Les histoires comme ça :une nouvelle découverte de l’enfant d’éléphant et de son insatiable curiosité

Dans la série même les plus grands ont été petits : L’as des as

A La Haye, au royaume d’ Orange , aujourd’hui Pays-Bas, est né le 31 mars 1596, dans une famille noble de Touraine, un petit René.
Il n’ avait qu’ un an quand sa mère mourut. Il fut élevé par sa  grand-mère. Enfant maladif, il se fit remarquer par ses dons intellectuels précoces. Son père, moqueur, l’ appelait « le philosophe ».
Son nom patronymique était Descartes  … comme « des cartes »  tout attaché !!
Il n’aimait pas ce nom qui semblait le prédestiner, lui le   raisonneur, aux jeux et aux arts divinatoires. Les moqueurs, à l’ école, l’ appelaient qui « le roi », qui « le valet », qui « l’as de pique ». Les filles ironisaient sur « la dame de cœur ». Comme il savait toujours tout, tous l’appelaient « l’as des as ».

Il en faisait des cauchemars et, dans le dortoir de l’internat, une nuit de la saint Martin, il fit trois songes:
-D’ abord un vent violent l’ emportait sans que personne  ne le voie et lui porte secours. Il voulait décider de sa vie et ses démons intérieurs l’en empêchaient.
-Ensuite une explosion de Lumière sortant de lui illuminait le dortoir sans que personne ne la voie.
-Enfin il était sommé de choisir entre plusieurs chemins
sans savoir ou ils conduisaient et comment choisir.

Au réveil, encore en sueur et tremblant, il décida pour conjurer ces terreurs nocturnes d’ élaborer une méthode pour résoudre tous les problèmes par le raisonnement et chasser les incertitudes.
Il n’ était encore qu’ un enfant quand tout ceci pris forme, au milieu de ses camarades endormis, dans son cerveau pris entre terreur et volonté de ne pas subir.



http://www.herodote.net/Images/ChristinedeSuedemini.jpgSébastien Bourdon, la Reine Christine de Suède à cheval, Détail, 1653. Huile sur toile, 383 × 291 cm. Musée du Prado, Madrid.

Lettre à Chanu.
Texte donné au baccalauréat.

Lorsque j’étais enfant, j’aimais une fille de mon âge, qui était un peu louche (1) ; au moyen de quoi, l’impression qui se faisait par la vue en mon cerveau, quand je regardais ses yeux égarés, se joignait tellement à celle qui s’y faisait aussi pour émouvoir en moi la passion de l’amour, que longtemps après, voyant des personnes louches, je me sentais plus enclin à les aimer qu’à en aimer d’autres, pour cela seul qu’elles avaient un défaut ; et je ne savais pas néanmoins que ce fût pour cela. Au contraire, depuis que j’y ai fait réflexion, et que j’ai reconnu que c’était un défaut, je n’en ai plus été ému. Ainsi, lorsque nous sommes portés à aimer quelqu’un, sans que nous en sachions la cause, nous pouvons croire que cela vient de ce qu’il y a quelque chose en lui de semblable à ce qui a été dans un autre objet que nous avons aimé auparavant, encore que nous ne sachions pas ce que c’est. Et bien que ce soit plus ordinairement une perfection qu’un défaut qui nous attire ainsi à l’amour, toutefois, à cause que ce peut être quelquefois un défaut, comme en l’exemple que j’ai apporté, un homme sage ne se doit pas laisser entièrement aller à cette passion, avant que d’avoir considéré le mérite de la personne pour laquelle nous nous sentons émus.

DESCARTES
(1) « Louche » signifie : « qui louche ».

