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Il reste des places !!!

Inscrivez vous pour la générale du 28 décembre à 14 heures

Opérette en trois actes

 

Livret de Victor Léon et Léo Stein

d’après Henri Meilhac
Adaptation française de Robert de Flers et Gaston de Caillavet

Musique de Franz Lehar

(Editions musicales Eschig)
La partition de La Veuve Joyeuse commence par cette indication : « l’action se situe de nos jours ». En 1909, à la création française, c’est donc une pièce à l’esprit et l’esthétique contemporains, que porta jusqu’à aujourd’hui l’enthousiasme du public sur les scènes du monde entier. C’est en partant de ce constat que nous avons voulu en situant l’action en 1950, non pas dépoussiérer l’œuvre qui n’en a nul besoin, ni la moderniser, mais simplement l’actualiser. J’ai choisi un style plus proche de nous, les grandes années de la Haute Couture Française, magnifiquement incarnées par Christian Dior et donc par Marc Bohan, héritier inventif de cette éternelle action des « jeux de l’Amour et du Vouloir ». Seuls la musique et l’amour sont éternels, mais eux-même s’habillent aux couleurs de leur temps. Jacques Duparc
Direction musicale : Benjamin Pionnier
Direction des Chœurs : Aurore Marchand
Etudes musicales : Elisabeth Brusselle
Mise en scène : Jacques Duparc
Chorégraphie : Eric Belaud
Décors: Christophe Vallaux
Costumes : Marc Bohan
Lumières : Philippe Grosperrin

Missia Palmieri : Sophie Marin-Degor
Nadia Popoff : Ludivine Gombert

Prince Danilo : Armando Noguera
Baron Popoff : Francis Dudziak
Camille de Coutançon : Julien Behr
Figg : Jean-Claude Calon
Lérida : Bernard Imbert
D’Estillac : Olivier Déjean
Orchestre Lyrique de Région Avignon-Provence

Chœur et Ballet de l’Opéra-Théâtre d’Avignon et des Pays de Vaucluse

 

En co-production avec l’Opéra de Tours

 

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Qui vient après le Sujet ? Le Citoyen, répond Étienne Balibar, saisi non plus dans une souveraineté solitaire, mais dans une communauté en devenir. Cependant l’égalité des droits que proclame la modernité n’exclut pas la ségrégation et l’exclusion. Dans ce grand entretien, le philosophe s’explique sur ce paradoxe qui nourrit aussi sa méthode d’analyse.

http://www.laviedesidees.fr/Citoyen-Balibar.html#



A propos de la parution du troisième volet de son ouvrage, « A l’épreuve des totalitarismes » (éditions Gallimard), Marcel Gauchet explique le mouvement des totalitarismes au regard de la démocratie.

http://www.dailymotion.com/video/xg7gyi


Il faut dire que les élèves ont des noms étranges… qui sonnent grecs ou allemand…lisez et prenez ces textes comme seuls modèles d’authentiques discours philosophiques !

Qu’est-ce que créer ? Est-ce imiter ?

Lequel de ces deux buts se propose la peinture relativement à chaque objet est-ce de représenter ce qui est tel qu’il est, ou ce qui parait, tel qu’il parait ? Est-elle l’imitation de l’apparence ou de la réalité ?

De l’apparence.

L’imitation est donc loin du vrai, et si elle façonne tous les objets, c’est, semble-t-il, parce qu’elle ne touche qu’à une petite partie de chacun, laquelle n’est d’ailleurs qu’une ombre. Le peintre, dirons-nous par exemple, nous représentera un cordonnier, un charpentier ou toute autre artisan sans avoir aucune connaissance de leur métier; et cependant, s’il est bon peintre, ayant représenté un charpentier et le montrant de loin, il trompera les enfants et les hommes privés de raison, parce qu’il aura donné à sa peinture l’apparence d’un charpentier véritable .

Certainement.

Eh bien ! ami, voici, à mon avis, ce qu’il faut penser de tout cela. Lorsque quelqu’un vient nous annoncer qu’il a trouvé un homme instruit de tous les métiers, qui connaît tout ce que chacun connaît dans sa partie, et avec plus de précision que quiconque, il faut lui répondre qu’il est un naïf, et qu’apparemment il a rencontré un charlatan et un imitateur, qui lui en a imposé au point de lui paraître omniscient, parce que lui-même n’était pas capable de distinguer la science, l’ignorance et l’imitation.

