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déc 15

Questionnaire

Image illustrative de l'article Madone de BrugesMichel-Ange - Vierge à l'enfant (1505) On peu dans ces oeuvres faire  un rapprochement  implicite entre le sacré et le profane, entre l’acte d’uriner( masculin) et le corps de la sainte, féminin (immaculé).le symbole de la chasteté est souillé .

Blasphème? plaisanterie? que l’on retrouve déjà dans l’association entre la tache et la représentation de la vierge de l’ immaculée conception.

 

 

-Photo du ready-made de M. Duchamp par le photographe Stieglitz  publiée dans la revue de M.Duchamp  »  The Blind man.

-Michel-Ange – Vierge à l’enfant (1505),Statue en marbre ,(Église Notre-Dame (Bruges).

-Statue du Bouddha/Statue de Bouddha prise au temple des Six Banians à Canton.

-Piss Christ, Andres Serrano, Photographie, 1987.(Photo d’un crussifix plongé dans un verre d’urine.) Ce n’est nullement  un  christ baigné dans la lumière céleste  que nous donne le photographe américain dans cette mise en scène féerique. Le titre détruit l’illusion et nous ramène  à la réalité prosaïque de l’image. dans cette image le biologique et le spirituel (le symbolique) se rencontrent inconciliables.la petite croix en plastique et l’urine nous place bien loin de la représentation précieuse  et noble de la représentation traditionnelle du religieux. Ici l’image  de dieu, du sacrée est associée comme dans l’urinoir à l’abject.l’apparition, le miracle divin devient, dès lors mirage de pacotille.      Est-ce de l’art? Du laid ne peut il pas naître la beauté?

« 1)      Carte d’identité de l’œuvre (sa présentation)

Nom de l’artiste : Marcel D………………………………………pseudonyme………………………… (Traduction Richard le crétin).

Date : 1917/  1937/ 1950/ 1964           (2 réponses)

Titres :…………………………………..ou………………………………………..ou………………………………ou le bouddha de la salle de bain.

Technique :   peinture ou sculpture ?

Matériau ?   faïence/ ou porcelaine/ ou plastique ?

Dimension : 63cm X…………cm  x35 cm

Lieu d’exposition : le centre Georges Pompidou

Lieu de création : New York/  Tokyo/ Paris.

L’œuvre originale est perdue, c’est une réplique ? Qu’est -ce qu’une réplique ?……………………………………………Un multiple?…………………………….En 1964 à la demande du collectionneur et galeriste Arturo Schwarz  Duchamp fait produire « Fontain » à  8/    80/  8000  exemplaires .Il  les  crée, d’après la photographie de Stieglitz par moulage de l’oeuvre ou en  trouvant un modèle similaire aux puces .Pour authentifier chaque réplique que dispose t’il sous chaque Urinoir?:…………………………………

Chaque urinoir est-il identique O/N , original  O/N,la différence entrer chacun est: nulle/ ou infra-mince  .

Mouvement artistique : Dadaïsme.

Domaine : Arts du visuel/ arts de l’espace.

Expliquez en quelques lignes en quoi consistait le mouvement Dada ?………………………………………..

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….

Valeur de l’œuvre ? Cette oeuvre a été achetée en 1986 par l’État Français pour 1,3 million de francs (environ 232 000 euros) et est actuellement exposée au Centre Georges Pompidou.(Son estimation actuelle est de 2.8 millions d’euros). Un autre urinoir,chez sotheby’s, a été vendu aux enchers ,en 1999, à un collectionneur Grec pour: 1700 $/  170 000 $/ 1 700 000 $.

II) Contexte historique

Que se passe historique t’-il en France et en Europe en 1917 ?

………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

Les artistes, intellectuels pacifistes de l’époque, vont réagir  à un événement qui va les traumatiser et les pousser à voir le monde, la politique,la culture d’une autre façon. Lequel ?:…………………………………………………………………………………….

Comment vont-ils réagir  artistiquement:

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

Contexte de création de l’œuvre

Dans quel contexte a été créée cette œuvre « Fontain » à New York ? (Cf.Exposition de la Société  des artistes indépendants de new York fondée en  1916 dont Duchamp est le  membre.) texte ci-dessous.++

Comment a t’-il procédé pour crée le  ready-made ?:………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………………………………….

…………………………………………………………………………………………………………………………………

Quelle a été la stratégie de l’artiste pour en faire de cet  objet ordinaire et commerciale un objet d’art?……………………………………………………………………………………………………………………………………….

………………………………………………………………….

………………………………………………………………………………………………….

« NO JURY.NO PRIZES.HUNG IN ALPHABETICAL ORDER »(Pas de jury, pas de prix,accrochage par ordre alphabétique. »

« Pour son premier salon, qui se tient à New York à partir du 9 Avril 1917, la Société des artistes indépendants  de New York (Society of Independent Artists) dont Walter Arensberg, un ami de M. Duchamp est directeur administratif, permet que tout artiste expose l’objet de son choix sans que le jury ne fasse aucune sélection, moyennant un prix de six dollars pour exposer. Il ne devrait donc pas y avoir de refusé parmi les artistes pour des raisons esthétiques. Duchamp envoie dans ces conditions sous le pseudonyme de R. Mutt un urinoir en porcelaine comme sculpture destinée à l’exposition. L’auteur passe pour artiste parfaitement inconnu de Philadelphie et personne ne reconnaît Duchamp derrière ce nom. Or, « l’appareil sanitaire » envoyé par R. Mutt n’est pas exposé, sous le prétexte que « sa place n’est pas dans une exposition d’art et ce n’est pas une œuvre d’art, selon quelque définition que ce soit ». La décision est prise par William Glackens, le président de la Society, au terme d’un vote à la majorité qui a réuni les membres du comité directeur, la veille du vernissage, contrairement au principe suivant lequel il n’y a pas de jury. Les motifs plus précis invoqués pour refuser l’envoi de Richard Mutt auraient été : L’objet est « immoral et vulgaire »/L’objet est un plagiat ou plutôt une « pièce commerciale ressortissant à l’art du plombier». Le peintre George Bellows pense qu’il s’agit d’une « blague », mais Walter Arensberg défend Richard Mutt du fait que « le droit d’admission a été payé », « une forme séduisante a été révélée, libérée de sa valeur d’usage » et « quelqu’un a accompli un geste esthétique ». La polémique se déclenche un peu plus tard avec la publication d’un article anonyme paru dans The Blind Man (l‘aveugle), une revue satirique fondée à l’occasion du salon par M. Duchamp, Henri-Pierre Roché et Beatrice Wood : The Richard Mutt Case (l‘affaire Richard Mutt) et permet de faire connaître au niveau médiatique ce scandale. En défense de R. Mutt, il est écrit : « Les seules œuvres d’art que l’Amérique ait données sont ses tuyauteries et ses ponts ». L’argumentaire consiste à dire que  l’important n’est pas que Mutt ait fait la fontaine avec ses mains ou non, mais qu’il ait choisi un objet de la vie quotidienne en lui retirant sa valeur d’usage avec un nouveau titre et qu’il est montré un nouveau regard et une nouvelle pensée sur l’objet. »