Pour ceux qui cherchent l’inspiration pour  la série « les histoires comme ça », voilà un épisode de l’enfance de Descartes que nous connaissons peu…

Étiquettes : ,


http://www.coffeycreations.com/img/cards/ChiantiCard.jpgLes histoires comme ça :une nouvelle découverte de l’enfant d’éléphant et de son insatiable curiosité

Dans la série même les plus grands ont été petits : l’Histoire du petit Nicollo

Quand il était à la crèche puis à l’école maternelle, le petit Nicollo n’était pas aimé de ses petits camarades. Il manoeuvrait constamment pour être le premier en toutes circonstances, le premier à aller jouer dans la cour, le premier pour aller aux toilettes, le premier à la sieste, le premier au goûter, le premier à sortir le soir…bref pour avoir toujours un ascendant sur les autres. S’agissant d’un adulte, on aurait dit que la seule chose qui comptait pour lui était de prendre le pouvoir. Tous les moyens étaient bons. Moyens honnêtes : il racontait des histoires ahurissantes pour apitoyer tout le monde sur son sort. Il déployait pour cela une imagination débordante. Moyens malhonnêtes : il lui arrivait de mettre du chianti dans le biberon de ses voisins de classe qui, endormis par l’alcool, ne pouvaient pas le devancer.

Les autres, enfants et adultes, ne l’aimaient pas. Ils l’appelaient le machiavélique. Lui, ne savait pas d’où venait ce surnom invraisemblable qui devint rapidement une espèce de marque qui associait la recherche du pouvoir et l’ambition au mal, au cynisme.

Très intelligent, il se familiarisa avec les philosophes et occupa des postes de conseiller puis de secrétaire à la chancellerie de la république de Florence où il fut chargé de très nombreuses missions diplomatiques. Il côtoyait de très près le pouvoir sans l’exercer directement. Il en avait une connaissance approfondie, à la fois de l’intérieur et de l’extérieur. Connaissance qu’il consigna dans des livres, en particulier Le Prince, qui sont devenus autant de recueils de conseils, de recettes pour conquérir, exercer et conserver le pouvoir en toutes circonstances. Il insistait sur le fait qu’il fallait séparer toute considération de morale personnelle de la pratique du pouvoir. C’est d’ailleurs ce qu’il faisait quand il était enfant car à cet âge le sens moral n’existe pas encore.

Mais d’où venait le surnom de machiavélique ? C’est très simple. Machiavelli, c’était le nom de ses parents. Ils le lui avaient caché car ils ne voulaient pas que le petit Nicollo en sache trop sur son origine sociale de petite noblesse. Quand il le découvrit à l’adolescence, ce fut un choc mais sa nature profonde, sa personnalité très forte, avaient transformé son nom en concept universel en perdant un l…Quel destin !!!

Quand les pédopsychiatres d’aujourd’hui (Dolto, Rufo…) disent que tout se met en place avant trois ans, on en a ici un exemple emblématique.

Jean Mauchamp, infatigable chercheur !

Étiquettes : , , ,


http://cache-media.britannica.com.cdnetworks.net/eb-media/25/36425-004-0D13F210.jpg

Les histoires comme ça :une nouvelle découverte de l’enfant d’éléphant et de son insatiable curiosité

Dans la série : même les plus grands ont été petits, Nicolas Malebranche.

Malebranche est né au XVII°siècle d’une famille bourgeoise à été traumatisé dans son enfance du fait que sa mère trainait tard le soir… Son père travaillait très dur pour les meilleures études à René Char. Ces années au lycée furent déterminantes pour le futur où il eut toujours raison.

C’est sur son lit de mort qu’il écrit ce texte De la recherche de la vérité ,car sa copine l’avait trompé… Il est mort, au XVIII°siècle.

Librement inspiré du texte la raison, Belheime Nedim, classe TSTLC, en libre concurrence avec M. Jean Mauchamp, auteur renommé de la série susdite.

Éléments de correction pour le texte de Malebranche

Idée générale et articulations du texte :

Malebranche affirme l’existence d’une raison universelle, c’est-à-dire une faculté de l’esprit qui est partagée de manière identique par tous les hommes. Cette raison se vérifie dans le domaine de la connaissance (ici l’exemple des mathématiques) comme dans le domaine moral. Elle se distingue des rasions particulières, qui nous font agir paradoxalement, de manière non raisonnable.

On distingue trois parties argumentatives

1. Les vérités évidentes : »Je vois par exemple…voir aussi bien que moi »

C’est un constat qui affirme l’existence de vérités évidentes (video =je vois) ; chacun les découvre en lui-même et elles sont identiques pour tous.

