philochar

Un blog du Webpédagogique

Le 9 février, c’est le Safer Internet Day
sur le thème ” Tu Publies? Réfléchis.”


Les classes de terminales stlc et stlb ont réfléchi à ce thème dans le cours de philosophie : on trouve ci-dessous leur réflexion et un texte ( en couleur) d’un philosophe pour prolonger le débat

Exercice information, communication, échange, lois.

Réalisé par les élèves de Terminale STLC philosophie

 


 

1/ Puis-je me faire des amis sur internet ?

Un ami est une personne sur qui on peut compter quelque soit les situations. Il est serviable et soumis. De nombreux sites internet proposent des rencontres amicales (FaceBook, Twitter, Miss34). Il est possible de rencontrer des personnes mais la confiance que l’on peut donner à un ami ne peut pas exister. Cela reste superflu. Quel est donc la difference entre l’amitié réelle et l’amitié virtuelle ? QM/KF

 

Toute amitié, en effet, a pour source le bien ou le plaisir, bien ou plaisir envisagés soit au sens absolu, soit seulement pour celui qui aime, c’est-à-dire en raison d’une certaine ressemblance ; mais dans le cas de cette amitié, toutes les qualités que nous avons indiquées appartiennent aux amis par eux-mêmes (car en cette amitié les amis sont semblables aussi pour les autres qualités) et ce qui est bon absolument est aussi agréable absolument. Or ce sont là les principaux objets de l’amitié, et dès lors l’affection et l’amitié existent chez ces amis au plus haut degré et en la forme la plus excellente.
Il est naturel que les amitiés de cette espèce soient rares, car de tels hommes sont en petit nombre. En outre elles exigent comme condition supplémentaire, du temps et des habitudes communes, car, selon le proverbe, il n’est pas possible de se connaître l’un l’autre avant d’avoir consommé ensemble la mesure de sel dont parle le dicton ni d’admettre quelqu’un dans son amitié, ou d’être réellement amis, avant que chacun des intéressés se soit montré à l’autre comme un digne objet d’amitié et lui ait inspiré de la confiance. Et ceux qui s’engagent rapidement dans les liens d’une amitié réciproque ont assurément la volonté d’être amis, mais ils ne le sont pas en réalité, à moins qu’ils ne soient aussi dignes d’être aimés l’un et l’autre, et qu’ils aient connaissance de leurs sentiments : car si la volonté de contracter une amitié est prompte, l’amitié ne l’est pas. ARISTOTE

 

 

 

2/ Qu’est-ce qu’un réseau social ? Peut-on parler d’échange ?

Un réseau social est un moyen de relier les gens entre eux par un support quelconque , on peut parler d’échange du moment que l’on partage des choses ( une activité commune ) par l’intermédiaire du sport par exemple.

Le réseau social donne à partir de cette interface des renseignements . Cette plate-forme permet la réunion d’idées, il y a une interaction entre les personnes par rapport à leurs idées. Le réseau social consiste à faire différents échanges donc le réseau social est une interface, un lieu d’échange. LT/BR

 

« Il y a bien plus, dans l’échange, que les choses échangées. » LEVI STRAUSS

“L’affirmation selon laquelle les moyens de communication sont source d’isolement ne vaut pas seulement pour le domaine intellectuel. Non seulement le discours menteur du speaker à la radio s’imprime dans le cerveau des hommes et les empêche de se parler, non seulement la publicité Pepsi-Cola couvre des informations concernant la débâcle de continents entiers, non seulement l’exemple du héros de cinéma vient s’interposer comme un spectre lorsque des adolescents s’étreignent ou que les adultes commentent un adultère. Le progrès sépare littéralement les hommes. […] les vitres des bureaux modernes, les salles immenses où travaillent d’innombrables employés que le public ou les patrons peuvent aisément surveiller ne permettent plus ni conversations privées, ni idylles. Même dans les administrations le contribuable a la garantie que les employés ne perdront plus de temps. Ils sont isolés dans la collectivité. Mais les moyens de communication isolent aussi les hommes physiquement. Les autos ont remplacé le chemin de fer. La voiture privée réduit les possibilités de rencontres au cours d’un voyage à des contacts avec des auto-stoppeurs parfois inquiétants. Les hommes voyagent sur leurs pneus, complètement isolément les uns des autres.” MAX HORKHEIMER et THEODOR ADORNO (1947)

 

 

 

3/ Y a-t-il un droit (privé/public) à l’image ?

