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The host

Travail préparatoire :

Chronologie

1950-1953. Guerre de Corée.

Depuis 1953, 30 000 soldats américains stationnent en Corée du Sud. En cas de guerre, les États-Unis  exerceraient le commandement militaire.
2000. Incident McFarland. Un officier américain ordonne de jeter des déchets toxiques dans une rivière parce que les bouteilles s’entassaient, couvertes de poussière. Il n’a été jugé qu’en 2005.

1959-1975. Guerre du Vietnam. L’armée américaine utilise un herbicide appelé « agent orange » qui doit détruire les récoltes. Des maladies sont découvertes chez les personnes ayant été au contact de cet herbicide.

1999. 20 000 vétérans coréens ayant combattu au Vietnam aux côtés des États-Unis portent plainte contre les fabricants de l’agent orange. Le 26 janvier 2006, la justice coréenne condamne les deux principaux fabricants
de l’agent orange.

1980-1988. Dictature du général Chun Tuhwan.

Juin 1987. Suite au décès d’un étudiant, torturé à mort, les manifestations d’étudiants poussent Chun Tu-hwan à démocratiser le pays.

1988. Séoul est l’hôte des Jeux Olympiques.

2003. Guerre en Irak. Les États-Unis envahissent l’Irak pour, officiellement, lutter contre le terrorisme et éliminer
les armes de destruction massive. La Corée, alliée des États-Unis, envoie des troupes.

Le 6 octobre 2004, le gouvernement américain reconnaît qu’il n’y a pas d’armes de destruction massive en Irak.

Thèmes :

Impérialisme américain :

Depuis la fin de la Guerre de Corée, un contingent de soldats américains est resté dans le pays. En cas d’incident, ils bénéficient d’un privilège d’extraterritorialité et sont jugés par les tribunaux américains.sa soumission.

… et soumission de la Corée :

Le prologue est humiliant : un Coréen fait docilement ce que lui demande un Américain (empoisonner le fleuve) même si c’est une aberration, c’est un ordre

La désinformation :

Coalition honteuse entre le diktat américain et le gouvernement coréen : Les médias répètent aveuglement ce que les États-Unis annoncent  (élucubration fantaisiste autour du virus, dos couvert de boutons montré à la tv, l’ « agent jaune », décalque de l’« agent orange », inventions des industries pharmaceutiques et de l’armement,etc.)

La pollution :

Il y a un double sens , le film commence avec la pollution désinvolte du fleuve, bouillon de culture engendrant la naissance du mutant ; tout se termine par une pollution chimique de grande envergure à l’agent jaune. La pollution est une conséquence parmi d’autres, , de la violence et de la sottise des États. La Nature est polluée au même titre que les esprits des téléspectateurs sont pollués par la désinformation.

L’hygiénisme :

Souvenir du SRAS en 2003 et de la grippe aviaire en 2004, chaque passant devient un « hôte » potentiel du virus. « Je déteste la poussière plus que tout. » C’est sur cette phrase phobique d’un médecin américain que s’ouvre The Host et il y a une opposition constante entre ceux qui ont la manie de se laver et ceux qui ne se lavent pas, comme entre ces derniers et le monstre.

La dictature :

La Corée était une dictature jusqu’aux manifestations de la jeunesse à la fin des années 80. La jeunesserecommence à manifester comme au temps de la dictature parce qu’elle a affaire à une dictature plus insidieuse au sein même de la démocratie. Le monstre qui se dessine en
creux dans The Host est bel et bien l’État : voir le Léviathan

Références :