PLATON République livre X

D’une façon générale, il faut dire que l’art, quand il se borne à imiter, ne peut rivaliser avec la nature, et qu’il ressemble à un ver qui s’efforce en rampant d’imiter un éléphant.
Dans ces reproductions toujours plus ou moins réussies, si on les compare aux modèles naturels, le seul but que puisse se proposer l’homme, c’est le plaisir de créer quelque chose qui ressemble à la nature. Et de fait, il peut se réjouir de produire lui aussi, grâce à son travail, son habilité, quelque chose qui existe déjà indépendamment de lui. Mais justement, plus la reproduction est semblable au modèle, plus sa joie et son admiration se refroidissent, si même elles ne tournent pas à l’ennui et au dégoût. Il y a des portraits dont on a dit spirituellement qu’ils sont ressemblants à vous en donner la nausée. Kant donne un autre exemple de ce plaisir qu’on prend aux imitations : qu’un homme imite les trilles du rossignol à la perfection, comme cela arrive parfois, et nous en avons vite assez ; dès que nous découvrons que l’homme en est l’auteur, le chant nous paraît fastidieux ; à ce moment, nous n’y voyons qu’un artifice, nous ne le tenons ni pour une uvre d’art, ni pour une libre production de la nature.

HEGEL, Introduction à l’Esthétique

Peut-on dire que l’artiste peut se passer de règles ?

Il reste à dire en quoi l’artiste diffère de l’artisan. Toutes les fois que l’idée précède et règle l’exécution, c’est industrie. Et encore est-il vrai que l’oeuvre souvent, même dans l’industrie, redresse l’idée en ce sens que l’artisan trouve mieux qu’il n’avait pensé dès qu’il essaie ; en cela il est artiste, mais par éclairs. Toujours est-il que la représentation d’une idée dans une chose, je dis même d’une idée bien définie comme le dessin d’une maison, est une oeuvre mécanique seulement, en ce sens qu’une machine bien réglée d’abord ferait l’oeuvre à mille exemplaires. Pensons maintenant au travail du peintre de portrait ; il est clair qu’il ne peut avoir le projet de toutes les couleurs qu’il emploiera à l’oeuvre qu’il commence ; l’idée lui vient à mesure qu’il fait ; il serait même rigoureux de dire que l’idée lui vient ensuite, comme au spectateur, et qu’il est spectateur aussi de son oeuvre en train de naître. Et c’est là le propre de l’artiste. Il faut que le génie ait la grâce de la nature et s’étonne lui-même. Un beau vers n’est pas d’abord en projet, et ensuite fait ; mais il se montre beau au poète ; et la belle statue se montre belle au sculpteur à mesure qu’il la fait ; et le portrait naît sous le pinceau. (…) Ainsi la règle du Beau n’apparaît que dans l’oeuvre et y reste prise, en sorte qu’elle ne peut servir jamais, d’aucune manière, à faire une autre oeuvre.ALAIN, Système des beaux arts

Le génie est le talent (don naturel), qui donne les règles à l’art. Puisque le talent, comme faculté productive innée de l’artiste, appartient lui-même à la nature, on pourrait s’exprimer ainsi : le génie est la disposition innée de l’esprit par laquelle la nature donne les règles à l’art. Quoi qu’il en soit de cette définition, qu’elle soit simplement arbitraire, ou qu’elle soit ou non conforme au concept que l’on a coutume de lier au mot de génie, on peut toutefois déjà prouver que suivant la signification en laquelle ce mot est pris ici, les beaux-arts doivent nécessairement être considérés comme des arts du génie.
Tout art en effet suppose des règles sur le fondement desquelles un produit est tout d’abord représenté comme possible, si on doit l’appeler un produit artistique. Le concept des beaux-arts ne permet pas que le jugement sur la beauté de son produit soit dérivé d’une règle quelconque, qui possède comme principe de détermination un concept, et par conséquent il ne permet pas que l’on pose au fondement un concept de la manière dont le produit est possible. Aussi bien les beaux-arts ne peuvent pas eux-mêmes concevoir la règle d’après laquelle ils doivent réaliser leur produit. Or puisque sans une règle qui le précède un produit ne peut jamais être dit un produit de l’art, il faut que la nature donne la règle à l’art dans le sujet (et cela par la concorde des facultés de celui-ci); en d’autres termes les beaux-arts ne sont possibles que comme produits du génie. «Kant, Critique de la faculté de juger

Y a-t-il un jugement de goût universel ?