  • les vérités mathématiques, j’ai la certitude que deux et deux font quatre, quelle que soit par exemple la langue dans laquelle j’énonce ce résultat. Cela ne semble pas pouvoir être remis en question par quiconque.
  • les vérités en morale, de même je suis certain de cette vérité que je possède en moi et que chacun doit voir en lui-même. Cependant, n’est-il pas possible, dans ce domaine de trouver des contre-exemples, c’est-à-dire des personnes qui prétendent préférer un animal. Il s’agit tout de même d’un ami précise Malebranche, et il s’agit bien d’une préférence, non d’un amour inconditionnel.

2. La nécessite d’une raison universelle : « or, je ne vois point…est une raison universelle »

Si ces vérités sont innées chez chaque homme, il faut affirmer l’existence d’une raison universelle.

  • La raison est la faculté de l’esprit qui nous permet de distinguer le vrai du faux (connaissance), le bien du mal (morale). La démonstration de Malebranche est fondée sur la certitude qui accompagne la connaissance de ces verités.
  • Les vérités que je vois en moi  sont des évidences, qui valent pour moi, pour les chinois, comme pour tout homme.

3. Distinction de la raison et des raisons : « Ainsi la raison…fin »

C’est une précision importante de l’auteur pour définir le mot raison. L’existence de la raison universelle n’explique pas toujours les attitudes que l’on peut avoir (domaine moral).

  • La raison se distingue des passions qui ne valent pas pour tous les hommes. Car les passions sont du domaine du sentiment, de la sensibilité de chacun. Les raisons (arguments, motifs) qui poussent à telle ou telle action ne sont valable que pour celui qui s’en réclame.
  • Les raisons particulières ne justifient pas les actes auxquels elles conduisent ( voir le loup de La Fontaine et son discours qui essaie de donner des rasions pour manger l’agneau….)Ce sont « des raisons qui ne sont pas raisonnables » car elles ne peuvent pas confirmer le bien fondé d’un acte (par exemple une préférence), elles ne justifient ni n’expliquent rien.
Étiquettes : ,


F.Sotelo

Les histoires comme ça : la troisième découverte de l’enfant d’éléphant et de son insatiable curiosité

Dans la série : même les plus grands ont été petits, après Platon le petit Kant.

L’ enfant d’éléphant traîne encore la nuit sur les rives du fleuve Limpopo ou l’oiseau Kolokolo lui a conté cette histoire vraie, encore une, l’histoire du petit Kant.
Le père du petit Emmanuel était prussien. Il n’était pas roi mais habitait sur la montagne des rois. Il parlait très bien le français.
Petit, déjà cet enfant était renfermé, il parlait peu, semblait suivre une route tracée d’ avance. Son père disait toujours à ses camarades qui se désolaient de son silence et de sa fierté:  » Laissez le, il est sur son quant-à-soi « , expression française qu’ils ne comprenaient pas du tout. Dépités ils finirent par l’ appeler « Quant-à-soi », puis « Quant-à », puis , à la prussienne « Kant ».
Ce surnom lui convenait, on ne perdait pas de temps à le prononcer, il claquait comme un coup d’ arquebuse.
Il se fit appeler Kant par ses précepteurs et plus tard, à l’université par ses professeurs. Adulte, il poursuivi dans la même voie. Il fit des études brillantes et décida de travailler à fixer les limites de la connaissance.
Il devint un philosophe renommé. Jusqu’à sa mort, à l’ age de 80 ans, il est resté sur son quant-à-soi, comme le disait son père.
Kant il eu fini de raconter son histoire, l’ oiseau Kolokolo s’envola et se posa sur une mâle branche qui céda sous son poids.
Encore une Histoire vraie, c’ est comme ça !
Jean Mauchamp
Étiquettes : ,


http://images.chapitre.com/ima1/big1/330/799330.jpg Les histoires comme ça: la seconde découverte de l’enfant d’éléphant et de son insatiable curiosité dans la série : Même les plus grands ont été petits, après Nitch le petit Platon.

