2)L’objet est un plagiat ou plutôt une « pièce commerciale ressortissant à l’art du plombier» non construite par l’artiste. Le peintre George Bellows pense qu’il s’agit d’une « blague »,d’ un vrai canular. »Vous voulez dire que si on nous envoyait du crottin de cheval sur une toile, nous devrions l’exposer, rétorque t’-il à l’ organisateurs  , complice du Duchamp. »j’ai peur que oui! de répondre le protecteur Walter Arensberg.Il défend Richard Mutt du fait que « le droit d’admission a été payé », « une forme séduisante a été révélée, libérée de sa valeur d’usage » et « que  quelqu’un a accompli un geste esthétique ». La polémique se déclenche un peu plus tard avec la publication d’un article anonyme paru dans « The Blind Man »  (l‘ aveugle), une revue satirique fondée à l’occasion du salon par M. Duchamp, Henri-Pierre Roché et Beatrice Wood : The Richard Mutt Case ( l‘affaire Richard Mutt) sont de nombreux articles qui permettent de faire connaître au niveau médiatique ce scandale. En défense de R. Mutt, Duchamp  écrit : « Les seules œuvres d’art que l’Amérique ait données sont ses tuyauteries et ses ponts ». L’argumentaire consiste à dire que  l’important n’est pas que Mutt ait fait la fontaine avec ses mains ou non, mais qu’il ait choisi un objet de la vie quotidienne en lui retirant sa valeur d’usage avec un nouveau titre et qu’il est montré un nouveau regard et une nouvelle pensée sur l’objet. »L’urinoir sera, finalement, non visible à l’expo, il sera une photo, une fiction sujet de commentaires avant sa  première présentation en 1950.(un exemplaire similaire trouvé aux puces.

III description de l’œuvre

  • Faite une description de l’oeuvre fontaine en quelques lignes en employant les mots suivants.  Objet d’art/ ready-made/ objet industrialisé/  renversé/  socle/ signer/Faïence blanche recouverte de glaçure céramique/ peinture/Article ordinaire de la vie/ exposé/ « The Richard Mutt »/ banal/Fontaine.

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PROCEDURE POUR FAIRE CETTE OEUVRE:le ready-made « Fontaine »

« Fontaine  n’a pas été fait par un plombier,mais par la force d’une imagination créatrice » Louise Norton.

Qui Fabrique l’urinoir? les mains de Duchamp/ l’usine/ l’esprit de Duchamp  .

Qui  crée « fontaine« ?: Les mains de l’artiste/ l’usine/  l’esprit de l’artiste/la parole de l’artiste.

LE CHOIX DE L’OBJET:Urinoir

« le choix de ces ready-mades ne me fut jamais dicté par quelques délectation esthétique. Ce choix était fondé sur une réaction d’indifférence visuelle, assortie au même moment à une absence totale de bon ou mauvais goût…en faite une anesthésie complète.« Duchamp

« Il n’y a  pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous«  Paul Eluard , poête surréaliste

« L’oeuvre d’art est un rendez -vous« Duchamp

« C’est lui qui m’a choisi«  Duchamp

« mon goût est  complètement réduit à zéro » Duchamp

  • Où est-ce que l’artiste à trouvé cette pissotière?  Au musée Richard MOTT/ à l’entreprise de sanitaire J.l l MOTT (droguerie
  • Comment a t-‘il choisi cet objet?: Au hasard/ pour sa beauté/ par indifférence/ avec son jugement de goût/ c’est un rendrez-vous.
  • Quels sont les critères , traditionnellement  pour dire juger ceci est une oeuvre d’art , ceci est de l’art?:……………………………..

………………………………………………………………………………………………………………………………………..

NOTION DE READY-MADE: Une définition?(Cf. texte )  

« La chose étonnante avec le ready-made est que je suis jamais arrivé à une définition qui me satisfasse…je préfère ce sujet dans le champ du mystère« M.Duchamp

« Objet nommé objet d’art par une combinaison l’artiste et sa postérité…le ready-made est un art sans artiste pour le faire« T.de Duve

« Le ready made c’est une oeuvre, c’est un geste que seul un artiste peut faire et pas non plus  n’importe quel artiste, mais précisément Marcel Duchamp….Readymade est une objection plus qu’un objet« ….« le ready-made est plutôt un geste qu’un objet« Octavio Paz

L’OBJET:Urinoir: définition:………………………………………………………………………

A Quelle catégorie d’objet appartient un urinoir? utilitaire/ inutilitaire/artistique/non artistique

Qu’est-ce qu’un Ready Made ?:……………………………………………………………………………………………………….

L’objet a t’-il subit une modification? O/N laquelle:…………………………………

une  transfiguration O/N 

Un déplacement O/N lequel:………………………………………………………………………….

Qu’est-ce qu’un objet manufacturé ?……………………………………………………………………………………………..

DATE DE NAISSANCE DU  MOT READY MADE ( Entrée à l’académie française dans le dico en 2002)

« le mot date de Janvier 1916.Il entre dans la sphère de l’art quand de New york , Duchamp écrit à sa soeur Suzanne, il baptise toutes les sculptures restés dans son atelier à paris, rue hypolite , (roue de bicyclette, porte bouteille), readymade, et lui demande de les conserver , mais elle a ,tout, jeté .D’autres répliques seront exposés  au publique que dans les années 30. »

Pourquoi, selon, vous, Suzanne les a jeté :Elle trouvait cela laid/ elle ne savait pas que c’était des oeuvres d’art, mais de simples objets/Elle détestait ces oeuvre d’art.

« Un autre aspect du ready-made est qu’il n’a rien d’unique, la réplique transmet le même message, en faite tous les ready-made ne sont pas des originaux au sens reçu du terme «  M.Duchamp

La plus part des readymades du Duchamp ont été perdus.Est-ce grave ? O/N    Pourquoi?:………………………………………

Que remet en cause le faite qu’une réplique puisse être une oeuvre d’art dans la définition traditionnelle de l’art? »:…………………………………………………………………………………..

Pourquoi  Duchamp refuse de faire ses ready-made à des milliers d’exemplaires?

Cela coûte trop d’argent/ ou c’est la rareté qui donne le certificat artistique/

  • Quel est le premier ready made  officiellement inventé par M.Duchamp en 1914?: Le porte bouteille/ la roue de bicyclette/ le peigne.

 

Porte-bouteilles (Séchoir à bouteilles ou Hérisson)/ Peigne /Roue de bicyclette, Roue métallique montée sur un tabouret en bois peint, Neuilly, hauteur ; 128,5, New York, The Museum of Modern Art.

 

IV) Interprétation  (cf. Wikipédia :Urinoir)

LA SIGNATURE

Quelle est en art la fonction d’une signature:?:…………………………………………………….

Qu’apporte une signature célèbre (ex: van gogh) à un tableau:?:………………………………………………….