Les deux droits sont possibles :

privé, c’est par exemple

- le droit d’auteur, il faut une autorisation pour publier-

- la confidentialité que l’on peut partager avec ceux que l’on souhaite

public,

- volontariat de publier ses images à la vue de tout le monde NB /CP

 

“Dès lors qu’autrui me regarde, j’en suis responsable

 

Le visage est signification, et signification sans contexte. Je veux dire qu’autrui dans la rectitude de son visage, n’est pas un personnage dans un contexte. D’ordinaire, on est un “personnage” : on est professeur à la Sorbonne, vice-président du Conseil d’Etat, fils d’un tel, tout ce qui est dans le passeport, la manière de se vêtir, de se présenter. Et toute signification, au sens habituel du terme, est relative à un tel contexte : le sens de quelque chose tient dans sa relation à autre chose. Ici, au contraire, le visage est sens à lui seul. Toi, c’est toi. En ce sens, on peut dire que le visage n’est pas “vu”. Il est ce qui ne peut devenir un contenu, que votre pensée embrasserait ; il est l’incontenable, il vous mène au-delà. EMMANUEL LEVINAS

 

 

4/ Faut – il tolérer toutes les opinions?

Sur internet chacun peut exprimer ses idées librement c’est la liberté d’expression. Il faut respecter les pensées de chacun, il est donc nécessaire de présenter les idées et de laisser chacun faire ses propres choix avec certaines limites comme l’interdiction des sites à publication raciste, homophobe ou tout autres sujets abusifs. Internet est un moyen plus simple pour exposer les opinions de chacun et rassembler les gens d’une même opinion. Une limitation des publications est donc nécessaire afin de garder internet sûr. Tout n’est donc pas tolérable sur internet il y a certaines conditions à remplir afin de respecter tous les internautes. LP/ MR

La plupart des gens, quoi qu’ils puissent penser et dire de leur “égoïsme”, ne font malgré tout, leur vie durant, rien pour leur ego et tout pour le fantôme d’ego qui s’est formé d’eux dans l’esprit de leur entourage qui le leur a ensuite communiqué. En conséquence, ils vivent tous dans un brouillard d’opinions impersonnelles ou à demi personnelles et d’appréciations de valeur arbitraires et pour ainsi dire poétiques, toujours l’un dans l’esprit de l’autre qui, à son tour, vit dans d’autres esprits : étrange monde de fantasmes qui sait pourtant se donner une apparence si objective ! Ce brouillard d’opinions et d’habitudes s’accroît et vit presque indépendamment des hommes qu’il recouvre ; de lui dépend la prodigieuse influence des jugements généraux sur “l’homme” -tous ces hommes qui ne se connaissent pas eux-mêmes croient à cette abstraction exsangue, “l’homme’; c’est-à-dire à une fiction ; et tout changement que les jugements d’individus puissants (tels les princes et les philosophes) entreprennent d’apporter à cette abstraction exerce une influence extraordinaire et d’une ampleur irrationnelle sur la grande majorité, – tout cela pour la raison que chaque individu dans cette majorité, ne peut opposer aucun ego véritable qui lui soit accessible et qu’il ait approfondi lui-même, à la pâle fiction générale qu’il détruirait de ce fait. Nietzsche

 

 

5/ Faut-il des lois pour réglementer internet ?

Oui, car il faut des lois pour :

  • Respecter les droits d’auteur

  • Pour les sites « particuliers »

  • Pour la sécurité d’autrui : internet c’est une ouverture dans le monde mais c’est aussi un piège Pour les utilisateurs (virus, hackers). Les lois permettent d’éviter le danger. On coupe les fils de la toile grâce aux lois.

  • Pour des jeux d’argent, les faux mails où on demande une somme d’argent.