« En ce qui concerne l’agréable, chacun consent à ce que son jugement, qu’il fonde sur un sentiment personnel et privé, et en vertu duquel il dit d’un objet qu’il lui plaît, soit du même coup restreint à sa seule personne. C’est pourquoi, s’il dit : « Le vin des Canaries est agréable », il admettra volontiers qu’un autre le reprenne et lui rappelle qu’il doit plutôt dire : « cela est agréable pour moi » ; et ce, non seulement pour ce qui est du goût de la langue, du palais et du gosier, mais aussi pour ce qui peut être agréable aux yeux ou à l’oreille de chacun. La couleur violette sera douce et aimable pour l’un, morte et sans vie pour l’autre. L’un aimera le son des instruments à vent, l’autre leur préférera celui des instruments à corde. Ce serait folie d’en disputer pour récuser comme inexact le jugement d’autrui qui diffère du nôtre, tout comme s’il s’opposait à lui de façon logique ; en ce qui concerne l’agréable, c’est donc le principe suivant qui est valable : A chacun son goût (pour ce qui est du goût des sens).
Il en va tout autrement du beau. Il serait (bien au contraire) ridicule que quelqu’un qui se pique d’avoir du goût songeât à s’en justifier en disant : cet objet (l’édifice que nous avons devant les yeux, le vêtement que porte tel ou tel, le concert que nous entendons, le poème qui se trouve soumis à notre appréciation) est beau pour moi. Car il n’y a pas lieu de l’appeler beau, si ce dernier ne fait que de lui plaire à lui. Il y a beaucoup de choses qui peuvent avoir de l’attrait et de l’agrément, mais, de cela, personne ne se soucie ; en revanche, s’il affirme que quelque chose est beau, c’est qu’il attend des autres qu’ils éprouvent la même satisfaction ; il ne juge pas pour lui seulement mais pour tout le monde, et il parle alors de la beauté comme si c’était une propriété des choses. C’est pourquoi il dit : cette chose est belle ; et ce, en comptant sur l’adhésion des autres à son jugement exprimant la satisfaction qui est la sienne, non pas parce qu’il aurait maintes fois constaté que leur jugement concordait avec le sien ; mais bien plutôt, il exige d’eux cette adhésion. Il les blâme s’ils jugent autrement, il leur dénie le goût tout en demandant qu’ils en aient; et ainsi on ne peut pas dire : à chacun son goût. Cela reviendrait à dire qu’il n’y a point de goût, c’est-à-dire qu’il n’y a point de jugement esthétique qui puisse légitimement réclamer l’assentiment universel.»Kant, Critique de la faculté de juger § 7



Une lecture du célèbre texte de Platon » l’allégorie de la caverne » République, livre VII.  A suivre



Le fou ne doute jamais. Cette idée est aisée à découvrir et difficile à suivre. (…) Qui ne sait point douter ne sait point penser. Toi qui es assuré de ton droit, toi plaideur et aussitôt homme de guerre, ne prendras-tu point cette respiration d’un petit moment? Ne lâcheras-tu pas cette prise ? Car c’est toi qui es pris. L’idée est trop près; prends du champ. Considère. Dans les racines de ce beau mot il y a les astres, nos instituteurs. Nos instituteurs parce qu’ils sont loin, parce que le bonheur de juger n’est point gâté par la fureur de prendre. C’est là que les hommes apprirent d’abord ce scrupule de religion, qui défend de toucher. J’ai connu un grand penseur; son geste était de lever la main, comme qui lâcherait un oiseau; et s’il s’envole au loin, tant pis. Alain propos du 16  juin 1923



Il ne suffit peut-être pas de vouloir être philosophe pour le devenir et obtenir de bons résultats aux épreuves du baccalauréat, car il faut comprendre que la philosophie n’est pas une matière comme les autres qui s’acquiert seulement par un travail studieux sur des contenus de pensées. On parlera alors cette année de l’effort de philosopher, c’est-à-dire une manière particulière de désirer, de rechercher le savoir.