Pline l’Ancien, Histoire naturelle, 37 volumes, trad. Littré.
« Les autres faits que cet auteur rapporte semblent davantage tenir du prodige : à Carteia, dans les viviers, un poulpe habitué à sortir de la mer, et à venir dans les réservoirs ouverts dévorer les salaisons (tous les animaux marins sont singulièrement attirés par l’odeur des salaisons, aussi en frotte-t-on les nasses) ; ce poulpe, dis-je, excitait la colère des gardiens, à cause de ses larcins continuels. D’énormes palissades protégeaient les viviers ; mais le poulpe les franchissait en s’aidant d’un arbre, et on ne put le découvrir que par la sagacité des chiens, qui le cernèrent, la nuit, au moment de son retour. Les gardiens, éveillés, furent épouvantés d’un spectacle étrange : d’abord la grosseur du poulpe était extraordinaire, puis il était complètement enduit de saumure, et il exhalait une odeur affreuse. Qui se serait attendu à trouver là un poulpe, ou qui l’aurait reconnu dans cet état? Ils s’imaginaient livrer bataille à un monstre. En effet, il mettait en fuite les chiens par un souffle terrible : tantôt il les flagellait avec l’extrémité de ses filaments, tantôt il les renversait comme à coups de massue avec ses bras plus forts, et avec peine on le tua à force de tridents. » (Livre IX, Concernant les animaux aquatiques, XLVIII)

Ovide, Les Métamorphoses, trad. GF-Flammarion, 1966, p.129-131.
« Andromède n’avait pas encore achevé son récit, quand sur l’onde, à grand fracas, arrive une bête monstrueuse qui dresse sa tête sur l’immensité des flots et étale son poitrail sur la vaste étendue de la mer. La jeune fille pousse des cris. (…) Alors, soudain, le jeune héros, ayant du pied repoussé la terre, monta droit dans les nues. (…) Se laissant d’un vol prompt, tomber dans le vide, le descendant d’Inachus vient se poser sur le dos de la bête, et, au défaut de l’épaule droite du monstre frémissant, il enfonça jusqu’à la garde le fer courbe armé d’un crochet. Gravement blessé, l’animal tantôt se dresse debout dans les airs, tantôt plonge sous les eaux, tantôt se tourne et retourne comme un sanglier féroce terrifié par la meute des chiens aux sonores abois qui l’encercle. Persée, avec ses ailes agiles, échappe aux avides coups de dents ; et, partout où se découvrent tour à tour le dos couvert d’une couche de coquillages creux, les côtes des flancs, le point où le corps, réduit à la queue mince, finit comme celui d’un poisson, il frappe à coups redoublés de son épée, recourbée comme une faux. (…) La bête vomit par la gueule l’eau mêlée de sang couleur pourpre. Les éclaboussements mouillèrent les ailes de Persée, qui s’alourdirent. » (Livre IV)

Manga

Naoki Ukazawa, Monster, 18 volumes (1995-2002), Dargaud, coll. Big Kana, 2002.
Dans plusieurs entretiens, Bong Joon-ho cite ce manga comme une source d’inspiration. Le monstre en question est un enfant.

Junji Ito, Gyo (2002), Tonkam, 2006. Une curiosité, par le plus cauchemardesque des mangaka japonais : des expérimentations pendant la Seconde Guerre ont donné naissance à des mutants, des poissons munis de pattes mécaniques, qui envahissent le Japon.

Sélection vidéo

Merian C. Cooper, Ernest B. Schoedsack, King Kong, Éditions Montparnasse.
Ishiro Honda, Godzilla, Sony (zone 1, Etats-Unis).
Ishiro Honda, King Kong contre Godzilla, Universal UK (zone 2, Angleterre).
Ishiro Honda, Mothra contre Godzilla, Canal + vidéo.
Ridley Scott, Alien, Fox Pathé Europa.
John McTiernan, Predator, Fox Pathé Europa.
M. Night Shyamalan, Signes, Buena Vista

En ligne :

http://www.cinematical.com/

http://www.koreanfilm.org/bongjoonho.html

www.cinematheque.fr

Projections du film the Host au cinéma Utopia, manutention :

LUNDI  15 MARS à 9 heures 15 : TS1

JEUDI 18 MARS à 9 heures 15 : TS2 (Costumes de carnaval acceptés mais ne venez pas déguisés en monstre…)



invictus Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbow’d.

Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.

It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

Essai philosophique à partir du film de Clint  Eastwood.

Thème : la liberté

La conquête de la liberté politique :

La mobilité physique, la  libre circulation des individus est elle une garantie de liberté ?

Comment comprendre les premières elections comme paticipation démocratique au vote ?

La liberté de la presse et d’expression (réunion) est-elle condition de la liberté ?

Faut-il pour être libre se détacher de sa culture d’appartenance (hymne, pratiques,etc) ?

Libre arbitre ou autonomie de la volonté ?

Etre libre, ce n’est pas faire ce que l’on veut (cf. définition de Kant de l’autonomie = possibilité de se fixer à soi-même sa propre loi) ; illustrez par des exemples du film

Paradoxe de la liberté : se poser des limites, des contraintes, pour réaliser ses projets. Qui est libre dans le film ? Les héros, le peuple, les dirigeants ?

Comment intégrer la libre volonté d’autrui à la sienne propre ?

Thème : l’histoire

Histoire et identité

Est-il vrai que l’on peut forger son identité par le biais d’une histoire individuelle et commune (famille, équipe,race, idéologie, statut social, nation..) ?

Quel est le rôle des souvernirs dans la formation politique et/ou sportive : y a-t-il des “leçons de l’histoire ?”

Montrer par des exemples la fragilité de l’histoire : oubli et subjectivité (qui écrit? qui selectionne? qui raconte ?)

Mémoire et pardon

La mémoire collective : est-ce une idéalisation ou une instrumentalisation politique du passé ?

Le  pardon est-il un oubli volontaire ou une négation du passé ?

Thème : la conscience

Moi

Que se passe-t-il dans des esprits aussi différents que celui d’un homme politique et celui d’un sportif ?

Le rapport entre l’esprit et le corps peut-il être résolu par le surpassement physique en sport ?

La subjectivité de l’intimité s’efface-t-elle au sein du contact avec autrui ? (équipe, communauté…)

Autrui

Autrui est-il différent ou un autre moi-même ?

Le regard des autres a-t-il une influence sur notre propre idéntité ?

Peut-on justifier le racisme par la peur de l’autre ?

Suis-je responsable des discriminations ?

Thème :  la culture

Le sport, au même titre que l’art, la religion,les coutumes, fait-il partie de la culture ?

Le sport présente-t-il un intérêt pour celui qui n’y participe pas ?

Y a-t-il un nationalisme sportif ?

Le culte voué à une équipe peut-il engendrer la violence ? Est-ce une forme de racisme ?

Thème : le pouvoir

La domination

Les hommes ont-ils besoin d’un leader ?

Existe-t-il une “servitude volontaire” (La Boétie)  qui mette fin à l’opression ?

La contrainte est-elle juste ?

La société

Quels sont les rapports possibles entre l’individuel et le social ?

Les principes vantés dans le film sont-ils l’égalité, le mérite ou la soumission ?

Une société fondée sur les émotions est-elle morale ?




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Des larmes au rire

Quels sentiments avez-vous éprouvé à l’égard de certains personnages ?

Quels éléments de mise en scène créent cette émotion ambivalente (par exemple le père Royal est-il antipathique ou touchant en voulant reconstituer les liens familiaux, le fils Chas en survêtement rouge et veuf éploré, etc.) De même montrer comment certains gags sont désamorcés provoquant un rire géné (ex. l’annonce du départ du père, l’incendie chez Chas)

Une famille de Losers

Chas, Margot et Richie ont connu la réussite très tôt mais sont “has been” depuis longtemps ; peut-on parler de manière négative de ces “losers” ou a-t-on encore de la sympathie pour eux (autre ambivalence)?

Dans l’echec, conservent-ils une certaine classe qui les feraient davantage perdants magnifiques que définitivement detestable ?