III description de l’œuvre

Qu’est-ce qu’un Ready Made ?:……………………………………………………………………………………………………….

l’objet a t’-il subit une modification?O/N,         une  transfiguration O/N

« Fontaine  n’a pas été fait par un plombier,mais par la force d’une imagination créatrice » Louise Norton

le ready- made ,C’est une chose que l’on ne regarde même pas….Qu’on regarde en tournant la tête.« Duchamp

« le choix de ces ready-mades ne me fut jamais dicté par quelques délectation esthétique. Ce choix était fondé sur une réaction d’indifférence visuelle, assortie au même moment à une absence totale de bon ou mauvais goût…en faite une anesthésie complète.« Duchamp

Qui Fabrique l’urinoir? les mains de Duchamp/ l’usine/ l’esprit de Duchamp  et « Fontaine »:…………………………………………..

Où est-ce que l’artiste à trouvé cette objet?  Au musée Richard MOTT/ à l’entreprise de sanitaire Richard MOTT

Comment a t-’il choisi cet objet?: au hasard/ pour sa beauté/ par indifférence/ c’est un rendrez-vous.

Qu’est-ce que traditionnellement une oeuvre d’art?:…………………

Qu’est-ce qu’un objet manufacturé ?…………………………………………………………………………………..

  • Quel est le premier ready made  officiellement inventé par M.Duchamp en 1914?: Le porte bouteille/ la roue de bicyclette/ le peigne.
  • Faite une description en quelques lignes en employant les mots suivants.  Objet d’art/ ready-made/ objet industrialisé/  renversé/  socle/ signer/Faïence blanche recouverte de glaçure céramique/ peinture/Article ordinaire de la vie/ exposé/ « The Richard Mutt »/ banal.

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….

………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….

Par quel moyen Duchamp transforme-t-il cet objet en objet d’art ?(énumérez les étapes).:……………………………………………………….

« .

  • l’objet que crée Duchamp est-il un objet à voir/ ou un objet pour penser (à spéculation). Il s’adresse à la vue du spectateur/à sa mantière grise . Il favorise  la  technique  (savoir faire) /ou l’idée?

IV) interprétation

Qu’est- ce que l’artiste a voulu faire et dire :…………………………………………………………………………………..

Pourquoi compare t’-il  dans ses titres sa pissotière à une madone?(ex: la piéta  de Michel Ange):………………………………………………..Peut- on parler de Blasphème?:(Pourquoi)………………………

mais aussi à une fontaine?:…………………………………………………………….

Il  interviendra en 1919, sur une carte postale, représentant une icône de l’art et de la beauté, pour la désacraliser en lui rajoutant une petite barbiche et le mot  grivois L.H.O.O.K. Quelle est le nom  de cette oeuvre?:………………………………………………

Que voulait-il faire? rendre hommage à L.de Vinci/ faire de la provocation/ désacraliser l’art / faire de l’art à sa façon/ questionner l’art/ faire de l’humour et un jeu de mot/ faitre de l’Iconoclasme.

Peut-on parler pour  le travail de cet artiste d’ironie? (Pourquoi):………………………………………………………………………………….

Qu’est- ce qu’un détournement ?………………………………………………………………………………………………..

Peut- on parler ici d’un détournement  O/N

Changement de fonction:…………………………………………………………………………….Forme:…………………………………………………………………..

Changement de signification:………………………………………………………………..

« Abolir les distinctions entre artiste et profane, vie et art pourrait être la fonction du ready made. »

A partir du moment où un urinoir peut être un objet d’art dans un musée ? Quelles sont les conséquences pour l’art après ce geste radical ? Pourquoi l’œuvre de Marcel Duchamp est-elle une nouvelle forme d’art?

………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

………………………Parmi ces mouvements artistiques  lesquels ont-été influencés par les ready-made de  Duchamp : Cubisme/ futurisme/ surréalisme/ expressionnisme abstrait/ pop art/ nouveaux réalistes/ Fluxus/ art conceptuel?

 

VI réception de l’œuvre ?

Comment a été reçu l’œuvre ? Comment l’œuvre de Marcel Duchamp est-elle perçue par ses opposants lors de sa première exposition?

 

Comment Duchamp réagit face au refus d’exposer l’urinoir?: Il fait la fête et approuve/ il démissionne de la société/Il prend la défense de ce nouveau mode d’expression dans la revue  The Blind man.

 

VII votre avis personnel

Que pensez-vous de la démarche artistique de Duchamp ?

 

Pensez- vous que cet urinoir est une œuvre d’art, une sculpture? Argumentez…………………………………………………………………

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

 

Que se passe t’il le  en 1993 et en 2011 lors de deux expositions où l’urinoir était exposé?:…………………………………………..