Les exigences de la vie en une société organisée n’interdisent à personne de penser, de juger et, par suite, de s’exprimer spontanément. A condition que chacun se contente d’exprimer ou d’enseigner sa pensée en ne faisant appel qu’aux ressources du raisonnement et s’abstienne de chercher appui sur la ruse, la colère, la haine ; enfin, à condition qu’il ne se flatte pas d’introduire la moindre mesure nouvelle dans l’État, sous l’unique garantie de son propre vouloir. Par exemple, admettons qu’un sujet ait montré en quoi une loi est déraisonnable et qu’il souhaite la voir abroger. S’il prend soin, en même temps, de soumettre son opinion au jugement de la souveraine Puissance (car celle-ci est seule en position de faire et d’abroger des lois), s’il abstient entre-temps de toute manifestation active d’opposition à la loi en question, il est -au titre d’excellent citoyen- digne en tout point de la reconnaissance de la communauté. Au contraire, si son intervention ne vise qu’à accuser les pouvoirs publics d’injustice et à les désigner aux passions de la foule, puis, s’il s’efforce de faire abroger la loi de toute manière, ce sujet est indubitablement un perturbateur et un rebelle. Baruch SPINOZA

Non, il ne faut pas de loi pour réglementer internet :

  • Le téléchargement sur internet est gratuit alors qu’en magasin c’est payant et cher

  • L’utilité des lois n’est pas nécessaire dans le domaine musical et culturel

  • L’État exagère sur les sanctions du téléchargement illégal (sanction = amendes et prison)

  • C’est l’État qui publie les lois elles doivent porter plus sur notre sécurité que sur nos téléchargements. JM/EP

Plus on prendra de soin pour ravir aux hommes la liberté de la parole, plus obstinément ils résisteront, non pas les avides, les flatteurs et les autres hommes sans force morale, pour qui le salut suprême consiste à contempler des écus dans une cassette et à avoir le ventre trop rempli, mais ceux à qui une bonne éducation, la pureté des moeurs et la vertu donnent un peu de liberté. Les hommes sont ainsi faits qu’ils ne supportent rien plus malaisément que de voir les opinions qu’ils croient vraies tenues pour criminelles [...] ; par où il arrive qu’ils en viennent à détester les lois, à tout oser contre les magistrats, à juger non pas honteux, mais très beau, d’émouvoir des séditions pour une telle cause et de tenter n’importe quelle entreprise violente. Puis donc que telle est la nature humaine, il est évident que les lois concernant les opinions menacent non les criminels, mais les hommes de caractère indépendant, qu’elles sont faites moins pour contenir les méchants que pour irriter les plus honnêtes, et qu’elles ne peuvent être maintenues en conséquence sans grand danger pour l’État.  SPINOZA

 

Site utile

DEFINIR L’HUMAIN par Albert Jacquard


Mercredi 3 Février 2010 à 18h
Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse
74 rue Louis Pasteur, 84000 AVIGNON

(fermeture de l’université à 20h00)

entrée libre et gratuite

Le rendez-vous est fixé au mercredi 3 février 2010 de 18h à 20h, dans l’Amphitéâtre AT02.

« L’homme au cours des millénaires s’est toujours considéré comme un être supérieur, doté d’une intelligence, d’une conscience qui le distingue du monde animal. Pourtant au regard de la science qui a beaucoup progressé, il apparaît que l’homme reste d’une affligeante banalité biologique et génétique. Sur le plan particulier de la génétique, sa proximité avec les grands singes est considérable puisqu’elle est pour prés de 98.75 % identique à celle des chimpanzés.
D’où nous vient cette capacité à imaginer, à inventer, à réaliser, à engendrer de la beauté ? D’où nous vient cette propension à nous poser toutes ces questions sur les mystères du monde, sur nos origines, sur notre devenir, sur notre réalité ? Qui sommes nous, quel est le propre de l’homme ?

En tant que généticien, au plus près des origines et des mécanismes de la vie, passionné par toutes les grandes questions philosophiques, Albert Jacquard nous propose de participer à cette réflexion.

Polytechnicien, diplômé de l’institut national de statistiques et démographique, Albert Jacquard s’est ensuite spécialisé en génétique des populations après avoir soutenu un doctorat en biologie humaine. Chercheur à l’université américaine de Stanford, il a été également professeur aux universités de paris VI, de Louvain et de Genève. Il fut nommé expert en génétique auprès de l’Organisation Mondiale de la Santé de 1973 à 1985.