Décors et objets

Le cadre est rempli d’une multitude d’objets, qui font parfois disparaître les personnages (Margot dans sa bibliothèque, Chas dans son bureau). En quoi ces objets sont-ils importants ? Permettent-ils de caractériser les personnages ?

Certains objets ont  réapparaisent d’une scène à l’autre : quel est par exemple le sens de ce parcours en ce qui concerne les premiers plans d’objets sous la tente de Richie et Margot (petites voitures, pochettes de disques, sac de couchage…)

Couleurs

La première impression laissée par le film est celle d’une esthétique du clinquant. Les couleurs sont vives, les décors très éclairés et souvent chargés d’un bric-àbrac d’accessoires qu’on n’a pas le temps d’identifier. Pourtant, les séquences dans leur  ensemble
sont plutôt marquées par une teinte orange et beige moins éclatante, plus harmonieuse. Comment interpréter ce choix ?

Portraits

La figure récurrente du portrait isole les personnages les uns des autres et les fige, les réduisant au statut de figurines, incapables de communiquer et de grandir. Les décors renforcent cette impression : la maison semble immense où un étage est réservé à chaque enfant, mais la composition des plans et la caméra compartimentent l’espace au point qu’elle fait plutôt penser à une maison de poupée, à l’image des miniatures construites par la jeune Margot.
Les costumes figent par ailleurs les personnages dans une tenue vestimentaire très identifiée et quasiment identique pendant tout le film, à l’image de Chas et ses enfants qui, pour l’enterrement de Royal, changent seulement la couleur de leur survêtement. Comment interpréter les
différents choix vestimentaires ?

Puisque le bandeau et la coupe de cheveux de Richie sont empruntés à Björn Borg, on se demande si le noeud papillon de Henry ou le chapeau d’Eli sont aussi des références à des personnages ayant marqué leur enfance. Les personnages parviennent-ils à s’affranchir de ce statut de figurine, ou restent-ils tous comme Dudley, le patient impassible de Raleigh Saint-Clair, qui demande au scientifique : « Do you wanna play some world games or do some experiments on me ? »

Comme un roman

Au moment de la sortie du film, Wes Anderson a affirmé qu’il voulait que « le film soit un roman ». Comment réalise-t-il ce souhait ? Avez vous d’autres allusions à des genres littéraires (théâtre, conte, bd…) ?



Le 9 février, c’est le Safer Internet Day
sur le thème ” Tu Publies? Réfléchis.”


Les classes de terminales stlc et stlb ont réfléchi à ce thème dans le cours de philosophie : on trouve ci-dessous leur réflexion et un texte ( en couleur) d’un philosophe pour prolonger le débat

Doisneau n’était pas reconnu comme photographe, à ses débuts , sa particularité était de prendre des photos de gens au naturel. Il était vu comme un débutant. Au cours de la vie de Doisneau la photographie est reconnue comme art à part entière. Mais lui même n’est pas considéré comme un grand artiste ni comme un grand génie.

Travail ou inspiration ?


Son matériel est assez rudimentaire, il utilisait des appareils assez lourds et encombrants. Il aimait la peinture et s’est lié d’amitié avec nombre d’entre eux. Ils partageaient plusieurs soirées afin de discuter de leurs œuvres.

La photographie semblait faire concurrence aux peintres, il travaille essentiellement pour la publicité et les œuvres de commandes, c’est pour cela qu’il photographie de nombreux artistes. Pour des photos très connues comme le Baiser de l’hôtel de ville il y a eu 350 figurants. Pour la composition des photos il fait de nombreux jeux avec la lumière afin de mettre en valeurs certains éléments comme des mains. Il joue avec la matière et photographie aussi l’atelier même des artistes.

Il développait les photos dans sa baignoire.

Le noir et blanc permet de nombreux jeux visuels , de mieux se concentrer sur les images et met en valeur les lumières.