Comment l’homme (Pierre Pinoncelli  justifie son acte?:…………………………………………………………………………………………..

.

Quelques informations pour vous aider

Qu’est ce que DADA, (1916-1922)?
« Vers 1916, Tristan Tzara met un coupe papier au hasard sur un dictionnaire qui serait tombé sur ce mot aux consonances absurdes.Dada traduit une révolte contre la tuerie de la Grand Guerre et ses dix millions de morts. Les artistes Dada accusent le prétendu rationalisme scientifique d’avoir conduit la civilisation européenne au bord de l’auto destruction. Leur art est tout sauf rationnel : ludique, nihiliste, intuitif, impertinent, subversif.. Le dadaïsme n’est pas un style, mais un comportement.À New York, Marcel Duchamp remet en cause la définition même de l’art et de l’artiste en inventant le readymade.Tous ces gestes dadaïstes sont autant de coups de boutoir contre les critères traditionnels de l’art.
Les germes semés en Amérique par Marcel Duchamp ,dès ,1913, à l’occasion de l’Armory Show, vont y porter ses fruits après la seconde guerre mondiale, sous les auspices du néo-dada , pop art et de l’art conceptuel.
« 

Qu’est ce qu’un Ready-made?
Marcel Duchamp invente le ready-made en 1913, en clouant la fourche d’une bicyclette à l’envers sur un tabouret de cuisine, de manière à ce que la roue puisse tourner librement. Ready-made veut dire “tout-fait”. En réalité, le ready-made est un objet qui subit plusieurs sortes de déplacements. D’abord, il y a un déplacement matériel. L’objet manufacturé est montré sous un angle insolite. La roue de bicyclette est à l’envers et juchée sur un tabouret. Le porte bouteilles (1914) est pendu au plafond au lieu d’être posé su le sol de la cuisine. Le trébuchet (1917) est un porte-manteau fixé au sol, et non à un mur.Ensuite, il y a souvent un déplacement logique produit par le titre. Le porte-manteau s’appelle trébuchet, la pelle à neige avant le bras cassé (1915) et l’urinoir fontaine (1917). Enfin et surtout, il y a déplacement de contexte. l’objet manufacturé présenté tel quel dans un musée oblige à le regarder différemment, et à se poser des questions sur ce qui définit une œuvre d’art. Duchamp invente aussi le ready-made assisté ou aidé. Dans ce cas, il intervient sur l’objet, apposant sa marque personnelle. par exemple, il ajoute une moustache à une carte postale de la Joconde, ou bien il signe (d’un faux nom) l’urinoir intitulé fontaine. la dernière catégorie est celle des ready-made réciproques : “Se servir d’un Rembrandt comme planche à repasser”.Le ready-made n’est pas un simple geste iconoclaste. Il marque une étape importante et visiblement irréversible dans l’histoire de l’art.

Qu’est devenue l’urinoir originale ?

« L’œuvre originale par la suite présentée dans une galerie à New York en 1917, a été perdue ou détruite. Des répliques ont été réalisées sous la direction de Duchamp. L’une d’entre elles a été achetée en 1986 par l’État Français pour 1,3 million de francs (environ 232 000 euros) et est actuellement exposée au Centre Georges Pompidou. En 1999, un des urinoirs a été vendu aux enchères par Sotheby’s, pour 1,7 million de dollars (environ 1,2 million d’euros) à un collectionneur d’art grec. »

Le ready made est toujours retardé, il n’arrive jamais au bon jour, il est absent de son lieu, il retarde sur sa propre présentation. On ne l’attend pas à l’exposition et il est là quand personne ne l’attend. il disparaît  même sans avoir jamais paru. »L’art une théologie moderne, Frédéric Guerrin, Pierre Montebello.

Modalité de création de l’urinoir.

1) Envoi de la fontaine à la société des artistes indépendants en 1917 sous le faux -nom

2)Refus d’exposer l’oeuvre par la société (ce n’est pas de l’art)

3) Démission de Duchamp directeur de cette société suite au refus.

4) Prise en photo de cette oeuvre par le photographe (manipulé par Duchamp), autentification de l’oeuvre.

5) perte de l’urinoir.

6)Publication de cette photo dans the Blind Man, N°2 Mai 1917, revue de Marcel Duchamp.Duchamp s’en servit alors et écrira des articles pertinents et révolutionnaires sous le nom « The Richard Mutt case « .

Le ready made le plus célèvre a t’il vraiment été exposé? vu? remarqué à l’expo?

« l’urinoir de Duchamp a disparu, il en este des répliques (8) celle de Janis 1950, de linde 1963, de Shwartz  1964,et la photo qui prouve qu’il a existé

« Vers une nouvelle forme d’art ?

Avec quelques artistes, Duchamp fonde en 1916 à New York, la Société des Artistes Indépendants. L’association permet en théorie, à tout artiste de devenir membre et de présenter une œuvre : pas de jury, pas de prix, tout le monde peut exposer. Pour tester son ouverture d’esprit, Duchamp soumet un urinoir titré « Fontaine », sous le pseudonyme de M. Mutt (une déformation du nom le fabricant de l’objet). L’objet déclenche alors un scandale. Duchamp ne révèle pas qu’il est l’auteur de cette œuvre. En final, elle n’est pas présentée lors de l’exposition et Duchamp démissionne de la Société des Artistes Indépendants.Duchamp, défendant l’urinoir signé d’un pseudonyme, déclarera : « Le fait que M. Mutt ait modelé ou non la Fontaine de ses mains n’a aucune importance. Il l’a choisie. Il a pris un article courant de la vie et fait disparaître sa signification utilitaire sous un nouveau titre. De ce point de vue, il lui a donné un sens nouveau ».

En 2004 « Fontaine » a été désignée comme l’œuvre la plus influente du XXe siècle par des artistes, galeristes, critiques et par des conservateurs de musée anglais en 2004. »

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Correction

 

1)  Carte d’identité de l’œuvre (sa présentation)

Nom de l’artiste : Marcel DUCHAMP pseudonyme RICHARD MUTT (traduction Richard le crétin).