Grand humaniste, proche du mouvement altermondialiste et contributeur régulier du journal Le Monde diplomatique, Albert Jacquard est aussi connu pour ses actions en faveur des exclus. Il apportera son soutien aux sans-papiers en grève de la faim à Lille durant l’été 2007. Albert Jacquard est l’auteur d’une oeuvre scientifique, philosophique et/ou politique considérable, une quarantaine d’ouvrages où se confrontent ses différents champs de savoir et de réflexions qu’il s’agisse de biologie, de théologie, de mathématiques, de démographie, de psychologie ou d’histoire. »

site de référence :

http://cafesciences.avignon.free.fr/index.php?option=com_content&task=blogcategory&id=26&Itemid=59

tristes tropiques

Sur la culture et le propre de l’homme, une vidéo pertinente, cliquez ici :

3031896.html

Vous y trouverez une citation célèbre de Claude Levi-Strauss, livre que vous êtes en train d’étudier Race et histoire : “Le barbare est celui qui croit en la barbarie”

le_verrou_largeUn tableau, un texte

Le verrou de Jean-Honoré Fragonard (1732-1806)  est une célèbre scène de passion, sensuelle par le demi-dépouillement de l’aimée et le geste de l’amant, lui aussi presque déshabillé.

Le visage est subjugué, tout tourné vers l’objet de son désir, en contraste avec sa main, tendue vers le verrou (extérieur condamné = maîtresse possédée).

La composition du tableau, suivant une diagonale, est assez franche : Une ligne de lumière va du verrou à la pomme (symbole du pêché originel) Au sommet, le verrou ferme la porte de la moralité. Le lit, déjà défait fait contraster le clair-obscur de la pièce avec le linge incarnat, symbole de la féminité déflorée.

“Contre la psychanalyse nous n’avons dit que deux choses : elle casse toutes les productions de désir, elle écrase toutes les formations d’énoncés. Par là, elle brise l’agencement sur ses deux faces, l’agencement machinique de désir, l’agencement collectif d’énonciation. Le fait est que la psychanalyse parle beaucoup de l’inconscient, elle l’a même découvert. Mais pratiquement, c’est toujours pour le réduire, le détruire, le conjurer. L’inconscient est conçu comme un négatif, c’est l’ennemi. « Wo es war, soll Ich werden. » On a beau traduire : là où c’était, là comme sujet dois-;., advenir – c’est encore pire (y compris le « soll », cet étrange « devoir au sens moral »). […] Des désirs, il y en a toujours trop, pour la psychanalyse : « pervers polymorphe ». On vous apprendra le Manque, la Culture et la Loi. […]
Nous disons au contraire : l’inconscient, vous ne l’avez pas, vous ne l’avez jamais, ce n’est pas un « c’était » au lieu duquel le « Je » doit advenir. Il faut renverser la formule freudienne. L’inconscient, vous devez le produire. […] L’inconscient, c’est une substance à fabriquer, à faire couler, un espace social et politique à conquérir. Il n’y a pas de sujet du désir, pas plus que d’objet. Il n’y a pas de sujet d’énonciation. Seuls les flux sont l’objectivité du désir lui-même. Le désir est le système des signes a-signifiants avec lesquels on produit des flux d’inconscient dans un champ social. Pas d’éclosion de désir, en quelque lieu que ce soit, petite famille ou école de quartier, qui ne mette en question les structures établies. Le désir est révolutionnaire parce qu’il veut toujours plus de connexions et d’agencements. Mais la psychanalyse coupe et rabat toutes les connexions, tous les agencements, elle hait le désir, elle hait la politique”.
GILLES DELEUZE, Dialogues avec Claire Parnet (1995),
Éd. Flammarion, coll. « Champs », 1996, pp. 95-97.

Affiche_La_Famille_Tenenbaum

La Famille Tenenbaum (The Royal Tenenbaums)
Etats-Unis, 2001
Réalisation : Wes Anderson
Scénario : Wes Anderson, Owen Wilson
Image : Robert D. Yeoman Musique : Mark Mothersbaugh Directeur artistique : Carl Sprague Chef décorateur : David Wasco Costumes : Karen Patch Montage : Daniel R. Padgett, Dylan Tichenor Producteurs : Wes Anderson, Barry Mendel, Scott Rudin Distribution : Gaumont Buena Vista International
Durée : 1h 48
Format : 35 mm couleurs (Panavision)
Sortie française : 13 mars 2002
Interprétation
Royal Tenenbaum : Gene Hackman Etheline Tenenbaum : Anjelica Huston Chas Tenenbaum: Ben Stiller Margot Tenenbaum: Gwyneth Paltrow
Richie Tenenbaum: Luke Wilson Eli Cash : Owen Wilson Raleigh Saint-Clair : Bill Murray Henry Sherman : Danny Glover Dusty : Seymour Cassel Pagoda : Kumar Pallana Le narrateur : Alec Baldwin Ari Tenenbaum : Grant Rosenmeyer