Sur l’oeuvre la signature n’est pas visible/ un peu visible/ très visible?:

Que signifie la signature: R.Mutt? C’est:    le surnom de l’artiste O/N     un pseudonyme inventé pour trompé O/N

-le nom du père de l’artiste ? O/N     cela signifie  Richard le crétin, l’idiot O/N     le nom d’un personnage de BD gros et rigolo connu à l’époque   O/N

un jeu de mot   O/N -R=art et Mutt= batard en anglais O/N     Le nom d’un fabriquanf d’urinoir O/N   ,Richard= riche  ARMUT=pauvre O/N

Qu’est-ce que l’artiste a voulu dire et faire en signant ainsi?:…………………………………………………………

Que symbolise pour vous un urinoir: Quelque chose de Banal/original, ordinaire/ extraordinaire,pur/impure, propre/ sale/précieux/pauvre/plaisant/dégoûtant/Beau/laid

LE TITRE

  • Pourquoi  nommer  sa pissotière  « madone de la salle de bain » en reférence à la piéta  de Michel Ange) ,la sainte vierge:………………………………………………..Peut-on parler de Blasphème?:O/N(Pourquoi)……………………………………………………….
  • Connaissez vous une autre oeuvre artistique blasphématoire?:(Laquelle)?…………………………………………….
  • Pourquoi la compare t’on à une fontaine?:…………………………………………………….ce  de titre  est-il logique?O/N
  • .Qu’apporte ce déplacement de titre?:…………………………………………………………………………….

Peut-on parler d’acte ironique pour le titre:.O/N  Pourquoi?:……………………………………………………………

LA PROBLEMATIQUE DU DETOURNEMENT

.Qu’est- ce qu’un détournement ?…………………………………………………………………………………………………………..

………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

  • Peut- on parler ici d’un détournement  O/N
  • Quelle est la fonction au départ de cet objet?:……………………………………………………..Quelle est sa nouvelle fonction?………………………………………………………
  • Sa forme a t’elle changée ? non , il est posé à l’endroit / oui ,il est posé , renversé à 45 degrés.
  • Quelle était sa signification au départ?:…………………………………………..       Quelle est sa nouvelle signification?:………………………
  • Dans quel contextes (lieux) trouve t’on habituellement un urinoir?………………………………………………….Dans quel lieu se trouve t’il maintenant?:………………………………………………Qu’apporte ce nouveau lieu à l’objet?:………………………….
  • Pourquoi le pose t’il sur un socle?:……………………………………………………
  • Quelle est la fonction du readymade?:…………………….

« Ma « fontaine-pissotière partait de l’idée de jouer un exercice sur la question du goût, choisir l’objet qui est le moins de chance d’être aimé.Une pissotière, il y a peu de gens qui trouvait cela merveilleux,car le danger, c’est la délectation esthétique (plaisir du beau)Mais on peut faire  avaler n’importe quoi au gens c’est ce qui arrive… »Cinquante an après il y en a qui trouve cela esthétique ( beau)« .M.Duchamp

« Le goût est l’ennemi de l’art« … « Le goût est une habitude,la répétition d’une chose déjà acceptée si on recommence plusieurs fois la même chose cela devient du goût bon ou mauvais,c’est pareil, c’est toujours du goût » M.Duchamp

« Au fond, je ne croix pas à la fonction créatrice de l’artiste. »M. Duchamp. »J’agis comme un artiste alors que je n’en suis pas un, je suis un anartiste…je fais du non -art. » »On peut être artiste ,sans être rien de particulier »M.Duchamp

« Il ne peut plus être question du beau plastique » Duchamp  « Il n’est pas question de vendre des choses comme cela » Duchamp

Qu’est ce que Duchamp pense du jugement de  goût en art? et de la définition traditionnelle de l’artiste ?:…………………………………………..

Selon vous, peut-on être artiste sans pratique artistique?O/N

  •  Pourquoi Duchamp détourne t’il cette oeuvre?:Que veut-il  faire et dire, quel est son but?Quelle est la fonction du ready-made?:…………………………………………………..

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………….

  • Par quel moyen Duchamp transforme-t-il cet objet en objet d’art ?(énumérez les étapes).:(Cf: textes joint)……………………………………………………….

  • Quelles sont les 4 conditions pour qu’une readymade devienne oeuvre d’art, selon Thierry de Duve?(Texte N°3)

–                                                                         –                                                                     –                                                           –

Contexte de création de l’œuvre

Dans quel contexte a été crée cette œuvre « Fontaine » à New York ? (Cf.Exposition de la Société  des artistes indépendants de New York fondée en  1916 dont Duchamp est avec quelques autres artistes et mécène, le  membre.). lire texte  1)ci-dessus

Comment a t’-il procédé pour crée le  readymade ?:………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………………………………….

…………………………………………………………………………………………………………………………………

Quelle a été la stratégie de l’artiste pour en faire entrer cet  objet ordinaire et commerciale dans le monde  de l’art?(lire Texte 1) ……………………………………………………………………………………………………………………………………….

………………………………………………………………….

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VI réception de l’œuvre (1917, les Regardeurs entrent dans la partie.)(texte 1, au dessus)

  • Comment  l’urinoir a été reçu en 1917 par le jury ? Comment l’œuvre de Marcel Duchamp est-elle perçue par ses opposants lors de sa première exposition?:……………………………………………………………………………………………………………………

Sous quels motifs refuse t’on de l’exposer?:…………………………………………………………………………..

  • Comment Duchamp réagit face au refus d’exposer l’urinoir?: Il fait la fête et approuve/ il démissionne du comité sans ce dévoiler/Il prend , anonymement ,la défense de ce nouveau mode d’expression dans la revue  » The Blind man. »

VII Fontaine : Quelle est la position du spectateur ?

« Duchamp fait une proposition à un spectateur qui s’en empare« P.Marcadé

« Fontaine a en effet redéfini le rapport du spectateur à l’oeuvre d’art.Duchamp ne prend pas les spectateurs pour des imbéciles « Jean michel ribes « -Il n’ya pas de plus belles libertés » êtes vous d’accord .O/N Pourquoi:?:…………………………………………..

« Ce sont les regardeurs qui font l’art « Duchamp . »le ready- made ,C’est une chose que l’on ne regarde même pas….Qu’on regarde en tournant la tête.« Duchamp

  • l’objet que crée Duchamp est-il un objet à voir/ A contempler/ à consommer, utiliser/ ou un objet à penser (à réfléchir)?. Il s’adresse à la vue du spectateur/ ou à sa mantière grise . le spectateur est : passif /ou actif?
  • Duchanp favorise  la  technique ,le (savoir- faire) /ou plutôt l’idée?

 

VIII CONSEQUENCE DE CE GESTE ARTISTIQUE: METTRE UN URINOIR DANS UN MUSEE: CECI EST DE L’ART?

« la fortune de Marcel Duchamp sera considérable.Et c’est bien l’objet réel sous toutes les formes qui va envahir le champ (le monde de l’art » Florence de Méredieu.

