Le 9 février, c’est le Safer Internet Day
sur le thème ” Tu Publies? Réfléchis.”
Les classes de terminales stlc et stlb ont réfléchi à ce thème dans le cours de philosophie : on trouve ci-dessous leur réflexion et un texte ( en couleur) d’un philosophe pour prolonger le débat
Exercice information, communication, échange, lois.
Réalisé par les élèves de Terminale STLC philosophie
1/ Puis-je me faire des amis sur internet ?
Un ami est une personne sur qui on peut compter quelque soit les situations. Il est serviable et soumis. De nombreux sites internet proposent des rencontres amicales (FaceBook, Twitter, Miss34). Il est possible de rencontrer des personnes mais la confiance que l’on peut donner à un ami ne peut pas exister. Cela reste superflu. Quel est donc la difference entre l’amitié réelle et l’amitié virtuelle ? QM/KF
Toute amitié, en effet, a pour source le bien ou le plaisir, bien ou plaisir envisagés soit au sens absolu, soit seulement pour celui qui aime, c’est-à-dire en raison d’une certaine ressemblance ; mais dans le cas de cette amitié, toutes les qualités que nous avons indiquées appartiennent aux amis par eux-mêmes (car en cette amitié les amis sont semblables aussi pour les autres qualités) et ce qui est bon absolument est aussi agréable absolument. Or ce sont là les principaux objets de l’amitié, et dès lors l’affection et l’amitié existent chez ces amis au plus haut degré et en la forme la plus excellente.
Il est naturel que les amitiés de cette espèce soient rares, car de tels hommes sont en petit nombre. En outre elles exigent comme condition supplémentaire, du temps et des habitudes communes, car, selon le proverbe, il n’est pas possible de se connaître l’un l’autre avant d’avoir consommé ensemble la mesure de sel dont parle le dicton ni d’admettre quelqu’un dans son amitié, ou d’être réellement amis, avant que chacun des intéressés se soit montré à l’autre comme un digne objet d’amitié et lui ait inspiré de la confiance. Et ceux qui s’engagent rapidement dans les liens d’une amitié réciproque ont assurément la volonté d’être amis, mais ils ne le sont pas en réalité, à moins qu’ils ne soient aussi dignes d’être aimés l’un et l’autre, et qu’ils aient connaissance de leurs sentiments : car si la volonté de contracter une amitié est prompte, l’amitié ne l’est pas. ARISTOTE
2/ Qu’est-ce qu’un réseau social ? Peut-on parler d’échange ?
Un réseau social est un moyen de relier les gens entre eux par un support quelconque , on peut parler d’échange du moment que l’on partage des choses ( une activité commune ) par l’intermédiaire du sport par exemple.
Le réseau social donne à partir de cette interface des renseignements . Cette plate-forme permet la réunion d’idées, il y a une interaction entre les personnes par rapport à leurs idées. Le réseau social consiste à faire différents échanges donc le réseau social est une interface, un lieu d’échange. LT/BR
« Il y a bien plus, dans l’échange, que les choses échangées. » LEVI STRAUSS
“L’affirmation selon laquelle les moyens de communication sont source d’isolement ne vaut pas seulement pour le domaine intellectuel. Non seulement le discours menteur du speaker à la radio s’imprime dans le cerveau des hommes et les empêche de se parler, non seulement la publicité Pepsi-Cola couvre des informations concernant la débâcle de continents entiers, non seulement l’exemple du héros de cinéma vient s’interposer comme un spectre lorsque des adolescents s’étreignent ou que les adultes commentent un adultère. Le progrès sépare littéralement les hommes. […] les vitres des bureaux modernes, les salles immenses où travaillent d’innombrables employés que le public ou les patrons peuvent aisément surveiller ne permettent plus ni conversations privées, ni idylles. Même dans les administrations le contribuable a la garantie que les employés ne perdront plus de temps. Ils sont isolés dans la collectivité. Mais les moyens de communication isolent aussi les hommes physiquement. Les autos ont remplacé le chemin de fer. La voiture privée réduit les possibilités de rencontres au cours d’un voyage à des contacts avec des auto-stoppeurs parfois inquiétants. Les hommes voyagent sur leurs pneus, complètement isolément les uns des autres.” MAX HORKHEIMER et THEODOR ADORNO (1947)
3/ Y a-t-il un droit (privé/public) à l’image ?
Les deux droits sont possibles :
privé, c’est par exemple
- le droit d’auteur, il faut une autorisation pour publier-
- la confidentialité que l’on peut partager avec ceux que l’on souhaite
public,
- volontariat de publier ses images à la vue de tout le monde NB /CP
“Dès lors qu’autrui me regarde, j’en suis responsable“
Le visage est signification, et signification sans contexte. Je veux dire qu’autrui dans la rectitude de son visage, n’est pas un personnage dans un contexte. D’ordinaire, on est un “personnage” : on est professeur à la Sorbonne, vice-président du Conseil d’Etat, fils d’un tel, tout ce qui est dans le passeport, la manière de se vêtir, de se présenter. Et toute signification, au sens habituel du terme, est relative à un tel contexte : le sens de quelque chose tient dans sa relation à autre chose. Ici, au contraire, le visage est sens à lui seul. Toi, c’est toi. En ce sens, on peut dire que le visage n’est pas “vu”. Il est ce qui ne peut devenir un contenu, que votre pensée embrasserait ; il est l’incontenable, il vous mène au-delà. EMMANUEL LEVINAS
4/ Faut – il tolérer toutes les opinions?
