Nicollo
11 novembre 2008 histoires comme ça ! 0 commentaire
Les histoires comme ça :une nouvelle découverte de l’enfant d’éléphant et de son insatiable curiosité
Dans la série même les plus grands ont été petits : l’Histoire du petit Nicollo
Quand il était à la crèche puis à l’école maternelle, le petit Nicollo n’était pas aimé de ses petits camarades. Il manoeuvrait constamment pour être le premier en toutes circonstances, le premier à aller jouer dans la cour, le premier pour aller aux toilettes, le premier à la sieste, le premier au goûter, le premier à sortir le soir…bref pour avoir toujours un ascendant sur les autres. S’agissant d’un adulte, on aurait dit que la seule chose qui comptait pour lui était de prendre le pouvoir. Tous les moyens étaient bons. Moyens honnêtes : il racontait des histoires ahurissantes pour apitoyer tout le monde sur son sort. Il déployait pour cela une imagination débordante. Moyens malhonnêtes : il lui arrivait de mettre du chianti dans le biberon de ses voisins de classe qui, endormis par l’alcool, ne pouvaient pas le devancer.
Les autres, enfants et adultes, ne l’aimaient pas. Ils l’appelaient le machiavélique. Lui, ne savait pas d’où venait ce surnom invraisemblable qui devint rapidement une espèce de marque qui associait la recherche du pouvoir et l’ambition au mal, au cynisme.
Très intelligent, il se familiarisa avec les philosophes et occupa des postes de conseiller puis de secrétaire à la chancellerie de la république de Florence où il fut chargé de très nombreuses missions diplomatiques. Il côtoyait de très près le pouvoir sans l’exercer directement. Il en avait une connaissance approfondie, à la fois de l’intérieur et de l’extérieur. Connaissance qu’il consigna dans des livres, en particulier Le Prince, qui sont devenus autant de recueils de conseils, de recettes pour conquérir, exercer et conserver le pouvoir en toutes circonstances. Il insistait sur le fait qu’il fallait séparer toute considération de morale personnelle de la pratique du pouvoir. C’est d’ailleurs ce qu’il faisait quand il était enfant car à cet âge le sens moral n’existe pas encore.
Mais d’où venait le surnom de machiavélique ? C’est très simple. Machiavelli, c’était le nom de ses parents. Ils le lui avaient caché car ils ne voulaient pas que le petit Nicollo en sache trop sur son origine sociale de petite noblesse. Quand il le découvrit à l’adolescence, ce fut un choc mais sa nature profonde, sa personnalité très forte, avaient transformé son nom en concept universel en perdant un l…Quel destin !!!
Quand les pédopsychiatres d’aujourd’hui (Dolto, Rufo…) disent que tout se met en place avant trois ans, on en a ici un exemple emblématique.
Jean Mauchamp, infatigable chercheur !
Tags : Kant, la caverne, Malebranche, nitch



Les histoires comme ça: la seconde découverte de l’enfant d’éléphant et de son insatiable curiosité dans la série : Même les plus grands ont été petits, après Nitch le petit Platon.
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