« Tout et n’importe quoi peut être de l’art…les conventions (critères) sont détruites….on peut faire de la musique avec du bruit« Thierry de Duve

« Abolir les distinctions entre artiste et profane, vie et art pourrait être la fonction du readymade. » Duchamp

« Effectivement, il y a , désormais des readymade partout et de tout….Cette invasion du readymade aujourd’hui peut-être dénoncé comme le règne du n’importe quoi dans l’art, le triomphe de la supercherie…avec cette procédure d’artialisation tout peut être vu esthétiquement…le monde de l’art n’est plus limité…à partir du regard de l’artiste ou du spectateur tout chose s’esthétise…le monde de l’art disparaît »… »Yves Michaux

 A partir du moment où un objet banal peut être un objet d’art dans un musée,  quelles sont les conséquences pour l’art ? Pourquoi l’œuvre de Marcel Duchamp est-elle une nouvelle forme d’art?…………………………………………………………………………………….

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

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VII) INFLUENCE DE DUCHAMD . ET APRES L’URINOIR?

« Marcel Duchamp Un héritage encombrant » Titre d’un article  du journal du Figaro.

En 2004 « Fontaine » a été désignée comme l’œuvre la plus influente du XXe siècle par des artistes, galeristes, critiques et par des conservateurs de musée anglais . »

Parmi ces mouvements artistiques, suivant,  lesquels ont-été influencés par les ready-mades de  Duchamp : le  Cubisme/ le futurisme/ le surréalisme/l’ expressionnisme abstrait/le  pop art/ les nouveaux réalistes/ Fluxus/ l’ art conceptuel

  •  Citez 2 artistes influencés par lui?:……………………………………………………………………………………………………………..

VIII votre avis personnel

  • Que pensez-vous de la démarche artistique de Duchamp ?:…………………………………………………..

………………………………………………………………………………………………………………

  • Pensez- vous que cet urinoir est une œuvre d’art, une sculpture? Argumentez…………………………………………………………………

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

 

  • Que se passe t’il ,  en 1993 et en 2011, lors de deux expositions de l’urinoir ou il  était exposé?:.(recherchez l’intervention de Pierre pinoncelli (Cf: Texte N°)…………………………………………..

 

  • Comment l’homme (Pierre Pinoncelli  justifie son acte?:…………………………………………………………………………………………..

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Quelques informations pour vous aider

Qu’est ce que DADA, (1916-1922)? Texte N°2
« Vers 1916, Tristan Tzara met un coupe papier au hasard sur un dictionnaire qui serait tombé sur ce mot aux consonances absurdes.Dada traduit une révolte contre la tuerie de la Grand Guerre et ses dix millions de morts. Les artistes Dada accusent le prétendu rationalisme scientifique d’avoir conduit la civilisation européenne au bord de l’auto destruction. Leur art est tout sauf rationnel : ludique, nihiliste, intuitif, impertinent, subversif.. Le dadaïsme n’est pas un style, mais un comportement.À New York, Marcel Duchamp remet en cause la définition même de l’art et de l’artiste en inventant le readymade de l’anti -art.Tous ces gestes dadaïstes sont autant de coups de boutoir contre les critères traditionnels de l’art.
Les germes semés en Amérique par Marcel Duchamp ,dès ,1913, à l’occasion de l’Armory Show, vont y porter ses fruits après la seconde guerre mondiale, sous les auspices du néo-dada , nouveau réalisme, pop art et de l’art conceptuel.
« 

Modalité de création de l’urinoir. (texte N°3)

1)Choix d’un objet/ lui donner un titre/le signer/

2)Envoi de la fontaine à la société des artistes indépendants en 1917 sous un faux -nom.(paiement de 6$)

3)Exposition sur un socle (Le readymade le plus célèbre a t’il vraiment été exposé? vu? remarqué à l’expo?)

4)Refus d’exposer l’oeuvre par la société des artistes indépendant

5)polémique et scandale

6) Démission de Duchamp directeur de cette société suite au refus.

7) Prise en photo de cette oeuvre par le photographe Alfred Stieglitz (manipulé par Duchamp?), autentification de l’oeuvre.

8) perte de l’urinoir .

9)Publication de cette photo dans the Blind Man, N°2 Mai 1917, revue de Marcel Duchamp.Duchamp s’en servit alors et écrira des articles pertinents et révolutionnaires sous le nom « The Richard Mutt case « .Commentaire sur l’urinoir.

« l’urinoir de Duchamp a disparu, on en fait  des répliques (8) en 1964 + celle de Janis 1950, de linde 1963, de Shwartz  1964,et la photo qui prouve qu’il a existé

Propos de Duchamp.

« En 1913, j’eus l’heureuse idée de fixer une roue de bicyclette sur un tabouret de cuisine et de la regarder tourner.
Quelques mois plus tard j’ai acheté une reproduction bon marché d’un paysage de soir d’hiver, que j’appelai « Pharmacie » après y avoir ajouté deux petites touches, l’une rouge et l’autre jaune, sur l’horizon.
A New York en 1915 j’achetai dans une quincaillerie une pelle à neige sur laquelle j’écrivis « En prévision du bras cassé » (In advance of the broken arm).
C’est vers cette époque que le mot « readymade » me vint à l’esprit pour désigner cette forme de manifestation.
Il est un point que je veux établir très clairement, c’est que le choix de ces readymades ne me fut jamais dicté par quelque délectation esthétique. Ce choix était fondé sur une réaction d’indifférence visuelle, assortie au même moment à une absence totale de bon ou de mauvais goût… en fait une anesthésie complète.
Une caractéristique importante : la courte phrase qu’à l’occasion j’inscrivais sur le readymade.
Cette phrase, au lieu de décrire l’objet comme l’aurait fait un titre, était destinée à emporter l’esprit du spectateur vers d’autres régions plus verbales. Quelques fois j’ajoutais un détail graphique de présentation : j’appelais cela pour satisfaire mon penchant pour les allitérations, « un readymade aidé » (readymade aided).
Une autre fois, voulant souligner l’antinomie fondamentale qui existe entre l’art et les ready-mades, j’imaginais un « ready-made réciproque » (reciprocal readymade) : se servir d’un Rembrandt comme table à repasser !
Très tôt je me rendis compte du danger qu’il pouvait y avoir à resservir sans discrimination cette forme d’expression et je décidai de limiter la production des ready-mades à un petit nombre chaque année. Je m’avisaià cette époque que, pour le spectateur plus encore que pour l’artiste, l’art est une drogue à accoutumance et je voulais protéger mes ready-mades contre une contamination de ce genre.
Un autre aspect du ready-made est qu’il n’a rien d’unique… La réplique d’un ready-made transmet le même message ; en fait presque tous les ready-mades existant aujourd’hui ne sont pas des originaux au sens reçu du terme.Une dernière remarque pour conclure ce discours d’égomaniaque 
:
Comme les tubes de peintures utilisés par l’artiste sont des produits manufacturés et tout faits, nous devons conclure que toutes les toiles du monde sont des ready-mades aidés et des travaux d’assemblage.»