Chez les Tenenbaum, les enfants ont toujours été de véritables génies. Mais un divorce suivi d’une grave crise familiale ont fait exploser la famille et ruiné la trajectoire dorée des petits prodiges : Chas, ex-maître de la finance, est devenu paranoïaque, Margot, dramaturge géniale, a épousé un psy et déprime mollement tandis que Richie, précoce champion de tennis, a lâché sa carrière pour errer au bout du monde. Mais un jour, lorsqu’il apprend que son ex-femme est prête à se remarier avec un comptable, Royal Tenenbaum, avocat hâbleur et égoïste, séparé d’Etheline depuis 20 ans, décide de monter un stratagème pour reconquérir les siens. Prétextant une grave maladie, il annonce qu’il ne lui reste que quelques semaines à vivre et s’invite dans la maison familiale…

Cette fois le travail suivra la projection du film prévue lundi 18 janvier à 9 heures.

88px-Da_Vinci_Vitruve_Luc_Viatour_002Exercice :

Choisir parmi ces définitions de l’homme celle qui vous semble la plus pertinente, expliquer et donner des arguments (deux ou trois arguments par définition)

1/ L’homme est un animal politique.

-  L’homme organise lui-même les règles de sa propre cité (par ex: le régime politique).

- L’homme peut s’élever par l’échelle sociale.

- Si l’homme connait la loi de la jungle/la loi du plus fort, cependant il peut inventer d’autres lois.

2/ L’homme est un être de raison.

- L’homme se pose des questions, grâce à sa raison il sait différencier le vrai du faux. C’est la faculté de connaitre qui permet la connaissance et tout ses progrès en science(le questionnement, la réflexion).

– Il sait différencier le bien du mal, c’est l’usage pratique de sa raison qui permet la morale, le choix des décisions et la responsabilité de ses actes.

- La conscience, l’homme sait qu’il pense, sait qu’il décide, sait qu’il imagine, qu’il veut, qu’il sent, qu’il grandit et qu’il meurt.

3/ L’homme est un fabricateur (cf le latin “faber”) d’outils.

- Seul l’homme fabrique des objets susceptibles d’être réutilisés et de progresser.

- L’homme peut enseigner aux autres l’usage de ses outils et les transméttre aux générations futures qui à leur tour les améliore.

- L’homme sait domestiquer son environnement grâce à l’usage de ses outils.

4/ L’homme est un être de langage.

- L’animal utilise des signes, l’homme en plus utilise des symboles. Il a une infinité de possibilités: c’est l’arbitraire du signe.

- Seul l’enfant apprend un langage, l’animal est déterminé par son espèce à une seule forme de communication.

5/ Le rire est le propre de l’homme.

-Seul l’homme prend du plaisir au spectacle.

-Seul l’homme sait pourquoi il rit.

6/ Le travail est le propre de l’homme.

-l’animal est déterminé à travailler pour survivre.

-l’homme travaille non seulement pour subvenir à ses besoins mais aussi pour satisfaire ses désirs.

-l’homme se réalise dans et par le travail, il développe un réseau social.

7/ L’homme est libre.

- Dans la mesure où il peut choisir ses pensées et ses actes, cette liberté doit être garantie par les lois.

- Être libre ce n’est pas faire ce que l’on veut c’est réaliser le bien moral au sens universel.

8/ L’homme est un être de culture.

- L’homme devient ce qu’il est grâce à l’apprentissage.

- Seul l’homme transmet ses propres apprentissages : “une génération éduque l’autre” de Kant.


♥ Πολισ ♥

images

Les hommes ne sont pas des bêtes:

L’homme n’est ni ange ni bête,
et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête !
Blaise Pascal

  • L’animal politique => Aristote, c’est à dire qu’il vit dans une cité (polis).

La cité sous-entend une organisation, une invention, une liberté qui fait que l’homme renonce à sa nature = par HOBBES (XVIII°) « l’homme loup pour l’homme ». C’est la guerre de tous contre tous.

Il faut pour mettre fin à cette guerre, imaginer un combat, certains hommes cèdent leurs droits aux puissants, c’est l’état Leviathan.