L’inspiration, ce n’est pas la facilité de quelque chose qui viendrait sans effort.

L’artiste est-il un humaniste ?


C’est un art qui ne suppose pas tout un attirail de connaissances ni une culture précise, c’est un art populaire qui s’adresse à tous. Doisneau est un Humaniste, il ne prend pas la scène en photo mais l’homme. Cependant pour les œuvres de commandes c’est la création de l’artiste qui est mise en avant et pas l’artiste lui même.

Mais il ne veut pas prendre l’artiste dans le contexte que ce dernier avait prévu. La scène ne doit pas être préparée. Il usait de nombreux stratagèmes afin de duper les sujets, les photographier par surprise.

Il met en valeur les atouts de chaque personne ; par exemple pour l’artiste ce sont ses mains.

Il a réussi a faire de la photographie autre chose que quelque chose de figé. La photographie ne vieillit pas : c’est l’homme ou l’artiste créateur

Il photographie l’extérieur après la guerre parce qu’il considère que la rue est un théâtre. Il cherche toujours à faire des photos avec des lignes simples, parallèles. Cela les rend plus fortes, plus visibles et compréhensibles.

Y a-t-il un jugement de goût universel ?


L’œil de l’artiste c’est l’idée même qu’il se fait de la photographie, c’est aussi une vision subjective relative a ce qu’il a vécu. Il y a à la fois de l’expérience et un travail effectué par l’artiste.

Il attend que les personnes ne posent pas, qu’elles soient naturelles pour les prendre en photo.

L’artiste a pris la photo selon son point de vue et nous la regardons selon notre point de vue.

Cependant, du moment que ça nous touche, que ça nous plait ou pas, on peut dire que c’est de l’art du moment que cela retient notre attention. Exemple de la photo du peintre : En même temps il n’y a pas que la photo mais la façon dont elle est disposée dans le musée ( exemple : le regard de Picasso dans les escaliers )

Le photographe, artiste ou artisan ?


Le métier de photographe était méprisé, cela ne permettait pas de vivre, c’était une hégémonie de la peinture. On pensait que la photographie était éphémère, que c’était une intrusion dans la vie de chacun.

C’est de l’art parce qu’il y a un véritable travail de réflexion à la fois sur les thèmes et sur l’angle de vue. L’inspiration, c’est l’idée de l’artiste et il faut tout un travail pour la mettre en œuvre. L’inspiration, ce n’est pas la facilité de quelque chose qui viendrait sans effort.

L’artiste a pris la photo selon son point de vue et nous la regardons selon notre point de vue.

Au départ, son travail était considéré comme « nul ».

Les artistes qu’il a photographié : ce sont des œuvres de commande : Picasso, Derain, Braque, Marcel Duchamp, Jean Arp, Giacometti, Henri Laurens, Masson, Fernand Léger, l’atelier de Cézanne à Aix.

Tous les arts ne sont pas représentés, il privilégie les arts visuels.

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* Citation de Jacques ROZIER, réalisateur du film ADIEU PHILIPPINE.

Attention aux séances :  TS2 jeudi 19 novembre 9H.30 / TS1 lundi 23 novembre 9H.30 au cinéma UTOPIA-Manutention

France, Italie 1961
Réalisation : Jacques Rozier
Scénario : Jacques Rozier, Michèle O’Glor

