Le sens de la vie en terminale S

Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d’être vécue, c’est répondre à la question fondamentale de la philosophie. Le reste, si le monde a trois dimensions, si l’esprit a neuf ou douze catégories, vient ensuite. Ce sont des jeux (…)

Si je me demande à quoi juger que telle question est plus pressante que telle autre, je réponds que c’est aux actions qu’elle engage. Je n’ai jamais vu personne mourir pour l’argument ontologique. Galilée, qui tenait une vérité scientifique d’importance, l’abjura le plus aisément du monde dès qu’elle mit sa vie en péril. Dans un certain sens, il fit bien. Cette vérité ne valait pas le bûcher. Qui de la Terre ou du Soleil tourne autour de l’autre, cela est profondément indifférent. Pour tout dire, c’est une question futile. En revanche, je vois que beaucoup de gens meurent parce qu’ils estiment que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue. J’en vois d’autres qui se font paradoxalement tuer pour les idées ou les illusions qui leur donnent une raison de vivre (ce qu’on appelle une raison de vivre est en même temps une excellente raison de mourir). Je juge donc que le sens de la vie est la plus pressante des questions.

Camus, le mythe de Sisyphe

 

Idée générale : L’auteur s’interroge sur les problèmes philosophique(s) qui exigent une réflexion sa réponse est qu’il n’y a qu’un seul problème c’est le suicide. Quelle est la question philosophique qui exige une réflexion fondamentale et urgente?

Sous entendu, il y a des problèmes qui ne valent pas la peine de s’y attarder /

Problème : Camus sous entend que la philosophie ne doit s’interroger que sur une seule question. Est-ce la définition de la philosophie? La philosophie doit-elle abandonner la recherche de la vérité (Questions métaphysiques ou scientifiques)

Plan du texte: I. L’opposition entre 2 types de questions: La question fondamentale et pressante et les questions métaphysiques.
II. L’opposition entre 2 types de questions: La question fondamentale et pressante et les questions scientifiques.
III. La question fondamentale est relative aux actions qu’elle engage

Remarques : Pressant = Urgent, qui ne peut pas attendre. La question la plus importante, que l’on doit traiter en priorité.

La question de savoir si l’on choisit de vivre ou de se suicider est la plus importante (fondamentale et pressante)

L’auteur répond à la question de l’urgence et du fondamentale par le suicide.  Il répond en opposant la question fondamentale aux questions métaphysiques concernant, par exemple, l’esprit humain ou la question de l’existence de Dieu puis il oppose la question fondamentale aux questions scientifiques (Galilée). La question de Galilée peut attendre, elle n’est pas pressante, elle n’est pas fondamentale pour sa vie; c’est une question que l’ont peut différer, c’est une question indifférente pour l’individu mais dans un autre sens Galilée ne fit pas bien d’abjurer pour la science, pour la connaissance, pour la vérité. C’est une question futile qui s’oppose à la question fondamentale et pressante de la philosophie.
Camus oppose à ces questions métaphysiques et scientifiques futiles, les attitudes, les actions qui conduisent au suicide: le sacrifice, le martyre, ceux qui meurent pour leurs idées ou leurs illusions c’est à dire ceux qui donnent un sens à leur mort

 

 

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