Pour Rousseau l’état de nature n’est pas un état de guerre ni de paix, c’est l’indifférence si l’homme vit isolé. L’homme est indétermination, inventivité, il devient homme en inventant sa propre vie.

=>Perfectibilité : (faculté à se perfectionner): possibilité du bien comme du mal. L’animal ne choisit pas (instinct), il n’apprend pas, pas de progrès voulu.

  • La perfectibilité fait l’histoire de l’espèce par la politique. La différence essentielle entre l’animal et l’homme est celle entre la nature et la politique.

Pour Rousseau, la différence entre l’animal et l’homme est le propre de ce dernier qu’il appelle la perfectibilité. Il s’agit d’un faculté proprement humaine à se perfectionner. Ce n’est pas seulement dans le sens d’un progrès car l’homme est capable du meilleur comme du pire. Il peut progresser mais aussi se livrer à la pire barbarie.

  • La perfectibilité fait l’histoire de l’individu par l’éducation

C’est l’éducation qui permet de faire la différence entre un animal et l’homme : L’éducation comprend une partie négative qui consiste à enlever à l’homme son animalitécàd ses pulsions, son agressivité, tout ce qui s’oppose à la civilité. Elle s’apparente en ce sens à un dressage car les moyens sont la contrainte l’imitation et la menace.

L’éducation comprend une partie positive, c’est tout ce que l’on reçoit comme les savoirs, les techniques, la culture au sens large. Cette fois, le moyen est la libre réflexion, l’usage de sa propre raison. Cette forme d’éducation doit être consentie pour s’appeler liberté

  • La raison: faculté de l’esprit proprement humaine qui s’oppose à l’instinct « Par son instinct, un animal est déjà tout ce qu’il peut être [...] Mais l’homme doit user de sa propre raison »

La raison joue un rôle déterminant pour l’éducation, la connaissance et la morale. (KANT) Raison est théorique (pure) ou / et  pratique

–> Logos( logique). Grâce à la raison on répond à la question “que puis-je savoir?” Grâce à la raison, nous pourrons aussi répondre à la question” que dois-je faire ?” (morale). Dans les deux cas, la raison nous garantit l’universalité de nos réponses.

  • Déterminisme et liberté : L’animal n’est pas un miroir négatif de l’homme. Il y a une continuité, une proximité naturelle. SPINIOZA dit « l’homme n’est pas un empire dans un empire  ».

Il appartient au règne du vivant et il est soumis aux lois de la nature.

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P1000096“On ne consomme jamais l’objet en soi ( dans sa valeur d’usage ) – on manipule toujours les objets (au sens le plus large) comme signes qui vous distinguent soit en vous affiliant à votre groupe pris comme référence idéale, soit en vous démarquant de votre groupe par référence à un groupe de statut supérieur”

“La valeur stratégique en même temps que l’astuce de la publicité est précisément de toucher chacun en fonction des autres, dans ses velléités de prestige social réifié. Jamais elle ne s’adresse à l’homme seul, elle le vise dans sa dimension différentielle, et lors même qu’elle semble accrocher ses motivations ” profondes “, elle le fait toujours de façon spectaculaire, c’est-à-dire qu’elle convoque toujours les proches, le groupe, la société, dans le procès de lecture, d’interprétation et de faire-valoir qu’elle instaure. ”


Jean Baudrillard, La Société de consommation (1986)Baudrillard, la société de consommation  1986

fils adoptifhttp://lewebpedagogique.com/philo-bac/

DSC05433III) L’humanité

La condition humaine n’a pas toujours été définie, elle a été transformée par les trois monothéismes (judaïsme, christianisme, islam) et grâce à des combats laïcs comme la déclaration des droits de l’homme. L’idée d’homme est, par exemple en Grèce, vaguement exprimée aux frontières des dieux et des bêtes, mais l’homme n’est pas reconnu en tant que genre spécifique. Il y a des critères différents pour définir l’humanité dans l’espace et le temps.

A) Les hommes ne sont pas des dieux:

a)Les hommes sont mortels et les dieux immortels:

Le syllogisme le plus célèbre affirme que “tous les hommes sont mortels”…

Dans le mythe de Prométhée, il dérobe le feu aux dieux et l’offre aux hommes pour qu’ils se différencient des animaux et puissent sacrifier aux dieux. Mais l’homme reste dans une logique du malheur et de la mort, il doit lutter pour sa survie, et celle de son espèce..

b) La mémoire:

L’homme est le seul animal qui peut savoir qu’il va mourir, il est conscient du temps et de sa soumission à la loi du “devenir”.