Date : 1917/  1937/ 1950/ 1964     Titre : URINOIR ou « FONTAIN »ou MADONE DE LA SALLE DE BAIN ou  le bouddha de la salle de bain.  Technique :   peinture ou sculpture ?     Matériau ?:   FAÏENCE pour les œuvres de 1964/ ou porcelaine pour l’urinoir de 1917          Dimension : 63cm X 48cmX 35cm

Lieu d’exposition : le centre Georges Pompidou      /Lieu de création : New York /  Tokyo/ Paris

L’œuvre originale est perdue, c’est une réplique. Qu’est-ce qu’une réplique ? C’est une reproduction identique d’une œuvre, d’un objet original .Il en existe 10 dans le monde, faite par moulage ou trouvé au puces

Mouvement artistique : Dadaïsme.                                                         Domaine : Arts du visuel

Expliquez en quelques lignes en quoi consistait ce mouvement Dada ? Le dadaïsme est un mouvement intellectuel et artistique, et littéraire, anti artistique, subversif, ludique, radical en politique (antiparlementaire) qui consiste à faire table rase de la culture en place. Le Dadaïsme cherche la rupture avec les formes traditionnelles artistique pour remettre en question la définition et le sens de l’art.

Valeur de l’œuvre ? achetée en 1986 par l’État Français pour 1,3 million de francs (environ 232 000 euros) et est actuellement exposée au Centre Georges Pompidou. Un autre chez sotheby’s a été vendu aux enchers en 1999 à un collectionneur Grec.

1700 dollars/  170 000 dollars/ 1 700 000 Dollars  (soit 1,2 million d’euros).

II) Contexte historique : Que se passe historique t’il en France et en Europe en 1917 ? LA PREMIERE GUERRE MONDIALE 14-18/ ENTREE DES USA DANS LA GUERRE/REVOLUTION RUSSE.

Les artistes, intellectuels pacifistes de l’époque, vont réagir  à un événement qui va les traumatiser. Lequel ? Les conséquences de la guerre, véritable carnage : Militaires + civils= 10 millions de morts. Allemagne=2.4 millions (1300 soldats tués par jour.)France =1,375 millions (900 soldats tués par jour.) 250 000 gueules cassées.

Comment vont-ils réagir : Les artistes se révoltent, remettent en cause la politique militariste, les valeurs bourgeoises de la société, la logique, la raison qui ont conduit à la guerre. (Dada Berlin)

Contexte de création de l’œuvre : Stratégie d’exposer dans une expo sans jury (tout peut être exposé pour 6$) + stratégie de l’anonymat+ Stratégie de la réaction du public, scandale, buzz+ stratégie du refus+ stratégie de la polémique et du commentaire dans les médias.

III description de l’œuvre :

Qu’est- ce qu’un Ready -Made ? c’est « un objet manufacturé promus à la dignité d’objet d’art par le choix de l’artiste »André Breton, « un objet déjà fait, déjà œuvre d’art en soi, ne nécessitant pas d’être construit fabriqué .

Qu’est ce qu’un objet d’art? l’art= techné en grec, il désigne avant tout une technique, un savoir faire.(oeuvre, comme le mot ouvrage vient du latin opus et désigne le résultat d’un travail.l’art était un artefacte, un procédé manuel, instrumental et intellectuel capable de transformer une matière brute avec virtuosité.

Qu’est ce qu’une oeuvre d’art? la question est désormais: « quand y a t’-il de l’art? » dans quelle circonstance? Au XXem Ya t’-il la disparition de la notion d’oeuvre?

 

 

 

Qu’est -ce qu’un objet manufacturé ? Objet fabriqué et usiné par l’homme.

Faite une description en quelques lignes en employant les mots suivants.  Objet/ ready-made/ objet industrialisé/  renversé/  socle/ signer/Faïence blanche recouverte de glaçure céramique/ peinture/article ordinaire de la vie/ exposé/ « The Richard Mutt »/

« Pour pouvoir créer son œuvre, Marcel Duchamp a utilisé un objet industrialisé, choisi dans l’indifférence, sans critère esthétique, un urinoir en  faïence blanche recouvert de glaçure en céramique. Cet article ordinaire de la vie courante est renversé, puis posé sur un socle, titré et signé Richard Mutt. Le ready -made nommé œuvre d’art est validé par la signature de l’artiste. »

IV) interprétation  Qu’est- ce que l’artiste a voulu faire et dire : Nous interroger sur ce qu’est l’art aujourd’hui au XXème siècle.

Qu’est- ce qu’un détournement ? Pratique artistique qui consiste à transformer l’usage d’un objet (œuvre), sa nature, sa fonction, son statut, sa signification, en modifiant d’une manière visible son apparence, sa forme. Peut- on parler ici d’un détournement (changement de fonction/ de sens) ? (pourquoi ?).Oui, car, il change de forme (par inversion), de sens (madone, fontaine), de statut : ce n’est plus un objet usuel mais artistique, de fonction (on ne l’utilise plus, il nous fait réfléchir sur l’art)

A partir du moment où un urinoir peut être un objet d’art ? Quelles sont les conséquences pour l’art après ? Pourquoi l’œuvre de Marcel Duchamp est-elle une nouvelle forme d’art?

-Redéfinition de la définition de l’art (définition plus élargie= tout peut devenir de l’art.) frontières ? L’art plus obligatoirement LAID ou BEAU, MORAL. Fin de l’art rétinien (que l’on regarde, art= idée= concept= s’interroge sur ce qu’est l’art. Nouvelle pensée sur l’objet. Redéfinition de l’artiste= fin de la notion de génie/ de l’artisan. tout le monde peut être artiste

Par quel moyen Duchamp transforme  t’-il  un objet en objet d’art ?Par un protocole précis 1) choix dans l’indifférence  (rencontre datée) 2)Retourner+ poser sur un socle   dans un contexte artistique 3) jugée, nommée œuvre d’art  4) titrée puis signée 5) jugée par le public et institution+ commentaire polémique dans la presse

VI réception de l’œuvre ? Comment a été reçu l’œuvre ? Comment l’œuvre de Marcel Duchamp est-elle perçue par ses opposants lors de sa première exposition? Vulgaire, immorale par son sujet, parodie d’un objet ordinaire, pas de savoir- faire technique, laide. Refusée car elle n’est pas considérée comme œuvre d’art.  « Pièce commerciale ressortant de l’art du plombier ».

