Les méthodes en philo

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Bac 2008

Vous trouverez dans cette catégorie un plan pour tous les sujets de dissertation du bac 2008 dans toutes les séries.

Pour les textes, nous verrons plus tard!

Celui de Sartre en TL était des plus difficiles!

Celui de Schopenhauer en TS invitait à penser les fins de l’Etat et les moyens utilisés pour les atteindre. Si pour certains comme Platon ou même Rousseau, le but de l’Etat ou le fait de vivre sous des lois qui soient expression de la volonté générale, le but de l’Etat est de rendre les hommes meilleurs, y compris du point de vue moral, pour Schopenhauer, son but n’est de faire en sorte qu’ils puissent coexister ensemble sans s’entretuer et pour cela l’Etat a le monopole de la violence légitime ( glaive, roue, chatiment). Schopenhauer ne voit pas non plus l’Etat comme devant amener les hommes à la concorde, comme chez Spinoza, mais de simplement contenir la violence, les intentions criminelles des uns et des autres, d’où une fausse paix maintenue par la peur de la violence. On pouvait aussi voir une réflexion sur le rapport de la morale, de l’Etat à la liberté: l’Etat ne pense pas les hommes libres et responsables, puisqu’il essaie de simplement remplacer des raisons, des motifs de faire le mal par celui de ne pas vouloir subir le mal. La morale, elle, espère amener les hommes à faire les bons choix, à avoir l’intention désintéressée de faire le bien pour le bien ( Kant); d’où l’idée que la morale s’interesse au criminel et à ses intentions, et l’Etat aux victimes et aux dommages, causés par les actes des criminels! Un Etat donc bien moins exigeant que la morale!

Celui de Tocqueville en TES était bienvenu, car l’auteur est,je crois,étudié en spécialité SES! Et il était une critique du principe pourtant phare de la démocratie qui est le pouvoir de la majorité contre l’arbitraire d’un seul ou de quelques uns! On pouvait éclairer le texte avec les analyses de Pascal pour qui finalement, c’est toujours la force ( ici du nombre) qui impose sa définition de la justice ou celle de Rousseau sur la volonté générale qui n’est pas justement une volonté généralisée ( addition de volontés particulières!) mais ce qui reste quand on a soustrait de toutes les volontés particulières ce qu’il y a de commun et de compatible avec l’intérêt général. La volonté générale, ce n’est pas nécessaire la volonté majoritaire, mais celle qui a en vue l’intérêt général, un seul, comme plusieurs, comme la majorité peuvent tout aussi bien avoir ce souci de l’intérêt général! Il y avait aussi dans ce texte, me semble-t-il, une réflexion sur l’étalon de la justice: est-il étatique ( est-ce le droit positif ?) ou est-il quelque chose de supérieur à l’Etat, dépassant les frontières des Etats et n’exprimant pas la volonté d’un peuple, mais de tout homme?  Un texte qui invitait donc à penser la démocratie et le règne ( ou la tyrannie? ) de la majorité et le fondement de la justice ( où se trouve-t-il? A quoi obéir pour être juste? )

Je vous souhaite une bonne lecture en espérant que vous trouviez de quoi vous rassurer en lisant les corrigés proposés, en sachant bien que ce ne sont que des plans possibles parmi d’autres!

Le tout, c’est que la réflexion progresse et soit convaincante!