_ Dans l’odyssée, Ulysse veut rejoindre son île Ithaque. Il ne cherche pas l’immortalité mais le retour a la terre natal, dans un épisode, la magicienne Circé transforme ces compagnons en porc pour qu’ils oublient ce retour. Dans un autre épisode on les oblige à manger la fleur de lotus.

_ Primo Levi explique dans ses carnets de captivité qu’il lisait à ses compagnons des passages de l’odyssée pour ne pas qu’ils oublient la question d’Ulysse. “D’où venons nous ?” est le point d’ancrage de l’humanité, la mémoire est la résistance à l’inhumanité.

c) La formation du genre humain:

Les dieux n’ont pas le souci de l’engendrement ni du sens à donner à leur vie. A l’inverse les hommes on en charge la survie de leur espèce. Les hommes doivent penser les lois de la généalogie : C’est tout d’abord la prohibition de l’inceste qui permet le passage de la nature à la culture, de la vie biologique à l’ordre humain, c’est une loi universelle.

L’institution du mariage et l’engendrement qu’il permet montre aussi que le genre humain est du côté de la culture et de l’artifice.

B) Les hommes ne sont pas des bêtes:

a) ” L’homme est un animal politique ” (Aristote)

Cela signifie que l’homme est capable de vivre dans une cité (polis). Il construit une hiérarchie, une organisation qui le fait sortir de l’état de guerre pour le faire entrer dans l’univers artificiel du politique.

La cité sous-entend une organisation, une invention, une liberté qui fait que l’homme rennonce à sa nature = par HOBBES (XVIII°) « l’homme est un loup pour l’homme ». C’est la guerre de tous contre tous. http://lewebpedagogique.com/philoflo/2009/12/13/le-leviathan/

Il faut pour mettre fin à cette guerre, imaginer un combat, certains hommes cèdent leurs droits aux puissants, c’est l’état Leviathan.

Pour Rousseau l’état de nature n’est pas un état de guerre ni de paix, c’est l’indifférence si l’homme vit isolé. L’homme est indétermination, inventivité, il devient homme en inventant sa propre vie.

=>Perfectibilité:(facilité à perfectionner): possibilité du bien comme du mal.L’animal ne choisit pas (instinct), il n’apprend pas, pas de progrès voulu. La perfectibilité aura l’histoire de l’individu par l’éducation, et l’histoire de l’espèce par la politique. La différence essentielle entre l’animal et l’homme est celle entre la nature et la politique.

Pour Rousseau, la différence entre l’animal et l’homme est le propre de ce dernier qu’il appelle la perfectibilité. Il s’agit d’un faculté proprement humaine à se perfectionner. Ce n’est pas seulement dans le sens d’un progrès car l’homme est capable du meilleur comme du pire. Il peut progresser mais aussi se livrer à la pire barbarie.

b)La raison: faculté de l’esprit proprement humaine qui s’oppose à l’instinct

« Par son instinct, un animal est déjà tout ce qu’il peut être [...] Mais l’homme doit user de sa propre raison »

La raison joue un rôle déterminant pour l’éducation, la connaissance et la morale. (KANT) Raison

–> Logos( logique). Grâce à la raison on répond à la question que puis-je savoir? Grâce à la raison, nous pourrons aussi répondre à la question que dois-je faire?(morale). Dans les deux cas, la raison garantit l’universalité de nos réponses.

c) Déterminisme et liberté

L’animal n’est pas un miroir négatif de l’homme. Il y a une continuité, une proximité naturelle .

SPINIOZA dit « l’homme n’est pas un empire dans un empire dans un empire ».

Il appartient au règne du vivant et il est soumis aux lois de la nature.

C’est l’éducation qui permet de faire la différence entre un animal et l’homme : L’éducation comprend une partie négative qui consiste à enlever à l’homme son animalité càd ses pulsions, son agressivité, tout ce qui s’oppose à la civilité. Elle s’apparente en ce sens à un dressage car les moyens sont la contrainte, l’imitation, et la menace.

L’éducation comprend une partie positive, c’est tout ce que l’on reçoit comme les savoirs, les techniques, la culture au sens large. Cette fois, le moyen est la libre réflexion, l’usage de sa propre raison. Cette forme d’éducation doit être consentie pour s’appeler liberté.