Texte critique  sur l’urinoir/ Thierry de Duve.

THIERRY DE DUVE, « Cinq réflexions sur le jugement esthétique »dans REVISTA PORTO ARTE: PORTO ALEGRE, V. 16, Nº 27, NOVEMBRO/2009.

« 1. Comment on passe du jugement esthétique classique, du type « ceci est beau », au jugement esthétique moderne, du type « ceci est de l’art

 

En réalité je ne vais pas vous expliquer comment on passe de “ceci est beau” à “ceci est de l’art”, je vais simplement positionner ces deux extrêmes pour bien vous les faire voir. J’exclus tout d’abord les jugements esthétiques sur la nature, dont il ne sera pas question aujourd’hui, puisqu’on parle d’art, donc de productions humaines, d’artefacts.L’esthétique classique connaît des formules du genre : “ce tableau est beau”, “ce morceau de musique est sublime”, “ce poème est émouvant”,“cette architecture de jardin est pittoresque”, et d’autres formules semblables, que vous pouvez d’ailleurs étendre jusqu’à des formules du  langage contemporain courant, comme de dire “cette chanson est super”.Tout cela relève du jugement esthétique classique.Or, devant un ready-made de Duchamp, ça ne marche pas. Le ready-made c’est un objet tout fait qu’un certain Marcel Duchamp, jusque-là peintre, a produit. Le premier date de 1913 (si on prend la Roue de bicyclette), ou de 1914 (si on prend le sèche-bouteilles). Prenons le sèche-bouteilles, parce que c’est le premier objet absolument non modifié, sur lequel Duchamp a inscrit une phrase — qui est d’ailleurs perdue —, qu’il a signé, et puis qu’il a laissé traîner dans son atelier,mais dont la postérité plus ou moins immédiate a fait un objet d’art.Après ça, il y a eu plusieurs autres ready-mades, dont un peigne en métal pour chien, une couverture de machine à écrire Underwood, une pelle à neige, très célèbre, intitulée In Advance of the Broken Arm, enfin le plus célèbre de tous, le fameux urinoir intitulé Fountain, signé d’un pseudonyme, R. Mutt, et soumis — mais non exposé, c’est toute une histoire — au premier salon de la Society of Independent Artists à New-York en 1917. Un ready-made est donc une oeuvre d’art que l’artiste n’a pas faite de ses mains, mais qu’il s’est contenté de choisir, de signer et de nommer.Devant un tel objet, on peut évidemment dire “ceci est beau”. Mais dire d’une pelle à neige ou d’un urinoir que c’est un bel objet n’en fait pas de l’art pour autant. Cela resterait un jugement esthétique de type classique portant sur le design de cette pelle à neige ou de cet urinoir. Or ce n’est pas ainsi que ces objets ont fait leur entrée dans l’histoire de l’art contemporain. C’est plutôt par une phrase qui apparaît comme un baptême ou un rebaptême, la phrase “ceci est de l’art”.Sur le modèle de la phrase, “tu étais Simon, je te rebaptise Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon église”, on dirait : “tu étais pelle à neige, je te rebaptise art,et sur ce nouveau nom, j’anticipe que l’histoire subséquente construira un consensus”. Effectivement, aujourd’hui, on peut dire que cette église duchampienne a été bâtie, que ce consensus — même s’il ne s’étend pas à tout le monde, bien sûr — est suffisant pour que l’objet en question se retrouve au musée. Donc, entre l’époque de Delacroix (pour assigner un début arbitraire à la modernité) et la nôtre, il y a quelque chose qui a dû changer dans l’histoire de l’art, puisque c’est un fait historique qu’appliquée à l’urinoir de Duchamp, la phrase “ceci est de l’art” a servi à exprimer un jugement sur une chose que rien ne préparait à être de l’art par ailleurs. La question concerne maintenant la nature de ce jugement.

Faire une oeuvre qui ne soit pas de l’art.

une oeuvre du latin opus= ce qui a été fait à la main. Or ici rien est fait de sa main. Fin du savoir-faire, fin du discours?

On gomme tout ce qui est personnel, le caractère romantique (exprimer des sentiments).

Oeuvre capitaliste/ vidée de son origine .ce n ‘est plus de l’art, c’est une oeuvre, une idée. c’est un choix.

« certe on peut faire de l’art avec tout, mais n’importe quoi n’est pas de l’art. »D Sibony

  •  Le ready made= Un choix

C’est lui qui m’a choisi » Duchamp

«Quand vous faites un tableau ordinaire,  il y a toujours un choix: vous choisissez vos couleurs, vous choisissez votre toile, vous choisissez le sujet, vous choisissez tout. Il n’y a pas d’art; c’est un choix, essentiellement. Là , c’est la même chose. C’est un choix d’objet.» Duchamp

« Le ready-made est une démarche conceptuelle d’emprunt, d’appropriation,
de recontextualisation. Cette pratique représente sans doute le mieux l’art de l’époque,de reproductibilité technique dont parle Benjamin: le ready-made peut être remplacé, reproduit (Fontaine ne survit d’ailleurs qu’à travers ses répliques), multiplié… »C’est naturellement en essayant de tirer une conclusion ou une conséquence de cette déshumanisation de l’oeuvre d’art que j’en suis venu à concevoir les ready- mades » Marcel Duchamp, 1955, entretien avec  J.J Sweeney.