En effet philosopher c’est rechercher la sagesse, mot grec sophia qui désigne à la fois le savoir, la connaissance, mais aussi le savoir faire, l’habileté  et enfin la prudence. L’homme sage est celui qui sait, celui qui réfléchit avant d’agir, bref, celui qui fait usage de sa raison (il est à la fois rationnel et raisonnable). Le philo- sophe (du grec philos) est celui qui aime la sagesse, celui qui la désire, la recherche, car il a conscience que c’est cela qui manque aux hommes. De ce point de vue, le philosophe ne met pas fin aux inquiétudes mais il provoque, par l’étonnement qui caractérise son effort de penser, les recherches théoriques (la verité) et pratiques (la morale). Cette recherche est une réflexion supposant une méthode que l’étudiant doit acquérir s’il désire philosopher. On ne philosophe pas sur tout, ni n’importe comment, cela s’apprend.

Bonne rentrée à tous !



CV_Ducobu_T15_FR.inddPhilochar prend quelques vacances ! A bientôt à la rentrée



BOUGUERRA Mikhaïl TS2

cerveau

Qu’est-ce que la vie ?

La vie désigne :

  • l’état et les formes auto-organisées et homéostatiques de la matière (organismes vivants) ayant une capacité de duplication et d’évolution (Cette définition est parfois étendue à l’ensemble des êtres vivants dans la biosphère.)

  • un phénomène empirique particulièrement important pour les humains (qui sont eux-mêmes vivants et pour qui les autres êtres vivants ont une place particulière), mais qui pose problème pour le définir. Ce phénomène s’oppose à la notion de matière inerte ou inanimée qui se rattache à la notion de mort .

  • la durée qui sépare la naissance de la mort .

  • le contenu en événements ou en actions de cette étendue temporelle, pour un humain.

  • l’approche harmonieuse des relations humaines.

L’une des marques de l’évolution de la lignée humaine est l’apparition des rites funéraires, et donc d’une conscience d’une transition entre la vie et la mort.

La vie est un concept primordial qui a donné lieu depuis des temps immémoriaux à de nombreuses réflexions empiriques, philosophiques, scientifiques, etc. C’est également un sujet de débat politique, qu’il s’agisse du traitement accordé aux êtres vivants par rapport aux humains et aux choses inertes (écologisme) ou des considérations sur le début et la fin de la vie humaine (avortement, euthanasie, « vie éternelle »).

Les réflexions sur le thème de la vie font souvent intervenir les notions d’esprit et d’intelligence. Elles débouchent également sur des réflexions sur l’étendue temporelle et spatiale de la vie (y compris dans l’univers : « vie extraterrestre »). Elles s’interrogent à la fois sur les conditions d’apparition de la vie (phénomène unique ou au contraire très banal) et sur la possibilité d’une vie évoluée (par comparaison à l’humanité, implicitement considérée comme l’achèvement de l’évolution de la vie terrestre) au sein de l’univers.

Quels sont les principales visions de la vie, et dans quels domaines est-elle souvent évoquée/étudiée ?

  1. Le domaine scientifique

  1. L’étude de l’origine de la vie

  1. L’étude des caractères du vivant (la biologie)

(Étude de l’activité cardiaque, cérébrale…)

  1. L’étude des composants de la vie (biologie cellulaire)

  1. Le domaine philosophique

  1. Idéalisme et dualisme

(Séparation plus ou moins nette entre la matière et la vie : du vivant (spirituel) et de l’inerte (matériel et énergie) qu’il est difficile de dissocier)

  1. Matérialisme et monisme

(Une des manifestations émergentes de la matière : propriété émergente qui apparaît spontanément dans certaines conditions. La pensée scientifique moderne relève de ce type de thèse)

  1. Le domaine religieux

  1. La vie dans les religions monothéistes

(Décalogue : interdiction de tuer : considération de la vie. Nouveau testament : L’Esprit Saint est appelé souffle de vie ; La vie surnaturelle trouve sa source dans l’union hypostatique de Dieu.)

  1. La vie dans les religions polythéistes

(Un des principes de l’animisme : Tout ce qui existe, et particulièrement ce qui est mobile, ce qui est vivant, recèle une âme. Shintoïsme, bouddhisme : chaque parcelle de vie est sacrée.)