Image : René Mathelin
Cadreur : Jean Bofferty
Son : Maurice Laroche, Jean-Michel Poudubois
Montage : J. Rozier, Monique Bonnot, Claude Durand
Musique : Jacques Denjean, Maxime Saury, Paul Mattei
Production : Georges de Beauregard, Alpha Productions, Euro-International-Films, Rome-Paris-Films (Carlo Ponti).
Distribution : Antinéa Production ; Action cinéma/Théâtre du Temple.
Durée : 1 h 43
Format : 35mm, noir et blanc, 1:66
Sortie française : 25 septembre 1963
Interprétation
Michel : Jean-Claude Aimini /  Liliane : Yveline Céry / Juliette : Stéfania Sabatini (voix : Annie Markhan) /  Pachala : Vittorio Caprioli /  Horacio : Davide Tonelli / Ami de Michel : Daniel Descamps / Régnier de l’Isle : André Tarroux / La mère : Arlette Gilbert / La voisine : Jeanne Pérez / Le père : Maurice Garrel / Le voisin : Charles Lavialle
Dans leurs propres rôles (télévision) : Jean-Christophe Averty, Stellio Lorenzi, Maxime Saury, Jean-Claude Brialy, Robert Hirsch, Michel Piccoli,

En guise d’introduction :

Adieu Philippine tient une place à part dans ce qu’on appelle déjà la Nouvelle Vague.
Tourné en pleine guerre d’Algérie – son acteur principal, Jean-Claude Aimini, devait d’ailleurs y partir peu après. Tourné en Corse, symbole de la liberté sous le soleil des vacances, ce film témoigne de la France Gaulliste qui envoie les jeunes gens à la guerre et qui à sa sortie (1963) auront oublié cette dernière. Le projet initial du film est une comédie musicale. Le réalisateur oscille par son travail au direct de la télévision entre documentaire et fiction.

Le travail consiste à collecter des renseignements biographiques, techniques et historiques

Avant le film

Relever dans une encyclopédie les caractéristiques du cinéma appelé “nouvelle vague”. Citez des noms de réalisateurs.

Le contexte : la guerre d’Algérie

Les genres au cinéma : Qu’est-ce qu’une comédie musicale ? Qu’est-ce qu’une fiction ? qu’est-ce qu’un documentaire ? Chercher le rôle de la télévision dans les années 60 en particulier “le direct”

Après le film

  • Malgré son aspect documentaire, le  film est aussi une comédie, souvent burlesque. Relevez ce qui relève de la comédie :

- Personnages caricaturés
- Confrontation des corps et des décors
- Sens du timing
- Bruitage

  • Comment se manifeste l’incompréhension entre les générations ?
  • Etudiez le changement de décor entre le Paris de la nouvelle vague et l’athmosphère estivale de la Corse
  • Distinguez ce qui fait vrai (éléments documentaires ou pris sur le vif) de ce qui ressort de la fiction ou de la recréation du réel.
  • Le naturel est-il donc une construction, un artifice ?
  • L’indécision des personnages comme les hésitations du film peut-elle être appelée liberté ?


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Picasso, La ligne de chance, 1952

Nous irons voir l’exposition DOISNEAU, PORTRAITS D’ARTISTES au musée Angladon lundi 16 novembre à 8 heures 15

Qui était Robert Doisneau (1912‐1994) ?

Né à Gentilly (14 avril 1912) et mort à Montrouge, Robert Doisneau est un homme de la banlieue parisienne qu’il célébrera dans toute son oeuvre. Il a une formation de graveur lithographe à l’école Estenne de Parismais réalise ses premières photos dès 1929 et choisit très vite ce métier. Il travaille pendant quatre ans comme assistant au service de publicité des usines Renault. De ce modeste travail, il se détache après la guerre pour participer à l’agence Rapho mais aussi faire ses preuves omme photographe indépendant. Son oeuvre reçoit le prix Kodak (1947) et le prix Nicéphore Niepce (1956). Il davient alors célèbre mais conservera toute sa vie la même modestie et la même simplicité. Il édite plusieurs livres, dont “à l’imparfait du subjonctif” (1989) et se prête à des films dont l’un  réalisé par Sabine Azéma “Bonjour, M. Doisneau” . Il meurt en avril 1994, laissant une oeuvre riche de plus de 400000 négatifs.


La place de Robert Doisneau dans l’histoire de la photographie.