«D’essence immatérielle, le ready-made n’a par ailleurs aucune importance physique: détruit, il peut être remplacé, ou pas. Nul n’en est propriétaire.». COLLIN, Philippe, «Marcel Duchamp parle des ready-made
à Philippe Collin», cité dans BOURRIAUD, Nicolas, «Sous la pluie culturelle», in Sonic Process, une nouvelle géographie des sons, Éditions du Centre Pompidou, Paris, 2002 .

la joconde LHOOQDuchamp's parody of the Mona Lisa adds a goatee and moustache.

Marcel Duchamp – La Joconde .L.H.O.O.Q. (1919)

Parodie: »Ainsi Duchamp va-t-il secouer la Mona Lisa de Léonard de Vinci.Elle est agrémentée par des moustaches, un bouc et un titre prometteur :L.H.O.O.Q. »

Détournement Iconoclaste d’une oeuvre emblématique de l’art (rétinien) , du savoir faire et de la beauté.


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« En 1913, j’eus l’heureuse idée de fixer une roue de bicyclette sur un tabouret de cuisine et de la regarder tourner.
Quelques mois plus tard j’ai acheté une reproduction bon marché d’un paysage de soir d’hiver, que j’appelai « Pharmacie » après y avoir ajouté deux petites touches, l’une rouge et l’autre jaune, sur l’horizon.
A New York en 1915 j’achetai dans une quincaillerie une pelle à neige sur laquelle j’écrivis « En prévision du bras cassé » (In advance of the broken arm).
C’est vers cette époque que le mot « ready-made » me vint à l’esprit pour désigner cette forme de manifestation.
Il est un point que je veux établir très clairement, c’est que le choix de ces ready-mades ne me fut jamais dicté par quelque délectation esthétique. Ce choix était fondé sur une réaction d’indifférence visuelle, assortie au même moment à une absence totale de bon ou de mauvais goût… en fait une anesthésie complète.
Une caractéristique importante : la courte phrase qu’à l’occasion j’inscrivais sur le ready-made.
Cette phrase, au lieu de décrire l’objet comme l’aurait fait un titre, était destinée à emporter l’esprit du spectateur vers d’autres régions plus verbales. Quelques fois j’ajoutais un détail graphique de présentation : j’appelais cela pour satisfaire mon penchant pour les allitérations, « un ready-made aidé » (ready-made aided).
Une autre fois, voulant souligner l’antinomie fondamentale qui existe entre l’art et les ready-mades, j’imaginais un « ready-made réciproque » (reciprocal ready-made) : se servir d’un Rembrandt comme table à repasser !
Très tôt je me rendis compte du danger qu’il pouvait y avoir à resservir sans discrimination cette forme d’expression et je décidai de limiter la production des ready-mades à un petit nombre chaque année. Je m’avisaià cette époque que, pour le spectateur plus encore que pour l’artiste, l’art est une drogue à accoutumance et je voulais protéger mes ready-mades contre une contamination de ce genre.
Un autre aspect du ready-made est qu’il n’a rien d’unique… La réplique d’un ready-made transmet le même message ; en fait presque tous les ready-mades existant aujourd’hui ne sont pas des originaux au sens reçu du terme.Une dernière remarque pour conclure ce discours d’égomaniaque 
:
Comme les tubes de peintures utilisés par l’artiste sont des produits manufacturés et tout faits, nous devons conclure que toutes les toiles du monde sont des ready-mades aidés et des travaux d’assemblage.»

readymade

Marcel Duchamp – Ready made: porte-bouteille, 1914.        Roue de bicyclette ,


 

 

————————————————————————————-ET APRES DUCHAMP?

PIERRE PINNOCELLI

  • Que s’est-il passé?Contexte de l’intervention: l’artiste exécute sa performance dans le cadre de l’exposition « Dada » au centre Pompidou

« Le 4 janvier 2011, Pierre Pinoncelli, après avoir acheté son billet d’entrée, avait donné plusieurs coups de marteau avant de signer « Dada » sur cette sculpture. « Nouvel observateur,culture.24.01.2006

.Déjà un précédent: »Pierre Pinoncelli avanouvel observit déjà uriné  sur ce « ready-made », en 1993, lors de son exposition à Nîmes avant de lui porter quelques coups de marteau.

  • Prix de l’oeuvre? L’oeuvre est estimée à 2,8 millions d’euros.
  • Conséquence de cette intervention?Est-ce du simple vandalisme?

« Pierre Pinoncelli a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour avoir dégrader « La Fontaine », une oeuvre de Marcel Duchamp…et devra verser 200.000 euros au titre du préjudice matériel pour avoir ébréché à coups de marteau une oeuvre de Marcel Duchamp…devra verser 14.352 euros au titre des frais de réparation et 200.000 euros au titre du préjudice matériel au centre Pompidou, propriétaire de l’œuvre. »

  • Que dit l’artiste pour sa défense au tribunal?

-C’est un acte artistique.

« Ma démarche était totalement artistique » P.Pinoncelli

-C’est une Provocation à l’image de l’oeuvre d’origine.

« la provocation de Duchamp se retrouve dans la provocation de Pinoncelli«  (Libération du 22/11/1999).

-c’est un hommage à Marcel Duchamp.

-C’est une remise en cause de l’institution muséale qui en l’intégrant en fait désormais un objet institutionnel de l’avant-garde. L’urinoir a t’il encore un aspect subversif ? Duchamp n’affirmait-il pas qu’au bous de 50 ans son urinoir deviendrait esthétique.

« Je n’ai pas voulu casser l’urinoir, mais ce qu’en fait l’institution. Il ne faut pas oublier que par cette œuvre, Duchamp voulait secouer l’art contemporain. J’ai voulu lui rendre hommage. Mon coup de marteau, c’était celui d’un commissaire-priseur qui entendait redonner à l’urinoir ses vertus provocatrices. » Pinoncelli

-J’ai fait d’une oeuvre multiple une nouvelle oeuvre originale. l’artiste affirme qu’il n’avait pas dégradé l’urinoir mais lui avait donné au contraire une plus-value en en faisant un « original ».