. (TexteN°4)Question sur le beau/ ceci est de l’art.THIERRY DE DUVE, « Cinq réflexions sur le jugement esthétique »dans REVISTA PORTO ARTE: PORTO ALEGRE, V. 16, Nº 27, NOVEMBRO/2009. »1. Comment on passe du jugement esthétique classique, du type « ceci est beau », au jugement esthétique moderne, du type « ceci est de l’art

« L’esthétique classique connaît des formules du genre : “ce tableau est beau”, “ce morceau de musique est sublime”, “ce poème est émouvant”,“cette architecture de jardin est pittoresque”, et d’autres formules semblables, que vous pouvez d’ailleurs étendre jusqu’à des formules du  langage contemporain courant, comme de dire “cette chanson est super”.Tout cela relève du jugement esthétique classique.Or, devant un ready-made de Duchamp, ça ne marche pas. Le ready-made c’est un objet tout fait qu’un certain Marcel Duchamp, jusque-là peintre, a produit. Le premier date de 1913 (si on prend la Roue de bicyclette), ou de 1914 (si on prend le sèche-bouteilles)…Un ready-made est donc une oeuvre d’art que l’artiste n’a pas faite de ses mains, mais qu’il s’est contenté de choisir, de signer et de nommer.Devant un tel objet, on peut évidemment dire “ceci est beau”. Mais dire d’une pelle à neige ou d’un urinoir que c’est un bel objet n’en fait pas de l’art pour autant. Cela resterait un jugement esthétique de type classique portant sur le design de cette pelle à neige ou de cet urinoir. Or ce n’est pas ainsi que ces objets ont fait leur entrée dans l’histoire de l’art contemporain. C’est plutôt par une phrase qui apparaît comme un baptême ou un rebaptême, la phrase “ceci est de l’art”.Sur le modèle de la phrase, “tu étais Simon, je te rebaptise Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon église”, on dirait : “tu étais pelle à neige, je te rebaptise art,et sur ce nouveau nom, j’anticipe que l’histoire subséquente construira un consensus”. Effectivement, aujourd’hui, on peut dire que cette église duchampienne a été bâtie, que ce consensus — même s’il ne s’étend pas à tout le monde, bien sûr — est suffisant pour que l’objet en question se retrouve au musée. Donc, entre l’époque de Delacroix (pour assigner un début arbitraire à la modernité) et la nôtre, il y a quelque chose qui a dû changer dans l’histoire de l’art, puisque c’est un fait historique qu’appliquée à l’urinoir de Duchamp, la phrase “ceci est de l’art” a servi à exprimer un jugement sur une chose que rien ne préparait à être de l’art par ailleur. La question concerne maintenant la nature de ce jugement.Texte critique  sur l’urinoir/ Thierry de Duve.THIERRY DE DUVE, « Cinq réflexions sur le jugement esthétique »dans REVISTA PORTO ARTE: PORTO ALEGRE, V. 16, Nº 27, NOVEMBRO/2009.1. Comment on passe du jugement esthétique classique, du type « ceci est beau », au jugement esthétique moderne, du type « ceci est de l’art

Texte N°5 .Anti-manuel de philosophie, Michel Onfray -LA BEAUTE NOYEE DANS LA CHASSE D’EAU-

« Quel est le le sens oppèré par la pissotière?Duchamp met à mort la beauté, comme d’autres ont mis à mort l’idée de dieu… Après cet artiste on aborde plus l’art en ayant en tête l’idée de beauté, mais celle de sens, de signification. L’oeuvre d’art n’a plus à être belle, on lui demande de faire sens.(…) pendant des siècles on créait pour réussir la belle représentation d’une chose…Duchamp tord le cou à la beauté et invente un art radicalement cérébrale, conceptuel, intellectuel…Depuis l’urinoir la beauté est morte. »

Texte N°6( texte d’Octavio Paz.)dans « Marcel Duchamp, l’apparence mise à nu », 1966.Trad.Jacob.Gallimard,1997

« Quand l’objet devient art, objet anonyme que le geste gratuit de l’artiste par le seul fait qu’il l’ai choisi transforme en oeuvre d’art du même coup ce geste, détruit la notion d’objet d’art.la contradiction est l’essence de l’acte.(…)Il serait stupide de discuter de leur beauté ou de leur laideur;ils sont en effet au delà de la beauté et de la laideur;ce ne sont pas non plus des oeuvres mais des points d’intérrogations ou de négation devant les oeuvres. Le ready-made n’introduit pas une valeur nouvelle, contre ce que nous trouvons valable,il est une critique active, un coup de pied à l’oeuvre d’art assise sur son piedestal.Le premier est de l’ordre hygénique, c’est un nétoyage intellectuel : Le ready-made est une critique du goût;le second est une attaque contre la notion d’oeuvre d’art »

 

Texte 7 PIERRE PINNOCELLI

  • Que s’est-il passé?Contexte de l’intervention: l’artiste exécute sa performance dans le cadre de l’exposition « Dada » au centre Pompidou

« Le 4 janvier 2011, Pierre Pinoncelli, après avoir acheté son billet d’entrée, avait donné plusieurs coups de marteau avant de signer « Dada » sur cette sculpture. « Nouvel observateur,culture.24.01.2006

.Déjà un précédent: »Pierre Pinoncelli avanouvel observit déjà uriné  sur ce « ready-made », en 1993, lors de son exposition à Nîmes avant de lui porter quelques coups de marteau.

  • Prix de l’oeuvre? L’oeuvre est estimée à 2,8 millions d’euros.
  • Conséquence de cette intervention?Est-ce du simple vandalisme?

« Pierre Pinoncelli a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour avoir dégrader « La Fontaine », une oeuvre de Marcel Duchamp…et devra verser 200.000 euros au titre du préjudice matériel pour avoir ébréché à coups de marteau une oeuvre de Marcel Duchamp…devra verser 14.352 euros au titre des frais de réparation et 200.000 euros au titre du préjudice matériel au centre Pompidou, propriétaire de l’œuvre. »

  • Que dit l’artiste pour sa défense au tribunal?

-C’est un acte artistique.

« Ma démarche était totalement artistique » P.Pinoncelli

-C’est une Provocation à l’image de l’oeuvre d’origine.

« la provocation de Duchamp se retrouve dans la provocation de Pinoncelli«  (Libération du 22/11/1999).

-c’est un hommage à Marcel Duchamp.

-C’est une remise en cause de l’institution muséale qui en l’intégrant en fait désormais un objet institutionnel de l’avant-garde. L’urinoir a t’il encore un aspect subversif ? Duchamp n’affirmait-il pas qu’au bous de 50 ans son urinoir deviendrait esthétique.