Dans les années 1930 on parle du courant humaniste de la photographie : il s’agit d’exhalter l’homme dans sa réalité quotidienne, en particulier dans l’immédiat après guerre qui connait un renouveau de cette idée de reconstruction aussi bien économique que proprement humaine (salaires, conditions de travail, congés payés,etc). Robert doisneau va cpter petits bonheurs et injustices, drames et détails de la rue, personnages types et passants anoymes. Certaines attitudes, certains gestes banals deviennent des moments de grâce.

La photographie s’impose aussi à partir des années 1930 dans la presse illustrée. Elle représente une vritable avant garde dans le domaine des arts tout en devenant plus aisée grâce aux appareils maniables, légers (Leica 24/36). Les ateliers d’artistes deviennent à la mode et les collaboration entre photographes et artistes plus fréquentes (en particulier avec les écrivains).  C’est ainsi qu’en 1937, Doisneau, nouvellement installé dans un atelier de peintre à Montrouge en banlieue parisienne, réalise son premier reportage sur un artiste dans l’atelier de Fernand Léger.

Doisneau va photographier ainsi d’autres “voisins d’atelier”, Picasso, Braque, Foujita, Marcel Duchamp ; il exécute des commandes pour des revues comme Le Point ou Vogue. Des 1950, ces photographies connaissent un succès grandissant et une demande importantes des agences comme Rapho où Doisneau fait son entrée aux côtés d’Edouard Boubat, Willy Ronis et Jean Dieuzaide.

Robert Doisneau et les artistes

Quelques recherches sur les peintres suivants :

BRAQUE

FERNAND LEGER

PABLO PICASSO

DIEGO GIACOMETTI

Intérêt philosophique

La création :

  • L’artiste à l’œuvre, travail et inspiration
  • L’œil de l’esprit
  • Le génie

Le jugement de goût

  • Le beau et l’agréable
  • Règles, canons et mode
  • L’universalité du jugement

Le statut de “l’objet photographie” :

  • statut juridique (à qui appartient une photograhie)
  • problème de la reproductibilité
  • statut d’une oeuvre d’art


LYCEENS AU CINEMA 2009/2010

adieu_philippine1Adieu Philippine
France, Italie, 1961, 1h43, noir et blanc
Réalisateur : Jacques Rozier

SYNOPSIS : Michel est un jeune machiniste travaillant sur les plateaux de télévision. Dans deux mois il sera appelé pour faire son service militaire. En 1960, cela signifie partir dans un département français en pleine guerre d’indépendance, l’Algérie. En attendant, il séduit deux jeunes femmes, Liliane et Juliette, dans les cafés et les clubs parisiens, puis sur les plages corses.

http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/00/02/38/54/famille.gif La Famille Tenenbaum
États-Unis, 2001, 1h48, couleurs
Titre original : The Royal Tenenbaums
Réalisateur : Wes Anderson

Margot, Chas et Richie Tenenbaum sont trois enfants surdoués. Alors qu’ils ont une dizaine d’années, leur père, Royal, annonce qu’il quitte la maison.
Vingt ans plus tard, ses enfants n’ont pas pris le chemin de la réussite auquel ils étaient destinés : Margot est dépressive, Chas paranoïaque, Richie a brutalement interrompu une brillante carrière de tennisman. Le retour inattendu de Royal, qui se prétend mourant, au moment où son ex-femme s’apprête à se remarier, va provoquer un regroupement familial périlleux.

the-hostThe Host

États-Unis, 2006, 1h59, couleurs
Titre original : Gwoemul (Le monstre)
Réalisation : Bong Joon-ho

À Séoul, une créature monstrueuse sème la panique dans la population. Elle enlève la jeune Hyun-seo, rejeton adulé de la famille Park, qu’elle entraîne dans les eaux polluées du fleuve Han. Alors que le gouvernement annonce la présence d’un virus lié au monstre, Gang-du, père de la fillette disparue, reçoit à l’hôpital où il est en quarantaine un bref appel téléphonique de celle-ci…