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 SHERRIE LEVINE  « Réalisé d’après »  APPROPRIATION ET CITATION. Mort de l’artiste, disparition de l’ auteur?

IMPOSTURE ou ACTE CREATEUR?

« Au début,  on parlait beaucoup de la négation que contenait mon travail, mais maintenant, je trouve plus intéressant d’y voir une réflexion sur la notion de paternité de l’œuvre. C’est vrai que la paternité artistique existe, mais je pense que selon les époques nous interprétons les mots différemment. Ce qui m’intéresse aujourd’hui,c’est la nature dialectique de ces termes » Sherrie Levine, « L’angoisse de l’influence de plein fouet ». Conversation avec Jeanne Siegel. Cat. Hôtel des Arts, Paris 1992, p. 67

 » try to make art which celebrates doubt and uncertainty. Which provokes answers but doesn’t give them. Which withholds absolute meaning by incorporating parasite meanings. Which suspends meaning while perpetually dispatching you toward interpretation, urging you beyond dogmatism, beyond doctrine, beyond ideology, beyond authority.–Sherrie Levine

Pour aller voir son

travail.

www.aftersherrielevine.com

 

Fountain (Madonna),1991. ,ast bronze, 15 x 15 1/2 x 25 in. (38.1 x 39.4 x 63.5 cm). rivate collection. © Sherrie Levine. Image courtesy Simon Lee Gallery, London, and aula Cooper Gallery, New York

 

 

Sherrie Levine - Fountain (after Marcel Duchamp), 1991

  • Artiste:Sherrie Levine  (artiste et photographe).
  • Titre:Fontain, after Marcel Duchamp A.P)
  • Date:1991
  • Dimension: 14,5X14,5X25
  • Matière: Bronze
  • Nationalité:C’est une artiste américaine née à Hazleton en Pennsylvanie, en 1947.
  • Mouvement:Art conceptuel/mouvement  américain de « l’Appropriation Art« =réutilisation d’oeuvres artistiques célèbres.
  • Lieu :Walker art center (Minneapolis)

Citation de l’artiste. Peut- on vraiment faire une oeuvre originale? Ne somme nous pas toujours le second?

«Semblables à Bouvard et Pécuchet, ces éternels copistes, nous montrons le profond ridicule qui est, précisément, la vérité de la peinture. Nous pouvons seulement imiter un geste qui est toujours antérieur, jamais original. Successeur du peintre, le plagiaire ne porte plus en lui de passion, d’humeurs, d’émotions, d’impressions ; il transporte plutôt cette immense encyclopédie dont il s’inspire. » (Sherrie Lévine,Art en théorie, Harrison et Wood, p. 1157).2.

BOURRIAUD, Nicolas, «Sous la pluie culturelle», in Sonic Process, une nouvelle géographie des sons,
Éditions du Centre Pompidou, Paris, 2002 .

  • En quoi consiste son travail?:Elle copie, répète et reproduit des œuvres originales de l’histoire de l’art. C’est travail à Dimension critique vis à vis du discours ambiant  idéologique sur l’art . (Ironie, cynisme)
  • Pourquoi? Questionnement sur la notion d’originalité et d’auteur.
  • Courant d’artistes des années 80 qui remettent en cuse les notions esthétiques romantiques de génie, d’expression, d’artiste, de démiurge d’unicité de l’oeuvre d’art
  • Elle questionne la notion d’auteur comme construction historique.
  • Pourquoi refaire un urinoir  en bronze (doré)?:l’artiste se réapproprie les icônes de l’histoire de l’art pour interroger la notion d’originalité, de création et de parternité artistique.
  • Peut- on voir ces oeuvres comme de simples copies?:Non. Elle revisite la démarche (l’acte artistique de  cet artiste.) En faisant un objet en bronze poli, matériaux traditionnel de la sculpture. Cette oeuvre multiple à nouveau devient unique.
  • Détournement?  décontextualisation? Cette icône placée dans un nouveau contexte.Le doré lui donne un caractère sacré comme le veaux d’or.

 

Appropriation d’images.

"After Sherrie Levine, After Walker Evans, 1981, 2013"

“After Sherrie Levine, After Walker Evans, 1981, 2013″

After Walker Evans: 4 (1981) by Sherrie Levine5afterwe

 

Urinal Dress

 la robe urinoir (Urinal Dress) créée par The Rodnick Band  

Uro Politique - gizmodo.com/gadgets/toilet/

Bruce Nauman , »Myself as a Fontain » (Autoportrait comme une fontaine),(1966-67), épreuve à développement chromogène issue de l’une des 11 photographies en couleurs de la série .1970. Whitney Museum of  American art , New York.(47.4×57.2cm)

Etudie l’art et les mathématiques à l’université du Wisconsin.(1960-64).

« LE CORPS READY-MADE »

B.Nauman est, ici,nu , cadré au niveau du buste, les bras légèrement écarté , les paumes ouvertes,crache de l’eau vers le haut, un mince filet qui retombe;une performance vidéo  qui rend hommage au travail de M. Duchamp . Faut-il y voir une r référence au mythe de Narcisse? Il se transforme en fontaine. Comme M.Duchamp, il s’interroge sur ce qu’est l’art,questionnant la façon traditionnelle de faire de l’art. Il utilise son propre corps , enregistre , photographie sa propre performance.

« Qu’est-ce qui fait un artiste quand il est laissé seul dans son atelier?Ma conclusion était que si j’étais un artiste et j’ai été dans le studio, Alors tout ce que je faisais dans le studio devrait être de l’art.Des ce moment,  l’art est devenu plus une activité qu’un produit. »B.Nauman

 Bruce Nauman, Autoportrait comme une fontaine, de 1966 à 1967, à partir de photographies Onze couleurs 1970 70.50.9Ma conclusion était que si j’étais un artiste et j’ai été dans le stu

 

 

 

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Artiste:Sylvie Fleury
Titre: (Gold) Fountain LKW,
Date:2003
matériau
x:gold-plated porcelain tire; technical equipment for the fountain and a wodden basement 
diameter: 120 cm, height: 41 cm, weight ca. 70-80kg

 

Sylvie FLEURY "Caddy", 2000 / Brancusi "LeCoq", 1935 / Bertrand LAVIER "Candy Fichet Bauche",1989

Sylvie FLEURY « Caddy », 2000 .