« Je n’ai pas voulu casser l’urinoir, mais ce qu’en fait l’institution. Il ne faut pas oublier que par cette œuvre, Duchamp voulait secouer l’art contemporain. J’ai voulu lui rendre hommage. Mon coup de marteau, c’était celui d’un commissaire-priseur qui entendait redonner à l’urinoir ses vertus provocatrices. » Pinoncelli

-J’ai fait d’une oeuvre multiple une nouvelle oeuvre originale. l’artiste affirme qu’il n’avait pas dégradé l’urinoir mais lui avait donné au contraire une plus-valu en en faisant un « original ».

Pierre Pinoncelli, 1993.<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
seethroughleper:</p><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
<p>One of the artist permitted reproductions  of “Fountain” by Marcel Duchamp that was urinated in and then struck with a hammer by performance artist Pierre Pinoncelli in 1993. Another was attacked by him in January of 2006.  (The click through is an amazing article about the attacks and his concepts.)<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Pierre Pinoncelli, 1993.sPinoncelli3Pierre Pinoncelli, MAMAC
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Qu’est ce qu’un Ready-made?

Marcel Duchamp invente le readymade en 1913, en clouant la fourche d’une bicyclette à l’envers sur un tabouret de cuisine, de manière à ce que la roue puisse tourner librement. Readymade veut dire “tout-fait”, « déjà fini » En réalité, le ready-made est un objet qui subit plusieurs sortes de déplacements. D’abord, il y a un déplacement matériel. L’objet manufacturé est montré sous un angle insolite. La roue de bicyclette est à l’envers et juchée sur un tabouret. Le porte bouteilles (1914) est pendu au plafond au lieu d’être posé su le sol de la cuisine. Le trébuchet (1917) est un porte-manteau fixé au sol, et non à un mur.Ensuite, il y a souvent un déplacement logique produit par le titre. Le porte-manteau s’appelle trébuchet, la pelle à neige avant le bras cassé (1915) et l’urinoir fontaine (1917). Enfin et surtout, il y a déplacement de contexte. l’objet manufacturé présenté tel quel dans un musée oblige à le regarder différemment, et à se poser des questions sur ce qui définit une œuvre d’art. Duchamp invente aussi le readymade assisté ou aidé. Dans ce cas, il intervient sur l’objet, apposant sa marque personnelle. par exemple, il ajoute une moustache à une carte postale de la Joconde, ou bien il signe (d’un faux nom) l’urinoir intitulé fontaine. la dernière catégorie est celle des readymade réciproques : “Se servir d’un Rembrandt comme planche à repasser”.Le readymade n’est pas un simple geste iconoclaste. Il marque une étape importante et visiblement irréversible dans l’histoire de l’art.

 

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Correction

 

1)  Carte d’identité de l’œuvre (sa présentation)

Nom de l’artiste : Marcel DUCHAMP pseudonyme RICHARD MUTT (traduction Richard le crétin).

Date : 1917/  1937/ 1950/ 1964     Titre : URINOIR ou « FONTAIN »ou MADONE DE LA SALLE DE BAIN ou  le bouddha de la salle de bain.  Technique :   peinture ou sculpture ?     Matériau ?:   FAÏENCE pour les œuvres de 1964/ ou porcelaine pour l’urinoir de 1917          Dimension : 63cm X 48cmX 35cm

Lieu d’exposition : le centre Georges Pompidou      /Lieu de création : New York /  Tokyo/ Paris

L’œuvre originale est perdue, c’est une réplique. Qu’est-ce qu’une réplique ? C’est une reproduction identique d’une œuvre, d’un objet original .Il en existe 10 dans le monde, faite par moulage ou trouvé au puces

Mouvement artistique : Dadaïsme.                                                         Domaine : Arts du visuel

Expliquez en quelques lignes en quoi consistait ce mouvement Dada ? Le dadaïsme est un mouvement intellectuel et artistique, et littéraire, anti artistique, subversif, ludique, radical en politique (antiparlementaire) qui consiste à faire table rase de la culture en place. Le Dadaïsme cherche la rupture avec les formes traditionnelles artistique pour remettre en question la définition et le sens de l’art.

Valeur de l’œuvre ? achetée en 1986 par l’État Français pour 1,3 million de francs (environ 232 000 euros) et est actuellement exposée au Centre Georges Pompidou. Un autre chez sotheby’s a été vendu aux enchers en 1999 à un collectionneur Grec.

1700 dollars/  170 000 dollars/ 1 700 000 Dollars  (soit 1,2 million d’euros).

II) Contexte historique : Que se passe historique t’il en France et en Europe en 1917 ? LA PREMIERE GUERRE MONDIALE 14-18/ ENTREE DES USA DANS LA GUERRE/REVOLUTION RUSSE.

Les artistes, intellectuels pacifistes de l’époque, vont réagir  à un événement qui va les traumatiser. Lequel ? Les conséquences de la guerre, véritable carnage : Militaires + civils= 10 millions de morts. Allemagne=2.4 millions (1300 soldats tués par jour.)France =1,375 millions (900 soldats tués par jour.) 250 000 gueules cassées.

Comment vont-ils réagir : Les artistes se révoltent, remettent en cause la politique militariste, les valeurs bourgeoises de la société, la logique, la raison qui ont conduit à la guerre. (Dada Berlin)

Contexte de création de l’œuvre : Stratégie d’exposer dans une expo sans jury (tout peut être exposé pour 6$) + stratégie de l’anonymat+ Stratégie de la réaction du public, scandale, buzz+ stratégie du refus+ stratégie de la polémique et du commentaire dans les médias.

III description de l’œuvre :

Qu’est- ce qu’un Ready -Made ? c’est « un objet manufacturé promus à la dignité d’objet d’art par le choix de l’artiste »André Breton, « un objet déjà fait, déjà œuvre d’art en soi, ne nécessitant pas d’être construit fabriqué .

Qu’est ce qu’un objet d’art? l’art= techné en grec, il désigne avant tout une technique, un savoir faire.(oeuvre, comme le mot ouvrage vient du latin opus et désigne le résultat d’un travail.l’art était un artefacte, un procédé manuel, instrumental et intellectuel capable de transformer une matière brute avec virtuosité.

Qu’est ce qu’une oeuvre d’art? la question est désormais: « quand y a t’-il de l’art? » dans quelle circonstance? Au XXem Ya t’-il la disparition de la notion d’oeuvre?

Qu’est -ce qu’un objet manufacturé ? Objet fabriqué et usiné par l’homme.

Faite une description en quelques lignes en employant les mots suivants.  Objet/ ready-made/ objet industrialisé/  renversé/  socle/ signer/Faïence blanche recouverte de glaçure céramique/ peinture/article ordinaire de la vie/ exposé/ « The Richard Mutt »/

« Pour pouvoir créer son œuvre, Marcel Duchamp a utilisé un objet industrialisé, choisi dans l’indifférence, sans critère esthétique, un urinoir en  faïence blanche recouvert de glaçure en céramique. Cet article ordinaire de la vie courante est renversé, puis posé sur un socle, titré et signé Richard Mutt. Le ready -made nommé œuvre d’art est validé par la signature de l’artiste. »

IV) interprétation  Qu’est- ce que l’artiste a voulu faire et dire : Nous interroger sur ce qu’est l’art aujourd’hui au XXème siècle.