Sur internet chacun peut exprimer ses idées librement c’est la liberté d’expression. Il faut respecter les pensées de chacun, il est donc nécessaire de présenter les idées et de laisser chacun faire ses propres choix avec certaines limites comme l’interdiction des sites à publication raciste, homophobe ou tout autres sujets abusifs. Internet est un moyen plus simple pour exposer les opinions de chacun et rassembler les gens d’une même opinion. Une limitation des publications est donc nécessaire afin de garder internet sûr. Tout n’est donc pas tolérable sur internet il y a certaines conditions à remplir afin de respecter tous les internautes. LP/ MR
La plupart des gens, quoi qu’ils puissent penser et dire de leur “égoïsme”, ne font malgré tout, leur vie durant, rien pour leur ego et tout pour le fantôme d’ego qui s’est formé d’eux dans l’esprit de leur entourage qui le leur a ensuite communiqué. En conséquence, ils vivent tous dans un brouillard d’opinions impersonnelles ou à demi personnelles et d’appréciations de valeur arbitraires et pour ainsi dire poétiques, toujours l’un dans l’esprit de l’autre qui, à son tour, vit dans d’autres esprits : étrange monde de fantasmes qui sait pourtant se donner une apparence si objective ! Ce brouillard d’opinions et d’habitudes s’accroît et vit presque indépendamment des hommes qu’il recouvre ; de lui dépend la prodigieuse influence des jugements généraux sur “l’homme” -tous ces hommes qui ne se connaissent pas eux-mêmes croient à cette abstraction exsangue, “l’homme’; c’est-à-dire à une fiction ; et tout changement que les jugements d’individus puissants (tels les princes et les philosophes) entreprennent d’apporter à cette abstraction exerce une influence extraordinaire et d’une ampleur irrationnelle sur la grande majorité, – tout cela pour la raison que chaque individu dans cette majorité, ne peut opposer aucun ego véritable qui lui soit accessible et qu’il ait approfondi lui-même, à la pâle fiction générale qu’il détruirait de ce fait. Nietzsche
5/ Faut-il des lois pour réglementer internet ?
Oui, car il faut des lois pour :
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Respecter les droits d’auteur
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Pour les sites « particuliers »
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Pour la sécurité d’autrui : internet c’est une ouverture dans le monde mais c’est aussi un piège Pour les utilisateurs (virus, hackers). Les lois permettent d’éviter le danger. On coupe les fils de la toile grâce aux lois.
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Pour des jeux d’argent, les faux mails où on demande une somme d’argent.
Les exigences de la vie en une société organisée n’interdisent à personne de penser, de juger et, par suite, de s’exprimer spontanément. A condition que chacun se contente d’exprimer ou d’enseigner sa pensée en ne faisant appel qu’aux ressources du raisonnement et s’abstienne de chercher appui sur la ruse, la colère, la haine ; enfin, à condition qu’il ne se flatte pas d’introduire la moindre mesure nouvelle dans l’État, sous l’unique garantie de son propre vouloir. Par exemple, admettons qu’un sujet ait montré en quoi une loi est déraisonnable et qu’il souhaite la voir abroger. S’il prend soin, en même temps, de soumettre son opinion au jugement de la souveraine Puissance (car celle-ci est seule en position de faire et d’abroger des lois), s’il abstient entre-temps de toute manifestation active d’opposition à la loi en question, il est -au titre d’excellent citoyen- digne en tout point de la reconnaissance de la communauté. Au contraire, si son intervention ne vise qu’à accuser les pouvoirs publics d’injustice et à les désigner aux passions de la foule, puis, s’il s’efforce de faire abroger la loi de toute manière, ce sujet est indubitablement un perturbateur et un rebelle. Baruch SPINOZA
Non, il ne faut pas de loi pour réglementer internet :
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Le téléchargement sur internet est gratuit alors qu’en magasin c’est payant et cher
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L’utilité des lois n’est pas nécessaire dans le domaine musical et culturel
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L’État exagère sur les sanctions du téléchargement illégal (sanction = amendes et prison)
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C’est l’État qui publie les lois elles doivent porter plus sur notre sécurité que sur nos téléchargements. JM/EP
Plus on prendra de soin pour ravir aux hommes la liberté de la parole, plus obstinément ils résisteront, non pas les avides, les flatteurs et les autres hommes sans force morale, pour qui le salut suprême consiste à contempler des écus dans une cassette et à avoir le ventre trop rempli, mais ceux à qui une bonne éducation, la pureté des moeurs et la vertu donnent un peu de liberté. Les hommes sont ainsi faits qu’ils ne supportent rien plus malaisément que de voir les opinions qu’ils croient vraies tenues pour criminelles [...] ; par où il arrive qu’ils en viennent à détester les lois, à tout oser contre les magistrats, à juger non pas honteux, mais très beau, d’émouvoir des séditions pour une telle cause et de tenter n’importe quelle entreprise violente. Puis donc que telle est la nature humaine, il est évident que les lois concernant les opinions menacent non les criminels, mais les hommes de caractère indépendant, qu’elles sont faites moins pour contenir les méchants que pour irriter les plus honnêtes, et qu’elles ne peuvent être maintenues en conséquence sans grand danger pour l’État. SPINOZA

Un tableau, un texte

Exercice :
“On ne consomme jamais l’objet en soi ( dans sa valeur d’usage ) – on manipule toujours les objets (au sens le plus large) comme signes qui vous distinguent soit en vous affiliant à votre groupe pris comme référence idéale, soit en vous démarquant de votre groupe par référence à un groupe de statut supérieur”
III) L’humanité
Compteur