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Tom Sachs - commerce and art

Tom Sachs, ‘Chanel Fountain’, 1998

Tom Sashs , Prada toilet, 1997.carton +adhésif thermique

Artiste: né en 1966, vit et travaille à New york.

« TOUS LES PRODUITS SONT EGAUX »

L’artiste joue avec les images de marque et détourne les logos en les changeant de contexte.Il reconstruit en carton des répliques d’objets ordinaires et leur applique une marque célèbre symbole du luxe, de la mode, du glamour, du féminin, du chic.Il joue sur le décalage entre le produit et la marque, jeu de  contraste entre les signes ostentatoires du luxe et l’objet utilitaire qui s’offre à nous; (produit sanitaire scatologique, objet de mort comme cette Chanel Guillotine, ready-made célèbre. Il produit des répliques dans un matériau pauvre. le fameux ready-made fontaine de M.Duchamp signé R.Mutt devient Fontaine estampillée Chanel,un objet parfum.L’artiste revisite de façon  ironique, humoristique et sarcastique l’objet mythique de l’avant-garde.L’objet d’art est devenu un produit de luxe.Depuis Warhol l’art n’est-il pas devenu un objet de consommation?

Image

Chanel scie à chaîne, 1996, Carton et scotch thermique, 12 x  27x 37 pouces.

Elaine Sturtevant: Duchamp Fontaine 1973

En quoi consiste son travail?

Elle répète certaines oeuvres reconnues de l’histoire de l’art moderne.(question du clonage).

Que fait Mike Bidlo?(la fontaine dessin 1993)

Il désacralise l’oeuvre

 

 

Nelson Leirner,‘ Sotheby’s’, 2000

Sarah Lucas, 2002

Baptiste Debombourg, ‘Polybric’, 2002

Robert Morris, Fountain, 1963

Robert Moris , Fountain, 1963.

Rafael Ferrer, ‘Deflected fountain, for Marcel Duchamp’, 1970. Performance, sitting in a fountain in front of the Philadelphia Museum of Art

Rafael ferrer, Deflect fountain for Marcel Duchamp,   1970Richard Jackson, ‘Pump Pee Doo’, 2005richard-jackson-pump-pee-doo-2005.jpgZhou Wendou, Untitled, 2006

Zhou Wendou, ‘Untitled’, 2006

The Rodnik Band, ‘Urinal Hat’, 2011

The Rodnik Band, Urinal Hat, 2011

Sandra Sperhake & Dieter Hoppe, ‘Fake Art, Marcel Duchamp’, 2011Sandra Sperhake & Dieter Hoppe, Fake Art, Marcel Duchamp, 2011

Saâdane Afif, ‘Fountain Archives’

Saâdane Afif, Fountain Archives

Augusto de Campos & Julio Plaza, ‘Re Duchamp’, 2009


ShowOFF, Paris, 2008

Mathieu Harel-Vivier, ‘R.G. pour R.Mutt’, 2004Mathieu Harel-Vivier, R.G. pour R.Mutt, 2004, sténopé, original sur papier argentique, 18 x 24 cm

Miri Segal, ‘Made Ready’, 2002Miri Segal, Made Ready, 2002Mike Bidlo, The Fountain Drawings, 1993-1997

Mike Bidlo, ‘The Fountain Drawings’, 1993-1997

Sarah Lucas, ‘The Old In Out’, 1998

 

 

 

 

 

Ra

Jean-Pierre RAYNAUD "Pot doré", 1985 / à Beaubourg / dans un parc

Jean-Pierre RAYNAUD « Pot doré », 1985 / à Beaubourg

 

 

 

 

CLAES OLDENBURG: la métamorphose des objets vers le mou.

« combler la brèche entre l’art et la vie » Raushenberg

 Soft Toilet Die "Soft toilet" (Weiche Toilette) ist Teil der Ausstellung. Foto: kbClaes Oldenburg, Soft Toilet, 1966  79.83a-b

 

Artiste:Claes Oldenburg
Titre: Soft Toilet
Date:1966.
Mouvement: pop art
matérieux:Wood, vinyl, kapok fibers, wire, plexiglass on metal stand and painted wood base
Dimension: 55 1/2 × 28 1/4 × 30 in. (141 × 71.8 × 76.2 cm).
Lieu d’exposition: Whitney Museum of American Art, New York; 50th Anniversary Gift of Mr. and Mrs. Victor W. Ganz  79.83a-b
  • Que fait-il?: Transformation d’un objet quotidien (sanitaire) en sculpture mole. l’objet solide et familier devient souple étrange  et malléable. il s’effondre face à la gravité, loin de la définition de la statuaire: ce qui tient debout. Il change la nature de l’objet, sa matière  (céramique) pour du tissu du vinyl.
  •  Il est posé sur un socle.l’objet vulgaire devient oeuvre artistique.

 Autres oeuvres.

Art Gallery of Ontario, Toronto

Claes Oldenburg

« FLOOR BURGER »

1962, (1971)

toile rempli de mousse de caoutchouc et de boîtes en carton, peinture au latex et Liquitex.

Centre Pompidou.

 

Claes Oldenburg

« Floor Cake »

1962

Claes Oldenburg, « Soft Light Switch », 1966

CLAES OLDENBURG, « Soft Light Switches », 1964-71

CLAES OLDENBURG, « Soft light Switches », 1969

CLAES OLDENBURG, ventilateur

CLAES OLDENBURG, Violon

Art Rogers vs. Jeff Koons

 

 

 

 

 

 

 

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