Qu’est- ce qu’un détournement ? Pratique artistique qui consiste à transformer l’usage d’un objet (œuvre), sa nature, sa fonction, son statut, sa signification, en modifiant d’une manière visible son apparence, sa forme. Peut- on parler ici d’un détournement (changement de fonction/ de sens) ? (pourquoi ?).Oui, car, il change de forme (par inversion), de sens (madone, fontaine), de statut : ce n’est plus un objet usuel mais artistique, de fonction (on ne l’utilise plus, il nous fait réfléchir sur l’art)

A partir du moment où un urinoir peut être un objet d’art ? Quelles sont les conséquences pour l’art après ? Pourquoi l’œuvre de Marcel Duchamp est-elle une nouvelle forme d’art?

-Redéfinition de la définition de l’art (définition plus élargie= tout peut devenir de l’art.) frontières ? L’art plus obligatoirement LAID ou BEAU, MORAL. Fin de l’art rétinien (que l’on regarde, art= idée= concept= s’interroge sur ce qu’est l’art. Nouvelle pensée sur l’objet. Redéfinition de l’artiste= fin de la notion de génie/ de l’artisan. tout le monde peut être artiste

Par quel moyen Duchamp transforme  t’-il  un objet en objet d’art ?Par un protocole précis 1) choix dans l’indifférence  (rencontre datée) 2)Retourner+ poser sur un socle   dans un contexte artistique 3) jugée, nommée œuvre d’art  4) titrée puis signée 5) jugée par le public et institution+ commentaire polémique dans la presse

VI réception de l’œuvre ? Comment a été reçu l’œuvre ? Comment l’œuvre de Marcel Duchamp est-elle perçue par ses opposants lors de sa première exposition? Vulgaire, immorale par son sujet, parodie d’un objet ordinaire, pas de savoir- faire technique, laide. Refusée car elle n’est pas considérée comme œuvre d’art.  « Pièce commerciale ressortant de l’art du plombier ».

Texte critique  sur l’urinoir/ Thierry de Duve.

THIERRY DE DUVE, « Cinq réflexions sur le jugement esthétique »dans REVISTA PORTO ARTE: PORTO ALEGRE, V. 16, Nº 27, NOVEMBRO/2009.

« 1. Comment on passe du jugement esthétique classique, du type « ceci est beau », au jugement esthétique moderne, du type « ceci est de l’art

 En réalité je ne vais pas vous expliquer comment on passe de “ceci est beau” à “ceci est de l’art”, je vais simplement positionner ces deux extrêmes pour bien vous les faire voir. J’exclus tout d’abord les jugements esthétiques sur la nature, dont il ne sera pas question aujourd’hui, puisqu’on parle d’art, donc de productions humaines, d’artefacts.L’esthétique classique connaît des formules du genre : “ce tableau est beau”, “ce morceau de musique est sublime”, “ce poème est émouvant”,“cette architecture de jardin est pittoresque”, et d’autres formules semblables, que vous pouvez d’ailleurs étendre jusqu’à des formules du  langage contemporain courant, comme de dire “cette chanson est super”.Tout cela relève du jugement esthétique classique.Or, devant un ready-made de Duchamp, ça ne marche pas. Le ready-made c’est un objet tout fait qu’un certain Marcel Duchamp, jusque-là peintre, a produit. Le premier date de 1913 (si on prend la Roue de bicyclette), ou de 1914 (si on prend le sèche-bouteilles). Prenons le sèche-bouteilles, parce que c’est le premier objet absolument non modifié, sur lequel Duchamp a inscrit une phrase — qui est d’ailleurs perdue —, qu’il a signé, et puis qu’il a laissé traîner dans son atelier,mais dont la postérité plus ou moins immédiate a fait un objet d’art.Après ça, il y a eu plusieurs autres ready-mades, dont un peigne en métal pour chien, une couverture de machine à écrire Underwood, une pelle à neige, très célèbre, intitulée In Advance of the Broken Arm, enfin le plus célèbre de tous, le fameux urinoir intitulé Fountain, signé d’un pseudonyme, R. Mutt, et soumis — mais non exposé, c’est toute une histoire — au premier salon de la Society of Independent Artists à New-York en 1917. Un ready-made est donc une oeuvre d’art que l’artiste n’a pas faite de ses mains, mais qu’il s’est contenté de choisir, de signer et de nommer.Devant un tel objet, on peut évidemment dire “ceci est beau”. Mais dire d’une pelle à neige ou d’un urinoir que c’est un bel objet n’en fait pas de l’art pour autant. Cela resterait un jugement esthétique de type classique portant sur le design de cette pelle à neige ou de cet urinoir. Or ce n’est pas ainsi que ces objets ont fait leur entrée dans l’histoire de l’art contemporain. C’est plutôt par une phrase qui apparaît comme un baptême ou un rebaptême, la phrase “ceci est de l’art”.Sur le modèle de la phrase, “tu étais Simon, je te rebaptise Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon église”, on dirait : “tu étais pelle à neige, je te rebaptise art,et sur ce nouveau nom, j’anticipe que l’histoire subséquente construira un consensus”. Effectivement, aujourd’hui, on peut dire que cette église duchampienne a été bâtie, que ce consensus — même s’il ne s’étend pas à tout le monde, bien sûr — est suffisant pour que l’objet en question se retrouve au musée. Donc, entre l’époque de Delacroix (pour assigner un début arbitraire à la modernité) et la nôtre, il y a quelque chose qui a dû changer dans l’histoire de l’art, puisque c’est un fait historique qu’appliquée à l’urinoir de Duchamp, la phrase “ceci est de l’art” a servi à exprimer un jugement sur une chose que rien ne préparait à être de l’art par ailleurs. La question concerne maintenant la nature de ce jugement.

Faire une oeuvre qui ne soit pas de l’art.

une oeuvre du latin opus= ce qui a été fait à la main. Or ici rien est fait de sa main. Fin du savoir-faire, fin du discours?

On gomme tout ce qui est personnel, le caractère romantique (exprimer des sentiments).

Oeuvre capitaliste/ vidée de son origine .ce n ‘est plus de l’art, c’est une oeuvre, une idée. c’est un choix.