En 428 avant J.C.est né dans une famille athénienne dont le nom n’est pas passé à la postérité, un bébé dont le nez très épaté était enfoui entre deux pommettes particulièrement hautes. Les proches, en le découvrant dans son couffin, se sont tous écriés:  » Oh !! un platon » en référence à son visage sans relief. Ce sobriquet lui est resté. Il ne l’aimait pas. Surtout que les galopins du quartier le poursuivaient dans la rue en chantant sur l’air des lampions  « le platon…le platon.. » Il se réfugiait dans une grotte des environs ou, pour ne pas voir les gamins qui le poursuivaient, il restait tourné vers la parois sur laquelle son ombre se dessinait. Tout petit, il était déjà très observateur et il s’amusait avec ses mains à dessiner en ombre sur le fond de la grotte des silhouettes de toutes sortes. Il devinait aussi l’ombre de ses poursuivants faisant une sarabande infernale. A sa mère, qui se désolait de le voir fuir la maison et se réfugier dans cette grotte et qui, inquiète, lui demandait ce qu’il y faisait, il répondait en bougonnant:  » Je me fais un spectacle d’ombres grecques « …. Il avait, sans le savoir, redécouvert les ombres chinoises qui existaient en Chine et en Inde depuis la nuit des temps…et même avant.
Plus grand, son intelligence exceptionnelle lui a permis de fréquenter les rues mêmes d’Athènes où il apprit la Philosophie et devint le disciple de Socrate. Il écrivit une oeuvre considérable dans laquelle il fit référence aux observations qu’il avait faites dans la grotte de son enfance présentant la grotte comme une allégorie de la société. Il a gardé le nom de Platon bien qu’il ait toujours souffert de ce rappel permanent à une enfance qu’il n’aimait pas.
Jean Mauchamp

(suite…)

Étiquettes : ,


http://www.capsurlemonde.org/images/culture/kipling.gif

« La terre a une peau et cette peau a des maladies ; une de ces maladies s’appelle homme » Nietzche

Cette histoire fait peut-être l’objet d’une représentation du festival off mais je n’ai pas le programme.

Ma curiosité légendaire, ou comme dans les histoires comme ça de Kipling au sujet de l’enfant d’éléphant qui vivait sur les rives du fleuve Limpopo,gris-vert et tout bordé d’arbres à fièvre, mon insatiable curiosité, m’a amené à m’intéresser à votre ami dermatologue qui a tout compris nitch (il est un tantinet snob et ajoute des lettres supplémentaires à son nom). A n’en pas douter c’est au moins un original.

C’était un petit brun et il faisait croire à ses copains de classe qu’il était persan ou perse et pour se moquer de lui ils l’avaient affublé d’un surnom imprononçable, celui d’un réformateur religieux perse: Zarathoustra. Or ce nitch était un bavard invétéré et racontait sans cesse en classe des histoires courtes, ou il mettait en scène l’univers entier, qu’il déclamait devant sa classe comme du haut d’une chaire. Et, encore pour se moquer de lui, le maître et ses camarades ponctuaient le discours d’un sonore: Ainsi parlait Zarathoustra!! Cette moquerie, loin de abattre, l’encourageait et il se lançait immédiatement dans une nouvelle histoire. Le hasard fit que l’instituteur avait une mémoire d’éléphant qui lui permettait le soir de transcrire les déclamations de son curieux élève (de nos jours ce sont les élèves,qui n’ont pas toujours une mémoire d’éléphant, qui doivent transcrire les déclamations ex cathedra de leur maître).

Ces textes ont été publiés en un impressionnant volume de plusieurs centaines de pages. Les histoires sont regroupées en quatre parties.

On dit que la vocation de dermatologue de nitch est née le jour ou,particulièrement inspiré, il a déclamé : » La terre a une peau, et cette peau a une maladie. Cette maladie c’est l’homme ». Et, une fois adulte, il attachât à soigner cette peau. Son succès mitigé l’a plongé dans un profond pessimisme.

Je crois savoir que le pestacle tiré de cette histoire est simplement la lecture déclamatoire du texte transcrit par l’instituteur du petit nitch. C’est tout les soirs de vingt heures à vingt-quatre heures, l’entrée est gratuite, on peut s’inscrire pour déclamer bénévolement pendant quinze minutes (le meilleur déclamateur sera récompensé). La lecture durera jusqu’à épuisement….

Bon spectacle,

Jean Mauchamp

Étiquettes : ,