« certe on peut faire de l’art avec tout, mais n’importe quoi n’est pas de l’art. »D Sibony

  •  Le ready made= Un choix

«Quand vous faites un tableau ordinaire,  il y a toujours un choix: vous choisissez vos couleurs, vous choisissez votre toile, vous choisissez le sujet, vous choisissez tout. Il n’y a pas d’art; c’est un choix, essentiellement. Là , c’est la même chose. C’est un choix d’objet.» Duchamp

« Le ready-made est une démarche conceptuelle d’emprunt, d’appropriation,
de recontextualisation. Cette pratique représente sans doute le mieux l’art de l’époque,de reproductibilité technique dont parle Benjamin: le ready-made peut être remplacé, reproduit (Fontaine ne survit d’ailleurs qu’à travers ses répliques), multiplié… »C’est naturellement en essayant de tirer une conclusion ou une conséquence de cette déshumanisation de l’oeuvre d’art que j’en suis venu à concevoir les ready- mades » Marcel Duchamp, 1955, entretien avec  J.J Sweeney.

«D’essence immatérielle, le ready-made n’a par ailleurs aucune importance physique: détruit, il peut être remplacé, ou pas. Nul n’en est propriétaire.». COLLIN, Philippe, «Marcel Duchamp parle des ready-made
à Philippe Collin», cité dans BOURRIAUD, Nicolas, «Sous la pluie culturelle», in Sonic Process, une nouvelle géographie des sons, Éditions du Centre Pompidou, Paris, 2002 .

la joconde LHOOQDuchamp's parody of the Mona Lisa adds a goatee and moustache.

Marcel Duchamp – La Joconde .L.H.O.O.Q. (1919)

Il  interviendra en 1919, sur une carte postale, représentant une icône de l’art et de la beauté, pour la désacraliser en lui rajoutant une petite barbiche et le mot  grivois L.H.O.O.K. Quelle est le nom  de cette oeuvre?:………………………………………………

Que voulait-il faire? rendre hommage à L.de Vinci/ faire de la provocation/ désacraliser l’art / faire de l’art à sa façon/ questionner l’art/ faire de l’humour et un jeu de mot/ faitre de l’Iconoclasme

Détournement Iconoclaste d’une oeuvre emblématique de l’art (rétinien) , du savoir faire et de la beauté.


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readymade

Marcel Duchamp – Ready made: porte-bouteille, 1914.        Roue de bicyclette ,


 

 

ET APRES DUCHAMP?

, 15.02.2013 © ADAGP, Paris 2013 – photographies Anne Decreux

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Ben :hommage comique et satirique à Duchamp.

 SHERRIE LEVINE  « Réalisé d’après »  APPROPRIATION ET CITATION. Mort de l’artiste, disparition de l’ auteur?

IMPOSTURE ou ACTE CREATEUR?

« Au début,  on parlait beaucoup de la négation que contenait mon travail, mais maintenant, je trouve plus intéressant d’y voir une réflexion sur la notion de paternité de l’œuvre. C’est vrai que la paternité artistique existe, mais je pense que selon les époques nous interprétons les mots différemment. Ce qui m’intéresse aujourd’hui,c’est la nature dialectique de ces termes » Sherrie Levine, « L’angoisse de l’influence de plein fouet ». Conversation avec Jeanne Siegel. Cat. Hôtel des Arts, Paris 1992, p. 67

 » try to make art which celebrates doubt and uncertainty. Which provokes answers but doesn’t give them. Which withholds absolute meaning by incorporating parasite meanings. Which suspends meaning while perpetually dispatching you toward interpretation, urging you beyond dogmatism, beyond doctrine, beyond ideology, beyond authority.–Sherrie Levine

Pour aller voir son travail.

www.aftersherrielevine.com

 

Fountain (Madonna),1991. ,ast bronze, 15 x 15 1/2 x 25 in. (38.1 x 39.4 x 63.5 cm). rivate collection. © Sherrie Levine. Image courtesy Simon Lee Gallery, London, and aula Cooper Gallery, New York

 

 

Sherrie Levine - Fountain (after Marcel Duchamp), 1991

  • Artiste:Sherrie Levine  (artiste et photographe).
  • Titre:Fontain, after Marcel Duchamp A.P)
  • Date:1991
  • Dimension: 14,5X14,5X25
  • Matière: Bronze
  • Nationalité:C’est une artiste américaine née à Hazleton en Pennsylvanie, en 1947.
  • Mouvement:Art conceptuel/mouvement  américain de « l’Appropriation Art« =réutilisation d’oeuvres artistiques célèbres.
  • Lieu :Walker art center (Minneapolis)

Citation de l’artiste. Peut- on vraiment faire une oeuvre originale? Ne somme nous pas toujours le second?

«Semblables à Bouvard et Pécuchet, ces éternels copistes, nous montrons le profond ridicule qui est, précisément, la vérité de la peinture. Nous pouvons seulement imiter un geste qui est toujours antérieur, jamais original. Successeur du peintre, le plagiaire ne porte plus en lui de passion, d’humeurs, d’émotions, d’impressions ; il transporte plutôt cette immense encyclopédie dont il s’inspire. » (Sherrie Lévine,Art en théorie, Harrison et Wood, p. 1157).2.BOURRIAUD, Nicolas, «Sous la pluie culturelle», in Sonic Process, une nouvelle géographie des sons,Éditions du Centre Pompidou, Paris, 2002 .

  • En quoi consiste son travail?:Elle copie, répète et reproduit des œuvres originales de l’histoire de l’art. C’est travail à Dimension critique vis à vis du discours ambiant  idéologique sur l’art . (Ironie, cynisme)
  • Pourquoi? Questionnement sur la notion d’originalité et d’auteur.
  • Courant d’artistes des années 80 qui remettent en cuse les notions esthétiques romantiques de génie, d’expression, d’artiste, de démiurge d’unicité de l’oeuvre d’art
  • Elle questionne la notion d’auteur comme construction historique.
  • Pourquoi refaire un urinoir  en bronze (doré)?:l’artiste se réapproprie les icônes de l’histoire de l’art pour interroger la notion d’originalité, de création et de parternité artistique.
  • Peut- on voir ces oeuvres comme de simples copies?:Non. Elle revisite la démarche (l’acte artistique de  cet artiste.) En faisant un objet en bronze poli, matériaux traditionnel de la sculpture. Cette oeuvre multiple à nouveau devient unique.
  • Détournement?  décontextualisation? Cette icône placée dans un nouveau contexte.Le doré lui donne un caractère sacré comme le veaux d’or.

 

Appropriation d’images.

"After Sherrie Levine, After Walker Evans, 1981, 2013"

“After Sherrie Levine, After Walker Evans, 1981, 2013″

After Walker Evans: 4 (1981) by Sherrie Levine5afterwe

 

Urinal Dress

 la robe urinoir (Urinal Dress) créée par The Rodnick Band  

Uro Politique – gizmodo.com/gadgets/toilet/

Bruce Nauman , »Myself as a Fontain » (Autoportrait comme une fontaine),(1966-67), épreuve à développement chromogène issue de l’une des 11 photographies en couleurs de la série .1970. Whitney Museum of  American art , New York.(47.4×57.2cm)

Etudie l’art et les mathématiques à l’université du Wisconsin.(1960-64).

« LE CORPS READY-MADE »

B.Nauman est, ici,nu , cadré au niveau du buste, les bras légèrement écarté , les paumes ouvertes,crache de l’eau vers le haut, un mince filet qui retombe;une performance vidéo  qui rend hommage au travail de M. Duchamp . Faut-il y voir une r référence au mythe de Narcisse? Il se transforme en fontaine. Comme M.Duchamp, il s’interroge sur ce qu’est l’art,questionnant la façon traditionnelle de faire de l’art. Il utilise son propre corps , enregistre , photographie sa propre performance.

« Qu’est-ce qui fait un artiste quand il est laissé seul dans son atelier?Ma conclusion était que si j’étais un artiste et j’ai été dans le studio, Alors tout ce que je faisais dans le studio devrait être de l’art.Des ce moment,  l’art est devenu plus une activité qu’un produit. »B.Nauman

 Bruce Nauman, Autoportrait comme une fontaine, de 1966 à 1967, à partir de photographies Onze couleurs 1970 70.50.9Ma conclusion était que si j’étais un artiste et j’ai été dans le stu

 

 

 

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Artiste:Sylvie Fleury
Titre: (Gold) Fountain LKW,
Date:2003
matériau
x:gold-plated porcelain tire; technical equipment for the fountain and a wodden basement 
diameter: 120 cm, height: 41 cm, weight ca. 70-80kg

 

Sylvie FLEURY "Caddy", 2000 / Brancusi "LeCoq", 1935 / Bertrand LAVIER "Candy Fichet Bauche",1989

Sylvie FLEURY « Caddy », 2000 .

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Tom Sachs - commerce and art

Tom Sachs, ‘Chanel Fountain’, 1998

Tom Sashs , Prada toilet, 1997.carton +adhésif thermique

Artiste: né en 1966, vit et travaille à New york.

« TOUS LES PRODUITS SONT EGAUX »

L’artiste joue avec les images de marque et détourne les logos en les changeant de contexte.Il reconstruit en carton des répliques d’objets ordinaires et leur applique une marque célèbre symbole du luxe, de la mode, du glamour, du féminin, du chic.Il joue sur le décalage entre le produit et la marque, jeu de  contraste entre les signes ostentatoires du luxe et l’objet utilitaire qui s’offre à nous; (produit sanitaire scatologique, objet de mort comme cette Chanel Guillotine, ready-made célèbre. Il produit des répliques dans un matériau pauvre. le fameux ready-made fontaine de M.Duchamp signé R.Mutt devient Fontaine estampillée Chanel,un objet parfum.L’artiste revisite de façon  ironique, humoristique et sarcastique l’objet mythique de l’avant-garde.L’objet d’art est devenu un produit de luxe.Depuis Warhol l’art n’est-il pas devenu un objet de consommation?

Image

Chanel scie à chaîne, 1996, Carton et scotch thermique, 12 x  27x 37 pouces.

Elaine Sturtevant: Duchamp Fontaine 1973

En quoi consiste son travail?

Elle répète certaines oeuvres reconnues de l’histoire de l’art moderne.(question du clonage).

Que fait Mike Bidlo?(la fontaine dessin 1993)

Il désacralise l’oeuvre

 

 

Nelson Leirner,‘ Sotheby’s’, 2000

Sarah Lucas, 2002

Baptiste Debombourg, ‘Polybric’, 2002

Robert Morris, Fountain, 1963

Robert Moris , Fountain, 1963.

Rafael Ferrer, ‘Deflected fountain, for Marcel Duchamp’, 1970. Performance, sitting in a fountain in front of the Philadelphia Museum of Art

Rafael ferrer, Deflect fountain for Marcel Duchamp,   1970Richard Jackson, ‘Pump Pee Doo’, 2005richard-jackson-pump-pee-doo-2005.jpgZhou Wendou, Untitled, 2006

Zhou Wendou, ‘Untitled’, 2006

The Rodnik Band, ‘Urinal Hat’, 2011

The Rodnik Band, Urinal Hat, 2011

Sandra Sperhake & Dieter Hoppe, ‘Fake Art, Marcel Duchamp’, 2011Sandra Sperhake & Dieter Hoppe, Fake Art, Marcel Duchamp, 2011

Saâdane Afif, ‘Fountain Archives’

Saâdane Afif, Fountain Archives

Augusto de Campos & Julio Plaza, ‘Re Duchamp’, 2009


SHOWOFF, Paris, 2008

Mathieu Harel-Vivier, ‘R.G. pour R.Mutt’, 2004Mathieu Harel-Vivier, R.G. pour R.Mutt, 2004, sténopé, original sur papier argentique, 18 x 24 cm

Miri Segal, ‘Made Ready’, 2002Miri Segal, Made Ready, 2002Mike Bidlo, The Fountain Drawings, 1993-1997

Mike Bidlo, ‘The Fountain Drawings’, 1993-1997

Sarah Lucas, ‘The Old In Out’, 1998

 

 

 

 

 

Ra

Jean-Pierre RAYNAUD "Pot doré", 1985 / à Beaubourg / dans un parc

Jean-Pierre RAYNAUD « Pot doré », 1985 / à Beaubourg

 

CLAES OLDENBURG: la métamorphose des objets vers le mou.

« Combler la brèche entre l’art et la vie » Raushenberg

 Soft Toilet Die "Soft toilet" (Weiche Toilette) ist Teil der Ausstellung. Foto: kbClaes Oldenburg, Soft Toilet,&nbsp;1966&nbsp; 79.83a-b

 

Artiste:Claes Oldenburg
Titre: Soft Toilet
Date:1966.
Mouvement: pop art
matérieux:Wood, vinyl, kapok fibers, wire, plexiglass on metal stand and painted wood base
Dimension: 55 1/2 × 28 1/4 × 30 in. (141 × 71.8 × 76.2 cm).
Lieu d’exposition: Whitney Museum of American Art, New York; 50th Anniversary Gift of Mr. and Mrs. Victor W. Ganz  79.83a-b
  • Que fait-il?: Transformation d’un objet quotidien (sanitaire) en sculpture mole. l’objet solide et familier devient souple étrange  et malléable. il s’effondre face à la gravité, loin de la définition de la statuaire: ce qui tient debout. Il change la nature de l’objet, sa matière  (céramique) pour du tissu du vinyl.
  •  Il est posé sur un socle.l’objet vulgaire devient oeuvre artistique.

 Autres oeuvres.

Art Gallery of Ontario, Toronto

Claes Oldenburg

« FLOOR BURGER »

1962, (1971)

Toile rempli de mousse de caoutchouc et de boîtes en carton, peinture au latex et Liquitex.

Centre Pompidou.

 

Claes Oldenburg

« Floor Cake »

1962

Claes Oldenburg, « Soft Light Switch », 1966

CLAES OLDENBURG, « Soft Light Switches », 1964-71

CLAES OLDENBURG, « Soft light Switches », 1969

CLAES OLDENBURG, ventilateur

CLAES OLDENBURG, Violon

Art Rogers vs. Jeff Koons